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Full text of "Cours d'analyse mathématique"

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J" 


COURS 

D'ANALYSE  MATHÉMATIQUE. 


33'207         PARIS.    —    IMPRIMERIE    GAUTUIER-VILLARS, 
Quai  des  Grands-Auguntins,  55. 


NALYSE  MATHEMATIQUE 


KrtouAiH)  COURSAT. 

Prnfosftetir  à  la  Facïiïté  tîcs  Sciences  de  Paris* 


TOKORIE   IlES   FONCTrOJiS   ANALYTIQUES. 
ÏATlOirs    ftlFFEnENTlELLE».    —    EQUATIONS    AUX    DKElVKKfl    rAriTtRLLKS. 
KLKMKNTB     DU     CALCUL     HES     VAIIIATIONB- 


^UBMC  U:~ART 


PRÉFACE. 


Ce  volume  renferme  Ici  fin  de  nion  Couri»  de  la  FaciiUé  des 
Sciences.  La  théorie  des  (oDClions  aiiulj^lic|ties  occupe  presque  la 
moitié  du  volume,  et*  fjui  s'explique  suffi  sa  m  ni  eut  par  le  rôle  pré- 
pondérant de  ces  fonctioufi  dans  l*Analjsc  nioderae.  Uaus  celle 
exposilioM,  je  me  suis  placé  presque  constainmenl  au  point  de  vue 
de  Cauchj,  Sans  nier  Tinlérél  des  méthodes  fondées  uni(|uenient 
sur  les  propriétés  des  séries  entières,  il  me  semble  que  les  deux 
tliéorles,  bien  loin  de  s'opposer,  se  complètent  admiral>lemenl.  Si 
l'emploi  exclusif  des  séries  entières  peut  séduire  certains  esprits 
syslémaliquei,  je  ne  pense  [>as  ee[>endaut  qu'aucun  d'eux  ait  pu 

I  songer  à  bannir  de  renseignement  les  méthodes  si  simples  et  si 

'  fécondes  de  Caucby. 

Quoiqtàe  je  n'aie  pas  voulu  m'astreindre  a  ne  pas  dépasser  les 
limites,  toujours  un  peu  étroites,  d'un  programme  d^examen,  ce 
volume  e^t  avant  tout  un  livre  d'enseignement.  Dans  aucune 
direction,  je  n'ai  cherché  à  conduire  le  lecleur  jus(|u\iux  bornes 

1  actuelles  de  la  Science.  .Fai  seulement  essayé  de  faire  une  place,  à 

ieôtéde  théories  depuis  lt.*nt;lemps  classiques,  à  quelques  théories 
plus  récentes.  Mou  but  sera  atteint  si  je  puis  inspirera  quelques 
lecteurs  le  désir  d'en  apprendre  davantage. 

MM.  Emile  Cotlou  cl  Jeun  Clairin  m'ont  conlinué  leur  précieux 
concours   pour   la  correction   des  épreuves;   M»   Louis  Dunojer, 

I  élève  ù  TEcole  Normale,  a  bien  voulu,  lui  aussi,  prendre  sa  part 


VI  PREFACE. 

de  celte  lâche  ingrate.  M.  Gauthier-Villars,  après  avoir  accueilli 
cet  ouvrage  avec  empressement,  n'a  rien  négligé  pour  assurer 
la  perfection  de  Texécution  typographique.  C'est  pour  moi  un 
agréable  devoir  de  leur  adresser  à  lous  mes  sincères  remercie- 
ments. 

ai  mai  igo5. 

E.  GouBS\T. 


COURS 


D'ANALYSE  MATHÉMATIQUE. 

El  CHAPITRE  XIII. 


L  -  GÉNÉRALITÉS,  -  FONCTIONS  MONOGÈNES. 


239.  Déâjiitîoiis.  —  On  appelle  quaniité  imaginaire ,  ou 
quantité  complexe,,  toute  expression  de  la  forme  a  -h  bi%  a  et  b 
élaol  deux  nombres  réels  quelconques,  et  i  un  symbole  parti- 
culier que  Ton  a  été  conduit  à  introduire  en  vue  de  donner  à 
Palgèbre  |»lus  de  gémira lité.  Une  quantité  complexe  n'est  au  fbnd 
qu'un  âvslèrae  de  deux  quantités  réelles,  rangées  dans  un  certain 
ordre.  Quoique  des  expressions  telles  que  a -^  bi  n'aient  par 
elles-mêmes  aucune  sig:nilîration  concrète,  on  convient  de  leur 
appliquer  les  règles  ordinaires  du  caicul  algébrique,  eu  conve- 
nant en  oulr6  de  remplacer  partout  le  carré  /*  par  —  i, 

X  quantités  ima^nnaires  a  —  bi  et  a'  *- ù' i  sont  dites 
tes,  si  Von  a  a^^a^  b*^^b.  La  somme  de  deux  quantités 
imaginaires  a -\- bi  et  c-i-di  est  un  symbole  de  même  forme 
4-  t{b  -+-  rf)  ;  de  même  la  différence  a  -r-  bi  —  {c-\-  di)  est 
cgaic  à  a  —  c-^ifb  —  d),  Pour  obtenir  le  produit  de  a -h  6i 
par  c  -"- di^  on  etlectue  ce  produit  par  la  règle  habituelle  de  la 
mulltpiication  algébrique,  et  Ion  remplace  i^  par  — i,  ce  qui 
doone 

{ a  -    bi){c  -^  di)  —  ac  —  hd  t-  « (  ad  -h  bc ), 


CHAPITRE  XIII. 


FONCTIONS   D  TNE   YARIABLE   COMPLEXE. 


Le  quotient  de  a  -r  ùi  par  c  ^  di  est  un  troisième  symbole 
ima^ÎTiaire  x-\-yi  qui,  tniiltiplié  par  c  -+-  di^  reproduit  a  -h  bi. 
L'égalité 

a  -^  bi  ^=  {c  -î-  ijli){x  -k- yi) 

équivaut,  d'après  la  règle  de  la  mulliplieation,  aux  deux  relatioDs 

cw  —  dy  =  a,        dx  ->r  cy  =  à, 

d*où  l'on  lire 

ac  H"  bd 

y- 


bd 


hc  —  ad 


Le  quotient  de  a   f-  bi  par  c   r  di  se  représente  par  ïa  notation 
habituelle  des  fractions  algébriques,  et  l'on  écrit 


x-^yi  = 


bi 


di' 


pour  calculer  commodément  x  et  y^  W  suffit  de  multiplier  les 
deux  termes  de  cette  fraction  par  c  —  di  et  de  développer  les 
produits  indiqués. 

Toutes  les  propriétés  des  opérations  fondamentales  de  Falgébre 

s*étendent  aux  opérations  effectuées  sur  les  symboles  imaginaires; 
A,  B,  C,  .  . .  désignant  des  symboles  imaginaires,  on  a 

AB^B.A,        A.B.C  ^  A.(B.C),        A(B -r- C)  =  AB  h- AC,         ..., 

et  ainsi  de  suite*  Les  deux  imaginaires  a  ^  bi  et  a  —  bi  sont 
des  imaginaires  conjuguées.  Les  deux  imaginaires  a  -r-  bi  et 
—  a — 6i,  dont  la  somme  est  nulle,  sont  opposées  ou  symé^ 
triques. 

Étant  donné  dans  un  plan  un  système  de  deux  axes  rectangu- 
laires ayant  la  disposition  habituelle,  on  représente  la  quantité 
imaginaire  a -r  bi  par  le  point  M  du  plan  xOy^  dont  les  coor- 
données sont  :r  =  a^  y^zb.  On  donne  ainsi  une  significatian 
concrète  à  des  expressions  purement  symboliques,  et  toute  pro- 
position établie  pour  les  quantités  imaginaires  correspond  à  un 
ihéorrme  de  géoméirie  plime*  Mais  les  plus  grands  avantages  de 
cette  représentation  apparaîtront  encore  mieux  dans  la  suite.  Les 
quantités  réelles  correspondent  à  des  points  de  Taxe  Ox  qai,  pour 
cette  raison,  est  appelé  aussi  axe  réel.  Deux  imaginaires  conju- 
guées a  4-  bi  et  a  —  bi  correspondent  à  deux  points  symélriqMe«i 


1.    —  GÉ>iÉRALITÉS.  —  FONCTIONS  lIONOGéPTES. 

iporl  à  Ox;  deux  quantités  opposées  a  -^  bi  et  —  a  —  bi 
représentées   par   des  poinls   sjaiélriques   relalivenienl  au 

poÎDt  O. 

BLa   quanlîté  a -\- bi  qui  correspond  au  poÎDl  M  de   coordon- 
fiée^  (^a^  ù)  s'appelle  aussi  quelquefois  Vajflxe  de  ce  point.  Quand 
il  ny  aura  aucune  ambiguïté  à  craindre,  nous  désignerons  par  la 
même  lettre  une  quantité  imaginaire  et  le  point  qui  la  représente. 
JûigQons  Torigine  au  point  m  de  coordonnées  (a,  6).  La  dis- 

t tance  Om  s'appelle  le  modale  de  6f  -t-  bi^  et  Fangle  dont  il  faut 
fâtre  tourner  une  demi-droite  couchée  sur  Ox  pour  Taïnener 
sur  Om  (cet  angle  étant  compl*?  comme  en  trigonoméhie  de  O^ 
vers  Oy)  est  V argument  de  a  -h  bi.  Soient  p  et  ti>  le  module  et 
Tarçtunent  de  a -H  bi-^  entre  les  quantités  réelles  a,  6,  p,  ti>j  on  a 

tieux  relations  ti  ^  p  coscij,  b  ^  p  sintij,  d'où  l'on  tire 
p  =  v^^i-—  -  ' 


6», 


/««-f-éTî 


/a«  -4-  6« 


,c  module,  nombre  essenlicllenient  posilifj  est  déterminé  sans 
ambiguïté,  tandis  que  Targument,  notant  coimu  que  par  ses 
l^es  irigonomélrfques»  n'est  déterminé  qu*a  un  multiple  près 
de  2:t,  ce  qui  était  évident  d'après  la  définition  même.  Toute 
quantité  imaginaire  admet  donc  une  infinité  d'arguments^  lormant 
uoe  progression  arithmétique  de  raison  2?:.  l*our  que  deux  quan- 
liés  imaginaires  soient  égales,  les  modtdes  doivent  être  égaux; 
faut  de  plus  que  les  arguiuents  difTérent  d'un  mulliple  de  2ti 
ces  conditions  sont  suffisantes .  Le  module  d\ine  quantité  ima- 
aaîr€  ^  se  représente  par  la  même  notation  \z\  que  la  valeur 
bsolue  d^une  quantité  réelle. 
Soient  5  =  </  -f-  bi^  z'  ^  a'  -^  b'  i  deux  quantités  imaginaires, 
el  m,  in*  les  points  correspondants;  la  somme  34-3'  est  repré- 
léc  par  le  point  nf,  sommet  du  parallélogramme  construit 
nirr  Om  et  Om\  Les  trois  côtés  du  triangle  Omm^*  {fin-  ^^)  sont 
«x  respeclivemcnt  aux  modules  des  quantités  Zy  z'^  z  H-  z\  On 
coorlal  que  le  module  d'une  somme  de  deux  quantités  est 
inférieur  ùu  au  plus  égal  à  la  somme  des  modules  des  deux 
iermeSf  ei  supérieur  ou  au  moins  égal  à  leur  différence.  Deux 
quantités  opposées  ayant  le  même  module,  le  théorème  est  vrai 
lus^i  |M)or  le  module  d'une  d i d'ère n ce.  Enfin  on  voit  de  la  même 


4  CHAPITRE  XIII.    —   FONCTIONS  d'cNE  VARIABLE   COMPLEXE. 

façon  que  le  module  de  la  somme  d'un  nombre  quelconque  de 
quanlilés  imaginaires  esl  au  plus  égal  à  la  somme  des  modules, 
Tégalilé  ne  pouvant  avoir  lieu  que  si  tous  les  points  qui  repré- 

Fig.  53. 


sentent  ces  diverses  quantités  sont  sur  une  demi-droite  issue  de 
l'origine. 

Si  parle  point  m  on  mène  les  deux  droites  mx\  my^ ^  parallèles 
à  Ox  et  à  Oyy  les  coordonnées  du  point  m' dans  ce  système  d'axes 
sont  a'— a  et  b' — b  {fig-   54).   Le  point  m!  représente   donc 


Fig.  54. 


!f 

/y/^ 

1          ^ 

f-' 

71.. 

jd' 

0 

.r 

z!  —  z  dans  le  nouveau  système;  le  module  de  z' —  z  est  égal  à  la 
longueur  mm'  et  l'argument  est  égal  à  l'angle  0  que  fait  la  direc- 
tion mm'  avec  mx'.  Menons  par  O  un  segment  0/7i|  égal  et  paral- 
lèle au  segment  mm'\  l'extrémité  m^  de  ce  segment  représente 
z' — z  dans  le  système  d'axes  O^,  Oy.  Mais  la  figure  0mm' m^ 
est  un  parallélogramme;  le  point  m^  est  donc  le  point  symétrique 
de  m  par  rapport  au  milieu  c  du  segment  0/n'. 

Rappelons  encore  la  formule  qui  donne  le  module  et  l'ar?*! 


I 

I 

I 


—   GÉNËKALITÉS.    —   FONCTIONS   MONOOÊNES.  5 

ment  du  produit  d^in  nombre  quelconque  de  facteurs.  Soient 
Sk  =  pjt(C05 wjt  -h  t  sin iûi)        ik  —  if  ^,  . . ..  n) 

ces  facteurs;  la  règle  de  multipticatioo,  combinée  avec  les  formules 
d^addiliou  des  lignes  trigonomélriqnes,  donne  pour  le  produit 

ee  qui  montre  que  le  modale  du  produit  est  égal  au  produit 
des  modules,  et  ^argument  du  produit  égal  à  la  somme  des 
arguments.  On  en  déduit  sans  peine  la  célijbre  formule  deMoivre 

qui  renferme,  sous  une  forme  extrêmement  condensée,  toutes  les 
formules  de  multiplication  des  fonctions  circulaires* 

L^introdiiction  des  sjoiboles  imaginaires  a  permis  de  donner  à 
la  théorie  des  équations  algébriques  une  généralité  et  une  svmé- 
Irie  parfaites.  C'est  du  reste  à  propos  des  équations  du  second 
degré  que  ces  expressions  se  sont  oflTertes  pour  la  première  fois. 
Leur  importance  n'esl  pas  moins  grande  en  Anatvse,  et  nous 
allons  d'abord  expliquer  d\ine  façon  précise  ce  qu'il  faut  entendre 
par  ces  mots  :  fonction  d'une  variable  imaginaire, 

260.  Fonctions  continues  dWe  variable  complexe.  —  Une 
quantité  complexe  z=^  x  -\-yi^  où  x  et  y  sont  deux  variables 
réelles  indépendantes,  est  une  variable  complexe.  Si  Ton  conserve 
an  pioi  de  fonction  son  acception  la  plus  générale,  il  parait 
naturel  de  dire  que  toute  autre  quantité  imaginaire  a,  dont  la 
valeur  dépend  de  celle  de  z^  est  une  fonction  de  z.  Un  certain 
oombre  de  définitions  s'étendent  d^elles-mémes.  Ainsi,  on  dira 
c|n*uac  fonction  u=f{s)  c&i  continue  si  le  module  de  la  diflTé- 
rence/(s  -t-  /*)  —f(z)  tend  vers  zéro  lorsque  le  module  de  h  tend 
ver*  xéro,  c'est-à-dire  si  à  tout  nombre  positif  c  on  peut  faire  oor- 
respondre  un  autre  nombre  positif  t|  tel  que  Ton  ait 

\f(s^h)-/(M)\<l, 

IXNirTu  que  \h\  soit  inférieur  à  t). 
Vnrt  série 


it  lesdiiférents  termes  sont  fonctions  de  la  variable  complexe  3, 


Cl  CMAPITHIÎ   Xni.   —    FONCTIONS  DUKE   VARIABLK   COMPLEXE, 

est  uniformément  convergente  dans  une  région  A  du  plan  si  à 
tout  nombre  positif  z  on  peut  faire  correspondre  un  nombre 
entier  N  tel  que  Ton  ait 

pour  toutes  les  valeurs  de  z  prises  dans  la  région  A,  pourvu  que/t 
soît^N»  On  démontre  comme  plus  haut  (l,  n"  173)  que  la  somme 
d'une  série  uniformément  convergente  dans  une  région  A,  et  dont 
tous  les  termes  sont  des  fonctions  continues  de  z  dans  celle  ré- 
gion, est  elle-même  une  fonction  continue  de  la  variable  z  dans  la 
môme  région.  Une  série  est  encore  uniformément  convergente  si, 
pour  toutes  les  valeurs  de  :;  considérées,  le  module  d'un  terme 
quelconque  \Ufi\  est  inférieur  au  terme  correspoudant  tv*  d'une 
série  convergente,  dont  tous  les  termes  sont  des  nombres  con- 
stants et  positifs.  La  série  est  alors  à  la  fois  absolument  et  unifor* 
mémenl  convergente. 

Toute  fonction  continue  de  la  variable  complexe  z  est  de  la 
forme  u^=^V{x^  j)  ^  ^Q.{^j  y\  P  <5t  Q  étant  des  fonctions 
réelles  continues  des  deux  variablL^s  réelles  x^  y.  Si  l'on  n'ajoutait 
pas  d'autres  conditions,  l'étude  des  fonctions  d'une  variable  com- 
plexe z  reviendrait  donc  au  fond  à  Télude  d'un  système  de  deux 
ibnctions  de  deux  variables  réelles;  l'emploi  du  symbole  i  n'amè- 
nerait que  des  simplificatioos  illusoires.  Pour  que  Ja  théorie  des 
fonctions  d'une  variable  complexe  présente  quelque  analogie  avec 
ta  théorie  des  fonctions  d'une  variable  réelle,  nous  cbercherons 
ïivec  Caucliv  à  quelles  coudîliuns  doivent  satisfaire  les  fonctions  P 
et  Q  pour  que  l'expression  P  H-  /Q  possède  la  propriété  fonda- 
mentale des  fonctions  d'une  variable  réelle  auxquelles  s'applique 
le  calcul  infinitésimaL 


2tîl,  Fonctions  monogènes-  —  Si  y{^)  est  une  (onction  de  la 

variable  réelle  x  admettant  une  dérivée,  le  rapport  ^^-^- -' — ^ — 

tend  vers/\j7)  lorsque  h  tend  vers  zéro.  Cherchons  de  même 
dans  quels  cas  le  quotient 

tend  vers  une  limite  déterminée,  lorsque  le  module  de  \z  ter  * 


I 


I 


I*    —   GËNERALITES.    —    FONCTIONS  MOXOGENES.  7 

▼€rs  zëro,  c'esl'à-dire  lorsque  ùkX  et  à/  teodent  séparémeol  vers 
zéro.  Il  est  facile  de  prévoir  que  cela  n^aura  pas  lien  si  les  fonc- 
tions Vi^JC^y)  et  Qf-a?!^)  sont  quelconques,  car  la  limite  du  rap- 
port précédent  dépend  en  général  de  la  Hmîtc   du  rapport  ^> 

c'csl-â-dire  de  la  façon  dont  le  point  qui  représente  la  valeur 
de  ^ -^  A  se  rapproclie  du  point  qui  représente  ly  valeur  de  z* 

Laissons  d'abord  y  constant  et  attribuons  à  x  une  valeur  voi- 
siDe  X  -^  Ax,  il  vient 

Aw  _  Pta? -^  Ajt,  jM  —  Pf  r,  Y\        .  Q(:r  — Aa?,  ^)  —  Q(a?.  ^r>, 

pour  que  ce  rapport  ait  une  limite,  il  faut  que  les  fondions  P  et  Q 
tdcnettcnt  des  dérivées  partielles  par  rapport  a  x^  et  cette  limite 
a  pour  expression 


lim— -  =  7- 


Supposons  ensuite  x  constant,  et  donnons  à  y  la  valeur  j^  -f-  Ak» 
fioos  avons 


et  le  rapport  aura  une  limite  égale  à 


oy  ùy 


poorvu  que  les  fonctions  l*  el  Q  admettent  des  dérivées  par- 
tielles par  rapport  à  y.  Pour  que  les  limites  du  rapport  —  soient 
les  mêmes  dans  les  deux  cas,  il  faut  ([ue  Ton  ait 


dx 


àP 
Or 


dx 


Supposons  que  les  fonctions  P  et  Q  vérifient  ces  conditions, 

I  ■        jy  •    /  ■   Il      ^f^    ^P    ^Q    àO      .  ,       - 

€l  Que  les  dérivées  partielles  -r-i  -r-»  -^*  v^  soient  des  fonctions 
»  »  àx     ùy     i>x     ùy 

continues.  Si  nous  attribuons  uKiintenant  à  J?  el  à^des  accrois- 

scmeais  quelconques  Ajt,  Ay,  nous  pouvons  écrire,  en  désignant 


0  CHAPITBE  XI n,    —   FONCTIONS   d'ONE  VARIABLE  COMPLEXE. 

par  0  eX  Q'  des  nombres  positifs  plus  pelils  que  un, 
àP  -Pix-*-  Ar,  j  -^  Aj)  —  Pf^  H^  Ajp, y)  -h  P(^  -h  àap, /)  ^  P(jf, y) 

et  Ton  a  de  même 

fj  c',  Êj,  e',  élanl  infiniment  pelils  en  même  temps  que  Ax  el  ày, 
La  dîflTérence  àti  =  AP -{- i àQ  peul  s'<5crire,  en  tenant  comple 
des  conditions  (i), 

7Ï  et  Tfi'  étant  infiniment  jielits.  TI  vient  donc 


.àQ        r,  AjF  H- Tj'A^^ 


àjc 


A^ 


tày 


si  [tJ  et  |V|  sont  pins  petits  qu'un  nombre  a,  le  module  du  terme 
complémentaire  est  inférieur  à  2a.  Ce  terme  tend  donc  vers  zéro 
lorsque  A^c  et  Ay  tendent  vers  zéro»  et  Ton  a 


,.     Au        àP 
^s        éx 


Les  conditions  (i)  sont  donc  nécessaires  et  suffisantes  pour  que  le 

rapport  —  ait  une  limite  unique  pour  ctiac|ue  valeur  de  Zy  pourvu 

que  les  dérivées  partielles  des  fonctions  P  el  Q  soient  continues, 
La  fonction  u  est  dite  une  fonction  monogène  ou  analytique  (*) 
de  la  variable  z\  si  on  la  représente  par/(5),  la  dérivée /'(s)  est 
égale  à  Tune  quelconque  des  expressions  suivantes  qui  sont  équi- 
valentes : 

-,  dP       ,dQ       dQ       .dP       dp         dp       dQ         dQ 

(  '  )  Le  mot  monogéne  a  été  souvent  cmplo>(>  par  Cauchy.  On  dît  aussi  quclf|uefoi» 
rynectique.  Nous  ciiiploicrons  plulôt  le  mot  analytique;  on  montrera  plus  loir 
que  celle  définitîoD  csi  bien  d'accord  avec  celle  qui  a  été  donnée  anléncurfinf 
(1,  Q-  igi). 


1-   —  aÊXÊRAUTt:S.    —    I"ON<:TIONS  MONOCÈNES,  f| 

II  est  ejâsentiel  de  remarquer  qu'aucune  des  deux  fonctions 
P(jp,  y)^  Q(^>  .y)  "^  peut  être  prise  arbitrairemenL  En  efîel, 
supposons  que  les  fonctions  P  et  Q  admeltent  des  dérivées  du 
second  ordre;  sî  Fon  difrëj-enlie  la  première  des  relations  (i)  par 
rapport  à  x^  la  seconde  par  rapport  à  j^,  il  vieni,  en  ajoutant  les 
denx  relations  obteoues, 


ày^ 


cl  l'on  démontre  de  la  même  façon  que  i  on  a  A^t^  _=  n.  Les  deux 
fonctions  P(jr,^),  Q(^î/)  sont  donc  deux  solutions  de  l'équa- 
lion  de  Laplace. 

Inversement,  toute  solution  de  réquation  de  Lapkce  peut  être 
prise  pour  l'une  des  Ibnctions  P  ou  Q.  Soit  par  exemple  ^{x^y) 
ane  solution  de  cette  équation;  les  deux  relations  (i),  où  Q  est 
considérée  comme  une  fonction  inconnue»  sont  coinpalîbles,  et 
Texpressian 


-  C 


f|ai  est  déterrainée  à  une  constante  près  C,  est  une  fonction  mono- 
gène dont  la  partie  réelle  est  P(jr,  >'). 

LVltide  des  fonctions   analytiques  d*une  variable  complexe  z 
revient   donc   au    fond    à    1  étude    d'un   sjslème    de    deux,    fonç- 
ai lions  P(x, y),  Q(j:,  j^)  de  deux  variables  réelles  x  et  y^  sàtisfai- 
'      sanl  aux  relations  (  i)^  et  Ton  pourrait  développer  toute  la  théorie 
^^  »aos  employer  le  symbole  «  {*).  Nous  continuerons  ce|vendant  à 
^B  OOttS  servir  du  syinbùlisme  de  Cauchy,  tout  en  faisant  remarquer 
que  la  difTérencc  des  deux  métbodes  est  au  fond  plus  apparente 
que  réelle*  Toul  théorème  établi  pour  une  fonction  analvliquey"(s) 
te  imduit  immédiatement  par  \\\\  iliéorème  équivalent  relatif  aux 
fooctioDS  p  et  Q,  et  inversement. 


E^^rnplts.  —  La  foDction  m  =  ar*  —  y^-^%ijry  est  une  i'oiNiion  ana- 
Ijtiqnr,  car  les  relations  (i)  sont  vérifiéesi  et  la  dérivée  esla^r  -f-  at^  =  a^; 
f*lle  fopeiîon  u  n'est  autre  que  (;r -^  t^)'=  4*.  Au  rontrafre,  Teiiprcs- 


(^i  en  générât  4  ce  pojtii  de  vue  que  se  placent  les  géomètres  iillemaDd& 
cjc  é  «v%iie  ée.  Rf émana. 


lO  CHAPJTRE  XIII.   —   FONCTIOaVS  b'ITNE  VAfllABLK   COMPLETE. 

sion  V  =  x^  iy  n'est  pas  une  fonclion  analytique;  on  a,  en  effet, 

à.s  "  1t  -^  i  ^y  ày 

At' 
et  il  est  clair  que  la  limite  du  ra|jport  —  dépend  de  la  lîmile  du  rap- 


À^ 


port 


ày 


Quand  on  pose  x  ^  p  cosia,  y  -^  p  sinio,  en  appliquant  les  formiiles  du 
changement  de  variables  (I,  n°  TiH,  p.  84)?  l<îs  relations  (r)  devienot^nt 


(3) 


àP 


àQ  dQ 


âP 


dui  ^  ùo  ém  dp 


(  costii  —  /  sin  (i>  ), 


et  la  dérivée  a  pour  expression 

On  vérifie  oiscroent^  au  moyen  de  ces  formules,  que  la  fonction 

^m  z=  o'«  (  C09  m  tu  -+-  i  sin  m  a*  ) 

t 

est  une  fonction  analytique  de  ^s^  dont  la  dérivée  est  égale  a 

m  p'"" '  { cos  m  i'ù  -^  i  sin  wii»» ) (  cos  iù  —  t  si n  ti>  )  —  m  ^ ^"  - ' . 

262.  Fonctions  holomorphes.  —  Les  gériéralilés  qui  préct»deiit 
sont  t^ncore  un  peu  vagues,  car  il  n*a  pas  été  question  jusqu'ici 
des  limites  entre  lesquelles  on  fait  varier  la  variable  z. 

Une  porlîon  A  du  plan  est  dite  connexe  ou  d'un  seul  tenant 
lorsque  Ton  peut  joindre  deux  points  quelconques  pris  dans  celte 
portion  par  un  ctiemin  conlinu  qui  est  situé  lui-même  tout  entier 
dans  cette  portion  du  plan.  Une  portion  connexe,  et  située  tout 
entière  à  dislance  finie,  peut  être  limitée  par  une  ou  plusieurs 
courbes  furniées,  parmi  lesquelles  il  y  a  toujours  une  courbe 
fermée  qui  la  limite  cxtérieuremenl.  Une  portion  du  plan  sMlen- 
danl  à  rînGni  peut  se  composer  de  Tensemble  des  points  situés  à 
Pextéricur  d'une  ou  de  plusieurs  courbes  fermées;  elle  peut  aussi 
être  limitée  par  des  courbes  ayant  des  branches  infinie^*  Quand  il 
ii^jr  aura  pas  d'ambiguïté  à  craindre,  nous  emploierons  iodiflTérem- 
ment  le  mot  aire  ou  région  pour  d«-'signer  une  portion  connexe 
du  plan. 


I.   —  6GNKIIAL1TÉS.   —   FONCTIONS  MONaCKXES.  If 

ljncfoncUon/(5)  delà  variable  complexe  5  est  dite  holomorphe 
dans  une  région  conneie  A  du  plan,  st  elle  satisfait  aux  condilions 
suivantes  : 

1*  A  tout  point  :;  de  A  correspond  une  valeur   dëlerminée 

2"  /(^)  est  une  fonction  continue  de  z  lori^que  le  point  z  se 
déplace  dans  A,  c-est-à-dîre  que  le  module  de  /( z  -h  h  )  ~f{z) 
tend  vers  zéro  avec  le  module  de  h  ; 

3"  y(^'i  admet  en  chaque  point  ^  de  A  une  dérivée  uniquey(5), 
c'est-à-dire  qu'à  tout  point  z  correspond  un  nombre  complexe 
f'(z)  tel  que  le  module  de  la  dlITércoce 


/(z  -4^    h  )  ~  f{Z) 


—/'{^) 


I 


tend  Tcrs  zéro  lorsque  \h\  tend  vers  zéro.  A  tout  nombre  positif  e, 
on  peut  alors  faire  correspondre  un  autre  nombre  positif  t^  tel 
qtie  Ton  ait 

ii\  |/(;î^/0-/(5)-/f/'(5)|<£|A| 

jKiunru  que  \k\  soit  inférieur  à  T|. 

Nous  ne  ferons  pour  le  moment  aucune  hypothèse  relativement 
an  valeurs  défi  s)  le  long  du  contour  qui  limite  A.  Quand  nous 
dirons  qu'une  fonctioo  /{s)  est  holomorphe  à  Tintérieur  d'une 
aire  A  limitée  par  un  contour  fermé  F  et  sur  le  contour  lui- 
méme^  il  faudra  entendre  par  là  que /"(  «)  est  holomorphe  dans 
ttoe  région  •V  renfermant  le  contour  F  et  la  région  A. 

Une  fonction  analjttqoe  f{z)  n'est  pas  nécessairement  holo- 
morphe dans  tout  son  domaine  d'existence  ;  elle  admet  en  général 
def  points  singuliers,  qui  peuvent  être  d^espèces  très  variées.  Il 
«eraii  prématuré  d'indiquer  dès  maintenant  une  classification  de 
cet  points  sinj^uliers,  dont  la  nature  nous  sera  révélée  précisément 
par  IV'ludc  qui  va  être  laite. 

983*  Fonctions  rationnelles.  —  Les  règles  qui  donnent  la  dé- 
rivée d*u«e  somme,  d'un  produit,  d*un  quotient,  étant  des  consé- 
^senccâ  logiques  de  la  dcfinitiou  de  la  dérivée,  sVtendent  aux 
fonctions  d'une  variable  com|)lexe.  Il  en  est  de  même  de  la  règle  de 
A:  A:  iiî.kri  .T'iine  fonction  de  fonction.  Soit  u  ==/(Z  )  une  fonction 


Jî  CHAPITRE   XIII*   —   FONCTIONS  DUNE   VARIABLE   COMPLETEE. 

analeptique  de  la  variable  complexe  Z;  si  Ton  remplace  Z  par  une 
aolre  roDCLÎoo  analytique  f(^)  J*une  autre  variable  complexes, 
li  est  encore  une  fonction  analytique  de  la  variable  z.  On  a,  en 
effet, 


lorsque  jA:;|  tend  vers/.éro,  ïI  en  est  de  même  de  |AZ|  et  chacun  des 
rapports  -^^  -—  tend  vers  une  limite  déterminée.  Le  rapport 
tend  donc  lui-même  vers  une  limite 


A2 


Noas  avons  déjà  vérifié  plus  haut  (n°  261)  que  la  fonction 

était  une  fonction  analytique  de  z^  ayant  pour  dérivée  ws"*^'. 
On  peut  le  voir  directemenl  comme  dans  le  cas  d'une  variable 
réelle.  En  effet,  la  formule  du  binoniCj  qui  repose  un iq ut' ment 
sur  les  propriétés  de  la  multiplication,  s'étend  évidemmcul  aux 
quantités  complexes.  Nous  pouvons  donc  écrire,  m  étant  un 
nombre  entier  positif, 


et  par  suite 
(4  H-  AV" 


~-  mc'w-*-}- 


,  I  m i  m  —  \\  .  , 

L        i.a 


lue  le 


il  est  clair  que  Je  second  membre  a  pour  limite  ms"'"*  lorsqi^ 
module  de  h  tend  vers  zéro* 

Tout  polynôme  entier  a  coeflicients  quelconques  est  donc  aussi 
une  fonction  analytique,  qui  est  holomorpbe  dans  tout  le  plan.  Une 
fonction  rationnelle»  c*est-à-dire  le  quotient  de  deux  polynômes 
entiers  P(5),  Q('S),  que  Ton  peut  supposer  premiers  entre  euit, 
est  aussi  une  fonction  analytique,  mais  elle  admet  un  cerLiàio 
nombre  de  points  singulierSj  les  racines  de  l'équation  Q(;5)^o. 
Elle  est  holomorpbe  dans  toute  région  du  plan  ne  renfermant 
aucune  de  ces  racines. 


î.    —    GBNilALITÊS,    —    FONCTIONS   MOTVnr.ÈNES.  tS 

26^.  Étude  de  quelques  fonctions  irrationnelles >  —  Lorsque  le 
point  s  décrit  une  courbe  continue^  les  coordonnées  x  ely^  ainsi 
que  le  module  p,  varient  d'une  manière  continue,  et  il  en  est  de 
même  de  Targument,  pourvu  que  la  courbe  décrite  ne  passe  pas 
par  rorigine.  Si  le  point  z  décrit  une  courbe  fermée,  x,^  et  p  re- 
viennent à  leurs  valeurs  initiales,  mais  il  n'en  est  pas  toujours  ainsi 
de  r»rgument.  Si  rorigine  est  en  dehors  de  Taire  enveloppée  par 
la  courbe  fermée  ^/ig-  "iS*),  il  est  clair  que  raigumenl  revient  à 
valeur  initiale;  mais  il  n'en  est  plus  de  même  si  le  point  s 
(écrit  une  courbe  telle  que  MoNPMu,  ou  M^npqMQ  (fig*  55*)* 


Fig.  55-. 


'& 


Dans  le  premier  cas,  l'argument  reprend  sa  valeur  initiale  aug- 
mentée de  a7î>  et,  dans  le  second  cas,  il  rejirend  sa  valeur  ioi- 
liale  augmentée  de  \t..  Il  est  clair  que  Ton  peut  faire  décrire  à  la 
variable  z  des  courbes  fermées  telles  que»  si  Ton  suit  la  variation 
continue  de  Targument  le  long  de  Tune  d'elles,  la  valeur  finale 
diffère  de  la  valeur  initiale  de  AfiTz^  n  élaol  un  nombre  entier 
irbitriiire,  positif  ou  négatif.  D'une  façon  générale,  lorsque  3 
décrit  tmc  courbe  fermée,  Targuraenl  de  z  —  a  reprend  sa  valeur 
inîliale  pourvu  que  le  point  a  soit  en  dehors  de  Taire  enveloppée 
-pir  celte  courbe  fermée,  mais  on  peut  toujours  choisir  la  courbe 
décrite  par  s  de  façon  que  la  valeur  finale  de  Targumenl  de  :;  —  a 
soit  égale  à  la  valeur  initiale  augmentée  de  ^niz, 
r   îâ  posé,  considérons  Féquation 


uu  m  est  un  nombre  entier  positif.  A  toute  valeur  de  3,  sauf::  =^  o, 


l4  CHAPITRE  XIII.    —   FONCTIONS  D'UNE  VARIABLE  COMPLEXE. 

celte  relation  fait  correspondre  m  valeurs  distinctes  de  u.  Si  nous 
posons  en  eflTet 

z  =  p(co5(u  -i-  c siniu),         u  =  r(coso  -H  isin^  ), 

la  relation  (5)  est  équivalente  aux  deux  suivantes  : 
r*^  z^  ^^         /iio  =  Cl) -T- aAn; 

on  tire  de  la  première  r=p'",  c'est-à-dire  que  r  est  égal  à 
la  racine  m**"*  arithmétique  du  nombre  positif  p.  Nous  avons 

ensuite  cp  = et,  pour  obtenir  toutes  les  valeurs  distinctes 

de  u^  il  suffit  de  donner  au  nombre  entier  arbitraire  k  les  m 
valeurs  entières  consécutives  o,  1,2,  .  . .,  m  —  1  ;  nous  obtenons 
ainsi  les  expressions  des  m  racines  de  Péquation  (5) 

(6)   aA.  =  p'"    cos(^ ^ — j-h«sinr — \U     (A:  =  o,  1,2,  . .  .,7w  — 1);       . 

on  représente  encore  par  z"*^  l'une  quelconque  de  ces  racines. 

Lorsque  la  variable  z  décrit  une  courbe  continue,  chacune  de  ces 
racines  varie  elle-même  d'une  manière  continue.  Si  ;;  décrit  une 


Kig 

56-. 

-©^ 

\.. 

0 

^ 

) 

Fig. 

56". 

r 

^^ 

\ 

1                0 

^ 

J 

courbe  fermée  laissant  l'origine  à  l'extérieur,  Targumenlcû  revient 
à  sa  valeur  initiale,  et  chacune  des  racines  i/o^  '^ij  •••)  Um^s 
décrit  également  une  courbe  fermée  ifig-  oG**).  Mais  si  le  point  5 
décrit  la  courbe  MoNPMo  {Jig-  55^),  co  se  change  en  (o  -;-  27:,  la 
valeur  finale  de  la  racine  w/est  égale  à  la  valeur  initiale  de  m/^i,  et 
les  courbes  décrites  par  les  dilTérents  points  racines  forment  une 
seule  courbe  fermée  {fig>  56^;. 


I.   —  GÊNÉEULITES.   —   PONCTIONS   MONOGÉNKS.  |5 

Ces  m  racmes  £1^,  i/|,  .  . .,  Um-\  ^^  permutent  donc  circutaire- 
ment  lorsque  la  variable  z  décrit  dans  le  sens  direct  une  courbe 
fermée  sans  point  double  renfermant  Torigine.  Il  est  clair  que  Ton 
peut  faire  décrire  à  w  un  chemin  formé  tel  que  Tune  de^  racines 
partant  de  la  valeur  initiale  2/q,  [>ar  exemple,  sa  valeur  lie  aie  soit 
égale  à  l'une  quelconque  des  autres  racines,  A  moins  de  rejeter  la 
continiiilé^  on  ne  peut  donc  considérer  les  m  racines  de  Téqua- 
tion  (5)  comme  autant  de  fonctions  distinctes  de  ^,  mais  nomme  m 
branches  distinctes  d'une  même  fonclion.  Le  point -s  =  o,  autour 
duquel  se  permulent  ces  m  valeurs  de  w,  est  appelé  point  critique 
ou  point  de  rami/ication. 

Pour  que  les  m  valeurs  de  u  puissent  être  considérées  comme 
fonctions  distinctes  de  z^  il  faut  interrompre  la  continuité  de 
*ês  racines  le  long  d^une  ligne  indéfinie  issue  de  Torigine,  On 
petil  se  représenter  d\ine  façon  concrète  cette  solution  de  conli- 
ooilé  de  la  manière  suivante.  Imaginons  que,  dans  le  plan  où  l'on 
représeoie  la  valeur  de  ^,  on  trace  une  coupure  indéfinie  suivant 
une  denii-droite  issue  de  Torigine,  par  exemple  suivant  la  deuu- 
droîle  OL  {/ig^  07),  et  qu'où  écarte  légèrement  les  deux  bords  de 


Fig.  ^7. 


bou|iuir,  de  façon  que  le  cliemin  suivi  par  la  variable  ne 
I  poisse  passer  d^in  bord  à  Tautre.  Dans  ces  conditions,  un  chemin 
ifcmic  qiJi'Iconquc  ne  peut  entourer  Torigine  ;  à  chaque  valeur  de  z 
[eorrcfpond  une  valeur  bien  déterminée  des  m  racines  W|,  que 
Iruti  abliendra  en  prenant  pour  rargumeot  tu  la  valeur  comprise 
Iteirc  a  cl  a —  271.  Mais  il  faut  observer  que  les  valeurs  de  W|  en 
fdeiix  points  luflniment  voisins  m,  m\  de  part  et  d^autre  de  la  cou- 
iMfef  ne  sont  pas  les  mêmes.  La  valeur  de  1/4  au  point  m'  est  égale 


l6  CHAPITRE   XIII.    —   KON'CTIONS   D  UNE   VARIABLE  COMPLEXE 

27: 


à  la  valeur  de  m  au  point  w,  muUipliée  par  (cos — ^  +  /sîn —  \ 

Chacune  des  racines  de  l'équation  (5)  est  une  fonction  mono- 
gène. Soit  I/o  une  des  racines  pour  une  valeur  donnée  ^o;  à  une 
valeur  z  voisine  de  :?«  correspond  une  valeur  u  voisine  de  Uq,  Au 

lieu  de  chercher  la  limite  du  rapport  -'-^11— ?,  on  peut  chercher  la 

z  —  Zq 

limite  du  rapport  inverse 


a  —  Mo 


cette  limite  est  égale  à  /;îwJ''*.  On  a  donc,  pour  la  dérivée  de  i/, 
l'expression 


11               \     u 

//'  - 

—    _    .     —  —    — 

m  M'"-*        m   z 

que  l'on  peut  encore  écrire,  en  introduisant  les  exposants  négatifs. 


u'  =  .-  3"»     ; 
m 


mais,  pour  avoir  sans  ambiguïté  lu  valeur  de  la  dérivée  qui  cor- 
respond à  l'une  des  racines,  il  vaut  mieux  prendre  l'expres- 
sion   A  l'intérieur  d'une  courbe  fermée  ne  renfermant  pas 

m  z  * 

l'origine,  chacune  des  déterminations  de  \/ z  est  une  fonction  holo- 
morphe.  L'équation  u^^—.Aiz  —  a)  admet  de  même  m  racines 
qui  se  permutent  circulairement  autour  du  point  critique  z  =  a. 
Considérons  encore  l'équation 

{ 7 )  a*  — *A {z  —  e^  )\  z  —  Ci  ) . . .  ( z  —  e„), 

où  ei,  62-,  •  '  ",  (iit  sont  u  quantités  distinctes.  Désignons  par  les 
mêmes  lettres  les  points  qui  représentent  ces  n  quantités.  Posons 

A  =  R(cosa-r-/ sina),     z  ~  f^--  ?*(coso>A-t-  tsincu^fc),     (A:  =:  i,a, . . . ,  n), 

u  =  r(cosO  -+-  esinO); 

tù/t  représente  Tangle  que  fait  avec  la  direction  Ox  la  direc- 
tion c/çZ  du  point  c^  au  point  z.  On  tire  de  l'équation  (7) 


I*   —  GEMKRALITES,    —   FONCTIONS  IfOXOGENCS. 

celte  ëquatîoii  admet  donc  deux  racines  oppos<5es 


Mi=(Rpipt--P«r 


[cos(' 


-■) 


^8; 


lij  =  (RplPj  .  _  pn) 


sjn  f 

[/a  -1-11*1  - 


«  H-  tiii  -f-.  .  .-^  tu, 


=) 


')] 


,.„.( )j 


I 


Lorsque  la  variable  z  décrit  uoe  courbe  fermée  C  renferniant  à 
rînl^rfeur/>  des  points  <?|,  6*2,  .  .  - ,  e/,,  il  j  a/?  des  arguineiils  «i>i, 
tûjy  .  .  .  t  (^n  C|ui  augmenlent  de  :<&ti;  l*arguaient  de  t£^  et  celui  de  CI2 
aogmcntent  donc  de  pr..  Si  p  est  pair,  les  deux  racines  repren- 
liciit  leurs  valeurs  initiales,  si  p  est  iimpair,  elles  se  permulenl- 
En  particulier^  si  le  contour  renferme  un  seul  point  e^  les  deux 
racines  se  permutent,  Les  n  points  e/  sont  des  points  de  rainlûca- 
tjon.  Pour  t|ue  les  deux  racinrs  a^  et  w^  restent  des  fonctions 
bien  déterminées  de  :^,  il  suffira  de  tracer  un  syslème  de  coupures 
de  façon  quVne  courbe  fermée  quelconque  renferme  toujours  un 
nombre  pair  de  points  critiques.  On  pourra  par  exenqjle  tracer 
uoe  coupure  indéllnie  suivant  une  demi-droite  issue  de  chacun 
des  points  e/,  de  façon  que  ces  coupures  ne  se  croise  ut  pas.  Mais 
CD  peut  opérer  de  bien  d ^autres  façons.  Si,  par  exemple,  i!  j  a 
quatre  points  critiques  e»,  e^,  e%^  e^^  on  pourra  tracer  une  cou- 
pore  suivant  le  segment  de  droite  ^ie«i,  et  une  seconde  coupure 
suivant  le  serment  e^e^^ 

965.  FoncHonfi  uniformes  et  multiformes.  —  Les  exemples 
élémeolaires  que  nous  venons  de  traiter  mettent  en  évidence  un 
bil  Ire*  important.  La  valeur  d'unr  fonction /(^)  de  la  variable  z 
nr  ^  I  -iH  pas  toujours  uniquement  de  la  valeur  même  de  z;  mais 
ri.  aussi  dépendre  dans  une  certaine  mesure  de  la  loi  de 

soccesKioo  des  V£|leurs  prises  par  la  variable  pour  parvenir  d^une 
ETur  ÎDttiole  h  la  valeur  actuelle,  en  d'autres  termes,  du  cliemîn 

|Mir  la  variable. 

Reprcnon»^  par  exemple,  la  fonction  u  ^  y  z.  Si  oous  allons 
du  point  Mo  au  point  M  par  les  deux  chemins  MoNM  et  Mo? M 
[^g*  iJ /  eu  prenant  dans  les  deux  cas  la  même  valeur  iniriafe 
C„  ît  i 


t8  CHAPITRE    Xlli.    —   FONCrrONS   D*UNE  VARIAlîLE   COMPLEXE. 

pour  «,  nous  D*obiieDdrons  pas  en  M  la  même  valeur,  car  les 
deux  valeurs  oblenues  pour  rargumenl  de  z  différeront  de  'àtz. 
On  est  donc  cooduit  à  introduire  une  nouvelle  dîsUnclion. 

Uue  l'oncUon  analytïquey**  :;)  esl  dite  uni/orme  on  monodrome 
dans  une  région  A  lorsque  tous  les  chemins  situés  dans  A,  qui 
vont  d%in  point  z^^  à  un  autre  poiul  quelconque  z.  conduit^enl  à 
la  même  valeur  finale  poury'(j^i.  Lorsque  la  valeur  (inale  de/*(^) 
n'est  pas  la  même  pour  tous  les  chemîus  possibles,  la  fonction  esl 
multiforme. 

Une  fonction  holomorphe  dans  une  région  A  est  forcement 
uniforme  duns  celte  réf^ioji.  D'une  façon  générale,  pour  qu'une 
fonction /(s)  soit  uniforme  dans  une  aire  donnée,  it  faut  et  il 
suffit  qu'un  clieniïu  fermé  c|uelconque  décril  par  la  variable 
ramène  la  fonction  à  sa  valeur  initiale.  Si,  en  eflet,  en  allant 
du   point  A  au  point  B  par  les  deux  chemins  AMB  (fig*  58) 


et  AlNB,  on  arrive  dans  les  deux  cas  au  point  B  avec  la  même 
détermination  pour  f[^\r  ^^  ^^^  clair  que,  en  faisant  décrire  à 
la  variable  le  contour  fermé  AMBNA,  on  reviendra  au  point  A 
avec  la  valeur  initiale  de  /*(-). 

Réci[>  roque  ment,  sujq>osous  que,  la  variable  z  décrivant  le 
contour  AMBNA,  on  revienne  au  point  de  départ  avec  la  valeur 
initiale  u^^  et  soit  u^  la  valeur  de  la  fonction  au  pnint  B,  après 
que  -3  a  décrit  le  cliemin  AMIi.  Lorsque  z  décrit  Tare  BNA,  la 
fonclion  part  de  la  valeur  K|  jjour  arriver  a  la  valeur  it^\  donc 
inversement  le  chemin  ANB  conduira  de  la  valeur  ^^q  à  la^^leurM^ 
c'est-à-dire  à  la  nif'^me  valeur  que  le  chemin  AMB. 

Il  est  à  remarquer  qu'une  fonction  peut  ne  pas  être  uniforme 
dans  une  aire,  sans  présenter  de  points  critiques  dans  celle  aîre* 
Considérons  par  exemple  la  porliou  du  plan  comprise  entre  deux 
cercles  concentriques  C,  C,  ayant  pour  centre  l'orrgiur.»  Lri  f  mr^ 

JL 
lion  w  =r  w"'  ne  piéscnte  aucun  point  critique  dans  cette  icijnju. 


II.  —  sKHics  entikuks  \  ti:»mI'S  imacin aires.  it) 

Iccpeodant,  elle  n*y  est  pas  iiiiîrorme,  car  si  Ton  (ait  décrire  k  la 

I variable  s  un  cercle  concentrique,  campris  entre  C  et  C\  la  fonc- 

I  1 

llian  5*"  est  mullipliée  par  cos —  H-  i  sin  — • 


IL   —  SERIES   tLNTÏÊIlES    V  TIvlîMES   IMVCIXAHiES, 
TRANSCENDANTES  ÉLÉMENTAIIIES. 

206.  Cercle  de  conTergence.  —   Les  raisonnements  enjplojés 
[dans  Pétode  des  séries  entières  (I,  Chap.  IX)  s'étendenï  d'eux- 
t  inénies  aux  séries  entières  à  ternies  imaginaires;  il  suffit  de  rem- 
placer la  valeur  absolue  par  le  module.  Nous  rappellerons  suc- 
•  ctQctement  la  suite  des  théorèmes  et  les  résultats. 
Soit 


m 


a«-f-  rtiî  -+-  cri5*-4-. .  .H-  a^^**^. 


noe  série  entière  où  les  coefOcients  et  la  variable  peuvent  avoir 
des  valeurs  imaginaires  quelconques.  ConsidcTons  en  même  temps 
la  série  des  modules 


fUo\ 


Ag-i-  A,  /'  -t-  Aj/* 


.^  A«r^*  h... 


111  A,—  ^a^^,  r=^\z\;  on  a  dcmontré  (1,  n""  177)  rexislencc  d'un 
^nombre  positif  R  tel  que  la  série  (lo)  est  convergente  pour  toute 
paleor  de  r<cR,  et  divergente  pour  toute  valeur  de  r>R.  Ce 
rticimbre  R  est  é§fal  à  Tinverse  de  hi  plus  grande  des  limites  des 
I  Icrrnes  de  la  suite 


A,,     /Â7*     V''A|, 


V  A/i, 


rcomme  cas  particulier,  il  peut  èltc  nul  ou  itilini. 

De  CCS  propriétés  du  nombre  R  il  résulte  immédiatement  que 
lli  nérir,  (y)  est  absolument  convergente  loisquele  module  de  z  est 
I  iorérieur  è  R.  Elle  ne  peut  être  convergente  pour  une  valeur  3^^ 
[de  5  de  module  supérieur  à  R,  car  k  série  des  modules  (lo")  serait 
Icoaveri^cnle  pour  des  valeurs  de  /■  supérieures  à  R(I,  n**  177),  Si^de 
Iror  *rnrne  ceulre.  on  décrit,  dans  If*  plan  de  la  variable  z,  un 

[ccil..  _-  -  '  rajuu  R  i  /ig.  hg),  la  série  entière  (9  I  est  absolument 
[ronvtfriÇenie  pour  tout  point  intérieur  au  cercle  C  et  divergente 
lool  point  extérieur I  ce  qui  explique  le  nom  de  cercle  de 


ao  CHAPITRE  XIIL    —    FONCTIONS   D*UNK   VAHIABLE  CO&IPLEKB. 

convergence  donné  à  ce  cercle.  En  un  point  du  cercle  C  lui-même, 
la  série  peut  être  convergente  ou  divergente,  suivant  les  cas. 

A  l'inlérieur  d%in  cercle  G  concentrique  au  premier,  et  dont 
le  ra^on  W  est  inférieur  à  R^  la  série  (g)  est  uniformément  con- 
vergente. Car  pour  tout  point  înléricur  à  C  on  a  évidemment 

et  Ton  peut  choisir  le  nombre  n  assea  grand  pour  que  le  second 
membre  soit  inférieur  à  tout  nombre  positif  donné  e,  quel  que 
soit  p.  On  en  conclut  ijue  la  somme  de  la  série  (g)  est  une  fonc- 
tion continue  y(iî)  de  la  variable  z  en  tout  point  intérieur  au 
cercle  de  convergence  (I,  n"  178). 

En  diO^ërenliant  terme  à  terme  la  série  (9)  on  nombre  quelconque 


Fig 

.5». 

^<^iX 

0 

Je 

de  fois,  on  obtient  un  nombre  indélinl  de  séries  entières  /i(5) 
f^{z)^  ..*,/w{2\  . .    ,  qui  admeltenl  le  même  cercle  de  conve 
gence  que  la  première  (  K  n"  179)*  Pour  démontrer  que  fi(i)  est  1 
dérivée  de  f{s)j  nous  sommes  obligés  de  modifier  un  peu  rordf 
des  raisonnements  suivi  dans  le  cas  d^une  variable  réelle.  Etaa 
donné  un   point   z  intérieur  au   cercle   C,    de   ce   point  comc 
centre  décrivons  nn  cercle  c  langent  intérieurement  au  cercle 
et  prenons  un  paint  voisin  z -^  h  intérieur  a  c;  si  r  et  p  sont  I 
modules  de  z  et  de   A,   on  a  r4-p<cR  {Jig'   ^9).  La  somc 
/(z-hh)  de  la  série  est  égale  à  la  somme  de  la  série  à  doul 


entrée 


1(11) 


II.    —  SERIES   EÎSTIËRRS   A   TEAUES   IMAamAIRCS. 


qnand  on  fait  la  somme  par  colonnes.  Mais  celte  série  est  absolu- 
ment convergente,  car  si  Ton  remplace  chaque  terme  par  son  mo- 
dule on  a  une  série  double  à  termes  positifs  dont  la  somme  esl 


Ai(r-j-p)- 


Anir-py- 


On  peut  donc  faire  la  somme  de  la  série  double  (i  i)  par  lignes 
horizontales,  et  Ton  a,  par  conséquent,  pour  tout  point  z -\- h 
inléneur  au  cercle  €^  la  relation 


P(i5)  f^z-^h)=f{i)-^hMs) 


A» 


AU)^. 


A« 


:/«(«)■ 


La  série  du  second  membre  est  certainement  converg;ente  dès  que 
le  module  de  A  est  inférieur  à  R  —  r,  mais  elle  peut  l^être  dans 
une  plus  grande  étendue.  On  tire  de  cette  formule 


h)—fii) 


h 


^Ji(^)^~M^) 


f^n^v 


■M^)' 


le  second  membre  est  une  fouclîon  continue  de  h  qui  tend  vers 
/t{s),  lorsque,  z  restant  fixe,  le  module  de  A  lend  vers  zéro.i-^a 

I fonction /(s)  admet  donc,  en  chaque  point  intérieur  au  cercle  C, 
.tme  dérivée  unique  qui  est  représentée  par  la  série /<  (5).   Les 
/onctions  /i.(^\  .  ,  .;/ft(z),  .  .  *   représenleul  de  même  les  déri- 
-irée»  successives  de /(s),  et  la  formule  (1  'a)  est  identique  i'*  la  for- 
pnole  de  Taylor»  Toute  série  entière  représente  donc  une  fonc- 
tion holomorphe  à  l' intérieur  €Îu  cercle  de  convergence,  La 
^ftuîte  des  dérivées  de  cette  fonction  esl  illimitée,   et  toutes  ces 
I^Uérivées  sont  également  des  fonctions  bolomorphcs  dans  le  même 
I^Bcrde. 

^M    Si  la  série  (  9  >  est  convergente  eu  un  point  Z  du  cercle  de  con* 

^Plrergcnce^  la  somme  y(Z)  de  la  série  est  la  limite  vers  laquelle  teud 

la  somme  /{z)  lorsque  le  point  z  lend  vers  le  point  Z  en  restant 

!  rajron  qui  aboutit  à  ce  point*  On  le  démontre  comme  au 

5  en  posant  ^  ^  ZO  et  faisant  croître  6  de  o  à  1  »  Le  théorème 


j»  iintnriii';  \iii.  —  foxctionb  d  lng  variaeilë  couplexe* 

est  encore  vnu  lor?if|i(e  z,  tuul  en  restant  à  l'intëneiir  du  cercle, 
tend  vers  Z  suivant  ufte  r  ou  rite  qui  n^e.si  pas  tangente  en  Z  au 
cercle  de  convergence  (  '  k 

Lorst|iie  le  téymx  R  eîît  infini,  le  cercle  de  convergence  embrasse 
tout  le  plan,  et  la  foncliany"(5)  est  holomorphe  pour  loule  valeur 
de  z.  On  dit  que  c*est  une  fonciion  entière;  l'étude  de  ces  trans- 
cendâmes est  un  des  objets  les  plus  in»  portants  de  TA  naisse. 
Nous  allons  étudier  dans  les  paragraphes  suivants  les  transcen- 
dantes classiques  élémenlaîres, 

Î67,  Série»  de  séries.  —  Etant  donnée  une  série  entière  (9)  à  coeffi- 
cients quelconque?^,  nous  diron*»  t»ncore  qu'une  autre  f^crit*  eniiêre  Scx„5", 
dont  tous  les  coefficientH  sont  réels  ei  po^iïifs^  esl  majorante  pour  la 
première  série,  si  Ton  a,  pour  lonle  valeur  de  n,  |«j»|5«rt*  Toiiies  les 
conséquences  déduites  de  IVniploi  des  fouclî*ïns  majorantes  (n"*  i81-18i> 
s'appliquent  sans  modilkaUon  au  cas  des  variables  imaginaires.  Voici  une 
autre  application* 

Soit 


(|3) 


/tt(  5  > -^/i  (  •  ) -h/î( -)  "h . .  .-T-/rtU) -f- . . , 


une  série  dont  chnque  terme  est  lui-même  la  somme  d'une  série  entière 
convergente  dans  un  cercle  de  rayon  égal  on  supérieur  à  un  nombre  R  >  0| 

/i{z)  =  fï|0-T'*'/J'S-f-,..-h  «/rt5«  -r- 

Imaginons  chaque  terme  de  la  série  (j 3)  remplacé  par  son  développement 

suivant  les  puissances  de  z;  nous  obtenons  une  série  à  double  eulrée  dlonl 

[  cbaque  colonne  est  formée  par  le  développement  d'une  fonction  y/(5). 

Lorsque  cette  série  est  absolument  convergenie  pour  une  valeur  de  z  de 

module  p,  c'est-a-dire  lorsque  la  série  double    Xi^l^^^^lP"  ^^^  conver- 

i       n 

gcnlc,  on  peut  faire  la  somme  de  la  première  série  double  par  lignes  borî- 
Eoniaies,  [jour  loule  valeur  de  z  dont  le  module  ne  dépasse  pas  p,  et  Jon 
obtient  ïe  développemeirt  de  la  somme  F(z)  de  la  série  (l3)  suivant  les 
puissances  de  z 


F(5)  -=  It^-^ 


Kz--^... 


«ifl 


(rt  =  o,  1^  a, 


G^est  au    fond   le   même   raisonnement  qui   donne   le   développement    de 
/(  M  -^  h  )  suivant  les  puissances  de  /i. 


Il*    —  SÉRIkS   ENTIÉAES   A   TKDMES   lAlAtîINAIllEg. 


a3 


Supposons  par  exemple  que  la  sènc /i(z)  ncimetle  une  fonction  majo- 
rante de  la  forme  — -»  cl  i|ue  la  série  ZMi  soit  eUe-même  convergente. 


Dans  la  tuerie  à  double  entrée,  le  nioctule  du  terme  général  sera  plus  petîi 
que  Mi' — ^-  Pourvu  que  Ton  ait  \£\  -Z  '%  celle  série  est  absolumenl  con- 
vcrgcnlc,  car  la  série  des  modules  e^t  convergente,  et  sa  somme  est  infé- 


neure  a 


I 


268.  l*a  fonction  exponentielle.  —  Lu  défi n il  Ion  arithmé- 
tique de  la  foncliori  exponeiUii'lïe  u*a  évidcoimcnt  aucun  sens 
lorsque  Teicposaiil  est  imaginaire.  Pour  généraliser  la  déOnllion, 
il  faul  donc  parlir  d'une  propriété  susceptible  de  s^étendre  au  cas 
d*UDe  variable  complexe»  Nous  partirons  de  la  propriété  exprimée 
par  la  relation  fonctionnelle  a^  x  a^'-=^  a*^^'.  Proposons-nous  de 
délcrminer  une  sérîe  entière /(s),  convergente  dans  un  cercle  de 
rayon  R,  telle  que  Ton  ait 


*Mi 


/(5-t-y)=/(^)/(V); 


pourvu  que  les  modules  de  js,  5',  z  -^  z^  soteal  inférieurs  à  R,  ce 

♦  .  R 

qui  aura  lieu  certainemenl  si  \z\  et  \z'\  sont  inférieurs  à  — •  Si  Ton 

fail  5'=  o  dans  la  relation  précédente,  elle  devient 

/(5)^/(5)/(o); 
00  doil  donc  avoiry*!  o  ;  =^  i,  et  nous  écrirons  la  série  cberchée 


/t-;^i- 


a^ 


5«- 


II 


Remplaçons   successivement  dans   celle   série  z   par  A/<,   puis 
X'/y  X  et //  étant  deux  constantes  et  l  une  variable  auitiliaire, 
faîfionj  le  produit  des  deux  séries;  il  vient 


«t 


2)  CHAPITRE  XIII.    -     FONCTIONS  D'lNE   VARIABLE  COMPLEXE. 

D'autre  part,  on  a 


I 


L^ égalité  fÇkt  -h  y^' t)  =^ /{Kt)/(V t)  doit  avoir  lieu  pour  toutes 
les  valeurs  de  ).,  V,  t,  telles  que  |)x|  <  i,  |X'|  <  i,  |/|  <  — ;  il  faut 
donc  que  les  deux  séries  soient  identiques,  c'est-à-dire  que  Ton  ail 

a,i(X  -+-X')«  =  a„X«-f-  -  a„_ia,X«->X' 

^_  ^^^_i}a„_,a,X'«-«X'«-i-...-+-a«X'^ 

ce  qui  entraîne  les  relations  a„  =  an-\  ^i ,  «/i  =  ^2«/i_2î  •  •  ■  •  q"C 
l'on  peut  réunir  en  une  condition  unique 

(16)  ap^q—apOq^ 

p  e\  q  étant  deux  nombres  entiers  positifs  quelconques.  Pour 
en  trouver  la  solution  générale,  supposons  9  =  1,  et  faisons  suc- 
cessivement />  :r^  i ,  />  ==  i>. ,  /?  ::=r  3 ,  . . .  ;  il  vicnt  a^r=a\^  puis  • 
a3=a2fl|  =  aj,  ...,  et  enfin  a„=fl".  Les  expressions  ainsi 
obtenues  satisfont  bien  à  la  condition  (16),  et  la  série  cherchée 
est  de  la  forme 

f(z^  —  IH 1 ■ — --  -4-.  ..H — 1-. ..; 

cette  série  est  convergente  dans  tout  le  plan,  et  la  relation 

/(5-V)=/(^)/(y) 

est  vérifiée,  quels  que  soient  z  et  5'. 

La  série  précédente  dépend  d'une  constante  arbitraire  a\  ;  nous 
poserons,  en  supposant  ai  r— .  i, 

z        -*  5" 

(17)  e-—  I-^     -H r-...-î f-..., 

I  \,>.  I  .  i .  .  .  /i 

de  sorte  que  la  solution  générale  du  problème  posé  est  e*»'. 

La  fonction  entière  e'  coïncide  avec  la  fonction  exponentielle 
étudiée  en  Algèbre  <?*,  lorsque  z  a  une  valeur  réelle  x^  et  l'on  a 
toujours,  quels  que  soient  5  et  z\  g-+-'z=:  e«  x  e*'.  La  dérivée  de  e- 
esl  encore  égale  à  la  fonction  elle-même.  On  a,  d'après  la  forinulc 
d'addition. 


II.    ~   SÉRIES  ENTIERES   A   TERMES   IJUAGINMIRE!?.  l5 

pour  pouvoir  calculer  e*  lorsque  z  b  une  valeur  imaginaire  j-  H-^>'k 
il  sufLit  de  savoir  calculer  eT*,  Or  le  développement  de  ey^  peiii 
s'écrire,  en  groupant  ensemble  les  termes  de  même  parité, 

on  recooDdît  au  second  membre  les  développements  de  cosy  et 
de  siuy^  et  Ton  a,  r  étant  rée!^ 

^L  e^'  —  cosy  -+-  t  si  nj'. 

RemptaçoDS  e^'  par  cette  expression  dans  la  formule  précédente, 
il  vient 

la  /onction  e^'^y^  a  pour  module  e^  et  pour  argument  y. 

I  Cette  formule  met  en  évidence  une  propriété  importante  de  e'; 
quand  ou  cliange  z  en  z  -^  2T^t\  x  ne  cliunge  pas  el  y  augmente 
de  2  7*^  ce  qui  ne  change  pas  la  valeur  du  second  membre  de  la 
formule  (18).  On  a  dooce*+^^'=  e*;  la  f onction  exponentielle e* 
admet  la  période  'àtJ. 

Proposoos-nous  encore  de  résoudre  l'équation  e^  —^  A,  où  A  est 
une  quantité  imaginaire  4}uel conque  di (Té rente  de  zt^ro.  Soient  p 
et  ù>  le  module  et  l'argument  de  A;  on  doit  avoir 

ce  qui  exige  que  Ton  ait 

«^■^  —  pi         y  =  iu  -H  aX^x. 

On  lire  de  la  première  relations  r^  lo^-^p,  le  si«^ne  lo^  di'îsignant 
toajotirs  le  logarithme  népérien  d^un  nombre  positif,  louant  à  y^ 
il  n*est  déterminé  qu'à  un  multiple  de  2  7t  prés.  Si  Ton  avait  A  —  o, 
Téqualion  e^  =^  o  conduirait  à  une  impossibilité.  Donc  réqua- 
|liO#r  e*  ^=  V,  où  A  est  différent  de  zéroj  admet  une  infinité  de 
rtitiines,  comprises  dans  la  formule  logp  -\-  i(tù  4-  2^:t  1;  r équa- 
tion «•^^  o  n'admet  aucune  racine,  réelle  ou  imaginaire. 

Remarque.  —  On  pourrait  aussi  définir  e^  comme  la  limite  du 

palynome  (*-+-  —  )    '  lorsque  m  croît  indéfiniment.  La  méthode 

employée  en  Algèbre  pour  démontrer  que  ce  poljnome  a  pour 
lifBite  la  série  (17)  s'applique  encore  lorsipie  z  est  imaginaire. 


26  (JiAPniib:  xtïi.     -  FONCTIONS  d'une  variable  complexe* 

269.  Fonctions  circulaires.  —  Pour  définir  sin  r  et  cosz  lorsque  z 

est  imaginaire,  nous  éleadrons  immédialement  aux  valeurs  ima- 
ginaires tes  séries  entières  éLablies  dans  le  cas  ûû  la  variable  esl 
réelle,  et  nous  poserons 


(19) 


<?•'  —  j  — 


celte  égalité  peut  s*écrire,  d'après  les  formules  (19), 
(ao)  e*'=^  cosz  -4-  tsîn;. 

En  changeant  z  en  —  3,  il  vient  encore 
g~zi  =  C0S5  —  i'sins, 
et  Ton  tire  inversement  de  ces  deux  relations 


.(21) 


fii^e-zi 


Ce  sont  les  formules  Lien  connues  d'Euler  qui  ramènent  les 
fonctions  circulaires  à  la  foncLiou  expo  oenli  elle.  Il  lies  inellent  en 
évideDcc  la  périodicité  de  ces  fonctions,  car  les  seconds  membres 
ne  changent  pas  quand  on  change  z  en  5  H- 2 t:.  Si  on  les  ajoute 
après  les  avoir  élevées  au  carré,  il  vient 

Prenons  encore  la  formule  d^addition  ^1*+*'^'-=  e^*e*'\  ou 

eos{;  i- z')  4-  i  Hin(-  --  z' ) 
=  f  C0S5  -h  *8În3)(cOS5'-H  tsîti^') 
=  C05  5  cas 5* —  siïiîsin^'—  n  sîn5  cos5  —  sinz  cosi  r, 


Ce  sont  là  des  transcendantes  entières,  auxquelles  s'étendent 
toutes  les  propriétés  des  fonctions  circulaires.  Ainsi  on  voit,  sur 
les  formule»  119),  que  la  dérivée  de  sin  z  esl  coss,  et  que  la  dérivée 
de  cos:j  est  —  s\uz;  ^'inz  se  change  en  —  sin-S,  tandis  que  cos^ 
ne  change  pas,  quand  on  change  z  en  —  z. 

Ces  nouvelles  transcendantes  se  raniénenL  à  la  foncLiou  expo- 
nentielle. Écrivons  en  eflet  le  dévelop[}ement  de  ^*S  en  réunissant 
ensemble  les  termes  de  même  parité, 


Il*   —  ^ïEmES   EiVTlËRES  A  TËRAIES   IJUAGf NOIRES 

cliaDgeons  dans  cette  forniiile  z  en  —  z^  z'  en  —  z\  il  vient 


et  Ton  lire  de  ces  deux  formules 

cc)9(  5  -4"  2*  ^  =  cos  S  cos  S*  —  sin  X  si  n  s\ 


Les  formules  d'addition  s'étendent  donc  au  cas  des  arguments 
imaginaires^  ainsi  que  toutes  leurs  conséquences.  Proposons-nous, 
par  exemple,  de  calculer  la  partie  réelle  et  le  coefficient  de  i 
dans  cos(>r^)'/)  et  sîn(j; -r-^*)*  Nous  a%'ons  d*abord,  d'après 
les  formules  d'Euler, 


COSJ't 


sin^i 


ï7 


=  isinliypj^; 


les  formules  dVddition  donnent  ensuite 

oo%(x-^jrii  ^  cosxcosj^i  ^  sin*r  sir»  >/—  cos-rcosbypj^ —  t  sinxsinbyp^, 
*iii{jr-r-j^i)  =  sin4:cos_^t -hcosjr  siji j  £  =  <\n  j^  voshypy -h icoix  sinhyp/. 

Les  autres  fonctions  circulaires  se  ramènent  aux  précédentes. 
On  a  par  exempte 


cos^ 


I     €'*- 


ce  qui  peut  encore  s^écrîre 


le  second  membre  est  une  fonction  rationnelle  de  e^*'  ;  la  tangente 
•diDCI  donc  la  période  t.. 

ilO.  Logarithmes.  —  Etant  donnée  une  quantité  imu^inaire  J* 
diBerente  de  aséro,  nous  avons  déjà  vu  (  n**  268  j  quel  ^équation  e**^^  z 
admet  une  intlnîté  de  racines.  Soit  a  =  x  -t-  (r  ;  p  et  ù>  désignant 
le  module  et  Targument  de  5,  on  tloit  avoir 

f,x  ^  p         y  =  to  -^  1 A  ît. 
L*ane  quelconque  de  ces  racines  est  dite  le  logarithme  de  5, 


■28  CHAPITRE   Xni.    —    FONCTIONS   O'CNE    VARIABLE  COUPLE \K. 

et  on  la  représente  par  Log(5)-  On  peut  donc  écrire 
Log(5  \  =  logp  -i-  i((a  ^-  i/ciz)f 

le  i>îgDe  log  étant  réservé  au  logarithme  népérien  ordinaire  d^iin 
nombre  positif.  Toute  quantité  réelle  ou  imaginaire^  différenle 
de  7,érOj  admet  donc  une  infinité  de  logarilhnies,  formant  une 
progression  arithmétique  de  raison  nni.  En  particulier  si  z  est 
un  nombre  réel  et  positif  x,  on  a  w  3^  o,  et  en  prenant  A'  ^  o, 
on  retrouve  le  logarithme  ordinaire;  mais  il  y  a  en  outre  une 
infinité  de  valeurs  imaginaires  pour  le  logarithme,  de  la  forme 
îoga; -h  2/rir/\  Si  z  est  réel  et  négatif,  on  peut  prendre  to  ^^  ti^ 
et  toutes  les  déterminations  du  logarithme  sont  imaginaires. 

Soit  z*  une  autre  quantité  imaginaire  de  module  p'  et  d'argu- 
ment to'.  On  a 

Log(^')  =  logp'-^  i((jii'h-  aA'-TT); 

en  ajoutant  les  rîeux  logarithmes,  il  vient 

Log^'-)  -+-  \jyg(s)  ~  logpp'  -+-  if  tt»  -H  ni'-^2(X--+-  X''  lit]. 

Comme  ^p'  est  égal  au  module  de  zz\  et  to -h  t*j'  égal  à  son 
argument,  on  peut  encore  écrire  cette  formule 

Log(^i  — Log(^')  =  Log(^5'), 

ce  qui  montre  que,  quand  on  ajoute  à  Tune  quelconque  des 
valeurs  de  Log(^)  Fune  quelconque  des  valeurs  de  Log(^^»  la 
somme  est  une  des  délerminntions  <le  Log(^^'). 

Imaginons  maintenant  que  la  variuble  :;  décrive  dans  son  plan 
une  courbe  continue  quelconque,  ne  passant  pas  par  l'origine; 
le  long  de  cette  courbe,  ù  et  to  varient  d'une  manière  continue  et 
i!  en  est  de  même  des  dilTé renies  déterminations  du  logarithme. 
Mais  il  peut  se  présenter  deux  cas  bien  distincts  lorsque  la  va- 
riable s  décrit  une  courbe  fermée.  Quand  z  parlant  d'un  point  «« 
revient  à  ce  point  après  avoir  df'crit  une  courbe  fermée  ne  renfer- 
mant pas  Torigine  à  son  intérieur,  Fargument  w  de  «  reprend  sa 
valeur  initiale  Wq,  et  les  dilTérentes  délei  mina  lions  du  logarithme 
reviennent  respectivement  a  leurs  valeurs  initiales.  Si  Ton  repré- 
sentait chaque  valeur  du  logarithme  par  un  point,  chacun  de  ces 
points  décrirait  une  courbe  fermée.  Au  contraire,  si  la  variable  z 
décrit  une  courbe  fermée  telle  que  la  courbe  MoNM  P  (yî:,*'*  55*)^ 


» 


11.    —  aÉAIES   ENTIÈRES   A    TEHM(i;â   lAlAGlNAIRES.  ay 

l'argument  de  z  augmente  de  2tî,  el  chaque  détermination  du 
logarithme  reprend  sa  valeur  initiale  augmentée  de  2Tzi.  D^une 
façon  générale,  lorsque  z  décrll  une  courbe  fermée  quelconque,  la 
valeur  linaledu  logarithme  est  égale  à  la  valeur  iniliale  augmentée 
de  aArTîi,  k  désignant  un  nombre  entier  positif  ou  négatif  que 
Ton  obtiendra  en  mesurant  l'angle  dont  a  tourné  le  rayon  vecteur 
joignant  rprigine  au  points.  Il  est  donc  impossible  de  considérer 
les  différentes  déterminations  de  Log(^)  comme  autant  de  fonc- 
ItODS  distinctes  de  ^,  si  Ton  n*apporte  aucune  restriction  à  la 
variation  de  cette  variable,  puisqu'on  peut  passer  de  Tune  à 
Tautre  par  continuité.  Ce  sont  autant  de  branches  d'une  même 
fonction f  qui  se  permutent  autour  du  point  critique  ^  =  o* 

A  rintérieur  d'une  aire  limitée  par  une  seule  courbe  fermée  et 
ne  renfermant  pas  rorij2;inej  chacune  des  délcrminations  de  Log(5) 
CSl  une  fonction  continue  et  uni  (orme  Je  z.  Pour  prouver  que 
Il  une  fonction  holomorphe,  il  suflit  de  montrer  qu'elle  admet 
~oe  dérivée  unique  en  chaque  jioint.  Soient  z  et  z^  deux  valeurs 
voisines  de  la  variable  et  Log(:;),  Log{z^)  les  valeurs  voisines  de 
la  détermination  choisie  du  logarithme;  lorsque  z^  tend  vers  :;,  le 
module  de  Log{Zi)  —  Log(5)  tend  vers  zéro.  Posons  Log(c)  :^  w, 
hogi^s^)  ^^  u^;  nous  avons 


LQg(g,)  —  Log{s}         Ui  —  u 


*r 


srsque  ii|   tend  vers  u,  le  quotient 


tU- 


II 


a  pour  limite  la 


dérivée  de  e",  c'est-à-dire  e"  ou   z.  Le  logîiritlime  a  donc  une 

dérivée  unique  en  chaque  point  qui  est  égale  u  ^^ 

D^une  façon  générale,  Lûg(^  --  a)  admet  une  iu  liai  te  de  Jcter- 
cntnalions  qui  se  permutent  autour  du  point  critique  z  =^  a,  et  la 

dérivée  de  cette  fonction  est  égale  à < 

La  fonction  ;;"*,  où  m  est  un  nombre  queltonque^  réel  ou  com- 
plexe, se  définit  au  mojen  de  Tégalité 

à  tooiiis  que  m  ne  soit  un  nombre  réel  et  comuiensurable,  cette 
ftiDClioD  admet,  comme  le  logarithme  iui-iuéme,  une  infinité  de 


30  CHVPITHfe:   XIII.    —    FONCTIONS    o'iNE   VARiAOLE   COMl'I.EXE. 

déterminalioïis,  qui  se  permutenl  quand  la  variable  tourne  autour 

du  point  ^  ^  o.  Il  suffira  de  tracer  une  coupure  indéfinie  suivaor 
une  demi-droîle  issue  de  l'origine  pour  que  chaque  branche  soil 
une  foncLton  holoniorphe  dans  tout  le  plan.  La  dérivée  a  pour 
expression 


m 


^mLoris)  ^  /7ii'«"* 


et  il  est  clair  que  Ton  doit  prendre  la  même  valeur  pour  l*arga- 
ment  de  z  dans  la  fonclion  et  dans  sa  dérivée. 

271.  Fonctions  inverses  :  arcsîn^,  arclaiigs.  —  Les  fonctions 
inverses  de  sin5,  cos5,  tan^^  se  définissent  d^une  façon  analogue. 
Ainsi  on  délinÎL  la  fonction  a  =  arcsîn^  piir  la  relation 

z  ^  6îti  t(  ; 

pour  résoudre  celte  équation  par  rapport  k  ;/,  on  l'écrit 

«  =  : —    : r-  f 

et  Ton  est  conduit  k  une  équation  du  second  degré 

(a'i)  U*  —  2i'^U  — j  =  o 

pour  déterminer  rinconnue  auxiliaire  U  =:  e*".  On  tire  de  cette 


U  =  *5  -t  /T 


(%i)  tt  —  arc  Sinz  —  -.  Log(£i  ±:  $/i  —  5*), 

L'équation  ^  =  sin«  admet  donc  deux  séries  de  racines,  pro* 
venant  d'une  part  des  deux  valeurs  dn  radical  ^/i — 5-,  d'autre 
part  des  déterminations  en  nombre  infini  du  logaritbnic.  Mais 
si  Ton  connaît  l'une  de  ces  délcrnona lions,  on  peut  en  déduire 
aisément  toutes  les  autres.  Soient  U^=:p'e'***'  et  lj"=3  p^er^***  les 
deux  rariucs  de  réquation  (22);  on  a  entre  ces  racines  la  rela- 
tion U'U"=^  — 1,  el  par  suite  p'p''^  1 ,  to'-h  <«»''=( 2 /i  H-  i  )7z.  On 
peut  évidemment  supposer  w*':^  tc  —  tii',  et  Ton  a 

Log(  U'  I  =  —  logp'-»-  i(7T  —  tù-\-  'lA'ir). 


Toutes  les  déterminations  de  arcsiiis  sont  donc  comprises  dans 
l'une  des  deux  formules 


arc  sins  =  tAj'-+-  nÂ^'n  —  ilogp\         arc  5lnz  =  ir  h-  ^Ar'ir  —  < 

If|a^on  peut  encore  écrire,  en  posant  u' =^  ti>'^  ilogù\ 
(X)  arc  sio5  ^  w'-t- aA'^, 

(BV  arc  sin5  =  (  aX-*-^  t  )7r  —  «\ 


tlogp', 


I 


Lorsque  Ja  variable  z  décrit  une  courbe  coiMinue,  les  diverses 
déterminations  du  logarithme  de  la  formule  (aj)  varient  en 
géûëral  d'une  manière  conlinue./Les  seuls  points  critiques  que 
l'on  puisse  avoir  sont  les  points  z  ^^  zïz  i  ^  autour  desquels  les 
deux  valeurs  du  radical  y/i  —  z'^  se  permutent  ;  il  ne  peut  y  avoir 
de  valeur  de  z  annulant  is  ±  y^i  —  ^^,  car,  en  élevant  au  carré  les 
deux  membres  de  Téquation  iz^  ^\/^  —  ^^r  ^^  ^"  ^''c  i  =  o. 

Imaginons  que  l'on  trace  deux  coupures  le  long  de  Taxe  réel, 
Tune  allant  de  —  oo  au  |  oint  —  i ,  Tautre  du  point  4-1  à  -|-  QO.  Si 
le  chemin  décrit  par  lu  %^ariaLle  est  assujetti  à  ne  pas  francliir  ces 
deux  coupures,  les  diverses  déterminations  de  arcsin^  sont  des 
fonctions  uniformes  de  z.  En  effet,  lorscpie  la  variable  ;:  décrit  un 
cbemin  fermé  ne  franchissant  aucune  de  ces  coupures,  les  deux 
racines  U',  U"  de  T équation  (2?,)  décrivent  aussi  des  courbes 
fermées.  Aucune  de  ces  courbes  ne  renferme  Torigioe  à  i' inté- 
rieur î^j  la  courbe  décrite  par  la  racine  U'  par  exemple  comprenait 
i'ûrififine  à  Tiolérieur,  cette  courbe  couperait  au  moins  une  fois 
Wxe  Oy\  CD  un  point  situé  au-dessus  de  0\r.  Or  à  une  valeur 
Ût  V  de  la  forme  ia(Qi>-u),  la  relation  (2a)  fait  correspondre 

tme  valeur     "^      de  s,  réelle  et  ">  i .  La  courbe  décrite  par  le 

point  z  devrait  donc  traverser  la  coupure  qui  va  de  -i-  i  à  -i-  ûo. 
Le*  diverses  délenniua lions  de  arc  sin  z  sont  en  outre  des  fonc- 
lîooft  bolomorpbes  de  z.  En  effet,  soient  u  et  ;/,  deux  valeurs  voi- 
sin iës  de  arc  sin^,  correspondant  à  deux  valeurs  voisines  ::  et  Zy  de 

la  variable.  Ou  a 

«i  —  u  _        r*  r  —  u 


iSS^ne  le  module  de  w»  —  u  tend  vers  zéro,  le  rapport  précédent 


Si 


CHAPITRE    XIIK 


FONCTIONS   D  UNE  VARIABLE   COMt'I 


a  pour  limite 


Les  deux  valeurs  de  la 


se  cor- 


respondenl  aux  deux  séries  de  valeurs  (A)  et  (B)  de  arcsin^. 

Quaûd  Oïl  o*inipose  aucune  restriction  â  la  variation  de  ^,  on 
peut  passer  d'une  valeur  inilîale  détermioëe  de  arcsin^  à  une 
quelconque  des  délermi nations,  en  faisant  décrire  à  la  variable  z 
une  courbe  fermée  convenable.  En  effet,  on  voit  d'abord  que 
lorsque  z  décrit.,  autour  du  point  ^  iz^  i ,  une  courbe  fermée  laissant 

le  point  3  =  —  là  rextérieur,  les  deux  valeurs  du  radical  \/i  — «* 

se  permutent  et  Ton  passe  d'une  détermination  de  la  série  (A)  à 
une  détermination  de  la  série  (B),  Supposons  ensuite  que  l'on 
fasse  décrire  à  z  une  circonférence  de  rayon  R  supérieur  à  un, 
avant  pour  centre  Tori^îne;  les  deux  points  U',  U*'  décrivent 
chacun  une  courbe  fermée.  Au  point  ;;  —  -h  R,  rë<|nation  (22) 
fait  correspondre  deux  valeurs  de  U,  U^=^  la,  U*':^  / jî,  où  a  et  ^ 
sont  positifs j  au  point  ^=  — R^  la  même  équation  fait  corres- 
pondre les  valeurs  U'^  —  îa',  D" --^  —^P\  a'  et  [3'  étant  encore 
posilifs.  Les  courbes  fermées  décrites  par  chacun  des  deux  points 
U',  U*^  coupent  donc  Taxe  Oy  en  deux  points,  Ton  au-dessus, 
Fautre  au-dessous  du  point  O;  chacun  des  logarithmes  Log(U'), 
Lo^iU' )  aug^mente  ou  diininue  de  2  7tt. 

On  dciinit  de  même  la  fonction  arc  tangxî  au  moyen  de  la  rela- 
tion tangw  ^^  ^,  ou 


on  en  tire 


e'*"=: 


et  par  suiie 


1  <?»«• 

—  1 

/     tflW' 

-t"  ] 

' 

l-h  iz 
1  —  is 

i 

i 

— 

—  > 

Z 

-  Vï 

f\tr  l 

/  - 

—  Z 

Cette  expression  met  en  évidence  les  deux  points  critiques  loga- 
rithmiques it  ide  la  fonction  arc  tan^^^.  Quand  la  variable  z  tourne 

autourd'un  de  ces  points,  Logf-: — -^j  augmente  ou  diminue  de  27;/, 

et  arc  tang^  augmente  ou  diminue  de  t:. 

272.  AppMcatîon  au  caloal  intégral.  ~  Les  dérivées  des  fonc- 
tions que  nous  venons  de  définir  ont  la   même  expression   que 


Il,    —   SERIES    ENTIEEIL;    A    TERMES    IMAGINAIRES» 

lorsque  la  variable  est  rrelle,  Inverseruenl,  les  règles  qui  donnriil 
lies  fouctionts  priniiLÎves  s'élenJciit  aussi  aux  fondions  el»_^nien^ 

laires  de  \ariablcs  complexes.  Ainsi,  en  désignant  par   i f[z)dz 

loiile  fonclion  de  la  variable  complexe  :;  doiU  la  dérivée  esiy(^). 


on  a 


/ 


Xdz 


{z^ay* 


s 


Xdz 


m  >i, 


Ces  deux  formules  jiermeltenl  de  trouver  une  fonclian  primitive 
d'une  fonction  rationnelle  queleonqne,  à  coeflicients  réels  ou  ima- 
ginaires, pourvu  qu*on  eonuaîsse  les  racines  du  dénominatewr. 
Considérons  en  particulier  une  fonction  rationnelle  à  coeffi- 
cienis  réels  d'nne  variable  réelle  x\  Si  le  dénominateur  a  des 
raeîties  imaginaires,  elles  sont  conjuguées  deux  a  deux,  et  avec  le 
même  degré  de  multipHcilé.  Soient  a  -\-  |3f  cl  a  —  [i/deux  raciues 
conjuguées  dordre  //  de  multiplicité.  Dans  la  décomjjosition  en 
I  fractions  simples,  si  Ton  opère  pour  les  racines  imaginaires  cofiiiTïc 
pour  les  racines  réelles,  la  racine  a -+-  |ï/  fournira  une  suite  de 
fractions  simples 

|€l  Ia  racine  a — ^i  fouruiia  une  suite  analogue  dont  les  numéia- 
lears  seront  conjugués  des  précédents.  Réunissons,  dans  la  tVmc- 
lion  primitive,  les  tenues  qui   proviennent  ries  ftiiclions  eonju- 

Iguées;  nous  durons,  si  />  >  i . 

^ I       f        M^,^Nf,i:  M;,— N^f       1 


M, 


i^f,t)(T—  %-h  ^hp-^-^. 


et:  le  ouméraleur  est  évidemment  la  somme  de  {leu\   pohnomes 
lïmagitiaires  conjugués.  St  />  ^^^  i ,  ou  a 


M|-^Nt/ 


-.r/j- 


=  (  M,^  N,i)  Log[(2P—  zj  -^  '^i\  ^  (Ml—  N,  0  Log[(,r  ^  «;  ^  pt], 
r*  ,  tT  ^  3 


CHAE^ITRK    \U\.    —    FONCTIONS   II  LVNE   VAIUAHLK   roMl^LKXC. 

lieiii[)la<^oïis  les  lagîjiithmes  parleur*  cx|ircssioiis  développées^ 
il  reste  au  second  membre 


M I J  cig  [  (  j*  —  ï  }*  T-  p  *  ]  ^  *  ^  I  a  rc  t  a  n  g 


il  s  II  ni  t  tic  remplacer  arc  tîing— ^—  pyr  /  **  —  arc  iBUg- — k —  }  pour 

retrouver  le  rcsiiltaL  oblenu   direclerueoL  sans  riolroduclion  de 
symboles  imaginaires  (I,  n*'  lOÎÎ)- 

Considérons  encore  Tinlégrale  indëiïnie 


f 


V^A; 


•iBx^C 


(jiii  a  deux  formes  essentiellemenl  didereules  i  l^  rj**  105),  suivant^ 
le  signe  de  A.  L*nilroducl!on  d^ine  variable  complexe  ramène  les 
deux  formules  à  une  seule;  en  clFet,  si,  dans  hi  (ormule 


/ 


clj; 


Vl 


^  Log(j7  ^  |/n-x*), 


nous  ehangeons  x  en  /.r,  il  vient 


et  le  second  membre  re  présente  précisé  nient  arc  s!n.r. 

L^inlroduclion  de  symboles  imaginaires  dans  le  calcul  inlcgral      \ 
permet  donc  de  ramener  Tune  à  l'autre  des  formules  dont  on  ne 
pourrait  saisir  la  parenté,  si  Ton  ne  sortait  pas  du  domaine  réel| 
Wiiei  encore  un  exe  m  (de  de  sîmplifiealioii  dû  à  Femplo!  des  ima- 
ginaires. On  a,  ft  et  />  étant  réels, 


^.     i^ht     V  ffj.    ^ 


g^a-hbih 


a  —  (h 


ht 


«>- 


-  e^'^i^osbx  -i-  f  siu  6^)  ; 


égalons  les  parties  réelles  et  les  coefficîenls  de  /,  et  nous  avons  du 
nii^me  cotip  deux  intégrales  déjà  calculées  (1,  iV  119) 


a' 


6^ 


IT.  —  séntËS  ENnéREs  a  TEnyEâ  iuaginaiiies.  35 

In  ramftiK*  de  même  les  dcuv  înlégrales 

à  riulégrale  j  x'^ e^'^'^^^-^ dx j  que  Ton  calcule  par  tme  suîle  d'in' 
lég  ration  s  par  parties* 

27S.  Décomposition  en  éléments  simples  d'une  fonction  ration- 
nelle de  nin^  et  de  e.o^z.  —  Klsirit  donnée  une  fonelion  ralionnelle 
de  siri^  el  de  cos^,  F(sni:;^  cos^}^  si  Ton  y  remplace  sïri^  et  cosz 
par  leurs  expressions  tirées  des  formules  d*Euler,  elle  se  change 
en  tinc  fonction  rationnelle  R(/)  de  t^e^^.  Celte  fonction  K{/). 
décomposée  en  éléments  simple';,  se  composera  d'abord  d'une 
partie  entière,  et  d%iue  suite  de  fractions  provenant  des  racines  du 
dénomifiatenr  de  H(')*  Si  ce  dénominateur  admet  la  racine  £  r^  u, 
nous  réunirons  à  la  [*artie  entière  les  fractions  pruveiiauL  Je  celle 
racine,  ce  <|Hi  chinn*  ra  on  polynume  on  une  fonction  riiliojinrlle 


H.(/) 


^K„,r' 


lesiposaiit  m  pouvant  avoir  des  valeurs  négatives. 

Soit  i  :^3  a  une  racine  dilTércote  dezcro  du  dénomioaleur.  Cette 
racine  donnera  une  suite  de  fractions  simples 


/-"-r^ 


A, 


Lîi   racine  n   n 'étant  |ias  nulle,    soit   a    une   racine  de   rétjua- 
Vion  e^' =  «  ;  ; — — ;  petit  s^exprimer  très  simplement  au   mo\en 


lie  coi' 


On  a,  en  elFel, 


eut =  i  --■ ~—  =  M  H ]  » 

cl  I  on  en  tire  înverâemeut 

I                 i                    *     /        .       --^\ 
— —  =  —  = —    I  -t-  4  coi ; 

la  fraction  rationnelle /(^)  se  cliange  Jonc  ciï  un   polynôme  de 


36  CHAPITRE    XIII.    —   FONCTIONS   d'uNK   VARIABLE   COMPLEXE. 

degré  n  en  col^^ — > 

AJh-  A\cot^^^  -h  A^cotM  "~°^  W.  ..H-  A^cot^*^     ~  '  j  . 

Les  puissances  successives  de  la  cotangenle  jusqu^à  la  /i'^°»<^ 
peuvent  à  leur  tour  s'exprimer  au  moyen  des  dérivées  successives 
jusqu'à  la  (/?  —  i^^n'c.  ^^  eflTel,  on  a  d'abord 

dcoiz  I 

— -j —  = r-j-  =  -  I  —  col' -s, 

ce  qui  permet  d'exprimer  cot^^  au  moyen  de  —rr~^  ^^  ''o°  ^^' 

montre  aisément  de  proche  en  proche  que,  si  la  loi  est  vraie 
jusqu'à  col"  5,  elle  est  encore  vraie  pour  cof^*  >s.  Le  polynôme 

précédent  de  degré  n  en  cot^^-;^ —  se  changera  en  une  expression 
linéaire  par  rapport  à  cot et  à  ses  dérivées, 

;;  —  a  d  /       z  —  a\  rf"-*    /       z  —  a^ 

Xo-t-  «.1)1  cot h  tl»j  -j-  (  cot )  H-. . .-}-  cl./i  ~i :  (  cot )  • 

2  az  \  "i-     /  az"-*  \  'î     I 

Opérons  de  même  avec  toutes  les  racines  6,  c,  .  .  . ,  /  du  déno- 
minateur de  R(i)  différentes  de  zéro,  et  ajoutons  les  résultats 
obtenus  après  avoir  remplacé  t  par  e*'  dans  R,  (^).  La  fonclion 
rationnelle  considérée  F(sini;,  cos^)  se  composera  de  deux  parties 

(2.5)  F(sin5,  cos5)  =  4>(3)4-^7c); 

la  fonction  ^(^î),  q"i  est  Tanalogue  de  la  partie  entière  d'une 
fonclion  rationnelle  de  la  variable,  esl  de  la  forme 

(26)  <!>(;;)=  C -h  2(a,„co5m^  -h  p,„sinm5), 

où  m  est  un  nombre  enlier  non  nul.  Quant  à  ^^(:î),  qui  est  l'ana- 
logue de  la  partie  fractionnaire  d'une  fonclion  rationnelle,  c'est 
une  expression  de  la  forme 


(^7) 


a         ./-  — «\       ,      d        iz-%\  ,      flf«-i  /z-^a\ 


î;    —  SÉRIES   ENTfÈRES   A    TERMES   IMAGrNAIRES.  Sy 

Bsl  la  fonclion  cnt  (- J  (|yi  j^uie  ici  le  ruîe  tl'élrmcnt  siinpli»^ 

comme  la  fraction  nnûr  une  lûnclion  nilioiitielle.  (*elle  dé- 

j  —  ti  ' 

compositioti  do  F(siriw,  cos:;)  se  prèle  faciluincnt  a  l'inlégralioii  ; 

on  a  en  ellet 

fcolLZl  dz  =  .  Log  [siu  (^)]  ' 

et  \^%  aulres  termes  s'înLr^^reiil  îmaiétlialemi-iiL  l*uiir  t|ue  la  fonc- 
lîoD  primitive  soii  pf'*riodiqiie  il  faut  et  il  stinît  que  tous  les  coef- 
ricienls  C,  .L|,  iU»i,  .  .  »,  soient  nuls. 

Pralîrjtieinenl,  il  nV^t  jjas  loiijoiiis  iit'eessaîre  de  passer  par 
toutes  ces  I  ra  n  s  lor  mations  successives  pour  me  tire  la  fimction 
F($in5.  COS5)  sous  la  forme  lîiialc  (aS).  Soit  a  une  valeur  de  z 
rendant  la  foncliou  F  îuiiiiie;  on  peut  toujours,  par  une  simple 

divisiou,  calculer  les  coenicienls  de  y- -j  •— »  dans  la 

^  —  %    (  ^  —  1  )î 

partie  infîDic  pour  :;  ==  a  (I,  n*'  183).  (Tautro  part,  on  a 


coi- 


K 


P(3  —  a)  étant  une  série  entière  ;  eu  égalant  les  coetlieieuts  des 

I  puissances  siiccesstveâ  de  — dans  les  deux  membres  «le  la  for- 

[mute*  (^j),  OQ  aura  donc  facilement  *t|,  -I-m,  ...»  -l^i. 

Preooiï*  par  exemple  la   I onction   — — ~  oui  devient,  en 

LpusaDl  c^*  =:z  t^  e*'=;  a, 


'\at 


rt(/iH-i)_/(fi*-4-l)' 


[le  dénuriiinaleur  admet  les  deux  racines  simples  ^  :=:^  r/^  /  r=  -  et 

lie  numérateur  est  de  degré  inférieur  à  celui  du  dénominateur, 
IOq  oara  dooc  une  décomposition  de  la  forme 


^=  C  -f-  ^i>  eut  - 


llli  COL- 


déterminer  .1-^  multipllims  les  deux   lucmlu-es  [lar  :;  —  jï, 


[ef  faUonfï  erisuile  z %\  \\  \un\  X. 


Un   trouve  de 


iméme  i»l»  = 


asm  s 


Remplaçons  .t  et  \\\i  par  ces  valeurs  et  faisons 


/ 


z  =^  M,  on  iroLive  C  =  o,  el  II  rcsle  la  Ibrimilo 


~    =^    : COt 


col 


Remarque.  —  Lors(|»e  Ui  fonction  F(sinw,  cosr)  admel  la 
période  71,  on  peut  Texprliner  ralîonnellement  au  moyen  de  e-*', 
et  prciidrn  poirr  élrmenls  simples  col(:^  —  at),  col(3  —  p),   . .  •* 

27  i.  Développement  deLog{i  n-  :?),  —  Les  Ira  nsc  en  dan  les  qne 
nous  avons  deiinies  sonl  de  denx  sortes  :  les  unes,  comme  e-,  sin^. 
cos  3,  sont  holomorplies  dans  lonl  le  {diin,  tandis  ipie  Log(^), 
arclatigs^  *,.  présentent  des  points  singuliers,  et  ne  peuvent 
être  représe niées  par  des  développements  en  séries  entières  con- 
vergentes dans  lonl  le  plan.  IMais  on  a  encore  des  développe* 
nients  valables  ponr  certaines  parties  dn  plan;  nous  allons  le 
montrer  pour  la  fonction  logarithmique. 

Une  simjde  division  conduit  à  la  formide  élémentaire 


^  -h  :;-  —  3"* . ,  ♦  4- (—  ï )"  x«  : 


si  Ton  a  I-:;  I  <;  ï .  le  reste  — tend  vers  z.éro  lorsque  n  croît  indé- 

finimenl  el,  à  l'intérieur*  du  cercle  i\  de  rayon  1 ,  on  a 

I  -+-  5 
Soît  F(^)  la  série  obtenue  en  inléj^ranl  terme  i\  Icrme 

5V 


cette  série  est  convergente  dans  ce  cercle,  et  représente  une  fonc- 

—  *  Nous  connaissons 


lion  holomorphe  dont  U  dérivée F'( 5)  =  — 

déjà  une  fonction  dont  la  dérivée  esl  la  même;  e*cst  Log(i  -^  3). 
La  différence  Lo^{i -\- z)  —  F(5)/ se  réduit  donc  à  une  eoo- 
slante  (♦);   |)Our  déterminer  cette  constante,  it  faut   préciser  ta 


(*)  Pour  que  lîi  dérivée  d'iifu-  foiictunï  atiajytîque  \h   Yj"soit  nulle,  il  fayl 


que  l'un  iiil  (  n*  ïiOt)  ^  =  o,   , 
donc  constante. 


o,  cl  par  suiU^  —  =  -—  =  o;  \  et  1   sanx 


11.    —   SÉBÎKS   ENTIERES   A    TKR5JKS    IMACI.XAIUKS.  Ht) 

délerminatioti  choi!»îe  du  loiçaiitlune.  Si  nous  prenons  celle  qui 
>*aiiniile  pour  z  =  o,  on  a,  pour  tout  [ioînl  inlérîenr  à  C, 

;:        s»        z^        5* 

Joignons  Ir  poiîit  A  au  poiril  M  qui  représente  z  (fig*  60);  le 
module  de  t^z  esl   représenlé  par  la  long^neur /' ^  AM,  et  l'on 


peiil  prendre  pour  argnment  l'an^rle  a  que  fait  AM  avec  AO,  ang^le 

qui  reste  compris  entre  —  ^  et  -H  -  lorsque  le  poiol   M  reste  à 

rûilërieur  de  C*  La  délerminalion  du  iogariUune  qui  s'annule 
pour  r  =^  o  est  égale  à  logA"+  i%^  et  la  fomiiile  ('.^8)  ne  présente 
aucune  atnbîguïté. 

En  changeant  dans  cette  formule  -^  en  —  3,  el  relianehanl  les 
deux  fonnules,  on  a  encore 

Ï^^TOn  remplace  ensuite  z  par  tz^  on  retrouve  le  développement 
fde  are  tang^ 

I  /  I  -f-  1 5  \  _  5         z*        5* 

dir  1,...-:^  .=    _.     ,og^— — -:^J   -     ^    _  —  -1-   —  ^ 

lrie(iil$;  rcalc  con^crgcnti'  en  luut  poiiH  du  cercli^  de  convergence 


40  CHAPITRE   XIII.   —    FONCTIONS   D  UNK   VARIABLE    COJIPLEXK. 

sauf  au  point  A.  En  eiïet,  soit  z  =  e*^  un  point  M'  de  ce  cercle;  les  deux 
séries 

COS2  9       cos3  0        cos40 

cosO 1 h..., 

•2  J  4 

.    „        sinsiO        sin30        siniO 

sin  0 i -^ h . . . 

•2  3  4 

sont  l'une  et  l'autre  convergentes  sauf  pour  0  =  (aXr-f- i  )i:  (1,  n"  166). 

D'après  le  théorème  d'Abel,  la  somme  de  la  série  au  point  M'  est  la  limite 

vers  laquelle   tend   la   somme   de   la    série   en   un   point   M   situé   sur  le 

rayon  OM'.  Si  Ton  suppose  6  compris  entre  —  t  et  -i- i:,  l'angle  a  a  pour 

0  0 

limite  ->  et  le  module  AM  a  pour  limite  'i  cos-.  Nous  pouvons  donc  écrire 

,  ,  .  .       cos 2 6       cos 3 6       cos 40 

lopr  (  2  cos  -  I  =  cosO  — 


log  (  2  cos  -  ) 


2  3  4 


0  .    .       sin'20        sin30  ,  ^n  ^     x 

-  =  smO H ...         (  — t:<0<t:). 

'?.  2  i 

Si,  dans  la  dernière  formule  on  remplace  9  par  0  —  t:,  on  retrouve  une 
formule  déjà  établie  directement  (I,  n**  198). 

275.  Extension  de  la  formule  du  binôme.  —  Dans  un  Mémoire 
fondamental  pour  la  théorie  des  séries  entières,  Abel  s'est  pro- 
posé de  déterminer  la  somme  de  la  série  convergente 

/      ,           ,               m           ni(ni  —  i)^ 
^im,z)  =  i-^  -  z-^ — ;;2-,-... 

*  i  m(m  —  \)...(ni  —  p-r-i) 

[  l   .'1.   ,.  p 

pour  toutes  les  valeurs  réelles  ou  imaginaires  de  m  et  de  j,  pourvu 
que  l'on  ait  |3|  <<  i  •  On  pourrait  y  arriver  au  moyen  d'une  équa- 
tion difiérentielle,  comme  on  l'a  indiqué  à  propos  des  variables 
réelles  (I,  n°  179).  La  méthode  suivante,  qui  offre  une  applica- 
tion des  résultats  du  n"  268,  se  rapproche  davantage  de  la  marche 
suivie  par  Abel.  Pour  cela,  nous  supposerons  z  donné  et  |3|  <^i, 
et  nous  étudierons  les  propriétés  de  '^(m,  :;)  considérée  comme 
fonction  de  m.  Si  m  est  un  nombre  entier  positif,  celte  fonction 
se  réduit  évidemment  au  polynôme  (i -r- zY" .  Si  m  et  m'  sont 
deux  valeurs  quelconques  du  paramètre  m,  on  a  toujours 

(3(>)  ?(7'iî  -^j'f (''^'1  -=)  ~  '^{ni-  -  m\  z). 

En    effet,    effectuons    le    produit    des  deux    séries    'f(w,    z), 


II.    —   SKHIES   KXTIERES   A    TERMES   IMVtiJNArriES.  4  F 

}^m\  s)  par  la  rt*gle  ordinaire  ;  le  coeÛicicnl,  de  zp  d'Ans  le  prodiiil 
B^t  égal  à 

ttD  posant  pour  abréger 

m(rn —  i ) . , .f  wi  —  X -v- 1 ) 


ifH  = 


:^ir~F 


T^clatiou  ronclionnetlo  seni  êtahlie  si  l'on  monlre  queFexpres' 
Isiaii  (.^i)e$l  idenlifuie  au  coeffictcnï.  de  zP  dans  'z[tN  t  m\  r)j 
c'est-à-dire  à  (m  -i-m')p.  On  pourrail  veiifier  directement  l'iden- 
iité 

î  mais  le  calcul  est  inutile  si  Ton  observe  que  In  relation  (3o)  est 

I  cerUioement  vérifiée  toutes  les  fois  que  m  et  m'  sont  des  nombres 
€atier5  positil's.  Les  deux  membres  de  la  i'orruule  (-*?)  soul  des 

ipolYaomes  entiers  en  m  et  m'qui  sonl  é*^aux  toutes  les  fois  que  m 
et  m'  sont  des  nombres  entiers  positifs:  chmc  îls  sont  identiques. 
D'autre  part,  '^(m,  z)  peut  être  dévelo|)pée  en  série  enlirre 
ontonnce  suivant  les  puissances  croissantes  de  m.   lin  efVet,  si 

[tious  effectuons  tous  les  produits  indiqués,  'f{m,  z)  peut  tïLrc  con- 
sidérée comme  la  somme  d'une  série  double 


©(  W,   5  ï  =r  1  -t-  —  -  — 


-r- 

m-  ^j       m'  _j 

•1                      2 

-?-■■ 

* 

nit* 

U  2  .  .  .  /I 


Zf*-^. 


tttand  on  fait  la  somme  (nir  colonnes.  Celte  série  double  est  abso- 

lurnent  convergente.  En  efl'et,  soient  |cj  =  p  et  ]//j]=it;  si  Ton 

^tnplace  chaque  terme  par  son  module,  la  somme  des  termes  de 

DDitvelle  série  com[ïi'i^  dans  la  (p  -f-  ly"^*"*-'  colonne  est  égale  à 


^  ir-h  l),,J^-h  p  —  \  ) 


?'% 


i  ,1, . . p 
'e-ît  le  terme  général  d'une  série  coiiverij^ente.  On  [>eiit  donc 


i'i  CtUPITRL'   XIII,   —    rO>CTIOXS  0  INK   VABIABLK  COMPLEXE. 

faire  la  somme  de  la  série  double  (33)  par  lif^nes,  et  IVm  obtient 
pour  '^{m^  z)  un  développement  en  série  entière 


^(/îi,  -3)  =  IH m  H- 


«î 


l)*Hprès  la  relation  (3o)  cl  les  résii liais  rtiililis  |>In5  haut  (n^  268), 
celte  série  tloit  être  idenlitjue  ii  r"-'".  Or  le  coefficienl  de  m 


•■^Log(i-h  3); 


on  a  donc 

(34) 


Ç)(fll,    Z}  =  e'"'ôï(l+5)^ 


!a  détermination  du  lo^^^arithme  étant  celle  <]uî  s'annide  pour 
z  ^o.  On  représente  encore  celte  expression  ]>ur  (1  H-  ^)'"î  mais, 
pour  savuH"  sans  ambij^uilé  la  valeur  dont  ï\  s'a-^^ît,  il  est  commode 
de  se  reporter  à  l'expression  e'"*-'^i  '^='. 

Soit  m^^a-h'^i;   r  el   a   ayani   la   même   signification  qu'ati 
paragraphe  précédent,  on  a 

Ftiur  tonnincr  ro  sujet,  êludiuii^i  encore  ïa  séné  sur  le  cercle  de  eon- 
vct'gence.  Soit  Lî,|  le  module  du  terme  {généra ï,  pour  un  point  z  de  ce 
cercle;  le  rapjïort  de  deux  termes  consécutifs  de  la  série  dcî»  utoduks 
I  wi  —  «  -H  î 


est  ejiïal  à 


v^d 


1  c'est-a-dire,  si  /«  =  jjt.  -+-  v/,  à 


fO* 


la  function  t&(«)  restaiu  finie  lorsque  ^  croît  indéfiainient,  D'aprê!?  une  ré^lo 
de  conver|;ence  cnnnue  (1»  n"  163).  eeltc  série  ej^t  conveif^enle  lorsijui' 
^ -I-  I  >  I  et  diverj;er>re  dans  tous  les  aulies  cas.  La  série  (>9 }  esf  donc 
absolument  convergente  en  tous  les  points  tht  ccrde  de  corne  rire  nrr 
lorsque  ^i  est  positif. 
Si  |A -+- 1  est  négatif  ou  nul»  le   module  du  leiim-  i;ru»*ral  ne  sa  jamm^ 

en   décroissant,   puisque   le  raj^port       ''^^    est  constaaimeul  supciîeur  a 

Un 

l'unité.  La  série  est  divergente  en  tous  les  points  dit  cercle,  lorsque 
l'on  a  jij  —  1. 

n  reste  à  étudier  le  cas  où  l'on  a  —  i  <I  |^5o.  Considérons  lu  série  dont 


m.    —    NOTIONS   s  LU    l.V    Hi:iMU:si;NT\riUN    (O-NFOUMK.  H 

teimie  général  csl  UJ;  ic  rap|iorl  âc  deux  termes  consécutifs  est  égaï  ^j 

9\(  fi) 


(i— n — _  ^  ^^       ^i^iL^L 

\  tt  n*    /  H 


l€l,  si  Ton  choisit  p  a^sez  j^rand  poiir  que  Ton  ail  /î(|1  -^  i)  >  i,  celte  *^énr 
Ispra  convergente-  Il  i^Vnsiiïi  que  IS^^  et  par  f^uhv  le  niodiile  du  terme 
I général  U^  tendeni  vers  zéro.  Cela  éUinl.  diin^  riilenliic 


o(  ;«.  5  )(i  - 


^)  —  o(  /«  -+-  I,  -5  ), 


,  prenons  srulenienl  don*^  les  iîeu\  membres  les   lermes  rie  degré   inférieur 
,  i»u  égal  à  «;  il  re*tc  la  relaiinn 


Sn(t-T-s)  =  s;,-f- 


m(  m  —  I  )* .  J  m 


■•) 


t  ,'A. . .  n 


^/it-i^ 


t  Sy  el  S^  désignant  rc^^pectivemenl  la  somme  des  (n  -h  t)  preuiiers  terme? 
I  de  f  (»i,  -s)  et  de  ç(m  -+-  j,  z\.  Si  h  partie  réelle  t\p  m  est  comprise  entre 
'  —  t  et  il,  Ià  partie  réelle  de  m  -^  i  est  positive.  Supposons  \s\  =  i;  lorsque 
fie  nombre  n  rroit  iniléflnimeiiî,  SI,  tcntï  ver*,  une  limite,  et  le  terme  eoin- 
fdénnentaîre  icnd  ver^  7,éro;  il  en  résulte  que  S„  tend  aussi  ver*,  uit** 
limite*  à  moins  que  Ton  n'ait  i -î- -s  =  o.  Donc,  lorsque  — ^i<fA  =  *i|  /« 
Siérie  est  convergente  en  tous  les  points  du  cercle  de  com'erffencef  sauf 
'  au  point  s  =  —  t. 


111.  —  iNOTtONS  suit  LA  BEPHÉSENÏ ATIO\   CÛM-'OB.VIK. 


3f76.  Interprétation  géométrique  de  la  dérivée.  —  Soit  //  =:  X-f- Y/ 

îine  fcinclion  iinalylii[ru^  J*^  la  %'ariabl<*  cuiiiplexe  :;.  holomorphe 

îV  rintérieur  îWm  ccmlour  rfrrmé  (1;  uinis  re|>résenl*Tons  la  valeur 

Ide  tt  pur  le  poiiil   Je  cooi*do nuées  X^   Y  dans,  un  svj^léme  d'axes 

f  rectangulaire  s;  pour  la  commi>diti*  des  énoncés  qui  vojil  suivre^ 

itiuti^  supposerons  les  axes  OX,  i)\  respectiveiuenl  pandlùles  aux 

laxes  OX  et  oy  et  de  même  disposition  que  les  preuiiers,  dans  le 

Ifn^mt*  plan  ou  dans   un   plan   parallèle  au   f>lao  J'oy.   Lorsque  le 

Ipoînl   z  «lécril    Taire  A  limitée   par  le  eonïour  C,  le   point  u  de 

leoordonnées  (X.  Y)  décrit    dans  son    plan   ujje  aire  A';   la  rela- 

ioa   M^=/{s)  déÉînit  doue  un  certain    niudr  de  eorrespondance 

l'Ulrr  les  points  de  deux  plans,  ou  de  deux  pointions  de  plan.  Mais. 

cmusc  des  relatiojis  qui  lient  les  dérivées  des  fonctions  X,  ^  ,  Il 

*t  évident  que  ce   mode  de  correspondance  doit   posséder  des 

propriciés  parlicaliéi*es;  nous  allons  luoiitrer  que  /rs  angles  sont 

ûonset^'és. 


44  CHAPITRE   XIII.    —    FONCTIONS    d'lNE  VARIABLE   COMPLEXE. 

Soient  :;  et  Zi  deux  points  voisins  de  Taire  A,  u  et  U\  les  points 
correspondants   de  l'aire    A';   d'après   la  définition  même  de  la 

dérivée,  le  quotient -^^ a  pour  limite  la  dérivée /'(:;)  lorsque 

le  module  de  Zi  —  z  tend  vers  zéro,  de  quelque  façon  que  Zt  —  :; 
tende  vers  zéro.  Supposons  que  le  point  :;,  se  rapproche  du 
point  z  en  décrivant  une  courbe  C,  dont  la  tangente  au  point  z 
fait  un  angle  a  avec  la  parallèle  à  la  direction  ox]  le  point  Ui 
décrira  lui-même  une  courbe  C  passant  par  le  point  w.  Ecartons 
le  cas  oii  f^(z)  serait  nul,  et  soient  p  et  to  le  module  et  l'argument 


Fi  g.  Gi». 


Fig.  61»». 


y 

\ 

D 

je 

- 

X 

JC' 

0 

JD 

Y 

\ 

r 

w 

X' 

0 

. 

X 

dey''(:;)  ;  soient  de  même  /*  et  i\  les  dislances  zz^  et  UU\^  a'  l'angle 
que  fait  la  direction  zz^  avec  la  parallèle  zx^  k  or,  ^  l'angle  que 
fait  la  direction  iiu^  avec  la  j)arallèle  «X'  à  OX.  Le  module  du 

quotient  ^  _  ^  est  égal  à  —y  et  l'argument  à    jî'- 

les  deux  relations 


a'.  On  a  donc 


(35) 


lim^l 


Iiin(  3'—  a')  =  to  -h  aA-TT. 


Occupons-nous  seulement  de  la  seconde  de  ces  relations;  on 
peut  y  supposer  /r  =  o,  puisque  cela  revient  à  augmenter  l'ar- 
gument (i)  d'un  multiple  de  i>.t:.  Lorsque  le  pointai  se  rapproche 
du  point  z  en  décrivant  la  courbe  C,  a'  tend  vers  la  limite  a,  ji' 
tend  donc  vers  une  limite  lï,  et  l'on  a  ^  =  a  |-  w,  ce  qui  exprime 
que/?o///-  avoir  la  direction  de  la  tangente  à  la  courbe  décrite 
par  le  point  u^  il  su/Jit  de /aire  tourner  d'un  angle  constant  co 
la  direction  de  la  tangente  à  la  courbe  décrite  par  z.  On  sup- 
pose bien  entendu  dans  cet  énoncé  que  Ton  fait  correspondre  les 
directions  des  deux  tangentes  qui  correspondent  à  un  même  sens 
de  parcours  des  points  :;  et  u. 


lit.    —    NOTIONS   SIR   LA    Rlil'RtiSKNTATlON   CONFDhMK.  i  > 

Suil  U  une  autre  courbe  du  [ilnn  .my  passanl   pyr  le  [loiiii  :;, 

ti  soil  D'  la  courbe  corresponilanle  du  jilaii  XOV;  les  lelttesvet  S 

lesignaiit  les  nnj;;lrs  qu«*  foiU  fes  direclions  coiTt^spuiulanlcs  des 

ingeiiteé  à  ces  deux  courbes  avec  zx'  ou  n\\  nous  avons  ii  lu 


fois 


P  =   2-H(U,  §:^YH-< 


Ici  par  siiîle  2  —  ?  =  y  —  a.  Les  coarhes  C  et  D'  je  coupent  sous  le 
même  an^^le  que  les  courbes  C  e/  D.  Nous  voyons  de  phi  s  i|iie 
le  senà  de  rolatiun  des  angles  est  conservé.  Il  est  h  reniiiitjupr 
que  la  dt'^mon  si  ration  ne  s*;ipplîqne  plus  s\  f'{z)  ==  o. 

Si  en  particulier  on  consub'-iv*  dans  l'un  dcî^  deux  plans  xov 
[ou  XOY  deux  familles  de  courber  ottliognnale^,  tes  courbes  cor» 
[ifspondante'i  dans  l'antre  plan  furnierotU  aussi  deux  familles 
[de  courbes  orllio^onales.  Par  exemple  les  deux  familles  de 
Icourbes  \  —  (1,  \  ^^  C\  et  les  deux  familles  de  courbes 


l<î6t 


mfM\f{z)=  C,         ary/ti)  -=  C 


l'arme  ut  sur  le  plan  coy  des  rc  seaux  arllic>jj;nnaTrx,  car  les  courbes 
[correâpondanl*'s  snr  le  plan  \0\  sont  iï\uH:  part  les  deux  s_)s* 
I ternes  de  parai t«*des  aux  axes  de  coordonnées ^  d'antre  part  les  cer- 
[des  ajâni  pour  ci/ntre  l'orii^iiie  et  les  droites  issues  de  l'origine. 

Extmpiet*  —  r  Soil  V=^^,  at  étant  un  iiôriilire  n-el  et  p^isit if.  Ivn 
|dé§îguacit  par  r  el  0  les  coonJcinnécs  polaires  de  iy  par  r  ei  0'  les  toor- 
|<lotitiee!i  polaires  île  >5',  Ja  relation  piL*iédente  est  équivalente  aux  Jeux 
ireblioci»  r  —  r^,  H' =  a^J,  On  passe  doue  du  poiiit  z  au  jïohit  c'^cn  élevjuil 
Ile  ra^^oti  vecteur  k  la  puissanee  i  el  iniilh pliant  Tan^le  polaire  jiar  a.  Les 
niigles  0OIII  coriM^rves,  sauf  ceux  qui  onl  leur  sotiunet  à  ruri^ine^  i;|ui  sont 
Itaii!^  muilipliéf  par  un  facteur  constani  ol. 

1*  Cunsidcrons  la  Iransfonnatioii  bilîiiè;nre 

a  z  ~î-  ù 


"  c,  d  s>»iit  de>  roustaïUes  quelconques.  Dans  eertains  ea^  pariieu^ 

»^  on  viiU   immédiatement  connneni   on    passe  du   poinl  s  au   point  z\ 

«ons   par   e\cu»ple  la    iiansfoi  mation   z'^=^-^ù;   soienl   z  =  a^-hyiy 

l'rnx' — yi.ù  =  at-^^tja  relation  précédente  donner'^  j' -ha,  j'=y-r-fj, 

;  qui  inotilre  qu'où  pa^se  du  point  z  au  point  z'  par  une  translation.  Soît 

'lie  même  ^^=a5;  p  et  tu  désignant   le   module  et  Targument  de  a,  on 

««t»r*=:  p/*,  *i'=  ew -H  0.  On  passe  donc  du  |>oint  «au  |)oinl^'en  auj^men- 

taitl  Itt  raj^oti  vecteur  dan*  un  rap]iort  eonstant  p,  et  faisant  rourncr  le 


,\(ï  ClIAriTRE   \in.    —    POCTIONS   lïLNE    VARiAULI-:   roMPLEXK. 

nouveau  ra^on  vecletir  d'un  anj^le  confiant  ti>.  Oti  obthMii  rlone  la  trans- 
formiilion  defirae  par  lu  formuïiî  z'^aZj  en  cnmliinaut  une  transforma- 
tion par  liomiitlictie  avec  une  rotation.  Considérons  enlin  la  relaliuit 


r,  ô,  r\  0'  ayant  toujours  la  même  sig^nificalion.  on  doit  avoir  rr'^t, 
0-h6'=o,  Le  produit  des  ravoiis  %ecieur«  e*^!  donc  égal  à  runilé,  lamlis 
que  les  angles  polaires  sont  égaux  et  d<î  si^^Jies  contraires.  Étant  donné 
un  cercle  C  de  rentre  A  et  de  rayon  H,  nouis  appellerons  inversion  par 
rapport  à  ce  cercle  lu  transformation  par  rayons  vecteurs  réciproques  de 
pôle  A  et  de  module  H*,  On  obtient  donc  la  transfornïatîon  dêli nie  par  la 
fc»rmide  z'z  =  i  en  eirectuant  d'abord  une  inversion  par  rapport  au  cercle 
de  rayon  un  décrit  de  l'origine  comme  centre^  puis  en  prenant  le  -Symé- 
trique du  point  obtenu  [on'  rapport  à  Ta^e  ot. 

La  transformation  la  plus  générale  de  la  forme  (37)  peut  être  obtenue 
en  combinant  les  transformations  particulières  que  nous  venons  d'étudier. 
Si  c  =  o,  on  peut  remplu^^ei  la  transformation  (  i7j  par  la  suite  des  deu% 
transformations 

a  ,  f> 

d'" 


s  ^  , 


si  c  n*esl  pas  nul,  un  peut  écrire»  en  e  lier  tuant  bi  division, 

a         bç  —  ad 

V  c*  «  -1-  vd 

et  ta  1 1  ansforn^alion  peut  être  remplacée  par  la  suite  des  liaosfortnatîôns 

Zi,—  (bc  —  ad)s^,         z'^  z^-f~y 

Toutes  ces  transforuiations  particulières  conservent  ïes  angles  et  le  sens 
de  rotation,  et  cliangcnt  les  cercles  en  cercles;  il  en  est  donc  de  même  de 
lu  transformation  générale  (ij),  appelée  pour  cette  raison  transfortnotion 
circulaire.  Les  lignes  droites  doivent,  dans  cet  énoncé,  être  con'*îdérécs 
comme  des  cercles  tle  rayon  infini. 

3"  Soit 

4'  =  (  4;  -  e  j  )'«.  t  3  >-  *!,  )"»i  ...(z-€f,  r,', 

^1}  *Jt  "M  C/i  étrtnt  des  quantités  quelconques,  et  les  exposants  wi,, 
m,,  ,..,  m,,  étant  des  nombres  réeîs,  positifs  ou  négatifs.  Soient  \1,  Ej, 
Ej,  ,,.,  E^  les  points  qui  représentent  respectivement  les  quantités  ^»  i?j, 
tfj,  - . ,,  epi  soient  de  |dus  r,,  rj,  . , .,  r^,  les  distances  MEi,  ME,.  .  . .,  Mli^, 
et  0|,  Oj,  ...,  Hp  les  angles  que  font  les  ilirectîoirs  EiM,  £,11!,  .,.,  E^M 
avec  ïes  parallèles  à  Ox.  I^e  moilule  et  l'argument  de  ^'  sont  respective- 


IIK   —    XUTIONS   SLR    LA    ïlEPftÊ,SE.NTAT10N   CoNFOttSIt:.  \' 

ti<înt  i'^*rT**~>r1!r  et  «tiO, -«-.  .  .-^  m^O^,  ;  ics  deux  familles  de  courbe?^ 

r7'  f^* . . .  r*i;i'  ^  C,         wi,  0,  -T-  «f  1  ïij  -T- . . .  //J,i  &,i  =  C 

■orment  donc  un  réseau  orlhogonaL  Lorsque  les  exposants  wi|,  /;*•,  . . .,  m^, 

ont  des  nombres  rai  ion  ne!  s,  toutes  ces  enurbes  sont  al*;éljnques.  Si  Tou 

p«ir  cvemple  p  =  -a,  mi=  mt=  i,  une  «les  fiimilles  se  crmipose  île  cassi- 

noîdc»  k  deux  foyers,  et  la  seconde  faniiHc  est  ftirtnée  |u'*r  des  ïiyperboles 

équilatëres. 

277.    Recherche  générale  des  transformatîong  conformes.    — 
LVxamen  de  la  }»rr> position  ructpruqire  de  celle  qtii  viejU  d'être 
établie  nous  conduit  à  traiter  un   problème  plus  généraï.  Ktîinl 
1  données  deux  surfaces  2,  H',  faisons-les  correspondre  poitit  j>iir 
(point  d'une  faeou  fjuelconqne  (en  observant  cependant  r:ntaîn<^s 
conditions  qui  vont  être  préeisées)|  et  cberchoiis  dans  tpieU  cas 
[les  angles  seront  conservés  dans  cette  transformation.  Soient  x, 
l  j,  z  les  roordonnées  reclanf^ulaîres  d'un  point  de  S,  j^',  y\  z^  les 
>  coordonnc^es  rectangulaires  d'un  poitil  de  X'.  Nous  supposerons 
les  six  coordonnées  x,  jk,  3,  x\  y^  z'  exprimées  en  fonction  de 
Jeux  paramètres  variables  w,  i-,  de  façon  que  les  points  corres- 
pondants des  deux  surfaces  correspondent  à  un  mr)me  svslènie  de 
valeurs  des  pu  rame  1res  t/,  i- 


(39) 


nous  admettrons  de  plus  que  les  fondions  y,  *^,  ...  sont  con- 
tioues,  ainsi  que  leurs  dérivées  partielles  du  premier  ordre, 
ltirsc|ue  les  points  (jr,^,  z)  el  (j?',  r\  z*)  restent  dans  des  régions 

[déterminées  des  deux  surfaces  !t]  et  S'.  Rappelons  encore  les  nnia- 

tiioos  ^I,  tr  131) 


VH\ 


-->{%)'■ 

-■-^m- 


~       f)u    àç 


°=K^:)' 


'=  S 


—  —  G'==  "yf  —  Y 


</#*  =  Eiiu^-r-^Fdu di^^ G rf**«,      da*^  =  E' dW^  -+- 1 F' du f/^' 4- GV/r». 


Soieal  C  et  D  deux  courbes  de  la  surface  2,  passant  par  un 
[poinl  m  de  celte  surface,  C  et  D'  les  courbes  correspondantes 
Idc  b  «urface  2'^  passant  |>ar  le  point  m\  Le  loni^  de  la  courbe  C, 


48  CHAPITRE  xm.  —  fonctions  d'lne  variable  complexe. 

les  'paramètres  //,  \>  sont  fonctions  d'une  seule  variable  auxi- 
liaire C,  et  nous  désignerons  les  différentielles  par  du  et  dv;  de 
même  le  long  de  D,  u  et  v  sont  fonctions  d'une  autre  variable  /'  et 
nous  désignerons  les  différentielles  par  ou  et  8(^.  D'une  façon 
générale,  nous  distinguerons  par  les  lettres  d  et  o  les  différen- 
tielles  relatives  à   un    déplacement   sur   la   courbe   C  et    sur  la 


Fig.  62*. 


Fig.  62»». 


courbe  D.  Les  paramètres  directeurs  de  la  tangente  à  la  courbe  C 
sont  respectivement 


dx  =  -r-  du -{-  ---  dVy        dy 
du  dv       ^  -^ 


-f-  du-h  -^  dç,        dz  =  -r^  du  h-  -^  dv; 
ou  âv  Ou  àv 


les  paramètres  directeurs  de  la  tangente  à  la  courbe  D  sont  de 
même 


Ox  ^  ôx  ^ 

or  =.  -T-  OW  H Ot', 

Ou  (iv 


dy 


ày ,., 


0  K  =  -7^  oa  -h  -7-  0^', 
•^        du  âv  , 


^  dz  ^  Oz  ^ 

OZ  =   -T—  ou  -i —  Of. 

ou  dv 


Soit  o)  l'angle  des  tangentes  aux  deux  courbes  C  et  D;  cosw  est 
donné  par  la  formule 

dx  ùx  H-  dy  oy  -h  dz  os 

ydx'^  -\-  dy^  -\-  dz^  ^ox^  -h  oj'* -j-  0^- 

qui  peut  s'écrire,  en  tenant  compte  des  notations  (39), 
Eduou-^  F  (du  ov  -^  dv  ou)  -^  G  dv  Zv 


(4o)  COS  CO  = 


/E  du"^ -\-  'i¥  du  dv  -^  G  dv^  /E  8m» -h  2 F  ou  oi>  -1-  G  ov^ 


On    a    de    même,    tu'  étant    l'angle    des    tangentes    aux    deux 
courbes  C  et  D', 

,  M' du  ou  -+-  V'(du  io  -r-  d{>  ou)  -h  G'dif  ov 

(4i)  costo  =  — 

s/li'du^-h  X  F' du  dv  -+-  G'dv^'  \fE'ou^-r-'i  V'ou  ov  -+-  G'oV 

Pour  que  la  transformation  considérée  ne  change  pas  la  valeur 


—    NOTIONS   SL'rt    L\    HKI»RliSE\TiTJON    CONKOHHK- 

Ides  angleSj  il  l'andra  que  riui  ail  cosw'^^:  cosei>,  quels  que  soinii 
pu,  rfi',  3m,  5%*;  les  deux  ineuihres  de  régalilé 


COi^tii'  =  rfïs*iu 


KOril  des  foncUons  rationnelles  des  deux  rapnorts 


r/i- 


ih 


a  pitons  ^-»  -j-  (iiit  iJiji- 

vent  être  ég:ales^  quelles  que  soienL  les  valeurs  de  ces  deux  rrî|î- 
porls.  Il  Aiirl  |irMir  t:ela  que  It^s  coefr*c!enls  correspondants  des 
deux  fractions  soient  proportionnels,  c^esL-à-dire  que  Fou  ait 


r(4a) 


G' 


=  X', 


/.  (Hant  uiii*  fonclîon  quelconque  des  paramètres  n^  i',  et  ces  con- 
ditions sont  évidemment  sunisanles,  car  eosoj,  par  exemple,  est 
une  fonction  homogène  de  degré  zéro  de  E,  F,  G. 

Lf»-s  ï!ondilions  (4a)  peuvent  être  remplacées  par  un*r  relation 
unique  tis''^^=:K^ds'^y  ou 


Ut/ 


f/x'  =  A  (/s  ; 


elle  exprime  que  le  rapport  de  Jeux  arcs  iujiniment  petits  corre>" 

pondants   tend    vers  une  limite   indépendante  de  du  et   de   r/e, 

liirsque  ces  deux  ares  diminuent  lodçfiuiuient.  (^ctte  condition 

rend  le  résultat  presque  inluiLil.  En  elTet,  prenons  sur  la  première 

surf^ice  un  triangle  infininieut  petit  aùc^  el  soil  a'f/c  le  triangle 

f  correspoûilant  de  la  seconde  surlace.  Assimilons  ces  deux  triangles 

I  ,     ,  .         ,  .,*  .  I  ti* h'     a' f'     L' c' 

a  des  triangles   reclilignes;    puisque    les   rapports  —j-y  —7»  ~r- 

tendent  vers  la  même  limite  />(//,  t\),  ces  triangles  sont  smiUlahles 
^  la  limite  el  les  angles  corres[)ou(lîiuls  sont  égaux. 

On  voit  que  deux  ligures  iuliuîrueut  petites  des  deux  surfaces 
peuvent  être  considérées   comme   semblables,    [ïuisijue    li-s   lou- 
I  guetir^  des  arcs  sont  proportionnelles  et  les  angles  égaux;  c'est\ 
pour  cela  qn*on  donne  souvent  le  nom  de  representafion   crm-j 
forme  k  toute  correspondance  qui  conserve  les  angles.  ^ 

Etant  données  deux  surfaces  î^,  S',  et  une  coirespondance  déter- 
inrnée  qui  fait  correspondre  ces  deu\  surfaces  poîiit  par  point-^  ou 
peut  toujours  reeunuiiîlre  si  les  condllious  (fi)  sont  vérilices  et, 
par  suite,  si  Ton  a  une  représentation  conforme  des  deux  sur- 
faces Tune  sur  rautre*  Mais  Ton  peut  avoir  d*au très  [iroblèmcs  a 
G,,  II.  4 


50  CIIAE'ITBi:   XIII.    —  FONCTIONS    1*1  NE    VAHlABLi:   CUMPLEVE, 

résoudre;  par  exemple,  les  surfaces  S  et  S'  ëtanl  données,  un  [unil 
se  proposer  de  déterrnînrr  loti  Les  les  correspondances  entre  les 
points  de  ces  deux  stirCaces  qui  eonservcul  les  anodes.  Supposons 
les  coordonnées  (x,  )',  z)  d^iii  point  de  S  exprimées  en  fonction  du 
deux  paramètres  («,  t')  et  les  coordonnées  {x\y,  z')  d'un  point 
de  2'  exprimées  en  fonction  de  denx  autres  paramètres  (w',  r'); 
soient 

ds^  =  E  du*-  ^'AFdu  (h  -^  G  ch^,  ds'*-  =  EWw'^  --  3  F'du'dv^  G'rfv'», 

les  expressions  des  carrés  des  éléments  linéaires.  Le  problème 
cpril  s'agît  de  résoudre  revienl  à  cehii-cl  ;  Tromper  deux  fonc- 
tions f/'  =  7î,(«,  r),  ç^^T^^i^u^  v)  (elles  que  l'on  a ii  identique- 
ment . 

E'dT.\  H-  2  F'rfiîjrfTti-^  G'^/rî  =  1*(  E  ^«t  H-  a  F  du  dv  -^  G  rft  *  ), 

1  <?'/ff/ii  une  fonction  indéterminée  des  variables  «,  i\  Il  résulte 
de  la  théorie  générale  des  éf| nations  didérenlfelles  que  ce  pro* 
blènie  admet  toujours  une  inlinité  de  solutions;  nous  n'en  traite* 
rons  i[ue  quelques  cas  particuliers. 

278*  Représentation  conforme  d'un  plan  sur  un  plan.  —  Toute 
correspondance  entre  les  points  de  deux  plans  est  déliuic  par  des 
formules  telles  que 

(44)  \^P(T,y),         Y-Q{a^.j). 

les  deux  plans  étant  ra]i portés  à  des  coordonnées  rectangulaires 
{x^y)  et  (X,  Y).  Diaprés  ce  qu'on  vient  de  voir,  pour  que  cette 
transformation  conserve  les  angles,  il  faut  et  il  su f lit  ({ne  Ton  ait 

d\^^d\^-=  l^{dx^-hdy^), 

X  étant  une  fonction  quelconque  de  ^,  J'j  iudépendanle  des  dilTé- 
rentielles.  En  développant  les  dilTérentielles  dX,  rfY,  et  identiiiant 
les  deux  mendires^  on  trouve  que  les  fonctions  P(jr,  j^)et  Q(<ari^) 
doivent  satisfaire  aux  deux  relations 

Les  dérivées  partielles  —  »  ~  ne  peuvent  être  nulles  a  la  fois. 


Ith 


KOTÏO!»ÎS   5LR   LA    REPRESENTATION   CONFOHÎÏE*  31 

ir  la  première  des  relations  ( 'i-^)  donnerait  aussi  -^  =?  --  =  o* 

Il  les  ionclions  P  et  Q  seraient  conslanles.  Par  siiile,   on    petil 
'écrire,  d\i|)rrs  la  dernière  relalioo, 


OÙ  _  _      àV 


u  élaiU  une  inconnue  auxiliaire.   En  |Jorlant  ces  valeurs  dans  la 
Ipremière  condllion  (45),  celle-ci  devieni 


<'-'[(f)'-^(f)']- 


rçrfon  en  lire  a  ^  z±  i .  On  do  il  donc  avoir,  soit 

\^^   ^  ôx        ùy  iiy  Ojc 

soit 


I  :i  ^, 


Le  premier  syslèrae  de  conditions  exprime  que  P  +  iQ  esl  une 
fonction  analytique  de  x-k-ir^  quant  au  second  système,  on  le 
ramène  au  premier  en  cliangeant  Q  en  —  Q,  c*est-à-dire  en  pre- 
nant la  symétrique  de  la  figure  transformée  par  rapport  à  OX. 
En  définitive^  à  tonte  re[>j'i''senlarioii  conforme  à\\n  |jlan  sur  un 
plan  correspond  une  solutiou  tlu  système  (4^)  <il»  p^f'  suite,  une 
l'onction  analytique.  Si  Ton  suppose  les  axes  OX  et  OY  respec* 
ilivement  parallèles  aux  axes  ox^  oy^  le  sens  de  rotation  des 
angles  est  conservé  un  non,  suivant  que  les  fondions  P  et  Q  véri- 
lient  les  équations  (4<»)  ou  (47)- 

f79,   Théofème  de  Riemami.   —    Étant    i!fiiii>és    dans    le    plan    de    h\ 

SAvii^hit*  z  une  aiic   .\   liriiilèo  par  un  seuï  contour  (ou  contour  siifjjjle), 

I  ei  dsins  le  plan  fie  Isi    variable  a  un  cercle  C,   Kîeinafiu  a  démontre  ^^u'il 

[e3kt«taii  une  fonction  analytique  u  ^^/{z),  holomtuplie  dior^^  l'iiirc  A,  et 

I  telle  qtt'A  rhaquc    point    de   l'aire   A  corresponde    un  point   da  rercle  et 

qy'în%er»enieiit   à   un  point  du   cercle   corresponde  un   (xiint   et    un    seul 

f  cte  AJ  Lu    fonction  f(z)   tlcpend   encore  <Je   trois  constanLe*^  arbiiriiiresi 

I  rrcllc4  dont  un  peut  disposer  »ie  frtçon  que  le  centre  du  eeicle  corresponde 

à  un  paint  dctcriiiuié  de  l'aire  A,  tandis  qu'un  point  arbitnirrenient  choi&i 

ir  la  ctrconféretice  correspond  ;i  un  point  dcternunê  du  contour  de  A. 


CHAPtTRIS  \Ill.    —  FONCTIONS   H  UNE    VARIARLK   rOMPLIÎVK. 

Nou5  nfi  <lonneri>ns  pas  ici  la  d  é  ru  on  st  ration  dtî  ce  thi-uièine  ii*>nt  nttu*. 
înclifjucriiris  seulement  quelque."*  e\cin|)leî4. 

Rtrniarqiifiris  «eu  k  me  ni  qtron   jiciil  rem()lacer  le  cerrle  C  par  un  (ii^mi- 
plan.  En  elIrU  >iip]ï*isun*i  (juo  dans  J*!  plan  des  tt,  la  circonft'i  enee  C  pa^se 

tjnr  r^rii^ine;   la    iiansfoininliori  «;' =;  —  leiuidîite  cette  circonférence  nar 

une  ilruile,  et  le  cercle  lut-mérne  par  la  jinrtion  du  plan  des  u'  située  diin 
ci**té  lie  t'cUe  ihoile,  prolonj^ée  indélînitneiit  dan*  les  deux  sen*!. 


•^^tr^»/^(«.«..  —    .     ^^«.x    .^  _  «   .   *  étant    réel   et  pusîtif:    eon^idériins   la 
portion  A  du  jdan  coin[)rise  entre  la  direction  o:ret  nue  de     '    '     **-  *    * 

f*  ti  I  ■«    ificiit*-    nit^    I   dti'i    1  I  n  r>     l'I^    In  I  ( 


Erempies.  —  i"  Soit  u  =  «^.  i  étant  réel  et  positif:  eon^idérons  la 
portion  A  du  jdan  coin[)rise  entre  la  direction  o:ret  nue  dctni-drotte  indé- 
finie i«5ue  de  Tro  î_;inc  et  faisant  l'ani^le  jt.  avec  ox(^  =  "^)-  Soient  z  =  re''^ 
u  =  Be'*»*,  toi  doit  avoii' 

H  =  r^,         tu  =  -  ; 


Jorsque  fc  point  ^  décrit  la  portion  A  du  plan»  /'  varie  de  o  à  h-  x,  et  0  ileo 
à  a::  :  R  varie  donc  de  o  ii  -h  î«  et  tw  de  o  à  t:.  Le  point  ii  clécrit  donc  le 
demi-plan  situi^'  on-dessus  de  Taxe  OX,  et  à  un  point  de  ce  denii-jdan  ne 
correspond  qu'nn  point  de  A,  car  on  a  invcr^enjcnt  r  =  H*,  •)  =  atcD. 

rrcniois  encore  la  purtion  B  du  [dan  ilcâ  z  limitée  piir  tleux  arc^  de 
cercle  qtii  se  coupent.  Soient  ^o,  ^j  les  points  d'inlersectinn  ;  fi  Ton 
eireclue  d'abord  hi  transformation 


l'aire  B  est  remplacée  jjar  une  portion  A  do  jdan  ile>  -'  comprise  entre 
deux  rayons   indéfinis  issus   <le   Torigine,  car  le  lonj;  d'un  arc  de  cercle 


passant  pai    le*  |>oînt'i  -y,  ^i^  raiguinent  de  — 


conserve  une  valeur 


constante.  En  apjdiqnani  ensuite  la  transformation  précédente  h  —  <  ^  >\ 
nous  voyons  *pic  la  fonction 


"=(s-)' 


permet  irellectner  la  représentation  confornu'  de  l'aire  B  sur  nn  demi-plan, 
en  choisissant  at  convenableaienl. 

2"  Soit  a  =  cosj.  Faisons  décrire  à  *  la  demi-Lande  iiiilélinie  H,  oti 
AOBA' (yi^,  6i),  définie  par  les  inégalités  o-x^tZj  J^^«i  ci  chercljonî^ 
la  région  décrite  par  le  point  u  =  X  -*-  \  L  Nous  a\ons  iri  (  o*  i(i9  ) 


(48) 


X  =  cosx 


ey- 


Y  =  —  ûnT 


ey—e-y 


LtosqiMJ  j^  varie  île  o  à  -t   Y   est    ciorsl.inimrut    né^alif.   et    le    point   u 
reste  dans  le  demi-plan  sitoé  au-dessous  de  Taxe  X'OX.  A   tout  point  du 


l;i  région  H  corre^pontl  dune  un  iminl  «In  «luini-pltin  dç^  n,  el   lui^que  le 
point   z  er^t   sur  fe   conloiir  ilt^    R,    m\  a   Y  =  t»,    rar   Vnn   dt^s   (Jihix    liic- 

I  teurb  ^in^iT*  nu  — est   nuL   fnvcrsfmeni  h   luul   poml  Jn    (leiiii-pJan 

^tles  u  au-de^sou<i  de  U.V  cnrrespund  un  point  et  un  seul  ijt.^  la  ijuride  H 
*lan*  le  plan  des  z.  En  elîeri  isî  5' f ^i  une  racine  de  réquatioii  «  =  cr>!>5, 
routes  le*  autres  lacities  5«»nï  c«.»mjins.es  «bus  b  formule  ^^-=b;\  Suji- 


Kig.  63. 


.y 

»   1 

A 

j    1 

A' 

0 

B 

*p 

C' 


I  posons  le  rnefricient  de  £  dans  ^'  prpsuîf.  il  m^  jit^ut  y  avr^îr  i|u'un  de  ces 
poiou  racines  dans  la  ïjande  B,  car  tuus  les  [>oînt<^  'j^At:  —  -s'  sont  au- 
dessous  de  ox.  It  y  a  imijouis  un  dt^s  poinU  ■iAît-t--s'  situé  dans  R;  en 
effet,  îl  y  a  toujours  un  de  ces  points  dunt  l" abscisse  est  comprise  entre  o 
et  'Jt:.  Celle  abscisse  ne  peut  être  comprise  entre  7:  et  s-rt,  car  la  valeur 
Ir^MTespondanie  «le  Y  serait  positive.  Ce  point  est  donc  situé  dans  R. 

On  %oil  aisérneni,  au  moyen  des  formules  (48),  que  lorsque  le  point  z 

décrk  une  poriiun  de  parallèle  a  ox  dans  b  bande  B»  le  point  u  décrit 

ï  ilcini'ellip^e.  Lorsque  le  jioinl  z  décrit  une  parallèle  â  oy^  te  puint  u 

[iJecrit  une  demi-branche  d'hyperbole.  Toutes  ces  coniques  ont  pour  foyers 

llrs  points  G,  G*  de  Taxe  OX.  d'abscisses  H-  1  et  —  k 

V  Soîl 

K9>  «=  -wi — ' 


ciaill  réel  et  positif,  l'our  tjuc   |u[  snît   inférieur  à  Tunilé,  il  faut  et  i\ 

bllCBlt  comme  le  montre  un  calcul  lacile,  que  Ton  ail  cos^-  >o.Si  j  varie 

—  a  à  -^- a,  nous  voyons  qu'à  1*1  liande  indéliuie  comprise  entre  les 
irii%  droite»  y  =^  —  ^%  y  =  -^  *7,  coricspond  dans  le  plan  des  «  le  cercle  G 
ie  rayon  un  décrit  de  Toriiçine  comme  centre*  Inversement  à  tout  point 
le  ec  cercle  correspond  un  seul  point  de  lu  bande  indéfinie,  car  les  valeurs 


54  CHAPJTHK   Xltl.   —    F0XCTI0X9   D'UNK   VVHIVBLK   COMPLEXE. 

de  z  qui  en  ire?^  ponde  ni  à  une  valeur  de  tt  forme  iit  une  progresîîîon 
arilbinélique  rie  raison  \aL  11  ne  peuL  donc  y  avoir  plus  d'une  valeur 
de  z  dans  la  bande  con<»idércc.  D'ailleurs  il  y  ïi  toujours  une  de  ce<i  racines 
où  le  coefficieuL  de  i  est  compris  entre  —  a  et  ia,  ei  ce  coeffirient  ne  peut 
être  compris  entre  a  et  3«,  car  la  valeur  corre^îpon^ïante  île  \u\  serait 
supérieure  à  un. 

280,  Cartes  géograpMq^ues^  —  Faire  la  carie  tl'inie  sorlace, 
c'est  faire  corr€  s  pondre  les  points  de  celte  surface  à  ceux  d'un 
plan  de  façon  que  les  angles  soient  conservés.  Supposons  les  coor- 
données d'un  poînl  de  la  surface  considt^rée  S  exprimées  en  fonc- 
tion de  deu\  paramt:lres  viiriables  (n^  i^),  cl  soit 

ds^  =  E  du^  -4-  a  P  rf«  dif  H-  G  dif*j 

le  carré  de  l'élément  linéaire.  Soient  (a,  p)  les  coordonnées  rec- 
langulaires  du  point  d'un  plan  P  i\in  correspond  nu  [ïoint  (rt,  v) 
de  la  surface.  11  s'a;^nl  de  trouver  les  deux  fonctions 

de  lelle  façon  que  l'on  ait  identiquement 

E  if  «*  Hh  a  F  du  dv  ^  G  rfi»*  =  l  (  da^^-^  d^^  ), 

1  étant  une  fonction  *|uel conque  de  a,  fi,  ne  renfermant  pas  les 
dilTérenlielles.  Ce  problème  admet  une  in  II  ni  Lé  de  sol  niions  qui 
peuvent  toutes  se  déduire  de  l'une  d'elles  au  moyen  des  transfor- 
mations con formes j  'l^j^  étudiées,  d'un  plan  sur  un  plan.  Sup- 
posons, en  effet,  que  Ton  ail  à  ta  fois 

ds*=l(da*^d^*'),         ds*-  Vidot'*-^  dp); 

on  aura  aussi 

de  sorte  que  xH-^ï/,  ou  x  —  Ji/,  sera  une  lonction  anal\ tique 
de  a'-i-  p'i.  La  récifiroque  est  évidente. 

Exemples  :  i"*  Projection  de  Mercator,  ~  On  peut  toujours 
faire  la  carte  d'une  surface  de  révolution  de  façon  que  les  méri- 
diens et  les  parallèles  correspondent  à  des  parallèles  auv  axes  de      1 

ordonnées.  Soient,  en  offel, 


co 


a*  =  p  cosw, 


p  *ïîn  w, 


«  ^J<9h 


ut.    —    NOTIONS   SliR    IK   REI'IIÉSENTATJON    CONFORME*  >5 

le^  coordonnées  d\m  poinl  d'une  surface  de  révohilion  auloiir 
de  azi  on  a 


ds*-- 


^fjiii  petit  s'écrire 


iui^- 


^?']. 


^.çî=  5?(/fXî^r/Y*> 


.en  poîsanl 


\  = 


^  r^i-^fH-, 


dp. 


Dans  le  cas  d^mc  sphère  de  ra\oji  R,  nous  pouvons  écrire  les 
coordonnées 


R  cosO, 


d(\^ 


;r  =  H  sinO  cas©!        ^  =  R  «inQ  **inQ, 
ds^=^  R*(rfO*-t-  *.îiiîO</îiVi  —  R^sins^  («f^ 
et  nous  poserons 

>fi  obtient  ainsi  la  projection  dite  de  A/ercator,  dans  laquelle 

les  méridiens  sont  reprcscnLés  par  des  parallèles  à  Taxe  OY,  et 

le«  parallèles  par  des  segmeut?^  île  droites  parallèles  a  OX.  Pour 

obtenir  toute  la  surface  de  la  sphère,   il  suffit  de  faire  varier  îp 

*  de  o  à  2  7:  el  0  de  o  à  tt;  X  varie  de  o  à  27:  et  Y  de  —  go  à  -h  00.  La 

I  carte  a  donc   T aspect  d'une   bîuidc  indéllnic   de  largeur  stTi.  Les 

I  courbes  situées  sur  la  surface  de  la  sphère  rpii  coupent  tous  les 

méridiens  sous  un  auf^Ie  constant ,  ou  loxodroinies,  sont  repré- 

Mfp'.'w  §iïr  la  carte  par  des  lignes  droites, 

1^  Projection  stéréoantphifpte .  —  On  peut  encore  écrire  le 
^e«rré  de  rélément  linéaire  de  la  sphère 


1/*»  = 


.       /)  /  Rît/0*        j.,^         n    ,  A 


\otx 


ds^  =  \  t^os^  -  (ifp*  -^  p*  rJfo^  }j 


56  CIIAHTHK    XIN,    —    l'ONCTlUN»    liL\E    VAllJ\ilLK    <:yStl*LlCXK. 

en  posant 

p  ==  H  tau;;-  ♦  tu  ^  c. 

Maïs  f/p^-r  c-VAt»'''  représente  le  c«irr<''  de  rélémenl  linéaire  tlu 
[ilmi  en  coordonnées  polaires  (p,  t.j);  il  suffit  donc  pour  avoir  une 
refHi'senl;itii>a  cnnlonne  de  la  sphrre  de  fidre  rarres|>on«Jie  it  un 
poinl  [H^  '^)  de  la  surface  de  la  splière  le  poinl  d^in  plan  de  coor- 
données |>cdaîres  (p,  w).  On  voit  ininiédiatenrenl,  eu  faisant  la 
ligure,  que  p  el  (t>  sont  les  coordonnées  de  la  projection  sléréojj;ra- 
phiqite  sur  le  plan  de  i'é€[ualeur  du  poinl  (H,  ij;)  de  la  sphère,  le 
point  de  vue  étant  Tun  des  |>nles, 

3"  Carie  du  tore,  —  Con -si lierons  ïe  ture  enj^cïKlrô  pMr  la  rcxolulioti 
d*une  circonférence  de  rayon  R  autour  d'un  axe  situé  dans  son  planf  a 
une  distance  a  clu  centre  ilu  rercle  (nous  supposerons^  a  >  R).  L*!i\c  de 
rcvolulinn  étant  juis  pour  a\c  des  ^,  cl  le  plan  minllan  du  tore  étant  pri* 
pour  plan  <les  Ty,  nous  pourrons  i*crire  les  coordonnées  d'un  point  tîc  Vu 
surface 

ar  —  (a -^  B  eosOjcn?^^,         >- =  (a  +-  B  cos^fi  )  §in  cp,         -^HsînO, 
et  il  sutfua  de  la  ire  varier  0  cl  '^  de  —  t:  à  -f-  -.  On  driluit  de  i'e>  formules 

L    '         ^^  ^  HcosQ)*J  * 
pciur  fiiirc  la  raitc  fie  la  surface,  nous  po^^erons  (i^fj/r  n^  llii 


ou 


La  surface   toi  aie  du   lore  correspond   ainfii  point   par  jioint  a  celle  d'uit 

îi  îî  e 
rcclanf^le  dont  les  dimensions  des  côtés  «►ont  -kt.  et 


\^o, 

-'X- 

r/0                       ie 

—  -         -a  ro 

-^ecosô        /ï  — e* 

"i<' 

v/i  — e» 

281.  Courbes  isothermes.  —  Suit    V{t.  y)  une  solution  de  réqnalion 
de  La  pi  ace 

les  courbes  représentées  p.ir  ré(|uation 
(>«)  \}{x,y)^C, 


III.    —    NOTIONS    M  K    LA    H  Kl' 

[où  C  e*t   une  cnn-iiantL'   iuliili  aire.    foim+Mii    uiu!   fiinjille  *le   combes  iso" 
^  ihertftes.  \  louli?  >a|utHm  Uix,  ri  cîe  réquniîon  de  La|jlace,  un  penl    en 

îi**4icier  une  autre  V(x,  j*)  telle  que  V  -v-  i\  soit  nnt*  fnriclinn  anahncjue 

ée  ^ -^  ri:  \ûs  rehitîon^ 

fponirent  que  les  «ieu\  faïnilles  de  tmrrlics  i^^ntliermc^ 

isont    orthogonales^    car    les    foeffieieTits    angulaires    îles    iim^^'enti-s    aii\ 
[courbe*  C  et  C  sont  res]jet'lî\einenl 


dV      âV 


à\      à\ 


dx  *   dy  ÙT  '   ày 

I  Donc  le*  trajectoires  oriho^iuïales  «l'une  l'ami  Ile  «le  eonibes  isoUiermefi 
fornicnt  une  autre  famille  rîe  courbes  i*ini hennés.  On  oïiiiendrii  lonn  les 
systèmes  conjii|;iiès  de  courbes  isoibernies  en  eonsirléranl  une  fonction 
ttnjiUtique  /(s),  et  en  prenant  le^  courbes  pour  lesquelles  la  partie  réelle 
de  y*.-)»  ou  le  coefficient  de  /,  conserve  une  valeur  constante.  Les 
courbe«k  pour  lesquelles  le  nmdnïe  R,  nu  T^rf^ument  Q  de  f(z\^  reste 
^constants  forment  aussi  4eii\  système>  conjugués  isoibennes;  cor  la  [)arlie 
[rcelle  de  la  fonction  analytique  Lo^[y(  j)]  est  égale  à  logR^  el  le  coefll- 
[rient  de  i  à  iï. 

On  obtient  également  de?»  systèmes  îsotbernïcs  conjugués,  en  considérant 
fie*  courbes  décrites  par  le  point  de  coonlonnées  X,  Y^  où  /(  - )  =^  X  -+-  *Y, 
[lorsqu'on  attribue  à  x  o\î  'a  y  une  valeur  constiMite.  Il  suflîl  en  eiïet  de 
[regarder  in%er?»enienl  x -^  iy  comme  une  fonction  analytique  de  \  -^  /Y. 
Irius  généraîcmenl,  toute  transformation  entre  les  points  de  deuît  plans 
rqui  conserve  les  angles  ebangc  une  famille  de  courions  isothermes  en  une 
[fiouvelle  famille  de  courbes  isoiherntes.  Soient 

:t=p{x\y),      y  ^g(^\y) 

le»  formules  défini'>«'8int  une  Iransbïrniatiyn  qui  conserve  les  angles,  et 
îoîl  ^*(x\  y')  le  résultat  obtenu  en  tempbiçtint  x  et  y  par  p(.t\  y' ) 
et  qi  J^ ^  y  )  %\^%is  \}ix,y).  Tout  revient  »  ilémonirer  qioi  ^{x\y'\  est  une 
jlution  de  rérjuation  de  Laplaee,  jiourvu  qu'il  en  soit  ainsi  de  \}{x^y). 
raient  n^tilTre  aucune  difficulté  (i»oi>  GïiajK  Jl;  cvercice  9,  f»,  96];  mais 
théorème  peut  aussi  s*étaldir  sans  aucun  culcul.  Ivn  elfet,  nous  pouvons 
»uppti!»er  que  les  fonctions /?fj^\  j-'*)  et  qix\y)  vérifient  les  relation^ 


Ôp  Ùq 


Oq 


•riSfie  trinsformation   par  symétrie  change  évidcjnment   une  famille  de 
orbe^  Uothermes   en   une   nouvelle  fumîlle   de  courbes   isoi bennes,    La 


58  CHAPITRE   XIII.    —    F0:«i:T10NS   iVlNE   VARIABLE  COMPLEXE. 

fonction  x  -^  ly  —  p-¥-  tq  est  alor-s  une  fonclion  analytique;  de  ^'=  ar'  h-  iy\ 
et  U  H- 1 V  devient  également  après  la  substitution  une  fonction  ana- 
lytique ^{3r\y)^  i'^{x\y)  de  la  même  variable  -3'(n''i63).  Le«i  deii\ 
familles  de  courbes 

flonneni  donc  un  nom  eau  réseau  orlbo^^tnal  fnrnïé  fie  Amxw  faiiiillc?  îso- 
ihernici*  conju jouées. 

Par  exemple,  des  ceccles  concentriques  et  ^es  rayons  issus  du  centre 
forment  deux  familles  isothermes  conjujîuéeF,  mmme  on  fe  voit  inunédia- 
lement  en  considérant  la  fonction  analytique  Loj^-s»  En  elfectuant  nne 
transformation  par  rayons  veeteurf^  réci[»roques,  on  en  conclut  que  des 
cercles  [ia««.ant  par  denv  points  llxes  forment  éjïal entent  un  s>?*tème  iso- 
therme, Le  système  conjiïgué  est  également  eomposé  de  cercles. 

De  même  des  ellipses  humofocalcs  forment  un  système  isotherme.  N^uus 
avons  vu  plus  haut  en  elFet  que  le  point  u  =  cosî  décrit  des  ellipses  liomo- 
focales  lorsque  l'on  fait  (îécrire  au  point  -  des  parallèles  à  Taxe  oxin"  279). 
Le  système  conjugué  se  compose  des  hyperboles  boinofocaîes  et  ortho- 
gonnles. 

Remarque.  —  Pour  qu^tne  famille  de  courbes  représentée  par  une 
équation  P(^,^)  =  C  soit  isotherme^  il  n*est  pas  nécessaire  que  la  fonc- 
tion Vix^y)  soit  sobition  de  l'équation  de  La  place.  Mn  elîet,  ces  courbes 
sont  aussi  représentées  par  réquatiun  '^[V{x^  y)]  ^  C,  quelle  que  suît  la 
fonction  <^,  et  il  suffit  que  l'on  puisse  prendre  pour  celte  fonction  ^  une 
forme  telle  que  U(jr,  ^)  =  ç(P)  vérifie  l'équatîon  de  Laplace»  Kn  faisant 
le  calcul,  on  trouve  que  l'on  doit  avoir 

dp'^  L\^/   "^1^7   \^dP\àx*  "*"iÔ^/**' 
il  fiitidra  donc  que  le  rapport 


m- 

ne  dépende  que  da  P  et.  si  cette  contlition  est  satisfaîtCi  on  obtiendra  \a       ^ 
fonction  cp  par  deux  qua  il  ratures. 


IV,  -  PRODl'lTS  INFINIS. 

282 .  D  éfini  t  i  on  s  et  g  é  né r  alités .  —  1^'  i  ii  n  l  d  o  n  f  i  v  €  1 1  o  e  .s  ti  î  l  e  î  n  d  é- 
finie,  à  te  roi  es  réels  ou  iina^inairesj 

U0,     a,,     ttf,     u„,     ... 


$S  le  prodiiîl  P,^  tenti  vers  une  liniik'  P  lorsque  n  augmente  indé- 
finiment, on  dit  r|ne  le  proijuit  iuiîiii 


Kso  n 


(  I  -h  W„  )  -  (  t  H-  W„  ){  I  -h  Ui  )  (  I  +  «î  ) . .  .  (I  H*  W„  ) .  *  . 


Pn  = 


I 
—  > 


€Sl  convergent  :  le  nombre  P  es^t  par  définition  la  valeur  de  ce 

produit. 

Il  est  clair  que  si  Wtn  dos  faclt/urs  i  -j-  '/,«  est  nul,  tous  les  pro* 

duîls  P„,  où  /i^/??,  sont  nuls;  on  a  donc  P  =  o.  Mais  il  peut  aussi 
^  arriver  que  le  produit  P„  tende  vers  zéro  sans  qiraucun  des  fac- 
H  leurs  I  -h  Un,  soil  niiL  Tel  est  le  cas  du  produit 

qui  tend  évidemment  vers  zéro  lorsque  n  croît  indéfiniment.  Les 
règles  qui  permettent  de  décider  de  la  convergence  d\in  produit 
inlini  the  s*appli«]uanl  pas  toujours  à  ce  cas  singulier,  nous  réser- 
veroDîi  le  nom  de  produit  convergent  aux  produits  infinis  pour 
lesquels  l*„  tend  vers  uwg  limite  P  tiifférente  de  zéro;  lorsque  P,, 
a  zéro  pour  limite,  nous  dirons  que  le  jïroduit  est  mtl,  tandis 
qu'il  sera  appelé  divergent ,  si  l\  ne  tend  vers  aucune  limite. 

Pour  <|ti'un  produit  infini  soit  convergent,  sans  être  nul,*  il  est 
nécessaire  que  «^  tende  vers  zéro.  En  elTet,  si  P,,  tend  vers  onc 
limite  P,  la  difFérenee  V„—  P,,_,  =  l\,_i  u^^  doit  tendre  vers  zéro; 
le  facteur  Pj|,i  a\ant  une  liaiiic  difFérente  de  zéro,  il  laitt  donc 
que  le  fadeur  w„  tende  vers  zéro.  Le  raisonnement  ne  s'applique 
plus  si  le  produit  est  nul;  on  vérifie  aisément  sur  re\em|de  cité 
plus  haut  que  Un  ne  tend  pas  vers  zéro. 

D'après  une  remarque  antérieure  (L  n"  157),  Pétudc  de  la  con- 
vergence ou  de  la  divergence  d'un  produit  infini  se  ramène  i'i 
r.;!!!/!^  it^x  la  niénie  question  pour  une  série.  Posons 


I 

I 


,=   **o=  <!*+-  ««)* 


P,—    \\,—   (I  -^   Mo)«lr 


6ii 


^lUIMTRI^    XIII. 


Ffixr.TioN!?  li  i:m:  vahublk  i  nM('iJ:\i 


et»  d'une  manière  générale, 

el  considérons  la  sth-fe  iiuxifîatre 

(5H)  l'u -+- *i H- . .  * ^  r« -^  — 

La  soin  me  ^ft^^  t^i  -+-  i"i  4-*  -  .  H-  *•/!  est  évidemment  égale  ii  l*,,,  de 
sorte  que  celle  série  est  ctm  verge  nie  ou  divergente  en  même  lem|>* 
que  le  prodinl  inlini  n(i  4-  "w);  lorsque  fa  série  est  convergea  le, 
Sîi  su  m  me  ^  est  éj^^ide  à  la  valeur  I*  du  (irodiiil  infini,  y 

â83.  Produits  absolumant  convergents.  —  Supposons  d'tdjurd 
qne  Ions  les  nom  lires  n,t  soient  réels  el  posiliTs.  Le  jjnjduil  V„ 
Vil  en  eroîssanl  avec  n  el,  pour  démontrer  la  convergence,  il  suf- 
fira tle  prouver  cjue  ce  produit  1%  reste  inférieur  à  nu  nombre 
lixe,  quel  que  ^oil  fi*  On  a,  d'une  jjarl, 

!'«>  I  -^  w^^  //i  — .. .-+-  Un; 

d'autre  pari,  on  a,  x  étant  positif,  i  -t- j'  <i^^'i  et  par  suite, 

La  première  inégalité  montre  que,  si  le  produit  V„  U^nd  vers  une 
limite  P;  on  a  constamment  ;/,jH-  «,  —  «..  H-  «/,  <  IV  La  série  à 
termes  positifs  * 

est  donc  convergente.  Inversement,  supposons  cette  série  con- 
vergente et  soit  S  sa  somme;  la  seconde  inégalité  donne  l\r<Cc*^. 
Le  produit  P„  lend  donc  vers  une  limite,  el  Ton  en  conclut  que 

le  produit  infini  I  I  (  i  4-  «/i),  où  ions  ies  nomi^n^s  ti„  soni  réels 

et  positifs,  est  convergent  on  divergent  ^n  tnetne  temps  que  la 
série  (5^). 

Considérons  maintenant  un  |irodnil  irilini,  ii  tenues  qnfU 
conques,  réels  ou  imagiuaires, 

(55  )  (  I  -^  /!„  h;  1  -K  «I  ) . . .  (  I  -h  M«  ) , . . 

et  5oit  Ui^^  \tti\^  Si  lu  série 


comme  on  Vu  fait  remarquer^  la  timiLe  du  produil 

lorsque  n  augmente  !nil«nînîirienl.  Dans  ces  condilions,  le  pro- 

'i-   ICI 

Juîl  I  I  (i  4-  n»)  est  dit  cibsoiumeni  convergent. 

Les  proiluUs  infinis  aljsoliiment  convergents  oflrenl  nn  inlcrtH 
parlieulier,  eoiiinie  les  séries  aljsoliinu'ol  conver^^euLes,  avec 
lesquelles  ils  ont  de  grandes  analogies.  Ainsi,  dans  tin  produit 
injini  ahsolunienl  convergeni,  on  peut  modifier  Vordre  des 
facteurs  d* une  façon  cirhllraire  sans  changer  le  produit.  Hou^ 
di'iricintreruns  d'abord  qnetanl  donné  nn  produit  lu  lin  i  ahsolu- 
Dieol  convergent,  à  lont  nombre  ]>osîlif  £  on  peut  faire  corres- 
pondre lin  nombre  entier  n  lel  que  la  diflerencc  entre  ronflé  et 
\c  priHloit  d'un  110  ni  lire  qneleonqne  de  fa  c  leurs 

ait  tin  module  inférieur  à  s,  lorsque  tons  les  indices  a,  [i,  ,  ,  ,  ^\ 
■Sfini  supérieurs  à  /f.  On  a,  en  effets  eojnme  on  le  voit  inimédia- 
Itemciit  en  supposant  les  deux  |noduits  développés, 


et,  par  5Uiie, 


Kl- 


«3e»H 


^?h..(l 


«X  )  ^ 


■  I  I  <  «î'^ 


^ih- 


€U4lMTIïfc:    Ttlll.    —   FONCTION»    JJ*Li.\E    VAUI\MLE   ClOMULEXE. 

mais,  la  série  î:lU/éhi ni  corivergenle,  on  peul  prendre  le  nombre  n 
assez  grand  pour  que  la  somme  Ua 4- Up 4- -  -  . -^  U>,  soîl  plus 
peliLe  que  log(i-|-£),  lorsque  tous  les  indices  at,  [i,  .-•,>,  sont 
supt'rieiirs  à  n.  Le  second  membre  de  Tiné^alilé  précédenle  pet»l 
donc  être  rendu  moindre  f|ue  loul  nombre  posilif  £,  en  prenant 
le  nombr»^  entier  //  assez  grand. 

Ceci  prouve,  observons-le  en  pjissanl,  qu'un  prof/ftif  absoitt- 
ment  convergeift  ne  p(ntl  être  nul  à  moina  qttnn  des  facteurs 
du  produit  ne  soit  nuL  Stjp posons  en  effet  qu'aucun  des  fadeurs 
du  produit  ne  soit  nu);  choisissons  le  nombre  u  assez  grand  pour 
que  Ton  ait,  ipiel  que  soîl  le  noml)re  posiliJ />, 

a  é\i%n\  un   iit>mbre  positif  ittférieur  \i  \\m\U'j  \\  est  clair  que  le 

-I-  »  , 

module  du  ju  oduit  inliiit  I  1  (i  4-  ^'//+v)  ^<n'à  supérieur  a  i—  a  et, 

par  conséquent,  le  produit  l*  qui  esl  égal  au  précédcnl  multiplié 
par  Ffl  ne  pourra  être  nuL 
f*ela  posé,  soient 

(  59  )  (1  -h  «0  )  (1  -^  «i  )  .  .  *  (  ï  ^  W;j  ) .  ^  * 

uii  produit  infini  absolument  convert^enL  et 

( 60  )  (  t  -h  Wç  )(  I  ^  «'j  ) . . ,  (  I  -h  £/'„,  ) . . . 

un  autre  produit  ijifjui  com|>osé  des  même*  facteurs  [jris  dans  un 
autre  oi'dre.  Ce  second  produit  esl  aussi  iibsolument  convergent, 
car  la  série  SU^  est  conq^osée  des  nié  mes  termes  que  la  série  2U|. 
Appelons  V  et  P  les  valeurs  de  ces  àK'Aw  produits  (og)  et  (Oo). 
Soit  Vff  le  jn^oduit  ét^s  n -\- \  premiers  f'actetirs  lIu  produit  (St)); 
tous  ces  facteurs  se  retrouvent  dans  le  produit  {60)^  et  nous 
pouvons  prendre  un  nombre  m>n  tel  que  le  produit  P^^,  ren- 
fenne  tous  les  facteurs  de  P^,.  Nous  avons  alors 


tous  les  ludices  a,  fi,  .,-,).  étant  supérieurs  à  //,  et,  d'après  ce 
que  nous  vei>ons  de  voir,  on  peut  cboisir  le  nojnbre  n  assex  grttnd 


I 


ausiii  j>elil  que  suit  le  nooibre  [>os!u('  t.  Or,  lorsque  /f  augmenle 


iadéfiinmeot,  il  en  csl  de  même  de  ///,  el   le  rapport  j^  a  pour 
limite  TT*  Il  Tant  donc  que  ï'oii  iVit  ]^'-=  P. 

i8l.  Produits  uniformément  cooTergents.  —  Considérons 
encore  un  produit  infini  (5i).  où  ^Oh  '^n  •*  ♦»  thn  *-•  sont  de*» 
fonctions  continues,  réelles  ou  iuia^'^inaires,  d'une  on  plusieurs 
\ariables  x,  y,  /,  -..,  ce  qui  comprend  évitlemnieut  le  cas 
^  OÙ  «0,  «I,  «2,  ...  seraient  des  fonctions  d'une  variable  com- 
plexe z.  Nous  dirons  que  ce  priKlniï  est  un  {'/armement  cofivcr- 
gent  dans  un  certain  domaine  O,  sj  la  série  ^r,^  définie  plus  Iniul, 
dont  la  somme  est  égale  au  produit  infini,  est  elle-même  unifor- 
mément convergente  dans  ce  domaine.  Le  produit  l*est  alors  nue 
fonction  continue  des  variables  indépendantes. 

Un  produit  infini  est  uniforméuieat  conver^^enl,  s'il  en  est  ainsi 
de  ta  série 

reprenons  en  eflet  la  série  (5.^),  nous  avons 

i'«_,^...-hP^^^,=  Vn^p—  \*n—  t',J(f  H-  U«^i)*,.(l-r-Mfl^,;)  — l]; 

00  a  d'ailleurs  les  inégalités  évidentes 


Ut- 


^}(i^  ««^î).. 


H,,^n)  -  1 1<  eLW.>r..,-H,  ,^.t,.,„,. 


Maïs   la   série   (fit),    êlant   uniformément   convergente   dans   le 
I  domaine  D.  représente  une  fnnction  continue  qui  reste  inférieure 
a  une  certaine  limite  M»  et  Ton  [icnl  choisir  un  nombre  N  assez 
[graud  pour  que  la  somme  suivante,  où  /ijN, 

[reste  inférieure,  quel   que  soit  p,  à  un  nombre  positif  a  dans  le 
Ifndine  domaine.  On  aura  donc»  le  nombre  n  ayant  été  choisi  de 


i\\  CHAPITRE    XIM.    —    FDM:TI(>NS    [j'iNE   WKtlMLK    COA|l*LE\K, 

Ceci  [rroiive  bien  que  I»  série  ^v,i  est  nnUovmvuicnl  convt  i  Lj^ente, 
iHiis*|u'oti  neiil  loii jours  i^fïoisir  a  *!f*  fijçoti  i  suti^sfaire  à  la  conJi- 
liofi  (,*^(e* —  i)  <<  £,  aussi  pelit  que  sorl  s. 
Par  exemple,  le  produit  lufini 

F.  =  .=  .,-..)(.-f:)...(.-i!)... 

représenle  une  i'oiiclioïi  continue  de  la  variable  complexe  z^  car 

la  série  ^^"4"  *^^^  unifoniiéuieul  eoiivergenle  a  rinléi'ienr  du  ne 

courbe  fermée  (|uelfor*([ue,  (^e  produit  est  nul  pour  ;;  =  u,  dri, 
±2,  .  *  •  el  pour  ces  valLMirs  seulement . 

Ri' iit arque,  —  Toutes  les  propriétés  précédentes  s'étendent 
sans  difficulté  aux  produits  infinis  n(i  -h  timit)^  ï^»*'  cbatpie  facteur 
est  aflecté  de  deux  indices  distincts  m^  /i,  pouvant  varier  sépa- 
rément de  o  à  H- X.  liOrsque  fa  série  double  SU,«rt  est  conver- 
gente, le  produit  précédent  a  une  valeur  bien  déterminée,  qui  ne 
dépend  pas  de  la  façon  dont  (hï  fait  rroîlre  le  moubie  des  facleiirs. 
De  nièmi'  quunt*  sérii*  double  id>siduinent  convt^rgenle  peut  être, 
irnne  infinité  de  jnaniéres,  ttansftprmée  en  une  série  ordinaire,  un 
produit  doiddenient  infini,  tel  que  le  précédent,  |ient  élrc  d*une 
infinité  de  manières  traiisformé  en  iiji  produit  simplement  infini 
ubstdumt'ul  convergent  Si  tous  les  termes  r/,i„i  sojit  des  fonctituis 
cimtinues  de  certaines  variables  oc^  y%  .  .  -  ,  el  si  la  séiie  2IU/«m  esl 
uniformétnenl  cun  verge  nie  dans  nu  certain  domaine  D,  le  pro- 
duit infini  IIi  i  ^  u,ft,i)  esl  lui-même  uniformément  cou  verge  ni,  et 
représente  uj»e  foncliiu»  cou l inné  de  jr,  y^  .  .  ,  dans  le  domaine  1). 

58.1-  produits  infinis  réels,  —  Heprenons  un  produit  iiifiiiî  »]r  faneurs 
réi*k 

pour  cludit-r  le  ras  où  it  y  a  uiu;  irilinité  de  termes  né^^iUirs  dans  la  suite  u^^, 
Ui^  «î,  .,..  f.ors€|ue  tous  ces  ir.niies  sont^  à  parlir  d'iijj  cortniii  lunit;, 
compris  entre  —  i  et  o,  on  est  conduit  ti  «^ludicr  un   produit  inliiii  irl  <]uc 

tC'4 )  (  I  —  i'o ) (  i  —  r,  u  .  .M  —  i'rt  ). . . 


IV.    -=   PliDOriTS   INFIMS.  "^^^■~  B5 

loù   Ço^  t'i, ,  v,ty  ...   sont  iioskifs  et  inférieurs  à   i.  Il  est  v\n]r  que  le 

■  produit  (i —  *>0)..,(i  —  v„)  va  en  décroissani  lorsque  n  atignfiiînte,  et  que 

'  re  produit  resle  positif:  il  lend  donc  vers  \ine  limite  lorsque  n  croît  îiîdé- 

Imimeiitt  mais  celle  limtlc  peut   ctre  zéro  ou  un   nombre  positif.  Si  la 

t«*i'Tie  ZiU  est  convergente,  le  produit  infini  (62)  est  ab«ulumenl  conver- 
j;«»nr:  le  produit  (î  — ^  i'o)  .  * .  f  i  —  v^,)  a  donc  une  lin:ite  dilîctfntc  d«* 
*,-ro  (n^2«3). 

Pour  voir  re  «|ui  nrrivt^  lorsque  Iû  série  ^v,-  est  divergente,  remarqiious 
que  Ton  a,  quelle  «juc  soîl  la  valeur  réelle  de  jr, 

i-l-;r  <  e*, 

rar  la  fonction  e^ — ^  —  1  esi  minimum  pour  x  =  o.  Un  pcul  doue  êcrirt! 


i~Vo<e-%     I  — ii<t-^'s     ...| 


et  pur  suite 


i  I  —  v^n  I  —  r,  K  . .( r  -  r„ )  <  c-'>'.'^^*^."-*'«V 


l*a  comme  l'a  **- l'i -+-*.* -f- t'«  ougmente  indéfînhnenl  avec  /i,  et  par  suite 
le  produit  in  fini  est  nuL 

Lorsque  la  suite  «o,  u^^  ...,  Uft,  ...  renferme  une  infinîié  de  termes 
po&itifs  et  une  infinité  tic  ternîtes  né;jatifs,  le  |iroduit  infini  ne  |*eul  être 
ronvcrgcnt  sans  être  nul  que  si  le  terme  général  itn  tend  vers  xéro  (n**  283). 
Supposons;  qu*il  en  soit  ainsi  :  comme  on  peut  toujours  négli|;jer  un  nombre 
liHÎ  de  fiicleitrs  au  débtit,  nous  adiiicltn»ii'?  que  tfnH  les  facteurs  *oni  posi- 
tifs. Le  produit  F%,  contient  alors  un  certain  nojubrede  facteurs  supérieure 
à  I  et  un  certain  nombre  de  faeieurî>  inférieurs  à  1  :  le  seul  cas  douteuv 
i^Èl  évidemment  celui  où  le  produit  des  facteurs  supérieure  à  1  augmente 
itidéfiniMierit»  landis  que  le  jiroilnît  des  facteurs  inférieurs  â  1  tend  vers 
léro,  lorsque  n  augmente  indéfmimejit.  Le  produit  infini  peut  être  con- 
vergent ou  divergent  suivant  les  cas;  mais  il  vM  facile  de  démontrer,  eu 
r,iÎ5onnani  comme  [»our  les  séries  semi-convergentes,  (I,  n"  i6tî)  que, 
dans  un  produit  de  celte  espèce ^  on  jieut  toujours  disposer  les  facteurs 
•tans  un  ordre  tel  que  le  pix^duii  F*^,  ait  pour  limite  un  nombre  positif 
quelconque  donne  à  l'avance. 

Lorsque  la  série  I^u^  est  convergente,  on  a  une  réj^le  précise.  Le  pro- 
duit r«  iend  ver$  une  limite  positive  ou  tend  vers  zéro,  suivant  que 
ta  iérie  Si*J  e*î  convergente  ou  dit^ergente. 

Pour  le  ttemonlrer,  remarquons  que  le  rapport 

lot;  (  I  H-  j:  )  —  j- 


a  p*»or  limite  —      »  Inrsquc  r  teud   vers  zéro;  nous  pi>uvon<  \\Qni:  écrire 


1.»-^  I 


*--«), 


tnïl. 


m 


CHAPITRE   XIII.    —    FOMTKJNS    DLNlt:    VAHIVItlj:   i:i*MPLEX.E. 


la  valeur  iiiisuluc  lîe  a  riant  inféiieujc  ii  -  pourvy  nue  la  vali^ur  absolue 

de  :e  soit  inférieure  à  une  certaine  limite,  Putstjue  ««  It^iïil  vers  zéro 
quanJ  n  croll  indcdliMmenl,  et  que  l'on  peut  faire  commencer  le  proiluii 
infitii  à  tel  fadeur  que  l'on  veut,  il  esici4iiir  permis  di;  supposer  que  Wm  a 

l0g(l  -+-«„)    —   Uq  —   —^  (i  -+-  fjy  ), 
log(l  -h   Ml)   =  fl| (I  H-  Oi), 


liHis  les  nombres  0,^,  du  ...,  Ô,,  ctaiiL  compris  cnlrc  —  et  -+-  -  •  On 
déduit  de  là 

(t>i)  logPrt=  wu  -f-«i -+-... -^w„'—  -  «J(r-T-lïg)-,..—  ;-  ff;(i       a„); 

lorsque  le?  fletix  séries  21ï/,i  et  — mJ  sont  convergentes^  le  second  membre 
tend  vers  une  limite  finie  quand  n  eroît  indétininient,  rar  /iJ([-i-0^)  est 

compris  entre  — ^  et  -  «J»  Le  piuduîl  1\^  tend  donc  vers  une  lîjnite  diiïcrenLL- 
dc  y.én*.  Au  contraire^  lorsque  lii  ^éric  Sf(*  est  diverj;;enlt%  le  recoud 
membre  de  la  formule  (61)  croit  indélinimeut  en  valeur  absolue  en  restant 
négatif,  et  par  suite  ?«  tend  \ers  zéro. 

La  même  égalité  (63)  prouve  que  le  jiroduil  iullni  est  divergent  ou  nul 
lorsque  Ja  féerie  Ew^  est  diverj^ente  et  la  série  -wj  convergente.  Mais  il 
est  i\  remarquer  que  le  produit  infuii  (leut  être  conver^^eut  lorsque  les  deu\ 
séries  ^  ti,t  et  S«J  sont  di  verj»entes*  Prenons  |jar  exemple  Ug  —  «^  =  at  ^  o, 
cl,  pour  «  >  I, 

[  t  j  1 

yn  yn        "        n  y  n 

la  sérier  «/,cst  divergente,  caria  somme  Sj^^est  supérieure  à  -  h-  ^-4-.#.H — ; 
il  en  est  de  même,  pour  la  même  raison,  de  SfiJ.  Cependant  le  produit  infini 

est  convergent,  car  le  piodutt  de  'in  facteuris  est  égal  a 

(-î)(-s)-(-^.> 


\f.   —   PHOIHITS 

tandis  que  le  produit  de  2/1— î  facteurs  est  égal  au  produit  |irt'cédein 


tnullijilié  par  le  facteur  i  — 


Exemples  :  1*  La  série 


//i 


qui  a  pour  limite  l'unité  ('). 


I 


r 

'an 


€si  convergente  ainsi  que  la  *iêne  obleuue  en  élevanl  ses  unincs  au  rai  ré. 
I^  proiluil  infini  correspondant 


I     3     3     5 
A    '1  *  4     i 


Vin  -ht 


ftn 


lônc  convergent;  an  a  vu  déjà  qtj'ïl  étail  égal  à  -  (  1,  n"  116),  Pniir  le 


IrAnsformer  en  un  prodtiit  absolument  converge  ut.  il  suflit  de  réunir  dcu\ 
facleufs  consécutifs,  ce  qui  donne 


'i-ui-v^y 


'  tenda 


Soil  u^-j- Ui-r- — f  MrtHr.*.  une  série  à  termes  réels   iJans  laquelle 
rai^pôrl  de  deux  termes  consécutifs  est  une  fonction  rationnelle  de  n 
nt  vers  l'unité  lorsque  n  auf^mcnte  intléfinimeni 

En  lai^ant  décote  le  cas  oii  Tun  des  lermes  de  cette  série  serait  nul  ou 
lAiliii,  on  peut  encore  écrire 

n/         ai— ^1        ç("^)\ 


étant  une  fonction   raiîonuelïe  de  */  qui  reste    inférieure  en  valeur 
tiluc  à  un  nombre  fixe.  Si  Ton  a  «i  —  61  >  o,  tous  les  termes  de  la  série 


iH) 


2( 


«1  ~  l^i 


V«      J 


finmcnt  par  être  poiiitifs^  et  celte  série  est  divergente;  le  terme  gé- 
néral u^^i  de  la  première  série  augmente  donc  indéfiniment  en  valeur 
«bsolue*  Si  «1  —  bi  =  0,  la  série  (64)  est  absolun»ent  convergente,  et  u„+i 

(')   Voir  Caucuy^  Cours  d'Analyse  ou  Œuvres  comptétes,  lomc  11!^  a*  séric^ 
AOte  L\;  PAiiraaatti)!  {Afathemaiische  Annaierît  tomes  22,  33  et  42). 


68  CHAPITnE   XI U.    —    FONCTIONS   D'UXE    VVBIABLE   COMPLEXE. 

rend  %ers  une  limilc  finie  rlilTérenlc  île  zéro.  EuIIiIt  si  ai  —  ^i<Io,  tous  les 
termes  de  la  çérie  (GJ)  finîssenl  |iar  être  ni^galif^^,  el  celte  série  est  di^cr- 
genle;  ^«+1  tend  donc  vers  xcro  lorsque  n  croît  jndéfiiument.  Ces  rêçullals 
!ïonL  dus  à  Gauss  (voir  1,  n"  l(î3). 

286.  Développement  en  série  entière  d'un  produit  infini.  —  Soit 

un  produit  infini,  où  chacune  d<^s  fondions  rtf  penl  être  tirve- 
lopf>ée  en  série  enlicrc 

«^  =  ait, -4-  rt/ 1  ^  -f- . , . -4-  at„ -s"  -h - . .         i  i  ^  o,  i .  %  , , ,), 
Supposons  que   la  série  (InuLle    7  ^l'^i>i|'"  *oit  convergente 

i        n 

pour  une  vu  leur  [îosiltve  de  r  clioisie  convenablenieut;  clyns  ces 
conditions  la  série 

est  absolu  ni  eut  el  niiîrormétneiU  converj^enle  à  l^iulérienr  du 
cercle  C  de  rayon  /■,  ayant  pour  cm  Ire  Torigine,  Le  produit  F{  5) 
est  lui-même  alisolunieiU  et  uniformément  convergent  et  repré- 
sente-, par  conséqui'iil  j  une  fond  ion  continue  de  z  dans  ce  cercle. 
Nous  allons  montrer  rpie  ce  produit  peut  être  développé  en  une 
série  entière  eoiiver|;ente. 
Posons^  comme  plus  haut, 

Vn=  (fH-  ffn)(t  -^  ni)..  ,(1^  M,|_,  )M«; 

il  suHU  de  démonlt^er  rpte  la  somme  de  la  série 

qui  est  éj^ale  au   produit  ijdini  F(^),  est  développable  en  série 
entière.  Or,  si  Von  pose  encore 

il  est  cliiîr  que  le  produit 

r;,  =  { I -h  «i  ) ( f -f-  «; ) . . . (iH-  w;,..4 > «;, 

est  tine  ffyjïction  majorante  jiour  r,,,   La  série  (66)  pourra  donc 


élre  ordonnée  siiivanl  les  puissances  de  :;  s'il  en  est  de  même  de 
la  série  auxiliaire 

Si   l'on    développe   chaque   lennc   de   celle   tlerIlH'^rc   en    série 

[entière,  on  a  une  série  double  dont  efiaque  coefficîenl  esl  )H>sitif, 

'et  il  suffil  pour  notre  olîjet  de  prouver  <|ue  celle  série  double  esl 

convergente  quand  on  y  rem[dace:;  par  r.  Désignons  par  U^,  el  VJ^ 

[les  valeurs  des  fonctions  ul^  et  v'„  pour  ^  =  r;  nous  avons 

v;,  =  t.^u;)(i-f-uij...(i^u;._i)u; 

[et  par  conséquent 


tiu  encore 


Vi  -h  v;  -h . . ,  -+-  v;  <  ct«^^^.HHt:„. 


I 


Lorsque   n  augmente   indéfiniment,    la   somme   UJj -]- -  -  -  H- L','^ 

lend  vers  une  limite,  puisque  la  série    7  U^^  est  supposée  convcr- 

f;ente«  La  série  double  (67)  est  donc  absolument  convergente  si 
Ton  a  |jj£r;  la  série  double  obtenue  en  développant  cbaque 
terme  i'n  de  la  série  (66)  est  donc  a /oriiori  absoimnent  couver- 
geute  à  Tinté  rieur  du  cercle  C,  el  Ton  [ïeul  rordonner  suivant  les 
puissances  entières  de  z. 

Le  coefficient  bp  de  zP  dans  le  développement  de  F(:;)  est  éj^al, 
d'après  cela,  a  la  limite  pour  ft  iniini  ilti  coeflîcient  bpfide  s^  dans 
la  somme  *'oH-  i-i  H-.  •  .-H  i'w,  ou  ce  qui  revii'ui  au  méuie,  dans  le 
développement  du  protluit 

ce  coeflicient  s'obtiendra  donc  en  étendant  aux  produits  infinis 
la  régie  ordinaire  qui  donne  le  coeOicient  d'une  puissance  de  z 
[dans  le  produit  d'un  nombre  fini  de  poljnomes. 
Par  exemple,  le  produit  infini 


F(5)  =  (i- 


5«){l-h^'')..^(H-  5'";..» 


esl  développable  suivant   les   puissances  de  Zy  pourvu   c|ue  Ton 
[aîl|x|<C  t*  Une  puissance  quelconque  de  z,  soit  z^j  figurera  dans 


70  CHAÏ*ITIIE    Xttl*   —    h^NCTlONS    lï'riNK    YAIUABLL    IIDMl'LEXK. 

ce  développeinenl  avec  un  coefficient  égal  a  un,  car  LouL  nombre 
entier  N  peut  ôlre  éeiil,  triine  f'aron  et  d'tioe  seule,  sous  la  forme 
il*une  somme  de  piiissaiices  de  à.  On  a  donc,  si  |5[<^i, 


ce  qu*on    peut   aussi    démontrer  1res    simplement  au    nioven   de 

l'idenlîlé 

i  —  z'" 


(69) 


(I  "H  z){i  -^  5*)(i  -h  ^M-  ■  '  f  ï  -+-  ^*""*). 


EXERCICES. 


1.  Déterminer  la  fonction  anaKiiqne  /'(i)  =  X -h  i  Y  dont  la  partie 
r^Jelle  X  est  cgalc  à 

même  question   en  supposant  que  \ -h  Y  est  éj^aîe  a  ïa  fonction  précé- 
ilentf. 

!2.  Soit  'f(/?*i  /?)  =  o  réi|tiation  tanj^tîiitit  Ile  iTune  t^mrlu*  algéUrîque 
réelle,  c'esl-à-dire  la  foniliiion  pour  que  la  droite  y  —  mx -\- p  ^oit  tan- 
gente à  celle  courbe.  Les  lacine*  de  réqnatiojï  ^(it — «5)^^o  sonl  le* 
animes  des  fovers  réeln  de  eciie  niurlie. 

3.  Si  p  et  q  sont  deux  nombres  eniiers  premiers  entre  eux,  les  dciiit 
expressions  (y^)''  et  }/ zP  sont  équivalentes.  Qu'aii  ive-t-il.  toisqur /i  et  ^ 
ont  un  plus  grand  commun  di\iseur  t/ >  1? 

i.  Trouver  le  modiile  el  Targument  de  e'^>',  en  le  considéraivt  comme 
I  -h * —  )     )  lorsque  le  nombre  entier  m  aug- 
mente indéfiniment. 

5.  Établir  bvs  formules  suivantes,  où  m  est  un  nombre  entier  positif, 

ti'^'  cos'" -s  —  2  cos niz  -^  'i m  cos (  m  —  i)z 
m  (  /n  —  I  ) 


Ka 


-  eo^  (  tfi  —  i  )  :; 


M  m  est  impair 


le  d 


emier  ternie  est  un  terme  en  tos4 


m  est  pair,  le 


lerme  qui  termine  le  développement  est  indépendant  de  z  el  éjjal  à 


KXEACICES* 

On  a  de  même,  si  m  est  impair, 

{ a I  )"*  fin '" 5  =  !i t  si n  mz  —  %itns\n{m  —  i)z  -h  .  - . , 
cL  SI  m  esl  pair» 


(».   Démon  Ire  r  les  furmuli^^ 


c*os  a  -ï-  eosi  (  a  H-  £/  ;  -h . . .  -i-  co^  (an-  /*«  )  =  — — ^ ^-  cos  (an J 1 


sîao  -î-sîn(a  H-  ^)  -4-. .  .H-  sin(a  -+-  /16)  = 


'"r'^    W' 


7.  On  demande  lii  va  leur  finale  <le  uicsiij-  hii><|ue  In  varîable  j  décrit 
le  segment  tic  droite  allanl  d*.*  I^irigine  au  poinl  1 -^  / *  hi  valeur  iuitîâle 
«le  arc  «in  5  riant  o. 

8.  Démontrer  la  continuité  dune  série  cnlière  ay  moyen  de  la  for- 
mule fn"  ii.  p.  21) 

JOn  prend  une  fitnetiou   majorante  convenable   jiour  la  série  du  second 
«itembre.] 

ty.  Calculer  les  intégrales 

/  T'»  e**^  <^o$  ù X  €i.T y      I  .T^e**-^sinbx  ctr, 

cot  (  jr  —  a)  coL(>'  —  ù)  . .  .  col{j? —  ijdjr. 


/■ 


10,  htani  lion  née  dan-^  le  |dan  Toy  unr  roui  lie  fi-r  niée  C,  |>résentani 
fin  nombre  ♦juelronque  i\c  points  doubles,  ei  décrite  dans  un  sens  con- 
venu, on  îilîecle  chaque  réj^ion  du  |>bin  déterminée  par  celte  courbe  d'un 
COefVicicnl  numérique  d'après  la  rèj^le  du  n**  90  (I).  Soient  H^  K*  i\eu\  vé- 
^on9  lîmîtropbc*  si-parées  par  un  nvr.  ab  du  contour  parcouru  de  *i 
*er§  6,  le  coeflicicfU  île  l'aire  ù  ^aucbe  e?l  supérieur  d'une  unité  au  coef- 
licîeni  de  Taire  à  ilnnle  et  la  réi^iou  extérieure  au  omlour  G  a  le  en  effi- 
cient n. 

Sioil  s^  un  point  ph&  dans  Tune  de  ces  régions  et  N  le  eoefficienl   cor- 


7»  ciiu^iim;  xiii.  —  fonctioas  i>  lne  variable  ijosh'LFAE* 

respondani,   Dérnonlrcr  f]ue  ^Xtt  représenle  la  variciuon  de  rargiimenl 
de  z  —  ^ûj  lorstîue  le  poiïil  ^  tl«"(  lil  la  couiLl^  G  dnn^  le  ^t^n^  con\enu, 

11.  Kn  rtiiiliaiJt  le  tiévrlo]i|iemeiil  de  Lop  f ^  )  sur  le  ceicle  de  con- 
vergence, démontrer  rjtir  l;i  ^vhmiuc  de,  la  «.érîc 

sinQ        fin  30        sin5f»  sinfîrtH-ï)Cl 

est  égale  h  Tt  ^t  suîv4int  qutî  l'on  a  sin(ï  Jo  {Cf.  I,  n'  1Ï18). 

l!2.  Etudiée  les  Lf»uil)e«i  décrites  par  îe  point  Z  =  ^',  lorsque  le  point  z 
fiécrit  une  li*;ne  druile  mu  une  cîrcujiftTence. 

13.  Lu  relation  'iZ  =  j -^  —  permet  d'eiïcctuer  lu  représiMitait<^ri  i-on- 

forme  d»;  Taire  eouipiise   entre  deux  ollip<ïes  honiofocfile^  sur  une   Cfni- 
roiine  eirrulaire  ctiuiprisc  entre  deux  cercles  coneeutrirjucs. 

[On  prendra  par  exemple  ,3  —  Z  -h  /Z*^c-,  en  convenant  de  tracer 
flans  îe  plan  de<i  Z  une  coupure  rectïlignc  ( —  c,  -f-c)  el  de  elioisir  poni 
le  radicid  urie  valeur  positive  lorsque  Z  est  rëel  et  plus  grand  que  rj. 


14.   Toute  iransforniation  circulaire  -3'  = 


peut  s*ob tenir  par   la 


Ci  -h  d 
eonibinaison  d'un  nombre />cï/r  d'inversions,  îiéciproque- 

15.   Toute   Iran  s  for  ma  lion   iléHnie  pai^  la   relation  c'=  ;i  ofii   5^ 

désigne  lu  quantité  conjuguée  de  ^,  résulte  d'uj*  nonJire  impair  d*inver- 
sions.  liée ip roque. 


ILî.     Transformations   fuchsiennes. 


Toute    transformation    cireu- 


rs oij  a,  b^  c^  d  sont  des  norabrea  réels  satisfaisant  k  \û 


laire  z  ^  — 

cz  -i-  d 

relation  ad — 6c  =  1,    fait   correspondre  à  tout  point  z  situé  au-de^îiUî^ 

de  o.r  un  point  z'  situé  du  même  cAté. 

Le"^  deux  intégrales  définies 


/ 


\/dw^  -\-  Uy"^ 


dT  dv 


f  fdx  d\ 

'  JJ  ~J^ 


sont  des  invar  ta niXf  relativement  à  toutes  ces  trauîïl'armations. 

La  transformation   précédente  admet  deux   points  doubles  qui  corres- 
pondent aux  racines  a,  ^  de  l'équation  cz-^hid — a)z  —  6  =  0.  Sî  ot  el  ^ 

,1          ...                           .     .      ,.,         .        ,       a^  -hù  ,    ^ 

sont  réels  et  distincts,  on  iieut  écrire  t  équation  ^  =  -;  sous  la  tornif 


équivalente 


K\Knt:ït:i';s. 


/k  élaot  réel»  et  îa  iransformaiîon  e&l  dite  /lyperhoiù/ffc.  Si  x  et  ^  sont 
imagÎDaircs  conjuguées^  on  peut  écrire  iViiuoliuii 

«i»  clant  réel  (transformation  elliptique).  Si  ^  =  a.  ou  peut  *îcrîre 

3  el  /'étant  réels.  La  traiisfiirmation  tM  i\y\w\tii:  parabo/ifjfte. 

17,  Soh  z'^/iz)  une  transforniatiou  furh^icnne.  Posons 

Z^^/iz),  Z^=/iZi\  ...,  i,,=/{j„_i). 

Démontrer  que  tou^  Jes  poînl^  z,  Zi.  z^,  ...  z,,  sont  sur  une  circonfé- 
rence. Le  point  Zn  tend -il  vers  une  |jo*ition  limite  lorsque  n  a  ug  meute 
itidéGniroent? 

18.  Etant  donné  un  cltcIc  C  iIc  centre  0  €t  de  rayon  R,  deux  poinlsîVI, 
M'  situés  sur  une  demi-droite  issue  du  ceutre  0  sont  dits  symétriques 

rapport  à  ce  cercle  si  Ion  a  OM  x  0M'=  R*. 

i^cla  po^,  soient  C,  C  dcu\  cercles  dans  un  même  plant  et  M  un  poini 

Quelconque  de  ce  plan.  On  jircnd  le  svmi'tiiqne  M^  de  M  ]mv  rîïjqojrl  à  C, 

puis  le  symétrique  iM',  de  Mj  par  iap|M*rt  à  C\  |»uis  le  sy  m  cl  ri  que  IVltde  iM'j 

par  rapport  a  C^  et  ainsi  de  suite  indênnimcnt.  Ktadici'  la  di^iril>utLon  dan^ 

le  plan  des  point*  Mi,  M\^  M^,  ^M',.  .... 

19*  Quclk  e^l  la  fonction  analytique  Z  :=/{z)  permcUanl  tle  passer'de 
la  projection  di^  Mcrrator  à  la  pri>jcciion  slcrêographique? 

D*.  Tt»ules  les  familles  isothermes  conqiosées  île  cercles  sont  formées 
^cercles  passant  par  doux  points  fixes^  distincts  ou  confondus,  réels  ou 
laiagîfiaires. 

I  LVquation    d'une   famille  de   cercles,  dépendant   d'un  paramètre  va- 
riable X,  peut  s'écrire»  en  po^^ani  z  =  x  -h  iy,  -;«  =  jt  —  /k, 

zz^t  -H  a  5  -h  6  5o  H-  c  =  o, 
a,  6,  c  éiaal  des  fonctions  du   paramétre  A.  Pour  que  cette  fa  ni  il  le  soit 


7l  CHAPITRE   XIII.   —   FONCTIONS   D'UNE   VARIABLE   COMPLEXE. 

isotherme,  il  faudra  que  l'on  ait  =  o.  En  faisant  le  calcul,  on  dô- 

*  dzdzo  * 

montre  le  théorème  énoncé 


] 


21.  Pour  qu'un  produit  infini  soit  convergent  sans  être  nul,  il  faut  et  il 
suffit  qu'à  tout  nombre  positif  s  on  puisse  faire  correspondre  un  nombre 
entier  n  tel  que  l'on  ait 

|(l-h  W;,-K,)(l-r-  //.,^i)...(I-f-  ll,n_y,)  — I  I  <  £, 

quel  que  soit  le  nombre  entier/?. 
22'.  Si  \g\<  I,  on  a  Tidentitc 

(i-+-y)(i-+-y*)...(i-h  <7'')...= 


[KtLER.] 

[Pour  le  démontrer,  on  transforme  le  produit  infini  du  premier  membre 
en  un  produit  infini  à  deux  indices,  en  mettant  sur  une  première  ligne  les 
facteurs  i  -H  g',  i  -»-  7',  i  -+  çr*,  . . . ,  i  -+-  r/'",  . . . ,  sur  une  seconde  ligne  les 
facteurs  n-  y',  1  -+-  7*,  . . . ,  1  -h  (y')*",  . . . ,  et  l'on  applique  la  formule  (68) 
du  texte.] 

23.   Développer  suivant  les  puissances  de  z  les  produits  infinis 

F(5)  —  (l-h  TZ)(l-hX^z).,.(l-hX''z)...y 

<P(z)  =  (i-^  xz){i-^.r^z)  ...(i  -t-.r*«+»5) 

[On  peut,  par  exemple,  se  si*rvir  des  relations  V (xz)(i  -h  xz)  =  F(5), 
<l>{x^z)(\-hxz)  =*(^).l 

2i*.   En  supposant  \x\  <  i,  démontrer  la  formule  d'Euler 

(I  — x)(i  —:r«)(i  —ar5  )...(!— -  a:").. . 

3/l'— «  ."î/l'-f-/! 

=  1  X  —  X^-  -  X^  —  X"^ -{-■  X^* —  ,..--  X      *        X      *        H-.... 

[  Voir  J.  Bertrand,  Calcul  différentiel^  page  828.] 
25*.  La  série  à  termes  |)ositifs  Wo-h  «i-f-. .  .-f-  Un-^-.-  est  convergente 
nu    divergente   en    même   temps    que   la    scno 1 h...-! h... 

5y  S\  s„ 


où  S,i  —  //u-1-  Wi-T-.  .  .-r-  lf„. 

[On  peut  écrire 

Ûi-'Sht 

et  appliquer  le  théorème  du  n°  285]. 


IAbel.] 


CHAPITRE  XIV, 

THÉORIE  GÉNÊHALE  ïîHS  FONCTIONS  ANALYTIQUES,  D  APRES  CAUCHV. 


I.  ^  INTÉGRALES  DÉPINIES  PRISES  ENTRE  DES  LIMITES  IMAGINAIRES. 


287.  DéânitioDS  et  généralités,  —  Les  résullals  exposes  daiisk- 
C^|i;j|)itr€  précotleiil  sont  ititlcpendanls  des  tryvuux  de  Caiiclij,  et 
pour  la  phiparl  ardérieiirs  à  ces  l rivaux.  Nous  tilloris  niaiiileiianl 
reprendre  rélnde  <les  fonctions  aniilylifpïc>  à  lui  point  de  \i\e  5ys- 
léinaliqiie^  et  pcmrsiiivre  les  consr(pieiices  lognjnes  de  hi  iléfinflion 
même  de  ees  ionelions.  Nons  rappellerons  tpi'une  fônrlioTi  f{z) 
É'Sl  holomorplie  dans  ,nne  aire  A  :  i**  si  à  tout  j>oint  pris  dans 
Taire  A  correspond  une  valeur  déLerminée  de  /{z)'^  2'*  si  celte 
> aleur  varie  d'une  inanîùre  coiitimie  avec  j;  3"  si,  ponrloiii  points 

pris  dans  A,  le  rapport 

fjs^  h}—/{z) 
h 

letid  vers  une  linnle /"'(-)  lorscpie  le  nnidtile  île  It  Uud  vers  zéro. 

La  eonsîd<^ration  des  intégrales  définies,  (piand  la  variable  passe 
par  one  siiile  de  valeurs  imaginaires,  esL  due  à  Caiicliy  (');  c'est 
Torigine  de  méthodes  nouvelles  el  fécondes. 

Soity(s)  iine  fonclinn  eonlîuue  de  :;le  lonj;  d'un  arc  de  courbe 
AMB(^/7^^  (yi),  ruanjuons  surccl  are  flecourl>e  un  certain  nomlïre 
de  points  de  division  z»,  J,,  Z2,  *  *  * ,  ^//,u  ^^  succédant  dans  Tordre 
des  Hidiees  croissants  fpjand  on  pHrcourL  Tare  de  A  vers  B,  le^ 
points  z^  et  z^  coïncidanl  avec  les  evtréniilés  A  e(  U. 

Considérons  lu  somme 

^  =  A  -/)(«!  -  -5g)  H-/(  5i  )(  ^t  -  ^i  )  -^  '  ■  • 

-^/(-*-l  )(**  —  -Ar-l)  ^  -  ■  -  H-/(  -/«-l  )(  -'  -   -/*^l  ); 

(*>  Mémoire  iut*  Um  intégrai  es  déjinîei  priscâ  entre  des  (imites  imagi- 


76  CHAPITRE   XIV.   —   FONCTIONS  ANALYTIQUES  D^PDÈS  CAL'CHY. 

lorsque  le  nombre  des  points  de  divison  3|,  ...,  z„_i  augmente 
indéfiniment  de  façon  que  les  modules  de  toutes  les  dilTércnces 
^1  —  ^0»  ^2  —  ^lï    •••9  deviennent  plus  petits  que   tout  nombre 


Kig.  Gi 

y 

B 
/*«-. 

M 

4: 

x« 

0 

a> 

positif  choisi  arbitrairement,  la  somme  S  tend  vers  une  limite, 
qu'on  appelle  l'intégrale  définie  de /(z)  le  long  de  AMB,  et  qu'on 
représente  par  le  svmbole 

f     f(z)dz. 

Séparons  en  effet  la  partie  réelle  et  le  coeffîcient  de  i  dans  S; 

soient 

f{z)  =  X-4- Yi,         Zk^ori.'^yki, 

X  et  Y  étant  des  fonctions  continues  le  long  de  AMB.  Nous  pou- 
vons écrire  la  somme  S,  en  réunissant  les  termes  analogues, 

S  =  Xo(^i  —  a-o)  H-.  .  .-H  Xa-..,  {Xk—Xk-i  )  -h. .  .H-  X,|_i(a7'—  Xn-i  ) 

-+-«'[Xo(7i-ro) -»-••.] 

-i-i[Yo(a'i  — aro)-i-...]. 

Lorsque  le  nombre  des  divisions  augmente  indéfiniment,  la 
somme  des  termes  d'une  même  ligne  a  pour  limite  une  intégrale 
curviligne  prise  le  long  de  AMB,  et  la  limite  de  S  est  égale  à  la 
somme  de  quatre  intégrales  curvilignes  (*) 

Ç     f(z)dz=  f      {\(ix-\dy)-^i  f      {Ydx-i-Xdr). 

'-(AMH)  «/(AMBj  *^(A.\lBi 

(  '  )  Pour  éviter  des  complicalions  inutiles  dans  les  démonstrations,  nous  suppo- 
serons que  les  coordonnées  x,  ^,  d'un  point  de  l'arc  AMB  sont  des  fonctions 
conlinuesx  =  ^{t),y  =.^{t)  d'un  paramètre  ^,  qui  ne  présentent  qu'un  nombre 


IT^TKGRALES   ENTftE   DES   LIMITES   1MAG»NVIR 

Il  reisiille  îiiirnt'iliatenîenl  Je  lu  défi nil ion  que  Ton  a 

/-+-/= ... 

Nous  aurons  souvent  Lcsoîn  par  la  suite  de  connaître  une  Jînyle 
5U  péri  cure  du  module  iftine  intégrale  définie.  Soit  M  un  nombre 
plus  i;rand  i|ue  le  module  de  J{^)  le  lonj;  de  Tare  x\MB;  sait  P  le 
pcrimî^lre  de  la  ligne  polygonale  inscrite  dont  les  sommets  sont  les 
poînt;^  r^,  :îi,  r^.,  •  •  . ,  ^«-u  ^'»  H  esï  clair  que  Ton  a  |S|  <C  M<P  el, 
par  suile,  en  faisant  croître  indclininn^nt  le  nombre  îles  [)oinls  de 
division,  on  aura  à  l.i  limite 

•■(AMUf 

L  désignant  la  lon^^nenr  de  Tare  AMB. 


ti88.  Changements  de  variables.  —  Considérons  le  cas,  très 
Irc-quent  dans  les  a|qdicalions,  on  les  coordonnées  ^,  y  d'nn  point 
de  Tare  AB  sont  des  fondions  conl innés  d'un  paramétre  variable  iy 
x=:f(t)^  y^^^(t)y  admettant  des  dérivées  elles-mêmes  conti- 
nues ^'(/),  *Y(/),  de  ïelle  [aeon  i|ue,  t  variant  de  %  à  9j.,  le  point  Çt^y) 
décrive  le  chemin  d'intégration  de  A  vers  B.  Soit  V{l)  et  Q{t)  les 
rûncilons  de  t  obtenues  en  rem|daçant  dans  X  et  Y  les  variables  x 
ci  y  par  ^(i)  et  à{i)  rejspccli veinent.  D'après  la  formule  établie 
pour  les  intégrales  curvilignes  (1,  n**  93),  nous  avons 

/.il».  «  ',. 


-'URt 


r^ 


I      \  ity  ^  Y  ffj  ~-   I      {V{t)^yU)^  Q  (  t  )'i'(  i  )  I  dt. 


•^-Alï 


/ini  de  iiid&iiiiunis  ou  dr  mitiirniniis  entre  A  tt  0.  On  (leut  alors  dëcumpu^er  le 
rlicmin  d'Jolégration  ca  un  nombre  fiiii  d'arcs,  dont  chacun  est  représcnlé  par 
une  ^uaUon  telle  que  ^=  Ff  jtr)^  lu  fonciiuu  T  élaiil  continue  entre  tes  limites 
rjOfTefpoftdantCf.»  ou  encore  en  un  uuîiibre  Uni  d  arrs  dont  ctiaciin  est  représenté 
p«r  une  èqutitîon  telle  que  jt  =  G(  k)»  Il  n'y  u  aucun  tnconvcuîcnt  à  faire  cette 
li^potbrM",  CAtt  dans  luiiLcs  le^  applicatiouSt  le  dioi:c  du  etieuiin  d'intégration 
|iré^fite  taujourâ  un  ccrlaîn  df^ié  d'arlntraiie.  D'aillenr^,  nous  avons  fait. 
tintiliritenienL  la  mcrne  liypotloHe  dans  la  ttoknic  des  iiitcgmlea  curvilignes 
(f,  M"  tK'V%,  120),  D'apr(is  un  lliroràrnc  gém-rai  ilc  AL  Jordan ,  l'arc  de  conrbe  AMB 
MPra  liMtjour^  rerliliabk,  c'est-*! -dire  que  le  pêrtmètrc  de  ta  ligne  polvgun^ile  doni 
Ici»  ««-'tiiitiet^  sont  les  points  de  division  ^l,.  ^,,  . .  .^  ^rt-,i  ^  tendra  verâ  une  limite  I., 
94n% qu'il  »oîl  oéccs*aire  de  ^u[)(iosci  <|iie  tri  fonctiouf  «  (i),  'J/(/  ^  ont  des  dérivées. 


78  CIIAPÏTIli:    XIV,    —    FONCTIONS   ANALYTIQUES    O'APHÉS    CXCCHV. 

A  jouions  CCS   deuK   relalions^   après   avoir   niiilliplié   le^   Jeii\ 
meiiiljres  de  la  secotule  par  /;  il  vieoL 

II)  f  f{z)dz^-  f   \\'ii)^iqit)\[^'{f)^i'yij)](lt. 

C*e5t  précisément  le  résiitlîtl  i[mc  Ton  tihlicrit  en  a|ipliqiiaiTl  à  l'iit- 

icgrale  j  f{z)dz\'é.  ronnnle  établie  pour  les  intégrales  définies  dans 

le  cas  de  foneiiniTS  et  de  v;jriîd)les  réelles;  |>our  avoir  la  nouvelle 
inlé^^rale,  il  siiffil  de  remplacer^  dans  f{z)dz^  z  par  ^{t)  H~  i*l{t  1. 

et  dz  |ïar  ['^'(/)  4- ry(i)]  rf^   Le  calcul   de    j f{z)dz  se  trouve 

ainsi  ramené  au  calcul  de  deux  intégrales  déiiiiies  ordinaires.  Si  le 
rlieiniti  A. MB  se  compose  de  plusieurs  se«;ments  de  courbes  dis- 
tincie>,  on  ;iji|)bf|uera  la  forjnulç  à  cliacun  de  ces  seg^nienls  sépa- 
lémcnl. 

(jOnsidérons   par  exemple   1  inlégrale   délinic     /       — ^.    On    ne 

peut  intégrer  le  louj^  de  l'axe  réel^  puisque  la  fonction  a  inté- 
î^rer  devient  inlinie  pour  ^  =  0,  mais  on  peut  suivre  un  cbeiuin 
quelconque  ne  passant  pas  p;ir  Turi^ine,  Faisons  décrire  à  z  une 
tleini-circonfércnce  de  rayon  un  déciite  \\r  foiigine  pour  centre; 
il  su  Hit  pour  cela  de  poser  z  ^=  e^'  et  de  faire  varier  /  de  t  «i  o.  Il 
vient 


f 


i  H  /  fit  : 


2; 


c^est  prétiséuicnt  le  ré^uUat  que  Ton  obtiendrait  en  ap[>liquant 
la  formule  fondamentale  du  calcul  intégral  à  la  fonctioti  primi- 
tive —  ^• 


l^lys  générakvment,  soit  z  —  ^(w)  une  fonction  CLinlinue  d'une  nouvelle 
variable  complexe  «^J-hTj*  telle  que,  lorsque  a  décrit  dans  soa  plan 
un  clicinîn  CNE>,  la  variable  z  décrive  l'aie  AMB.  An\  points  de  division 
de  Taie  A.Mlt  correspondent  sur  Tare  CN  [)  des  poiols  de  division  Ui^^  «j, 
"t<  »*'»  Wjt-tt  Wjtt  . . .,  u\  Si  ta  funclion  ^{u)  admet  une  dé  rivée  f*(a)  le 
long  de  t'arc  CND,  nous  pou  von  «^  écrire  1 


1/*—  Uk-X 
«^  tendant  vers  xéro  lorsque  Uk  se  rapprocbc  de  w*_i  en  restant  sur  Va 


I.    —    INTEUMALES    UN TBi:    DK6   LJVIITKJ^    m.U.IN-MBRS, 


7\} 


Icourbe   GND.    La  somnif   S   con>îtl*}irc    plus   Iinut    ^levieni,    en    rempla- 
çant 54  — -  ^ji_i  P'^<  rcxpri-ssion  luôe  de  lYgalité  précrdenlc, 

S  ^  ^/(^A-t  )  ?ï  «A-  i  )(  WA  —  «Jt-i  I  -^  ^  h/(  Sk^i  )  (  WA  —  «A- 1  )* 
I^  première  partie  du  *^ec(♦nd   tuenjbre  a   pour  limite  l'intégrale  dcfmif 

iQuaDt  iiu  leririe  complémentaire^  son  module  eï-t  plus  (jeiit  (jue  r^ML\ 
ïr^  étant  un  nombre  iH>siiif  supérieur  à  lous  les  moduïes  |ia.|  et  L'  étant  la 
I  longueur  de  l'arc  CND»  Si  Ton  peut  prendre  les  points  de  division  assert 
!  raitiproclié»  pour  que  lous  les  modules  [îa|  soient  inférieur!»  à  un  noujbre 
positif  arbitraire,  ve  terme  roniplénientaire  Uni\  vers  /.êro  et  l'on  a  la  for- 
mule générnlc  du  cliangeiuent  de  vat  iable 

Celte  formule  est  applieablc  toutes  les  fois  que  <p(w)  est  une  fonction 
botomorplie;  on  démontrera  en  etFel  un  peu  plus  loin  que  la  liérhée  d'une 
rooction  holoinorpbe  est  aussi  une  fr»ïieii<»n  bolomorphe  (i)f  vo/r  ri-  2113  ►. 


(*)  Cette  propriété  étant  admise,  ou  démunire  sarn  peine  la  proposition  suî- 
%ânte  : 

Suit  /{s)  une  fottciion  holomorphe  clans  iitte  région  ^ nie  Kdu  plan.  A  tout 
fiombre  ponîti/  s,  on  peut  faire  vorrespondre  un  attire  nombre  posiii/  r,  iel 
*/U€  l'an  aii  • 

I  h 


'/'(^)   <*. 


j  iortfue  zei  i  -h  h  sont  deux  points  de  A  dont  ia  distance  \  h  |  est  inférieure  à  r,. 
Sait  en  ciïel  /(  ^  )  =  P  (jt,  >')-+'  '*Q(J^*  >^)>  A  =  AxH-  «  ày*  D'après  le  calcul 
I  fait  pla»  litftft  pour  trouver  les  conditions  d'existence  d'une  dérivée  unique  (n*  *2Gl), 
[oQ  peut  éerire 

/<  g -4- A  )-/(:;)        ^,f..        [Pxf-^H-QAx.^v)-P;(jr,y)]A.r 

{  Vy  f  j  -hlj-,  r  H-  fr  A  ri  —  Py  (  ^>  r  )1  ^^' 
àx-i-iSy 


dérifée»  P^,  Fy,  Q!zf  Q'y  étant  continues  dans  l'aire  Ap  nn  peut  trouver  un 
[iiOHibrc  f)  tel  que  les  module»  des  coefOcJcnii  de  Aj?  cl  de  Ay  soient  inrérîeurs 

là  j*  longue  ^'Xs*^  ly-  est  <  r,.  L'inégalité  écrite  plus  tiaut  sera  donc  assurée 
4 


8o  CïiAî'lTHK   \IV,   —   PONCTIONS  ANALYTIQUtîS   D^Aï^aBS  CArCIIY, 

289.  Pormules  d©  Weierstrass  et  de  M.  Barboux.  — -  Lu  tli''mon- 
stralion  de  la  formule  de  la  moyenne  (I,  n"  74)  repose  sur  iles  iné- 
i^alilés,  qui  n*onL  plus  île  sens  préeis  qiiâud  il  s'îigit  de  quaoLilés 
eomplexes.  Ce[>L*nd;inL  i\L  W  t  iciàlrass  el  M*  Darhoux  ont  ol)tenu 
flans  celte  voie  des  résultats  intéressants,  en  considéraul  ties  înté- 
;;rales  prises  le  long  d'un  se*; ment  de  Taxe  réel.  Nous  avon!^  vu 
plus  haut  que  Ton  pouvait  ramener  le  cas  d'un  elieniin  quelcouque 
à  ce  cas  particulier,  moyennant  certaines  hypatlièses  d'un  cjraclèrc 
1res  général  sur  le  chemin  d'intégration. 

Soit  1  une  intégrale  délinîe  de  lu  forme  suivante  : 

/'(;),  *s{i)y  'i(^)  étant  trois  fonctions  réelles  de  la  variable  réelle  /, 
eonlinues  dans  Tintervalle  (ut,  p);  d'après  la  déûnilion  même  de 
l'intégrale,  on  a  évidemment 

Su[vposons,  pour  fixer  les  îtlées,  a<^p,  ei  admettons  de  plus 
^ue/(^.)  est  positif  cuire  a  et  [3.  L'intervalle  (a^  p)  étant  subdi- 
visé en  intervalles  plus  petits  (a,  £,),  (/,,  Z^)»  •  *  m  '^^  module  de 
l'élément 

de  I  est  éf;al  û /(a_i  )| 'f  (^-i  ) -|- e"'i'(./A-i  )|(/a  ^ /A^i  )  ;  on  a  drmc 
MIS  /    /W)io(0-^rJ.(Ol<^^ 

OU,  en  appliquant  la  foimiile  de  la  moyenne  à  cette  nouvelle 
intégrale,  et  désit;nant  par  l  une  valeur  réelle  de  /,  comprise 
entre  a  et  p, 


^t  Von  H  |/tj  <r,.  Cda  tHanl,  si  la  foiicli«in  ^(«)  est  holonior|»lic,  loiis  >es  mo- 
liulcâ  |£4|  scroijl  |ihis  pcUls  qu'un   iioriilire  positif  dounc  t,  puurvii  que  U  dis- 
^lancc  de   deux    poinls  dr  division  c«in*it'cutifs  de  l'iirc  CND  soiL  infcriciirc  ou 
tiuiidïre  corie>|iï>otiyfil  t,^  vi  lu  formule  f  î)  ^cra  i*tiiblir. 


réGRALES   KNTne   ME^   limites    IJUAUtXAJnSS 

le  rësullal  peut  encon 


^écrire,  eo  posant  F(/  i  =  ç(f  )  -^i'^{t) 


h) 


étant  un  no0ibre  complexe  de  mofiuie  inférieur  ou  éf^itl  à  un: 
'est  la  formule  de  M.  Darboux, 

Où  du  il  à  M.  Weierstrass  une  expression  plus  précise,  que 
*on  peul  rallacher  à  des  considérations  élémenlaîres  de  slalî(pie. 
Lorsque  /  varie  de  x  à  ^,  le  point  de  coordonnées  .r  =  '^(^), 
^=♦^(0  décrit  uu  certain  arc  de  courbe  L.  Soient  (jrfi,  j',j) 
(jTi,  yi),  ...,  ^f(-~tf  Xft-i)^  —-1  Itî^  points  de  L  qui  corres- 
pondeut  aux  valeurs  a,  /(,  .  .    ,  /^    ^  .  ,  .,  de  /.  Posons 


L 

I 


h 


^  ^  ^-fifk-i)/(Jk-i)ifk~'n-\i 


Y  - 


d*aprc§  le  ihëorrnie  dc<  nunnenls,  X  et  \  sont  les  coordon- 
nées du  centre  de  gravité  d'un  sy^tcnie  de  masses  (dacées  auv 
I  points  (xo.yùS  (^n^**)?  -  •  »  i^k-ifyk^i)^  "  -,  rfe  la  li|;ne  L,  la 
masse  ptacëeati  point  (jr;^_,,  ^a.,  )  étant  égale  à/(^jt-i)(/A  —  h-i)- 
Il  est  clair  que  ce  centre  de  ^^ravitc  est  a  rinlérieur  de  tout  con- 
lour  fermé  convexe  C,  cnvelojtpant  !a  lit;ne  L,  Lorsipie  le  nomlire 
des  intervalles  augmente  indélînîjnent,  le  point  (\,  Y)  n  pour 
limite  un  point  i  w,  *  i  de  coordonnées 


/    fi()o{i)dt 

.{i ' 

/    /{t)dt 


t)'l{i)tif 


1    f(t)d( 


qoî  est  lui-rnênie  à  Tintérienr  de  C*  On  ()eul  réunir  ces  deux  for- 
Ulules  en  une  seule,  en  écrivant 


I  ^ 


,,[i 


)  I    fituU^  L  f  '  /{ijdi. 


X  élant  l'allixe  d'uu    [toi ut  silné  à  /^ifit*  rieur  de  lout  contour 
IJIermé  convexe  enveloppant  ht  /ii^'ne  !.. 

Il  csl  clair  que,  dans  le  cas  général,  le  facteur  Z  de  M.  Weier- 


8a 


CHAPITRE    XIV. 


FONCTrONS  ANALV noues    U  AtMIES   CiMrCUT. 


Strass  peut  varier  dans  un  dumaine  beaucoup  plus  resLrfint   cim^ 
le  facteur  À  F (^;)  de  M.   Darboux. 

îàDO.  Intégrales  le  long  d'un  contour  fermé.  —  Dan»  les  p ara- 
graphes  précédents,  il  sttflllde  sup[>oser  que/(^)csl  une  fonction 
conliiiue  de  la  variable  complexe  z  le  loug  du  clieniin  d'inté- 
gration. Nous  allons  mîiinlejmnl  supposer  de  plus  que  fiz)  est 
une  fond  ton  luKiljtiipjc,  el  nous  avons  d'abord  à  étudier  l'in- 
fluente du  clieniin  .^uivi  \\\\y  la  varialde,  pour  aller  de  A  en  B,  sur 
la  valeur  de  Ti  ni  effraie  défînic. 

Si  fine  /onction  /(^)  fjfi  holomorphr  à  rititv rieur  d'une 
courbe  fermée,  el  sur  la  courue  eile-mrme^  Cifiirgrale  f  /[z)dSf 
prise  le  long  de  cette  courbe,  est  égale  à  zéro. 

Pour  démontrer  ce  tliéorrrue  Jondauiental,  dû  à  (^aucbY^  nous 
établirons  d* abord  cpicltpies  ieuiniCïi  : 

i"   Les    intégrales   f  flz,    i  zclz^    prii^es    le   long   d'une    courLe 

fermée   quelconque,   sont  nulles.  En   ellet,   d\i|irès   la   délmiliori 

même.  Tin  tég  raie  /  dz^  prise  suivarjt  un  c  lie  m  in  quefcooquc  entre 

deux  puinls  j»,  z^,  est  égale  à  :;,  —  j^^,  et  cette  intégrale  est  nulle, 
si  le  cbeuïiu  e^t  fermé,  puisqu'on  a  alors  Zi  =  z»*  Ouant  à  riiitt- 

grale  /  zdzj  elle  est  égale  a  la  soiunie  de  deux  intégrales  curvi- 
lignes 

/  s  dz  =  /  (^  -+-  iy  ) {  d.r  -h  idy}  —-  j  ^ djr  —y  dy  —  t  f  V dx  --t dy\ 

mais  les  deux  intégrales  curvilignes,  prises  le  long  d'une  courbe 
fermée,  soni   toujours  nulles,  car  on  a  sous  le  signe  /des  expres- 
sions P  rf*i?  4-  0  dy.  qui  satisfont  à  la  condition  --  =  -^^  <  1,  n"  152». 
^     '    '    *  ôy         dx 

2°  Si  Ton  décompose  Taire  limitée  j>ar  un  eoulour  quelconque  C 
en  parties  ]dus  petites  par  des  courbes  transversales  menées  d'une 

façon  arbitraire,  la  somme  des  intégrales  1  /{zjdz  prises  dans  le 

mérae  sens  le  long  du  con Lotir    de  ebaeune  de  ces  parties  est  égale 


ËGH\LES   E.VrBE    DES 

jmegralr  j  f{^z)ch  prise  le  long  du  cnnlour  LoIbI  i\.  Il  esi  clair 

en  elîV't  que  cbarjue  portion  des  courbes  auviliaires  LracL'CS  sé]>are 

deux.  jM^'gions  cou  ligues  et  doit  être  parcoiirne  deux  loiï^i  dans  des 

[sens  opposés.  En  ajoutant  lyutivs  les  intégrales,  il  restera  donc 

seulement  les  intégrales  prises  le  long  des  arcs  du  contour,  doni 

la  somme  est  Tîntégrale  /  J{z)dz, 

Cela  pose,  imaginons  rjue  Ton  décompose  Taire  A,  d\ine  part 
en  parties  régulii^res  qui  seront  des  carrés  ayant  leurs  côtés  paral- 
lèles aux  axes  Ox,  Oy^  d'autre  part  en  parties  irrégulières  qui 
seront  des  portions  de  carrés  dont  une  partie  serait  en  dehors  du 


Fig.  65. 

c 

/. 

^""^ 

>>^ 

/ 

_ 

ir 

~^A  ' 

fZ 

1 

—    f_ 

\ 

\l 

*^  '' 

'  l 

<^ 

// 

^\ 

4- 

^^ 

-y 

Hoiir  C  Ces  carrés  n*ont  d'ailleurs  pas  nécessairement  te  même 
côté*  Par  exemple,  on  peut  imaginer  que  Ton  ait  d'abord  tracé 
drinc  réseaux  de  parallèles  à  Oa'  et  à  Oy,  la  distance  de  deux  paral- 
lèles voisines  étant  coiislante  et  égale  à  /^  puis  qu*ou  déeoinpose 
quelques-uns  des  carrés  ainsi  obtenus  en  carrés  plus  petits  par  de 
tiùtifelles  parallèles  aux  axes.  Quel  que  soit  le  mode  de  subdi- 
vision adopté,  su[)posoDs  qu'il  y  ait  N  parties  régulières  et  N' 
parties  irrégu Itères;  numérotons  les  parties   régulières  dans  un 

I  ordre  quelconque  de  i  à  N,  et  les  parties  irrégulièies  de  i  à  N", 
Soieui  //  le  c6té  du  i'*"""  carré,  et  /^  le  ciHé  du  carré  auquel  appai- 
tient  la  k^*^*  partie  ii  régulière,  L  la  longueur  du  contour  C  et  -.1. 
faire  d^un  polygonr  qui  reni'erme  la  courbe  C  à  rintèrieur. 

Suit  aicrf  le  i^*****  carré  {fig*  65);  Zi  étant  un  point  j>ri.s  a  Tin- 

j  icrieur  ou  sur  les  côtés  de  ce  carré,  et  z  un  point  quelconque  sur 


2:    -«uni:  n**r  inu,    imu— a    me  .*•  !^e  m  :anrr  ^Jit  liii-m^ 
kr»  lien:   'In.  -!n  u^uui 


•*t.  t*»   ,f  Tm»— nu'»*     "i     "in    tr'ri.i-r.  i  i»^      ia   i 

'•».^  »îuvu  ..  ♦^.•»  Il  ^^xr'\  lui  p^eaferme  U  k"^   ''  partie  irréipiii*rre. 


l 


}.    —    INTÉGRALBS   ENTRE    DES    LIMITES    IMAGIÎ^AIBES.  85 

ajoutant  tuiilesces  inégalités,  on  voit  que  Ton  aura  a  fortiori, 


(9> 


f  f{z)  dz  <  r,  [4  v/a{  Iwr  ^  ^^\)  -^  ^  Hy\ 


\  élanl  une  limite  supérieure  des  eûtes  l\.  Lorsque  le  nombre  des 
carrés  augmente  indêfiiumenl,  de  faron  que  tous  les  côtés  /|  et  l\ 
ien<lcnt  vers  zéro,  la  somme  Sw/-^  -(^j^  iinil  par  élre  inférieure  à  X, 
Dans  le  second  memlire  de  riuét^alité  (9)  nous  avons  donc  le  pro- 
diiil  d'un  facteur  qui  ie>le  iini  par  v\\\  fai:tcur  T|  qui  peut  être  suj> 
posé  plus  petit  que  tout  nornlirc  positif  donné*  Ceci  ne  peut  avoir 
lieu  que  si  le  premier  membre  est  nul;  on  a  donc 


/- 

'^(C) 


f{z)ds  =0, 


Pour  que  la  conclusion   précédente  soit  légitime,  il  faut  élre  assuré  que 

Von  peut  prendre  ]<*s  «limeiïHirjiiîi,  t!es  carrés  as^^e?,  petites  pour  qu'en  choî- 

îis^sanl  convciiatïlciijenl  le^  points  Zi  ei  z\^  les  modules  de  toutes  les  quan- 

lilcsi^,  e'j^  soient  moindres  qu'un  nombre  positif  donné  à  Tavance  f\{^)» 

^^ou1^  dirons  pour  abréger  qu'une  région  limilée  par  une  courbe  fermée  y, 

Située  dans  la  rég^ion  du  plan   limitée  par  le  contour  G»  satisfait  à  la  con- 

«iiiiou  ïi)  relativement  au  nombre  t^  s'il  est  possible  de  trouver  à  l'iuté- 

ueuT  iJe  la  courbe  y  ou  sur  ectle  courbe  elie-nième  un  point  z*  tel  que  Ton 

*it  constamment 


{^) 


\f(z^-f{^^-^(z-^)f(^^\^\s-^z:\r, 


lorsque  z  décrit  la  courbe  y  Tout  revient  à  démontrer  que  l'on  peut 
chùiiir  les  dimensions  dt;s  carrés  assez  petites  pour  que  toutes  les 
intrtict  considérées^  régulières  et  irrégulières,  satisfassent  à  la  con- 
"  '  '  to  ni  3)  re  la  t  iv  ernent  a  u  no  m  b  re  r^  * 

^oui  établirons  ce  nouveau  lenune  par  le  procédé  bien  connu  des  subdi- 
vt^on«i  successive^.  Imaginons  d'abord  que  Ton  oit  mené  deux  réseaux  de 
f**r4ll^lcs  aux  axes  QjCy  Oj',  la  dislance  de  deux  parallèles  voisines  étant 
•"^nsiHnte  et  égale  à  /.  Parrui  les  parties  obtenues,  les  unes  peuvent  satis- 
'^'^c  à  U  condition  (x),  lamlis  que  les  autres  n'y  satisfont  pas.  Sans  rien 
f^tiaii^t^'f  (mx  parties  qui  satisfont  à  la  condition  (a),  nous  partapjerons  les 
*utrfs  en  parties  plus  petites  en  joignant  les  milieux  des  côtés  opposés 
'^'ïQï  les  carréâ  qui  forment  ces  parties  iiu  qui  les  renferment.  Si,  après 
Cette  nouvelle  opération,  il  reste  des  parties  ne  satisfaisant  pas  â  la  con^ 
""ion  j  a  },  nous  recommencerons  la  même  opération  sur  ces  parties,  et 
'•^f*!  fie  suite.  En  continuant  de  la  sorte,  il  ne  peut  se  présenter  que  deux 


V)  TranMaeHons  of  ihe  American  Mathemaiical  Society.  Vol.  t,  itiOo,  p.  i^. 


«6 


rAtMHTWE    XIV. 


lONCTIQNS    ANAUTIOLES    H   VPWES    «.AlCIIV. 


ras;  ou  bien,  on  arrivera  à  n'avuir  que  des  régions  qui  saLisfonl  à  ïkt  con- 
dition (a),  et  alors  le  lemmf  s<»ra  démontré,  ou  bien,  aii<.si  loin  que  l'on 
aille  dans  la  suile  des  û[iérarions,  on  trouvera  toujours  des  partie*:  qui  ne 
satisfont  pas  à  cette  condition. 

S'il  en  est  ainsi,  il  faudra  qu'en  subdivisant  indéfiniment  par  le  procédé 
indiqué  Tune  de*  parties  régulière*  ou  irréi^uïiéres  obreniies  après  la  pre- 
niiëre  division,  on  n'arrive  jamai?  h  des  rëf^ions  saLisfaisanr  toutes  à  la 
condition  (st);  «loit  Aj  cette  partie.  Après  la  seconde  subdivision^  cette 
partie  Ai  en  renferme  une  autre  Ai,  qui  ne  peut  pas  non  plus  être  subdi- 
visée en  régions  satisfaisant  toutes  à  la  condition  (ah  Le  raisfoinement 
pouvant  se  continuer  indéfiniment^  nous  aurions  une  suite  de  régious 

A,.     A,,     A, A„,      ..., 

qui  sont  des  carrés  ou  des  portions  de  carrés,  dont  chacune  est  comprise 
dans  la  précédente,  et  dont  les  dimensions  tendent  vers  zéro,  b>r$que  n 
auj^m^ute  indérininieTit.  Il  )  a  donc  un  point  limite  z^  .situé  à  rintérieur 
du  Contour  C  ou  sur  ce  contour  lui-ménjc.  Puisque,  par  bvpolbése,  la 
fonction  /{ :i  )  ailmcl  une  dérivée  y'(  .3^1)  pour  z  =^  Zq^  fin  peut  trouver  un 
nombre  :;  tel  que  Vnn  ait 

pourvu  que  |^  —  -,>|  soit  <  p.  Soit  e  le  cercle  de  rayon  2  décrit  du  point  «y 
comme  centre*  A  partir  d'une  valeur  de  n  asseï  grande,  Taire  A^  sera  inté- 
rieure au  cercle  c  et  Ton  aura  pour  tous  les  points  du  contour  de  Taiie  A,, 

D^aîlleurs  il  est  clair  que  le  point  Zt^  est  à  l'intérieur  de  A,,  ou  sur  le  con- 
tour; cette  aire  devrait  donc  satisfaire  a  la  condition  (  a  )  relativement  à  t^. 
Nous  sommes  par  conséquent  conduits  à  une  roui  radiction  en  admettant 
que  le  îcuime  n'est  pas  exact. 

Le  théorème  sVHeiid  iiussî  aux  cûiUr>iirï>  forrïiéî^  de*  plusîeui^s 
courbes  fermée?;  distinctes^  nioveniraiil  11  no  coiivciilion  cnnve- 
nal>le  sur  les  sens  de  parcours,  (^nnsidérnns,  par  e\cn>|de,  une 
fonction  y*(-:ï)  holomorphe  ù  l'inlériein^  de  Faire  A  liniilée  par  la 
conrbe  fermée  C  et  les  deux  courbes  intérieures  C\  (>",  et  sur  ces 
courbes  elles-mêmes  (Jig'  66).  Le  contour  toi  «il  F  de  IVire  A  est 
formé  de  ces  trois  courbes  distinctes,  et  nous  dîrous  que  ce  con- 
tour est  décrit  dans  le  sens  direct  f|unud  oti  [îiisse  a  j^auchc  l'aire  A; 
les  flèches  in di<| lient  stir  bi  li^^ure  le  sens  du  piii cours  direel  pour 
cliJicune  des  courbes.  Alovenuaut  cette  cou  vent  ion,  ou  ;j  toujours 


/    /(  z  )  iiz  =  o» 


I.    —    INTËGnALRS    ENTIlt:    UKS    LIMITES    iMAHrXAlRES.  87 

rintégrale  éUnt  prise  le  ton^  du  contotir  lotal  dans  le  sens  direcL 
La  démonstralion  donné*?  [lonr  une  îiire  ii  un  senl  conloiir  s'ap- 
plniut*  enrnrp  ici;  on  peu!  aii<;si  ramener  ce  cas  an  nn^ci^flenl,  en 
riieoant  les  transversales  ah,  cd,  ol  appliqnanl  le  théorème  à  la 
courbe  fermée  abmbandcpcfJqa  (I,  n'*  IdH)* 

Il  est  qaelf|uefo!s  cHiiimode   dans   les  îi|>pHcalions   d'écrîre  la 
for  mule  précédenle 

f  /iz)dz^   f  f{s)d3^^  f  f(z)ds, 

les  Iroîs  intégrales  élanl  |>t"iî^e>  alor:*  dan^  le  même  sens,  e'e^l- 
ii-dire  que  les  deu\  dernières  doivc^nl.  être  prises  en  sens  inverse 
de  celui  indrc|né  par  les  llèches. 

Kevcooiis  à  la  fjueslion  proposée  an  début  de  ee  paragraplie; 


Fi  g.  66. 


^^ 


^^d 


la  réponse  esl  maîntenaul  bien  facile.  Soîl/\:^)  une  fonction  holo- 
fiiorplic  dans  y  ne  ré^non  A,  Au  plan;  étant  donnés  deux  che- 
itns  AMB,  \iNB,  ayant  mêmes  extréniité?>,  et  situés  lout  entiers 
ifts    celle    région,    il**    donneront    la   même   valeur    pour  Tinlé- 

^ale  i f\5)d^^  pourvu  que  la  lonction  /'(^)  sait  holomorphe  à 

rint^eur  de  la  courbe  fermée  formée  par  le  chemin  AMB,  suivi 
du  chemin  BNA.  (Nous  supposerons  pour  li\er  les  idées,  que  celle 
courbe  fi*rnn*e  ne  présente  pas  de  pninï  doidde.)  En  effet,  la  somme 
le*  deux  intégrales  le  long  île  AMB  et  le  long  ile  BMA  étaiit  rjulb*, 
c'est  que  les  deux  intégrales  le  long  de  AMB  et  le  long  de  ANB 
soDl  égales.  On  peut  encore  énoncer  le  réïinltat  comme  il  suit  : 
iieujc  c/tctnins  AMB  ei  ANB,  tryanl  les  mêmes  exircmités  don- 

ifini  la  nt**me  valeur  pour  r intégrale  i  f{z)dz^  si  ton  peut 


88  CIMI'ITnE   XIV.    —    FONCTIONS   ANALYTIOt'KS   t>*APfti:S  CAICIIV. 

passer  de  fan  à  i^ autre  par  une  déformation  continue  sans 

rencontrer  aucun  point  on  ia  fonction  cesse  d'être  holomorphc. 
Cet  i^înoncH  s'tippJîc|ue  alors  m^me  que  les  deux  chemîriîî  auraienl 
un  nombre  i|iieli  anqite  de  poinrs  cominiins,  outre  les  deux  oxtn'- 
mites  (1,  n'*  132).  On  en  eonchil  que,  lorsqii*une  fonction /"(  5) 
est    holoniorplie    dans    une   aire    limitée    par    une   seule    courbe 

fermée,   rinlégrale  t fiz)dz^   pri$e  le  long^  d'un  con lotir  fermé 

queleonque  si  lue  dan  si  celte  aire,  est  égale  à  zéro.  Maïs  il  ne 
faudrait  pas  élendre  celle  conclusion  au  cas  d'une  aire  liiTiilée  par 
plusieurs  courbes  fermées  distîncles.  Considérons,  [lar  exemple, 
une  fonction  f{z)  liolnniorfdie  dans  la  couronne  comprise  entre 
deux  cercles  concentriques  C,  C\  Soit  O'  un  cercle  ayant  le  même 

centre  et  compris  entre  Cet  C;  l'intégrale  1  f(z)dz^  prise  le  long 

de  C",  n'est  pas  nulle  en  général.  Le  ihéorcme  de  Cauchv  prouve 
seulement  que  la  valeur  de  cette  intégra  te  reste  la  même,  quand 
on  fait  varier  le  ra^on  du  cercle  (/  (  ^  ). 


(*)  Le  théorème  général  de  Cauchy  est  encore  vrai,  sans;  qu*il  soit  nécessaire 
de  supposer  lV\îïitence  de  la  fonction  /(z)  en  detiors  de  l*aire  A  timitée  par  le 
contour  C,  ni  IVxistencc  d'une  dérivée  en  cliaque  point  de  G.  Il  suffit  qae  la 
fonclion  /(z)  soiL  holoniorphc  en  lout  point  de  Taire  A^  et  €ùntinue  sur  fe con- 
tour C^  c*est'à-diie  que  fa  valeur /(Z)  de  la  fonctîou  en  un  point  Z  de  C  varie 
d^iine  manière  ionUnue  avec  la  po^^ition  du  point  Z  sur  ee  contour,  fL  que  la 
différence /(Z)  —/{z)^  où  z  est  un  point  intérieur,  tende  uniformément  vers 
tàto  en  même  lemps  que  fZ  —  5[.  Eu  effet»  supposons  d'abord  que  loule  denii- 
droite^  issue  d'un  point  déterminé  a  de  A,  rencontre  le  contour  C  en  un  seul 
point*  Lorsque  le  point  z  décrit  C,  le  point  aH-0(x  — a)  (où  0  esl  un  nombre 
réel  compris  entre  o  et  i)  décrit  un  conlour  C*  sîlué  dans  A.  La  diffcTence  des 
deux  intégrales,  le  long  des  contours  C  et  C\  est  égale  iï 

-'tc^ 
et  l'on  peut  prendre  la  difTcrence  j  — 9  asses  petite  pour  que  [cl  soit  inférieur 

À  tout  nombre  positif  donné,  car  on  peul  écrire  la  fonclion  sous  le  signe    l 
LMntcgrale  le  lactg  de  C  étant  nuUe^  on  a  donc  aussi 


L 


fiz)dz^o. 

m 

Dans  le  cas  d'un  coutour  C  de  formi*  quelconque^  un  remplacera  ce  contour 
par  une  suite  de  contours  fermes  remplissant  la  condition  précédente)  en  menant 
des  transversale^  convenablement  disposées. 


I.  l\TÉGR\I.K!5    KNTRE    DES    JJMITIIîî    ÏMAGIXAIRES.  8g 

^91.  Extension  des  formules  du  calcul  îutégraL  —  Soity(3) 
une  fonclion  holomorpfie  drms  une  aire  A  liniitëe  pfir  un  civutour 
si  m  pie  C.  L' i  n  t  égru  le  c  f  é  fi  n  i  € 

«t»(Z)=  f  fiz)ds, 

prise  depuis  on  poiul  fixe  ^^  jusqu'à  un  point  variable  Z  suivant 

uncliemin  siUié  dans  r^ire  A,  est,  d'après  ce  que  nous  venons  de 

voir,  une  fonction   bien   Jélennint^e  dtî  la  liinilc   supérieure  Z. 

Moiia  allons  monirer  que  cette  fonction  *1>(Z)  esl  aussi  une  fane* 

lion  holornorphe  de  Z  dont  la  dérivée  eêi/{X),  Soit  eu  effet  Z  -f-  A 

011  poiïil  voisin  ;  notis  avons 
^z^A 


et tious  pouvons  sup]ioser  celte  dernière  ialéj^rale  prii^e  suivant  le 
segment  de  droite  qui  joint  les  deux,  points  Z  et  Z  ^  h.  Si  les  deux 

poinls  sont  Irès  rapprocliês, /(w)  diffère  très  peu  de  /(Z)  le  long 
de  ce  clieinin,  et  Tyii  peut  écrire 

l|é(âDt  moindre  que  tout  nombre  |>osllirdonné  y^  pourvu  que  lh\ 
»oit  assez  pelÎL  11  vient  alors  en  divisant  par  h 


^fZ"  h)  --4»(Z) 


-fil) 


le  module  de  la  dernière  intégrale  esl  inféiienr  à  vi  |AL  et  p:ir  suite 

ie  premier  membre  a  |)our  liuiiteyYZ)  lorsque  h  tend  vers  zéro. 

Si  Ton  coniiaîi  déjà  une  fonction  F(Z)  ajanl  pour  dérivée /(Z), 

fcs  deux  fonctions  f^(Z)  et  F(Z)  ne  diffèrent  que  par  une  cori^ 

sUnte  (n'*  274;  note),  et  Ton  voit  que  la  formule  fondamentale 

[du  calcul  intégral  s*étend  au  cas  des  variables  îma*;înaires 


(ic») 


/■>. 


)ds^¥(so    -F(5o). 


^etle  formule,  élal>He  en  supposant  que  les  deux  fonctions /(^j, 

'(5)  sont  liolûmorplies  à   Tintérieur  de  A,  est  applicable  a  des 

irconstances  plus  g^énérales.  Il  peut  se  faire  que  la  fonction  F(5), 

"00  les  deux  à  la  fois,/(:?)  et  F(::),  admettent  des  déterminations 


gô  rin(>[TtiE  \iv.  —  fo>ctioxs  4XAlythjues  d'après  ciuchy. 

multiples;  l'inlég^rale  a  un  sens  précis  pourvu  i|ue  U'choîjïin  flio- 
tt^gralion  ne  passe  jmr  aucun  des  points  critiques  de  ces  fonctions. 
Dans  l^jp|»liritlion  de  hi  formule,  SI  faudra  choisir  une  détermina^ 
lion  initiale  F(^ti)  de  la  fonction  |iriruilive,  cl  suivre  ta  variation 
continue  de  cette  fonction  lorsf[ue  la  variable  z  décrit  l-e  chemin 
dMnlégraliorî  ;  de  plus,  %] /(^z)  est  elle-même  une  ronctioii  multi- 
forme, parmi  les  déterminations  de  F(3),  il  faudra  en  cluiisir  une 
dont  la  dérivée  soÎL  égale  à  la  détermination  prise  pour /*(:;), 

Toutes  les  fois  que  Ton  peut  enfermer  le  chemin  d'intégration 
à  l'inlérieur  d\me  aire  à  contour  sijnfïlc,  où  les  branches  consi- 
dérées lies  deux  fonctions  y(v),  l*  (  :^  )  sont  lioloiucu  phes,  nous 
pouvons  ciinsidé^rer  la  formule  connue  démontrée.  Or,  on  peut 
toujourSj  fjuel  que  soit  le  chemin  d*iutégratiou,  le  décomposer  en 
plusieurs  arcs  pour  lescjucls  la  condition  précédente  soit  remplie, 
et  appliquer  la  formule  (iu)  à  cliacun  d'eux  séparément.  En  ajou- 
tant les  résultats^  on  voit  que  la  foiuiule  <isl  générale,  pourvu 
qu*on  rap[djque  avec  les  précautions  nécessaires. 

Soîtj  (mr  exemple^  à  calculer  Tinlégrale  définie    /      z^Ulz^  prise 


r. 


suivant    un    ehemiii    queh'ouquc    ne    passant    [>as    par    I  orjgrne, 
m  étant  un  notubre  réel  ou  complexe  difïereut  de  —  i.  \jnii  fouc- 

tion  primitive  est  -    — >  et  la  (brmule  générale  (loj  devient  ici 


5'«  dz  = 


jî'«+i_jîyi+ 


pour  lever  taiuLiguïté  que  présente  celle  formule  lorsque  ttt  n'est 
pas  un  nombre  entier,  écrivons- la 


r- 


;'"  dz  ^ 


^\m-k-hL91iiSi\ ^(ii»-l-t)Loii;»t 


La  valeur  initiale  Log(5„)  étant  choisie,  la  valeur  de  5'"  est 
fixée  par  là  même  tout  le  long  du  chemin  d*intéj;ration,  ainsi  que 
la  valeur  iinale  Log(vi  ).  La  valeur  de  rinlégrale  dépend  a  la  fois 
de  la  valeur  initiale  choisie  pour  Log(-3o)  et  du  chemin  d'intégra- 
tion*  De  inéiue,  la  formule 


s: 


fis) 


^--    h''iî[/(-lO-bOg[/t  4^0)1 


l 


ne  présente  aucune  difficulté  trirUerprélalHni,  pourvu  <|uo  le  long 
du  chemin  d'intégration  la  îoucùfyn  /{z )  soit  cnnllnuc  ^^l  ne  s'iïn- 
nule  pas.  Le  |Hinit  u  ^^f{z]  Aviixl  dans  son  plan  *in  are  de  courbe 
ne  passant  [>as  par  l'origine,  et  le  second  membre  est  égal  a  la 
variation,  de  ho^{u)  le  long  de  cet  are  de  ronrbe. 

Observons  encore,  sans  qu'il  soil  uércssidre  d^y  insister,  que 
la  formule  d'intégration  par  (>arties,  étant  une  conséquence  de  la 

formule  (lo),  sVHend   par  là   niéine  aux   intégrales  de  fonctions 

d'une  variable  complexe. 

29î2,  Autre  démonstration  des  résultats  précédents.    -  Les  prn- 

priélés  des  iotégrales  j  f[z)dz  offrent  une  grande  analogie  avec  les 

propriétés  des  intégrales  curvilignes,  où  la  condition  d'Jntégrabilité 
csl  vérifiée  (I,  n"  152).  Riemann  a  montré  en  elFet  que  le  théo- 
rème de  Cauchy  se  déduisait  imun'diatement  du  théorème  ana- 
logue relatif  aux  inLéjj;rales  curvilignes.  "Sml  f{z  }  =  X  -r  /Y  une 
fonction  hôlomorphe  de  z  à  Ti^itérieur  d'une  :ure  A  à  cotJtonr 
**unplc;  r  intégrale  |>rise  le  long  iViiu  contour  fermé  C  sittié  dans 
celle rtirc  est  la  somme  de  deux  intégrales  curvilignes 

f  /(Zfdz^   f  Xdx^Y  ciy-^i   f  Y  dx  -r  \  dy, 
fit  d'il  prés  les  relations  qui  lient  les  dérivées  des  forjciiuns  \,  Y, 


dx 


dY 


rc*  ticiiv  intégrales  curvilignes  sont  nulles  (')  (I,  n'*  152). 
lien  résulte  que  l'intégrale    /    f{z)iiz^  prise  d'urj  puint  fi\e  Z^^ 

jusqu'à  un  point  varialjle  z^  est  une  loncliou  unilbrine  ^{z)  dans 
/aire  A,  Séparons  la  partie  réelle  et  le  coefficient  de  i  dans  cette 

fonction, 

^<  ^  ;  —  V(x,  y  )  ^-  f  Q(  r,  y), 

P<jf,jr;=   /        Xdj^-Ydy,        Q(^,J^l=/         Ydx^\€ly\ 


(•)  tl  est  Â  remarquer  que  la  ilémonsiraltd ri  de  Rieiiiaun  suppose  ta  continuité 
y  ,       .        .      6\    ù\  ,        ,    ,         ,     ^, 

fis    ùv  •' 


ga  ciiAinTHE  \\\\  —  fonctions  analytiques  I>  apkes  cauciit* 

les  foncllnrià  P  vi  Q  ad  met  Le  ni  les  dérivées  partie  II  es 

4/P  ^,         c^Q       .,         ôQ 


Y, 


X, 


àiT  *         dy  '         tir  0}' 

qui  satisfont  aux  conditions 

£P  _  dQ  ^  _  _  ^ 

Par  conséqueol,  P -H  iQ  est  une  fonelîan  liolomorphe  de  z  dont 
la  dérivée  est  X  -i-  /Y,  c'esl-à-direy'{  3), 

Si  la  fonction  /(z)  est  discontinue  en  un  certain  nombre  de 
points  dans  A,  i!  en  csl  de  même  de  l\ine  au  moins  des  fonc- 
tions X,  Y,  et  les  intégrales  curvilignes  P(j:,  j'),  Q(^,  >"j  admet- 
tent en  général  tics  périodes  provenant  de  lacets  décrits  autour  des 
points  de  discontinuité  (!,   n"  153)*  Il  en  sera  donc  de  même  de 

Pintégrale    /    /(:;)  fh*  Nous  reprendrons  Tétude  de  ces  périodes^ 

après  avoir  approfondi   la  nature  des  points  sintj^uliers  de  f(z). 

—  l 

nou«  avons,  en  séparant  ta  partie  rceJlc  et  îe  coeffi citant  de  f. 


X       ^    '-Vof         ^^'>     "-'j.u. 


3f  cLr  ■+-  y  dy 


-t- 1 


^  xdy  —  ydr 


La  partie  réelle  est  cgale  û  '-log{jr'-hjK')j  *\^^^  'ju^  *^^it  ^t-  chtiiiin  suî\i. 

Quant  au  rot^fficienl  de  i,  nous  avons  vu  qu'il  admet  Ui  période  7.T.;  il 
est  égal  à  Tanj^le  clonL  a  tourné  le  rayon  vecteur  joignant  Toriglne  au 
point  (:t,y),  ÎNous  reirouv(His  hum  les  diverses  délerminariuiis  de  Log(-2)» 


IL 


iNTEGK\LE  UK  CAtlCHY.  -    SERIES  !>E  TAYLOB  ET  DE  LAURENT- 

POI^TS  SINGULIERS.  -   RÉSlDt  S. 


Noiis  allons  mainlenanl  exposer  une  suite  de  résultats  nouveaux 
et  imporlantSj  f|ue  Caiichy  a  déduils  de  la  considération  des  inté- 
grales définies  prises  enlre  des  H  nulles  imaginaires. 

293.  Formule  fondamentale.  —  Soit  /[z)  une  fonction  liolo- 
morpbe  dans  une  aire  tinie  A,  limitée  par  un  contour  F^  formé  par 


11.     —    IXTKGHALE    DK   CALCJJV.  •  9^ 

une  OU  plusieurs  courbes  fermées  disiirnies,  el  coQlfnue  sur  ce 
[conlour  lui-rnéirie»  Si  x  est  un  [îoIiU  ^  '  »  de  Taire  A,  la  ronetinn 


esl  liolamorphc  daoâ  la  même  réj,non,  sauf  au  poiul  5  =:  JC. 

Dii  point  X  comme  centre,  rlécrivons  un  cercle  v  de  rayon  p^ 
silué  tout  entier  dans  Taire  A;  la  fonction  précédente  est  alors 
holoniorphe  dans  la  région  du  plan  limitée  par  le  conloiir  F  et  le 


Fig.  67. 


@^ 


Q 


\\ 


<^crcleY,  ^^  '**"  P*-'^*^  '*^^  appliquer  le  llicort^^uie  général  (n"  290), 
Supposons,  pour  fixer  le*  idées,  que  le  contour  l'soit  composé  de 
^«^"ux  courbes  fermées  C,  C  {Jig'  T>^);  nous  avons  alors 


*^(Ci     ^—^  J<C1     -'-^  ..'y,     ^  — 


'^»  h'fiis  inlégrules  étant  prises  dans  le  sens  indiqiu^  par  les  tièclies, 
ce  rpj  on  peut  encore  écrire 

r  f(z)dz  ^    r  /uuiz 

pgrale   /     désignant  l'intéf^ralc  prise  le  long  du  contour  total  F 

dans  le  sens  direct.  Si   le  rayon  p  du  cercle  y  est  très  petit,  la 
valeur  de  /{^)  en  un  point  de  ce  cercle  dilTèrc  1res  peu  de  /{^)y 


vmé 


Jy- 


V\  Dattsce  qui  suit,  nous  aurons  «ouvenlà  caiisidL'rer&imultan^'nicnt  plusieurs 
Utiaillités  complexes.  Nous  les  déaigacrons   iiicliiréreitj tuent  par  ks  lettres  x,  z, 
A  moins  que  ccta  ne  soit  indiqué,  Va   lettre  x  ne  sera  plus  réservée  poar 
ner  uue  variable  réelle. 


I 


9<  CIlVI'tTRi:    Xt\.      -    FONCTIONS  ANAUTIQI7ES   I>'aI'RÈS   CAUCflV. 

|U|  clanL  Lrè.s  peliL  Rem  plaçons /(;;)  par  telÎL'  valeur*  il  vicol 
/(  z  )  fiz       ^,        r     dz  r   B  *iz 


(it) 


Lrt  preniièrf  iiUugraU- du  second  membre  se  calcule  aisément; 

H  Fou  pose  5  ^^  .r  -h  ^^/.^^S  elle  devient 

Lu  seconde  îiîtégrîik'   i    — ^  -  est  donc  indépendante  du  rayon  p 

de  la  L'irconfé  renée  y;  d'au  lie  pari,  si  |R[  reste  in  ferle  or  à  nn 
uoml^re  positif  7k,  le  uioditle  de  celle  inlégrale  esl  pïus  pelit  que 

—  27cp  =  27rT».    Or,    puisque   Ui    fonction  y(:;)  est  continue   pour 

5  =  j?,  on  peut  choisir  le  ravon  p  assex  petit  pour  que  Tj  soit 
aussi  petit  qu'on  fe  veuL  C^elte  intégrale  est  donc  nulle,  et,  en 
divisant   par   atzi   les  deux  membres  de  la  formule  (ii),  il  vient 


{\i) 


f(^) 


C'est  la  formule  fondamentale  de  Caueby.  Elle  ex|>rime  b*  videnr 
delà  ronct!yoy"(  c)  eu  un  point  quelconque  :r  intérieur  au  contoui 
au  moyen  des  valeurs  de  la  uième  fonction  tout  le  long  de  ce 
contour. 

Soil  X  -r-  àx  un  point  voisin  de  x,  que  nous  supposerons  par 
exem|ile  ît  rinlérieur  du  cercle  v  de  ravon  p.  >ious  avons  aussi 


/iz^dz 


Ax 


et  par  suite,  eu  rclrriucliaot  membre  à  jnembre,  et  divisant  par  Aj 


-  J?  )  (  5  —  dF  —  XX) 


Lorsque  Xx  Uuà  vers  zéro,  la  Ibnctioo  sous  le  signe  /  a  pou 
limite   — ^     ''— .  *    i^our    démontrer    rit^oureusement  due  l'on  a   le     1 
*iroit  d'appliquer  la   i'ormule  de   difïereuliaïion   habituelle^  ëct 


UNTELÏULK   iJE   ^i.VlCIIÏ. 


95 


vons  celle  intégrale 
fisjdz 


\.r  fi  z  )  dz 


X  —  tkX) 


Soient  M  une  liniile  supt^rieiire  <Je  1/(^)1  le  long  de  F,  L  la  lon- 
gueur de  ce  conloiir,  et  5  une  limite  inférieure  de  la  dislance  d'un 
poinl  quelconque  du  cercle  v  a  un  point  quelconque  de  P,  Le  mo- 
dule de  la  dernière  intégrale  esit  inférieur  à  '-^  |Aj?|  et  par  consé- 

queul  tend  vers  zéro  en  même  temps  qur  |Ax|.  En  passant  à  la 
liniile,  on  a  donc 


U3 


'Ju  démontre  de  la  même  façon  que  la  formule  habiuielle  de 

dillérenliation  sous  le  signe  /  esl  applicable  à  celle  nouvelle  inté- 

griilc(')et  à  toutes  celles  qui  sVn  deduisenl,  et  Ton  obtient  suc- 
cessivement 


cï,  iune  façon  générale» 


Nous  vojons  donc  qtip  si  une  loncliun  f(z)  est  hokunorphe 
*i*û)i  une  certaine  région  du  plan,  la  suite  des  dérivées  successives 
'1^ cette  fonclion  eî*l  illiaïilée,  el  toutes  ces  dérivées  sont  aussi  des 
f<»octions  bolomorpbes  dans  la  même  région.  Il  est  à  renjarquer 
i)ue  nous  sommes  arrivés  à  ce  résultai  en  supposant  seulement 
laJslence  de  la  première  dérivée. 

â94.  Série  de  Taylor.        Soil /[z)  rt ne  fonclion  koiofnorf*h€ 
à  {intérieur  d'un  cercle  G  de  centre  a  ;  fa  valeur  de  cette  fonc- 


{*)  La  formule  générale  de  Jiiréremialifin   sous  le  signe    /    sefa  établie  pb 
oin  (Ctiap.  WIlj. 


96  CHAPITRE  XIV.    ~    FONCTIONS   ANALYTIQUES   D*APRÉS  CAUCHY. 

lion  en  un  point  quelconque  x  pris  dans  ce  cercle  est  égale  à 
la  somme  de  la  série  convergente 


(/(^)=/(a)-f--^-p?/(a) 


H ^/'(a)-r-...H L/U)(a).^.... 

\  i .  2       "^  1 . 2 . . .  /i  "^ 

Nous  pouvons  supposer  pour  la  démonstration  que  la  fonction 
f{z)  est  holomorphe  sur  la  circonférence  C  elle-même;  en  eflTet, 
X  étant  un  point  quelconque  intérieur  au  cercle,  on  peut  toujours 
trouver  une  circonférence  C  de  centre  a  et  de  raj'on  inférieur  à 
celui  de  C,  qui  renferme  le  point  x  à  l'intérieur,  et  Ton  raisonnera 
sur  ce  cercle  C  comme  nous  allons  le  faire  avec  C.  Cela  posé, 
X  étant  un  point  à  l'intérieur  de  C,  nous  avons  d'après  la  for- 
mule fondamentale 

écrivons sous  la  forme  suivante 

z  —  X 


(19.  bis)  fix)  =—.   f  ^—  dz; 


1 


a  —  {x  —  a) 


—  a  \  X  —  a   \ 


ou,  en  effectuant  la  division  jusqu'à  un  reste  de  degré  n  -î-  i  en 
X  —  a, 

I  I  r  —  a  ix  —  <i  )' 

z  —  x~  z  —  a~^{z  —  a)2        {z—af 

(x  —  a)"-  (x  —  a)'^-^^ 


{z—  a)«-^»        {z  —  x)(z  —  a)«-^i 
Remplaçons par  cette  expression  dans  la  formule  (12  bis), 

z  -~~  X 

et  faisons  sortir  du   signe    /  les  facteurs  x  —  a,  (x  —  a)-\  ..., 
indépendants  de  z,  il  vient 

les  coefficients  Jo,  Ji ,  •  •  •  >  ht  et  le  reste  R,,  ayant  pour  valeurs 


j    ^     1       r  f{z)dz  j   ^      I       r  f(z>iHz 

*       -^r.ij       z  —  a   '  *       iTÙJ^iz  —  a) 

(16)  < 

^     fiz^dz  I        r  (x—aY^^  f(z)tfz 


0* 


il        r      f(z)dz  _      I        r  (or-^Y^\  f(z 


X 


II.  —  iNTt:t;iuLK  i>K  CVHJIÏ. 


l»7 


Lorsque  le  nombre  n  angrnenle  indéRnimenî,  le  reslc  H„  leiiJ 
rcrs  jséro.  Soient  en  effet  M  une  limite  supérieure  du  module  de 
^f{z)  loul  le  long  du  cercle  C^  R  le  ravon  de  ce  cercle  el  r  le  mo- 
dule de  x  —  cï*  On  al^  ^x!  >  R  —  r  el  par  suite <  ,,-'^  » 

lorsque  z  décrît  le  cercle  C;  le  module  de  R^  est  donc  inférieur  h 

vers  zéro,  lorsque  n  au^jmeute  iudt'lintjnent.  II  s'enMiît  ijuey(x) 
est  égal  à  la  somme  de  la  série  convergente 

/(j?)  =  J^-h  J,(jr  — a)-4-...-*-  Jrt(.r  —  a)" -h 

Or^^i  Ton  faîl  j?  =  ^/ dans  les  formules  (12),  {i3),  (i  î)j  ^e  con- 
tour F  étant  le  cercle  C,  il  \u'nt 


J,-/(a>,         Jr=/(rt' 


J«  = 


f^^'Hn) 


1.2. 


la  série  obtenue  est  donc  identique  à  la  série  (t5),  c'est-à-dire  à 
lasfrie  de  Taylor. 

Le  cercle  G  est  un  cercle  de  centre  a  à  Tin  teneur  duquel  ta 
foûclion  est  liolomorplie  ;  il  est  clijir  que  Ton  obtiendra  le  plus 
grand  cercle  salisraisant  à  celle  condilion  en  prenant  pour  rajon 
la  distance  du  pointez  au  point  singulier  de /(;;)  le  jïIus  rapprocb*:* 
de  fï.  Cesl  aussi  le  cercle  de  convergence  de  la  strie  qui  est  au 
>ecotHi  membre  ('  ). 

t^l  important  théorème  met  en  évidence  ridentité  des  deux 
deOTnliotis  que  nous  avons  dojinécs  pour  les  fotictions  analytiques 
(D"*  tlM  el  -01).  En  ellt:!,  toute  série  enlicrc  repiéscnte  une  lonc- 
t'oii  holomorplie  dans  son  cercle  de  convergence  (n"  266),  cl 
'n?cr*einenl  nous  venons  devoir  que  toute  fonclioa  holomorphe 
d^ns  un  cercle  de  rentre  a  peut  être  développée  en  série  entière 
'»rti«»Diiée  suivant  les  puissances  de  j?  —  a,  et  convergente  dans  ce 
^trclt».  Rem<irquons  aussi  qu'un  certain  nombre  de  résultats  éta- 

H*  antérieurement  deviennent  presque  intuitifs;  par  exemple,  en 

»pli»|iiunt  le  théorème  aux  fonctions  Log(i  -h  z)  et  (i  -j-  j)"',  qui 
*<*ol  huIoinorpUes  dans  le  cercle  de  rajon  un  ajanl  pour  centre 


(')  CdU  dcrnicre  conclusion  ciîge,  sur  la  nblure  des  pf>înls  siognliers»  quelques 
Hpitcttioas  «|ui  Âcrout  duunccs  daiià  le  CUupilre  cgub^crc  au  proIongcuieoL  uttii» 

G  .  IL  7 


98  CHAI*lTtlE   XIV     —   FONCTIONS   ANALYTIQUES   0* APRÈS   CAlCHï. 

l'origine^  on  relroove  les  l'ortjjules  des  n"*  271  cl  27;)*  Coïisidéronî» 
encore  ïe  quotient  dt^  deux  sërîes  eolic^res  '— — -»  convergentes  Tune 

et  Taiilie  dans  un  cercle  de  linun  11;  si  la  série îp(j7) n'est  pas  nulle 
pour  j:  =  o,  comme  elle  est  continue,  on  penL  décrire  un  eerclt:' 
de  rajon  r^Rj  ^  rintérieur  duquel  elle  ne  s'annule  pas.  La  fonc- 
tion — — '  est  alors  ho  loin  or  p  h  e  dans  le  cercle  de  rayon  r  et  par 

su  île  peut  être  développée  en  série  entière  dans  le  voisinage  de 
Torigine  (1,  n*  183).  On  pourra  vériller  de  même  le  théorème 
relatif  a  la  siibslitution  d'une  série  dans  une  autre  série,  elc^^ 

Remarque.  —  Soi  1^(5)  une  Ion  cl  ion  holomorphe  à  Tîntérieur 
d'un  cercle  C  de  centre  a  et  de  rayon  r^  et  continue  sur  ce  cercle 
lui-même.  Le  module  |/{-)|  de  la  fonction  sur  le  cercle  C  est 
une  fonction  continue,  dont  nous  désignerons  la  valeur  maximum 
par  0]l(r).   D'autre  part  le  coefficient   a^  de  {^x  —  ^)"  dans  le 

développement  dc/(:r)  est  égal  à  — /^"^(rt),  c'est-à-dire  à 

/(  s  )  dz 


de  sorte  que  *')n(/')  est  supérieur  a  tous  les  proiluils  A^r'"  (*). 
On  pourra  prendre  311  (r)  à  la  place  de  M  dans  Texpression  de  la 
fonction  majorante  (L  n''  181). 

293.  Théorème  de  Llouville.  —  Si  la  fonction  f{x)  est  holo- 
morphe pour  toute  valeur  iiiiic  de  x,  le  développemenL  par  la  for- 
mule de  Taylor  est  valable >  quel  que  soil  a^  dans  toute  l'étendue 
du  plan,  et  la  fonction  considérée  est  une  fonction  entière.  Des 


(*)  Les  mcgalités  (17)  sont  intéressa ntea^  surtout  parce  qu'clïes  éublisscni  une 
relation  entre  l'ordlrc  de  grdndrur  des  cocOictenlsi  d^unea^ric  enli^^rc  et  l^ordre  d© 
grandeur  de  ta  fonttiiin  ;  Ù\L  (r)  n'est  pas  d'aillrurs  en  j^iéntral  je  plus  petit  nombre 
qui  satisfait  à  ces  inégalités^  comme  nn  le  voit  imni(^diatcmcni  lorsi^ae  tous  les 
coefficients  a^sont  réels  et  posilifs,  Ces  inc^galilés  (17)  peuvent  être  ciablies  sans 
recourir  à  llniégrale  de  Caucliy  (Mbray,  Leçons  nouvefles  sur  t*anaty$e  it^fini- 
lest  mate,  i.  I,  p,  99). 


I 


11.     —    IJiTKGKÀLE    DE    tALCilV.  fjf) 

expressions  obtenues  pour  les  coefficients  on  conclut  ajscment  la 
proposition  suivante,  tlne  à  Lioiiville  : 

Tonte  fonction  entière^  dont  ta  moclide  reste  inférieur  à  un 
nombre  fi Jte  M,  se  réduit  à  une  consianle. 

Supposon!^  en  cfTet  que  Ton  développe  f{.r)  suivant  les  puis- 
sances de  X  —  «,  et  soîl.  an  le  cùelïicienl  de  (r  —  f/)".  Il  est  clair 
«jne  OT^(r)  est  inférieur  à   M,  quel   que  soit  le  rayon  ;■,  et  par 

suite  l^rtl  Cât  <1  —  •  Mais  le  rayon  r  peut  être  pris  aussi  granti 

i\\ùin  le  veut;  on  a  (Jonc  a,i=  o,  si  /i  5  ï  j  et  f{x)  se  réduit  à  une 

coiutante  /(«), 
Plus  génûralemeol,  soil/(x)  une  fonction  entière  telle  que  U- 

module  de  *  ---  reste  inférieur  à  un  uonihre  flie  M,  pour  les  valeurs 

itsdç  module  supérieur  à  un  nombre  positif  R;  la  fonction  f{x) 
^e  réduit  à  un  polynôme,  de  degré  m  au  plus.  Imaginons  en 
effet  t|ue  Ton  développe  y(^)  suivant  les  puissances  de  x,  et 
»olt  a^  le  coefficieut  de  x".  Si  h*  ruyon  r  du  cercle  C  est  supé- 
ricurà  R,  on  a  DJl{r)<Z  M/*'",  et  par  suite  |flfrt|  <  Mr'^~''.  SI  n  >  m, 
t^wadonu  aa^=^  o,  puisque  Mr"'~"  peut  élre  rendu  plus  [)Otil  que 
tout  nombre  donné,  en  cboisisstmt  r  assez  grand, 

29(j,  Série  de  Laurent.  —  Le  raisonnement  par  lequel  Caucliv 
'icmootrc  la  formule  de  Taylor  est  susceptible  de  généralisations 
ifleiidues.  Ainsi,  soit  f{z)  une  fonction  holoniurplic  dans  une 
"'ouronne  circulaire  comprise  enire  deux  cercles  concenlrîques  C, 
C»  ftjfant  pour  centre  le  point  a;  nous  allons  montrer  que  la 
^leur  f(^x)  de  la  fonction  en  un  point  quelconque  x  pris  dans 
^Ue  région  est  égale  à  la  somme  de  deux  séries  convergentes, 
*  Uni  ordonnée  suivan  t  les  puissances  positives  de  x  —  a,  Vautre 

^uimnt  les  puissances  positiies  de (  '  ). 

Nous  pouvons  supposer^  comme  tout  à  Theure,  que  la  fonc- 
Mon/(5)est  Koloniorpiie  sur  les  cercles  C,  C  eux-mêmes.  Soient 
Rj  R'  les  rayon.s  de  ces  cercles  et  r  le  module  de  x  -^  ai  si  O  est 


t '  I  Comptes  tendus  de  l 'Académie  des  Sciences,  lome  XVtl.  —  Voir  Œuvres 
f/f  r.^u,rhx     ,'•  •rie,  tome  VIH  ;  p.  ii5. 


lOO  CHAPITRE   XIV.    —   FONCTIONS   ANALYTIQUES  D'aPRÈS  CAUCIIY. 

le  cercle  inlérieur,  on  a  R'<;/'<R-  Du  point  x  comme  centre 
décrivons  un  petit  cercle  y,  situé  tout  entier  entre  C  et  C.  Nous 


avons  l'égalité 


r  f(z)dz  ^   r  /(z)dz  _^  f  /( 


/(z)rfz 


les  intégrales  étant  prises  dans  un  sens  convenable;  la  dernière 
intégrale,  prise  le  long  de  y,  est  égale  à  2Tzi/(x),  et  nous  pouvons 
encore  écrire  la  relation  précédente 

les  intégrales  étant  toujours  prises  dans  le  même  sens. 

Nous  trouvons  encore,  en  reprenant  les  raisonnements  du  n**29i, 
que  Ton  a 

(»9)     -^-   /       ,         ^  =  Jo-h  Ji(x  --  a)  -\- ,.  .-^-  5 „{x  ^  ay  -h ... , 

les  coeflîcients  Jo,  Ji,  •••,  J/i,  •••,  étant  donnés  par  les  for- 
mules (i6).  Pour  développer  en  série  la  seconde  intégrale,  obser- 
vons que  Ton  a 

I  I       /  i  \  I  z  —  a 


X  —  a\  z  —  rt|       X  —  a        (x  —  a)* 


(;;  —  a)«-»  (z  —  ^  )« 


(x  — a)'  {x  —  z){x  —  a)" 

et  que  l'intégrale  du  terme  complémentaire 

l'Ljç.^  \x  —  a/     x  —  z 

tend  vers  zéro  lorsque  n  augmente  indéfiniment.  En  effet,  si  M' est 
le  module  maximum  de/(3)  le  long  de  C,  le  module  de  celte  inté- 
grale est  inférieur  à 

M'R'    /IV\« 


I    [W!\n  JX  ^,        MMV    /IV\ 


R' 
et  le  facteur  —  est  inférieur  à  un.  Nous  avons  donc  aussi 
r 


(20) 


/{z)riz  __      K,      ^        K.  K, 

21:^"^/^    X  —  z         X  —  a    '    {X  —  a)'       '  '  '       (x  —  a/* 


JU   —   INTKGRALE    DE   CArCllY* 

It'coerfîcîenl  K„  ëlant  é^al  â  Finté^ralc  définie 


IQl 


,  (M) 


lUuniiinainleoant  d'ajouLer  les  deux  développements  (19)  et  (20) 
pour  avoir  le  dévc?lopperaenL  dçj'(x). 

D;ins  tes  formules  (r6)  cl  (21)  f|iîî  donnent  1rs  eoeffieicrjls  J^^ 
ri  K^.  nn  peut  prendre  les  inlégrale:?i  le  lon^  d'nn  eercle  quel- 
conque r  eoinpris  etiLrc  C  et  C,  ajant  pour  ceiifre  le  [îoiru  a^  car 

les  fondions  sons  le  signe   /  suol  liolouiorplies  dans  la  counonic» 

Si  Ton  convient  de  fuire  varier  riridice  rt  de  —  oo  à  -|-  oo^  un  j>eur 
jriors  écrire  le  développemenl  de  /(jr) 


U1) 


/<>")  =  S-'"^-^-^)"' 


CoefBcîenl    J^     a>anl    pour    expression,    cjacl    que     soit    le 


<al) 


^remple.  —  Une  mi^me  fonction  /(t)  peut  admettre  des  développe- 
•nfttis  tout  à  fail  difTcrcuts,  suivant  la  rL'j;ion  considérée.  FVenons  par 
♦'ifiiijilc  une  fraction  rfitioanellc  /i^)f  dont  Je  dénominateur  n'a  que  des 
ricinçs  stmpte^  <ïe  moduli-s  dîWérenïs;  «oient  a^  b,  c,  .*.,  /  ces  racines 
''Wgée*  par  ordre  de  modules  croissants.  En  faisant  ab^traclion  de  la 
("•nie  entière,  ffui  n'iniervient  piis  it'i^  ou  a 


/(^)  = 


J--1 


i*Hïç  le  cercle  de  rayon  \a\^  .lyant  ponr  centre  ï'oïiginc,  chacune  des 
^nicttt^Q^  simples  pcitt  être  développée  suivant  les  puissances  [iositi%'cs 
''«r.  fi  le  dévc!oppcnK*nl  (]q /{x)  esi  identirjiie  à  celui  que  donne  la  for- 
mttée  Maclauriu 

p-(î*--7)-(è----;;)'- -{^- -7^)'-- 

tMrw  ti  couronne  com|»rÎ5c  entre  les  deux  cercles  de  rayons  |a|  et  |^|,lcs 
.•*  - — —  peuvent  tHre  développées  suivani  Ich 


iufti 


^  — , 


CHAPITRE  XIV.    —   FONCTIONS  ANALYTIQUES  D  APRES   CAUCIIY. 


puissances  positives  de  x,  mais  — 
puissances  positives  de  —9  et  I  on  a 


doit  être  développée  suivant  les 


/(^)=_(B+...^.L^_(«^...H-5l)x-...-(^L_H....^Jl_) 


a?"  - 


A 


Aa 


-I-... 


Dans  la  couronne  suivante,  on  aura  un  développement  analogue,  et  ainsi 
de  suite.  Enfin,  à  l'extérieur  du  cercle  de  rayon  |/|,  on  n'aura  que  des 

puissances  de  — 


/(^)  = 


.  -♦-  L        A  a  -4- . 


U 


ka^-^-h,. 


\Jn-X 


X"' 


297.  Séries  diverses.  —  Les  démonstrations  de  la  série  de  Taylor  et  de 
la  série  de  Laurent  reposent  en  définitive  sur  un  développement  particu- 
lier de  la  fraction  simple »  lorsque  le  point  x  reste  ù  l'intérieur  ou 

à  l'extérieur  d'un  cercle  fixe.  M.  Appell  a  montré  qu'on  pouvait  encore 
{généraliser  ces  formules,  en  considérant  une  fonction /(ar)  liolomorphe  à 

Fig.  68. 


l'intérieur  d'une  aire  A  limitée  par  un  nombre  quelconque  d'arcs  de  cercle 
ou  de  circonférences  entières  (*).  Considérons  par  exemple  une  fonc- 
tion f{x)  holomorphc  dans  le  triangle  curviHj;nc  TQH  (///r-  08)  forme 
par  les  trois  arcs  de  cercle  1*Q,  OU,  HP  appartenant  respectiveinoni  aux 
trois  circonférences  G,  G',  C".  iNous  avons,  a:  désij;nant  un  point  quelconque 


(')  Acta  Mathematica,  louic  I,  page  i'|5. 


INTEGIIALC    DE    CAICUY. 


laa 


À  rintéricur  de  ce  triangle  curviligne, 


»^>/'-^i  =  ^/" 


/(s)di 


f 


fi  J  )  di 


'^^'-V    --^ 


—    f 


/i^)dz 


Le  ktriL'  de  l'arc  PQ,  on  peut  écrire,  a  étant  le  centre  de  C, 
t  i  3P—  n  (jr  — 


^  —  jp        z  —  a 


{z~a)^ 


mais  quand  z  décrit  l*arc  PQ,  Je  module  de  -^— ^  est  inférieur  à  un,  cl* 
|»ar  suite,  le  module  de  l'intégrale 


tend  irers  léro  lorsque  n  croît  iudéllrihnL'rii.  On  a  ilonc 
/iz)dz 


.h.L 


r^  J,,-^  ii(T  —  a)-f-...H-  J,tO  —  rt  l'^H-. 


coefficients  Je»  Ji,  -.-  êtaiil  des  consianles  dont  il  serait   facile  d'avoir 
Tciipression.   Le  long  de  Turc  QR,  on  peut  écrire  de  mènie,  b  étant  le 
^   itre  de  C\ 


1 


1^6 


>mme  le  module  de 


_1 /j  —  /yX** 


(  ^^^ y)    ^^"^  ^^i*^  *'^''*^  lorsque  n  augmente  indé- 

t,  po 

f{z)tU  _      K, 


fîftinienl,  oa  en  déduit^  pour  la  seconde  intégrale,  un  iléveloppenient  de  Ui 
iatvae 


K, 


K„ 


s-  — h       {x  —  h)^       "*       <j-  —  è)'» 
In  irtiii\i*  de  nièmc,  *:*  étant  l**  t'<-nir«;  du  cercïe  T/, 
r    fizxiz  _      L,       .  L, 


'         i       Ji^)<l^  ^       \n       _^         '1 
aif'JjKPj  ■=  —  *''    ~3:  — e       (ar  — c)' 


Rn  ajuittanl  les  trois  formules  (a),  (3),  (^),  nous  ohlenon^i  pour  /(t)  la 
«^otnme  de  troîd  séries  ordonnées  respectivement  suivant  les  puissances 

|»o»iUvC9  de  ^  ^  a,  de j  et  de  — — •  Il  est  clair  que  l'on  peut  Irans- 

Jbrinef  cette  somme  en  une  série  dont  tous  les  termes  sont  de^  f*>nctiouf* 
JonticUcs  de  j?,  par  exenijde  en  réunissant  les  terme?  de  même  degré 

-, -•  Le  raisonnement  qui  précèdij  s'applique  quel  que 


en  .r  —  n. 


jr  —  b    X  —  V 
soit  le  nombre  des  nrcs  de  cercle 


toi 


ciiiPiTiŒ  xrv. 


FONCTIONS  AN.VLYTIQl  KS   D  APRES  ClUCHÏ. 


On  peiJl  remarquer  sur  l'e\f*mj»le  précédiînl  qui*  Icî*  irors  «érîcs  i%\ 
(p),  (y)  soni  encore  conver^:€ntcs  Jorsque  le  [loiiit  jr  est  à  rinti-nrur  du 
Irianglr  P'Q'R',  cl  la  somme  ck"  ces  Irois  st'ries  e^t  encore  épale  â  l'inté- 


)  prise  le  lonjs^  ilu  contour  du   irijnjL;le   PQR  diins  le  sens 


ilirecl*  Or,  lorsque  le  [>oînt  x  e^l  dans  le  iri.iiigle  P'Q'R',  la  fnnthOn  * 

est  bolomoi  |jî*e  à  rintfrîeyr  du  tiiiiULrle  VQl\  et>  par  su  île,  Thitégraîe  pré- 
cédente est  iiiille.  Nous  obtenons  donc  de  ceUe  façon  une  série  de  f rac- 
lions rationnelles  qtii  est  couvergonle  lor<iqu«:  t  est  à  l'intérieur  de  l'uH 
des  de.u\  triangles  PQR»  P'Q'R',  et  dont  la  somme  est  é^ale  à  fi^}  ou 
à  zéro,  sttivant  que  le  point  x  est  dans  le  triangle  PQR  ou  dans  le 
triant' le  FQ'Il'. 

En  restant  dan*  le  même  oiilrc  d'idées^  M.  Painlevé  a  oblenu  des  réduit at> 
plus  généraux  (  *  ),  Gonâidéron?^,  pour  rester  dans  irn  cas  1res  simple,  une 
i:ourbe  fermée  convexe  F,  admctlant  une  tangente  qui  se  déplace  d'une 
manière  continue,  et  dont  le  rayon  de  e<»urbure  redite  inférieur  à  une  cer- 
taine limite.  On  jieut  alors,  cumme  il  est  bien  aiîié  de  Je  voir*  faire  corres- 
pondre à  eliaqïii^  fïojiii  M  de  P  un  cercle  G  tancent  en  ce  point  à  Y  et  ren- 
fermant celle  courbe  tout  entière  à  rintéricur,  et  cela  de  telle  firçon  que 
le  centre  de  ce  cercle  se  déplace  d*une  manière  continue  avec  M.  So\iJ'(s) 
une  fonction  bolomorpbe  à  Pintérieur  du  contour  P  et  continue  sur  ce 
contour  lui-même'  dans  la  for:injle  fomlanientale 


/(') 


/(^)rf^ 


if>Li  X  est  un  point  intérieur  à  P,  nous  pouvons  encore  écrire 
I  I  or  —  a  (x  —  «)« 


:  —  a       (4  —  a)* 


i.^ 


a  j'^^^ 


I        /x  —  a\»^^ 
^ X  \  i  —  ai 


a  désignant  le  centre  du  cercle  G  qui  correspond  au  point  z  du  contour; 

a  nVst  plus  constant,  ronuiie  dans  les  cas  déjà  examinés,  mais  c'est  une 

fonction  continue  de  z^  lorsque  le  point  M  décrit  la  courbe  F.  Malgré  cela, 

""       et  .  r  ■  -  i  *    ^^   '  , 

—  ï  qiii  est  une  tnuctmn  continue  de  z,  reste  inlrrietir  »i 


le  module  de  - 

un  nombre  fixe  p  plus  petit  que  un,  puisqu'il  ne  peut  atteindre  la  valeur  un, 
l't,  par  suite,  Pintégrale  du  terme  complémentaire  tend  vers  tcro  lorsque /i 
iiugmente  indifininnent.  Nous  avons  donc  encore 

it    il    c?t    clair   qtie    le    lerme    général    de    cette    sèiie    est    un    poHîioiiie 


(*)  Sur  les  lignes  slnguliètes  des  fonctions  analytiques  {Annales  de  la 
Faculté  de  Toulouse,  i888). 


lî.  —  IXTKGR,VLE  DE  G\rcin\  io5 

rntlçr  P^i-rit  «^l»  fiogiê  n  nn  plus.  Ln  fonciion  /(-r)  est  donc  dtwelop- 
p&bie  en  une  série  de  po/ y  nom  es  à  /*  intérieur  du  contour  T. 

Ln  tliêorre  des  Iraosform niions  r^niforiri'^s  permet  d  oblcnir,  pour  le 
ilcvcloppcmenl  âc^  fonctioris  liolornoiplu??,  des  séries  cFunc  «ulrc  espèce. 
Soli^is)  une  fonction  holomorplie  à  Finti-rJeur  d'uoe  aîre  A  pouvani 
**élcndrc  jti^quVi  l'infini.  Su|»|tosons  que  Ton  ^aclie  eflVi^iurf  lu  rrpicsi'n- 
lation  conforme  de  l'aîrc  A  sur  l'aije  d'un  errrie  C,  de  leîle  façon  fju'à 
ufi  point  de  l'aire  A  corre<poinle  nn  jioini  rlu  cercle  cl  un  seul,  et  inver- 
sement; soîl  M  =  ç(s)  la  fonction  analytique  qui  fait  correspondre  à 
Tatre  A  un  cercle  C  ayant  pour  centre  le  poinl  m  =  o  diins  le  plan  des  u. 
I..or«que  la  variuLde  u  décrit  ce  cercle,  la  valeur  correspondanic  de  z  est 
ijfic  fonction  holomor(>lie  de  u.  \\  en  est  de  même  t\e /\  z)  qui  pciil  par 
c<m§rquent  ùlre  dcveloppée  en  série  convergente  ordonnée  suivant  les 
pui%<siocc9  de  «^  ou  de  of-),  lorsque  la  variable  z  reste  à  l'inléneur  de  A. 

Supposon^f  par  e\cmple,  que  Taire  A  soit  la  bande  indéfinie  comprise 
entre  les  deux   parallèles  y  ^=  dz  a  k  Taxe  réel*  On  a  vu  (n"  279)  qu'en 


ç,  I 


l^osaot   Cl  = 


-î   on   fait   correspondre  à  celte  bande    un   cercle   de 


rayon  un  ayant  pour  centre  le  point  «  =  0.  Toute  foneli4>n  ./"(«)  boln- 
rnorphe  dans  la  bande  indéfinie  considérée  peut  donc  ctre  développée 
ftaos  celle  bande  en  série  convergente  de  la  forme 


/^')  =  Va„^^ 


■    vat 


2^8.  Série  de  fonctions  holomorplies.  —  Ln  sotïinie  d'une  série 
ii!iifcirmcmeiit  convergente,  duiit  le;^  termes  sont  des  fonctions 
luilomorplies  de  z,  est  imc  loijction  continue  de  ;;,  mais  on  nv 
poorrait  pas  affirnier  siuis  antre  preuve  que  cette  ^^amnie  c^t  iinssi 
uoe  fond  ion  holomorphe.  Il  faut  encore  démontrer  cprdle  adniet 
en  cliaque  point  une  dérivée  unique;  cVst  ce  qu'il  est  aisé  de 
r«irc«  su  movcn  de  Tinté'^rale  de  (^auchv* 

Observons  d'ahord  rpi^me  série  ufiiforinémeut  eonvergcule, 
•lunl  les  termes  sont  des  fouctious  eoulinues  il  une  viiiialtie  com- 
plexe ^^  peut  être  intégrée  leruie  i\  tcinie  connue  dtins  le  ca^tl'uuc 
variable  réelle.  Soit 


FC5)=^/,(5)^/H-)M-...H-/,(5)- 


anc  s^rie  uniformément  convergente  le  long  d'une  courbe  AMB, 
les  fonctions  /i(^)  étant   des  fondions  continues  de  z-   le   lon^ 


106  CHAPITRE  XIV.   —   FONCTIONS  ANALYTIQUES  d'aPRÈS  CAUCHT. 

de  AMB.  Choisissons  un  nombre  entier  N  assez  grand  pour  que 
l'on  ait,  pour  toute  valeur  de  /2  ^  N, 

t  étant  un  nombre  positif  pris  arbitrairement.  Le  module  de  la 
différence 

Dn=  f      F{z)dz-  f     /,{z)dz-..,-  f     fn-i(z)dz=  f      R«(^)r/^, 

*^(AIIB)  *^^AMB,  ^  (AMB)  ^MAMB) 

est  plus  petit  que  cL,  L  étant  lu  longueur  de  AMB,  pourvu  que  n 
soit^N.  Le  nombre  e  pouvant  être  pris  aussi  petit  qu'on  le  veut, 
cette  différence  D;,  tend  vers  zéro  lorsque  n  augmente  indéfini- 
ment, et  Ton  peut  écrire 

f      F{x)dz=  f     Mz)dz-^  f     f,(z)dz-^,..-^  f     fn(z)dz^,.., 

^'(AMB.  «AaMB)  *  lAMK,  *  (AMB) 

Cela  posé,  soit 

(26)  F(5)=/„(z)-f-/,(«)-h...-f-/i(-)-^.-. 

une  série,  dont  tous  les  termes  sont  des  fonctions  holomorplies 
dans  une  aire  A,  et  qui  est  uniformément  convergenle  dans  celte 
aire.  Prenons  un  point  quelconque  x  dans  A,  et  entourons  ce 
point  d'une  courbe  fermée  C,  située  tout  entière  dans  celte  aire. 
Nous  avons,  en  appliquant  la  formule  de  Cauchv  à  chacune  des 
fonctions /v(  5), 


V  =0 


mais  la  série  obtenue  en  divisanl  chacun  des  termes  de  la  série  (26) 
par   z  —  X   est   elle-même    uniformément    convergente    le    long 

de  C,  car  le  module  de reste  inférieur  à  une  certaine  limite 

'  z T 

lorsque  z  décrit  la  courbe  C. 

On  peut  donc  appliquer  à  celle  série  le  théorème  général  sur 
l'intégration  des  séries  uniformément  convergentes,  ce  qui  nous 
donne  la  relation 


' .  /  '-^ —  d 


V{X)  =  .        ! dz   —    ;      /  

211/  •/„,  Z  —  X  1T,lJ,„       Z  — 


V(z)dz 

X 


Le  raisonnemenL  empUiyu  pltis  liaiU(n"  293)  s'applique  \c\  sans 


Fix-^  \r)  —  Fi:r) 


Ajf 


tend  vers 


inodificaûon,  et  prouve  que  ïe.  i apport 


une  limile  F'(jr)  lorsque  le  module  de  \x  tend  vers  zéro,  Iiani< 
qtt!  est  représeiiU^e  par  la  formule 


(aS) 


La  fonction  F(jp)  est  donc  Lolomarplic,  et  Ton  %'erraît  de  mêiiu' 
4|ue  la  dérivée  d'ordre  /),  Ff"^(j:),  a  pour  expression 


p(«» 


(JT)  =r  — ^-    /     — 


r(x;  = 


»La  dérivée  d'ordre  /?  est  égale  à  la  souinie  de  la  série  oliteuui' 
en  dilTérentianl  n  fois  terme  à  terme  la  séiîe  |:>roposée,  Déiuoi)^ 
ironi-le,  par  exemple,  pour  F'(.i').  La  formule  (28)  peut  s*écrir(* 

^Feairia  série  obtenue  en  divisant  cliaque   terme  de  la  série  (26) 
"  par  (s — xy  est  uniformément   convergente   le   long   de   G,   Le 
Icrnie  général  de  la  série  qui  représente  F'(x)  n'est   autre  que 
^■y^(x),  de  sorte  que  Von  a  Inen 


F'i  j- 1  =/;  r  jr  »  ^/;  (^) -^. .  .-.V;u- 


Eo  résumé,  toute  série  uniformément  convergente  dans  une 
région  A  du  plan,  et  dont  tous  les  termes  sont  des  fonv fions 
tiolomorphes  dans  A,  représente  une  fonction  F(r)  hoiomorphe 
dans  la  même  région,  La  déris'ée  /?'<^'"*^  de  F(c)  est  égaie  à  la 
somme  de  la  série  obtenue  en  dijférentiant  p  fois  cfiaque 
terme  de  la  série  qui  représente  F(5). 

299»  Pôles*  Fonctions  méromorplies.  ■—  Toute  fonction  liolo- 
niorplie  daus  un  ccrele  Je  centre  a  est  égale^  à  rintérietir  de  ce 
cercle,  a  la  somme  d'une  série  entière 


(it)i 


/(«)  =  Ao-4-A,(;;— ffi 


V,«(5-a)'^-H..,. 


I(»8  LJnPÎTIlE    XIV.    —    FONCTJDNS   ANAUnQtES   H'iPRë^  CACCHY. 

Nous  dirons,  |>aiir  abréger,  que  ïa  foncrion  rsî  régttiière  au 
point  ^T,  qui  est  pour  la  foncUDa  un  point  ordinaire;  nous  appel- 
]eron>  domaine  du  point  a  rintérîour  d'un  cercle  C  de  rayon  s, 
docrit  du  point  a  comme  centre,  où  la  formnie  (29)  est  a[)]di- 
("iible.  11  n'est  pns  nécessaire^  d'ailleurs,  que  ce  soit  le  plus  j^rând 
cercle  a  l'intérieur  duquel  hi  formule  (2(>)  ii  lieu;  le  layon  p  du 
ri  ornai  ne  sera  souvent  j»rcci5e  par  quelque  autre  propri/rté  parti  - 
culière. 

Si  le  premier  cnefricient  A^  est  nul,  on  a /(a)  =  0,  et  le  point  a 
Cil  un  zéi'o  de  h  fonction  /(s).  L'ordre  du  zéro  se  définit  comme 
pour  les  polynômes;  si  le  dévehjppement  de /(«)  commence  par 
un  tenue  de  dc^ré  nf  eu  z  —  a^ 


iHi  Arn  n'est  pas  nul,  on  a 
f^a)  =  o,        f'{n)  =  o, 


^{z~ay> 


m  >  o, 


pm-V(a)  =  o,         /t«>(a);*îo, 


et  le  point  <t  est  dil  un  zcro  d  ordre  nt»  On  peut  encore  écrire  lu 
formule  précédente 

îp(5)  étant  une  série  entière  qui  ne  s'annule  pas  poum=^  a.  Cette 
série  étant  une  fonction  continue  de  Zy  on  peut  choisir  le  rayon  p 
du  domaine  assez  petit  pour  que  f{z)  ne  s'auuule  pas  dans  ce 
domaine,  et  Ton  voit  ipie  la  four  lion  /(z)  n^aura  pas  rrautre  zéro 
tpie  le  point  a  a  Fin  té  rieur  de  ce  domaine.  Les  zéros  d'une /onc- 
tion holomorphe  sont  donc  des  points  isolés. 

Tout  point  non  ordinaire  d'une  fonction  uniforme  /(z)  est  dit 
un  point  singulier,  Uu  point  singulier  a  d'une  foncliouy(5)  esl 

un  pfUe,  si  ce  point  csl  un  point  ordinaire  potir  Tinver^e  ^  « 
Le  développement  de  yr—  suivant  les  puissances  de  z  —  «  ne  peul 

renfermer  de  terme  constant,  car  le  poînl  a  serait  alori  un  [»oinl 
tirdiuaiie  )>our /(:;).  Sui>posons  que  le  développement  commence 
|>ar  un  terme  de  degré  m  en  :;  —  c7, 


(3<M 


j--^(^-a)-*<^{z). 


»(w)  désignant  une  fonction  régulière  dans  le  domaine  du  point  or, 


IXTKGRALK    DK    C  VU  Cil  Y. 


log 


Iqoi  n*c'st  pas  nulle  pour  z  ^  a.  Ou  eu  déduit  io versement 


(3i) 


/(^) 


^H^) 


(^ 


•a/«  9(5j       {4  --ay 


'\{t)  désignant  encore  une  fauelion  régulière  dans  le  doniaîne  du 
point  fi,  qui  n'est  pas  nulle  jxiur^  ==  a.  Celte  fortmiJe  [leul  s'écrirr 


sous 


lai 


orme  rniiiva 


ll'UlC 


./ù) 


(z  —  ay^ 


{j^^ar 


P(; 


«), 


lésiguaot  par  P(v  ^  a),  coriHue  nous  le  ferons  souvent  par  la 


smle. 


et  Br„y  B„ 


H, 


?^  une  lonclion  re^ulu-ie  [luor  z^=(ij 
ëliint  des  constantes.  Quel  ([ties-uns  des  cocriiciculs  Bi,  B^,. .  .,B,^|_  i 
peuvent  élre  nuls,  ni;iis  le  coenicieut  B/„  est  certainement  dilTé- 
rent  de  zéro;  ie  nombre  entier  tn  est  dit  V ordre  du  pôle.  On  voit 

qu'un  pôle  d*ordrc  m  de  /(z)  est  ua  zéro  d'ordre  m  pour  j—-  et 
inversement» 

Dans   le  domaine  d'un   pu  le  tt,  le  développement  de  /(-)  se 
compose  d'une  partie  régulière  P(z  —  </),  et  d'un  poljnome  enlîer 

en——-;  ce  poljnonie  est  appelé  fa  prirtie  principale  Ae  f{z)  ABn> 

le  domaine  du  pôle.  Lorsque  le  /nodule  de  z  —  a  tend  vers  zéro, 
le  module  de  /(z)  augmente  indéJJniment,  de  quelque  façon 
que  le  point  z  se  rapproche  du  pôle.  Eu  elTet,  la  fonction  *^{z) 
ti'vtant  pn^  nulle  pour  z  =^  a^  supposons  le  rayon  du  domaine  asse/^ 
petit  pour  fjtie,  dans  ce  domaine,  le  module  de  *\{z)  reste  supérieur 
il  un  nombre  posilii'M.  En  désii^nant  parr  le  module  de  z  —  a^  on 

^\f{^)\>  ~t*  ^^  P^^  suite  |/("3)|  augmente  indéiinimcnt  lorsque  r 

lend  vers  zéro.  La  fonelîon  'i(5)  étant  régulière  pour  5  ==  a,  soit  C 
un  cercle  de  centre  a  à  Tin  teneur  duquel  i(2)  est  holoinorplie* 

b<î  quotient  ,   ^^"^      est  une  fonclit>n  liolouiui  plie  pour  tous  les 
^  (s  —  ay^  ^        * 

points  de  ce  cercle,  sauf  pour  le  point  a  lui-même. ^ Dans  le  du- 
•uaiiji;  a  d*tin  i)ôle,  la  fonction  y(^)  n'admet  donc  pas  d*auli'e 
P<îilt  îingniier  tpie  le  pûle  lui-njénic;  en  d'antres  termes^  les  pôles 
^mi  dei points  singuliers  isoles. 

Toute  fonction  uniforme  qni,  dans  une  région  A,  n'admet  pti^ 
^IWres  points  singuliers  que  des  pôles^  est  dite  une   fonction 


no         cLivpiTwt:  \iv.  —  fonctions  analytiques  d'après  cauchv, 

méromorphe  datis  celle  région.  Une  fonction  inëroinorplic  dans 
tout  le  jdiin  pcul  avoir  une  inlinilé  de  pôles,  mais  elle  ne  [>+■  ni  en 
avoir  qiriin  nombre  fini  dans  une  réj^ion  située  loiil  entière  à 
dislance  finie.  La  démon  si  ration  repose  sur  un  ihéorème  général, 
que  nous  aurons  enei>re  à  invonuer  :  Si  dans  une  région  A,  située 
tout  entirre  à  dis  lance  finie,  il  existe  une  in/înifé  de  points 
jouissant  d'une  propriété  par  lieu  Hère,  il  existe  au  moins  un 
point  limite  dans  ta  région  A,  on  sur  son  contour.  (Nous  enten- 
dons pBV point  limite  loiU  poini  diuis  le  voisinaj^e  duquel  il  existe 
une  iidinîle  de  points  jouissant  Je  la  propriété  en  question).  On 
élablil  celte  pioposition  par  le  [>rocédé  bien  sonvenl  employé  des 
subdivisions  successives.  Désignons,  pour  abréger,  par  (E)  Ten- 
senible  des  poinls  considérés,  et  imaginons  qu'on  divise  la  région  A 
en  carrés,  ou  portions  de  carrés,  par  des  pnrallèles  aux  axes  ojr, 
oyi  il  V  aura  au  nmins  une  région  A|  rcn  ferma  ni  une  inlinilé  de 
poinU  de  rensend>le  (E).  En  subdivisant  de  même  A^»  et  ainsi  de 
suite,  on  formera  une  snite  indédnie  de  régions  A^,  A^,  • .  * ,  A,,,  . , , 
de  pins  en  plus  petites,  dont  chacune  est  contenue  dans  la  précé- 
denle,  et  renferme  une  infinilé  de  poinls  de  Tensemble.  Tous  les 
points  de  A„  lendent  vers  un  point  limite  Z,  situé  à  rinlérienr  ou 
snr  le  contour  de  A,  Ce  point  Z  csl  nécessairement  un  poinl  limite 
de  (  E),  pTiisfpH%  à  rinlérienr  d\in  cercle  ayant  Z  pour  centre,  il  y  a 
lutijotirs  une  inliaité  de  points  de  (E),  aussi  petit  que  soil  le  rayon/ 
de  ce  cercle. 

Cela  posé,  supposons  que  la  fouctionyï:;)  soit  nnhomoïpbc  à 
rinlérienr  d'une  aire  A  à  distance  finie,  ainsi  que  sur  le  contour  F 
de  celle  aire.  Si  elle  admetlail  une  infinité  de  pAles  dans  celte 
région,  il  y  aurait,  d'après  le  théorème  précéderït,  irn  poinl  Z  au 
moins,  situé  dans  A  on  sur  F,  tlans  le  voisinage  duquel  il  y  aurait 
une  itdinité  de  p61es.  Ce  poijU  Z  ne  pourrait  élre  ni  un  pôle,  ni 
un  point  ordinaire.  Ou  voit  de  même  que  la  foncliun/(^)  ne  pcul 
admettre  qu^un  nombre  fiât  de  zéros  dans  la  même  région.  Nous 
pouvons  donc  énoncer  la  proposition  suivante  : 

Toute  fonction  méromorphe  dans  une  aire  A,  tout  entière 
à  distance  finie,  et  sur  son  contour,  n'admet  dans  cette  aire 

qu'un  nombre  fini  de  zéros  et  qu'un  nombre  fini  de  ptUes. 

Dans  le  voisinage  d'un  point  quelconque  a,  une  fonction  iiiéro* 


II.    —    INTÉGRALE    DJi   CAIOIIY.  »  (  l 

inorphey"(5)  peut  se  me  tire  souîi  la  foniie 

'^(5)  ëlant  une  fooclioo  régolit^re  qui  n'fst  pas  noile  pour  :;  =  a, 
l/exposant  [j.  est  appelé  l^ordn'  ûe  f{z)  au  poiiU  a.  Cet  f>rdre 
&l  mil,  si  le  point  a  n'est  ni  un  p<jle  ru  tm  zéro  ^onv  f{z)\  il  est 
il  à  m,  si  le  poiut  a  est  un  z«'ro  d'ordre  m  de/(z)^  et  à  —  n^ 
^i  a  est  un  pôle  dVirdre  n  poiir/(:î). 

300.  Points  singuliers  essentiels.  —  Tout  point  singulier  d'une 
fonction  uniforme,  r|ui  nVst  pas  un  pôle,  est  un  point  sinffitiier 
esseniieL  Un  point  sin^^ulier  essentiel  a  est  isolé,  s'il  est  possible 
Je  décrire  un  cercle  C  de  centre  a,  à  Tintérieur  duquel  la  fonc- 
tion /{^)  n'ait  pas  d'autre  point  singtdier  que  le  point  a  lui- 
inénie;  nous  nous  bornerons  |>our  le  moment  à  ceu3t-là. 

Le  théorème  de  Laurent  i'onrnit  immédiatement  un  développe- 
ment de  la  fonction  y(^)  valable  dans  le  voisinaj^e  d'un  point  sin- 
gulier essentiel  isolé.  Soit  C  un  cercle  de  centre  ^7,  à  Fintérieur 
duquel  la  fonction  /(z)  n'a  pas  diantre  point  singulier  que  a; 
^oit  d'autre  part  c  un  cercle  concetjtriijue  et  intérieur  à  C,  Dans 
la  couronne  circulaire  comprise  entre  les  deux  cercles  C  et  c,  la 
fonction  /{^)  est  holomor|>lïe,  et  par  suite  elle  est  égale  à  la 
somme  d'une  série  ordonnée  suivant  les  puissances,  positives  el 
négatives,  de  5  —  r/, 


(33; 


f(z)^  2  A,„(-î— «r. 


!!e  développement  est  valable  pour  tous  les  points  intérieurs  au 
cercle  C,  sauf  pour  le  point  a,  car  on  peut  toujours  prendre  le 
rajon  du  cercle  c  inférieur  à  |3  — ft|,  quel  que  soit  le  poiul  :; 
durèrent  de  a^  pris  dans  C,  et  les  coefficienls  Ar,i  ne  dépendent 
pdâ  non  plus  de  ce  rajon  (n''  21fG).  Le  développement  (33)  con- 
Ijcfil  d'abord  une  partie  régulière  au  point  a,  soit  P(>s  —  a), 
formée  par  leâ  termes  à  exposants  positifs,  d'autre  part  une  série 

ordonnée  suivant  les  puissances  de  — — . 


ÀM) 


A, 


1J3         cuu-rrii;:  \ïv.  —  Foxcrmrîs  ANALTTiQtES  d'aphés  calciiy. 
c  est  \îJi  partie  pi  incipa le  ûe /(z)  dans  le  domaine  du  point  sin- 
gulier,  (k'tle  partie  [>rincipale  ne  se  rëduil  pas  à  un  polynôme, 
car  le  point  z  =  a  serait  alors  un  pôle,  contrairement  à  riijpo- 

thèse  (*),  C'est  une  fonction  entière  de  — -— .  En  e(Tet,  soit  z  un 

point  (|uelcoin|ue   intérieur   an   cercle   C,   à    une  dislance   r   du 
point   a\    la    série   (34)    étant   convergente   lorsque    le   module 

de est  égal  à  -»   elle    est  convergente    lorsque   Je  module 

de est   itiférietir  à  -  el,   comme  on    peut  supposer  r  au5>>i 

pelit  que  Ton  veul,  elle  est  convergente,  quel  que  soit  le  module 
de •  Nous  pouvons  donc  écrire,  dans  le  domaine  du  point  a, 

(35)  /(^)  =  f*(^ -«)-+- G  (^), 

P(,3  —  a)  étanl  une  fonction  régulière  uu  point  a^  et  0(- ) 

une  fond  ion  eulitrc  i'^\  Je  - 

Lorsque  le  module  de  ;;  —  a  diminue  iudéllniment,  la  valem 
de/(::)  ne  tend  vers  aucune  limite  déterminée.  D*une  façon  plu> 
précise,  si  da  point  a  comme  centre  on  décrit  un  cercle  G,  ai^cc: 
un  rayon  o  arbitraire^  il  existe  toujours  à  l'intérieur  de  ce 
cercle  des  points  z  pour  lesquels  J\z)  tHJfère  d* aussi  peu  quon 
le  veut  de  tout  nombre  A  donné  à  V avance*  (Whierstuass  ) 
-"^"Déi  Montrons  d^abniJ  rpie,  qnc!f|iie  pelit  que  soit  p,  il  e^ciste  di 
valeurs  de  j::,  pour  lesquelles  on  a  eu  même  lemps  \z  —  <^|<C? 
!/(-)  I  >- M,  le  nombre  positif  M  étant  arbitraire.  Soit,  en  ellel, 
[1  la  valeur  maximum  du  module  de  la  partie  régulière  P(5 
dans  le  cercle  de  ravou  ;>.  Il  existe  des  valeurs  de  z  telles  fjuc  V\ 

ait  à  la  fois  [j  —  a|  <  p,  et   G  (    ^     \  >M-j-ja;  autrement 


à 


(^)  Poui<  irouljh>r  aucune  hypoUicsef  il  faudrait  «usst  examiner  le  csi%  ot 
dcvctofi|iL*mc(iL  de  /(•)  à  l*ioU'rîfur  ilc  C  oc  rpnftrinc  que  des  ptiissanci' 
livcs  de  ;;  —  ^,  U  vairur  fia)  de  la  ronction  au  piiinlrt  cUi-t  lîifTcrcnle  du  li-n 
iodcpeudaiii  de  ^  —a  dariî  la   série.  Le  point  *  —  a  senitt  pour/(*)  un  fmtM 
d€  disconlifiuilé.   Nous   écarteroits   celle  singularîléf  d'un  caruclêrc  tout  a 
urlînciel  {voir  plus  luin,  Ctiap.  XVI). 

'    1  VoiH  désignerons  '^V.yfi'^LiittTi  ffji  B ji  Jtflfii^"'^* '^^  cnti 


oJule  de  la  fonctioii  enlicre  G(^)  i-eslerail  loiijiHjrs  ijiiVrieni-  A 
fie  çerlaiiie  limite,  qui  serait  égale  à  M  -f-  jx,  ou  au  mavimnni  du 

Iule  de  G(  — )  à   re\lërîi'nr  dti   rrrile  C  de  rayon  o,  ri, 

\^  — «/  ^         »^ 

'après  le  lliêorèmede  Liouville,  celle  fonclion  entière  seréduiruil 
i  une  consliiiilc.  I^our  les  valeurs  de  z  {\m  salisfonl  aux  deux  efui- 
dilions  précédenles^  le  modiile  de  J(^z)  esl  cerLaîtiemenl  suntTieur 

il  M  H-  [JL  —  [JL,  c'esl-â-dirc  à  M.        

03risidéron5  inaititenfinL  une  valeur  quelconque  A,  Si  Tequa- 
lîon  y"( 5  )  :==:  A  admet  des  racines  à  riiiLérieur  du  cercle  C,  aussi 
p€lit  que  soil  le  ra^ou  p,  le  tliéo renie  esl  établi.  Si  Téqua- 
lioiï/(^>:=  V  u'aduiel  (las  une  înHnile  de  racines  dans  le  voisi- 
na j;;c  du  poinl  a.  on  [»eul  prendre  le  r.»von  p  assex  pelîl  pour  qnVi 
I  iuliTiuor  du  cercle  (\  de  ravon  p,  av-nil  pour  centrer,  cette  éqiia- 

lM»u  n'ail  auciHM*  lacijjc.    La   fonelini»   'zi z)  ^^  -^r^ r- est   alors 

liolomorphe  pour  Icml  point  z  iolérieur  à  G,  sauf  pour  le  pointer; 
ce  poiai  a  ne  pent  être  ipriiri  pcnut  singulier  essentiel  pour  ^(s), 
car,  dans  le  cas  corj traire,  ce  jiotnl  a  serait  un  pèle  on  un  poini 
'  ordinaire  pour y*(w  j.  Donc,  d'après  ce  qu'on  vient  de  démontrer^ 
tl  ciiste  des  valeurs  de  z  à  rinlérieur  du  cercle  C  pour  lesquelles 
ou  îi 


l?(-'H> 


!/(^»     a;< 


si  petit  que  soil  le  nondire  pnsiiir£. 

M'Ue  proprit^'te  dislingue  neltenient  les  pôles  des  [>oints  sinj^n- 
'K'ts essentiels.  Tandis  que,  dans  le  voisinage  d'un  pôle,  le  module 
^^  U  fonclion /(  3)  augnienle  indéliniinent,  la  valeur  dey(5)  est 
^'Xnplèlement  inilé terminée  pour  nn  point  singulier  essentiel. 
"■  l*icard  (*)  a  obtenu  une  propositioii  plus  précise  en  montrant 
'jWfi  truite  éqnatji>n  yï^)  ^  A  ail  met  une  iidiuité  de  racines  dans 
1^  voisinage   d*un    poinl    singulier   essentiel,    une   exception    ne 

tl?«iîl  se  produire  que  pour  une  valeur  part icu lier e  de  A. 

^tempie*  —  Le  point  -  =  0  est  un  poîni   singulier  cssenliet  pour  fa 


f^'    TZ^t    -i f- — 


•  14 


CIJ\HTHE   XIV. 


FONCTIONS  ANALVTlOrES   D  APIiBS    CAtcJII, 


♦  f  c^{  fiicile  fie  vèriïjcr  que  réquation  e-  =  A  admel  une  infinité  tle  rarine* 
«le  module  inférieur  à  p^  aussi  jielil  qu€  soit  p,  pourvu  que  A  ne  soit  pas 
nul,  Soit  A  =  /'(  rosQ-H  t  sinOi,  on  tire  de  réqualioii  précédente 

pour  que  \i\  ^uil  <C  p»  il  suffira  que  l'on  î*ii 

Il  y  il  évidemment  une  iufiuité  de  valeurtt  du  nombre  entier  A'  qui  sati$- 
ff>nt  à  rctte  condition.  Dans  cel  exemple,  il  y  a  une  valeur  eTiceplionncïle 
île  A,  ù  savoir  A  —  o.  Mais  il  peut  an^^î  ariixer  qu'il  n'y  ait  aucune  valeur 

exceptionnelle;  tel  est  le  cas,  par  exemple,  de  la  lonelion  sîn    • 


301.   Bésidus.  ™  Soîl  a  un  \HMe  ou  un  poiiH  singulier  e>senl!el 
isolé    d^iJiK'    fonction  J{^}'    l*roposous*iioiis    de   calculer    ritilé-    " 

grale    /  f{z)dz  le  loiif^  d\iii  cercle  C  de  cetîlre  a^  traeé  dans  le 

domaine  du  puinl  a,  Nous  avons  la  partie  régulière  P{z  — a)^ 
cpii  donne  zéro  dans  ceUe  inlégrale.  Qrjaiil  a  la  partie  princi- 
pale G  (-,-_-)>  on  peut  Tiiitégrer  terme  à  ternie;  en  eflet,  si  le 

|)oiut  a  est  uo  point  singulier  essentiel,  nu  a  une  série  enlière  qui 
est  uniiorméfnent  convergenle,  L'inlégralr  du  Irrrtie  gruérul 

est  nulle,  si  Tex posant  m  est  plus  grand  que  un,  ear  la  runcllon 

i)iMmilive  — —^ r  lenrend  la  même  valeur  après  une 

*  l  m  —  I  )(  5  —  a  r"  - 1       '  J 

la  variable  a  décrit  un  t  lie  in  in   fermé.   Au   cou  Irai  le^   si  m  :=  ij 

riîïlégrale  définie    A,  /  ^ a   pour  valeur   '^-r^/Ai,   comme 

prouve  le  calcul  déjA  friil  au  n"  293.  Ou  a  donc  la  rorniule 


2T:iAi=   I  /{s)ds, 


ipil  n'est  au  fond  qu'un  cas  parlictilier  de  la  formule  (2,3  ),  don-^ 
uaut  les  coelficienls  de  la  série  de  Laurent.  Le  coefïieient  A<  est 
appelé  le  résidu  de  la  fonction  /{z)  relatif  an  point  singulier  a. 
Considérons  main  tenant  une  fonction  /(^),   conlinue   sur  un 


ti.   —  iNTKGftALt:  m:  nirciiy. 


irontoiir  ferme  \\  cl  n  ay^uil  u  l'iiU<'rîriir  *le  ce  lunUoiii"  V  i]  11*1111 
nombre  iijii  de  |joiiils  singulier!?  a^  //,  t',  ...,  /.  Soient  \,  H, 
(4,  ....L  les  résidus  eorresj)ondanls;  si  Ton  enLourc  chacim  dv 
ces  points  singuliers  d*nn  cercle  de  ra^un  iiilininient  petit ^  l'inte- 

;;i-ale  if{z)dz^  |>rise  le  long  de  F  dans  le  sens  direct,  est  égale  l\ 

lii  somme  des  inlé;^rides  prises  le  Inn^^  des  petits  cercles,  dans  h- 
méniL'  sens,  et  nous  avons  hi  forinnie  tiès  importante 


«3O1 


/    /^  5  )  <i5  =  2 TT i(  A  -h  D  -H  C  ^ . . .  -i-  L), 


<[ot  exprime  que  Vinlêgraie  j  f{z)  dz^  prise  le  long  de  V  dans 

it*  ^ens  direct f  est  égale  au  produit  de  ^7:1  pet r  la  iofuffic  des 
résidus  relatifs  aux  points  singuliers  de  fiz)  inférieurs  à  re 
t^oniour.  , 

Il  est  clair  tjne  le  lliéurenic  s*ap[)lic]ue  iiussi  aux  contoiii;»  V 
foriiurs  pur  plusieurs  courbes  ferjoêes  ilistinctes. 

On  voit,  d  M[>rès  cela,  le  rôle  iiH|>orlunt  des  résidus:  il  est  utili' 
lie  savoir  les  calculer  rupidenient.  Sr  un  point  a  est  un  (jolr 
^l'orJrr  m  poiiv  f{z)^  le  f>roduit  (z  —  a}"^/(z)  Qsi  régulier  au 
poitji  (i^  t't  le  résidu  de  J{z)  est  évidemment  le  coefiicienl  <ti? 
u  —  fl)*»-*  dans  le  dévelop[>ement  de  ee  j>roduit.  La  refile  se  sim- 
['l«(ie  dtms  le  eas  d'un  pôle  simple^  le  résidu  est  alors  é{j;al  a  la 
l  ma  le  il  II  produit  (^j  —  a)/{z)  pour^-^fi.  Le  plus  souvent,  la 
loocilt^m  y*^  :j  ^  se  présente  sous  lu  Tonne 

'  rouclKjns  l*{z)  et  Q{^)  étant  régulières  pour  :;==«,  et  [*{*/) 
'***'»iit  pas  oui,  tandis  <pie  a  (»st  un  zéro  simple  pour  Q(-).  Suit 

i)^(z  —  f/)R(r};   le   résidu    est  éj^al  au   quotient  .—-  ,  ou 

^rc,  comme  oïi  le  \ér!iR"  iiuuïédiateuieni,  a      ,    - 

1}  i  /t  I 


m.  -  APPLICATIONS  DES  THÉORÈMES  GÉNÊUAUX. 

Us  applicalions  du  dernier  tliéoréme  sont  innombrables.  Nitus 
allons  en  donner  queb|ues-im es,  se  rapportant  prîncrpalenient  au 
qIcuI  des  intégrales  définies  cl  à  la  théorie  des  éipialions. 


ïiVi  ClIlPIThl:    \IV.    —    KïM  :mu>>   A.NAUTiQtES    b  AfHKS  CALTIÏV. 

Îj02,  Remarque»  diverses*  —  Soilf[z)  une  fojitjlion  I elle  que  le 
produit  (^  —  ff)f(z)  ienâc  vers  zéro,  en  nié  me  leiiips  que  |^  —  ee|. 
I/inlégrole  de  eeLle  foiicLion  le  Jon^  irim  cercle  y,  di*  centre  a  el 
de  rayun  z^  ivnd  vers  xérn  iivec  1<*  r.ivHii  àv  ce  cerck".  Ou  (^eut 
écrire  en  ellel 

si  T,  est  le  ninxinuiui  du  niodule  de(r'  —  f^)f{  w)  le  ïou»  du  cerele  ^% 
le  jriodidc  de  Tinlé^ride  est  inférieur  ù  'iirr^,  et  pjir  coiiséquiAni 
leud  vers  zéro,  [ïuisfuieY,  est  luî-uiéiut^  iiiliiîiuieiil  (Jetît  avee  p.  Ou 
verrait  de  nïéuie  (juc,  lorsque  li*  produit  (^z  ^  a)  f( z)  teud  ver*^ 
zéro  lorsque  le  module  de  z -^  n  uii^^iuenle  iiidéiiiiiinejil,  l'iuté-- 

grale    /   f[z)dz^  prise  te  loti-:  d*uu  eerclt»  {\  de  centre  a^  teud  ver:* 

*  i,e> 
ïîéro  lorsque  le  rayon  du  eercle  iiugmeule  iudéfiuîuiciit.  Ces  re- 
marques subsfslent,  si,  au  lieu  d'intégrer  le  lon^  de  la  circonfé- 
rence entière,  on  inlè*;re  «cnleuient  le  loijf^  d'une  partie,  j)ouivn 
(Hie  le  produit  considéré  tende  vers  zéro  le  lon^  de  celle  p;irtic. 
On  a  souvcnl  à  elH^rcher  la  limite  su|>érieure  do  mtidulc  d  nnc 

iiité^rale  déliuie  de  la   loime    /    /{^jc^d.r.  [trise  Je  long  de  Vnw 

réel-  Supposons,  pour  fixer  les  idées,  <^/  <;  h.  Si  M  esl  le  maximum 
du  module  de /(:r)  le  long  de  ce  clieniiu,  le  module  de  Tintégrale      , 
est  certaiiounenl    i n fér jeu r  à   M(//  —  a)\    mais   Kn\  a  encore   un^H 
limite,  qui  est  quelquefois  plus  cojonmdc,  %n\  prenant  la  n<juvelle 

intégrale    /     \f{x)\tij\  Il  esl  clair^  eu  eOel,  rjn'nn  élénieiit  queU 

eotifpie  de  Finti^^^rale  proposée  a  pour  module  l'élément  corres 
pondant  de  la  seconde  inlégrale  (ii"  2HU  k 

!{03.   Calcul  d'intégrales  définies  élémentaires.   —    L*inlégralr 

définie    /        F(j")f/./\  ou  F(x)esL  une  fonction  ratiofrnelle,  pris^H 

le  lon^  de  IWe  iéel,  a  un  sens^  pourvu  que  le  dénominateur  ne 
s^annule  pour  aucune  valeur  réelle  de  .r  et  que  le  de^;ré  du  numé- 
rateur soit  inférieur  au  degré  du  dénominateur  d*au  moins  deu\ 
Il  ni  tés.  De  rorigine  comjne  cenlrej  décrivons  ua  cercle  C  ide 
rayon  R  assez  grand  pour  que  lotîtes  les  racines  du  dénominateur 


riH 


CHiPtTRE   XÏV. 


rcïNmoNii  ANA(,»TiQti-:s  i»  ai»ri;s  cAUtiir. 


Ouant  au  nouveau  chemin  rrinlégralion,  lorsque  x  croît  de  o  à  ar:, 
Il  V  a  ri  ri  h!  e  z  dirent  dan*;  le  î^cns  direct  le  cercle  de  rayon  un  ayant 
(MMir  centre  Forigine.  1!  suffira  donc  de  calculer  les  résidus  de  la 
uoiiveïle  fonction  rationnelle  de  5,  relatifs  atix  pôles  dont  le  mu- 
flule  est  inférieur  à  un. 

Prenons  par  exem|*le  Tinlëj^rale    /      cotf^ ~    -\dx^  qui  a 

une  valeur  finie^  pourvu  que  //  ne  soit  pas  nul.  Nous  avons 


col 


(■ 


.  /x—n—uî \  V.i'—n— w'i 


ou  encore 


ccit 


^/j"_l_  f>    ft-hat 


-*T«i 


Le  cliangemenl  de  variable  e^*=  z  conduit  donc  à  l'intégrale 

f  z  -h  c^'^^*^  dz 

La  fonction  a  intégrer  iidinct  les  deux  |ï6les  simples  5  =  0, 
z  ^  e"*^'",  et  les  résidus  correspondants  sont  — ^  i  et  H-  a.  Si  6 
est  positif,  ces  deux  pôles  sont  à  Tinté  rieur  du  contour  d 'intégra- 
lion,  et  l'intégrale  est  égale  à  2iîi  ;  si  ù  est  négatif,  le  pôle  ^  =  11 
est  seul  a  l*intérieur  du  contour,  et  Tinlégrale  est  égale  à  —  aTti. 
L'intégrale  proposée  est  donc  égale  à  ±:  n:ij  suivant  que  h 
est  positif  ou  négatif.  Nous  allons  donner  mainleuanl  quelques 
exemples  moins  élémenlaires. 


;t04.  Intégrales  défiaîes  diirenes.  ^  1"  La  fouet  ion 

et 


admet   li> 


«ïoux  pûles  -Ht  el  — /,  avec  les  résidus  ——r  et  —  — ?■   Supposons,  pour 

li\cr  ]cs  idées,  m  po^hK,  et  ctmsîdérons  le  contour  furitié  d*yne  ileriiî- 
circoiifiTence  de  niyon  très  grand  1^,  ayant  rr>rif;fiiïc'  jitiur  centre  cl  situé*' 
au-dessus  de  Favc  réel,  et  du  diaiiièlre  qui  coïneide  avec  l'axe  récL  A  Tin- 


i(''rj*'iir  de  ce  eonlour^  la  lunctioo 


f/ntz 


admci  le  seul  pôle  z  ^  i,  et  l'iii- 


irgrali*   |iiise  le  long  du  contour  total  est  égale  à  tt*?'"'.  Or  l'intégrale  1** 
louj;  de  la  de  mi -circonférence  tend  vers  zéro  lorsque  le  rayon  B  augmenta' 


nKlèfininieîïl,   car    le    module   du    produit 


.  ^t 


e'**tt  le   long   de   cette 


(h    —    -APPLICATIONS    DES   TIÏEORKME^   CtlNERAUt*  il<) 

courbe  tend  vers  zt'io.  En  effet,  ^i  l'on  remplat^e  z  par  R(eosfl  -t-  f  siriO), 
on  a 

cl   le   module  ^-««H*!»^  re^te  inférieur  à  l'unîië  quand  0  varie  de  o  à  ir. 

Quant  au  motJuIc  du  facteur -f  il  esi  nul  pour  i  infini.  On  a  donr  à 

l  -^  ^'  ^ 

la  limite 


f 


l  H-  Jf! 


rfx  =  Tze-f»; 


%}  Von  remplace  c'"^-^  par  cosm^r -+- l'sin  mjr,  le  coeflicient  de  i  dans  fe 
|iremier  membre  est  évidemment  nul,  ear  les  éléments  de  l'intégrale  se* 
*lctrui&enl  deux  à  dcnx/ Gomme  on  a  de  plus  cos('— mjr)=  cosmar,  un 
|¥riit  écrire  la  formule  [/récédente 


i^7) 


*i*  La  fonction- — e.^l  holomorphe  à  Finlérieur  du  contour  ABMB^V'iV  A 
(  Jîff*  ^)  formé  des  deii\  dcmi-circonfércnces  BMB',  A'NA,  décrites  île 


Ftg.   <î.,. 


rorig^ioe  pour  centre  avec  les  rayons  R  et  r,  et  des  lignes  droites  AB,  B'  A'. 
On  a  donc  la  refation 

que  nous  pouvons  aussi  écrire 

eif§4|aer  tend  vers  7.éro,  la  dernière  intégrale  tond  vers  —  r/;  nous  avons 


t'IO  CUVPITRK   MV.    --    FONCTIONS   ANAUTIOIKS   I)  APRES  CALCUY. 


I*(5)'élant  une  fonction  régulière  à  l'origine, 

riz 

L'NA)   ^ 


•■  (A'NA)   '^  «-^(A'NA)  «  [\-y 


l^'inU'graie  de  la  partie  régulière  P(3)  devient  infiniment  petite  avec  la 
hnigueur  du  chemin  d'intégration;  quant  à  la  dernière  intégrale,  elle  est 
é«;alc  à  la  variation  de  Log(5)  le  long  de  A'NA,  c'est-à-dire  à  — tzî, 

l/intégrale  le  long  de  BMB'  tend  vers  zéro  lorsque  R  augmente  indé* 
riiiiment.  Si  l'on  pose,  en  effet,  z  =  H(cos6 -4- i  sinO),  il  \ient 


f  ^iiz=ziC     e-IUInOH-/«ro«ee/r)^ 


ot  le  module  de  cette  intégrale  est  inférieur  à 

Soit  a  un  angle  positif  inférieur  à  -;  on  peut  encore  écrire 

^0  «  0  *  a 

La  première  intégrale  est  inférieure  à  a;  lorsque  0  varie  de  a  à  -', 
^.-luinO  reste  inférieur  à  c-R«in«,  et  la  dernière  intégrale  est  inférieure 
à  '-e'^'*'*'.  Le  module  de  l'intégrale  en  question  osï  donc  inférieur 
à   via -h  7:  e"*^*'"*.   Supposons  qu'on   ait  pris  o<a<  ~;  on  peut  ensuite 

irouver  un  nombre  U]  assez  grand  pour  que  l'on  ait  aussi  7re~'^«*'"^<I  --  : 

\{  étant  pris  supérieur  à  Rj,  le  module  de  l'intégrale  sera  inférieur  à  t,  ce 
<|iii  démontre  la  proposition. 

Eu  passant  à  la  limite,  on  a  donc  (voir  I,  n"  ITG) 

f  lir  —  T.i, 


ni.    —    M"l»U<:VTm>S  UMis   tiu-iohlmls  glneïui  \» 


VJiî 


1"  1/intêgrale  d«*  la  fonclîon  otiliL-n*  f-'  le  long  du  cxnilLHir  (KVBO 
r.*rmr  <les  *lcu\  rayoas  0\  cl  OB^  faisant  tiu  angle  de  4i'*»  et  de  1  arc  cft: 
j;i*n-li*   Vil  iji^,  70),  esl  égale  à  ïéro,  ce  qu'on  j>eul  écrire 

Lorsque  le  rii>on  H  de  la  circonférence  à  laquelle  appartient  Tare  AU 


Fig.  70. 

J' 

5< 

y^\ 

/«-  ^       1 

0 

f                                   A       -r 

aiiginciile  iiidcfinimenl,  riiitcgralo  le  \m\}i  de  Vum  AB  icnd  vers  zéro,  Kn 
cflTcl,  si  noy*  posons  z  =.  fU  cos^  -H  isinï  h  ci-uc  iuléj^^rale  devient 


h    r  -' 


ri  son   module  e**!  inférieur  à  Tinté^rale  —    J      ef~'*'*^*^'r</5.  que  Ton  peut 

•  t) 
répare»   en  dcn\ 

Il   r  *  u   j  '  - 


Lor^ique  ©  varie  de  o  à  -1  cos^  est  supérieur  à  -  -  et  e~'^**'***^  Oî^l  idn* 

4  y  :i 

-!^'  ....  ....  T.n  -51 

peut  ijuiî  e    ^t,  La  prcjniere  inle^raîe  c-^t  donc  in  le  ri  eu  re  à  --—  r    yî  et, 

o 

(lidr  SMÎtc.  IcimJ   vers  zém  Ittr^qne   H   rruii   iudéJininîeiit.  Lorsque   '^   varie 
«le  —  h  — f  on  a  Casino  >  1,  et  la  îsceunde  inlêj;rale  est  plu?^  petilc  que 


ft      /•  i  I 


l'Ai  CflAFITnK   XiV.    —    FONITIONS    ANALY'TIQIES    D  APRKS  CAtCHY, 

Qiiprcssîan  qui  lentl  enrorç  vcris  zéro  lorsque   R  augmente   îiidéfirtinienL 

Le  foog  du  rayon  OB,   un   peul    poser  s  =  p  f  cosy  H- i  sïn-^  jt   ce   qui 

lionne   e"**— e-'P*.   et   en    faisant    croître    R    indéfiniment,    it    ^ieiit   à    la 
Il  mile  (voir  ï,  n<*  134) 


»Hi  enrore 


Kii  égalant  les  parties  réel  les  et  tos  coefficients  do  ^  on  obtient  la  valeur 
des  intégrales  de  Fresnel 

la  variable  :r  et  l'exposant  />  sonl  réels ^  a  une  valeur  finie  pourvu  que  p 
^(i\i  positif  et  inférieur  à  un;  elle  est  égale  au  produit  Y{p)Y{i — />)(*♦. 

Pour  évaluer  cette  intégrale»  considérons  ta  foDction »  qui  admet  un 

I  -H  ^ 

pijle,  le  point  z  ==  «i,  et  un  point  de  ramification,  le  point  5  =  0.  Con- 
cilierons le  contour  abmh'a'na  (Jig.  yr  I  formé  par  deu\  circonfé^ 
renées  G  et  C\  décrite*  île  l'origine  avec  les  ravons  r  et  p  respeciivemeni, 
et  les  deux  droites  «6  et  a' b\  infiniment  voisines,  situées  de  part  et  d'autn* 

ira  ne  coupure  tracée  suivant  ot.  La  fonction 


5/»-» 


est  uniforme  à  Tînté- 


rieur  de  ce  contour  qui  ne  renferme  f|u'un  point  singulier^  ïe  p6lc  5  =  —  1; 
pinir  a  elle  ver  de  la  déterminer,  nous  conviendrons  de  prendre  pour  argu- 
ment de  ^,  celui  qui  est  compris  entre  o  et  Jt-,  En  appelant  R  te  rê^du 
relatif  au  pùte  5  —  —  1,  niius  avons  donc 


r  2P-idz 


-aiTtB. 


Les  intégrale*,   le  long  des  circonférences  G  et  G',   tendent  vers   zén* 
lorsque  r  croît  indéfîninient  et  que  p  diminue  indéfiniment,  car  ît  en  cH 


ainsi  du  produit 


f  puisque  l'on  a  o  </î  <\  j. 


(  '  I  II  suffit  d»  remptacer  /  par 


■  dans  la  formule  du  bas  de  la  page  5i> 

(  t,  l  ).  Lit  formule  (îq)^  démontrée  en  supposant/;  réel,  est  ciactc,  pourvu  que 
b  partie  réelle  dé  p  soit  comprise  entre  o  et  1. 


Le  long  ile  ab,  z  est  ivcl  ;  pour  jïΫjs  de  clarUr,  rcprésenlons-le  par  x. 
L'ar<çument  fl»:*  ^  étant  nul^  ^^-'  est  égal  à  la  valeur  aritlimélîque  .t/*^*. 
Le  long  de  a  ^',  -3  c?t  encore  réel,  maïs  son  argii nient  étant  a-rr,  on  a 

La  ^omme  des  deu\  intégrales  le  long  de  ab  et  le  long  de  b* a'  a  dune 
•pour  limite 


dr. 


Le  résidu  R  est  égal  a  {—i)P~^i  en   *iH()iK)iiÉint  rargumeot  de  —  i  éi;al 


>i^ 


<j*^ 


tic,  c*eât-à-dire  à  ^i/»^i'ît'.  On  a  done 


r  ~ 


:r/''* 


f/r 


smpi: 


306.  Application  aux  fonctions  méromorphes*  —  Ê  Ici  rit  tloii- 
nées  deux  ïoncùons  /{  z)^  ^{^)f  iloiit  linie  /Y^)  est  ni  éro  m  or  plie 
à  r intérieur  d'irn  cfuttoiir  fojriié  f^,  et  Tautre  ï^{3)  holoiuorphe  à 
l^inténeur  du  iiiuhh^-  coiiltKif  (les  trois  fonctions  f{z)^f*{z)^  î(^) 
élaot  continues  sur  le  cunloiir  C),  cherchon;»  tes  points  i^ingtilier.^ 

de  la  fonction  ^(z)  ->/    .   inlérieurs  à  il.  Lu  poijit  a  <uii  ii\'st  ni 

ao  pAle  ni  un  zéro  poiir/*(5)  est  tvidemnieDl  un  poinl  ordioain^ 


I  M 


i:HU>niu:  \iv.  —  konitions  vxm,ith>ik*)  i>  vimKS  <;\i(:iiK 


pour  lîj  fonclion  '\.  ^    cl,  par  stiile,  pour '^1(3)  ^^^^-^  •  S!  un  poinl// 

i*st  un  ptile  ou  un  zéro  de /(z),  on  peut  écrire,  dans  le  domainr 
(te  ii'   riôînU 

;x  ilésignant  ti'i  nombre  entier^  piisitif  on  nëgalif,  qui  est  égal  l* 
Torflre  de  la  fonction  en  ce  poinl  (n"  299)»  et  tj'(^)  élant  11  nr 
fonction  rë^nliére  qui  n'est  pas  nulle  pour  :j  ^^  rt.  On  endéduil, 
en  [uruanl  les  tiérivées  lo^aiilliiuiques, 


Comme,  d*autrc  part,  on  a,  dans  le  doînaine  du  poinl  ri^ 

le  point  fi  e?ît  un  pôle  du  premier  ordre  |)our  le  produit  o(z)  ^   *   ^ 

et  le  résidu  esl  égal  à  [jl-x>(/7);  c'est-à-dire  à  «r'^(a),  si  le  point  ft 
est  un  /.éro  d^ordre  m  dey*(:;),  cl  k  —  ft'^(a)^  si  le  point  a  est  nn 
[>ôle  d'ordre  n  de  /{:^)^  Nous  avons  donc,  d'après  le  théorèm<' 
général  des  résidus,  en  supposant  tpi'il  n'y  ait  pas  de  racine  de  y( 5) 
sur  le  contour  C, 


i  ii>) 


(  ^  h 


a  éhint  Tun  quelconque  des  zéros  dey*(3)  intérieurs  a  C,  //  l'un 
quelconque  des  |>4jles  âe/(Z')  intérieurs  à  C,  et  cliacun  des  pôles 
et  des  xéros  étfinl  conqjté  aiilunt  de  fois  que  l'exige  son  degré  il«* 
niulti|vlicité.  La  formule  (  io)  fournit  une  inllnilé  de  relations  dîs- 
lînetcs,  puisrju'il  suflit  de  prenrlre  [lour^^i:;)  une  fonction  liobi- 
morpiie. 

Faisons  en  [>arliculier  '^(3)=  1  :  la  f^Mmute  précédente  devient 


(  iU 


N  et  P  désignant  respeclîvcment  le  nombre  des  zéros  et  le  nomln-e 
des  jjules  deyV^)  a  Tinlérieur  du  contour  C»  Cette  l'orinule  conduit 

à  un  théorème  Im|>orlant.  En  cITet,  "v.  J  est  la  dérivée  de  Log[y(5)]  ; 


|»our  calculer  tMiitégrale  dëliirie  du  secuiiJ  membre  de  la  fur- 
mille  (4i}t  i'  suflil  donc  de  conii.iîirc'  la  variai  ion  de 

lorsque  la  variable  z  dikril  le  routotir  (^  dans  k-  sens  diierî. 
Miiis  1/"(^)|  rcvicnl  à  ^it  \b\Hiv  ÎDiliale,  landis  que  ryrgumenl 
dey(  j)  augnientc  de  '^Kr.  Iv  éiaiil  un  unjiibte  ciilicr  jKisiliron  né- 
«•riliT.  On  â  dont' 


\  -  ]•  = 


■1 77  f 


K. 


cVsl-à-dire  que  ht  dijfféret^ve  N  —  V  est  égaie  au  ifitolienl pttf  y.- 
de  ta  variation  de  f  argument  de  J\z)y  io/sf/tfe  la  varia  (de  z 
décrit  le  contour  (>  dans  ie  sens  direrf. 

Séparons  dansy"(-2)  lu  [lar  lie  n'rlli'  ^i  \e  roidlu  irnl  dr  i 

lorsque  lepcjini  v  =  j  -r-  }/*)écriï  le  conlutirCdaus  le  sens  direcl, 
le  point  dont  les  coordonnées  sonl  \,  \  ,  [>^u*  rii|ipoi'l  k  un  s\slènir 
iV^xes  reclaii^iilaîres  de  nvème  dii^po^iltuiï  (pie  les  |)reniiers,  décrîl 
aU:^si  une  courl>e  fciriiéeC,,  el  il  suflînuL  cruviiir  ira  ce  û|i|iro\i* 
malîvenienl  cette  eouibe  (1,,  pour  en  déduire  auîî^jilôt,  à  la  seule 
inspection,  le  nonibre  entier  K.  Il  n'y  aurait  en  efTet  fpi'â  eompler 
le  nombre  de  cîrcon  lé  renées  dont  a  tourné,  dans  un  sens  ou  dans 
Tautre,  le  rayon  vecteur  joigrïant  au  point  (X,  Y)  l'origine  de> 
ases.  On  peut  encore  écrire  la  formide  (  |'^) 

comme  la  fonction  ^  reprend  lu  même  valeur  après  que  z  a  décrit 
le  cootour  fermé  Cl,  Tintégrale  définie 

\  ,/Y  -  Y  d\ 


f 


X*-f-  Yï 


est  égale  à  t;I(  ^  )  »  le  nombre  I  élanl  égal  à  Tindice  du  quotient  ^- 

le  long  du  contour  Cl,  c'esl-â-dire  a  T excès  du  nombre  de  fois  où 
ce  quotient  devient  infini  en  passant  de  +  se  a  —  x  sur  le  nombre 


lat)  CHAPITRE   \IV.    —    FONCTIONS   ANàLYTJQL'ES   D  AI»RES   CACCUI' 

clefoisoii  il  devicDl  infini  en  passant  de  —  oe  à  -h  ac(I,  ïV'*77,  154). 

Nous  ]H>uvoiis  donc  encore  écrire  la  formule  (^3)  sons  la  foriiio 
éq!»ivalenle 


»-,.„:,(V). 


307.  Application  à  la  théorie  das  équatious.  —  Lorsque  Ici  fonc- 
tion /{^)  est  clle-niênie  holomorphe  à  riulcrîeur  dn  conloitr  C, 
ri  n'admet  ni  pôle  ni  zéro  sur  ce  contour,  les  forninles  p-écédeiitcs 
ne  renfctniciiL  qnc  les  racines  de  l'équalion /(s)  =  o,  qui  sont 
situées  à  l'intérieur  de  C.  Les  formules  (i'i)?  (43)  el  (44)  '<^*ï>l 
connaître  le  nombre  N  de  ce?*  racines  au  inojeii  de  la  variation  de 
rargumenL  de/(:;)  le  long  du  contour  C,  ou  au  moyen  de  Fiii- 

dice  de  ^^  Lorsque  la  fonction  /(^)  est  un  polynôme  entier  irn  Zy 

a  coefii*  ients  quelconques,  et  que  le  contour  C  se  compose  d'un 
nombre  lini  de  segments  de  courbes  unicursales,  on  peut  calculer 
cet  indice  par  des  opérations  élémentaires,  cVst-à-dire  des  muUi- 
[)lications  et  divisions  de  pois  nomes.  Soit  eu  elTet  AB  un  are  du 
contour  que  Ton  peut  représenter  par  les  formules 


.v  =  -^a}, 


^U), 


'^(^)  et  ♦}(/)  désignant  des  fonctions  rationnelles  d\in  jiaramclre  t, 
qu'il  faudra  faire  varier  de  a  à  fj  pour  que  le  poijit  (x^  >)  décriNc 
Tare  AB  dans»  le  sens  direct.  En  remplaçant  ;;  par  f{i)  -h  i*i^{t} 
dans  le  polynoniey(^),  il  vient 

f[  z)  =^  lii  t )  -i-iW^i  f  ) 

l\{t)  et  K,(^)  étant  des  fonctions  rationnelles  de  /  à  coefficients 

Y 
réels.  L'indice  de  ^  le  long  de  Tare  AB  est  donc  égal  à  Tindice  de 

la  fuoction  rationnelle  —  lorsque  i  varie  de  a  a  |j,  indice  que  nous 

avons  appris  à  calculer.  Si  le  contour  C  est  forjné  de  segments 
de  courbes  unicursalcs,  il  suffira  donc  de  calculer  Tindice  pour 
c  bue  un  de  ces  segments,  et  de  prendre  leur  demi-somuH%  pour 
avoir  le  nonilne  des  racines  dey*(:;)=^o  intérieures  au  contour  C. 

Hemarque.  —  Le  lUéorcjne  de  d'Alembcrt  se  déduit  aisément 


des  résutlaU  précédenls.  DéiûotHrons  d'abord  un  leinme,  doni 
OD  se  servira  plusieurs  fois.  Soient  F(z)^  ^(-)  deux  fonctions 
laoloniorphes  à  F! ultérieur  d^me  courbe  fermée  C,  couitoiies 
îiur  la  courbe  elle-même,  et  telles  que,  tout  le  long  de  C,  on 
iiil  |*i»(5)I  <C  If'X^)!  •  ^^^^  ces  cuodUions,  les  deux  équations 

^\  z\  —  Oy         F  (  ;;  >  -i-  'Ij  (  -  )  =  o 

*//!/  le  même  nombre  de  m  ci  ne  s  à  Vin  té  rieur  de  C.  (Ju  peiii 
tl'crîrc  en  eiïet 


r,.)-..tM3^^F(.-)[,-^  îlf!h 


4m' -^i 


lorsque  le  |iolnl  z  déirît  le  contour  (>,  le  point  Z  ^  i  4-  i^-jv   J^'crit 

iioe  courbe  fermée  slluée  lout  entière  à  rintérieur  du  cercle  de 
rayon  un  décrit  du  poinl  Z^i  comme  centre,  puisque  Ton  w 
[Z  —  il  -<  I  loul  le  long  de  G.  L^iri^ument  de  ce  facteur  revieiii 
flonc  a  sa  valeur  initiale  a[irès  *pie  la  variable  z  a  décrit  le  cou- 
laur  C,  et  bi  variation  de  r^rgunient  de  F(:;)  -h*^(;;)  est  égale  à 
\ik  variation  de  Targuinent  de  F(^)î  '^s  deux  équations  4uil  par 
lonséquenl  U;  même  nondxre  de  racines  a  finLérleur  de  C. 

(#ela   posé,  soit  f{z)  un   poljnome  de  degré  m  à  cuel:lici(Ma> 
quelconques;  nous  poserons 

Choisissons  un  nombre  positif  li  assez  grand  pour  que  l'on  ail 


1 


Au 


H" 


loyl  le  long  d'un  cercle  C  de  rayon  supérieur  ù  B,  décrit  de  rorigirn: 

comme  centre,  on  aura  évidemment   p   <;  J .  L'équalion  /(:^)  =  m 

m  dotic  le  même  nombre  de  racines  k  Pintérieur  du  cercle  C  (|Me 
IVqaation  F(5)=^  o,  c'est-à-dire  m, 

3I>8,  Formule  de  M.  Jenaen.  —  Suit/^^)  une  fonction  raLToniut^iilit' 
«Isns  un  cerck  C  de  rayon  r  ayiïtu  pour  centre  rarîgine,  holomorplrc  n 
fi*ayaaC  pas  de  ï.éros  sur  C.  âoicDl  aj,  «j,  ...,  a,i  les  zéros  et  £»,,  6j, ...,  h„t 
lc«  |iùle*  dt:  f{z)  a  l'intérieur  de  ce  cercle,  chticun  d'eux  étant  c(ini|ilê 
divec  Mû  degré  de  nitiltijiltcité  ;  nous  supiiuberuns  «le  plus  «pie  roriï:;iiii'  ilV.^^i 


ni  un  pùlt;  ni  un  lùvo  \iOur  /{  z).  Tiuus  nf>u5  [noposons  de  caKiiliM    l'iiiir^ 


(.i5) 


1=  /"wi/<-'i^. 


^  iCl 


pii>e  le  Iniiiî  rjf  C  diiris  li-  *cns  tllrcrl  ,:  nous  ^n[»(»ost!rHns,  pai'  e\eiii|>li', 
i|Uij  l:i  variable  z  ]>arl  du  poïiU  ;  =r  /•  sui"  l'axe  rcLd,  r.ir^'unïcnt  ilc  ^i  ^  i 
avanl  une  vnl<  ur  t  hoisie  à  Tavanc*'.  En  inlégraril   |*ar  jiaiiies,  nous  avori^ 


I  4<»  ) 


la  [irt-miùic  partie  du  sctoud  uienihro  déïîignanl  racci'oissemeul  dn  |>ni- 
iluit  Ln*^iz)'Lo^^[f{z)\  hyvsqwe.  la  variable  c  décrit  le  cercle  C,  Si  nou- 
)iivnnu«.  tAXfv  fïiiur  \alenr  luitiale  de  raigunient.  de  z^  ccL  accroiâ$eiiiciil 

=  2triLog[ /(/■►]  -+-  x-i(n  —  m)  lo'^r^  Un  —  m]T.', 

ISiur  culrnlf-r  la  nouvelle  înlégrale  définie*  considérons  le  contour 
fermé  l\  fin  nié  de  la  eirconférence  G,  de  la  circonférence  r  décrite  «b* 
l'orit:iiie  avec  un  ra3"en  infiniment  petit  p,  et  des  deii\  bords  infiniment 
voisin^  itô,  a  b'  d'une  coupure  trarée  suivant  Taxe  réel  dn  point  z  =  z. 
au  fHiini  z  z=  r  ifig.  7j).  [  \ous  adnietïrons,  pour  fixer  les  idée*,  que  f{^  \ 
n'a  ni  pôle  ni  zéro  **ur  cette  portion  de  l'axe  réel;  dans  le  cas  contraire, 
il  sufJirait  tîe  tracer  une  coupure  faisanl  un  angle  infinijneni  petit  avec 
l'axe  réel].  La  fonelion  Lo^^  est  bolomorpbe  à  l'intérieur  de  V  et,  d*apié> 
la  formule  générale  i\M),  noii^  avon^î  la  relation 

L'intégrale  le  long  du  cercle  e  tend  vers  zéni  a^^ec  p^  ear  le  p*u- 
iluit  ^  Log^  est  infmimeul  petit  avec  p.  D'autre  part,  *i  lari^uiueni  de  ^ 
esi  nul  le  long  de  ah,  il  c>t  égal  à  ^Ttf  le  long  de  a  b\  et  la  stimtuc  ilc* 
den  \  intégrales  correspondantes  a  jiour  limite 

—  /      Ji^'  ^  f     .    '/-  =  —  27:f  Log[/(r}]  ^  »-(  Lng|/io)|, 


Il  lesie  donc 


'<rj 


dz 


^^»Kw:.^)-""-[^'l' 


m.    —    A WMJ CITIONS    rVKS    TIIKORKMES   CKNKHirX.  t5l<) 

et  la  formule  (  4*»)  ilevient 
I  =  a  - 1  (  fi  —  m  )  log  r 

Pour  intégrer  le  long  du  cercle  i\^  on  [M'ut  |H>serc  =  rer'?  rt  foire  \arîcr 

^  de  o  à  'jtTT.  On  lire  cJc  là  —^  =  '  c''^  1  ^<>ii/'  -  )  =  H*-^'***^  R  et  *P  éiaiii  <le> 

loficltons  coiilinuc?^  fie  o  le  lon^  ^lo  i].  En  r  gala  ni  l*'5  coeffirient«>  tie  i 
«laii^  hi   forrmiîf  préff''(lenl(%   nous  ohlcnou*  ta  fitrjiinli*  fie   \l .  Ji_'n?^cn  (  »  > 

MD        -^  f'"logR</=  =  iog!/(.,)[-KKv/«-"''f^^^l, 

f»ù  lïC  figurent  |>ln5  f|iie  Jcs  lo^atîi lunes  in''|M'rli*ns  cirv1îii<tîres. 

i>or<qti*'  lii  fonclirïri  ^f  -  )  esl  bolomnrpbe  à  rinlérieur  de  C,  it  est  clair 
que  Ton  iloit  reniffla<'«ir  le  produîl  b^b^, .  ,htti  P*'*r  l'unité,  et  la  formule 
•1e%ieiit 

4g)  ^    i        lM;:IU/^  =  lo-|/(o>|H-|i>jï| ^^!—J, 

lletle  relu  lion  tdfre  cela  d^întéres^ant  i]u"eïlc  ne  renferme  rnie  les  module* 
des  racines  de  fis)  intérieures  ati  cercle  C»  eL  le  module  de  f{z)  le  loirj^ 
*lc  ce  Ccrele  cl  pour  le  rcnln*  de  ce  ccrele, 

309,  Formule  de  Lagrange.  —  \a\  iVinuule  de  La  grange,  f|ur 
nous  avons  tHablie  déjà  \vi\v  la  tiMHljode  de  Laplace(I,  n**  189),  peul 
siusst  se  di'inotitri'r  Ire?*  î»ïsrnïcnl  rtu  moyen  des  llieon^nies  géné- 
raux de  Caiich\.  \a\  inart^Iie  tjue  iMMis  allons  suivre  rst  due  ù 
M.  Hermile. 

Soiiy"(-)  une  fim€lif>n  liulniiiorphr  dans  un  certain  domatnf  1) 
renrermiint  k  puiuL  a,  {^\H\%n\iun\ 


(J9) 


p  I  5  )  =  ^—  a  —  %fiz)^o. 


riû  «T'^l  lin  |iarîiTnèlre  vîtrialde,  inlnift  Ui  riicrnc  z  =  a,  pour  a  ^^  o. 
Sunpo^ons  a^o;  s(»il  (\  un  eercle  df  rrnlre  //  et  de  rajtm  r 
iilué  dans  le  domaine  1>^  el  lel  i|»ir  Tou  *\h,  lont  le  long  de  ce 
cercle.  )a/(2)|<;|5  —  a\;  réi[iinliijn  F(;)  =  ri  aura,  d'après  un 
leRimc  établi  plus  haut  fn"  îi()7),  le  iulVuio  uondjre  de  racines  a 
riotérieur  dii  contoiir  C  que  IV'qnahini   z  —  a  =  o,  c'esl-à-dirc 


l|*ï  Afin   Mathematica,  L  WIL 

,i;    n 


l3o  CHAPITRE   XIV.   —   FO.NCTIONS  ANALYTIQUES    D'aPRÈS   CAUCllV. 

une  seule  racine.  Appelons  ÎJ  ccUe  racine,  cl  soil  !!(;:)  une  fonc- 
tion holomorplie  dans  le  cercle  C. 

La   fonction  wt-t  admet   un   seul   pôle   à  Tintérieur  de  C,    le 

point  >5  =  JJ,   et  le  résidu  correspondant  est  ^77^-'  On  a  donc, - 
d'après  le  ihéorèine  général, 

ik;)  ^    I     r\\(z)dz^    r     r       \\(z)dz 

Pour  développer  l'intégrale  qui  est  au  second  membre  suivant  les 
puissances  de  a,  nous  procéderons  exactement  comme  pour  dé- 
montrer la  formule  de  ïaylor,  et  nous  écrirons 


z-a-0Lf{z)       z-a        (^-«)«       •" 
en  portant  cette  valeur  dans  l'intégrale,  il  vient 


ou 


..       .    W{z)dz  I       r  \nz)\^\Mz)dz 

Jo=  ;    /      »  •••»  J/i=  i    /      — f— - 


A     C  w{z)dz  I     r 

;     1       »  •  •  •  »  J/i  =    i     I 


(.5  —  a)«^-» 


Soit  //î  la  valeur  maximum  du  module  de  a/(:;)  tout  le  long  du 
cercle  C  :  m  est,  par  hypothèse,  inférieur  à  i\  M  étant  la  valeur 
maximum  du  module  de  n(;;)  le  long  de  C,  nous  avons 

•2  71  \  /•  /         r  —  ni 

ce  qui  montre  que  ^n+\  lend  vers  zéro  lorsque  n  croît  indéfini- 
ment. On  a  d'ailleurs,  d'après  les  expressions  mêmes  des  coeffi- 
cients Jo,  Jn  ...,J//,  ...,  et  les  formules  (i4), 

Jo=n(a},         ...,         J,=  ^,-  ^  ;[/(a)]"II(a);, 


tu.    —    .%l'»»Ll«;%TlONS    JJES    TUKOKKMES   CKXÈHIIX. 

!  nnus  ohlenmis  le  développeiiient  en  scrie  suivant 


i3i 


Sa) 


ii(;i 


Fi;i 


lia'* 


<_)ii  (M^ul  encore  écrire  retlc  formule  son^  tinc  forme  un  peti  iIjUV— 
rente.  Posons  ïy{z)  ^^  *!>(;>)[ i  —  a/*'(v)],  ^iH^z)  vl^nV  une  lonclinn 
liûlomirrjjlio  il^ns  la  même  région;  le  [ireniîer  membre  de  la  fur- 
mule  (i>o)  ne  renferfiiera  phis  x  ei  se  rédinra  à  *l*iO*  Qnunl  au 
second  tnenibie,  remartjuons  qu'il  i  en  fer  niera  dcLix  termes  cle 
degré  n  en  a,  dont  la  somme  sera 


d* 


/i-i 


n  !  c/d"-  1  ' 


-t>'««)f/.aJl":. 


cl   fiuuîi  re  trou  von  h  b  l'ormulc  de  La^^rauire  sous  :5a  forme  Inibi 


lue  Ile  {voir  I,  n**  189,  formule  52) 


-=    *t»: 


-  7  4*'(<*)/(«i 


ISous  avons  »nppoâé  que,  le  long  du  cercle  C,  on  a  |ay"(^)|  <I  r, 
ce  qui  aura  lien  t*i  |3t|  est  assez  pelit.  Pour  trouver  la  valeur  ina^i- 
luum  de  \%\y  bornons-nuns  an  cas  oiv  f{z)  esl  un  polynôme  ou  une 
functloa  enlière.  Soil  ;)ll(/')  la  valeur  niaximum  de  |/(^)|  le  lonj; 
du  cercle  C  de  rayon  r  décrit  i\%\  (>oînt  a  \nmi'  centre;  la  démon- 
slrdtioQ  d'applj^|uet^  à  ce  cercle,  pourvu  que  l'on  ail  |x|  ;)rt  (r)  <  t\ 
Nous  sommes  ainsi  conduits  a  clierclier  la  valeur  maximum  du 

rapport  7^=— — f  lorsque  /-  varie  de  o  à  -h  x.  Ce  rapport  esl  lud 

pour  #' =  o,  car  si  Oïl(r)  tendait  vers  xéro  avec  /\  le  puint  -  =  a 
rail  un  zéro  dey(^)»  el  F(^)  seraîl  dj\  isible  par  le  facteurs  —  a\ 
même  rapport  est  nul  aussi  pour  r  =  x,  car  antrcmenl /(j) 

serait  un  polynôme  du  niemier  deirré  fn"29i*iV  II  s'ensuit  (lue^^z — — 

passe  par  une  valeur  ma  \i  m  nui  rx^  pour  une  valeur  /*,  de  /'.  Le 
raisoanemeiit  prouve  <jue  Téquation  (49)  admet  une  racine  et  une 
seule  de  module  inférieur  a  /',,  pourvu  que  Von  a!t  [at|<;;jL;  les 


ce 


l32  CII.VPITHK   XIV.    —    FONCTIONS   ANALYTIQUKS   d'aI'RKS   C\UCIIV. 

«lévoloppemenls  (5o)  et  (5i)  sont  donc  applicables  tant  que  |a-  ne 
<lépasse  pas  a,  pourvu  que  les  fonctions  \l{z)  el<P(z)  soient  elU»s- 
nièmes  liolomorphes  dans  le  cercle  C|  de  rayon  r,. 

Exemple,  —  Soilf(z)  =  — ; — ;  Fcquation  (49)  admet  la  racine 


I  —  V'  I  —  'À€i%  -t-  a- 


<|ui  tend  vers  a  lorsque  a  tend  vers  zéro.  Prenons  II  (  c  )  =  i  ;  la  formule  {  lo  ) 
devient 


(5>.) 


v/7-: 


-4-00  -4-  ae 


X„  t'ianl  le  /i**""  polynôme  de  Lcgendrc  (roiV*  I,  n**  88,  184).  Pour  saxoir 
entre  quelles  limites  la  formule  est  applicable,  supposons  a  réel  et  supérieur 

il  un.  Sur  le  cercle  de  rayon  r,  on  a  évidemment  «'^rL(r)  =  '■ , 

et  l'on  est  conduit  à  chercher  la  valeur  maximum  de '■ ,  lorsque  r 

(ci -+-/•)«— I  ' 

croît  de  o  à  -+- x.  Ce  maximum  a  lieu  pour  /•  =  ^/a*  —  1 .  et  ii  est  égal  à 

a —  v^a*— I.  be  même,  si  a  est  compris  entre  — i  et  -hi,  on  Irouve,  par 

/•î  _|_  I (it 

un  calcul  élémentaire  bien  simple,  que  Ole  (  r)  —  — - — ..  Le  maximum 

À  ^  \  —a* 

,     'y.rJx  —  a*     ,.  / .,  .      ,  , 

de  —r-^ .  a  lieu  pour  r  =  v  1  —  a*,  et  il  est  e^al  a  un. 

/•*-+- 1  —  a»  ' 

11  est  facile  de  vérifier  ces  résultats.  En  eiïel,  le  radical  ^  1  —  > ii a  -+-  ot^, 
considéré  comme  fonction  de  a,  admet  les  deux  points  critiques  a  =i=  \' a^ —  i. 
Si  l'on  a  <t  >  i ,  le  point  critique  le  plus  rapproché  de  l'origine  esl 
a  -  \Ui^ — I.  Lorsque  a  est  compris  entre  —  i  et  -M,  les  deux  points  cri- 
liques  a-^i>J  \  —  a'^  ont  pour  module  Tunilé. 

(.)n  trouvera  dans  le  Cours  lithographie  de  M.  Ilcrmitc  (  i"  édition,  p.  i85  • 
une  discussion  très  complète  de  l'équation  de  Kepler  z  —  a  ■=  asin-  par 
celle  méthode.  On  est  conduit  à  calculer  la  racine  de  l'équation  Iransccn- 
<lanlc  f.''"(r  —  i)=  c-''(r-\-\)  (|ui  est  comprise  enirc  i  cl  9..  ]M.  Sticlljcs  a 
nhlerni  les  \aleiiis 

/•,  =  !,  I (jijGj 80 10'2  37734,         \^  —  o,r,(rj>.7  î  M  «U  >  Î9>- 

1^10.  Étude  d'une  fonction  pour  les  valeurs  infiniment  grandes 
de  la  variable.  —  Pouréludicr  une  fonction /(;)  pour  les  valeurs 
(le  la  variable  dont  le  module  atignicnle   indcfminient;   on    peut 


j>«:§er  s^^—ft  el  étudier  hi  fonction  y[  — ]   dans  le  voisinaf^e  de 

l'origine.  Maïs  il  est  facile  de  sup|)rinier  celle  Iransfornialion 
inleniu'diatre.  Nous  supposerons  d^ahord  que  i^on  peut  trouver 
UQ  nombre  posiuf  II  tel  que  fotile  vaiefir  Jinle  de  z^  de  module 
Mipêrîcur  à  R,  soit  un  point  oidinîdr*_^  pour /"(w).!  Si,  de  Pori^Mne 
t:omiiie  centre,  avec  un  ni  von  égal  à  R,  on  décrii  un  cercle  Cj  In 
fonction  y(  5)  sera  régulièie  eu  tniii  poînt  3^  à  dislauce  fînie^  si  lue 
rexléricnr  de  C,  Non^  iippcllerons  domaine  du  point  ù  l'in/îni 
I  r«*gîon  du  plan  exlérieure  à  C 
Considérons,  eu  uiéuie  teru|ï.s  que  le  cercle  Cj  un  cercle  concen- 
lii<[iieC\  de  ravun  [l'^H.  La  foucliou  y*(c),  étanl  liolomorpht* 
clans  la  couronne  circulaire  couï prise  eirtrc  C  el  C,  esl  ♦''gale, 
il'ujirès  le  ifiéorrine  de  Laurent,  à  lu  somme  d'une  série  ordonnée 
•^  ni  va  ni  les  puissances  eiiiiiTcs,  positives  et  négatives  de  J, 


53; 


/< 


V    A_ 


les  coefficients  A_m  de  celle  série  sont  indépendants  du  rajon  \\\ 
Ci,  comme  ce  ravon  peut  être  pris  aussi  grand  qu'on  le  veut,  il 
S^'cnsnît  que  la  formule  (5.'L)  s'a|qdirp(e  à  tout  le  domaine  du  point 
M  rinlint,  c'est-à-dire  à  toute  )a  ré' 1; ion  extérieure  k  C.  Cela  posé, 
non$  avons  plusieurs  cas  à  distinguer  : 

1*"   Lorsque    le    dévch>|ipenii'iit    de  J{z)  ne  reufermr   que  des 
fkdi^sa rires  négatives  de  z. 


j\z)  =  Ao-*- A, 


^^i. 


l<i  fonction  y(r)  Icnd  vers  Aq  lorsque  \z\  augmente  iudéfinimeni; 
n  n  d  i  t  q  u  e  la  fo  n  c  t  i  o  u  /(  J  )  ^.ç  ^  ré  g  a  lié  f  e  a  u  po  in  t  it  i  *  in  fin  / ,  ou 
nicore  qire  ie  point  à  t  infini  est  nn  point  ordinaire  de  J{z\. 
Si  les  coefficients  A,i,  A^  A,;,_|  sont  utils,  A,„  n'étant  pus  nul. 
ie poifii  ù  i' infini  est  un  zéro  d'or  ire  nt  df/{z]; 

2**  IjOrsqiie  le  dévelopj»emeul  de  /{Z)  conlient  un  nombre  fini 
de  puissances  positives  tle  r, 


r.  j^-.  B,«^'"  -  ii„ 


-*  -h .  - . -H  lîi  5  -f-  A^»  -4-  A I 


3= 


le  premier  coenirii-nl  lî^,^  n\Hunl   pas  uuL   ie  point  à  /'infini  rst 


l3i  CtUPITIlE   \IV.    —    FOMTlONf?    AWLY'TIQIES    r>  Al'ftKS    rAL'CHV. 

un  pâle  (f  ordre  m  de  fiz),  e1  le  polynôme  B,„  r'"  -J-  * .  .  4-  B|  :? 
est  \z  partie  principale  rchaive  i'i  ce  pôle,  Lorsrnie  |;|  ï*ii*;nu^tih^ 
îudr'finiiiienl,  il  en  e>l  de  rrn'-nie  rie  [/(3)[^  \\c  i]ii(^!*|ne  faron  (jue 
la  variuLle  z  se  Jépiace; 

3"  Enfin,  lorsque  le  dêveloppemenl  i\t^fiz\  contient  une  infi- 
nilë  de  puissances  positives  de  z,  le  point  à  l' in  fini  est  un  point 
singulier  essentiel  de  /(z).  Lu  série  formée  par  les  puî-isanees 
[>osihves  de  z  re()réseiile  nne  fonction  enlirre  G(:;).  qui  est  la 
partie  prineipale,  dans  le  domaine  du  point  ;*  Fin  fini.  Nous 
voyons  en  particulier  qu'une  fonction  entière  admet  le  point  à 
ri n fini  comme  point  singulier  essenliel. 

Les  défini  trous  |»récédentes  étaient  en  quelque  sorte  imposées 
par  celles  qui  asiiient  déjà  été  adoptées  pour  un  point  à  distance 

linie.  Si  Ton  pose  en  eiïet  v==  y,  »  la  fonction  y(^)  se  change  en 

nne  fonction  àez'  ^*^iz')  ^zz^fi^-Al  et  Ton  voit  immédinteinent  que 

nous  n\Tvons  fait  f|ue  tninsportef'  au  point  à  Tinfini  les  dcoonii- 
n allons  adoptées  ]iour  le  |)oint  ;;'^o,  relativement  a  la  fone- 
lion  o(^z').  En  raisonnant  par  aualoj^ie,  on  serait  tenté  d'appeler 
résida  le  coefficient  \_,  de  -:;  dans  le  développement  (53),  mais 
ce  serait  à  lort.  Pour  conserver  la  propriété  caractéristique,  nous 

appellerons  résidu  relatif  au  point  ù  l^  in  fini  le  coefficient  de  - 

changé  de  signe,  c'est-à-dire  —  Ai,  Ce  nombre  est  encore  égal  à 


•ATZlJ  * 


\dz, 


l'intégrale  étant  prise  dans  le  sens  direct  le  lonjj  du  contour  du 
domaine  du  point  à  l'infini*  Maïs  ici,  le  domaine  du  point  u 
liulini  étant  la  portion  du  plan  extérieure  à  C>  le  sens  direct 
correspondant  f'st  le  sens  opposé  au  sens  habituel.  (V^tte  intégrale 


se  n'd 


luit 


dït'l 


''^'^C] 


\,dz 


IfZt 


(l'Og^ 


•<«:)  I 


et,  lorsque  z  décrit  le  cercle  C  dans  le  sens  voulu ^   rargumeal 
(le  :;  diminue  tie  277  :  ce  qui  donne  —  A|  jiour  l'intégrale. 

[1  est  essentiel   de   remarquer  qu'une   fonctiim   peni   fort  hien' 


Ilf. 


\l»l'IJ<:\TtO\''>î    UE^   TIlKnni-MRS    GKI^KRVUK. 


lis 


être  rcçulîrre  à  l'infini,  ^ans  cjue  le  résidu  soÎL  nul;  pnr  exemple, 


la  fonclion  t 


Si  le 
Ivcrîre,  ( 


poini 
la  ris 


à  I  111  II  ni  e^t  un   p«M<'  on  un  zéro  |>nury(^),  on  [»oiiL 


Icd 


oniaine  df' 


/<=)■ 


oinl , 


-*/»(;;), 


I 

I 

I 


jji  étant  im  nomlire  rriliei\  |in^tlirnu  né;^ahf,  (pii  est  oç^ai  k  rortfre 
«le  la  fonclion  cfiîiiigL'  de  sij^ne,  et  o(^z)  étant  une  fonclion  ré^u- 
lierr  A  l*infini,  fpii  n'est  pas  nulle  pnnr  ^  r=:  xi.  On  pn  déduit 


l«T  fonction 


est  encore  régtdièrc  au  [>oîut  à  Fin  fini,  mais  ?oii 


4lévcloppemi?nt  rnmmcnce  par  un  terme  en  --»  ou  de  degré  siipé- 
rieur.  Le  résidu  de  '     J"    est  donc  éj^al  ù  —  ;a,  c'esl-à-flire  îi  Tordre 

lie  la  fonction  f{z)  an  point  a  rinfini.  L*énoncé  est  le  même  f|ti<* 
pour  lin  pAle  ou  un  zéro  k  distance  (ItTie, 

Soity(5)  une  fonction  tinifornie  n^idiurtlant  f|u'un  nombre 
fmi  de  points  sin;;iilierH.  [.a  ronvenlion  <pjï  vient  d'être  faite  potir 
le  point  à  Pinfini  permet  d'énoncer,  sous  nne  forme  très  simple» 
le  lliéorèmf*  général  suivant  : 

Im  somme  fies  résidus  de  la  fonciioti  f{z)  dans  ioui  le  plan, 
y  compris  le  point  à  Cinfint,  est  nulle. 

l.a  ilénionstriUion  est  i  ni  médiate.  Décrivons  de  Torigine  comme 
«:«MUre  un  errele  C  rcnfe'rmani  tons  les  points  singuliers  de /*(:;), 

laulrcs  «pjc   le   (mini  ;i  riulini).    IJ intégrale    j /(z)dz^   [trise    le 

1**%'  Je  ce  cercle  dans  le  sens  ordinaire^  est  égale  au  jïrodufl 
tl^^'iTi/par  la  somme  des  résidus  relatils  a  tons  les  [*oirïls  singu- 
"«rs  tlç/(5)  à  distance  finie.  D'au  ire  part,  la  mérne  intégrale, 
r^çi'  le  long  du  même  eerrle  en  sens  inverse^  esl  égale  au  produit 
''*^'^"r  par  le  résidu  relatif  au  point  à  Tin  fini.  La  somme  des  deux 
*«U'gra les  étant  nulle,  if  en  est  de  même  de  la  somme  des  résidu*^. 
CiiucKy  api^elail  résida  intégral  d'une  fonclion /(5)  la  somme 
^^^  résidus  de  cette  rouctinn    pour  tous  les   points   singulier  s  îi 


I  ili  UiAMlUK   XIV.    —    HJNCTI0N9   ANVLïTKJlKS   II' A  PUES   CAL'tlIV, 

distance  lîïije.  Lorst[iril  o\  a  tjirun  oambre  liai  Je  |»uiijts  singu- 
liers^ nous  voyous  que  le  résidu  jiiLegral  est  égal  au  résidu  relatif 
îiu  poinl  à  rinfini  chiirig;!'  île  signe. 


£'j('ffiph\  —  Suit 


/UJ  = 


)  '  (  -s  I 


/Q(^> 


P{s)  et  Q(5)  étant  deux  [>oljiionies,  le  premier  de  degré  p,  \c 
î^econd  de  degré  pair  ^q.  A  rcxtcrieur  d'un  cercle  C,  de  rayon  H 
supérieur  au\  modules  des  racines  de  Q(^),  la  fouet  ion  /{^)  est 
un  il  orme,  et  l'on  peut  l'écrire 

9(^)  ét^iul  une  fonction  régulière  à  linOni,  qui  iTest  pns  null^ 
pour  5  :=  00.  Le  poiul  à  rinfiui  est  un  pôle  pour /"(s),  si  p  >►  q^ 
un  point  ordiuairc  s'ip^q.  Le  ré>i<lu  sera  ceriîiincajcnt  nid  si  y> 
est  inférieur  à  ^  —  ï  • 


IV.  -  l'EUiODES  DïiS  iNTEiinvLES  DRrr.Mrs 


311,   Périodes  polaires.   —   I/élude  des  intégrales  curviligne?^ 
nous  a  révélé  rexistence  de  périodes  pour  ces  intégrales,  lors<pie 
certaines  circonstances  se  présentent.  Tonte  Intégrale  d'une  fonc- 
tioa  /{z)  de  la  variable  coni]>lexc  z  élaul  une   somme   d'inté- 
grales curvilignes,   il  est   clair  que  celte   intégrale   pourra   auss 
posséder  ccrlaines  périodes.   Cousidé*rons   d'ahurd    une    fonction 
analvtique  /(:;)  ne  possédant  a  riutéiieur  d'une  courbe  fermée  <i^^ 
qu^uu  nombre  fini   de  points  singuliers   isolés,   pôles  ou   point^f 
singuliers  essentiels.  Ce  cas  est  absolu  meut  analogue  à  celui  que^' 
nous  avons  étudié  pour  les  intégrales  curvilignes  (1,  n"  !53),  et 
les  raisonnements  s'y  appliquent  suns  modification.  Tons  les  clie- 
mios  intérieurs  air  contour  C  *[ue    Ton   peut   tracer   en  ire   deux 
points  z^^  Z  de  celle  région,  et  ue  passunl  par  aucun  des  poir»l^ 
singuliers  dey"(v),  se  ramènent  à  nu  clieniin  déterjniné  joignant 
ces  deux  points,  précédé  d'un  nombre  quelconque  de  lacets 
crits,  en  partant  de  Zq,  autour  des  points  singuliers  f/,,  agi»  • . 
def(z).  Soient  A^ ,  A^, . .  . ,  A„  les  résidus  correspondants  de /*(j&) 


l'KHKJllLS    DKS    INTKIiR\I.K.S   IIKFIMES, 


'37 


rimégrale  t  f\^z)dz^  pii>o  [v  {uiv^  du  lacet  erUoiiranl  le  poinLûi, 
csl  cgalc  à  riz  27ïiA|,  et  de  me  me  pour  le^  au  1res.  Les  divers.es 
valeurs  de  rint^f^rule     i    f{z)dz   sont   \U 


iMM    (oi»i|>n>cs   dans   la 


kl 


l4>rmiile 


(«) 


£ 


/\^s)dz  ^  F(Z)  -hKrJ{miK^^  m-X^-^, 


Art), 


K(Z)  éUnl  l^une  des  vateius  de  eeUe  inlégrale,  qtii  corrcipuad  a 
Mndietnin  déterminé,  et  W|,  ;?^a,  .,.  étant  des  nombres  entiers 
urliilraircs,  positifs  on  Jir"«;aliis:  les  jiêifi*de;*  snnt 


îiriAi,     'jlt.Hs,., 


>T.i\,, 


li^ns  la  plupart  des  cas,  les  [Hjînts  (t^^  a^^^  .  * .,  ttft  soot  des  poles^ 
cl  les  périodes  proviennent  de  circnilii  inlinijuent  petits  déeriLs 
autour  Je  ces  pôles,  d'où  le  nom  Je  périodes  polaires  (|U'oii  lenr 
doiinç  urdinairemetil,  [»onr  les  distinguer  de  |>eriodes  d'niie  ai*tre 
e?"prce  tioiU  nous  parlerons  pins  loin. 

Ail  lieu  done  re|;iun  du  plan  in  lé  rie  are  à  nne  courbe  fermée. 
'»n  f>pui  considérer  une  purlioii  cin  plan  s'étendanl  à  riiilïm;  la 
function  y^  2  )  |îcnL  alms  avoir  une  in  Unité  de  pôles,  et  Finté^^rale 
uweiiïQuité  de  périodes.  S!  le  réaidn  relatif  à  un  point  singulier  */ 
*^«/(-)esl  nul,  la  pérîiKie  correspondante  est  nulle  et  le  point  // 
C5t  aus5i  un  pôle  ou  un  point  sioi^ulier  essentiel  de  Fintéf^rale. 
"«"S,  si  ce  réï»idu  n'est  [>as  nul,  le  point  a  est  un  poiut  crilii|ut' 
•ogirillirnrqne  iiour  Tinté^Maîe.  Si,  |>ar  exenu>le,  k 


po 


tnt  a  est  %\%v 


|»*ile d'ordre  m  de  /(z),  on  a,  dans  le  dmnaiac*  de  v.r  point, 


^m 


■  a  K'* 


(  5  —  fl  )" 


A,f. 


fp«r suite* 


/ 


/(-)'/- 


im 


a  y» 


rtj  t.ntM. 


«) 


K^i'. 


•a)- 


■  a  }' 


'Glatit  une  conslante  r|ui  dépend  de  Fori^iue  z^  et   du  eljeunr 


5UIV» 


piir  I 


a  variu 


Lie 


Eo  applîqnant  ces  considération*  ;rénéral«s  aax  fonctions  ra- 
lî'#rtnelle«,  on  rend  întiiîtif^  un  ccrtaîn  nombre  de  résultats  bien 
connrj«.  Aîn«L  poor  qae  l'intégrale  d*nne  fonction  rationnelle 
v/it  ^Ile-méme  une  fonction  rationnelle,  il  est  nécessaire  que  cette 
intégrale  n*;fit  pa*  de  p*friodes.  c'esl-â-dire  que  tons  les  résidus 
*^j\^ui  niiU.  C^tte  condition  est  d'ailleurs  suffisante.  L'intégrale 
définie 

admet  nn  seul  point  critique  j  =  /i.  et  la  période  correspondante 
^sl  t-zi:  c'est  donc  dans  le  Calcul  intégral  que  se  trouve  la  véri- 
table origine  des  \aleiirs  multiples  de  Log  *' z  —  a),  comme  on  Ta 

d#^j-j  expliqué  en  détail  pour    /     -f^  f'n*  2ÎI2  ».  Prenons  de  même 

Tin lég raie  définie 

elle  admet  les  deux  points  critiques  loirarithmiques  4-/  et  — /, 
mais  il  n*y  a  qu'une  seule  période  qui  est  r.  Quand  on  se  borne 
AUX  valeurs  réelles  de  la  variable,  les  diverses  déterminations 
de  arc  tangx  se  présentent  comme  autant  de  fonctions  distinctes 
de  la  variable  x.  Nous  vovons  au  contraire  comment  la  concep- 
tion de  (>.jiicliv  nous  conduit  à  les  considérer  comme  autant  de 
br;iriclies  distinctes  d'une  même  fonction  analvtîque. 

/{emnrr/ue.  —  Lorsqu'il  y  a  plus  <Ie  trois  périoiles,  la  \aleur  «le  Tinlé- 
;;ralc  'l/*fîni«î  en  un  poini  quelconque  z  peut  être  loul  à  fait  indéterminée. 
|{ap|M;lon^  «TrilKiffl  ce,  nrsultal.  emprunté  à  la  théorie  des  fractions  con- 
tinur*  '';  :  Klaril  donné  un  nombre  léel  incommen'iurable  a,  on  peut 
loujoiir**  iroii\cr  deux  nombres  entier*  p  el  q,  positifs  ou  néi:alifs,  tels 
qu»!  l'on  ail  ]p  —  <ya'  <  £,  e  élanl  un  nombre  positif  arbitraire. 

Lr'i.  nonibr<:<i  P  f^  fj  élanl  cbf>isis  de  relie  façon,  imaginons  que  l'on 
forme  la  «»ijite  des  miiltifib'^  <le  p  ->r-  q  %.  Tout  nombre  réel  A  est  é^al  à  l'un 
de  ces  multiples,  ou  compris  enire  deux  multiples  consécutifs.  On  pourra 
donr  au*si  trouver  deux  nombres  entiers  m  et  n  tels  que  'm  -«-  ni  —  A, 
•»oit  plu<i  priii  que  t.  Cela  po*é.  considérons  la  fonction 

/(  -  ,  -  _._. u  H_ , '  , 

•ÀT,i  \z  —  fi        z  —  h        z  —  c        z  —  a / 


(*  )  On  en  trouvera  un  peu  plus  loin  une  démonstration  directe  (  n*  324  ». 


IV.  —  l'tiitoriKs  ïiRs  i\Ti:(.n\rj:s  j>3:i'jmes*  rjt| 

//.  A.  r,  r/rianr  quntrc  ptilc^  ililfrreni^,  et  «,  3  tlésigurtiil  di-s  nombre!^  rreU 

tncomiJicn<^iiral>lr?.   L'inté;*;!  aie     /    /{  z)  elz  atlinel  les  quatre  périodes  i, 

J**^  #,  ip.  SoirnI  1(5  >  hi  valiiir  île  rintêgrale  i^ri^f'  Fiiivcini  un  rliemin  par- 
tiriilicr  «le  «i  m  j,  cl  \1  -«-  ^/  im  iTrifiibie  coiiijjlext'  quekonque*  On  peur 
tiiujctur^  trouver  rjualre  noi»bre>  «'nti<  is  m,  n,  m\  /i'  lels  que  le  mrKliile 
lé  là  rlifTérenre 

I  (\5  ♦  -t-  wï  H-  ;*  at  -t-  M  //î'  -^  /*  ff  I  —  <  M  -h  N  f) 

%^i%,    îiif<'iicur   à    un  uoiulne   positif  î.    Il    suffira    pour   cebi    ijiic    l'on    a\\ 


î /«  -4-  « X  -^  A I  ■::    ï        I /II' -+-  «' 3  —  B I  <  -, 


I 


'•    j-ic^Mnl  ,M  -f-  Ni —  I(^)  =  A  -^  r*n.  11  rst  doue  pn>sil*le  de  Ai  ire  dt'crire 
Id  varisibic  un  elieinin  réimissnnt  deux  points  donnés  \i  I  avance^  ^,,,  c, 

l*!    C|ue  Id  valeur  de  l'inlegrale    /  f(z)dz  pn?e  le  long  de  ce  chemin  iJif- 

'♦'r-o  d'au»sî  peu  qu'on  le  veut  de  luiit  nouihre  donne  à  J'avance,  Nous 
^*>*c>niMnc  foi^  de  plus  le  rôle  prépondérant  du  chemin  suivi  par  la  variable 
P^*fir  la  valeur  lin  aie  d'une  fonction  aualvliqm*. 

^12.  Étude    de   rintégrale    f     ^  'J  ^'    —   L»-  (-aïeul    inh'grid 

^^f*lit|ue  di*  imyiiie  i!e  tii  larrui  lii  plu:*  sini[^le  les  vulenrs  iiïulliples 
''^  la  roïiction  aicsîn^;  el\i\^  proviennent  en  elTeL  des  diverses 
J^lcrmifiaUuns  de  l'ii»tei;rali-  délinie 


h^yy 


¥{z) 


"^'^ivaiil  le  ihennii  decril  pur  la  vurialde,  l\>ur  fixcv  les  idées,  noirs 

**•!* poserons  que  l'on  part  de  rorij;irïe  avec  ht  vîderu'  iiiihale  4- i 

pour  le  radreat,  tH  nous  désignerons  par  l  la  valerir  de  celle  inté- 

n^^le.  prise  suivant  un  clieinin  délerruin*!  (ou  chentjn  dirccL)^  par 

•^"^emplc,  suivant  la  U^ne  droite  lors<|ne  le  pi>inl  g  n'est  pas  situé 

***^  l'axe  réel  et  en  dehors  du  se^uienî  couipris  entre  —  i  el  -^  i  ; 

^^''scpie  z  est  réel  el|-5|l>i,  nous  prendnurs  pour  cheuriu  drreel 

•^^  chemin  siltié  au-dessus  de  Taxe  réeh 

Cela  posé,  les  points  z-^  H-  ï  *  z^^  —  t   élanl  les  senls  points 
^filirUJes    de   ^''i  —  :;-,    tout    eliernin    eonduisanl   de   rorigine   an 


l4o  ru  A  l'ITtlE   XIV.    —   FONCTIONS   ANAL!fTIQL:ES   DAPRlks   CAlCHY. 

|iuiiil  ;:  jieiiL  être  remplace'  [uir  une  suite  de  lacels  tlécrUs  au  lotir      j 
des  deiiK  poials  criliques  4- i   ol  — i,  suivis  du  chemin   direel. 
Nous  sorniues  donc   conduits  a  étudier  la   valeur  de   rinlegrale 
le  long  d\\n  laceL  ConsiJ«*rt>us,  par  exemple,   le   lacet  oamao,      ' 
décrit  autour  du    [ïuiiU   ::  =  -+-  i  ;   €e   laeel   se  ronipi»>e  du   seg- 
mcnl  oa  alianl   de   Tori^^ine  au   point   i  ^  £,   du  cercle  ama  de     J 


Fi^,  7K 


^A, 


ravoii  €  décrit  de  ; 

^nilç  îc  lonj;  du  \,%vvl  esï  «lonc  «'';;ale  a  la  soniine  «les  in ïéj; raies 


I  comin«^  centre  et  du  seg:nierjt  ao,  I^'iulr- 


j: 


)/i—jr* 


rinlé*;rale  le  loug  An  pelil  cercle  tend  vers  zéro  avec  £,  car  le 
produit  (z  —  î)/(s)  tend  aussi  vers  xéro.  D'autre  part,  l(»rsrpif  : 
a  décrit  ce  petit  cercle,  le  radieul  a  changé  de  signe  el,  dans  l  în- 
légrulc  le  louf»;  du  segment  rto,  on  doit  prendre  juiur  y  i  — j'-  la 

valeur  négative*  L'intiVgrale  le  long  du  lacet  est  donc  égale  à  It 

ri  —i       f  J 
--z::^^^^  lorsiiue  £  tcud  vers  zéro,  c'est-à-dire  à  rr. 

Nous  reuiarcprcrons  ijue  la  valeur  de  cette  intégrale  ne  dé[veiid  |ki> 
du  sens  dans  lequel  le  lacet  est  décrit,  iiia;s  on  revient  au  point  de 
départ  avee  la  valeur  —  i  [lour  le  ladieal. 

Si  Ton  décrivait  le  rnérnc  lacet  autour  du  point  5  =  -h  i ,  le 
radical  avant  la  valeur  initiale  —  i,  la  valeur  de  Tintégrale  le  Ion*; 
du  lacet  serait  égale  à  ^  î^i  et  Tun  reviendrait  au  point  de  départ 
avec  la  valeur  -f- 1  pmir  le  radical.  On  voit  de  la  jnénie  farofi 
qu*un  lacet  décrit  autour  du  point  critique  z  ^^  —  1  donne  ^ - 
ou  -|-7cdaus  l'iulégrale,  suisant  <pie  Ton  part  de  l'origine  avec  Ij 
valeur  initiale  -f-  1  ou  —  1  pour  le  radical. 

Si  nous  faisons  décrire  a  la  var  ialïle  deux  lacets  successifs,  i»n 
reviendra  à  Torigine  avee  ta  valeur  initiale  -|-  1   pour  le  radical, 


PtiUlODKS   DES    IMt:filULL:5    hKI-IMKS, 


L  lu  \Ae 


aie  le  Ir 


la 


I 


laceU  sera  -+-  •>.-,  n, 
oil  — '^TT,  suîvîHit  rorilre  dans  fcquel  ces  deux  lacets  sont  par- 
rourus.  tjn  noinhre  [>air  de  liicrts  donnera  donc  '^niTz  jîotir  vîileiir 
de  rinléj^rulc,  et  rûinêûcra  le  liulieai  à  su  videur  initiale  +  i.  Lin 
nombre  impair  de  lacels  donnera  an  cniilraîre  (2m -h  i)-  pour 
valeur  de  rinlégralp,  ni  la  valeur  lin  a  le  du  radifa!  à  IVirigine 
>era  —  t.  Il  î»^eiisuit  que  la  valeur  de  l'inlegraîe  F(z)  sera  de 
l^unedes  deux  formes 

—  I  m  TT,    (  *  m  -4-  I  )7;  —  I  j 

ïîuivaul  que  le  cliemln  déeril  par  la  varîîdjle  peut  être  rrm(dac'é 
|>ai*  le  chemin  direct,  précédé  d'un  nomhve  pair  ou  d\m  nombre 
*fHj>4ïu-  de  laceU. 

f      -^13.  Périodes  des  mtégrales  ultra-elUptiques.  —  On  peut  étu- 
dier" (le  la  même  faron  les  valeurs  diverses  de  l' intégrale  définie 


|î«> 


Fis) 


V<^}àz 


l 

Hpû   I*< -)  cl  R^^)  sont  deu\  [Kd^iimnes  entiers,  dont  le  second  W  t;?), 
de  degré  «,  s'annule  [Mjur  n  valeurs  dislincïes  de  r, 


R(5)  =  A(5-*?0(--<îi).^.(---^/i). 


I?iOii$suppuseroitst|i(e  lepoînl  :?«  est  distinct  des  points  e,,^;.,  ...,'%^; 
l^^^tialinn  ^1^  =  H(-o)  admet  alors  deux  racines  distinctes,  H-  ^/n 
*^  — "oî  nous  a[i|iellernns  //„  la  valeur  initiale  dir  nidieal  ylV^K^ 
!^*  l'on  fait  décrire  a  la  variable  ^un  chemin  de  forme  ([uelconque 
"<^  pasi^ant  par  aucun  des  points  critiques  <?|,  1?.^,  .  .  *,  Cf^^  la  valeur 
<!**  ladical  \f\\ (z)  en  chaque  [>oinl  de  ce  clieniin  est  délermiuée 
P^ï*UcouiîiHiilé*  Imaginons  q»ie  de  chacun  des  prnnïs  '%,  f^^j  ..»,  i^,^, 
on  inirr  flans  le  plan  une  coupure  indé'(inîe,  de  façon  que  ces 
t^^upures  ne  se  croisent  pas  euhe  elles,  l.'iuié'^rale,  juisc  depuis  z^ 
jQi(]U*ù  itti  point  fpielconque  z  suivant  un  cljeruiii  assujetti  a  ne 
li'avcrscr  aucune  de  ces  coupures  (ou  chcneiu  direct)^  a  uiuî 
valeur  Inen  délermiuée  l(^)  pour  chaque  [loirjt  z  du  plan.  ^Sious 
aiun^ encore  à  étudier  f'iulloence  iVwn  hieel  iléerit,  ;i  partir  de  ;?^^, 


atfltiiir  de  Ttin   tjuelcrHiquc  des  [loiiils  ciitfi|ui''i  r/,   siir  la  val* 


a   valern- 


(le  rinlôj^rale.  Soil  2  C,  la  vdli^iir  tie  ritiLé«;iiJe  piîse  le  long  d'un 
eotiLoiir  fermé,  p;u'LanL  de  ^0  el  eiUourarU  le  seul  poinl  crilique  ^1,  , 
la  vîileur  iruliale  du  radical  élanl  tt^;  celle  valeur  ne  dépend  pas 
du  sens  dans  lequel  ce  coûLuur  e^l  décriL  mais  î^euleiucnt  de  la 
valeur  iiiiliale  du  radical  an  puiiil  :;yjf  Vppeloiis  eu  e(lel  lE,]  la 
valeur  de  rinlé^rale  prise  le  luu;;  du  uièuïe  coulour  daoïi  le  sens 
oppasi\  la  valeur  iiiiliale  du  radical  élan!  la  ui<}iïie  «^,  Si  nous 
l'a  [son  s  décrire  à  lu  variable  z  le  contour  considéré  deux  fois  de 
suite  et  dans  deux  sens  o[ïf>osés,  il  est  clair  que  la  somme  dcs^ 
intégrales  oblenues  est  nulle;  mais  rintégrale  le  long  du  premier 
coiîlonr  est  2E/,  et  Ton  revient  au  point  Zq  avec  la  valeur  — i^„ 
pour  le  radical.  L'intégrale  le  long  du  coulour  décrit  eu  sen«  | 
inverse  est  dtuic  é;;a!e  à  —  ^^^/i  c^L  P*'*'  suile  K]^  ^  li/.  Le  contour 
fermé  considéré  [jeul  se  réduire  à  un  lacet  fojvrné  [)ar  une  ligne 
firuile  Cu^'i  ïtî  cercle  C(  de  rîi\o II  jiilinimeut  pelîl  Jéerll  autour  de 


ei  et  la  droite  azo  {Jig-  73);  rinlégrale  le  long  de  q  est  In  H  ni  ma» 
petite,  puisque  le  produil  [z  —  Ci) 


leod  vers  zéro  avec  1*^ 


module  de  z  —  e^.  Quant  aux  inlégrales  le  long  de  z^yti  et  le  li>n>î 
de  (7  ;«,  leurs  élémenls  s'ajouteut,  el  il  itste 


'^1   VliT^ 


I  iiilègrale  ëlaot  |)i*ise  suivant  Ja  ligne  droite,  rt  la  valeur  ioilialc 
du  r.iJical  étant  «„. 

Ci'IaéUul^  riiUégiale  prise  le  long  cFiin  chcirnn  t|ui  se  ramène 
à  U  suite  de  Jeux  laeels  déerits  autour  desi  poiuts  e^,  ep,  esl 
eg;*le  â  aEgt— v-iEai  car,  aprè^  le  ureniier  lacet,  ou  revieuL  au 
|iaint -g  avce  la  valeur  —  //q  pour  le  radical;  et  fintê^rale  le  loni; 
ilu  second  lacet  est  égale  a  —  2  ïi^,  A|jivs  avoir  décrit  ce  nouveau 
lacet,  wa  revienl  au  point  Zq  avee  la  valeur  iniliale  primitive  w^^» 
Sîlecbeiuin  décrit  parla  variable  se  ramène  à  un  nombre  [>aii' 
de  luielî^  décrits  autour  des  [joinls  e^,  ^p,  ^y,  eg|  .  .  .  ,  e^i  t'x  suc- 
ceisiveuieut  (les  indices  a,  ^,  ••*,  x,  A,  étant  pris  parmi  le» 
nombrei»  i,  2,  ...»  n)  suivi  du  eliemiu  direct,  allant  de  wo  eu  i, 

îu  esi ,  <!^i[H'ès  cela  ; 


la  valeur  de  rinléj^rale  le  lonj^^  de  re  *  In 


z{E^—  t:^i 


Ex). 


Aticonlraire,  si  le  chemin  suivi  par  la  variable  peut  se  lameuer  ù 
m  iiumbre  impair  de  lacets  décrits  successiveuieni  autour  des 
pOinLs  urltjt|ues  Cg^,  e^^  .  .  -,  (\,  t'y^  r^,^  la  valeur  tie  rintégrale  est 

Liiilcgrale  considérée  admet  doue  pour  périodes  toutes  les  expres- 


sions a(Ei —  E^),  mais  toutes  ces  périodes  se  raméneot  à  (n 
JVntre  elles 


0 


w,i_i  —  i{h, 


1^0; 


lu/,. 


♦I  est  clair  en  effet  que  Ton  peut  écrire 

2{E,—  Ef,  )  =  a(  1^./  —  !*:,!  )  —  '/.(  ICa  —  E/,  )  =  ci>, 

^'inmc d'autre  part  on  a  2Eji.  =  Wjt4-  aE^i^  on  voit  que  toutes  les 
Wursde  Tinlégralc  délinie  F(^)  au  point  z  sont  eompiûses  dans 
les  deux  formuler 

Fi  *)  =  !-+-  //*itt)i  r , .  *-^  ^'*.>-i  t**«-iï 

^1»  Wj,  .,,,  "^/i_i  étant  des  nombres  entiers  arbitraires. 

Ce  ré&ultat  donne  lieu  a  ou  certain  nombre  de  remarques 
ifriportantes. Vl  ^^^  ^  |J^*i  prés  évident  que  les  périodes  doivent 
être  indépendantes  du  point  ^u  choisi  |JOur  origine;  il  est  facile  de 


t4i  CHAPITRE  XIV,    —   FONCTIONS  AXILTTrQlîES  l»'\prvK?;  r\rciiv 

le  vérifier/ Considérons  par  cxpni|ile  la  jHhîoil<_^  :>E/ — sEa;  celle 
période  est  c'gale  à  la  valetjr  de;  TinlriLiride  le  long  d'un  conloiir 
f'rrmé  F  passynl  pnr  le  point  z^  et  ne  r  enfer  niant  qtic  les  deux 
points  critiques  i*i,  eh*  Si,  pour  fixer  les  idées,  nous  supposons 
rpi'il  n'v  .lit  aucun  autre  pnint  erilique  à  l'inlérieur  du  Iriangle 
tie  ^ouimcls  z^^  e/,  e/t,  ce  contour  ferun"'  [ieiil  se  ramener  au  con- 
lour  hh* nr  cmb  {^fig*  73)  cl,  en  faisiiul  dintinuer  indéfinimenl 
les  rayons  cle?i  deux  petites  circonférences,  on  voit  r[ue  la  périodi^ 
est  égale  au  donide  de  l'intégrale 


jïrise    le   long  de  la   ligue  Jroîle  cpii  joint  les    deux  points  cri- 
tiques r,,  Ci,,    . - 

Il  peut  arriver  que  les  (n^i)  [H'riodes  (o,,  w^,  ...,  i*^,t^i 
ne  soie  ni  [>as  distinctes.  Cesl  ce  qui  a  lien  loules  les  fois  que 
le   polvnonie    11  (^)   est   de   dcgtê  pfflf\  poftr^'tt  rpte  le  degré 

rie    r*(^)    'ioit    inférieur  à  -  —  r.    Do    point   r^    comme  centre 

décrivons  nn  cercle  C  de  rajon  assez*  grîiinl  pour  que  ce  cercle 
renferme  loirs  les  points  critiques,  et  imaginons,  pour  simplifier, 
qur  \\m  ait  nnméroté  ces  points  critiques  «le  i  à  n  dans  l'ordre 
on  ils  sont  rencontres  par  une  drmi-dr'»ilc  indéfinie  tournai 
autour  de  Zq  dans  le  sens  direcU 


I /intégra  le 


J    / 


prise  le  long  du  contour  fermé  woAAlAr^,  formé  du  ravon  Zaï 
du  cercle  G  et  du  ravon  Az^  parcouru  en  sens  inverse,  est  nulle. 
Les  intégrales  le  li>ng  tle  ^^  A  et  le  long  île  Ar^  se  détruisent^  car 
le  cercle  C  renferme  un  uomhre  pair  ilc  points  eriliipies  et,  apré-i 
avoir  décrit  ce  cercle,  ou  revient  au  point  A  avec  la  même  valeiu' 
pour  le  radical.  L>';iulrc  [lail,  Tintégrale  le  \*yn^  de  C  tend  versat^ro 
lorsque  le  rayon  augmenle  intlêfmiment^  puisqu'il  en  est  ainsi  du 


vroilin 


luit 


/H(; 


après 


rii 


lynotliese 


faite 


le    di 


Ivnome  P(r');    comme  celle  intégrale   ne  dé|(end    pas   du    ravJ 
de  C,  il  s'ensuit  qu'elle  est  nulle. 


IN  PEIUODES    IJKS    INTÈGIULES    DÉFINIES,  l4> 

{h  \v  tH»iiluiJi'  c<Jt»si(lcnj  j^AMA^u  yml  se  ramener  ."t  }ii  siiîlr 
Jt'S  lacets  drcrils  aiilonr  des  points  critiques  ^i,  <*2,  •  •  -^  '^m-i  à^Mis 
Tordre  riiéinc  de^  indices.  Nous  avons  donc  la  relu  lit  ni 


t|tii  [H!i*l  encore  s'écrire 


—  V.  E^i  —  Cl, 


Wi  —  wj-h  t"3—  t*rfc-J-. 


W/|_,  ^o, 


périodes  de  Tint /g  raie  se  réduisent 


vi  nous  voyons  i|ue  L's  // 
ani  rt  —  '2  périodes  <0| ,  (»kj,  .  •  , ,  «♦J«-a . 
Considéron*  **ncorc  rinTt'^fi^ralc  de  forme  plus  j^énérale 


«»û  l',  (^>,  K  îïMtJl  tr<>iâ  pulvjHitiics  iloiit  le  *Jeriiicr  U(  *)  n*a  que  des  racinf?^ 
t»iiiple$.  PârDii  les  racines  dt;  Q(j),  quelques-unes  peuvent  appartenir  à 
"<*|;  soient  3|t  Xj,  ...T  ï,  les  racines  qui  n'annuïenl  pas  H(z).  l/înté- 
g nie  I^' r;  I  a d m e I  eo tn me  p I u î^  t i u ut  les  p (•  ri o<l e s  "H  E/  —  E^  ) »  ^Ji  E j  d é s i g n ii n i 
toujours  riijtéj;rale  pri*c  le  IfKig  il' un  eonlour  fermé  |>Hrliinl  de  z»  et  lais- 
**ni  à  Tcxtérieur  tonte*»  les  racines  des  deux  polynômes  Q{z)  et  B(^), 
**ttfe//Mais  elle  admet  en  ntitit;"  un  rertriin  nombre  de  iiériodes  polaires 
provenant  de  laecis  décrits  autour  des  pùles  a,,  «j,  ...,  «j.  Le  nombre 
total  do  ces  périodes  ust  eiieoie  diminué  d'une  unité  lorsque  H(z)  est  de 
"ÉÇfif  pair  fi,  et  qu'on  a  \,i  riîlatîon 

^** Calant  les  degrés  des  polynômes  P  et  Q, 

^^tmpU,   —  Soit   H(«)  un  polynonie  du  quatrième  degré  ayant  une 

"     * 
'*'n(^/a  une  racine  double  ej  et  d«Mi\  racines  simples  Cj,  Cj,  riniégrale 


*^») 


afimct  la  période  'iE,— aEi»  cl  en  outre   une  période  polaire  provenant 
dur»  taetl  autour  du  pt>tc  fj  ;  d'après  la  remarque  faite  loul  à  TheurCr  ces 
rfeui  périodes  sont  égales.   Si   R(^)   a  deux    racines  doubles,   on    %'oit 
1  avisttAt  (|uc  rintégralé  a  une  seule  période  poliiire. 

C,  IJ.  ïo 


Si  U(3)a  une  racine  frijilc,  l'iiuégrâlc 


*l) 


;iijintl  la  (Kniiide  a  Kj —  iKf.  iimis  cette  période  t;st  iiiillr,  ij*api'c$  la 
remarque  général**.  Il  en  fst  tle  même  si  Hi  z)  ii  une  ineine  quadruple.  En 
résumé,  s*  H(z)  a  une  ou  rieitjr:  ravines  doubies,  l'infc^n^h'  o  une  pé- 
riode ;  si  YKi  z)  ft  une  racinv  frtp/c  off  une  rarine  /jN<if/ritp/f\  fintr^s^rafe 
ti'n  pa$  de  période. 

TnuA  rcs  résultats  î^ont  fîiciles  à  vérifier  par  Tin tégra lion  direrie. 

311.  Périodes  de  rintégrale  elliptique  de  première  espèce. 

I/intégrale  elli clique  de  première  es|)rce 


F(; 


/H(5) 


où  R(-3)  est  un  [vnlyiiorue  du  Iroîisièiiie  oit  du  i|iiatririnc  de^ré, 
premier  avec  sa  dérivée,  admet  Ae%\\  jjcriodes,  d*aprr*i  hi  llié-nrie 
générale  qni  préeéde.  Nous  allons  démojilrer  <|uo  ir  rapport  dr 
ces  f/etix  périotfes  est  imai^^ifuiite. 

Nous  poiu'ons  supposer»  sans  nuire  à  la  ^én^Vralilc,  que  R(;;) 
rsL  iU\  Iroisiènie  degré.  Soit  en  cITel  H*(^)  un  polynnrne  du  qna- 
irif'uic  degn'*;    si   a   esl   une   racfjie  de  ce   pofynom*^,    eu    posaul 

z  z^a-\-  -^  il  vient  (I,  o^  110,  p.  '^fm) 

dz         r    *tv 


j 


v/Hl(.^) 


J  |/R 


i/R(r) 


R(j^)  étant  un  polynôme  du  troisième  degré,  et  il  est  évident  que 
les  deux  intégrales  ont  les  mômes  périodes.  Si  H(^)  est  du  troi- 
sième degri",  vn  [jeul  supposeï'  qu'il  admet  les  racines  o  et  i,  car 
îl  suffît  d'une  suhslilulioii  linéaire  :;  =:  a  -r*  ^y  pnur  être  rauieoé 
ii  ce  cas.  En  rléfmitive,  tout  revient  h  établir  que  l*intégrale 


I  5u  ) 


F(,x) 


=./' 


dz 


V/^(1  — *)(£»— «) 


OÙ  a  est  différent  de  zéro  et  de  un,  admet  den\  [ïé  ri  odes  dont  le 
rapport  est  imaginaire. 

Si  a  est  réel,  la  propriété  est  évidente;  si^  par  exemple,  a  esl 


IM:illUtii:.S    1)1^    INTEGRALES    DEFfNIL^. 


î<imérieur  i*  un,  riatr^rale  admet  les  deux  périodes 


i»p 


per 


rm- 


ma- 


r 


^^ 


î)(«- 


«luiil  Li  jjrejTiière  est  rtîeile,  tandis  (|nc  la  seconde  est  égale  au  pro- 
<btl  (le  (  yjr  II  il  iKUïibiv  réi'L  Aitciint'  de  r<*s  périades  ne  peut 
dailieiirs  rlie  nulle. 

Su|»|»n^oii5  iiiaint<'naut  cjne  tf  est  imaginaire,  par  exemple  fjue 
IcroeÙkitMït  île  /dans  //  ent  pu^ilii.  t  >n  peul  encore  prendre  pour 
Tune  des  pérunles 


nous  applii|iiei'iMis  à  retle  intégrale  1:1  formule  de  M,  VVeierslrass 


(n''289).  Lorsque  z  xane  de  n  ,'»  i,  li-  fiicieur 


reste  po- 


>urbe  L  d< 
^Jale  (le  se  faire  une  idi'e.  Soil  A  le  [ïuinl  d'affise  a;  iorsfjue  z 


Mtif,  et  le  iioiiil  d'aflive       déerit  une  courbe  L  dont   il   est 

s/ a  —  5 


'g-  7V 


\ 

A    . 

/Si'-'' 

0 

^^ncde  o  à  i ,  le  jinint  ff  ^  z  déeril  le  segmetit  AI5  parallèle  à  Ox 
«ttle  îijiigueur  égale  .i  un  (y/^'.  7-î)» 

Soient  Op  et  O^y  les  bisseelriees  des  angles  tiue  fonï  avec  O.r 

Ifs  droites  OA  et  OU,  O/j'  et  Oy'  leurs  symétriques  par  rapport 

iOjt,  Si  nous  prenoos  pour  dêlcrmination  de  \/a  -^  z  eeîle  dont 

[Argument  est  compris  entre  <i  v\  ■.  le  point  d'affixe  \/'a  —  z  décrit 


l4H  CHAMTRE   XIV.   —    FONCTIONS   ANALYTIQUES   d'aPRÈS  CAUCHY. 

lin  arc  aj3,  allant  d'un  point  a  sur  Op  à  un  point  ^  sur  Oq;  le 

point  décrira  donc  un  arc  a'^'  allant  d'un  point  a'  de  O//  à 

y  a  —  z 

un  point  P'  de  Oq'.  La  formule  de  Weierstrass  nous  donne  ici 

Z|  étant  l'affixe  d'un  point  situé  à  Tintéricur  de  tout  contour  con- 
vexe enveloppant  Tare  a'P'.  Il  est  clair  que  ce  point  Z|  est  situé 
dans  V angle  p' O q' ^  et  qu'il  ne  peut  êlre  à  l'origine;  son  argument 

est  donc  compris  entre  —  ^  et  o. 

On  peut  prendre  pour  seconde  période 

J^^^z{i--z){a-z)  J^     y/z{i^z){a-z) 

ou,  en  posant  z  =  at^ 

dt 


./„     ^t(i-t)(i  —  al) 


Pour  appliquer  la  formule  de  M.  Weierslrass  à  cette  intégrale^ 
remarquons  que,  ^croissant  de  o  à  i ,  le  points//  décrit  le  seg- 
ment O  A  et  le  point  d'affixe  i  —  at  décrit  le  segment  égal  et  pa- 
rallèle allant  de  z  =  \  au  point  C.  En  choisissant  cou  venahlemenl  la 
valeur  du  radical,  on  voit  comme  loul  à  l'iieure  que  Ton  peut  écrire 


il,=   'lZ,     f      -y      '^- =',T.Z, 

J,    y/t{i-t) 


yj2  étant  une  quantité  imaginaire  différente  de  zéro,  dont  l^argu- 

T.     ,  ,  ,    .     I       U,  Z» 

ment  est  compris  entre  o  et  --  Le  rapport  des  j^eriodes  ^  ou  ^ 

esl  donc  imaginaire. 


EXERCICES. 

1.  Développer  la  fonction 

Suivant  les  puissances  de  x,  m  étant  un  nombre  quelconque. 


Trouver  le  rayon  du  cercle  de  convergence;* 

â.  Trouver  lesilifîérents  développeiiien(&  <le  la  fonciion 


i4& 


«uivaot  les  |)uissann€s  positives  ou  négatives  de  3,  d'après  la  jinsiLion  du 
fioînt  z  dans  le  pion. 

3.  Calculer  rhilégrale  dcilnie    /  ^'Logf  ^ -\dz  le  long  d'un  cercle 

«le   rayon  égal  à  i,  décrit  de  rorip;îne  (loiir  ci^ntrc,  la  valeur  initiale  du 
lo^arilliine  an  [tnint  z  ^^  -î  étiint  réelle.  Calculer  Tinlégralc  définie 


/ 


/-ï-^  -  _^ 


le  long  ilu  même  contour. 

4.  So\if(s)  une  fanciion  h  doniorpli**  à  rintérieur  d\u\e  courbe  fer- 
mée C  reafermanl  roriginc.  C<iïctilpr  rintcfjrjile  dcfjnie    /  /' (  z)  Logz  iis^ 

'   iCi 
|>ri.*c  le  long  de  la  courbe  C  ù  |»arhr  d'iun*  vab^iir  initial^  «^,♦ 

5.  Démontrer  la  rormulL* 
dt  1 .  "i .  5 , . ,  (  ^  n  —  I  ) 


i*0  Clliï'JTRE    XIV.    —   roNiTIONS   ANALVTIOMis    [i  lt>RES   CAVCIIV. 

I  Pour  «évaluer  celle  dernière  inléf^rale,  on  intègre  lafonrtian  — ^j 

Je  lung  du  canlour  de  hi  ligure  ûij.  j  ^^Ê 


7.  L'iriléfrrale  définie 


/ 


^^      A  H-  C  —  ^  A  —  C  )  c«i*  ^ 


—  t'si  èjjjaïc»  quand  elle  « 

Cl 


une  valeur  liriie^  à  t  -7==»  ^  ètanl  égal  a  lizi,  et  cliuî^si  fie  lelle  fiiçon  que 
V  AG 

I             r^    ■           Il          £f /AC  .   .^ 

le  etï^iucieiU  de  t  dans      — soii  po^ilif. 

8,  Soient    F(-3)   ei   Gf^j   *leij\    fijneiii>n>   ludoinuridnj*»,   cl  z  =^  a   une 
racine  doubla  de  G(*)=4i,  n'annulant  pa*F(-:;);  Ir  résidu  eorrespondanl 

de  -Tz est  e^al  a  ttv.--^^ — 1 • 

F(^) 
Le  résidu   de  — ^ -j-  pour   nue    r;irine   simple   a  de  G(^)  =  o  est  de 

même  égal  a ^^r^^^ 

0.    Dèmtmlrer  la  formule 


rfr 


J_i     ( ^  —  «  )  /i  —  ^'*       /i  —  a* 

rintèj^rale  étant  prise  suivant  l'axe  réel,  avee  la  videur  positive  du  radicaf, 
el  «  élanl  un  nombre  complexe  ou  un  nfunbre  réel  dont  le  niodult*  e*»! 
supérieur  a  un.  Préciser  la  valeur  que  l'on  doii  prendie  (juur  y'i  —  a*.     ^^Ê 

KL  On  considère  les  inléerales    /  -  1    /  »  dan<.  lesquelli'^ 

S  et  Si  désignent  ileu\  contours  formés  de  ta  manière  suivante.  Le  mni^B 
tour  S  se  compose  d'une  droite  OA  (que  l'on  fait  grandir  indéfiniment) 
placée   suivant   Oj*,  du  cercle  de  centre  O   el  *le   ra vnn  OA,  enfin   de  Ïa 
droite  A  G.  Le  contour  S^  est  hi  suite  des  trois  lacets  qui  enveloppe  ni  le* 
points  iiy  b^  Cj  dont  les  affixes  sont   les  racines  île  Téqualion  z^ 
Etablir  la  relation  entre  les  deux  intégrales 


à  laquelle  on  Cî^t  conduit  par  cette  comparaition. 

11.  En  intégrant  la  fouclioii  c-='  le  loni;  du  contour  du  rectangle  formé 


KXKRCIi;f> 


indt^lînitnent,  établir  la  relatinn 


R,    et    faii^afil   croilie    lî 


f 


f-'   cos i 


bx  (Ix  —  v^îî 


M,  On  intègre  la  fuiiriiiHi  f-"^^-',  ifii  a  e^L  iiit;!  el  posiiif,  le  lon^ 
<lun  contour  form<*  jiar  iiti  raviui  <)A  |iJiicr  *>tiivaiil  <-)/*,  d'un  arc  tli' 
cercle  AB   iltk^rît    "tu     [khiiI    U    \\<tMr   t!t;nir<'    n    <>A    pinir    ravoii,    cl    uu 

ra>cm  BU  tel  *jue  l'anyle  a.  =  AOB  soit  compiis  entre  a  el  —  •  En  faisant 

•  roitre  OA  in'jii'fininiefil,  fli"<iuin*  «la  résititiit  nblcnu  les  int(**^rfili*^  cléfiiijc'» 

a  t[  b  étant    réels    et    |ji»*iiit>.    I.rs    forijuih-^   *iblriiiie*4   f*ubsisleriL    f>onr 

•  — -»  pourvu  ([lie  r«in  <mI  «     '  i. 

13.  Soient   m,  m\    n   *le*  uiMiihres    entiers   positil»   ( /«    C  ai,    m     !«> 
faiblir  la  formule 

f**  itm — if  m'  «    r        /iw-l-i;  /2W  ^i\      1 

(         --^ ai  =  —     etil  f  t:  —  cnl -    . 

J^  1"/»"  2rt  [  \       ■!«       /  \       a//        /     J 

il-  Dè<Jiiîre  »le  Iîj  Iff^mnle  préeétleiile  hi   foruHjli-  tl'I^Hler 

2  «  f»!  n  [  z  ) 

\      ■-'  n  J 

i»!   Si  1^1  partie  réelle  de  tv  est  pd^ilive  el  inférieure  à  Tu  u  île,  «n  a 

Hia  peut   le   tlétiuire  de  Ici   ffuiiiiik  M},  [lage  i/lî,  ou  intégrer  la   fonr- 

U\ïfi  ^~ le  iont;  du  cnntoui^  du   n^'lan^Ie  formé   iiar  le*  flmites  y  ^  t». 

i-f-e* 

,>  -i:;»  jr  =  h^  R,  j'  =  —  R,  et  faire  rmirre  erf^uite  R  incJéHnimenl, 


Démaatrer  de  mètue  la  fm  mu  le 


/' 


t  —e^ 


=  ni  en  l  flTT  —  Cil  t  //  7*  I , 


I  parties  réelles  de  a  et  de  ^  éiant  posîti\es  ei  plus  petites  ijue  un. 


IDA  CHAPirnK    XIV.    —    FONCTIONS   ANALYTIQLKS    d'APRES   <:AI'CHY. 

[On  prendra  pour  contour  d'intégration  le  rectangle  formé  par  les 
droites  y  =  o,  ^'  ~  ir,  x  =  H,  .r  =  —  R,  et  l'on  se  servira  de  rexcrcice 
précédent.] 

17.  De  la  formule 


/ 


(i  -4-  >5  )«    ,  .  n(n  —  i)...(n  —  k-^i) 


OÙ  n  et  A:  sont  des  nombres  entiers  positifs,  et  G  un  cercle  ayant  pour 
centre  l'origine,  déduire  les  formules 


.( 


(  1  cos  II  )"-*-^  cos  {n  —  k)uau  —  T. 


......A- 


/ 


'"*  *  x^'*  dx t .  3 . 5 . . .  (  2  /»  —  I  ) 


•2  .  4  •  0  .  .  .  'Jl  /l 


[On   pose  5  —  e*'",   puis  cosa=j:*,   et  l'on    remplace  n  par  n -h  A*  et 
^  par  //.| 

*i8.  L'intégrale  définie 

d^ 


*(^)-/   -~ 


a.\x  -\-  s/x'^  —  I cos cp ) 


quand  elle  a  une  valeur  finie,  est  égale  à  =h  t  suivant  les 

positions  relatives  des  deux  points  a  oi  x.  Déduire  de  là  l'expression  du 
/t'''"*'  polynôme  de  Legendre,  due  «i  Jacohi, 

X„  =  -    /     (  .r  -h  \lx^ —  I  cos  ©  )"  //'f . 
*  *-  0 

*19.  Etudier  de  même  rintégralc  définie    1       '  >  cl 

^/       X  —  a  -h  /x*  —  f  cos cp 

<léduire  du  résultat  la  formule  de  Laplacc 


X   -i  /■'' 'h. 

•• .  '        \X  -\-  \/ X^  —  1  coso  ) 


(.r-+-v'. 

où  £  --   +-.  1,  suivant  que  la  partie  réelle  de  x  est  positive  ou  négative. 
*20.   Ktablir  cette  dernière  formule  en  iiitéij^ranl  la  fonction 


;;«♦-'  s' \  —  'i.xz 


le  long  d'un  cercle  ayant  pour  centre  l'origine,  et  dont  on  fait  grandir  le 
rayon  indéfiniment. 


KX  mincie:  ES. 


t53 


*ît.  Sommes  de  Gauss.  —  Suit  T^—  e  "    (n  el  x  riant  luiiirr*)  el  S,j  la 
^LtMim»."  Tu  T-  T,  -- .  ..-T-  T„_|.  Drinontrei'  la  foriiMiK- 


S«- 


(  I  -f-  i  )(  1  ^4-  t*'*  ) 


/7.. 


méti* 


[On  îipjiliqin!  le  lliéciriîme  des  lèsitîus  a  la  fomiioii  oi  j)=        ^^ » 

(^n  ^1  retient  pour  coutiuir  frinle^'ralioi»  Ics^rùlés  ihi  ret:!i»n<;(**  furmé  par  le^ 
tlrflitti  i*  ::=  o,  X  =  Ht  r  —  —  Rt  r  ^  '-  H,  en  y  joi^Miaiit  de[t\  i]iitm-c\v- 
<  onfércivcc*  de  rayon  t  décriiez  ilcs  poiiils  :r  —  i>,  ^  =  n  pour  ^  t'iUres, 
^fm  iliHilcr  Ie5  pôîcf  c  =  ci^  c  —  /i  de  ^(«>:  juiis  on  TmI  rrottre  H  indé- 
ImiiUfnL] 

2î.  Sail/j  z)  une  fiHiclhm  liDioniorphe  a  ririliTinn  d'un  rmilour  tenue  F 
renfermant  h^^  points  a,  h,  t\  ..»,/;  ï^  'i,  ... ,  ).  rtafil  d*  s  iioiTibres  erUiLTiî 
fiOMlifs,  I»  ^uiiinie  des  réî^idu»  de  la  fonetitm 

relatifs  au\  pùle««  <i,  ù.  c,  ,.,.  /  rsi  un  polvnr>nuî  I'(J')  i\tt  tlegfré 
*  ***P-^-*  »-^  )>  —  I ,  saiisfai^anl  aux  relations 


M»ii 


^'apijuit*  «^111   la  rid;»tîon  Ff  .r  f  =^  f\T)  —  :    /     ^i(  «  I  ^/j. 


^î^ 


**î*  Soit  /i  ^  MJne  liiiicLÎim  lioïrmiurplic  à  riiUêjieur  d'un  eercle  C  de 
*eotrea,  Sciicur  il'iiulrc  pari  ^i,  Hi,  ,..,  a^,  •-*  ^1*1^  Miile  indéfinie  de 
pfsiîjlt  intérieur^  à  ce  rercle  C^  le  point  rt,^  avant  pour  lirnili^  le  poinL  a 
lor*i|iic //  croit  înflt-JiinnMMii    Pour  loul  [loiiil  z  intérieur  à  G,  on  a  i«.'  dfve- 


I      /Ui-/(a,  I 


j  '    <ii  l(-  —  rt,  ►  ,  . .  (  ^- 


V 


,**;==!. 


'«I  H^ 


rt.). . .  (, 


(In  ). 


(LuHKM,  Jattr/iftf  fie  ifaifiéfiiftfft/tn*s,  5*  série,  t.  VIU,  i».   îîk 
[Oo  >*,Tppaic  sur  la  formule  suivante,  facile  ù  vérifier, 


jr  —  rtt 


(«— «|^,.(^ 


i)(^—  au) 


procède  comnif  pour  étnldir  la  formule  de  Tavlor.] 


|S|  niAlMTRU    XIV.    —    mN*mOXS  AN'ALYTIOtl  !%    li\\l'H: 

ïi4.  ^oh  Zi,  =  a^-lji  une  lacine  iroidrL^  n  de  ïi} (\nniinf\  f{z i  =^1L  -^ \ i  =  ci, 
la  (onvilon  f(  z  ]  élani  hnïornoi  |ih*_*  ikm**  le  voi>ina';c.  J.f  poîiK^  —  a,  j'  —  i* 
e*l  un  pniiii  mu  I  II  pie  iVovilte  n  des  dcuv  courbes  \  =  (i,  Y  =  o;  le*î  lan- 
gente^  en  re  pr>int  à  cliacui»*!  de.  ces  combes  furnient  une  rose  de^  verit^ 
cl  les  rnyons  tic  l'une  *^oni  les  bis*^ec(  rices  des  rayoït*.  de  l  autre. 

â^i.  Soit  /(c)  =  \^  «Y  =  An4;'«  ^- A,i'»-' -H..  .H- Am  mu  pfilynome 
d'ordre   m   .1    ruefticieniH    (|iieIeonques*   Toutes    les    asymptote?»  des    dcu\ 

A. 


courbes  \  —  u,  Y  =  o  jias?cnt  par   le  poîul  d^affixe 
pri**ées  connue  le^  droites  de  rcxerriec  |u«''rédenî. 


m  Ao 


,  et  soni  djr- 


*â6.  Série  de  Burma  no.  lùant  diuuiées  deux  fonctions  /"f  ri,  F(j» 
d'une  v:irii)ble  r,  Li  toifuiile  de  HurniHi»n  donne  le  déveUi|ipeinenl  de  rum* 
d'elles  '•Il haut  les  iHiUsancrs  de  l'y u Ire.  Ponr  préciser  le  ^ir<ddènie,  (»re- 
noïi*'  une  racine  «simple  a  fie  rénuation  F(jr)  — o  et  sujifu^^nn*  f|ue  le* 
deiiN  lonctions  y*l^)  et  P^ijt)  soient  lovlnuoirjdics  dans  le  donri;Mnc  dn 
pojjii  tr^  Dans  ce  domaine,  on  a 

j*  —  a 


Fi:r) 


o{:r) 


la  fonction  ç(x)  ëtanl  régulière  pour  .r  =  n,  si  a  en  racine  simplî 
de  F( j- 1  ==  o.  En  re|irésentant  Fj.r)  par  r»  la  relation  précédenle  e**» 
ct|uivfdciitc  à 

^  —  a  -- yQix )  ^  I» 

et  Tou  cfl  t^uicuc  à  i-aleiilcc  le  dé\elopj}ei*ienl  de  J i  ^.t  jt  siintint  les  [ulii 
sauces  tir  y  (  rmuiule  de  Ltigraugej. 

'tl.  Équation  de  Kepler,  —  L'équalion  z  —  a  -^  e  f'inz  =  o,  on  a  c\  c 
sont  dcuv  uoiubces  jMj>iiifs,  a  <  ^»  e  <  1 ,  admet  une  racine  réelle  comprise 
eoire  o  et  —,  deu\  raeitn>  dour  la  partie  réelle  est  comprise  entre  nti? 
ei  {m  -t- 1)71,  lorsque  m  e»i  un  norubic  posilif  i^air,  ou  nêg^atif  impair;  si  m 
e<*t  un  nombre  po"?il  if  impair,  ou  rrc*^alif  pair,  il  n'y  a  aucune  racine  dont 
la  parlie  réelle  soit  comprise  entre  /ait:  et  im  -4-i)7r.  [  Hhiot  ei  Boi  (ji  kt. 
/  7i  éo  r  ic  fies  fo  n  c  l  in  n  s  elf  ip  £  iq  ueSj  i'  é  d  i  l . ,  p .  1 99 .  ) 

[On  étndie  la  courbe  décrite  par  le  point  u  =^  z  ^^  a  —  i;sin4,  lorsque  a 
variable  z  décrit  les  quatre  cotés  du  recian«;le  formé  par  les  droitc^ 
^  =  mT.^  X  =  (m  -i'  1)-^, y  —  -*-  H,  j  —  —  H,  H  étant  un  nombre  (res  j^randj 

*i8*  I*our  di's  valeurs  1res  j^riindcs  de  m,  les  deu\  racines  de  revcrcire 
prccédeni  ib^nt  la  partie  réelle  est  comprise  entre  amT:  et  (2m  n-  ï)tr  sont 


a  peu  près  coules  h  imT^ 


r[iog(?j^io8(.».^^^)]- 


(GotRïEH.  Annaies  tie  Vh'eole  Normale^  jt'  série,  t.  Vil;  p.  73.] 


CHAPITRE  XV. 


Fr^NCTlONS    UNI FO nulles. 


\/*i  jir^mière  [irJtiie  Je  cl*  Cha[H(rr  rsl  i'niis*U!i"i'i:  a  la  Jéiuoiislr.i- 
Uùn  des  lliêorèineïi  généraux  flf*  Wcier^lrass  (*)  et  de  M.  Mill»g- 
Lefflcrsur  les  fuocLionf>  entières^  4-i  les  fofîcLions  unilViriiif's  ayani 
une  infiiiiu*  de  [ininU  sirii^^uliors.  J'en  fais  ensuite  l'application 
iiui  ronctioMS  cllif>li(|iies.  Je  ne  |u>ijvais  song^er  à  develu|)jjer  cette 
Inéwie  (l*iinc  farori  (|uelcpie  peu  couj|ilèLe  daus  un  pelit  nom  lire 
Je  pages;  aussi  uie  suis-j**  Lurné  à  iiidirpier  à  i;raiHls  Irails  les 
pOfnl§  essentiels,  de  façon  que  le  lecteur  puisse  se  rendre  compte 
Je  Timporlance  de  ces  fondions,  t^uaut  ii  ceux  (|ui  vruidroul 
pousser*  (il us  loin  riHuiIe  des  ibuclious  etiipliques,  ou  en  faii'e  des 
applications,  im  sijnple  Cours  tr  A /fa /y  se  ne  saurait  leur  sullire: 
•'*  st' l'ont  lonjonis  idïlii;és  iJ\iv«Hi'  jeconrs  ;njx  Irailés  spéciaux. 


I,  FACTEURS  PHI\Î\IRES  UE  \Vl;:ii:RSTIi.\SS. 
Dïv  VIlTTAli  LI^t'FLl-H. 


THÉORÈME 


•M 3.  Expression  d^uee  fonction  entière  par  un  produit  de  fac- 
^•ïiPB primaires .  —  lo 1 1 1  [ >o l y n o m l^  i t e  d e;^ r^ '  m  est  éga l  au  p ro d n » i 
*liine  ciiristante  par  m  faeleuis  de  la  foruu!  x- — a^  égaux  ou  iné- 
^*«ï,  ti  celle  décompositiorj  rmt  cr»  évidence  les  racines  de  ce 
Hjnomc.  Euler  avait  obtenu  le  (ireinier  |îotirsin;;  un  flévelo[i]>e- 
^<MH  en  produit  inlini  analoj^ne,  mais  les  lac  leurs  de  ce  produit, 
10«  oods  verrons  plus  loin,  sont   du  second  dej;re  en   z.  r.nuchj 


(M  Les  tiiéorèmes  de  M.  Weî<;rsiriiift  qui  vont  être  exposes  ont  été  put»liés  dans 
'*"'  'Mémoire  iur  ien  /onctions  utti/ot/ues  d'une  variable  [  Mémoires  de  l'Aca- 
'^^^ie  de  Ùerlin,  •S*fi).  M,  Picuni  u  duniiè  une  Lriiducliori  de  ce  \ïrrnoiie  dans 
^^  Annatcj  de  VÊcoU  normale  supérieure  (1S79).  L'eri»eiiîb!e  des  rcclicrrties  de 
*'■  JliiUi|*Le!fler  §«  trouve  dan*  Uii  Mémoire  dc^  Acîa  Mathtmaiica  (  t,  It)* 


avilit  ic(  <>mji(  cprL%  rhuis  rriLains  o;is,  on  e^l  condiiiL  à  adjoindre  à 
cliaciin  des  faeteiirs  binnmes.  Iris  t|ircx  —  a,  un  faeieur  exponen- 
tiel i!iHivciiiil)!i:'.  Muis  vvsi  M.  W  et  ers  Ira  s  s  qui  a  traité  le  premier  la 
*queslioii  ilîtiis  tonte  s.\  u;riH*riA'\\é,  en  nioutranl  rpie  loule  fonctioQ 
entière,  adnieltimt  urir  infinitr  de  racines,  peut  être  exprimée  par 
le  iirodiiil  iVnn  nombre  infini  île  fadeurs^  dont  c  Urit'iiit  ne  s'an- 
nule que  [>rnir  nue  seule  valeur  de  lu  variable. 

Noirs  cinniiussons  déjij  une  ('oncli<Hi  entière  ne  s'anirulant  pour 
aucune  valmi^  île  z.  c'i'sl  /'^  ;  il  en  est  de  même  de  e»^-*,  s(^)  étant 
un  pnivnonie  t»u  niip  ronolinn  entière.  Réci[»roquemenl,  toute 
fouet  II  Ml  (^niièrp  qui  ne  s'nnnule  pour  aucune  valeur  de  z  est  de 
eette  foi^nr.  \in  i-flVl,  -i  la  ronrtion  onlière  G (3)  ne  s'annule  pour 
aucune  vjilenr  île  -.,   tout  [xunt  z  ^^  a  est  un  (voînt  ordinaire  pour 

,  ([Ml  est  [Kir  eonsequeni  une  Jonction  entière  ^|  (r»). 


G{s} 


GTzj 


=-/e'i(-); 


en  intégrcint  les  deuv  menibirs  entr 


Log 


[G(5oJ        ,( 


les  limites  -o,  ^-  il  vier 


g(Z}  étant  une  nntivrlh^  fonetioii  enlière  ib^  Zy  et  l'on  a 

Kl'  secviïnl  riiembie  est  l>ien  de  la  tonne  voiibn*. 
i'nïière    0(3)    nadnna    qn< 


Si     nnp     loncUn 

a^^  *  •  *  ^  <ht<t  tlistineti's  oti  ni>n 

<le  bi  forjne 

G  (  :;  1  -    »  j  -'  rt ,  )(  5  —  «î  ) . .  .  (  5  —  a^i  )  cë^-^ 


fi    racines    ai    - 
la  fonetion  (i(j)est  évidemnien  • 


I 


Considérons   maintrnant  le  cas  où  réi[natTOu   (1(3)  z=u  adme^ 
une  infinité  de  racine^.  Comme  i!  ne  f)enl   v  avoir  qu'un  nondir*^ 
fini    de    racines    de    module    inférieur    ou    égal    à    un    nombre? 
quelconque  H  (ir'î29*d),  si  nous  ranj^eorïs  ces  racines  de  façon  que 
le  module  n'aille  jamais  en  diminuant,  chacune  des  racines  figure 
à  un  rang  déterminé  dans  la  suite  obtenue 

où    l'on   a  liift\~\^(i+t\n   et   où    |f^;|  au^^meule    indélinîmenl  avp? 


KVcTEins  rHLMviHKS  m:  wgikksthass. 


rindice  /K  Nous  supposerons  «jur  <  liMiniiït*  des  racines  fl^urt'  dans 
cette  silîle  autiinl  de  toîs  i[ii("  l\'\ige  son  drgiV'  de  rnulli  plie  lié,  et 
que  Ton  n'y  fait  pa??  li^^iirer  la  laeine  z  ^^  o,  si  G(o)^:=c».  Nous 
allons  d'abord  uiuiilffr  roaiinenl  orï  [»euL  former  une  fonelion 
entière  Gi(2)  adnieLt;inL  [îoiir  nirines  les  lerme«5  de  ly  su  rie  (i), 
et  celles-là  seiileinenl. 

Le|n'oduîl  (i ^]e^^''',  où  î)^{z)  dési^^ne  un  polvnome,  est 

ime  foQLiiun  entière  qui  ne  s'annule  tpie  pcnir^  =  «„.  .\ous  pren- 

tifOiJS  pour  Qv(^)  *'i>  polviïorne  de  dej;rê  v  cpie  Wm  délermine  de 

tj^jnanîère  suivante;  nous   pouvons  ëcrire  le   produit  précédent 


Qv^r 


'('-.-fj 


ei  Cil  remplaçant  Lo^çf  i —\  par  8on  développement  en  série 

cnlitVe,  le  tlévelopperuent  de  l'exposant  eonnneueera  imv  un  terme 
de dcgi'é  V -f-  i,  pruirvu  cjue  l'on  pii'Tine 

L^notnbre  entier  v  est  encore  intlélermîné.  I\oiis  iillans  montrer 
quoiipeul  choisir  ee  nomhre  v  en  fouetion  de  fi  di'  fiieun  fpie  le 
produit  infini 


i^) 


rK'-.i)*" 


*'*'t  nliscdnnient  et  nniformémenl  convergent  dans  tout  cercle  C 
^^  laron  R,  décrit  de  Torij^ine  comme  centre,  aussi  j^'iand  que 
*«it  R.  Le  nombre  R  étant  fixé,  soit  a  un  nombre  posiïif  infétiour 
<i'"î.  Mettons  6  part  dans  le  produit  (l>)  les  facteurs  corres[>ondant 

R 
^i*»  racines  a^  dont  le  module  ne  ri é passe  pas  —  •  S'il  y  ^  fj  racines 

'♦•ti^fijisant  à  cette  condition»  le  produit  des  q  facteurs 


F,(>)  = 


no 


tf<h{=l 


ilo  évidemment  une  lont:tion  entière  de  3;  considérons  le 


i5« 


nilAl-lTRE   XV. 


KllNt.TKJNS    l  MFORMKS. 


iiDiluil  d*"s  i'aclcurs 


irlir  «lu  fi 


F,(.)^  n 


e^*K 


ff  -.  » 


Lorsfjtie  z  reste  ii  rnilrrieiit-  (ki  cereli'  dv.  rikyon  H,  on  a  |z|^R, 

vl  comme  Vtni  ii  \^/i\  >    ^    lorsfuie  /ï  ':(/,  il  s'en  suit  ijiie   l'on  .1 

aussi  |s|  <C  ^  l^///]-    Un   lacleur  rie  ce  jirtHliiiL  [leiiL  iloiic  s'écrire» 
d'ajinNs  la  façon  doitl  on  :»  [>i'ï^  Qv(5), 

\        ««/ 
si  Tnn  Jésif^ne  cc  facteur  par  1  -f-  w^,  on  a 

_-L(±)''*'__L/±\^^"_,  , 

Tout  revient  u  tlc-nionlrei'  riiTen  choisissanl  convenablcnienl  le 
nombre  v  la  série  tlnrit  le  lerrne  f^énéral  esl  U^, ^  J///, |  est  nniTor^ — 
niément  convergente  dans  le  <errle  de*  r:non  R  ^n"28t),  D*uo^ 
façon  géoémle,  ru  «'"hiut  un  nombre  ([nelronr|ne  réel  ou  imaginaire  - 
on  a 

<Mi  a  done,  a  fortfort, 

on,  en  observant  f|ue  |5|  <  3t|£?|j|,  forsque  \z\  esl  <:  R. 

Mais,  X  étant  nn  nombre  réel  el  positif,  e^ —  1  est  inférieur  à  xé 

par  snile,  on  a  encore 


U„< 


^< 


Pour  fjiie  la  série  dont  le  ternie  général  est  U|,  soil  nniforml 
ment  convergente  dans  le  cercle  de  rayon  R^  il  snflîra  qu'il  en  aotl 


de  même  de  la  série  ilont  le  lerme  g*^néral  esl 


S'il  exîl 


un  nojn 


bre  entier/;  lel  que  lu  iiërîe  ^  —     soit  convergente, 


V  iLTi'  i  ïis  i*n  I M  V I  m:  s  m:  \\  ki  (■: jv^th  \ss. 


i>9 


Huirira  de  iirentlie  v  =/*  —  i .  S'il  irexisie  p«is  i\e  ncimbre  viiûei  p 
jmtissanL  de  celle  jiroprît^lé  (^),  il  >i»l(ira  fie  (ireiHlre  v=-  /i  —  u 


Ijnird,  lîj  ^ériv  Jtint  le  terme  ;;énéra!  est 


z   w 


esl  ujiîfnrrntMmoJil 


Converi;eiiÏL'  dans  le  eerele  d**  ravcin  H,  car  ses  Irnnes  sont  [dus 

Il        .   ■     V^    '»   '^  I  1 

(wliL«i  que  ceux   de  la   série    7    —  (   7  el   Iïj   rucme   n"'"^'  du  terme 


n„ 


;;rnêral  *Ji^  celle  dernière  série,  (»u 


R 


|i  letid  vers  zéro  loistnie  ft 

an;;ine(ile  indélininienL  (-).  — * 

On  peiil  dune  Ujii jours  choisir  le  nondire  entier  v  de  façon  que 
le  pmdyil  \ni\m  Fa(-)  '^^^^  ab*ioliinj»'nl  vl  nnifùrméinenl  eonver- 
lîeiit  dans  le  cercle  <le  r:i\Hii  II;  *'e  pioduit  j>eul  èlre  remplacé  pai 
1;*  somme  d'une  *^êrie  lujiform/'nïenl  nnivei-^i  iile  (n*^  Î2SI)  doni 
t^nis  les  lernics  sonl  IndoinorpUes.  C»!  produit  F^i^)  ^^^  donc 
lilHnéme  une  fonctioit  liuloiniH-pIn-  ilrnïs  ee  cercle  (11''  21)8).  Ko 
muliipltatil  V^i  ^)  |*y  It'  pt'cnluil  Fi(-)  qui  ne  eontienl  qn'iin 
norabre  tirn  *le  fae leurs  lioloniorjihes,  on  voit  que  le  jrrodnil 
înCiii 


(Il 


G|(5) 


n(^-.ry- 


'-'^Hui-nièiiie  absolument  rt  Nnifr>rmt*njent  convergent  à  f'iiité- 
f'f'ir  du  cercle  C  de  niyon  K,  et  re|jrt^,scnle  une  fonction  holo- 
'ït^^qïlie  dans  ce  cercle.  Comme  le  rayon  K  peut  èlre  pris  arbitrai- 
ttmtQi  el  que  v  ne  de[>end  (>as  de  ce  rajon,  ce  produit  est  une 
widion  entière  0,(5)  qui  admet  |)our  racines  les  clin'ércnls 
termes  de  la  snile  (1),  cl  celles-là  senleaient- 
^\  hi  rtotflitHi    ciilière   0(5)   «dmel   en    oulre    le    point    z -^- o 


l'^^oit  par  exemple  a„=  log«(«  ^  1  ),   La  série  dont   le  leriii<?  K<^nérîd   est 
l^ïflj-f  tsi  difcpgcnlc,  <|ucl  que  »oit  In  nombre  positif  /?,  car  la  soiiïmr  des 

'^  ^0  premiers  termes  e^t  suraîneurc  a  -i —  »  expression  qui  augmeiilc  m- 

««•miinenl  avec  a. 
^1  W.  Bore!  a  fait  remarquer  rju'i)  suffit  de  prendre  pour  v  un   nombre  tel 

VI  II  ['*•• 
r     -  ^ I ^  -    -     , —         Cil  convergente , 

**•*  il   trtiiM'   gL'ticral  peut  s'écrire  e  \f*H\  =  n    ''l"«L  A  pniiir  d'une  valeur 

*^*  n  iiict  grande,  —^  icra  fupcricar  à  *',  et  le  terme  gt^néral  inférieur  à  — .* 

H  II 


t:i(\l»ITIlK   \v. 


l-OMTitiNS    LMF0RMK8. 


('f>nime  zéro  «Toril le  p.  le  cinohenl  — ^  est  nru'   fonclioi»  aiNi- 

Ivlîijyc  fjiii  niHlmt'l  ilaiis  Iriiil  Ir  pliui  ni  |>ole,  uî  zéro.  C'esl  «loue 
ime  [niirliuh  rnlit'i*€  iW  hi  fonnr  r^**%  é'^(^^  éïaiil  mi  polvijome 
ou  mit:  iVtrïclîurj  cnljcrc,  et  nous  avons  pour  Îm  foiicliori  G(3^ 
I  ^ii  X 1 1  le  s  SI  cm  s  1 1  i  v  a  n  ï  e 


i  .|  > 


^U.,5.. 


La  fiHrclioii  (jiilière  ^^(^)   [>c^iH  ji    son   imir  ri  ri'  remplacée   d' 
iiiiinilé  tie  manières  pnr  lii  somme  triine  série  tniiforménieTît  con- 
vcrgeiUe  de  |K)iynomes 

et  Iri  formule  [irécéfJrnle  peiii  encore  iy^écrîre 


les  faeleurs  df?  ee  produit,  donl  ciiacun  ne  s^iiiiiule  <pJ€  pour 

valeur  de  2,  suiil  ^\j^e\i^s  faclettts  pri/aatres, 

Lr'  [U'Oilnit  (  4)  étanl  absoliirneiit  convergent,  ou  peut  rânj^er  les 
facteurs  primtiîi'es  dî^ns  uji  ordre  arbitraire,  ou   les  associer  enire 
eux   A    volonli',    iJnrrs    ee    produîl,    \e^  [lolviHunes    i^^(z)   ne   dé- 
penileul  «pje  d(  >  rut  (lies  elles-mêmes  nue  fois  qu'on  a  choisi   Ijk- 
loi  qui  fa  il  connaître  le  nombre  v  en   fonction  de  n.  Mais  le  fac- 
teur exponentiel  c?i'^-^  ne  peut  être  déteiuiîné  si  Ton  connaît  seii — 
letnent  les  racines  de  la  fonction  G(:;).  l*icnons  par  exemple  lit- 
fonction  siur::;,  cpii  admet  potir  racines  simples  tous  les  nombre*^ 

entiers,  jïosilils  ou  négalil's.  Dans  ce  cas,  la  série  51  ^     ^^^  ' 

vergente^  on  peut  ilouc  [)reudrc  v==:  i,  el  la  fonction 


G< 


''  =  '11  {'-7,)'"' 


OÙ  l'accent  placé  à  droite  de  II  indique  qu'on  nedoil  pas  donner  i 
l^indice  nh  valeur  zéro  (  '  ),  admet  les  mêmes  racines  que  sioTi^.  Q^H 

(')  Qyand  cette  exception  doit  èlre  observée  clans  une  forinute,  nous  lerappr- 
Ions  Cû  faisaût  «uivrc  iPun  acccat  '  la  carîictt4'isliqiie  dki  |>roduit  ou  de  la  somiiH*- 


I.   —    FACTEURS    PRIMAIBES    UE   WÊIERSTRASS-  ïGt 

adonc^ioTTS  =  eS^^^G(^z)y  mais  le  raisonnement  ne  nous  apprend 
rieu  sur  le  facteur  ^^'^'.  Nous  démontrerons  plus  foin  que  ce  fac- 
leiir  se  réduit  à  tz, 

316.  Genre  d'une  fonction  entière.  —  Etant  donnée  une  suite 
indr^finie  i[uelconque  a^  ^  r/^,  .  . . ,  «/i,  .  -  .  *  où  |(ï;,]  :iu^mcn(e  indé- 
(iniment  avec  /?,  nous  venons  de  voir  comment  on  [>cut  former  une 
infiDiiéde  fonctioDS  entières  admellant  pour  zrros  tous  les  termes 
(le cette  suite,  et  n'en  admettant  psis  d'aulrcsJLorsqu'il  existe  un 
nombre  entier  p  tel  que  la  ^érie  2I]a,^|"/' soit  convergente,  on  |>eut 
|irenilre  tous  les  polv»ojnes  Qv(^)  de  degré  p  —  ï. 

Éiaiii  donnée  une  fonction  cutière  de  la  forme 

n    :  1 

<^u  i^iz)  est  un  polvnome  de  degré  />  —  t  un  [Jus,  !e  nond>re  p —  i 
e^ldil  le  genre  de  cette  fonction.  Ainsi  la  fonction  ||  (  ï  '^  -;  ) 

C4l de  genre  zéro:  la  fonction  - — ^  écrite  plus  liaol  est  de  genre 

t"ï^  Uéiiïde  du  genre  d'une  fonction  entière  a  donné  lieu  depuis 
qufdques  années  A  un  grand  nonll>rl^  de  travaux  ('  ). 

317.  Fonctions  uniformes  avec  un  nombre  fini  de  points  slngu- 

^.  —  Lorsqu'une  foiictiun  uniforme  F( ,:)  n'a  dans  tout  le  p\im 
^^1  UR  nombre  fini  de  points  sinf;triiers,  ces  points  singuliers  stuit 
Ht'ces'Çftiiement  des  poiuts  singuliers  isolés;  ce  sont  des  pùles  ou 
**C8|ioinls  essentiels  isolés.  Le  point  ^  =  oo  est  lui-môme  un  point 
ordinaire  ou  un  point  singulier  isolé  (ir  310).  Inversement^  ^/f/«e 
^/oncfron  uniforme  n\t  dans  (ouf  le  plan  (y  compris  ie  point  à 
'  tnjin  i\  fjue  des  points  s  in  g  u  lie  /  \ï  iso  lés ,  ces  /  '  o  in  Is  s  in  g  u  li  e  t  s 
^'il  en  nombre  Jin  i,  I  '.  n  c  fl  e  t ,  le  jio  i  ut  à  V\  u  fini  est  un  |><  u  n  t 
ûrdioaire  pour  la  fonction  ou  un  poifil  singulier  isolé.  Dans  les 
^^yn  cas*  on  peut  décrire  un  ccicle  C  de  ravon  a^sez  grand  pour 

Cl  Pour  les  renseignements  biîriiagriiphirfiic*,  voir  l'Ouvrage  de  M.  K.  Borel: 
^ni  êur  itâ  fonctions  entières, 

a.,  IL  u 


t6ï  CHAPtnS  XV,   —  FONCTIONS  VNIFOBIIES. 

qti'â  ]*extérîeurde  ce  cercle  la  foncLÎon  n'ait  pas  d'autre  point  sS 
giilier  que  le  point  à  rinfini  lui-même,  A  rinlerienr  du  cercle 
la  fonction  ne  peut  avoir  qu'un  nombre  (iiii  de  points  singuliers; 
car,  si  elle  en  avait  une  infinité,  il  y  aurait  au  moins  un  point 
limite  (n*299),  et  ce  point  lîuute  ne  serait  pas  un  point  singulier 
isolé.  Ainsi  une  /onction  uni/onne  qui  n'a  f/ue  des  pôles  ei 
nécessairement  un  nombre  Jini,  car  un  pôle  est  un  point  sinj 
lier  isolé. 

J'oute  fonction  uni/orme  qui  est  régulière  pour  toute  vale\ 
fuiie  de  z,  et  pour  ^  =  oo,  se  rétluit  €Ï  une  constante.   — 
efl'et,  si  cette  fonction  ne  se  réduisait  pas  à  une  constante,  comme 
elle  est  régulière  pour  tonte  valeur  finie  de  5,  ce  serait  un  po- 
Ijnoaie  ou  une  (onction  entière,  et  le  point  à  rinlini  itérait  pcH^H 
cette  fonclion  un  pôle  ou  un  poinl  sin^uH^r  esseiitieh-  ^^ 

Cela  posé,  soit  F(-}  une  ionction  uuîforiMe  admeltaul  n  poinl^ 
singuliers   distiucls   rt,,    a^,    .*.,    a«    à   distance    finie,    et    soi"T( 

G|(^; — ^]  la  partie  principale  du  développement  de  F(^)  dan     1 

le  domaine  du  point  ai;  G/  c>l  un  polynôme  nu  une  fonctîc^- 
enlière.  Dan.**  les  denv  ras  eetic  partit'  prîntvîpale  est  réguliè 
pour  toute  valeur  de  z  (y  compris  z  =^  x),  sauf  pour  z  ^  ai.  Se 
de  même  P{z)  la  partie  principale  du  développement  de  FC^ 
dans  le  domaine  du  point  à  rinfini;  P(z)  est  nul  si  le  poîn  It  \ 
Tin  fini  est  un  point  ordinaire  de  t\z),  La  dilférence 


D.F(.)-P,.)-2c,(^:4^j 


est  (•videinmeiit  rûgulicre  pour  lotitc  valeur  de  z,  y  compris  z  =  : 
c'csl  donc  une  conslaolc  C,  el  nous  avons  l'égalilé  i  '  i 


(5) 


F(.)  =  P..;^2^'(j^,)^^' 


qui  montre  que   la  fonction   F(z)  est  complètement  dél*Mminé< 


(  '  )  On  aiTife  encore  à  celle  formule  en  égalant  à  ïéro  ta  somme  des  résîd  * 

de  la  ftinclion  F(.r)( ^  —  - — — ^  )»   z^  z^  tHatit  considérés  comme  des  ci^< 

itanlca  et  js  comme  iii  varlaltJc  {voir  11"  310). 


I.    —    FACTEUnS   l'RlMAmtS   HE    WKIEHSTUASS.  l63 

à  une  coDslanle  addilîve  près,  par  la  coniiaiîisaacc  des  parties 
principales  dans  le  domaine  de  chacun  des  polnls  singuliers. 
Ces  parités  principales,  ainsi  (|oe  les  points  sinj^^uliers,  peuvent 
dVilleiir^  être  clioisis  arbitraiiemeot. 

Lorsque  Ions  les  points  sinf^îdiers  sont  des  pôles,  les  pai'lies 
principales  G (  sont  des  polynômes;  P(:j)  esi  aussi  un  polynôme, 
mI n'est  pas  nul,  et  le  second  ruciid>re  de  la  fonuule  (5)  se  réduit 
à  tine  friiction  rationnelle.  Comme,  d'autre  part,  nue  fonetiuri 
iioifuriiie  qui  n'admet  que  des  pôles  comme  points  singuliers  en 
a  Mij nombre  fini,  on  en  conclut  (luutie  fonction  iini/ornit\  dont 
tous  les  points  sinf^utlicrs  sont  des  pôles,  est  nne  fraction 
rationne  Ut\ 

318.  Fonctions  uniformes  avec  une  infinité  de  points  sing^u- 

Ikri. —  Si  une  funclion  uniforme  adtnel  une  inrinll*-  de  points  ^in- 
;;uliersdans  un  domaine  (jui,  il  y  aura  au  moins  un  point  limite  à 
riiilerieur  ou    sur   la   frontière   de   ce  domaine.   Par  exemple  la 

fonction  — ^  iidnii'i   eojume   [ïoles  toutes  les  racines  de  Téqua- 
sin  - 

tionsinf- )  ^  o,  c*est-ù-dire  tous  tes  points  :;  =  j^,  /r  étant  un 
rmmbre  entier  quelconque;  Tori^ine  est  un  point  limite.  La 
(«Hcliou lidinet  de  même  pour  points  singidiers  toutes 

%k) 

les  racines  de  Tiquai  ion  sin  f  -^  ]  :=  7—1  parmi  lesquels  sont  tous  les 

points i  =;  ^ -f  k  et  Â'  étant  deux  nombres  entiers 

îA'tî-h  arcsin  (  j—\ 

arbitraires.  Tous  tes  ijoints  -77— sont  des  points  limites,  car  si, 

A'resiaal  fiiLe,  A  augmente  indéfiniment,  Texpression  précédente  a 

pour  limite  — r:;-*  H  serait  aisé  de  former  des  exemples  de  plus  vn 

plifî  cumpliqués  du  même  genre  en  nridlipliant  les  signes  sin.  Il 

*^î'^te  aussi,  comme  nous  le  verrous  un  peu  plus  loiu,  des  fonc- 

iJOos  admettant  pour  points  singuliers  tous  les  points  d%ine  ligne. 

Il  j»eut  se  faire  qu'une  fonction  uniforme  n'ait  qu'un  nonibrc  liui 


l64  CHiPÏTBE   XV,   —   FONCTIOXS  rXlFORMKS, 

de  points  singuliers  dans  totiL  domaine  ilni  dn  plan,  qiioif|u*elle 
en  ail  une  inlinilé  dans  toul  le  plari.  A  l'exlérieur  d'un  cercle  C, 
aussi  gr^ind  qu'en  soit  le  rajnn,  il  y  a  toujours  une  infinité  de 
points  singuliers,  et  nous  dirons  que  le  point  à  l'infini  est  un 
point  liraite.  Nous  allons  nous  occuper,  dans  les  Paragraphes 
suivants,  des  fonctions  uniformes  ad  me  [t,iut  une  in  fin  île  de  points 
singuliers  isolés,  ajant  pour  seul  point  limite  le  point  a  rinfiaL 

319,  Théorème  de  M.  Mittag'Leffler.    -  S'il  n'y  aquVm  nombre 
Gni   de  j^oints  singuliers  dans  toute  portion  du  plan   k  dislati^ 
finie,  on  peut,  comme  on  Ta  déjà  remarque  pour  les  zéros  d'ul 
fonction  entière,  ranger  ces  points  singuliers  en  une  suite 

(6)  au    ^'i*     *••»    ^«»     .— » 

de  façon  que  Ton  ait  |rt/i|  5|  ^/i-^i  |»  ^^  J'  *^sl  clair  que  \a„\  croit 
in  dé  11  ni  ment  avec  n^  Nous  pouvons  supposer  de  plus  que  tous  les 
termes  de  cette  suite  sont  dilTérents»  A  chaque  terme  ai  de  h 
suite    (6)   faisons    correspondre    un    polvnoine   ou   une   fonction 

entière  en i  G|  f  )  i    pris  d'une  façon  tout  à  fait  arhi- 

traire.  Le  tliéorème  de  Mitlag-i.efller  peut  s'énoncer  ainsi  : 

//  e.risie  une  /onction  analyhtjite  uniforme,  qui  est  rég^ 
tien*  ffonr  toute  valeur  Ji nie  de  z  ne  f(iis€tnt  pas  partie  de  la 
suite  (G),  et  dont  fft  partie  principale,   dans  le  domaine  du 


poi 


nt  z 


Nous  allons  démontrer  pour  cela  qu'il  est  possible  d'associei 
chaque  fonction  Gj  (  ^  _-    )  un  poljnome  Pi(:?),  tel  que  In  séc 


ÎS[»'(n^)*''<^'| 


définisse  une  fonction  a  nul  i  tique  jouissant  de  ces  propri<'iés. 

Si  le  point  j  r^  n  fait  [partie  de  h  stiile  ((i),  nous  prendrons 
polvriorue  eorresj>ondant  égal  à  zrro.  A  chacun  des  autres  pnintsi 
faisons  correspondre  un  nombre  positif  £/  tel  que  la  série  Sf/  sol 
convergente)  désignons  en  outre  par  a  un  nombre  positif  infériei 


I.    —    PACTKLnS  I^HlMAlHliS   DC   weiehstrass.  l65 

à  rimîlc.  Soient  C,  le  cercle  a}'ant  pourcentre  rongiae  et  |îassant 
par  le  poînL  t?/,  C^  le  cercle concenlrîfjue  au  précédcuL  el  de  rayon 

i^al  à  i|ti;|*   La  fooclion   Gj  (     _      )  élant  holomorphe  dans  le 

cercle  C/,  on  a,  pour  louL  |ioiiiL  inlérieirr  à  ce  cercle, 


%tty  -i-  a/i 


a/rt5«- 


U  série  entière  qui  est  au  second  membre  est  unilormcnieol  con- 
Ntrgeote  dans  le  cercle  C^-;  on  peut  donc  trouver  un  nombre 
cnlier  v  assez,  grand  pour  rpie  l*on  ail,  à  T intérieur  de  Q, 

Gj  (  -;— j  —fit,,,—  a,,  3   — ...—  ï/y^V     <t^^ 

^i  le  nombre  v  élanl  ainsi  délerminé,  nous  prendrons  pour  P/fs) 
Je  polynôme  —  a^o  —  a^,  -  —  ...  —  a/v  v'. 

Cela  posé,  soil  C  un  cercle  de  rayon  R  avarit  pour  centre  le 
,  poiiii:;  — O.   Mêlions  à  |>art  dans  la  série  (6)  les  points  singu- 

hers  Ui  dont  le  module  ne  dépasse  pas 
[poserons 


iG< 


CIHI'ITIIK    \V.    —    FONCTIONS    LXIFOUliri 

les  mêmes  parties  principales.  Ces  points  singuliers  sont  prrcî 
ment  les  fermes  de  la  série  (G)  donl.  le  module  est  inférienr  à 

et  h  partie  principale  dans  le  domaine  du  point  a,- est  G|  ( 

Comme  le  rayon  l{  est  qiielron(|iie,  il  sVnsnil  rpic  la  fonriion 
satisfait  à  tontes  les  conditions  de  Fénoncé. 

Il  est  clair  qn^cn  ajoutant  à  F(z)  un  polynôme 
lîon  entière  rpiclconqne  G{z),  la  somme  F(3) -h  G(5)  admet 
mêmes  points  singuliers  que  F(r)  avec  les  mêmes  parties  prîn 
pales.  Inversement,  on  a  ainsi  l'expression  |;énérale  des  fondit 
uniformes  possédant  les  points  singuliers  donnés  avec  les  part 
principales  correspondantes,  car  la  différence  de  deux  pareil 
fonclioîis,  étant  régulière  pour  tonte  valeur  finie  de  z,  est 
polynôme  ou  une  fonction  entière. vl^a  fonction  0(5)  pouvao 
son  tour  être  représentée  par  la  somme  d*une  série  de  pol  ynom 
la  foîiclion  F(^)-f-G(:^)  peut  donc  elle-même  êïrc  re|irésen 
par  la  somme  d*une  série  donl  chaque  terme  s^oblient  en  ajouL 

a  la  partie  principale  Gil- )  un  polynôme  convenable.      ^ 

Si  toutes  les  pallies  principales  G/ sont  des  [lolynomes^  la  foi 
lion  est  niéromnrplie  dans  ion  te  région  du  plan  à  dislance  lin 
et  inversement.  On  voit  donc  que  toute  fonction  méromorf 
peut  être  représentée  par  la  somme  d'une  série  donl  chaque  ter 
est  une  fraction  rationnelle  ne  devenant  infinie  que  pour  i 
valeur  finie  de  la  variai  Je.  Celle  représentntitiii  est  analogue  û 
décom|>o5irion  d^une  fraction  rationnelle  en  éléments  simpi 
Toute  fonction  méromorphe  ^(z)  peut  aussi  se  représenter  | 
le  quolienl  de  deux  fonctions  entières.  Supposons  en  efTet  que 
piMes  de  *î*(-)  soient  les  termes  de  la  suite  (6),  chacun  d'( 
étant  com[>té  avec  son  degré  de  multiplicilé.  Soit  G(:;)  une  foi 
lîon  entière  admettant  ces  zéros;  le  produit  *Î>(;;)G(^)  n'a  p 
de  pôles.  C'est  donc  une  fonction  entière  G,(j)^  et  Ton  a  Tégal 


*Piz}^ 


G{z)' 


320.   Étude  de  quelques  cas  particuliers.   —  La  démonslrati 

précédeuie  du  ihéorèmc  général  ne  donne  pas  toujours  le  moi 
le  plus  simple  de  former  une  fonction  uniforme  satisfaisant  i 


I,    —   PACTBURS   pniHAlKKS   DE   WElEnSTRASS»  167 

condilioDS  voulues.  Supposons  par  exemple  qu'il  s'agisse  de  con- 
slrtiun  une  fonction  ^{^)  admellanl  pour  pales  du  premier  ordre 
loiLS  les  pornlsde  la  suite  (f)),  le  résidu  étant  é^iA  à  un;  nous  sup- 
poserons que  ^  =  0  n'esl  pas  un  pôle.  La  partie  principale  rela- 

liv€  au  pôle  (ti  est  - — —  »  et  1  on  peut  i^crire 

SI  nous  prenons 

ttf        aj  a) 

Unit  revient  à  détermînei  le  nombre  entier  v  en  fonction  de  l'in- 
tîice  i  de  façon  que  la  série 


^(r-i^ 


ar 


sou  fdiâofuiucnL  et  uiiiforménrcnl  eouvergenle  dans  toul  cercle 
liêcrîl  de  Torij^iiie  pour  centre,  en  né^liîj;eaul  un  nombre  suffisant 

"C  termes  au  début.  I!   stidit  encore  ipie  la  série  \(  —  )        soit 

»^lle-mème    absolument    et    lïnifcninérnenL    convergente    dans    le 

wéme  domaine.  S*il  existe  nu  nnjnlivn  p  tel  nue  la  série    7  ^ 

SOU  convergente,  il  suffira  de  prendre  v  :m  /j  -^  i .  S'il  n^exîste  pas 
"p  nombre  entier  jonissaul  de  cette  propriété,  on  prendra  comme 
P'tis  liaul  (n"  315)  V  =  / —  1 ,  ou  v  -f-  1  >  logi.  Le  nombre  v  élanl 
CiîOisi  convenablement ,  Uj  foiïction  mértunorpbe 


\V 


^^"Hetpour  piMes  du  premier  ordre  tons  les  points  de  la  suite  (6) 
*vec  tin  résidu  égal  à  l'unité. 

Il  est  facile  d^en  dédtiire  une  nouvelle  démonstration  du  théo- 
•"^'nt'  de  ^L  Weierstrass  sur  la  décomposition  d'une  fonction 
fîilière  en  facteurs  primaires.  En  effets  on  peut  intégrer  terme  à 
lt*rmç  la  série  (9)  tout  le  long  d'un  chemin  quelconque  ne  passant 
p*r  aucun  des  pAles;  car,  si  ce  chemin  est  situé  dans  un  cercle  C 


l08  CIIAPITRK   XV.   —   FONCTIONS  UNIPORIIKS. 

ajanl  pour  centre  Torigine,  la  série  (9)  ]>eut  être  remplacée  par 
une  série  uniformément  convergente  dans  ce  cercle,  augmentée 
de  la  somme  d'un  noinhve  Ji ni  de  l'onctions  méromorphes  [cela 
résulte  de  la  démonstration  même  de  la  formule  (9)]-  Si  nous 
intégrons  en  prenant  le  point  z  =  o  pour  limite  inférieure,  il  vient 

f    4>(3)rf5  =y  iLog/^I— —  )H-  —  -4--^  -r-...-h  -^1 

1=1 

et  par  suite 

^->      -■'    =n(-^)'''^ ■• 

Il  est  facile  de  vérilicr  que  le  premier  membre  de  cette  formule  (10) 
est  une  fonction  entière  de  z.  Dans  le  voisinage  d^ine  valeur  a 

de  z,  n^appartenant  pas  à  la  suite  (6),  l'intégrale   /    ^{z)dz  est 

j        ^(Z)dZ 

holomorphe;  la  fonction  c*^o  est  aussi  holomorplie,  et  difle- 

rente  de  zéro  pour  z  t=  a.  Dans  le  voisinage  du  point  a/,  on  a 

*(3)=-'—  H-P(;5-«/), 
z  —  a/ 

fAhzulz 

c^'q  —  (z  —  ni)e^''-"'\ 

les  fonctions  P  et  Q  étant  holomorphes.  On  voit  que  cette  fonc- 
tion entière  admet  pour  racines  les  termes  de  la  suite  (()),  et  la 
formule  (10)  est  identique  à  la  formule  (3)  établie  plus  baul. 

La  même  démonstration  s'appliquerait  encore  aux  ronclions 
entières  aj'anl  des  racines  multiples.  Si  ai  est  une  racine  nniiliple 
d'ordre  r,  il  suffirait  de  supposer  que  ^{z)  admet  le  pôle  z  =z  ai 
avec  un  résidu  égal  à  r. 

Cherchons  encore  à  former  une  fonction  méromorphe  admet- 
tant pour  pôles  du  second  ordre  tous  les  points  de  la  suite  (6),  la 

partie  principale  dans  le  domaine  du   point  ai  étant  [tzz —  )   * 

Nous  supposerons  que  c  =  o  est  un   point  ordinaire,  et  que   la 


t.    —    FACTKUftS    PRIMAIRES   DE   W  El  EH  STRASS.  J  6(J 

séritî  7   —     est  conver^a^nlc;  il  est  clair  qu'il  eu  <cra  Je  même 

de  la  série  >    —    *  En  limiLaot  le  développeinenl  de 1  ^iui- 

vanl  les  puissances  de  z  à  son  premier  terme,  on  peut  écrire 


-  .1 


"'    "'''-"''   "H'-i) 


/^i 


l' pondra  à  la  tjucslion,  pourvu  qu*elle  soil  uniformémenl  conver- 
g''nlc  diifis  loiit  cercle  il  Jécrîl  de  l^orî^nne  jhjiit  eenlre,  en  negti- 
^f'jnl  un  nombre  sutTisant  de  Icrmes  au  début.  Or  si  Ton  ne  prend 
(l'ie  les  termes  de  la  série  provenant  des  pùles  r//,  [ïuur  lesquels 

oiia  |a,|  ^  —  j  R  étanl  le  rayon  de  C  et  st  un  nombre  |>ositif  infé- 
rieur a  un,  le  module  de  (  i  —  —  1      reste  in  fer  ienr  ii  une  ccrtaîoe 

«// 

"'n!lc,  et  la  série  doal  le  terme  L'énéryl  est -4  —  —  est  absolu- 

""  af         a; 

'"ciU  et  uniformément  convergente  dans  le  cercle  C,  d'après  les 

"Vj)othèses  faites  sur  les  pôles  a/. 

'21.  Méthode  de  Caucliy,  —  l'jant  ilonnée  une  Innetînn  méro- 
inar|j||e  p|-j^  le  tliéorrmc  de  AL  MiHaj^-Leffler  peruiel  de  former 
'^"^  scrie  à  teiaics  rationnels  dont  lu  somme  F,  (z)  adjnel  les 
^'â'iics  pôles  que  F(z)  avec  les  mêmes  parties  prlncî[)ales»  Mais  il 
'^^Ic  encore  â  trouver  In  fonctiorj  entière  qui  est  égale  à  la  diffé- 
rpnceF(5j  —  F»(5)*  Longtemps  avant  les  travauK  de  \L  Weier- 
'^•^ass,  Cauchj  avait  déduit  de  la  tfiéorie  des  résidus  tine  ïuélbode 
(Kï«r décomposer  une  fonclicui  méromorphe  en  ujie  >omme  d'une 
*'*fiiïlté  de  termes  ralionuris,  movenuant  finelfntrs  hypothèses 
'J'itj  caractère  1res  général  sur  cette  fonctiou.  Jl  esl  du  reste  facile 
'^<'*  préienter  la  méthode  sous  une  forme  plus  générale. 

SoilF(5)  une  fonction  méromorphe^  réf^^ulière  dans  le  domaine 
^'«rorîgîne;  et  soient  C,,  C^,  .  .  -,  G«,  .  ,  *,  une  suite  indéfînie 
"C  contours  fermés,  entourant  le  pornl  z  r^  o,  ne  passant  parancun 


170  CHAPITRE   XV.   —   FONCTIONS  UNIFORMES. 

des  pôles,  et  leis  qu'à  partir  d'une  valeur  de  n  assez  grande,  la 
distance  de  l'origine  à  un  point  quelconque  de  C/t  reste  supé- 
rieure à  tout  nombre  donné.  Il  est  clair  qu'un  pôle  quelconque 
de  F(2)  finira  par  rester  compris  à  l'intérieur  de  tous  les  contours 
successifs  C„,  C„^.|,  . . .,  pourvu  que  l'indice  n  soit  assez  grand. 


L'intégi-ale  définie 


'">■ 


où  X  est  un  point  quelconque  intérieur  à  C/i,  et  différent  des 
pôles,  est  égale  à  F(a:),  augmenté  de  la  somme  des  résidus  relatifs 
aux  différents  pôles  de  F(w)  intérieurs  à  C^-.  Soit  ak  un  de  ces 

pôles;   la  partie  principale   correspondanle  ^k\—^ — )  ^st  une 

fonction  rationnelle,  et  l'on  a,  dans  le  domaine  du  point  a^, 


{z  —  ak)"^       {z  —  ait)"*    *  ^  —  ftk- 

Dans  le  domaine  de  ce  point,  on  peut  écrire  aussi 

I       ^ I __  __i ^  —  cik    __  (w  —  axO*  _ 

z  —  a:  ~~       X  —  ak — iz  —  a^)  ~~       x  —  a^        {x — a^)*        {x — a/,)^ 

et,  en  faisant  le  produit,  il  est  visible  que  le  résidu  de  — ^ —  relatif 


au  pôle  ak  est  égal  à 

Al  A,„_| 


X  —  af;  {x  —  «a)"*"*        (^  —  «A-)'^ 

On  a  donc  la  relation 


<■•>     ^^'^'i.M~y^,f^ 


F(z)dz 

» 

X 


le  signe  ^indiquant  une  sommation  étendue  à  tous  les  pôles  Ok 
intérieurs  au  contour  C/|.  D'autre  part,  nous  pouvons  remplacer 


I 
'  par 


X  XP 

h. .  .H 

z^  zP-^ 


T-.^  (?)'"• 


'-*    Fiz)dz 


et  écrire  la  forimilc  précédente 
Bt3) 


i 


•    F(z)ds 


est  égale  à  F(o),   atigmenlé  <h:  la 


I 


somme  des*r<^sidus  de  -  F(r)  rclalifs  î*ux  pôles  de  F(;j)  inlériciirs 
è  C/,.  D'une  manière  générale,  riolé^^rale  définie .   l     — — — - 

est  égale  à ~ — ^*  jïltis  la  somme  des  résidus  de  z~^V(z) 

relalifîî  aii\  pôles  de  L*i:j)  int<*rleurs  à  C/,.  Si  nous  représentons 
par  s[~'^  le  résidu  de  F(:î)5~^  relatif  au  pAle  a^^  nons  pouvons 
écrire  la  rorumle  (r3) 


(M» 


UTTI  ,/,^.   ,  Z  —  X\  Z/ 


11 


-H  x/  \r  -k, . 


sr^p^ 


Pour  avoir  une   limite   supérieure   du    terme  complémen taire, 
écrivons  ce  terme 

;r^^*    Ç    Viz)        dz 


R« 


Fr^) 


^"ppnsons  que,  le  long  de  C„j  le  module  de  — ^^  reste  inférieur  à  M, 

Pt  '*' module  de  z  supérieur  à  5,  Comme  le  aombre  n  doit  croître 
•nd^ruiinieul,  nous  pouvons  supposer  qu'on  Ta  pris  assez  grand 
poiirfjue  0  soil  supérieur  à  |x[,  et,  le  long  de  C„j  on  aura 


SiSj,  est  la  longueur  du  contour  0,^,  on  a  donc 


1R„|<'-^M 


^(0- Ij-I) 


tpi  CH\tHTR£   XV.    —    FONCTIONS   UNIPORIIKS. 

Ou  pourra  affinuer  que  ce  tenue  complétneiilaîre  tend  vers  zéro 
lorsque  n  grandit  ludéfiniuïent  si  Ton  |veut  Irouver  uae  suite  de 
conlours  feruics  C|,  C^,  ..,  C„,  .  .  ,  t;l  un  nombre  entier  po- 
silii  p  satisfaisniit  aux  coudîliori!^  suîvunlcs  : 

1°  Le  module  de  F  (s)  s"/'  reste  inférieur  à  on  nornljrc  fixe  M, 
le  loug  de  tous  ces  cou  tours. 

2"  Le  rapport  -^  de  la  longueur  du  contour  C/t  à  la  distance 

unuinia  o  de  l'origijie  à  un  point  de  ce  contour  reste  inférieur  à 
une  limite  L,  lorsque  n  augmenle  indéfinîmenl. 

Si  <!es  conditions  sont  vériliées,  IH^I  est  inférieur  au  quoticnl 
d^tn  nombre  fixe  par  un  nombre  S-^l^l  qui  croît  iudéfiirimeiU 
avec  n.  Ce  reste  R,,  lend  donc  vers  zéro,  et  nous  avons  à  la  liuiile 


F(j")  ^  F(ri)-^  jfF'(oV 


.Vf* 


F^/'Ko) 


(ij) 


iT.ib'(. 


»/. 


sr^"].- 


La  fonction  ¥{x)  est  donc  développée  en  une  somme  d'une 

infinité  de  termes  rationnels.  L'ordic  dans  lef[uel  ils  se  succèdent 
Cj^I  délerjuiné  |>ar  la  loi  de  succession  d*/s  contours  C(,  C^,  ---^ 
C/M  .*•.  Si  la  série  obtenue  est  absolument  convergenle,  or» 
pourra  les  écrire  dans  un  ordre  arbitraire. 

Hemarque.  —  Si  le  poiul  z  ^^  o  était  un  pôle  pour  F{  3  ),  avec^ 
la  partie  principale  ti  (  i  )  *   il   suffirait  d'apjiliqucr   la    méthode 
précédente  à  la  lonclion  V{z)  —  G  /  -  j  • 


322.  Développament  de  cot  x  et  de  sin  x,  —  Appliquons  cett^ 

méthode  à  la  fonction  F(^)  =  rot3^ — -^  qui  admet   pour  pôler» 

du  premier  ordre  les  points  z -^^  kr^^  k  étrjut  un  nombre  enlieC 
qnelcon{pie  différent  de  zéro,  et  le  résidu  étant  é^al  a  un.  Nou3    I 
prendrons  pour  contour  C,|  un  carré  tel  que  BCli'C  avant  pouï* 
centre  Porigine  et  dont  les  côtés,   parallèles  aux  axes^  ont  jmut* 
longueur  o^nr:-^  t:;  aucun  des  pôles  ne  se  trouve  sur  ce  contour,     j 
et  le  rapport  de  la  longueur  S^  à  la  dislance  minima  o  de  TorigiDe      | 


r.    —    FACTEURS   PRl MAIRES   DE   WEIERSTRASS.  lyî 

à  \m  poiril    au  contour  est  constante  et  égale  à  8,  Le  carré  du 
module  de  cot  i.r  4- vi)  est  égal  à 

Sur  les  cotes  BC  et  B'Cy,  on  a  cos2^=r  —  i ,  et   îc  iiioclnlc  est 


ri  g 

.  :5. 

y 

B' 

e 

a> 

0 

n^n 

(n^jrt 

C 

C 

"Hérietir  à  un.  Sur  les  cAlcs  BB'  et  CAV.  le  carn^  de  ce  moiliile 

est  itifêricur  a 

ffy^  e-^y^'à  _  /i  -h  g- 'y  y 

on  dafi  remplacer  dans  celte  formule  ay  par  d::('Ji/î  --   i)tt^  et 
I expression  obtenue  tend  vers  Ttinite  lorsque  n  augrueole  iudéii- 

""lîeni.  Comme  le  module   de  -   le  long   de  (vi   l^ud  vers  zéro 

''"■^'Itie  /ï  augmente  înd*'finimentj  il  sVnsuil  que  le  module  de  la 

»*jnclion  cot^  —  ^  sur  le  cou  leur  C/,  reste  moindre  qu'un  nombre 

lix«  M,  quel  que  soit  n.  Ou  jjeiïl  doue  appliquer  à  cette  foncliun 
laïormidef'  t6),  en  supposant/?^  u.  On  u  iei 

—  ,    ,       ,.     /jTCOsar  —  sin:r\ 
Fro)  ==  lïm( ; )  —  o, 

^^^i,  qui  représente  le  résidu  de  _  col;  —  —  pour  le  pôle  /{tz  est 
%^\  k  y-.  On  a  donc 

'a  valeur/"  =•  i)  étant  exceptée  de  la  sommation,  J^a  série  ohlenue 


174  CHAPirRK   XV.    ~   FONCTIONS  UNIFORMES. 

en  faisant  croîlre  n  indéfiniment  est  absolument  con\ergente,  c 
le  terme  général  peut  s'écrire 

Il  X  \  X 


X  —  A'TT        Att       kTzykT. — x)       k^iz^ 


('-fj 


et  le  module  du  facteur reste  inférieur  à  une  certaine  limiL 

X 

pourvu  que  x  ne  soit  pas  un  multiple  de  ?:.  Nous  avons  donc  • 
définitive 

(17;  cotx = -  -+-y^  ( — —1 — •"  T- )  • 

En  intégrant  les  deux  membres  de  cette  relation  le  long  d\ 
chemin  partant  de  Porigine  et  ne  passant  par  aucun  des  pôles, 
vient 

jr'(.-.oi^-î)^=Log(:^)=2;''->s('-K)^;S:' 

— « 

d*où  Ton  tire 

-+-  •  ^  .»• 

(18)  sin:r  =  ;Fl~I  fi—.^-\e*^^. 

—  « 

Le  facteur  e^^-'^  est  ici  égal  à  T unité.  Si  dans  la  série  (17)  nous  associa 
les  deux  termes  qui  proviennent  des  valeurs  opposées  de  X-,  nous  obten<- 
la  formule 

(17)  colx  =  — r-'ix  >  -— rr-z' 

^    '  '  X  ^^x^—  k*TJ 

Eu  associant  de  même  les  deux  facteurs  du  produit  (18)  qui  corr  - 
pondent  à  des  \aleurs  opposées  de  A-,  nous  avons  la  nouvelle  formule 

(.8/  '*'"^=="-^n('-xèj 

que  l'on  peut  encore  écrire,  en  remplaçant  x  par  r.x, 

lieniarques  diverses.  —  1"  Les  dernières  formules  mettent  facilomtMiL 

(')  Cette  décompusition  de  sinx  en  produit  infini  est  due  à  Eulcr  qui  ' 
obtenue  par  une  voie  élémentaire  {/ntroducCio  in  Analysin  injinitorum). 


en    série  en  tic  re.  Nous  voyons  on  ellel  que —  est  la  IjnuU*  jjour  n  infini 

^u    poljoorac 

1*00  y  change  x  en  ^-t-  i,  on  voit  faciJumeiii  que  l'on  a 

/i  —  jp 

je  qui  donne^  en  ^ai^altL  tmitrc  n  indéliniincnl.,  sin(":i2' h- t:)  =  --sinrj^*, 
Itl  stfii'S  -T-  Tî)  =  —  5În^,  et  par  suite  sin(-  -k  air)  =  sin  5, 

a*   Jl  est  aisé  de  se  rendre  compte,  sur  cet  exemple  parlieulîcr,  de  la 

|tit*cC5sité  d  associer  à  chacun  des  facteurs  binômes  de  la  Tonne  i  —  —  un 

I  «*• 

[facteur  e3tponentîe[  convenable,  m  Ton  vent  obtenir  nu  [ïrotluil  ulisolu- 
tnent  convergent.   Suppo-'i»oa*^,   jiom    lîxer  les  îtlees,  .r  réel   et  posiur.   La 

série  \  --  étant  divergente,  le  jnoduit 

iifgrueute  indélinîment  avec  m^  tandis  que  le  produit 

ICQtJ   Ycr*  iéro  lorsque  n  croit  indéliniment.  Si  l'on  prend  m  —  /i,  le  pro- 

I  ««U  PiuQ^^a  pourlimile       J^     ;  inai?^,  si  l'on  fait  croiue  m  et  /t  indépen- 

'  ^^•••^■iiciit  l'un  de  î'aiilie,  la  limite  de  ec  produit  est  courptétemenl  indê- 
^■"'fiinée  (n"  28.J  ).  11  est  facile  de  le  vériliert  quelle  (jotî  *^oit  la  valeur  tïe  X| 
***  ttio|«[i  des  faeteurs  primaires  de  M*  Weierslrass.  Heinarquons  d'abord 
*l**c  les  deu\  produits  inlini;* 


l^i-r 


^^*  l'un  i:t  I  autre  absolument  conver«,'ent!^,  et  leur  produit  Fj(>r)Fi(jr) 

^»  égal  a  — * 

z 

^*-ela  fiosë^  nou*  pouvons  écrire  le  produit  VtnQn  eoniine  il  ^iiit  : 

' '*'^'(ue  les  deux   nombre^  m  et  /t  auyinculenl  indt-litiiuieiil,  le   |iroduit 


176  CHAPITRE    XV.   —  FONCTIONS   UNIFOBMES. 

de  tous  les  facteurs  du  second  membre,  en  négligeant  le  dernier,  a  poi^-^ 
limite  F|(j')F,(x)=  —-  Quant  au  dernier   facteur,   on   a   vu  qu  "^ 

Texpression 

1111 

IH h.  ..H I — ... 

a  mi  n 

a  pour  limite  logco,  en  désignant  par  co  la  limite  du  rapport  —  (I.  n'^49, 161)-  < 
Le  produit  PmQn  a  donc  pour  limite      J     ^xIorw  j  qq  voit  comment  celte* 

limite  dépend  de  la  loi  suivant  laquelle  les  deux  nombres  m  et  n  aug — 
mentent  indéfiniment. 

3*  On  peut  faire  des  remarques  tout  à  fait  analogues  sur  le  développe — 
ment  de  cotj?.  Nous  montrerons  seulement  comment  on  peut  déduire  Iss 
périodicité  de  cette  fonction  de  la  série  (17).  Observons  d'abord  que  1^ 

série  dont  le  terme  î^énéral  est  -, —-. =  —  -z-n >  où  Fi»  ^ 

°  A-TT       (A*  — i)t:  A'(X:  — i;t: 

dice  A' prend  toutes  les  valeurs  entières  depuis  —  00  jusqu'à  -hoc,  sauf  A'  =0, 

/:  =  I,  est  absolument  convergente,  et  sa  somme  est »  comme  on  le 

voit  en  faisant  d'abord  varier  k  de  2  à  -h  x,  puis  de  —  i   à  —  oc.   Nous 
pouvons  donc  écrire  le  développement  de  cota? 


I 

col:r  = 1 

X        .r 


-•-•0 

=^  ""  r  ■*"^   [x  —  kr.  "^  (A— i)7:J 


les  valeurs  A- ■— o,  A*  —  1  éiant  exclues  de  la  sommation.  Cela  revient  à 
retrancher  de  chaque  terme  de  la  série  (17)  le  terme  correspondant  de  la 

série  convergente   formée   par  la  série   précédente  augmentée  de   -•   En 

changeant  x  en  x-hn,  il  vient 

-4-  « 

cot(a:  -h  7:  )  -  -  H î ^-  y!      77 ^^ ^  77— ' 

X       X -h  T.       Tz       A^  L^r— (A  — 1)7:       (A-  —  n-J 

ou  encore 

cot(  X  -i-  r)  = ~  >       —t 1 ; r-     > 

^       X       ^L^-(A--i)i:        (/:_i)7rj 

—  «o 

A' —  I  prenant  toutes  les  valeurs  entières  sauf  o.  Le  second  membre  est 
identique  à  cotjr. 

II.  —  FONCTIONS  DOUBLEMENT  PÉRIODIQUES. 
FONCTIONS  ELLIPTIQUES. 

323.  Fonctions  périodiques.  Développements  en  séries.  —  Une 
fonction  analyli(juc  uniforme /(:;)  est  dite  périodique  s'il  existe 


II.  —   r ONCTIONS   DOUOLEi::UlvNT    l*(iHiO,)ÏOtEé-  I77 

UQ  nonilire  w,  réel  ou  corapleve,  tel  nue  roo  miL,  quel  t|ue  soil  3, 
/{z-\-hi)^^f{z)\  ce  nombre  to  est  appelé  période.  Marquons 
daus  le  plan  le  point  d^iflixe  <*>,  et  sur  la  droile  indéfinie  [lussant 
par  l'origine  et  par  le  point  w,  portons  ^  partir  de  ruri^^lne,  dans 
ua  sens  ou  dans  laiilre^  une  longueur  égale  à  |tij|,  un/nombre 
tjuclcoDtjue  de  fois.  Nous  obtenons  ainsi  les  points  w,  tatij»  3u>j  ,  .  , , 
riiii,  ,,,,  et  les  points  — tu,  —  iw,  ..*,  — /ito,  .,.,  Par  ces 
diflereuls   points   el  par   rori^ine   menons   des   parallèles  à  une 


.3uV< 


^V 


\ 


^iirection  ipielcon<|iie  dilïV' rente  de  Oto;  le  plan  e:it  ainsi  deeouj- 
fosé  en  une  infinité  de  bnndes  dV'i^ale  largeur  {J(**,  7^»  ', 

^ï  par  un  point  quelconque  z  on  nirne  nue  parallèle  à  la  direc- 
l^^u  Oto,  on  obtiendra  tous  les  points  de  cette  droite  en  faisant 
varier  lc  paramètre  réel  A  de  —  ao  à  -i-  go  dan ^  l'expression  z  -h  Ato. 
l'^n  l»artieulier.  si  le  pointas  décrit  la  première  bande  AiVBH',  le 
l^oim  linmologue  ^ -f- w  tléerira  la  bamle  conlignë  BlVC(7j  le 
points —  '2*.)  décrira  la  trnisi''nie  bande,  et  ainsi  de  suite.  Toutes 
»6s  valeurs  de  la  fotieli«in  /{z-)  dans  la  première  bande  se  repro- 
^*'»ironi  périudiquement  dans  les  snivarjtes. 
Soient  LL'  el  MM'  tletix  droites  indéfinies  parallèles  à  la  direc- 

^^^'uOtii.  Posons  n^^c  ^  ^  et  cherclions  la  région  du  plan  des  h 
^^•crite  par  la  variable  a  lorsque  le  j)oînt  z  reste  dans   la   ban<le 


ijS  CHlPITRIî    KV,    —    FONCTiOÎ*S   iMKORAlES. 

indéfinie  comprise  entre  les  tienx  parallèles  LL\  MM'.  Si  x -h  ^3 
€sL  Taffixe  d'irn  point  de  IjL',  on  obliendra  tous  les  autres  poini 
de  celte  droite  en  posant  z  =^  %-^  '^î  -^  Xw,  et  fîîîs*Tnt  varier  A  d 
—  30  à  -r  X*  ]l  vient  alors 


w  =  ^w        ^  —  e^^'f  e        ^    ; 

lorsque  )»  varie  de  —  oc  à  -I-  x,  u  décrit  un  cercle  C|  nyant  pou 
crotre  i^origine.  On  voit  de  même  que,  lorstjue  z  décrit  1 
droite  MM',  u  reste  sur  un  ccn^le  C^  concentrique  au  premier 
lorsque  le  points  décrit  la  bande  indëJinie  comprise  entre  les  den 
droites  LL\  MM\  le  point  u  décrit  la  couronne  comprise  entre  le 
deux  cercles  C|,  C...  Slais^  tandis  qn'â  une  valenr  de  z  nC  corres 
pond  qu'ujie  valeur  de  tr^  à  nne  valeur  de  u  corresporuleiit  un 
infinité  de  valeurs  de  z  lorinanl  une  [progression  aritliniétîque  d 
raison  w^  illimitée  dans  les  deux  sens. 

Une  (onction  périodique y(^),  admettant  la  période  (o,  et  holti 
morplie  dans  la  bande  indéfinie  comprise  entre  les  deux  drojies  LL 
MM',  est  égale  a  une  fonction  'f{H)  de  la  nouvelle  variable  a,  holo 
rnorplie  dans  la  couronne  comprise  entre  les  deux  cercles  C|  et  C- 
En  efi'et,  à  une  valeur  de  it  corres|ït>ndent  bien  une  in  (i  ni  lé  (I 
valeurs  de  z;  mais  ces  valeurs  de  z  donnent  tiHiti*s  la  nnVme  valeii 
de /(r),  en  veiiu  de  ta  périodicité.  Daulre  part,  si  ii^  est  une  va 
leur  particulière  de  «,  et  z^^  "ni^  valeur  correspondairie  de  z^  I 
valeur  de  ^qut  tend  vers  ^(,  est  une  fonction  holomor|die  de  w  dar 
le  domaine  de  u^\  il  en  est  donc  de  même  de  ^{u)>  Nous  pouvnr: 
donc  appliquer  a  cette  fonction  'f(u)  le  tbéorème  de  t^auren^ 
dans  la  couronne  comprise  entre  les  deux  cercles  C|,  C2,  cet 
fonction  est  égale  à  la  somme  d'une  série  de  la  forme  suivante  :] 


f^itt) 


Xmfl' 


m  =  —  « 


en  revenant  à  la  variable  z^  on  en  conclut  que  la  fonction  péric 
dique  /(-)  est  égale,   à  Tin  té  rieur  de  la  bande  considérée,  à] 
somme  de  la  série 


dlh) 


/(-)=2 


K„,e 


11.   —    PoNlTTIOXS  IMU  IH.KAIENT  pi:RioiKt.i(:i:s.  r79 

Si  la  fonclîon  périodique  /(.j)  csl  holomorplic  lifins  huil  h.'  [>lan, 
ou  peut  supposer  que  les  deux  Jruitrs  Ll/^  M.M'^  qui  M  mi  lent  t:i 
L»^t^€le,  sVloign^L  indéfiniment^  Tnne  vers  le  liîinl,  Tiiutre  vers  le 
L»»^.  Toute  fonction  fyériOilifjut^  entière  est  donc  développa ble 
^0%    Mine  série  ordonnée  snivant  ies  ptiissances,  positives  et  négci- 

£i%.*^s,  de  e  *^  ,  et  convergente  pour  toute  va  le  a  r  finie  de  z. 


li^i.  Impossibilité  d*iine  fonction  uniforme  à  trois  périodes.  —  D'après 

VI  rt    thcarême   ctîlèîjrc  tir  Jar*il»i,  une  fmietinn    mnifôrriH-  ne  peut  adiiHHlro 

|»ttts  de  lieux  iiéritHle-*  f!fsii*icres.  Pour  le  montrer,  il  siifnt  n\  iilemment  dr 

|iroijver  qu'une  funeliim  uriiruriiu^  ne  peut  ^^o[^  trois  jkm  irules  ♦lisLÎnctc^. 

Nous  (Jtitnontrcron.^  iraliortl  le  lemmc  5iri\ant  : 

Soient  a,  h.c  Iroi*  quiinliU'**  quelcmiques,  rrclte?^  ou  îniîiiîinaire^,  et  m, 
"♦  />  trois  nombre?!  enltrr^  tirlniraire*»»  posiiiliii  ou  né*^atifs,  dont  t'un  au 
''^oéns  est  différent  de  zéro.  Si  l'on  allribiie  aux  entiers^  m,  /i,  p  lotis  lt*«i 
^y^téiues  de  valeur*  possiliïtis,  sauf  m  =  n  =  p  ^  o,  la  iimite  inférieure 
^  \n%a  -t-  nb  -h/?c|  eti  égale  à  sera. 
Iniaginnns  reii^einble  (E)  des  poinl?  du  plan  dont  l'afllxc  **sr  de  \.\ 
''•Tie  mil -r- nh -^  pc.  Si  deux  points  correspondant  à  denv  systèmes 
^•ïiîcrs  iliiïereni^  rnùiridi'iit,  l'on  a  par  exemple 

ma  -h  nh  -^-  pe  -^  tn\a  -^  riyb  -^  />,  c. 


fo 


|>s»r  *iMlf* 


im 


tn  i)a—{n^fii}b-i-(p—pti  € 


f>f 


I     ^«^    a«  moins  des  nombres  tn  —  //*,.  n  —  n^  p  — p\  ii't*iant  pas  uni.  Dans 
I    ^    Cas  la  proposition  C5(  evidt'ni*.^  Si  lou^  b^s  points  de  l'ensembJe  (  K)  sont 
*^^incls,  foit  aï  la   limite  inférieure  de  \ma  -¥-  nb  '\- p€\\  ee  nombre  ji^ 


«^^^ 


iii^st  la  limite  inférieure  delà  (listant*-*  de  den\  points  f|uekM)iKpjes  de 


ensemble  (  E  ).  Kn  cfteL  la  distance  des  deux  (joints  iraflixes  mu  -^  nb  -h  pc 
^'    f>t|  «1  -»-  /*!  6  -f- px €  est  égaie  â  \(m  —  ni^]n  -^  (n  —  n^jb  ^-( p  --  p^ )r\. 
*^^>Ua  allons  montrer  qu'on  est  conduit  à  une  cimcln^ifui  alïsurde  en  sup- 
Vosant  l  >  o. 

Soît  ^  un  nombre  entier  positif;  donnons  à  cbaeun  des  nombres  entiers 

•'N   n,p^  Tune  des  valeurs  de  la  suite  —  IN,  —  (  N  —  i)  , , .,  o,  ...,%—  k  N, 

^^  associons  de  toutes  les  manières  possibles  ces  valeurs  de  m,  «^  /?,  \ous 

''^tciions  ainsi  faN  —  0*  points  de  l'ensemble  (E),  et,  par  liypotbèse,  ces 

P'>ints  sont  tous  distincts.   Supposons  |«[^|^l^|c|:   la  distHnce  de    l'un 

(^ttclconque  de  ces  points  à  roiif;i[ie  est  nu  jdtis  é^jule  à  3N]f7|.  Ces  points 

^•'t  donc  situés  à  Tintcricur  d'un  cercle  C  de  rayon  3IN]af  ay»nl  pour 

c«tiirc  Tongine,  ou  sur  le  cercle' lui-même.  Si  de  cbacuti  de  ces  points 

^nimc  centre  on  décrit  une  circonférence  de  rayon  S,  tous  ces  cercles 

•^Tont  intérieurs  au  cercle  Ci  décrit  de  l'origine  pour  centre  avec  un  rayon 

*ÇiU3N|a| -4- 5,  et  seront  extérieurs  les   uns  aux  antre*;,  car  la  distance 


i8o  cxLxfmK  XV.  —  ro?icTioie  mciroavss. 

ries  centres  de  deux  «feaire  eai.  ne  peut  être  pins  petite  que  ao.  La  somme 
d<»  aires  de  tons  ces  cercles  est  donc  in£énenre  à  Taire  dn  cercle  Cf,  et 

Ton  a 

OU 


f^  second  membre  tend  vers  zéro  lorsque  N  croit  indéfiniment;  cette 
inégalité  ne  peut  donc  être  Térifiée,  quel  que  soit  N,  par  un  nombre  positif  o. 
Far  conséquent  la  limite  inférieure  de  [ma -r-  nb -t- pc\  ne  peut  être  un 
nombre  positif;  cette  limite  e«t  donc  zéro,  et  le  lemme  est  établi.  — 

\ous  Toyons  donc  que  lorsqu'il  n*e\iste  pas  de  systèmes  de  nombres» 
entiers  m,  a, />(sauf  m  —  n  =  p  =o),  tels  que  l'on  ait  ma  -h  nb  -i-pc  =  o, 
on  peut  toujours  trouver  pour  ces  nombres  entiers  des  valeurs  telles  que 
l  ma -¥- nô -r- pc\  soit  plus  petit  qu'an  nombre  positif  arbitraire  t.  Dans 
ce  cas  une  fonction  uniforme  J'iZ)  ne  peut  admettre  à  la  fois  les  trois 
périodes  a,  b,  c.  En  effet  soit  z^  un  |>oint  ordinaire  de/(^);  du  point  z^ 
comme  centre  décrivons  un  cercle  de  rayon  s  assez  petit  pour  qu'à  Tintc- 
rifur  l'équation  y<  z)  =/{z^)  n'ait  pas  d'autres  racines  que  ^  =  c^  (n**299). 
Si  a,  bf  c  sont  des  périodes  de/{z),  il  est  clair  que  ma-^nb-z-pc  esl 
aij<tsi  une  période,  quels  que  soient  les  nombres  entiers  m,  n^  p,  et  l'on  a 

/<  -a -i-  ''«^  -^  nb  -^ pc)  =  /(  Jt )• 

Si  l'on  a  choisi  m,  /i,  p  de  façon  que  ma  -+•  nb  -r- pc\  soit  <  £,  l'équa- 
lion  f(z  )  =  /(Zq)  aurait  donc  une  racine  -Sg,  différente  de  Zqj  et  telle  que 
'Zi  —  ^,)|  soit  <  î,  ce  qui  est  impossible. 

Lorsqu'il  existe  entre  a,  6,  c  une  relation  de  la  forme 

(zo)  ma -h  nb -i-pc  =  o, 

nans  que  les  nombres  m,  /i,  p  soient  tous  nuls,  une  fonction  uniforme  y*( -s) 
peut  admettre  les  périodes  a,  ùj  c,  mais  ces  périodes  se  réduiscnl  ù  deux 
ou  à  une  seule.  \ous  pouvons  supposer  que  les  trois  nombres  entiers  m, 
/i,  p  sont  premiers  entre  eux  dans  leur  ensemble.  Soil  D  le  plus  grand 
commun  diviseur  des  deux  nombres  w,  n:  m  =  Dm',  n  =  Dn.  Les  dfu\ 
nombres  m',  n'  étant  premiers  entre  eux,  on  peiil  trouver  deux  autres 
nombres  entiers  m*,  n'  tels  que  m' n" —  m' n' =  i.  Posons 

m'a  ~  nb  =  a\         m'a  —  n'  b  —  b\ 

on  aura  invcr<^cment  a  =  n' a  —  n  b\  b  —  m  y  —  m" a  \  si  a  cl  6  sont  des 
p/rriodes  de/(^^;,  il  en  est  de  même  de  a  et  de  b\  et  réciproquement. 
On  peut  donc  remplacer  le  système  des  deux  périodes  a  el  b  par  le  système 
/l«s  deux  périodes  a'  et  b' ,  La  relation  (20)  devient  Da  -\-  pc  =  0;  D  et  y> 
•  liint  pr«  miers  entre  eux,  prenons  deux  autres  nombres  entiers  D'  et  y>' 
'eh  que   h/?'— D'/?  =  i.  et  posons  D'à' h-/>'c  =  c'.  On   tire  des  relations 


Il»    —    FONCTIONS   nOl^BLEMKNT   PhimODl^lfES*  \H\ 

précédentes  a  =  —  pf^\  c  —  Dc\  et  l'on  voîl  que  les  h  ois  périodes  a,  />,  c 
sonl  (les  combinaisons  des  ticuv  péiiotles  é'  el  c'. 

Remarque*  —  On  déduit  romme  corollairi?  du  lemme  précédent  que, 
ïi  a  cl  3  sont  <leij\  quamilés  réelles  cl  /«,  ti  detjx  immbres  entités  arln- 
trfttri's(donl  Vnn  au  nioîu^  n*eM  pas  nul  ),  In  liniiic  inféiieure  de  |ma  h-  //p| 
Ml  égale  à  zéro.  Car  si  Von  pose  a  =  at^  &  =  p,  c  =  < ,  le  luodulo  de 
mx-i-n^-rpi  ne  peut  Aire  inférieur  a  un  nombre  t<i  que  si  l'on  q 
^  =  0|lw«H-  rt  pi  <  t.  Il  en  lé-^ulie  qu'une  fonction  unirorme/(3)  ne  peul 

ailractlre  deux  péri«>des  réelles  dislincles  a  el  fJ*  Si  le  rapport  —  est  incom- 

men^iriible,  on  pourra  trouver  deu\  nombres  m  et  n  tels  que  [ma  4-  /ip| 
*oH  <i,  el  le  raisonnement  s^aehèvera  comme  tout  à  Tlicure.  Si  le  rap- 

port  -  cslcommensurabieet  éï*al  à  une  fraction  irréductible  — *  choisissons^ 
a  '  n 

dc»\  nombres  m'  et  n'  tels  que  mn  —  m' n  —  i ,  et  posons  m^a — -  /i'p  t:^  y, 

Le  nombre  -y  est  aussi  une  période,  et  des  tleun   relations  mst^  /ip  =  o, 

fn'z^  n*^  ^  Yt  Oïl  ï^ii'*^  s  —  *-  /i  ^t  ?  =  —  "^T»  *^^  sorte  que  se  et  p  sont  des 

"iuUiples  de  la  période  uniquti  *;-  f**'^ne  fiiçou  plus  généralcj  une  fondion 

•iHifoiriic  ^t  c )  ne  peul  admettre  deu\  périodes  dislineles  a  et  b  dont  le 

f'<ipfûr(  soit  réel,  car  la  fonction  /(ciz)  admet  irait  les  deux  période;* 

réelles  i  et  ^. 
a 


•îâ^î.  Ponctions  doublement  périodiques.  —  Une  fonclinn  doii- 
lïlenienL  pi-riodtf|Lic  o>il  unr  fonclioii  uniforine  udnieUant  deux 
perîoJes,  donl  le  rapport  est  imagioairc.  Pmir  iiûlis  conformer 
'**x  nolalions  de  M.  Weterslrass,  ooiis  désignerons  la  variable 
^«dépendante  par  i/,  les  deux  périodes  par  'iiù  el  2  tu',  el  nous  sup- 
poserons  que   le  coefficîenl  de    /  dans  —  esl  posîlîf.  Marquons 

«ans  le  phio  les  points  2ti>,  4<^>>*n'>s  *  *  ,  et  les  points  aty,  4^'^» 
^*'^,  ..  :  par  les  poiols  2mto  menons  des  [larallèles  à  la  direc- 
^•oriOt»'  et  par  les  points  îiw'^>Mes  parallèles  à  la  direclion  Ow, 
^oiïs décomposons  ainsi  le  plan  en  un  roseau  de  pTîr;ïllélof»;rafniues 
^8^Uï  [/ig.  77).  Soit/(w)  une  fonction  nnifurnie  ad  niellant  les 
*^^"U  périodes  aw,  acii';  des  deux  relations  /(a -^  2  0i)^= /(u), 
A"-^i(a'^^=^y*{«)  on  déduit  aussilôty(«-f- ^//îeoH- •i//?/o/):= /"(i/), 
°^  sorte  que  2miù  -\-  Am^ix^'  est  aussi  une  période,  quels  que  soient 
l^s  nombres  entiers  rn  et  m';  nous  la  représenterons  par  an\ 

'^<îs  points-périodes  sont  préciséincnl  les  sommets  du  réseau  de 
parallélogrammes   prccédenls.    Lorsque   le  point  rf  dét^^it  le  pa 


iSti  CIIAIMTRK   XV.    —    FOXCriOXS    IMPORMES. 

rallélogramiiie  OABC,  ajanl  pour  sominels  les  points  o,  2w, 
aw  4-  2Ci>',  iiù\  le  poinl  u  H-  2iv  décrit  le  parallélogramme  ajaal 
pour  sommets  les  poinls  2(v,  2(v-î-2o>,  2  li' -h  2  w -i- 2  eu',  2«v-h2Ci>', 
et  la  fonction y(f/;  reprend  la  même  valeur  aux  points  homologues 
des  deux  parallélogrammes.  Tout  parallélogramme  avant  pour 
sommets  quatre  points  Woj  Wo4-2Ci>,  Wo-h2co',  i/^ 4- 2  w  4- 2 w' 
s^appelle  un  parallélo  g  ranime  des  périodes;  on  considère  en 
général  le  parallélogramme  OABC,  mais  on  pourrait  remplacer 


l'origine  par  un  point  quelconque  du  plan.  La  période  2Ci>-f-  -ito' 
sera  désignée,  pour  abréger,  par  2w";  le  centre  du  parallélo- 
gramme OABC  est  le  point  w",  tandis  que  les  points  w  et  to'  sont 
les  milieux  des  côtés  OA  et  OC. 


Toute  fonction  entière  doublement  périodique  est  une  con- 
stante. En  effet[soit/(//)  une  fonction  doublement  périodique;  si 
elle  est  entière,  elle  est  bolomorplie  dans  le  parallélogramme  OABC 
et  le  module  dcy(//)  reste  toujours  inférieur  dans  ce  parallélo- 
gramme à  un  nombre  fixe  M.  Mais  la  valeur  dey(//)  en  un  point 
(pielconque  du  plan  est  égale,  d'après  la  double  périodicité,  à  la 
valeur  de/(u)  en  un  poinldu  parallélogramme  OABC.  Le  module 
de  celte  fonction  reste  donc  inférieur  à  un  nombre  fixe  M;  c'est 
une  constante,  d'après  le  théorème  de  Liouvillc. 


-   FfïNirrtOVS    BoLmLEUJNT    l'KUlOlïlijUES. 

326,  Fonctions  elliptiques.  Propriétés  générales.  —  Il  réi^ulle 
du  théorème  précède  ni  i|u\uie  fciiKlian  doiibleinenl  périadique 
acltTiet  des  points  siii<iiiliers  à  dislaiico  finie,  à  nioins  de  se  réduire 
a  uoe  consUinle.  On  appvUe  fonc/iofts  t^lfipfifjttes  les  fonclions 
fri€§rornorpbes  doublement  [ïérîodtques,  Duns  un  parallélogramme 
des  ptïriodes,  ime  fonction  elliptique  a  un  certain  nombre  de 
|if%les;  nn  appelle  ordre  de  lii  fojiclioii  le  noml.*re  de  ces  pèles, 
c:fmocun  d'eux  élanl  cuiuplt^  avec  son  de^rê  de  muhiplicilc.  Hemar- 
4ji«on&  que  si   une   fonelioii  elliplique /"(  w)  a  un  pôle   Wq  sur  le 

^c:ol«;f)(I,  le  poinl  tfa-f-  ti  to  silué  sur  le  côti*  opposé  ABesl  atissi  un 
^ôle;  niais,  en  évaluanl  le  nombre  des  pôles  compris  dans  OABCy 
ott    oc  doit  couipler  qu'un  seul  de  ces  (ïides.  De  mtVrite,  si  Tori- 
^ginee^i  uu  [R*le,  tous  les  «iommets  du  réseau  sont  aussi  de&  pôles 
tle  J{it)^  juais  ou  ne  doit  en  conipler  ^pTuii  dans  charpie   (>aral- 
lt*logranuiie.  Il  suffira it  par  exemple  de  (lé[dacer  iuliniment  peu  le 
somniti  du  réseau  t|ui  est  à  Furi^irje  pour  que  la  fonction  consi- 
dérée /(u)  n'ait   plus  aucun   |)ôle  sur  le  contour  du   parallélo- 
gratntae.    Quand    nous    aurons    à    intégrer    une    fonelion    ellip- 
iit|iie/(//^  le  long  du  contour  du  parai lélogranj me  des  périodes, 
'^ous  supposerons  toujours  qu'on  a  déplacé,  s'il  est  nécessaire,  ce 
parallélogramme   de   façon    que  J(ii)    n'ait  pas   de   prMes  sur  le 
Contour.  L'application  des  tliéorémes  ^énrraux  de  la  théorie  des 
^•ïciions  analytiques  conduit  liien    aisément  à  des  propositions 
**^«idâmeniales  : 


»     La  somme  des  résidas  d'une  fonelion  eilipift/tie,  relatifs 
^^'^  paies  situés  dans  un  parfiiiélo^^ra/nme  des  périodes,  est 

Supposons,  pour  fixer  les  idées,  {\ue  /{u)  n'ait  aucun  pôle  sur 
^   Contour   O.VBCO.   La  somme   des  résidus  relalifs    auit   pôles 

*^*»és  à  rintérieur  du  contour  est  égale  à  - — -.  //(w)  rf«/ Tinté- 

^*^lc  étant  prise  le  long  de  OAHCO.  Cette  iutégrale  est  nulle,  car 
^  Bofume  des  intégrales  prises  le  long  de  deux  côtés  opposés  est 
'•^'lle.  On  a,  par  exemple, 

/      fi  ut  du  ^    I       fiujdiu  f      /iH)du=^   I  fi  H)  du; 


t84  CHAPITRE   XV.    —    F0NCT10?CS    LXlFORXir^. 

si  nous  rem  plaçons  dans  celle  dernière  itiiégrale,  it  par  u  H-  %k*ï\ 
on  a  encore 

/     /(  u)  du  —   I    /(  n  -    iw  )  du  =  I    fi  H  )  du  —  —  I    fi  u  \  du. 

On  verrait  de  même  que  la  somme  des  ifilégralcs  le  long  de  AB 
et  de  CO  est  nulle.  Dn  reste»  la  proprielt^'  est  prest^iie  chîdenle 
sur  la  figure  ijig'  7^)î  considéroos  en  eflbt  deux  éléments  corres- 


Fîg,  78. 


.^ 


pondants  des  deux  intégrales  le  long  de  OA  et  le  long  de  BC  Ani 
points  m  et  m'  la  valeur  ût  fiji)  est  le  ni^me,  tandis  que  les  va  — 
leurs  tle  dtt  sont  opposées.  Le  tljéoreme  précédent  prouve  qu'iirm^ 
fonclion  elliptique  f{it\  ne  peni   avoir  on  senl   ptMe  du   preini^^TJ 
ordre  ddns  un  parai lélt*gramnie  des  périodes.  Une  fonciion  elii^^^-i 
tique  est  au  moins  dn  second  ordre. 

'?.^  Le  nombre  des  zéros  d'une  fonction  ellipliqup  dans 
para  Né io gramme   des  périodes  est   égal  à  i* ordre   de 
fonction  (eliaenn    ties   zéros   étant   complé  avec   son    d 
miilliplicité). 


ifans  ^^^ 
le  c^^4 
egré        ^i 


Soi\f(ff)  une  fonetinn  elliptique;  le  qiuvlient 


fin) 
fi  "  I 


?(''> 


^S 


ans^si   une  fonciion  ellipiiipie,  et  la  sonnne  des  résidus  de  î^  C  '' 
dans  lin  parallélogramme  est  égal  au  nomlire  des  zéros  de /*C  ^'* 
diminué  du  nombre  des  pôles  (u'*30(>).  En  applîquanl   le  tli<^*^" 
réme  précédent  à  la  fonciion  ^(ff)t  on  en  conelul  la  proposi  l'*"*^ 
énoncée.  D'une  façon  générale,  le  nombre  des  racines  de  Véqft^' 
ti(jny"(«)=:  C,  dans  un  partjllélogramme  des  périodes,  est  égîi'    ** 
Tordre  de  la  fonction,  car  f(it)  ^  C  a  les  mêmes  pôle%  quc/(///J 
quelle  que  soil  la  constante  C. 


11.    —    rOXCTÎONS    tWiriILtîMKM"    PKHÏODIQIE?;.  lft5 

3*  La  différence  entre  ia  somme  des  zt^ros  et  la  somme  défi 
pf'Uex  dUt  ne  fonction  elliptique^  dans  un  parallélogramme  des 
pi' ri 0  les f  est  égale  à  une  prriode, 

CoDsidérons  rîntegrale  -— .  /  u  ^ du  le  lon{ç  du  contour  du 

parallélogramme  OABC  Celle  inlogralc  est  l'gale,  nous  Tavons 
Vii(n'30B),  à  la  somme  d*es  7.éi"Os  de  f(u)  silués  u  l*inléi-ieiir  de 
ce  contour  diminuée  de  la  somme  des  pôles  de/(u\  dans  le  même 
contour*  Évaluons  la  somme  des  inl<?grales  provenant  des  deux 
cijle^  opposés  OA  el  BC 


l       u  -^T dit    -   i 


u  ■:— : (lu: 


SI  nous  changeons,  dans  la  dernière  intéf^rtnlc,  //  en  u  -f-  2  eu',  celle 
snmnir  Pïîl:  eiirore  ri;:»le  :% 


/         H  ^ du  —    /      (il  -+- 


011 


r  en  îijanl  égard  a  la  périodicité  ilefitt)^  à 


r 


ato 


fi  ti.  I 
/ 1  n  . 


///. 


*-iQt»îgrale    /      ^ ^West  éf^.ile  à  l;i  varî:innn  de  Lo£î[/(m)] 

**''5cpîc  é/  décrit  le  eolé  0\;/{u)  revient  à  sa  valeur  initiale  cl 
ï*^^  conséquent  la  variation  dt*  Lo^[/'(fr)]  est  égale  à  —  -im^TLty 
^2  étant  nn  nombre  entier,  I^a  somme  des  intégrales  le  long  des 

^^<^s  opposés  OAet  BC  est  donc  égale  a  ;— .  (4/?ï:;Trû./)  =  'inijUi*. 

^^  verrait  de  même  que  hi  su  m  me  des  intégrales  le  long  de  AB  et 
^  CO  est  de  la  forme  *^wi|t*i.  La  dillérence  considérée  est  donc 

^^le  à  'zmiiù  -h  'i/?f2<o',  eVst-à-dire  à  une  période. 

l-a   proposition    s^apjdirjue    aussi    aux    racines   de    Téquation 

J\*t)z=:  C,  comprises  dans  un  parallélogramme  de  périodes,  quelle 
1*<ç  «ioit  la  conslanle  C,  pour  la  même  raison  que  plus  haut. 

i"  Entre  deux  fondions  elliptiques,  aux  mêmes  périodes,  il 
^^Ute  une  relation  algébrique. 


i86 


CIIAt»lTlll£   XV. 


PONCTIOXS   L'XlFÛUHliS, 


Soient  y(«), /,(i/)  deux  functioiis  elliplicjnes,  aclmeltanl  le* 
mêmes  périodes,  2 tu,  '^ti)'.  Dans  un  parallélogramme  des  période 
prenons  le^  [)oints  cï,,  a^y  *  ,  .,  a,n  cjni  sonl  des  pales  pour  rime( 
r\iulre  des  deux  fanctionsy*(«),y*^  («)  ou  pour  les  deuxàlafoîs> 
soit  |ji,  Tordre  de  nuiilipUcilé  le  plus  élevé  du  pôle  €7/  relatîveiij&  t^i 
à  ces  deux  fondions  ;  nous  [Poserons  p ,  -I-  pia  4-  - . .  -h  [x^  =  N.  S 
d'autre  |>arl  F  (a*,  y)  un  polynôme  en  lier  de  deg^'é  n  k  cuefficie  «ii 
cODslanLs;  si  l'on  remplace  dans  ce  polynôme  *r  ei  y  par  /  ^  «41 
et /^{li)  respeclivement,  le  résultat  esl  une  nouvelle  roncl_f€>i 
elliptique  ^(u)  dont  les  pu  le  s  ne  peuvent  être  que  les  poînl»  CM'  éf 
a^f  .  .  ^ ,  <ftu^  et  ceux  qui  s'en  dt'duJseiU  p^u"  Tadditiou  d  une  pério</^' 
Pour  tpie  cette  fonction  <!>(«)  se  réduise  à  une  constante,  il  fa^  ^ 
et  il  suffit  qup  les  parties  princi[>nles  dis[»araissenl,  dans 
domaine  de  chacun  des  |)oints  a,,  fïj,  .  .  . .  </«|,  Or  le  point  a,  e 
un  pôle  d'ordre  au  plus  égal  à  /qji,  pour  4>(«).  En  écrivant  qu€^ 
tous  les  coeflicients  des  parties  principales  sont  nuls,  on  aura  do 
en  tout  au  jdns 

relations   linéaires    el  liomoj^ènes   entre    les   coefficients   du    pc 
Ijnome  F(ar,  j'),  le  tenue  Indépendant  de  x  el  de    y  n^y  figurant 


pa 


s.  Ces  coefljcients  sont  au  uoinbre  th 


ft  i  ft 


3) 


;  si  Ton  choisit  n 


assez  grand  pour  fpie  Vnn  ml  /?(  aï  h  -i  j  >  m  N«,  ce  qui  est  pos- 
sible, (luisque  fi(/t-h'^) — i^n  croît  indéfini  ment  avec  /i,  un 
aura  un  système  d'équations  linéaires  et  homogènes,  avec  un 
nombre  d^înconnues  supérieur  Ti  celui  des  équations.  Ces  équa- 
tions admettent  toujours  un  système  de  solutions  non  toutes 
nulles;  si  l*{Xyy)  est  le  polynôme  ainsi  obtenu,  les  fonctioDs 
elliptiques y*( II),  y*!  (m)  satisfont  à  la  relation  algébrique 

C  désignant  une  consilaute. 

liemurfjtic.s,  —  Avant  de  quitter  ces  généralitésj  faisons  encore 
(pielques  remarques  dont  on  aura  besoin  par  la  su  île. 

Une  fonction  uniforme /"( m)  est/?rt//-e,  si  Ton  'àf[^u)^=/(^u\\ 
elle  est  impaire  si  Fou  a  /{—  ti}^=  —/(tt).  La  dérivée  d'une 
fonction  (juire  est  une  l'onction  ijn paire,  el  la  dérivée  d^uue  func 


li.     -    KO>«:ri<>\S   DollïLHAUvM"   PKUKUîlQlESi. 

>ii  ifn[iylre  est  une  fonclioii  paire.  D'une  façon  générale^  le^i 
Jrîvées  d^  ordre  pair  d'une  ("on  cl  ion  paiie  sont  elles-mêmes  des 
iiiclîons  paires,  eL  les  tli-rivée^  d'ordre  impair  des  fondions 
I tn paii'cs.  Au  conlraire,  ies  dérivées  d'ordre  pair  d'une  fonction 
impaire  sont  des  fonclions  impaires,  et  Jes  dérivées  d'ordre 
ipair  soDl  des  fonctions  paires. 

Soil/(«)  une  fonction  cllîptitpie  impaire;  si  \r  esl  nne  deini- 

h*îode,  on  doit  avoir  a  la  lois/tirj  =^  ^/( — ^♦^'ji  ^^/{^^')^^/{^^^^*)i 

lisqiie  il"  =  —  tr  -H  -^tt'.  Il  faut  donc  qiie^(»^)  soit  nul  on  infini ^ 

*e$t-à-dire  fpie  \v  soit  un  zéro  on   un  po!e  de  /*(//),  L'ordre  de 

liilliplicité  de  ce  zéro  on  de  ce  pôle  est  forcément  im|>air;  si  iv 

éliiil  »io  xéro   d'ordre  pair  9.n  de  /"(w),  la  dérivée /'^^'*'(w),  qui 

fcesl  impaire,  serait  holomorpite  et  difl'ércute  de  zéro  pour  u  ^  iX\, 

■  Si  iV  util  il  un  pôle  d'ordre  pair  de  /{a),  ce  sérail  un  zéro  d'ordre 

! 


pair  de  yj En  résunié,  loute  demi-période  est  un  zéro  ou  un 


pMe  d'ordre  in  ip  a  ir  et  une  fo  n  c  t  îo  n  rl/ip  i  iq  u  e  in  }p  a  if  '  e , 

Si  une  fonctiini  elli[»ti(pie  piiire  /'(^i)  adincL  une  dctui-période  iv 
pour  pôle  ou  pour  xéro,  tordre  de  muliiplicilé  de  ce  pâle  ou 
»^ce  zéro  est  un  nombre  pair.  En  elTel,  si  [»ar  exen»ple  vr  était 
"n  téro  d'ordre  impair  'An-\-  i,  ce  serait  x\n  zéro  d'ordre  pair  de 
'a  dérivée /'(w)  qui  est  une  fonelion  impaire,  et  de  même  pour 
'•'^pôlrs.  Comme  fe  double  d'une  période  est  aussi  une  période, 
'^J'il  te  que  nous  venons  de  dire  dç^  dejni-pérîodcà  s'applique 
iiussï  aux  périodes  elles-mêmes. 

•>2^  La  fonction  pu.  -  Nous  avuns  déjà  remarqué  que  toute 
'*^^ctjon  elliptique  a  au  moins  tleux  pôles  si jn pies,  ou  un  pôle 
ytJubloj  dans  un  parallélogramme  de  |)ériodcs.  Dans  la  notation 
*'*^  Jacobî^  on  prend  pour  éléments  simples  des  fonctions  ayant 
^^*  pôles  àim[des;  dans  la  ntjlaticui  tie  Weierstrass,  on  prend  au 
•^t^oiraire  pour  élément  simple  une  louction  elliptttjue  ayant  un 
^'^^l  pélc  double  iluns  un  pu ra  1  lé lo|jjra noue.  Comme  le  résidu  doit 
^"C  niil^   la    partie  principale,  dans  le   dojuaiue   du    pôle  a,  doit 

^"*dç  la  forme  - — '■ -»  Potir  acbevei-  de  vjréciser  le  iirobléme,  il 

(  H  —  M  )»  J  I  T 

^yllîtdç  prendi*e  A  ^=  t ,  et  de  supposer  que  les  pôles  de  la  foncLion 

'^'*U\jrîginc  w  =  o  et  tous  les  points- périodes  2tt^ 


l88  CHAPITRE   XV.   —    FONCTIONS  UNIFORMES. 

Nous  sommes  donc  conduits  à  résoudre  d'abord  le  problème  sui- 
vant : 

Former  une  Jonction  elliptique,  admettant  comme  pôles  du 
second  ordre  tous  les  points  2«'  =  2mto-i-  im'tJ,  où  m  et  m! 
sont  deux  nombres  entiers  quelconques,  et  n* admettant  pas 
d*  autres  pôles,  de  telle  façon  que  la  partie  principale,  dans  le 

domaine  du  point  2  (v,  soit r  • 

Avant  d'appliquer  à  ce  problème  la  méthode  générale  du  n**  320, 
nous  démontrerons  d'abord  que  la  série  double 

(21) 


Jmà  I  nt  lu  "1-  m' oj'  jf* 

OÙ  m  et  m'  prennent  toutes  les  valeurs. entières  de  — oc  à  -4- 00 
(la  combinaison  m  =  m' =  o  étant  exceptée)  est  convergente, 
pourvu  que  l^ exposant  [jl  soit  un  nombre  positif  supérieur  à  2. 
Considérons  le  triangle  ayant  pour  sommets  les  trois  points  u  =  o, 
u  =  mtx),  w  =  mo)  4-  m'iù' ]  les  trois  côtés  du  triangle  sont  respec- 
tivement |/// w|,  |m'a)'|,  \miù  -h  m'a>'|.  Nous  avons  donc  la  relation 

|ma)  -t-  wi'io'l'  =  m*|(o|*-f-  m'*|w'|'-h  a/?îm'[ioto'|  cos6, 

0  étant  l'angle  des  deux  directions  Ow,  Oo/(o<c5<^)-  Soit 
pour  abréger  |to|  =  rz,  |<o'|=  6,  et  supposons  aS,b,  La  relation 
précédente  peut  encore  s'éciire 

\nnt}  -\-  /«'io'|2  =  /;iïrtî_h  ni'-b^ûi  intm'ab  cos0, 

l'ang-le  0  étant  égal  ô  à  si  6  *?  ->  et  à  tt  —  9,  si  0  >-  -  ;  ont  anj;le  B 

ne  peut  être  nul  puisque  les  trois  points  O,  w,  w'  ne  sont  pas  en 
ligne  droite, 'et  Ton  a  o  ^  cosB  <]  i .  On  a  donc  aussi 

|mto  -h  /;i'w'|s  =  (i  —  cos8)(//i'r/-  -+■  m'^b^)  -4-  (•osH(  nia±:  ni' b  )-, 

et  par  suite 

Il  suit  de  là  que  les  termes  de  la  série  (21)  sont  respectivement 
inférieurs  ou  é'î:aux  à  ceux  de  la  série    7  { —, r;  )   *  niuUir)liés 


11.    —    FONCTIONS    IJOIBLKMK^T    HÉlVJODIQUES.  j8c> 

tpar  un  facteur  consLant,  cL  nous  savons  que  celle  dernière  série 
tel  ccovergente  si  l^ex posant  -  est  plus  grand  que  un  (1^  n"  172). 
L»a  série  (21)  est  donc  cou  verge  nie  si  l'on  fait  ;jl  :=  3,  ou  ik:=  i. 
D'il  l> rus  un  résultai  démontré  plus  haut  (n'^  320),  la  série 

IOt  il  )  =  -     -h   > —  •; — -  (  it'  —  , 

av< 
ch 


m  tu  ^  m  t»j  J 


tprésente  une  fonction  jnérornorplie  aduieUanl  les  mêmes  j iules 
[avec  les  mêmes  parties  principales  que  la  fonction  elïi|>tique 
]  cherchée.  Nous  allons  montrer  que  cette  fonction  w(w)  admet  pré- 

cUément  les  den\   périodes  2ta  et  ^w'.   Considérons  d'ahord  la 

%tne 

Y\ '■ ^1 


ui)  2*v=:  *A/niù  -r  'A/n'iÈi\  la  souinialion  s  étendant  à  toule?^  les  va- 
leurs lîtitières  de  m  et  de  nij  saul'/zf  i^  h/=^  o,  el  fit  -s  —  1 ,  m*  =  u, 
(jctle  série  est  absolument  i-onvt^iginte,  car  cV'st  la  série.  0(1/  1  ou 
Ton  aurait  remplacé  u  pur  — !itpj,  après  avoir  su[>pj'jmé  deux 
UTines.  On  voit  aisément  que  la  somme  est  nulle,  en  la  considé- 
raûlcoaime  une  série  double»  et  en  évaluant  séparément  chacune 
des  %Qes  du  tableau.  En  relranclianl  cette  série  de  z(h),  nous 
[»ouvoas  donc  écrire  encore 


I 


lwcomlnnaîions(m  ;^  m'==  o)^  (m  =^  —  i ,  m'  —  u)  étant  luujùiiis 
<ï^cl(ie3  Je  la  sommation.  (_^han*^eons  maintenant  u  en  t(  —  2^>; 
3  ^ictit 

ÇOl  —  'Atll)  =  i-  H- V 


'        I 


'**  '^'Jiubinaison  //i  ^  —  1 ,  nt' ^=  o  étant  .seule  exclue  do  la  som- 
"dation,  Mais  le  second  membre  de  celte  égalilé  est  idcntitiue 
^  ?('')•  Cette  fonction  admet  donc  la  période  2ti>,  cl  Ton  vérilie- 
*"*'ï  «le  même  qu*elle  admet  la  période  'iu}\  C'esl  la  fonclion  qui* 
"♦  neierslrass  représente  par  la  notation  pti^  et  tjui  est  ainsi 
Jéfiiiie  par  régalité 


in) 


il'     ^  L'  "  ^  2"')^      '1*''  J 


(u    —  /;ï  tii    T-/Jï'cu*). 


FONCTIONS    L'XIFQBMFS, 


IQD  criAPlTHIS    XV* 

Si  Ton  fiiil  tt  ^=  o  *lans  la  tlilTerfiice  p« -»  Lous  les  termes 

la  sorame  double  sanl  nuls,  et  celle  différence  est  nulle  elle-méif 
La  fonction  p;/ Joiiit  donc  des  propriéléî»  ^iitivante^ii  :  ■ 

i"  Elle  est  donljlenienl  périodique,  el  îidinot  ponr  pôles  to 
les  points  2tv,  et  ceux-là  seulemenl; 

2"*  La  partie  principale,  dans  le  domaine  de  Forî^ine,  est  - 

3**  La  diflerence  pu ;  est  nulle  pour  a  =  o,  JE 

Ces   propriétés   caractérisent    la    fonction    pit.   Ku    effet,    ton 

fonclion  /( tf)  |>ossédîint  les  detix  premières  pro|>riélés  ne  diifè 

^  de  pu  que  [)ar  une  constyute.  pnistpic  la  différence  esl  une  fon 

lion  doubleinenl  périodique  n'ayant  aucun  pôle.  Si  la  foncLic 

est  telle  en  outre  que  /(w) -;  soÎL  nul  pour  u  ^  o,  /(//)  —p 

est  nul  pour  u  =^  o;  on  a  doucy((/  )  ^=^  pit.  m 

La  (onction  j)( — u)  possède  évideninienl  ces  trois  propriété* 

on  a  donc  p{ —  u)  =-  pu  et  la  fonction  pu  est  paire,  ce  tpi'on  vo 

aussi  faeitement  sur  la  for  mule  (21). 

Considérons  la  période  dont  le  module  est  le  plus  petit,  et  soit 

son   module.   Dans  le  cercle  Cg  de  rayon   o,  détail  de  forigin 

comme  centre,  la  différence  pu esl  holomorplie,  et  peui  étr 

développée  suivant  les  puissances  positives  deu.  Le  terme  généri 
de  la  série  (22),  développée  suivant  les  puissances  de  «,  donii 


3«' 


{u  —  atv}* 


{àW}'^  {2.1V)^ 


el  Ton  s'assure  aisément  que  cette  série  admet  pour  foncuo 


inaîorante   -,,-■,- 


et    h    plus    forte    raison    Tcxpressio 


I  — 


\w 


obtenue  en  remplaçant  i  —  7—7  par  1 ^-  Comme  la  série  \  , — 

l  *  I  11'  I    "^  Q  ^d   I  U' 

est  convergentej  il  en  résulte  que  Ton  y  le  tlroSt  d'ajouter  lerm 
a  lerme  les  séries  entières  ohtcjiues  (n*^  267).  Les  coeflicients  dt 
puissances  impaires  de  u  sont  nuls,  car  les  termes  provenant  Ai 
périodes  opposées  se  délruiscnl,  el  nous  pouvons  écrire  le  déx 


II.  KO?<CTlQ?î.S   DOL'IILEIIENT    PERlOmQUES. 

loppemenl  de  pu 


PM  = 


«' 


CWf-' 


nu* 


191 


Um) 


Tandis  que  Id  for  m  11  It'  (22)  s'applifiiie  dans  louL  le  [dan,  le 
nouveau  di^veln|ipemenl  (a-^)  n'e^i  vafabïe  cj*rà  Finlerieur  du 
cercle  Q,  a>anl  pour  cciilre  l'ori|;ine  el  passant  p«ir  le  poinï- 
période  le  pi  y  s  voisin. 

La  dérivée  p'f/esL  elle-merne  une  fonclioii  elliptique,  admettant 
pour  p*iles  du  troisième  ordre  tous  les  points  2ir;  elle  est  repré- 
$e»l«fe  dans  lonl  le  [>lan  par  le  développemenl  eu  série 


iû) 


1  v^  1 

p  «  =  — z  —  '^  y  ' — - — 


D'une  façon  générale,  la  dérivée  d'ordre/*,  p^"' i^  est  nne  fone- 
lïon  elliptique   admettant    tons    les   poirjts    u  ^—  .**r    pour   pôles 


•i^lp^"'!»  r=f—  |)« 


(  —  1  r'  I .A. . . ui-i-  1)7 


(«— ï"')'* 


!^«ii*  laissons  an  lecteur  le  soin  de  vérifier  la  légitimité  de  ces 
développements,  ce  qni  n'offre  aucune  difficulté,  d'après  les  pro- 
priétés établi  es  plus  haut  (n'"!:>98  et  319), 

"28.  Relation  algébrique  entre  pu  et  p'u,  —  D'après  uu 
théorème  général  {n^  32B),  il  existe  une  relation  ai^^éhrique 
«•n Irc  pri  et  p'n.  On  Tobtienl  aisénienl  comme  il  suit.  Dans  le 
domaine  de  Toiigine^  on  a,  d'après  la  formule  (23), 

p'«  =  —  ^   ^    ICiU  -h  4^3  «3.^,  .., 
*  M*  « 

r         3  Cl 


19»  CHAPITRE  XV.  —  FONCTIONS    UMFORAlh'S. 

les  termes  non  écrits  élaiit  lous  nuls  pour  u  :=  o.  La  d 
rence  p'''^{u)  —  4p'w  admet  donc  Toriginc  comme  pôle  du  se( 
ordre,  et,  dans  le  domaine  de  ce  point,  on  a 

,    -,               aocj         ^ 
P*('0  — 4P^"  = j^ 28C3  H-..., 

les  termes  non  écrits  étant  nuls  pour  u  ^^  o. 

La  fonction  elliptique  — loCipu  —  28C3  possède  donc 
mêmes  pôles  avec  les  mêmes  parties  principales  que  la  fouc 
elliptique  p'- —  4p'^»  et  leur  diDTérence  est  nulle  pour  u  =^  o. 
deux  fonctions  elliptiques  sont  donc  identiques,  et  nous  avoi 
relation  cherchée  que  nous  écrirons 

en  posant 

La  relation  (27)  est  fondamentale  dans  la  théorie  des  foncti 
elliptiques;    les  quantités  ^.j  et  g^  sont  appelées  les  invaria^ 

Tous  les  coefficients  c\  du  développement  (7.3)  >:ont  des  fo 
tions  entières  des  invariants  ^^  et  ^3  ;  de  la  relalion  (  2-  )  ou  déd 
en  effet,  en  prenant  les  dérivées  et  divisant  par  '.>,p'w, 

(7.8)  j>'w  =6p«w— ^. 

D'autre  part  on  a,  dans  le  domaine  de  l'origine, 

])"  u  —   —    -r~  2  Cj  —  J  '2  C3  a— i    .  .  .  -H  (  >.  ).  —  •!)  (  1  \  —  3  I  t'x  /^•''«  -  •  -    

lin  remplaçant  pu  el p" u  parleurs  développements  dans  la  i' 
tion  (28),  et  en  identifiant  les  deux  memljies,  on  oblienl  la  1 
lion  de  récurrence 


(•>. 


—   — , , y  c.,  rx_v  [  V  —  1 ,  l^^<^. ,  (  À  —  >  )  I 


(|ui   permet  de   calculer   de    proche    en    proche    lous  les  coe 
cionls  Cl  au  moven  de  c-j  et  de  C3,  et  par  conséquent  do  i!-: 


Il,    —    FONCTIONS   DOLBLEMENT   PEHIDDIOl  i:S.  10 

et  gif  on  Lrouve  ainsi 

Ce  calcul  met  en  évidence  ce  fait  algébrique  remarquable,  t\uc 

toutes  les  sommes  >  r- s'expriment  par  des  fondions  entières 

dcà  deux  preniières. 

Nous  connaissons  a  priori  les  racines  de  pu,  CcLLc  fonction, 
élanldu  troisième  ordre,  admet  trois  raciueii  dans  un  parallélo- 
;;rannnie.  Connue  elle  est  impaire,  elle  admet  \vs  racines  ii  ^^  to, 
w=ù)'^  e/  ^  ti>'' =  tj  4-  tjj'  (n"  326.  lîemarques).  D^iprcs  la  lela- 
1100(27),  '^^  racines  de  Féquation  4j*'^ — g-ip  —  g^^==^  o  sont  pré- 
cisément les  valeurs  de  pu  pour  u  =^  tu,  tù\  tù" .  Oii  représente  ces 
li'ois  racines  par  ei,  f^a,  e^  ; 

ces  irois  racines  sont  difierentes.  En  effet,  si  l'on  avait  par 
eieniple  ei  =  ej,  Téq nation  pu  =^  d  aurai l  deux  racines  doubles  to 
eiù/à  rintérieur  d*un  parallélogramme  des  périodes,  ce  qui  est 
itnpossibb^  [juisque  p^/  est  du  second  ordre.  On  peut  encore  écrire 

<-'^  entre  les  invarianls  g^r  gz  cl  les  racines  (?|,  ^2,  e-x.  l'on  u  les 
ichitioDs 


i-H  e.-h  €f3=  0* 


4 


4 


Le  discriminanl  -^  (^J-^  ^7ôî)  ^^^  nécessairement  différent  de 


JttTO. 


329*  I«a  fonctionna.  —  Si  nous  intégrons  la  fonction  j>«  —  —, 

**»ivaût  un  chemin  quelconque  partant  de  Torigine  et  ne  passant 
1*^'"  aucun  pôle,  nous  avons  la  relation 

U  série  qui  est  au   second  membre  représente   une  ftuiclion 
"'t'coiuor[ihe  admettant  tous  les  points  ti  =^  ^jstv,  sauf //  =^  u^  |>our 


G,  H. 


i3 


194  caiAFiTiLE  \T.  —  poMmoTs  r^aram^ 

pôles  du  yrtmler  ordre.  ELd  cLainireaut  Je  sipie  et  en  ajooUnt 

fracliuD  -  •  nous  poserons 


ao. 


la  reiatiou  pr^cêdeole  peal  ^"écrire 


f      (  îu idu  =  ^  ^u 


el,  en  prenant  lc>  dérivées  de*  deni  membres.  îl  TÎenl 


On  voit  facilement,  sur  Time  ou  l'autre  de  ces  formules,  «^la 
i'oncliMD  I//  est  impaire.  Dans  Je  domaine  de  l'oriçine,  o^ 
d  après  le  dévelop{.»emeDt  •  ^3    el  la  formule  '  3o  . 

;ii  = ^  w—  -z-  «•— — 

u        i  -j 

La  fonction  Ii/  ne  peut  admettre  les  périodes  jw  el  :eu. 
ellf   n'aurait  <|u'un   pôle   du  premier  ordi*e  dans   un   parall^ 
gramme  de  périodes.  M.ais.  les  deux  fonctions  !■  1/  —  j«    el 
aTanl  la  même  déri\ée  —  jp«,  ces  deux  fonctions  ne  difirreul  -■ 
par  une  coDSlanle;  la  fonclion  lu  au<nnenle  dt»nc  d'une  quantf 
coll^tanle  lorsque  1* argument   u  au^imenle  d'une  fK-riv^Jr.  Il 
facile  d  a\o!r  re\preïsion  de  crlle  constante.  Ex:ri\oris,  pour  ^ 
de  clarlé.  la  formule    Jo    sous  la  forme 


eu  cLianjLreaDl  a  ^:u  u  —  ^ij  cl  rn  relranchanî  Je>  deu\  f-.'rniLi!i. 
il  \ienl 

lu—  I",     _  :»  =  _     I  ;   .  j.. 

Nous  poserons 

£T,  =  —   j  yf  d^ .         j  -   =  —    f  :  •"  Jï  » 

•  I*  *  i. 

T  el  7   sont  des  constantes,  indépendantes  de  Ja  lîmile  inîVrit  ui* 
et  du  chemin  d'intégration.  Ce  dernit-r  poinl  esl  cxidcnl  ;  /rio 


K0M:TI'KN-S    nOl  lïl.KXlKNT    I^KHIODICI  I  i^* 


\\ii 


pîsqiïe  Ions  les  résiJiis  de  {n-  sont  nuls.  La  foiintion  ^ti  salis(\>iL 
JûncaHx  (ieii\  relalioris 


X(u  -H  -Ka  )  =  ;«-+-  ir,. 


Ziff 


itKt'  )  =  2^/1  ^  'xtJ. 


Si  Ton  fait  dans  ces  fonmiles  «  =  —  to,  ou  11^=^^  w^  on  trouve 

Knïre  les  ijoatre  quanti  tes  fij,   t»/,   r,,  r/  il  cxtîîIc  une  relation 
très  sitTH»ïe.    Pour   réliiLlïr,   il    suffit   d'évaluer   Je   tleu\  i'açons 

rintégrale  j^uda^  [\T\se  le  long  d'un  |>aralléloj^ramiue  de  soui- 

mets  «0,  Uq  h-  'jw,  «41  4-  '-i  w  H-  "iti/,  ^^„  4-  '^î  *♦>'.  Nous  supposerons 
f|iie  X^u  ïiii  aucun  pôle  sur  le  eontour  et  que  le  coenicieot  de  / 

dans  —  est  posîuf,  de  façon  que  Ton  rencontre  les  sominels  dans 

tordre  ou  ils  sonl  t'crits  quanti  on  décrit  le  contour  de  ce  paratlé- 
lo;*ramme  dans  le  sens  direct.  Il  y  a  un  seul  pôle  de  ^//  à  Tin  lé- 
rieur  de  ce  contour,  avec  un  résitlu  éf,^al  à  H-  ï  ;  riutégrale  consi- 
dérée est  donc  égale  a  27rt.  D'autre  part,  la  somme  des  intégrales 
prises  le  long  du  cc*ïté  joignant  les  sommets  «o,  tf^^-{- vttùy  et  du 
côlé  o|>posé  est  égale  (voir  11"  \Vif^,  p.  1S4)  à 


( 


Ui^^VtS 


[\u  —  Î;  f  «  -A-  ï  ru'  )  ]  df( 


i  (*>f/, 


cl  Ton  voit  de  même  tpie  la  somme  îles  intégrales  provenant  des 
fl^ux  mitres  cotés  est  égale  à  \i<ù*r^.  Ou  a  ilouc  la  relation  annoncée 


ih; 


Calcul 


ions  e 


ncore  Tintégrale  définie  F(^/)  =  j  s^''/'S  P^i^t; 

'«lofigj'iin  chemin  quelconque  ne  passant  par  aucun  tles  pôles* 
On  a 

«'«sorte  que  ¥{u)  est  de  la  forme  }^  [a)  -^ 'à*f\U  ^-V^,  la  cou- 
*tan(e  K  n'étant  délernduée  qu'à  nu  multiple  de  aTz/  près,  car  on 
l'^"Uo»ijuurs  modifier  le  cliemin  d'intégration,  sans  changer  les 
«TStr^niiés,  de  façon  à  atiginenler  rinlégralc  d'un  multiple  quel- 
<^nque  Je  2-/'.   Pour  trouver  cette  constante  K,  culculous  Fin- 


196  CHAPITRE  XV.    —    PONCTIONS   UNIFORMKS. 

l^v —     jdv  le  long  d'un  chemin  1res  vois' 

du  segment  de  droite  qui  joint  les  deux  points  w  et  —  to.  CeU 
intégrale  est  nulle,  car  on  peut  remplacer  le  chemin  d'intégrati 
par  le  chemin  rectiligne,  et  les  éléments  de   la   nouvelle  in 
grale  se  détruisent  deux  à  deux.  Mais,  en  remplaçant  u  par  — 
dans  la  formule  qui  donne  F(£/),  Ton  a 


£ 


l^ç  dv  =z  —  '2  r^  o)  -4-  K , 


et  l'intégrale    /        -  ch  est  égale  à  ±Tzi,  de  sorte  que  Ton  p- 

prendre  K=  27^(0  zb  TTi;  en  ne  faisant  aucune  hypothèse  sur- 
chemin d'intégration,  on  a  donc,  d'une  façon  générale, 


«(4-f-tb> 


(33)  /  t^vdv  =  'Ar,(ii  -htiù)-h{int-^i)Tj,    . 

m  étant  un  nombre  entier,  et  l'on  a  une  formule  analogue  pcrC^ 

330.  La  fonction  <tu.  —   En  intégrant  la  fonction  ^a —  - — 

long  d'un  chemin  quelconque  partant  de  l'origine  et  ne  pass»^ 
par  aucun  pôle,  nous  avons 

et,  par  suite, 

(34)  ue^o     ^      "^     ="n('-7^)^^"''^- 

La  fonction  entière  qui  esl  au  second  membre  est  la  plus  siinj^ 
des  fonctions  entières  qui  admettent  pour  racines  simples  tou  «- 
les  périodes  'iw;  c'est  la  fonction  t// 


(35)  -  =  "n'(-;i^)*^ 


H  II* 


tiJNCIlQNâ    QOLOLKUENT    PEAIOUIQIES. 


197 


L*égî»lilë  (34)  peul  s'écrîir 


mfm\ 


tin 


el,  en  prenant  les  cltMMvées  logarilhmiqiies  des  fleii\  membres,  il 


vient 


(%) 


ta  foE 


double 


U  loncLion  t«,  etanl  une  (onclion  entière,  ne  petit  elre  double- 
ment périoiIir]ue;  fjuant  Far^uinent  augmente  d'une  péx-iode,  elle 
est  iiiultiplit-e  par  un  facteur  exponentiel  i]iic  l'on  peut  déter- 
miner comme  il  suit.  On  lire  par  exemple  de  la  formule  (3i  l/is) 


T  ('  «  -+-  at  to  ) 


î«  iht 


e'  *' 


e'  " 


V  re  Tacteur  a  «itë  calculé  plus  haut,  et  l'on  a 
On    l  ro  «  V  e  d  e  m  è  m  e  1  a  fo  rni  u  I e 

Les   fonmiles  (35)  ou  (3'i  ii'.ï)  mêilenl  en  évidence  Tune  et  Tautre 

■  que    «3-^/  çsi^  ,|t]fj  fonction  impaire. 
^*     Ion  développe  lelle  rnnction  ru  suivant  les  puissances  dew, 
le  «1^  veloppement  obtenu   sera  valable   fi  a  os   tout  le  plan.  Il  est 
lacii^  de   montrer  que    lotis    le»    coeJlîeientâ   î^oul    des   (onctions 
^cali^  res  de  ^2  et  de  g^i*  Nous  avons  en  elîel 

r"(r,u^'-\du  =  -  ^,  «  -  £1  «■-...-  ^-5^ —  «».-... 

-'«»  \, ^  «  /  i . 4  h.b  2 A (  1 A  —  i) 

^^  ï^îir  suite, 

—  r\  M^-^r^^*"-  ... 

'^n  voit  qu'il  ny  a  p.is  de  terme  en  (i\  et  qii*on  coedlcieiit 
H^^*conque  est  une  fond  ion  entière  des  f>  et  par  suite  des  in  va- 
variants  ^rj  ^i  g^\  les  cinq  premiers  termes  sont  les  suivante  : 


ii^^/>     a».3.j.-     2^'j*.).;     2^SM^7. 


FON*  1  IONS    l  NIFORU KS . 


I9S  CHVl'ITlit:    W, 

Les  Itojs  Ion  étions  p«,  Zn^  'ju  sojil  les  élrnu^iU  csseiiUels  de 
la  lliéortc  des  fondions  fjlli cliques.  Les  deux  premières  se  dédui- 
sent de  'j it  im  rniMen  des  deux  rrlalioiïs  l  m  =^  — *  p;/ ^-  — T^//. 


33 L  ExpreBsions  générales  des  fonctions  eUiptiqua s.  —  Toute 

lonction  t  lli|ïtii|ue  f{it)  |ïeul  s*e\ primer^  suit  au  mojea  de  la 
seule  foDclioij  a^/,  soit  au  irioyeii  de  la  foDCtio»  X^u  et  de  ses 
tl*.' rivées,  suit  an  nioveii  des  deux  Oiuetîoiis  pu  ^i  p' u.  Nous  expo- 
serons sueciiicLeiueiiL  les  trois  méthodes* 

I*    Expression  de  f{n)  an    moyen  de    la  fonction  tu,  — 
Soient  <ï, ,  fï^j,  .  .  . ,  rt/i  les  zéros  de  la  ib  net  ion  /{u)  dans  un  parai* 
lélog  ranime  des  périodes,  et  //,,  /^^,  •  .  . .  b„  les  pôles  de,  fsu)  du  us 
le  même   para  l  té  lo^  ru  m  me,  cliaeun  des  zéros  el  des  piMes  étanî^l 
coin  pi  é  autujU  de  fois  qne  Texige  sou  degré  de  mnllîjdieilé.  Entre^ 
ces  2.éi'os  et  ces  pôles  ou  a  la  iclatioi* 

(fo)  «1 -h  «jH-.  ..-f- a^j— è,H- &i  H-. .  .-h  è.iH- 20, 

2O  cUaJïl  tme  jjérioJe.  Cela  pos'%  considérons  la  fonclion 


^i{u)  = 


7{H  —  hi}  .  .  .   7{  tt  —  l/jt  —  A  Lt  ) 


Celle  fonclion  a  les  mêmes  pôleâ  et  les  mêmes  zéros  que  la  foO' 

tion  f{fi)f  car  les  seuls  zéros  du  facteur  cr(//  —  Ot)  sont  a  ^  a/ 
les  valeurs  de  u  qui  ne  Ji Aèrent  de  a/  que  d'une  période.  D'antre 
part,  cette  fonction  ^{ti)  est  doublement  périodique,  car  si  Ton 
citante  u  enj^  +  utL»,  pur  exenqdcj  la  rc-latiou  (i'j)  prouve  tpie 
le  numérateur  et  le  dénomioaleur  de  f[u)  sont  multipliés  respeo 
livemenl  par  les  deux  facteurs 

( — I  y*  (.ïtjiMrt  w/ifl-a, -«,--..  ^a^)^      ^ j)«^nri'>lM+*/i(ii-A,-A,-.., -6^-tO) 

et  ces  deux  facteurs  sont  égaux  d'après  la  relation  (i<*).  On  verrait 

de  même   que   Ton   a   t&(K -h  201')  =  »(«/ I.   Le  quotient  -^--^  c! 

donc  une   funelion  doublement   périodique   de  «,  n'ayant  aucun 
infini,  c  esl-à-dire  une  constaiitei  et  uoiis  pon\ous  écrire 


1 


(40 


JdD^C 


g(  1/ —  0|>J(  u  —  ai).  ..9(  u  —  q„) 
Il  —  Il  ))  a  {  Il  —  ù,} . .  .  ■}(  u  —  ô„ >li| 


II.    ^    FONCTIONS    lIOL'BLKillJNT  PKIUOIIIQUES.  199 

Pour  déterminer  la  conslanlf  C,  il  suffira  de  donner  à  la  variables 
une  valeur  c|ui  ne  soit  ni  un  pùle,  ni  un  z«>o. 

D'une  façon  [Ans  générale,  pour  exprimer  la  fonction  ellip- 
ù^ii€ /[u)  au  moyen  de  la  fonction  lu^  quand  on  connaît  ses 
pôles  et  ses  zéros,  il  suffira  de  choisir  n  zéros  {a\^  a'.,,  .  ,  .,  a]J,) 
tin  pôles  (b\,  h[^^  •.  ,,  6^^),  de  façon  que  toute  racine  de  /(u) 
s'olitienne  en  ajoutant  une  période  à  Fnne  des  quantités  a[^  et  tout 
poledey"(//)  en  cloutant  une  période  à  Tuue  des  quantités  /j[,  et 
((ue  Ton  ait  en  outre  S«^=3SA^*  Ces  pôles  et  ces  /.éros  peuvent 
éUv  situés  dans  ie  plan  d'une  façon  quelconque,  pourvu  qu'ils 
vérifient  les  conditions  précédentes* 

i"  Expression  def{ti)  au  moyen  de  ta  fonction  ÎJ  et  de  ses  deri- 
vi€s>  —  Considérons  A'  pôles  ai,  a.^  •  .  - ,  fik  de  la  fonction  /{u), 
lels  r|ue  tout  autre  pôle  s  obtienne  en  ajoulaut  une  période  à  Tun 
decetïi-là.  On  peut  prendre  par  exemple  les  pôles  situés  dans  un 
tnéine  parallélogramme,  mais  cela  n'est  pas  nécessaire.  Soit 


la  partie  principale  de  f[u)  dans  le  domaine  du  point  aï. 
La  différence 


1=1 

«it  une  fonctiou  holomorplie  dans  tout  le  plan;  c'est  de  plus 
"ûe  fonction  doublement  [»énodique,  car  lorsque  Ton  change  u 
m  tt-)-2Cii,  cette  fonction  est  augmentée  de  —  2rjSA/*,  quantité 
<JUï  est  nulle,  puisque  SA*/*  représente  la  somme  des  résidus  dans 
^^  parallélogramme.  Celle  dilférence  est  donc  une  constante  et 
Ton  a 

/(«)=  C^y  [a/  ;(«-«,) -A/^ ;'(>.- a/)... 
I  \  "^  1 


Lii  rorniulê  prëcédenLe  est  due  à  M.  Ilormîle.  Pour  pouvoir  Tap- 
|>fiquei%  il  faul  connaître;  les  pôles  de  la  foiiclion  elliplique/"(fi 
el  les  [larlies  princijïulcs  correspondantes*  De  même  que  la  for- 
uni  le  (4i)  est  Tanalogiie  de  la  fornuile  qui  donne  Tev pression 
d*une  roncLion  rationnelle  par  un  r|uolient  de  deux  polj'nomes 
décomposés  en  leurs  factt-'nis  linénireSj  la  forntule  (4^)  esl  Tana- 
logue  de  la  formule  de  décomposition  d'une  fraction  rationnelle 
eu  élémenls  simples.  G*est  ici  la  fonction  ^(a — a)  qui  joue  le 
rôle  d'élément  simple. 


3"  Expression  de /{a)  att  moyen  de  pu  el  di*  p'(f^  '-  —  Con 
sidérons  d'abord  une  fonction  elliptique  paire  y(«).  Les  zéros  de 
celte  fonction,  ffui  ne  sont  pas  des  périodes,  sont  deux  à  deux 

opposés;  nous  pouvons  dune  trouver  n  zéros  (r/,,  r?2 a„) 

tels  que  tous  les  zéros  autres  que  les  périodes  soient  com|»i  is  dans 
les  formules 


I 


+:a,4-înv, 


:aj 


rt  «„-ha<e. 


Oo  prendra,  par  exemple,  le  parallëlo^raiume  ayant  \muv  sunimet 
les  points  oi  -\-  w',  w' —  w,  —  m  —  tij\  tù  —  w',  et  les  zéros  située 
dans  ce  parallélogramme  du  même  enté  du  ne  droite  passant  par 
Torigine*  Si  un  zéro  fii  n'est  pas  une  demi-période,  on  fera  fi ;;:^urer 
ce  zéro  a,  dans  la  suite  a\,  ft^y   «  —  *  (^t*  autant  de  fois  qu'il  y  a 
d'unités  dans  son  degré  de  multiplicité.  Si  le  zéro  Oi  fiar  exemple 
est  une  derai-période,  ce  sera  un  zéro  d%>rdre  pair   ir  (n**  326, 
/iemarqtjes);  nous  ferons  figurer  ce  zéro  r  fois  seulement  dans  h 
suite  a(,  a.y  *  •    .  <^w  Cela  étant,  le  produit 

admet  les  mêmes  zéros  que /*(«),  au  même  degré  de  multipUcitéJ 
sauf  si  Ton  ayYo)  ^i^  o.  On  formera  de  même  un  autre  produit 

{pu—pl*t  M  pn  —  pbth  .    (  j»«  —  p^mh 

admettant  pour  zéros  les  pôles  de  /(«)  au  même  de^ré  de  multt- 
plîcitéf  en  faisant  abstraction  des  points  périodes./Poson! 

^  ipu  —  pbi){pu  —  p6,),.  .U>M  —  pù,n  ►* 

le  quotient  ~—  est  une  fonction  elliptique  qui  a  une  valeur  finie 


I 


4 


II.    —   FONCTtOXS   DrumtEMKNT    rÉRlODlQUEfi. 

\Hdiffcreniedc  zéro  pour  toute  valeur  Je  u  qui  n'esL  pas  mie  pé- 
Iriode.  Celle  fonclion  elliptique  se  rédnÎL  à  une  conslante,  car  elle 
I  ne  pourrait  avoir  pour  pôles  que  les  périodes,  et,   s'il  en  était 
ainsi,  riuverse  n'aurait  pas  de  pôles.  Ou  a  donc 

/(II)  r=  C  ^^^'^  ^^^^  -^^^  H^pa^)...  ipu  —  p  a„  ) 
^  <  ptt  —  p  fji  }tpn  —  pbt)  ...ipu  —  pb,„)' 

Si/((«)est  une  fonclion  elliptique  impaire,  "  ' , —  est  une  Tonc- 

lion  paire,  et  par  conséquent  ce  quotient  est  une  fonclion  ration- 
nelle de  pfi.  Enfin  une  fonclion  elli[>lique  quelconque  F(f/)est  la 
jomme  d*iine  fonction  paire  et  d'une  fonction  impaire 


V\  u)  ~  -i 


«L 


ppliquanl  les  réstj liais  pr*?cédenls,  on  voit  que  toute  fonclion 
elliptique  [teut  Hlre  mise  sous  la  forme 

M3)  F(  u  \  =  H  t  p  a  )  H-  p*  M  R I  (  pu ), 

AhR,  etanl  des  fondions  rationnelles. 


331  Formules  d^addition.  -  La  formule  d'addJiion  pour  la 
fonction  sinx  [jerrnet  dcxpi  iuirr  siji(a  -f-  fc)au  moyen  des  valeurs 
ac celle  fonction  et  de  sa  dérivée  pour  x  ^n  n  et  x  =  6.  Il  existe 
"OC  formule  analogue  pour  la  fonction  pit\  seulemeul  Tex pression 
tlep(«-|-i>)  au  moyen  de  pit^  pr,  p^«,  p't'  est  un  peu  plus  com- 
pliquée, à  cause  de  la  présence  d'un  dénoniiualeur. 

iVo()osons-nons  d'abord  d'apjdiquer  la  formule  générale  (^^i), 
OM  figure  la  fonclion  o-f/,  a  la  fonclion  elliptique  p  w  —  pv.  On  voit 


nQm^dîalement  que 


7(  M  -L-  ï')a(«  —  r  ) 


est  une  fonclion   elliptique 


^flnicllani  les  mêmes  zéros  et  les  mêmes  pôles  que  pu  —  jh\  On 

•1  donc 


pu—pv- 


C 


-V) 


7- a 


pour  déterminer  la  constante  fl,    i!  stiffil  de  multiplier  les  deux 
'neni b t'es  pa r  3- -  ^/ .  et  d e  iVne  t e n d r c  tf  v c rs  zé ro ,  Ou  l ro u \ e  ainsi 


•>.01  CHAPITRE   XV.    —    FONCTIONS    UNIFORMES. 

la  relation  i  =  —  Ct^p,  d'où  l'on  lire 


(44)  pu  —  pv  =  — 


7*  U  O"'  Sf 


Prenons  les  dérivées  logarithmiques  des  deux  membres,  en  regar- 
dant p  comme  une  constante  et  n  comme  la  variable  indépendante. 
Il  vient 

— ^^ —  =  l^(u  -h  v)  -^  l^iu  ~  v)  —  ii:^ u; 

en  permutant  u  et  v  dans  cette  formule,  elle  devient 


pu  —  pç 
enfin,  en  ajoutant  les  deux  formules,  on  obtient  la  relation 

//-\  y/  ^         r  Y  l     p'u  —  p'v 

2     pu  —  pV 

qui  constitue  la  formule  d'addition  pour  la  fonction  ^u. 

Eu  diflférentiant  les  deux  membres  par  rapport  à  w,  on  obtien- 
drait l'expression  de  p(u-\-v);  le  second  membre  renfermerait 

la  dérivée  seconde^" M  qu'il  faudrait  remplacer  par6j3^«  —  —•  Le 

calcul  est  un  peu  long,  et  l'on  arrive  au  résultat  d'une  façon  plus 
élégante  en  démontrant  d'abord  la  formule 

(  46  )  p(u-^  V)-i-  pu-^-  pV  =  [^(u-r-V)  —  ;  W  —  ?  t'  ]*• 

Considérons  toujours  u  comme  la  variable  indépendante;  les 
deux  membres  sont  des  fonctions  elliptiques  admettant  comme 
pôles  du  second  ordre  r/  =  o,  «  =  —  ç>,  et  toutes  les  valeurs  qui 
s'en  déduisent  par  l'addition  d'une  période.  Dans  le  domaine  de 
Torigine,  on  a 


et,  par  suite. 


= \-  UL  V  -r-  au-- 

u 


I 

*.3LU  ■ 


La  partie  principale  est  —  >  comme  pour  le  premier  membre.  Com- 
parons   de   même   les    parties    principales    dans   le   domaine   du 


U.    —    FONCTIONS   DOL'BLEMKM    l'EHlOl*IQtK8. 

paie  u  =  —  K\  Eli  posant  (i=  —  v  -\-  h,  nous  avons 


'iO% 


;a  -;(^t'-r/n  — ;r=  ^  —ht\ 


3A«- 


i:/i-:(/*-r) 


A^ 


Upariic  [>riuci]iril<!  du  second  membre  de  lu  forinule  (46)^  dans 

le  iliimaine  en  iioiiil  ii  ^=l  —  r,  est  donc  - — — -— »  comme  pour  Je 

premier  membre.  La  diflerence  ne  peut  donc  elre  qu'une  con- 
iîanle,  Pour  évaluer  cette  cou  s  tau  te,  comparons  pur  exemple  les 
Jéveloppements  dans  le  domaine  de  rorigine;  on  a,  dans  ce  do- 
mai  ne, 


1>(  M  "h  tM  H~  J>  «  -h  JU'  = h  2  P  I'  H~   It  p  V 


Eiu'iimparanl  ce  dL'velu]i[>emcnt  à  celui  de  [Ç(f/  H-  r) —  "i^u  —  s*']^i 
m\oa  tpic  Ja  diOéréïice  esl  nulle  ponr  w  ==  o.  La  formule  (4^) 
esldonc  établie.  En  rapprocbant  les  deux  foi  mules  (45)  et  (46), 
uuolilient  la  formule  d^addîlion  pour  Ja  fonction  pft 


m 


V  (  /*  -h  1  )  —  11  «  -+-  p  «r*  —  7  f — 


33ti.  Intégration  des  fonctioïis  elliptiques.  —  La  for  nui  le  de 

teûmptiâittoû  de  M*  H  ermite  se  prête  inrutcdiatement  à  Tintégi-a- 
Uoo d'une  fooclion  ellijiticjue.  On  déduit  en  eflel  de  la  formuJe  (4a) 


m 


\j/(u)du  =  CH^^^\\/L,r^\'7iii-a,)]-A^jX(U'- 


ai)- 


l 


Nouf  voyons  que  I^inlégrale  d'une  fonction  elliptique  sexprîinenn 
ûïoyen  deï*  mi^mes  Itiinscendantes  t,  Ç,  j>,  que  Jcs  fonctions  elles* 
mêmes;  mais  la  fanction  7 r/  jienty  Gourer  sous  le  signe  log.  Pour 
«e  rintégrale  d'une  fouttion  elJi[)tique  soil  elle-même  une  fonc- 
lîoa  elliptique,  il  faut  d'abord  que  riolégrale  ne  présente  pas  de 
^mrols  critiques  lo^^aritlimiques,  e'est-u-dire  que  tous  les  ré- 
du§  A'{'  soient  nuls.  S'il  en  est  ainsi,  rintégrale  esl  une  fonction 
romorphe:   pour  qu'elle   soit   elliptique,   il   suffira   qir*elle  ne 


doîi  1  ufj  lire  ^^  —  V  -  Z  ^y  ^  t  -  S:  t»?  condiliuBr  «om:  iï 
de  H-  Hermiie- 

aii  lieu  d  *î«i|titfv*:f  lif  ntéttiifDr  •:"i»»-raH:.  StiK  i  inuzirrr'  s  f«»-ii 
ik^ti^  1*.  j  w    ~  ;   «K.    ;  ir   .  î:  »fî  1;   *::iiiii!  ti*r-  fnnrtioi»'  TaiMwnrsIi 

Qttau*  «  r»m*-^ tiii»:    /  t*«   ;  L    tfa.  ut   ï»i»urrsâii.  fiar  dff?  «p-raums 

«eUe*.  f;uniUît*é*rf  ^ver:  à*:4'  mirr^-aiii»»*  |»iit  |M4rtî<îf  roinrciiMi*»fair 
•k».  1»  rfÉSK:fA«;T  ^  un  f;*;rti»iu  iii«nji»r*-  d'iiiirr'Tilc*  î_;ii«eî>.  mûr  rei 
dr^H  •!«  reCatf  »:  i»oiifr  ui*<r  auir*:  iiimie  d*?f  cal  mi*  qui  oin  fat  ori* 


Vvuf  4#\viit'  vu   «vniui^iit   'tUe  iûirrri'î''  *''^  df^- «n; t»'«se  ft   cet 


I'   /y  <rU«it  Ufj  [/'Ayu'jiu*:  \it*:iu\*'.i  axe:  -;«  «iriivre  et   a^cc  4  /   — 

H»  r#;%eoafit  ;»  h   \'4tië\A^  u.  ou  voit  d.nc  que  l'inlt'jrale    /   I 
étkl  éfi'éir'é  tiut  (oaf,i't*tu  rationnelle  de  ;  w  et  de  ;'w.  au^menléo 


FlïNCTKJXS    DOlULEM£.\T    t^U»IOl>igl£â. 


\m  nombre  d^intè -craies  iclïcs  que    /  (pu }" du,  ci  d*amres  intégrales  de 


Qipit  )dti 


et  celle   réiiuclion    peut    être   elleciuee   par   des    opérations   rationnelles 
{tmilliplicalians  el  divi irions  ûc  ]ml\noJneft)  combinées  avec  certaines  in« 
lé^ratioDs  par  parties. 
On  obtient  aiiémenl  une  formule  de  récuirence  pour  le  calcul  des  inlé* 


giilc»l«=  f  (pay*iiu.  Dans  la  rebiii 


—  [(p«)'^-^jw.J: 


îj{  p«)«-ïj)''«  -r-  i  p u y^- \if  U 


rcBiplaçoos  p"*u  el  p" a  par  4j^"  —  é'ïT"  —  è's  ^^  t>^'w  ~  7  ^i  icspecli- 
mteoLî  il  vient ,  en  ordonnfint  par  rapport  à  pu, 

^[ipur'ipu\ 
Cl  l'on  en  tire,  en  iJkLégrant  les  ileox  membres, 

Enfaisaol  successivement  dans  cette  formule  n  ^  i,  2.  3,  . . ,»  un  calou- 

l<ra  de  proehe  en  proche  toutes  les  intégrale?  l,t  au  moyen  îles  deux  pre- 
)«ieres  1^=  w,  li=  —  Çw. 

IViur  pousser  plus  loin  b  réduction  des  inléj^' raies  de  la  lornje  (  ig  ),  il 
fititlra connaître  les  racines  du  juilynonie  P(/),  Si  î'on  connnit  ces  racines^ 
**n  famènera  le  calcula  celui  iruii  certain  nombre  d'intégrales  de  la  forme 


J    ptt  -  JH 


i"^éiiin  dilTérent  de  Ci^  ^1,  ^3,  puisf|ue  le  polynôme  F(0  '^^^  premier  avec 
^^^iî^  —  ^M*  t^a  valeur  «le  ç  n'etjt  tlom'  jins  une  demi-période,  et  p'v 
icUpas  nyl.  La  formule 


p'i^ 


=  Cl  M  --  i^)—  ïf  "  —  r)  -  a  ïi^ 


pH  —  pv 

'Uyjf  jïlus  haut  (n"  332)  nous  donne  alors 
—  r 


(5.)  f     ''" 
J  pu  —  p 


[Log7(w^p)—  Loga(ïi  —  V}—  >.«ïr]  4- C. 


ssitruîx.       —     .  - 


—  IT.-— T^VA 


|-  • 


•I     .1     t-:L    -fi    u-Di.rc  9m  ^- 


1 


ir'IIlii»    f*r    i^ 


-•     -    _.  iir-nr.     u        -i  iiin.r.  r-ni- 


"1—     ■:      i    -  r*-:     i»u    ■  î^•■->- 


V  _ 


r      .  7       1    — 


•■Tlrî      ^'"li- 


t- ONCTIONS    DOl  MLtMENT    PEBIODÏQl'ES» 


ai>7 


est  égal  ay  terme  général  île  la  jiremîcre  série  (Sa),  multiplié  par  —  y-'  ^-»itf<'. 
U  foDClîon  ^{v)  sati-^faîL  donc  aux  deux  relaiîons 


(H) 


On 


(Jo 


0 (i  -t-  T )  =  —  7-1  e-*"'^' 0 (  i-  ) : 


m  relations  montrent  que  la  foiiclîoii  f){v)  admet  pour  zérus  louâ  leâ 
l^otDtâ  rni^  Wt*ï  'T*!  et  /«t  étanl  des  nombres  entiers  arbitratr<^s,  poîiitifs 
ou  DégaLîts,  puisque  Toiigine  est  mic  racine. 

Ce  îunt  là  les  seules  racines  de  l'équation  Ouv)=o.  Considérons  en 
clïel  un  parallélogramiiie  ajanl  pour  sommets  leï^  quatre  points  l'i).  i-u-r-  1^ 
l'i-hi^  T,  VyH-  T,  le  picuiier  sommet  v\  étant  pris  de  telle  façon  qu'aucune 
d«  racines  de  0(\'J  ne  soit  sur  le  contour.  Noui»  allons  montrer  que  Tëqua- 
tionft(r|=o  a  une  seule  racine  dans  ce  parallélogramme.  Il  suffit  pour 

fêla  de  calculer  Fintégralc    /  t— -  d^f  prise  le  long  du  contour  dans  le 

Mttf  liirccl;  il'aprés  niypolhcse  faite  sur-:,  on  rencontre  les  sommets  dans 
lurdro  où  ils  sont  écrits. 
I^es  relations  ('j4)  on  déduit 


0'(f- 


I  ) 


Ht'-Hu 


O'f  r 


fJlV'^^T» 


bjircmiéredeces  relation'»  mr)ntre  qu'aux  points  correspondants  n{  Jti^.  ~\}^ 

et  ft' lies  deux  cùiés  AD,  BG,  l;i  fonrtion reprend   la  même  valeur. 

'Mil       ^ 

^mmtttb  dcu\  côtés  sunt  décrite  diins  des  sens  opposés,  la  somme  des 


^<»ta/ 


iOl^grtles  correspondantes  est  nulle.  Au  contraire,  si  uouh  prenons  deux 

poieii  correspondants  m^  m'  sur  tes  cAiés  AB,  DG,  Va  %'aleur  de  ^     -  au 

P<>Mt  m*  est  égale  à  la  valeur  de  la  même  fonction  au  point  m,  diminuée 
I  W aTTt.  La  somme  de^  inléj^rales   pru\enant  de  ces  deux  côtés  est  doue 

^^île  ù    /      —  'iKiiiVt  c'csi-ù-dire  à  'iizî.  Cou* me  il  y  a  évidemment  dtius 
I  *-'cut 

'*  pàrafifijog ranime  ABCD  un  point  et  un  seul  dont  l'affixe  est  de  la 
\'^Tmt  m^-r-  mt'i  il  s'ensuit  que  la  fonction  O(t')  n'a  pas  d'autre>  zéros 
(*l«cccuvlâ. 

£n  ré*umé,  la  fonction  O(ir')  est  une  fonction  entière  ioïpatrej  admellaut 


ao8 


ClIAinTUK    XV,    —    PONCTIONS    IMFOHâlKii* 


pour  ïi'ïus  siriiples  Uiu^   ît's   |Mt*nts  rn^-hm^z^  et  ceux-là  seuleiiienlt  t*t 
viiririaul  les  re]aLîons(54  ).  Soient  lualnleuaiu  iiu,  itu' deux  périodes  LclJc** 

quf    te   coefficient  de   i  dans   —   soit   positif.   Remplaçons   daas  (ï(v)  la 

...  n  iÛ  .  ,         r  ' 

vai'jable  v  par  - —  et  t  par  —  »  et  ^tnl  o\  ii\  lu  functiun 


(55) 


©(u)  esl  une  funclioii  eaiiére  inipaiiL',  ïuIrncUant  pour  zéros  du  (MemH'r 
ordre  toutes  les  périodes  a  «•  =  imui  -t-  'im'u)\  et  les  rclalîons  <  54)  ^o"'^ 
remplacées  par  les  suivanles  : 


-r.,(- 


(56)      ^(  w -+- ata)  =  —  o(«),         ^f  w -h  i(ti')  —  —  e 

Ce5  propriétés  sont  très  voisines  des  propriétés  de  la  fonction  lu.  Tou*' 
retrouver  3k,  il  suffit  de  uiiilliplirr '^«  par  un  facteur  exponentiel.  l*usoii^ 
en  elFet 


(57) 


•jt.m       — «• 


Tj  était  t  la  fonction  de  tu  et  de  (d'  définie  comme  on  t'a  vu  plus  haut  (  n»  SJI'J  i; 
4^1  M)  est  encore  une  fond  ion  entière  impaire  admeltant  le*î  mêmes  léros 
que  ^1  «).  La  première  des  relations  (56)  devient 


^  0(0) 


(  5«  ) 
Nous  avons  ensuite 


ô{n)  =  —e''^^**^*^^'\f{ti\ 


♦j/(  w  -H  2  w  )  —  — 


—  M'H-îttï'i* un-w'j 


^J\o  j 


?(«), 


*ju,  en  tenant  eu  ni  p  te  de  la  relation  t/o' — vj'w  =  — t 


i  >y) 


4^(  M  -r-  îita'  )  =  ^  eM'"-*^^'^*itlu). 


Les   relations  (58)  et  (jq)  sont  identiques  aux  relation^*  établies  ptu« 

Kaut  pour  la  fonction  itt.  Le  quotient  -  admet  donc  les  deux  période» 

•*(jj  et  îftj',  puisque  les  deux  termes  de  ec  rap[iort  sont  multipliés  par  un 
même  facteur  lorsque  «augmente  d'une  période*  Lc^dcux  lonttïoiis  a>ant 
les  mêmes  zéros^  ce  rapport  est  constant;  d*atllcu»s  le  rocfficienl  de  u  dans 
le«i  deux  développements  est  égal  à  un*  On  a  donc  7U  =  'lf(n\^  ou 

0(0)  \Ato/ 

Cl    la   fonction    lu  est    ramenée   à   ta    fonction   0,    comme    nous    ra\ions 


IJL    —    INVEBStOM.    —   CÛIRBES    DU    PRKMIER   GK?*flR.  ÎOC» 

annoncé*  Lorsque  l'on  ijonne  ii  l'argument  v  des  valeurs  réelles»  le  module 
lie  ^  èlaiil  inférieur  à  l'unité,  Ici  série  (  53  )  est  tré**  rapidement  eonvergenle. 
Nous  ne  iJéveli>[*perons  pas  davantage  ces  indiealions,  qui  suffisent  pour 
faire  prévoir  le  rûle  fondamental  <!e  la  fonction  f)  dans  les  applications  des 
foticlions  ellipli<jues* 

lïL  —  1^VERSI0^.  —  COURBES  DU  PREMIEt^  GENHE, 

335.  Relations  entra  les  périodes  et  les  invariants.   -^    A  tout 

système  de   Jeux  nombr^^s  complexes  w,  ti}\  dont  le  rapport  ^ 

n*est  pas  réel,  con^espnod  une  fonction  elliptique  pit,  complète- 
loetit  dtUerjninée,  admettant  les  deux  périodes  aw,  ato',  et  régn* 
liére  pour  toutes  les  valeurs  ilc  ti  r|iû  ne  sont  pas  de  la  foririe 
a/nw -H  2m%i>',  toutes  les  périodes  étant  des  pAles  du  second 
ordre.  Les  Ibnctions  ^ii  el  lu^  i[tii  se  déduisent  de  pn  par  une  nu 
deux  itilci^rations,  sout  é^^aleaieot  déterminées  par  le  système  des 
périodes  (^«o»  2  ta').  Quand  il  j  a  lieu  de  mettre  ces  périodes  en 
évidence»  on  peut  employer  la  notation  j)(^/|tjj,  W)^  ÎJ(ii[oj,  tu'), 
w(u\tiif  co')  pour  désig-uer  les  trois  fonctions  Tondameutales. 

Mais  il  e^t  à  remarquer  que  Ton  peut  rf^mplaccr  le  système  (w,  0/) 
par  une  inlinité  d'autres  systèmes  (tl^  iï)  siius  clianger  la  fonc- 
tion pu.  Soient  en  etfet  m  y  m'y  fi,  n'  quatre  nombres  entiers, 
»  positifs  ou  négatifs,  tels  que  Ton  ait  mn'  —  ui* n  =  zh  i,  Sî  nous 
posons  Q^mti>H-/Ho\  Û'^  a/i'w -l- /l'dj',  nous  aurons  inverse- 
ment ti)  ^^  r!i(/ï'U  — /îQ%  0/=:  ±(«î  Q'— w'O),  et  il  est  clair 
que  ton  les  les  périodes  de  la  fonction  elliptique  pu  sont  des  com- 
binaisons des  deux  périodes  aQ,  aû\  tout  aussi  bien  que  des 
deux  périodes  ^ita,  2m\  On  dit  qtie  les  deux  systèmes  de  \hi- 
riod€s(a(i>,  2ùi')et{aÛ,  2!)') sont  éiiuivaltMits.  La  fonction  p(«|Q,  iï) 

>  admet  les  mêmes  périodes,  les  mêmes  [ïôles  avec  les  mêmes  par- 
ties principales  que  la  fou  et  ion  j3(i/  |  to»  to'),  et  letir  différence  eîst 
nulle  pour  a  =  o.  Elles  sont  donc  identiques  :  ce  qui  résulte  au^si 
■  du  développement {22),  car  Tense m ble  des  quantités  2mw-h2/7j'ttV 
e>t  ideijli<[ue  à  Tensenible  des  qumuîtés  iinQ  -h  a/?/Û'.  On  a,  pour 
la  même  raison,  Ç(«  |  tl,  iïj  ^=  ^[tt  \  tij,  to^),  t(  »  |Q,  Q')  =  ^(«  |fii,  to'). 
b        De  même,   les  trois  fonctions   pa^    ^(t,    tu  sont  cntièretneut 
^Héieniunées  par  les  invariants  g2}  ^a-  Nous  avons  vu  en  effet  que 
^^m    fonction  '7U  est  représentée   par  un  développement   en  série 
G.,  II.  i4 


ato  CHAHTnii  XV.  —  ro.vcrroNs  uNimwsiEis. 

erïLÎère  tloiU   tous    les   coefficienU   sont   des   poljnonies   eiilîcrs 

en  gx^  g^\  Von  a  ensuite  Ç//  =:  — »  \m\s  pu  =  —  ^'u.  Pour  indî- 

quer  les  fondions  qui  c(»ries|>oii(ient  aux  invariants  s^^  et  ^t,  oii 
emploie  la  notation  p(// ;  g-^,  g^),^(u;  g^j,  g^),  rr{u;g.,  g^). 

Ici  se  présente  une  question  essentielle.  Tandis  qn^il  est  évident, 
d'après  le  mode  niéuic  de  forjnation  de  pn,  qu*à  un  système  (eu,  iù*) 

correspond  une  fonction  elliptique  p(/,  pourvu  que  le  rapport  —  ne 

soit  pas  réel,   rien  ne  prouve  a  priori  qu'à   tout  système  de  sa- 
leurs  g.^^  g^   pour  les  invariants  correspond  une  fonction  ellip- 
tique-  Nous  savons  bien   que   rexpression   gl  —  '^"J g\    doit  èU 
dilTérente  de  zéro,  mais  il  n*est  pas  certain  cjue  celte  coadilior- 
soît  suflisanle.  Le  problème  qu'il  s'agit  de  traiter  revient  au  fun 
à  résoudre  les  équations  transcendantes  établies  pins  baut 

par  rapport  aux  inconnues  («j,  ui\  ou  tout  au  moins  à  reconnattre 
ces  équations  admettent,  lorsque  gl —  '^7Si  "'^^^  p^s  nul,  un  ^jr 

lème  de  solutions  tel  que—  ne  soit  pas  réel.  S'il  exisle  un  seu 

système  de  solutions,  il  en  existe  une  inlinité  d'autres,  mais  rétu 
directe  des  éf| nations  préc<klentes  parait  inabordable.  On  arrive 
la  solution  par  une  voie  détournée  en  étudiant  d'abord  le  pr 
blême  de  l'inversion  de  Tintégrale  elliptique  de  première  espcc 


BemarcpifT,  —  Soient  to,   w'  deii\   iioiubrcs  complexes  tels  <me  —  i^r^^*^ 

tu 

soii  pas  réel.  La  fonciion  p{u  |  w,  nà' )  correspondatite  satisfait  il   i'équss^**" 

lion  dinrérentielle 

^t  et  ^j  étant  dt-finies  par  lt;s  équations  {ùt}.  Pour  ii  =  ûj,  pw  est  é^a.  1  i» 
l'une  des  racines  éTj  <le  Fétpjalioîi  ^p^^^^p — .^^  =  o.  Lorsi^ue  u  vaw"-i^<-* 
de  a  à  i'i,  pu  décrit  une  ligue  L  allant  de  Tiulini  an  puinl  cf[  ;  eomme  *>  1 1  <* 


la  telalîon  du 


S^tP^  —  ^'iP  —  ffî 


f  on  en  ctinelut  que  la  demi-pénude 


est  égale  à  rinlé^rale  définie 


r. ! 


^j' 
gtp 


tu. 


iNVfc;a8iciN.  —  c<jLnBt:â  du  pueuier  uenrk. 


21! 


prjst  suivanl  la  ligne  L*  On  a  une  c^f^ression  analogue   pour  m\  qyt^  l'on 
ubiicfit  en  remplaçant  ei  par  et  dai**;  rjnlcgrale  précédente. 

Mou*  avons  ainsi  les  deu\  tlt^rnî- périodes  w^  ta'  exprimées  au  moyen  des 
invariants  ^1^  gt-  Pour  pouvoir  en  déduire  1*»  solution  du  problème  qui 
nous  occupe,  il  faudrait  établir  ijue  ce  nouveau  système  est  équivalent  au 
«plériie  (6i)r  c'ei«l-à-dîre  qu'il  délinil  g^  ei  gi  comme  fouet  ions  uniformes 
de  itty  Cil*. 

336.   L*a  fonction  inverse  de  l'intég^rale  elliptique  de  première 

espèce,  —  Soit  R(-)  ud  pot  jaunie  du  troisième  ou  du  c|ualriùnie 
di'^i'é,  prt'iuier  avec  sa  dérivée.  Nous  érr irons  et^  |iQlyiiome 

Kl  J)=  ki^z  —  (ix  )i  z  ^  at){  :i  —  a^){  z  —  a^), 

(îi^ûTa,  «a,  Un  désignant  r|UiUre  rdcines  diirérenles,  lorsque  H(^) 
est  du  quatrième  degré;  si  R(5)  est  du  troisième  degré,  nous 
désignerons  les  trois  racines  par  ^j,  a-^^  fi^  et  nous  poserons  en 
outre  ai  =  x,  en  convenant  de  remplacer  z  —  ce  par  runîtë  dans 
Teipression  de  R(r).  L'intégrale  elliptique  de  première  espèce 
est  de  la  f<>rme 

n^   f         --    -, 


(^) 


ÎWigioc  5(1  étant  supposée,  pour  lixer  les  idées,  diiréreule  d'une 
«es  racines  de  R(:î)  et  à  distance  finie,  el  le  radical  ayant  une 
'f^leur  initiale  déterminée»  Lorsque  K{3)  est  du  quatrième  degré» 
l^  radical  y'Ri':^)  ailmel  tpuitre  points  critiques  ai,  a>,^  a^^  a^^  et 
cliicujie  des  déterminations  de  y  R(5)  admet  le  poiot  s  =  oo  pour 
p4le  du  second  ordre.  Lorsque  R(5)  est  du  troisième  degré,  le 
'éditai  ^R(5)  n'a  plus  (|ne  trois  points  critiques  a,,  a>y  a^^  à 
dïsiaiice  finie;  mais,  si  la  variable  z  décï*it  une  circonférence  ren- 
'^rniHut  U^s  points  «|,  a^,  a^^  les  deux  valcuîs  du  radical  se  j^er- 
'nuirnt  entre  elles.  Le  point  z  =oo  est  donc  un  point  de  ramifica- 
ItOu  pour  la  fonction  y/R{z), 

Rappelons  encore  les  propriétés  déjà  établies  pour  l'intégrale 
^'liplicpie  a  (n**  313).  Si  ttiz)  désigne  une  des  \aleurs  de  cetle 
'nirgrale  quand  on  va  du  poiiit  Zq  an  point  ::  suivant  un  clicmin 
^^^lerriiiné,  cette  intégrale  peut  acquérir  au  même  point  z  une 
ïufjtiité  de  déterminations  qui  sont  comprises  dans  fes  forntuies 

**'i)  u  ^  u(  i  I  -+-  1  ftHii  -h'im'ui't         u  —  i  --  u(z)-i'  1  m t*>  -t-  a m*tu\ 


aia  CEIAPITBE   XV.    —    FONCTIONS    rNlFOUlIES. 

Dans  ces  formules,  m  el  m'  sont  deux  nombres  entiers  Loiil  à  fait 
arbitraires,  îiojel  2tt>'deux  périodes  dont  le  rapport  n'est  pas  réel» 
et  1  une  constante  que  Ton  peut  prendre  é^aie,  par  exemple,  à 
rinlégrale  le  lon^  du  lacel  décrit  autour  dit  point  a^. 

Soit  p{it  I  tu,  w')  la  fonction  elliptique  formée  avec  les  périodj 
2CJ,  2cj'  de  Fintégrale  elliptique  (62).  Remplaçons  dans  cette 
fonction   la  variable  it  par  Tintégrale  (614)  elle-même  dimînut-'e 

de  ->  et  soit  *I*(^)  la  fonction  de  :;  ainsi  obtenue 

(64)     *i-j  =  J^[/  7frr,"ih''"p^'("~î|'"*''"'}-        ■ 

Celle  fonction  ^{z)  al  ti/ie  /onciion  unifc^rme  de  z.  En  eflel, 
si  Ton  remplace  u  par  Tune  quelconque  des  dëterminallons  (<iJL^ 
on  trouve  toujours,  quels  que  soient  /«,  m\  ^|i 

*(^)  =  p     «(5J—  -     tu,  tu'  ou  'IM  ^)  —  ^«  j  -  —  ^f(^J  J  ty,  ti>'     .  i 

c'est-à-dire  une  valeur  unique  pour  ^(^). 

Cherchons  quels   peuvent   être   les    points    singriliers  de  cette? 
fonction  4>(:j).  Soit  d^abord  3,   une  valeur  finie  de  3,  difFé rentes 
d'un  point  de  ramification;  supposons  que  Ton  aille  du  point  r^ 
au  point  z^  par  un  cliemiu  délenniné.  On  arrive  en  ce  point  avec-= 
une  certaine  valeur  ponr  le  radical,  et  une  valeur  w,  pour  riolé 

grale*  Dans  le  domaine  du  point  z^^ 


/H(^) 


est  une  fonction  hufu- 


morphe  de  5,  et  Ton  a  un  développement  de  la  forme 


il    =Z      fi,   -H    «y  (5 


z,)^^ 


Si  (/|  —  -  n'est  pas  égal  à  une  période,  la  fonction  piu 
est  holomorphe  dans  le  domaine  du  point  i/(,  et,  par  suite,  ^[  -^^4 

est  holomorphe  dans  le  domaine  du  point  z^*  Si  Ux e*t  u 

-période^  le  point  it\  est  un  pùle  du  second  ordre  pour  j)(/<  — ^ 


ai 


ni.    —   INVERSION.    —   COlftBES   fï\J   PREMIKB   liENTlE. 

et,  par  suite,  ;,  est  un  pôte  du  second  ordre  pour  4>(5),  car,  dans 
le  duiiiaine  du  point  //,,  on  aura 


l'éUint  une  fonction  holomorplie. 

Supposons  en  second  lieu  que  z  tende  vers  un  point  critique  ai. 
Dans  le  domaine  du  point  ai^  on  a 


_i  _i 


Pi  étaul  holou3orplie  pour  z  ^  Oi^  ou 


I  lo-H  ai(^  — «,j  -4-31(5  — a/)* -+-.. .], 


3to7^  o* 


m  en  lire,  en  inlégranl  terme  à  terme^ 

(66)  U  —  Ui~i-  /7—  ï7,      'l3to-r-    -    Ï,U  —  «/)-+-.  ..   L 

Si  tti —  -  n'est  pas   une   [lériode,  pitf  —  -\  est   uu€   fonclion 

liolomorphe  de  u  dans  le  domaine  du  point  u i.  En  remplaçant 
aaos  le  développement  de  celle  fonclion  suivant  les  puissances  de 
w  —  Ui^  la  di  fié  renée  (/  —  Ui  (>ar  sa  valeur  lirée  de  la  formule  (66), 
*es puissances  fractîonnaïrcs  (le(^  — ^a,)doîvenldîspariiître»  puisque 
Oous  savons  que  le  [nemiei  membre  est  une  fonclion  uniforme 
^c*  -^  et  la  fonclion   *î*(3)  est  liolomorphe  dans  le  domaine  du 

Pciiot  a|.  Ceci  monlre,  remarquons-le  en  passant,  que  Ui-^  -  doit 

^^Jt  égal  à  une  demi-période*  On  voit  de  la  même  façon  que  si 

*^é—     est  égal  à  une  période,  le  )ioinl  iti  est  un  pôle  du  premier 

^^dre  pour  4>(x;), 

Etudions  en  fin  la  fonclion  ^(w)  pour  les  valeurs  infinies  de  z. 
*^cu^  avons  deux  cas  a  distinguer  suivant  que  R(s)  est  du  qua- 
^•frne  degré  ou  du  Iroisième  dcj^ré.  Si  le  polynôme  R(r)  est  du 
1  •^ïsilricme  degré,  à  rextérieur  d'un  cercle  C  décrit  de  Forigine 
ÏHiur  centre  et  renfermant  les  quatre  racines,  chacune  des  déter- 
minations de    ,  est  une  fonction  holomorphe  de  -*  Ou  a*  par 


^  i  i»i&mt  t#»  thauç'er  *xi»isr  !•»  «ipit*&  ptiur  avoir  le  A?^eIopp»-_^ 
ju«r  f#e  ^  ^es'JintXe:  tiiiemînai-.tfa^  S  le  rnaiiiife  *fe  t  jfi^ty"^Ee 

yuU'ûnim^nL.    Le  rviîi*ai  —z==:  a^wic  la  vaimr  inn?  Toa  TÎe^Kit 
c'wrr»,  /*iu>a2'ati»  /£  Cftiit  ««HT^  ine  wenr  tmie  a.,  et  Foii     ^^ 

^  l   .  , ï      .  _^ 

^  /»  ^ n  ^^  {>«»-»  iin*^  p»m»>li*-  ;a  &iiu:a«}tt  p    a ^  «st  ré^mj- 

A^^^  c^'Vir  >  i^îfic  JT..  et  pc»*  «KÎC«  le  pncmC  ^  =  ic  C9€  «a  poi^^t 

^ir-iîtMdf^^  p<»nT  ♦  ^  -  Sî  ». est  sBe  pccmle.  le  potol  «.  c-   si 

•«  ^*t^  'irt  ^^rtyaH  fftét^  p^r  p    «  —  -    -  et  cowmjmt  Fcmi  pe  -^■»* 


k  pv^ikt  ^  :=  a:  i»t  ai»4Î  on  p^e  da  secowi  ordre  poor  la  fon 

%i  R  \î  <^U  àti  îroWi*:m^  àe^.  à  rexlérieiir  d'an  cercle  aja^  ^*^ 
p^^r  <^rfttri»^  IVmjTÎo^  et  renfenna ni  les  troi?  poiots  critiques  r"^  «  • 
^z^.  ^/f'  ^fk  a  on  d^eloppement  de  la  forme 

''^y  U—fi^ rrlix, ^ ...     . 

En  riif%onnant  comme  plas  haut,  on  voîl  que  le  poînl  à  rinfi^^*^' 
tr%i  un  point  ordinaire  ou  un  pôle  du  premier  ordre  pour  ^[Z  '* 
Kn  définitive,  cette  fonction  4>(5)  n^admet  que  des  pôles  po^^'^ 
points  ftingrilier%;  ffejft  donc  une  fonction  rationnelle  de  z,  ^^ 
rint/rgrale  elliptique  de  première  espèce  (62)  satisfait  à  une  rel    ^^ 


III.    —   I?<VERSI0N.    —   rOURSES   UV    PIIElIllvH   GENRE, 

lion  de  la  forme 


%îB 


if^) 


1  \ 


^i"--.) 


=  i'i^), 


'^(5)  élanl  une  fonction  rationnelle.  Nous  ne  connaissons  pas 
encore  \p  degré  de  ccLle  fonclion;  nous  allons  montrer  qu'il  est 
égal  à  un,  et  pour  cela  nous  allons  étudier  la  fonclion  inverse. 
En  d'antres  termes,  no  lis  niions  maînteiiiJiil  considérer  it  comme 
b  varialile  IndépeiHlante  cl  reelierehcr  les  |)rQjiriétés  de  la  limite 
siipcrîeure  z  de  Tinlégrale  (^îa),  considérée  comme  fonction  de 
celle  iniêgrale  a.  Nous  diviserons  celte  étude,  qui  est  assez  déli- 
cale^  en  plusieurs  parties  : 

1  "*  A  toute  va  le  u  r  fiu  ie  {le  u  co  n  ^esp  o  n  de  u  (  n  i  v  a  le  u  /  s  de  z , 
si  m  est  le  degré  de  ia  fonction  rat  ion  ne  lie  *ï*(^). 

Soi  l  en  effet  Ut  une  valeur  lin  îc  de  f/;  rêf{uation<t'(v)  =  p(  ff|  —  -1 

détermine,  pour  z,  m  valeurs,  en  général  distinctes  et  finies, 
<|welqiies-iines  de  ces  racines  pouvant  venir  se  confondre  ou 
df*venir  infinies  pour  des  valeurs  particulières  de  (/,.  Soit  z^  Vune 
»ie  ces  valeurs  de  z;  les  valeurs  de  Tinlégrale  elliptique  u  qui 
correspondent  a  cette  valeur  de  :;  satisfont  à  Téquatiou 

j >/  li  —  -  )  ^  '''«  -i  *  =  ,P (  «)  ~  ^  )  • 

'Oui avons  donc  Tune  des  deux  relations 

u  =  ui  -T-  timitO'^  'imfUt\         u  =  \  —  «I  H-  M  wî  i  (o  -+-  2  nii  w'  ; 

^^m  Vxm  et  Tautre  cas,  nous  pouvons  faire  décrire  à  la  variable  z 

*^n  chemin  allant  de  Za  à  z^  et  tel  que  la  valeur  de  Fintégraïe  prise 

'^  long  de  ce  chemin  soit  précisément  ^/|.  Si  la  fonction  ^(z)  est 

^^  degré  m,  il  y  a  donc  fn  valeurs  de  5,  pour  lesquelles  Tînté- 

f'S^*^le  (62)  prend  une  valeur  donnée  u. 

i^  Soit   //,    une  valeur  finie  de    u   a   laquelle   correspond   une 

'^^leur  finie  -(  de  z;  ki  imleur  de  z  qui  tend  vers  z%y  lorsque  u 

"^^^ndvers  «1,  est  une  fonction  hohtnorphe  de  u  dans  le  domaine 

^ point  e/|. 

Enelfet,  si  w,  est  diflérent  d'un  point  critique,  les  valeurs  de  u 

l^^l^de  s  qui  tendent  respectivement  vers  Ui  et  z^  sont  liées  par  la 

I '^'^latîoii    (65)    établie    tout   à   riieure,    où  le  coefficient  a^,  n^est 


Îl6  CIUPITJIE   XV.    —    FONCTIONS   i'NlFORIIEâ* 

jïiis  nul.  Diaprés  le  théorrme  général  sur  les  fonctions  impli- 
cÎLes  (1,  11"  187),  on  eu  détiuil  inversement  pour  z  —  Zi  un  déve- 
loppement suivant  les  puissances  entières  et  [positives  Je  u  —  it^. 
Si,  pour  la  valeur  parlieuliêre  «i,  :;  était  égal  à  la  valeur  cri- 
tique ait  on  pourrait  de  même  considérer  le  second  membre  de  la 
formule  (G6)  comme  un  développement  suivant  les  puissances  de 

\/z  —  (iti  «d  nVtantpas  nul,  on  en  tirera  inversement  pour  ^5 —^f», 
et  par  suite  pour  z  —  ((£,  un  développement  suivant  les  puissances 
entières  de  ti^-  ni. 

3**  Soit  ;/„  une  des  valeurs  que  prend  Tintégrale  tt  lorsque]  ri 
augmente  indélînijnenl;  h*  point  u^  est  un  paie  pour  fa  valeur 
de  z  dont  le  modale  augmente  indéjtniment,  ■ 

Encirel,  la  valeur  de  Fintégrale  u  qui  tend  vers  u^  est  rcprésenlée, 
dans  le  domaine  du  point  à  T  infini,  par  Tuu  ou  Tau  Ire  dos  déve- 

loppemenls(67)  ou  (68)*  Dans  le  premier  cas  on  obtiendra  pour  - 

un  développement  en  série  entière  ordonnée  suivant  les  puissances 
de  u  —  «., 


p^l  «   —  //«,)  -h    3;(«   -      W*    \-- 


P.^o; 


dans  le  second  ca^  on  aura  un  développement  analogue  pour  -^ 
et  par  suite 

l.e  point   u^  est  donc  un  [>ôle  du  [ïrenrîer  ou  du  second  ordr 
puur  :;  suivant  que  le  [lolynoine  ^{z)  esl  du  qualrièuic  ou  du  Iroîl 
sième  degré. 

4"  Enfin  nous  allons  démontrer  qtj'f>  une  valeur  de  u  il  ne 
peut  correspondre  plus  d^une  valeur  de  z,  Sujiposons  en  effet 
qu*en  faisant  décrire  à  la  variable  ;:  deux  cliemins  allanl  du  point-, 
à  deux  points  dillerents  5|,  z^t  les  deux  valeurs  de  Tiulégrale 
prises  suivant  ces  ûpiitl  chemins  soient  égales.  On  pourrait  alors 
trouver  un    clieniin    L  joignant  les  deux    points   ^i,    -s^t   ^^   Ici 

que  rinlé^rale    /     ^  soit  nulle.   Si   nous  représentons  Tinté- 

grale  u  ^X-h/Y  par  le  point  de  coordonnées  (X,  V)  dans  un 
svstème  d'axes  rectangulaires  OX,  OY,  nous  vovons  que  le  point  < 


in.   —    INVERSION'.    —   iHMftFiES   lU     r'UKMIER    GENRE.  '217 

fl^crirâÎL  Line  courbe  fernitt»  F  lùt\si[uc  It;  poinl  z  décrit  !a  ligne 
non  fermée  L*  Or,  ceci  est  incompatible  avec  les  propriétés  qui 
vieiinenl  d'élre  élablies,  comme  dous  allons  le  démontrer. 

Achaqoe  valeur  de  rt,  h  relation  p(ti —  -ji— <!>(:;)  fait   cor- 
respondre lin  nombre  /ini  de  valeurs  de  ^ï^   dont   cbacnne  varie 
dNide  manière  conLmue  avec  u  jïoin'vu  (jue  le  chemin  décrit  par  la 
variable  a  ne  passe  par  aucun  des  potnls  ([iii  correspondent  à  la 
valeurs  :=  i3o  (*  ).  Diaprés  ce  qui  a  éti-  admis,  lorsque  la  variable  u 
décrit  dans  sod  plan  la  courbe  fermée  F,  en  parlant  du  point  A(Uo) 
i5l  revenant  à  ce  point,  z  décrit  un  arc  de  courbe  continu  non  fermé 
aHanl  du  poînl  5,    au  point  z^^    Prenons  sur   la  courbe  F  deux 
points  M  et  V  {Jig*  80),  el  soient  z\  z"  les  valeurs  avec  lesquelles 


// 


V^ 


Ar«« 


lOn    arrive   en  ces   [loints   M  cl  F   hjrsque,   la   valeur  initiale  de  z 

^-t-aul  5,,    on    fait    décrire    a   it    les  cbemins  AM  et  AMM*.  Soit 

^•icore  ^J  la  valeur  avec  laquelle  on  arrive  au  point  P  lursq nVm 

1^ il  décrire  à  ti  Parc  AQP;  jinr  bv[>otbèse  z'^  el  z^  sont  dillérenls, 

•■«^ignoDS  les  deux  points  M  v.l  V  [ïar  une  transversale  MP  inté- 

■^'eiire   an    contour  F,    et    iina^Mncins    que    la    variable    n    décri\e 

*  ^»'e  AmM  purs  la  triinsversale  MP;  soit  z^  la  valeur  avec  laquelle 

On  arrive  au    poinl    P.  Celte  valeur  r*   sera  ditTé rente  de   z"  ou 

**c  s'.  Si  elle  est   différente  de    z'*^J    les    deux   cbemins  A///MP 

^^    AQP  ne  condnii^ent  |ïas  à   la  ménje  valeur  âc  z   au  [joint   P. 

Si  5*  cl  5^  sont  dilFérenls,  les  deux  cbemins  AwxMPel  AmMNP 

ne  conduise  Qt  pas  à  la  même  valeur  en  P;  danc  si  F  on  part  du 

l>Ofnt  M  a%TC  la  valeur  z'  pour  z  el  qu'on  aille  de  M  en  F*  par  le 


^*'  ^Otts  admeUoiis  les  propriélé»  qui   seroiiL  étribhcâ  plus  tard  pour  les  fonc- 
'"^"'  itBplicil«  (Cliap.  XMI). 


•il 8  CHAPITRE   XV.    —    FONCTIONS  VNIFOnMBB. 

chemin  Ml*  ^mi  par  le  chemin  MNP,  on  nlilif iidrii  poirr  z  dr> 
valeurs  difTérenles.  Dans  les  deux  cas  on  voil  que  Ton  peiil  rem- 
placer le  contour  fermé  F  par  un  conlour  fermé  plus  pelil  F*,  en 
partie  intérieur  à  F,  tel  que,  u  décrivant  ce  conloirr  fermé,  z 
décrive  un  arc  de  courbe  non  fermé.  En  répéta  ni  la  même  opé- 
r*ilîon  sur  le  contour  F^ ,  et  ainsi  de  suite  indéfiniinenl ,  on 
obtiendrait  une  suite  illimitée  de  contours  fermés  F,  F,^  Fj^  ... 
possédant  la  même  propriété  que  le  premier  contour  F,  Comme 
on  pentévidemment  s'arranger  de  façon  rpie  les  dimensions  de  ces 
contours  successifs  décroissent  indéfiniment,  on  en  conclul  que 
le  contour  F^  tend  vers  un  point  limite  a.  D'après  la  façon  dont 
ce  point  est  défini,  à  rinlérieur  d'un  cercle  de  raj'on  t  décrit  du 
point  7,  pour  centre,  il  existerait  toujours  un  clH^min  fermé  ne 
ramenant  pas  la  variable  z  à  sa  valeur  initiale,  aussi  petit  (pie 
^ort  e.  Or  cela  est  impossible  car  le  point  A  est  un  point  ordinaire 
uu  un  pôle  pour  les  difTérentes  valeurs  de  :*;  dans  les  deux  ca!<, 
5  est  une  fcrnctîon  uniforme  de  u  dans  le  voisinage  du  point  À. 
Nous  sommes  donc  conduits  à  une  contradiction   en  admelta«t 

que  Fintégrale    /  -■  ^  prise  le  long  d'une  ligne  \j  non  fermét\ 

puisse  être  nulle,  ou,  ce  qui  revient  au  même,  en  admettanl  qud 
une  valeur  de  u  coi-respondenl  deux  valeurs  di (Té renies  de  z.     ^| 
Nous  avons  remarqué  plus  liatit  que  si  Ton  a^^  pour  deux  valeur" 
diiférenles  de  :;,  ^>[Zi)^=  ^{z^jy   on  peut  trouver  un  cbemin  L 
idiant  de  z*  en  z^  cl  tel  que  Finléo'rale    /   —-—-  soit  nulle.  Il  faiil 

donc  que  la  fonction  rationnelle  ^(-)  ne  puisse  prendre  la  mèti 
valeur  pour  deux  valeurs  difTérentes  de  r,  c^esl-à-dire  que  4>(l 

soit  du  prejnier  degréj  ^(s)^  —^ r*  On  déduit  alors  de  la  rela- 
tion (69), 


(70) 


rp 


Cl  nous  arrivons  à  Fi  m  portante  proposition  que  voici  :  La  limiie 
super  le  tire  z  fV  ntie  intégrale  eliipliqtte  de  première  espèce^ 
ro/isidérée  comme  fond  ion  de  celte  intégra  h  y  est  une  fonction 
eiiip tique  du  second  ordre. 


INVKRSIÔN. 


COIRBES    !>r    PnEîlTKR    ftEMlK. 


219 


Les  inlëgcaleî»  elliptiques  uvaienL  été  étudiées  d'une  façon  appro- 
fondie parLegendre;  mais  c'est  en  renversant  le  prohlr^ine  qu'Ahel 
1*1  Jacoln*  onl  élé  canchiils  a  la  décoiiverle  de^  fondions  ellipliniieSp 

La  dtiterniinaUon  effeclive  de  Ja  fonction  elliptiqire  n  :=/(f^) 
conslUue  \e  problème  fie  r inversion.  De  la  relation  (6a)  on  lirç 

lin      ^ 


ft  par  suite  y  Ih  w)  =  f{tf).  INions  voyons  que  le  radical  ^/U(:î)  est 
lui-même  une  fonction  elliptique  de  a.  En  langage  géométrique, 
on  peut  résumer  tous  les  résultats  qui  précèdent  de  Ja  façon  sui- 
va  nie  : 

Soit  R(x)  tin  polynôme  fin  froisième  mt  du  qt/atrième  degrés 
premi*?r  avec  sa  dérivée  :  les  coordonnées  d'un  point  quelconque 
de  la  courbe  C, 


K\) 


r*=  RO), 


pru  çen  i  s  *  ejtp  rimer  par  des  fondions  el  lip  t  iq  u  es  de  l  '  in  tégra  le 
fl<t  première  espèce 


r  dr        r      d^ 
«  =   /     —  =   /  -■  ^ 


it  telle  façon  quà  un  point  (^,  J')  de  cette  courbe  ne  corres' 
ponde  qu'une  valeur  de  u,  abstraction  faite  d'une  période 
ffufilconque. 

Pour  élaljlir  ta  dernière  partie  de  la  proposition,  il  suffit 
doljserver  que  toutes  les  valeurs  de  u  qui  correspondent  à  une 
^«leïir donnée  de  x  sont  comprises  dans  les  deux  formules 

If  Q  -f-  9.  m  I  to  -h  %  /«s  m\     i  —  «0  -+-  a  il»  I  «jj  -^  f  nu  m^. 

Toutes  les  valeurs  de  «,  comprises  dans  la  première  formule,  pro- 
viennent d'un  nombre  pair  de  lacets  décrits  autour  des  points  cri- 
tiques, suivis  du  chemin  direct  allant  de  jr,j  en  .1%  el  corres- 
pondent à  une  même  valeur  du  radical  ^H(x).  Les  valeurs  de  1/, 
eotnpnses  dans  la  seconde  formule,  proviennent  d'un  nombre 
impair  de  lacets  décrits  autour  des  poinis  critiques,  suivis  du 
nrhemin  direct  allant  de  x^  en  jt;    la   valeur  correspondante  du 


MO  CHA^iTRB  XV.   —   FONCTIONS   UXIFORHES. 


radical  ^K  (x)  est  opposée  à  la  première.  Si  Ton  se  don  ne  à  la  fois  jt* 
cl  j^',  les  valeurs  correspoodanles  sont  donc  comprises  dans  une 
seule  des  deux  formules. 

Il  résulle  des  cakiils  qui  ont  t'ié  faits  plus  liaiil  que  la  fonclinn 
elliptique  x^=/{ii)  a  un  pôle  double  dans  un  paralî<_'logr:imme 
si  l\(x)  est  du  3*  degré,  et  deux  pôles  simples  si  R(^)  est  du 
4*  degré;  r=/'(w)  est  donc  du  troisième  on  du  quatrième  ordre 
suivant  le  degré  du  polynôme  H(*r)- 

Retnarque.  —  Supposons  que,  par  un  moven  quelconque,  on  ait 
exprimé  les  coordonnées  {x^y)  d'un  jioint  de  la  coitrbe  j-^  ===;  'M-^^ 
par  des  fonctions  elliptiques  d'un  paramètre  v,  soll  x:=f  ((').> 
y  :^  -y,  (r).  L'intégrale  de  première  espèce  u  devient  alors 


fdx  _  ff'(i^)  dv  ^ 


la  fonction  elliptique      .    v  "^  ])eiit  avoir  de  pôle,  puisque  it  ihil 

conserver  une  valeur  finie  pour  toute  valeur  fiuie  de  t*;  elle  st* 
réduit  donc  à  une  constante  k,  et  l'on  a  f/  =  kv  ^  L  La  conslanle  / 
dépend  évidenimenl  de  ta  valeur  choisie  pour  liruile  inférieure  Jt* 
l'intégrale  u\  quanl  au  coefllcicol  A\  il  suffira  de  donner  à  l' iio*^ 
valeur  parliculièrc  [jour  le  détenniner. 

337*    Nouvelle  définition  de  pu  au  moyen  des  invariants.  —  I' 

est  ma  in  Lena  ni  bien  facile  de  l'épondre  à  la  tpiestion  posée  plt»s 
haut  (n*  333).  Étant  donnés  i\^u\  nombres  g^^  gj^  tels  t|»6 
S\ — ^7&3  ne  soi  l  pas  intl|  U  exUie  iottjaurs  une  fonction  eilip' 
tique  pu  dont  g^  ^^  g  a  ^f*^*^  ^^'^^  iin'unaufs.  Le  j>olynomc 

est  en  eiï'et  premier  avec  sa  dérivée  et  l'intégrale  elliptique   /  *-:=== 

admet  deux  périodes  2W,  rit./  dont  le  rapport  est  imagiiiaite* 
Soitp(«|tj,  w')  ta  fonction  elliptique  correspondante»  Nous  rem- 
placerons dans  cette  fond  ion  l'argument  //  par  rintégrate 

1   v'H(-) 


m.    —    INVERSION,    —    COrRBKS    DIT    PRKMIKR   GBNRi:.  TAl 

H  élanl  une  constaote  choisie  de  telle  façon  que  F  une  des  valeurs 
Bde  «,  pour  :î  =:=  qc,  soit  égale  à  zuio,  Oo  prendra  par  exemple  une 
i    deini-droite  indéfinie  L  parlant  de  z^  et  Ton   prendra  pour  H  la 

L^aleur  de  Finlé^ïraïc^   /  -  suivant  celte  deinî-droile  L.  Mon- 

lirons  (l'abord  que  ta  fonction  ainsi  oblenue  est  une  fonction  uni- 


a'2'J  CHAPITRE   XV.    —   FONCTIONS  UNIFORMES. 

Les  valeurs  de  u  provenant  ries  deux  chemins  z^mz^  z^nz  satis- 
font donc  à  la  relation  u  -f-  w'=  o.  On  en  conclut  que  la  fonction 

p(a|w,  (o')  =  p(     /       .  -^-  -  —  H  I  a>,  a>M 

est  une  fonction  uniforme  de  z.  Nous  avons  vu  que  c'est  une 
fonction  linéaire  de  la  forme  — j-  Pour  déterminer  a,  b.  c,  rf, 

CZ   -h  d  7  7        7         7 

il  suffit  d'étudier  le  développement  de  cette   fonction   dans  le 
domaine  du  point  à  Tinfini.  On  a,  dans  ce  domaine, 

/wr7\         '- \       iz*      Az^l  1  7-+-..., 

la  valeur  de  m,  qui  est  nulle  pour  z  infini,  est  donc  représentée 
par  le  développement 

On  eu  lire 

— r  =  ^  (   I  -h  -; r  -4-.  .  .    I         =  ^ h.  .  .  , 

tt*         \        4o^«  /  20-5 

de  sorte  que  la  différence  pu  —  z  est  nulle  pour  z  =  oo.  Mais  la 

différence  — ^ — ^  —  3  ne  peut  s'annuler  pour  z  infini  que  si  Ton 

a  c=o,  b  =  Oj  a  =  d^  et  la  fonction  j3(w|o),  co')  se  réduit  à  w, 
quand  on  y  remplace  u  par  l'intégrale  (72).  Cette  intégrale  peul 
encore  s'écrire,  en  prenant  pour  limite  inférieure  le  pointa  Tiofini 
lui-même, 

et  celte  relation  entraîne  la  suivante  pu  ^=  r-,  la  fonction  pu  élaril 
formée  avec  les  périodes  2w,  2co'  de  Tintéffrale   /  »  En  com- 

parant  les  valeurs  de  -j-  déduites  de  ces  relations,  onap  u  =  y  R{:)j 

ou,  en  élevant  au  carré, 

(73)  p'*u  =  R(z)=  ip^u  —  ^r^pu  —  g^. 

Les   nombres  ^2^  gz   sont  donc  les   invariants  de   la  fonction 


m.   —   LXVKRSION.    —    CUlItBEtî    DU    É'kKîUJKn    liENHK.  '^'/3 

dlipliqiie  pa^  formée  avec  les  périodes  5iiu^  icij'.  Par  là  se  trouve 

bésotuc  la  queslion  posée  plus  haut  (ti'  335).  Si  gl  —  ^^ fft  u't^sl 

*pas  mil,  les  équaLÎons  (tii)  sont  véridées  par  une  infini  lé  de  svs- 

lùmes  de   vuleiirs  de  tu,  ct>'.    Si   ej,    e^    t'a  sont  les  Iruis   racines 

de  R(5)=  î^*  —  ^''a^  —  jgr3  =  tJ^  <3ii  aura  un  système  de  solutions 

tn  posant,  par  exe  m  p  le , 

et  Ton  en  déduira  tous  tes  autres  systèmes  de  solutions  comme  il 
i  été  cxplicpié. 

Dans  \e^  applîcnuons  de  l'analyse  où  interviennent  les  fonriîtms  ellijï* 
ù<\\itbf  la  foûclion  pu  est  le  plus  souvent  tléHniepar  ses  in^aiiani^.  Pi^ur 
effectuer  les  calculs  numériqucîi,  il  faut  pouvoir  calculer  un  ^^slême  de 
pmndes,  connaissant  ^'j  et  ^^3,  et  en  inrlre  savoir  trouver  une  racine  tle 
i'^ualion  pu^^A,  la  constÉinte  A  étant  donnée.  Pour  les  itëtails  Je  la 
métlï&tlc  A  *uivre,  aini^î  que  jjour  tout  ce  qui  conrerne  l'usage  des  Tables^ 
J«ouj  ne  pouvons  que  renvoyer  aux.  Ouvr*ïg»'S  ^péciauv  (  ^ }. 

338,  Application  aux  cubiques  planes  —  Lorsque  g^.  —  '^7^'^ 
Il  est  pas  nid,  rétpialion 

•^présente  une  cubique  sans  point  double.  On  salisfait  à  cetle 
^([ualion  en  posant  x'  =ip«,  y  =  p'^/,  U-s  invariants  de  la  fone- 
tionpi/  élant  précisément  gj  et  ^j,  A  lout  point  de  la  cubi(|ire 
^trcspood  une  seule  valeur  de  u  dans  un  paralléfogranime  des 
périodes.  En  elTel,  rér|uation  pii  =  x  a  deu\  racines  (i^  et  u^  dans 
^«parallélogramme  des  périodes;  la  sonimc  ii^-hu^  est  uii*i 
Période,  et  les  deux  valeurs  p'  ft^  J>'''2  ^t*"*-  opposées.  Elles  sont 
•loui;  égales  respectivement  aux  deux  valeurs  de  >' (jiii  correspon- 
'l^niki  une  même  valeur  de  x. 
U*une  façon  généra  le/ les  coordonnées  d^un  point  d^ine  cubique 


(')  La  formule  (3g)  qui  donne  le  développement  en  ^ùv\c  enlièrc  de  au,  et 
^Ics  qu'on  tn  déduit  par  dérivation,  perinetletitt  du  niinns  thL^ortquenicntT  de 
fàlçuler  TU,  ff*M,  »*«,  cl  par  suilc  !Ja  et  pw,  pour  tous  les  sysléiiies  de  valeurs 


uai  CUAPtTftB   XV.    —   FONCTIONS   t^rOÊMES. 

plane  sans  poinl  double  peuvenl  s^exprimer  par  des  fnactio 
ellipliques  d'un  paramètre.  On  sail  en  eflel  que  Tob  pral.  | 
une  transformation  liomographique,  ramener  réqnaticMi  i'm 
cubique  à  la  forme  (jS)?  mais  on  ne  peut  eflecUier  oelie  irai 
formation  que  si  Ton  connaît  un  poinl  d^inflexion  de  la  cafatqi 
et  la  détermination  des  points  d'inflexion  dépend  de  La  résoivt: 
d'une  équation  du  neuvième  degré,  d'une  forme  ^>écîale.  Xi| 
allons  montrer  que  l'on  peut  obtenir  la  représeolalioD  par^a 
trique  d'une  cubique  par  des  fonctions  eiliptiqaes  d*vB  par 
mètre,  sans  avoir  à  résoudre  aucune  équation,  ponnu  q«e  f'c 
connaisse  les  coordonnées  d'un  point  de  la  cubique. 

Supposons  d'abord  que  Téquation   de  la  cubique  soil  ic 
forme 

ce  qui  exige  que  le  point  à  Finflni  soit  un  poinl  d^inflexia 
On  ramène   cette   équation   à   la   forme    précédente   en    posa 

i      J  ^1  4       r  •  J 

y  =  T"  Xj  «^  =  —  Â~  "*"  a"      '  ^^  ^"'  nous  donne 

y  =  4-r'-— ^,x'  — ^,, 
les  invariants  ^j,  g^  avant  les  valeurs 


oi  — 


16 


On  obtient  donc  pour  les  coordonnées  d^un  point  de  la  cubique  - 
les  expressions 

^i        4  4     . 

o^        b^'  "         bo' 

Considérons  maintenant  une  cubique  C3,  et  soient  2,  i\  1 
coordonnées  d'un  point  de  celte  cubique.  La  tangente  à  la  cubic) 
en  ce  poinl  (a,  |ï;  rencontre  la  cubique  en  un  second  poinl  »  2. 
dont  les  coordonnées  s'obtiennent  ralionnellemenl.  Si  ce  pC 
(a',  ^')  est  pris  pour  origine  des  coordonnées,  l'équation  de 
cubique  est  de  la  forme 

?'(-^>.>^)^^signantun  pohnome  Uomogéne  de  degré // =  1,:^ 
Coupons  par  la  sécanle  y  =  t.r]  x  est  déterminé  par  Téquai' 


tIL 


INVERSION» 


COIRBES    nu    PRKMIHU   GlSXttE:. 


ij*i  second  défait' 


«l'où  Wm  ûvf^ 


fC»,   /)  =  o. 


/J7, 


R(f)ih*signaiit  le  polvnome  'f!(i,  i)  —  4?3{i  i  ^)?»("»  0*1"'  est  en 
géinfral  du  ijiialricine  degré.  Les  racines  de  ce  |)OÎ)iiome  sonl  pré- 
cisémeiil  les  coefficieiUs  anj^iilaires  des  tangentes  a  la  cubique  «jiti 
passent  pîu'  rorig;ine.  Nous  connaissons  a  priori  une  racine  de 
cepoljaoïiie,  le  coeflicient  angulaire  /^  de  la  droite  qui  joitiL  Tori- 

^itieau  [ïoiiJt  (a,  |3).  Eu  posaut  t  ^  /|»  H-  -;»  il  vienl 


/R{r>  = 


/  - 


Itî  polynôme  ylt,(/')  n  étant  plus  f|iie  du  troisième  degrt;.  Les 
t'oordonnt^es  (j?,  j')d'un  point  de  la  cul>ique  C:i  s'e\|ïriinent  donc 
f-tliuimellement  au  moyen  d*un  paramètre  /'  et  de  la  racine  carrée 
'1  un  polynôme  R,(i')  du  troisième  de^çré.  Nous  venons  de  voir 
fomraeul  on  peut  exprîmrr  ^' et  \  li,(/')  par  des  fonctions  ellip- 
Itcjues  d'un  paramètre  «,  et  Ton  aura  ainsi  pour  x  el  y  des  fonc- 
tions elliptiques  de  ti. 

I)'a|ïiès  la  faron  même  dont  on  a  opéré,  à  un  pr>iiii  (.r,  j')  Je  la 
*'ulii«]ue  correspondent  une  valeur  uni<pre  de  (  et  une  valeur  bien 
JtHerminée  de  y''R(/)y  pai'  suite  des  valeurs  hien  déterminées  de  i' 
''Idt^^Ki^/').  Or  à  ion  t  système  de  valeurs  de  /et  de^R,  (^')  ne  eor- 
t'espond,  co  m  UH'  ou  Ta  fait  remarquer,  qu'une  valeur  de  «dans  un 
pantlIélogfsptïHne  de  périodes.  Les  expressions  obtenues  j=y(«), 
y:=if^(^u')  pour  les  coordonnées  d'un  point  de  Ca  sont  donc  telles 
lue  toutes  les  valeurs  de  u  qui  donnent  le  même  point  de  la  cubique 
ioUiennent  en  ajoutant  une  période,  d'iulleiirs  quelconque,  à 
lune  irellcs. 

Celle  représentai  ion  i*araan-'tri*|uc  des  cuijiqtics  jjlaiics  au  riujjen  des 
fonctions  elliptiques  enl  1res  importante  (M*  Nous  montrerons,  poirr 
•lonncr  un  exemple,  eomiiienl  elle  permet  de  déteruuner  les  poiiiH  tl'in- 

^')  CLEQ.^cn,  Ueùer  diejettigen  Cuf^,'en  tieren  Coanlinaien  sieh  ah  eiiiptùihe 
^^cUonen eiaeâ  Pa/ameler  darsicUen  îassen  {Journal  de  Ct  eîie^  i,  qI), 
C, IL  i3 


Û 


t:ii\i»inu:  w . 


I ■  u  \  c/i  j  y N  !*   t  >  J  F l> JV M  LS. 
lu 


evioti.  SoienT  jc=/iu)y  y  =^ f^{uj  les  expressions  ilcs  coorJuiifice^; 
l*.*s  urgujiieAU  deà  points  d'iitLetstit'Uuii  Je  la  cuLiiiui-  avet"  la  droîie 
Kt  -I-  B  >'  H~  C  —  i>  suiil  racines  Je  roquaiioj»  kfi  u  }  -r-  Ji/i(  f*  )  -h  C  =  o. 
r.uiiHiii^  à  un  poha  (r^  y}  ne  corrcï^pMmJ  t|u*uue  \aleur  Je  u  dun^  un 
(Kiialléh^giamiiie  île*  périuJcs,  il  seusuit  t^ue  ta  functioiï  cHîiiUque 
\/{U)-^B/j(a)-}-C  J<»il.  être  tlu  Irois-ièiue  urJre.  Les  pCJcs  de  celte 
foriclioa  suiit  ëviJeiiimeikt  iadèpendaiii^  de  A^  Li^  C;  si  «i,  Uf,  u,  sont 
tfuis  arguinentà  torreï-poutlant  resffectivenient  aoi  trois  [toînis  iriiilct- 
section  du  la  €uLi«|iie  l't  iTutie  «Iroîle,  nu  Joii  dnii<:  ii>oîr  (  ii"  Wûliij 

Mj  —  a^  -+-  «j  ^   a  -T-  %  Hti  tu  -r-  2/^Vjtu  , 

K  l'iant    la  somme  des  pùlu^  dans   un   paraltélogramrite*   Rn   i  eiii)JarîiDr, 

K 

daji^y  et/j,  H  par  —  -^  «,  la  relalimi  peut  sVciiiu  (Jus  «■iJiij>Ici*irnt 

«i  H-  Ut-t-  Ut  —  ps:t  iode. 

lu  versement,  celle  eouilitioi*  est  suKisaiMe  pour  cjue  le;!,  trtiis  points»  Al]  i  «i  l, 
Mj(«5),    Mal  Wïl  soient   en    li^ne    Jioite.    I^n    etlei,    suit    iM',    le    trui^itnn.- 
point  lie  rciieontie  Je  la  droite  xMiMj  a\ec  la  culiii|in%  et   a'^  rar^unienl, 
CLH  I  ("sponJant.  La  ^olJHne  Ui  h--  Mj  -r-  «^  étant  é|;ale  à  une  période»  t/j  ett»';^ 
ne  ililléreiU  tjue  d  tiuc  pértiMle,  et   [jar  suile  MJj  coïncide  avec  M^, 

Si  u  est  l'argument  d  un  |Mjinl  d'inllexton,  la  lun^ente  en  ce  point  rcn^ — 
contre   la   cuurlie   eu    i    puiuts   cuiirondus,    ci    au  doit   être   égal   à    ai»«i 


période.  On  d' Jt  donc  a\on   n  = 


•2/«iU>  -h  'i/«aù* 


,  et  il  suflit  évidenimer»  i  I 


■Jt  //ï  ,  (y  H-  ■!  tu  ,  «y 


lie  donner  aux  eJitiers  /Ki   ei  /i*^  les  valeurs  o,  i,  2  |»our  ol»ienir  luns     1*^"^ 
ptJints  d'inllexion;  il  }  ^  dune  neuf  [hh ais  d'inilevîon.  La  droite  qui  pa^^*-' 

par  les  deux   pomls   d  inllexjoii  — ^ et 

contre  la  cubique  eu  un  troisième  point  dont  Tar^nment 


«^  «T 


esl  encore  le  tiers  d'une  période,  c*est-à-dire  en  un  nouveau  puint  J"i  •"•** 
lîe^ion.  Le  nombre  des  droites  t]ui  rencontrent  ainsi  \i\  cnUiiiue  en  "ipoî  *^  •*  J 

d'inlle\iou  est  égal  à  — ^>  c*esl-â-dire  à  doase. 

Remarque,  —  Les  prdnts  irintersectîon  de  la  cubique  normale  (7>>ii  ^'*^*^ 
la  droite  ^  =  mx -h  rt  sont  dunnés  par  l'équaiioiï  i^  a  —  mpu  —  «  =^  *^^ 
dont  le  premier  membre  admet  le  pôle  triple  w  =  o,  La  somme  des  nrfî  ^^' 
nients  des  points  d*intersection  est  donc  é{;ale  à  une  période*  Si  u%  et-  **'* 
son»  les  arguments  Je  deux,  de  ces  points,  on  [)eut  prendre  ^  «t  —  ^^* 
pour  argument  du  dernier  poijit  d'intersection»  et  les  abscisses  de  c*^^ 
trois  points  sont  res[>ccti veulent  jï«i,  juij,  P(hiH-  W|  k 


Jll.    —    lNVI::it5IO.\.    —    COI  IIULS    BU    FBEMtËtl    UEMIL« 


217 


On  peut  déthiirc  tJu  l^  une  nouvelle  ilLUiciristralioii  de  hi  futniule  d';idili- 
tion  pour  yu.  Ea  cïfet,  les  db^scis^e*»  des  |>L»iiïts  d*tiJtet\scctrun  sont  lacines 
de  l'cquation 

on  é  donc 

ri-i-j-i^x^—  jvHiH-  pM,  H- jHmi+  wjj  =  -^  . 

D'atiïre  |»art,  lii  drotti;  pas^al»t  par  les  deux  pûinls  M|(wt)|  Mi(W3),  on 
*  le*  deu\   li'laliuns  |''«i  =  «'j>»i  4-  ftj  p'ifi=^  //ijjwjH-  «,  d*où  l'on  lire 

m  =^  ' — ~f    et    udr    suite    non*»   ubloiions    Lti    relalii>n    deja    tnui- 

pa^  —  pui  ^ 

vrtMn*  332). 

I   /n'«î-- ji'«,    s 


\ 


33!).  Formules  générales  d'inversioii.  -^  Soit  li(jj  un  [>o- 
'vnume  Ju  i|ualri*j*tic  iJe^^rô,  pn3tnier  avec  sa  dérivée.  Coii:^idé- 
'^>iis  la  courbe  C*  représeiilt'e  jjar  l'oipiaLioii 

(77)  j^i^  R(x)  =  tra^'-i-  îrt,.r^   r-  Im/j^î-,-  ^(ij^  -h  a^  ; 

ïiouj  nous  [H'op05ons  de  inuntrtr  cunirnerU  on  peut  expririirr  les 
«^CHjrdoii liées  .r  et  j' d'y o  point  de  celte  courbe  |ïar  des  foficlioiià 
<îîU|iliques  d'un  paranièlre.  Si  Ton  cannaît  une  ruciiieade  récjtia- 
*'OiiR(x):=o,  Oïl  Li  d/'ja   vil,    a  pro[>os  des  cubbpjes,  comuieiit 

**0  |>cul  opérer.  En  jïosant  x  ^=  a  4-  —  »  la  relation  {77)  devient 

■*i(aî')  claiil  lin  jiol>nuiHe  iln  troisième  dej^^rê.  ha  courbe  pru* 
I*o^ëc  C|  COI  res|ïond  donc  poijil  |tar  jioîiil  k  la  eoui  be  iV^  do  Iroi- 
**C'tiic  ordre  «pil  a  pour  érpialiun  >  '-  ^i  il,  (j^'')|  ati  moyen  des  for- 

'  •^•ul^sx  =:  cl  -i-  — ,  1  j'  =  ^j-  Or  on  peut  eKpriaier  x'  eï  y  au  uioycn 

**  Un  paramètre  a  par  des  expressiotis  de  la  forme  x'^  oipn  h-  3, 
T  ^=^%p* Uj  en  choisîssanl  convenablemeal  a,  p,  et  les  invariants 
"^  Jiii.  On  en  déduit  pour  X  v\  y  les  formules  suivantes  : 


afp«  -I-  ^ 


J^  = 


aj>  1^ 


(«jju -+-;!;-• 


c/jf 


"^^  €Q  lire  du  ^  —  —  »  de  borle  que  le  paramètre  a  est  idenlH|ue, 


ai» 


t:u\vi  ruE  \\\ 


I  ONCTIONS   l  N 1 1  (  iji:u  ts. 


es,  a  1  mlei^rii 


le  dt 


e  1  lirai  H' 10  esnrcc 


ffx 


/R(>) 


et  les  lof 


mules  (yS)  ré>o!vcnl  L*c*(ii[TlcLeincnt  le  prol»l6me  de  l'itivcr?iioii* 

I^renons  maiiileiiaril  le  cas  général  ou  Vou  ne  t'nnnaîl  aucune 
iMCine  de  lY'(|iialion  R(jr)^o.  Nous  allaos  montrer  i\iiv  i\jn 
peuif  SiffiR  inff ofifure  d* autre  irrationalité  //a*tiftff  racine 
va  n  *ée,  exp  /  '  if}  ter  rat  io  1 1  n  e  lie  ment  x  ef  i  ■  a  ti  n  i  o  y  e  n  d  ^  u  n  t  *  fo  ti  r- 
lioa  eliiptiffae  pu,  d'inyaritinis  connu  s  y  et  de  sa  dêri\'ée  p'n. 
H<  jii[>kn;oii.s  [>onr  un  nioiHCiiL  x  vi  y  piiJ-  /  ri  r  respecliveoienr, 
de  sorte  i\iui  la  lelalioi*  (/j-j)  drvieiil 


{ 77  ^*^^'  ) 


I  î  ~  [{],  f  }  =  Oq  t^-j-  Idit^-^  Giiil-'j-  ^a^t  -T-  a^. 


Le  |>olvnonie  R{t)  peiil  se  iiieUre  d*ijne  înlnnlé  de  maiiiêiei  sous 
la  loijiit?  l{(  t)  ^^[^^{t)]-  —  '^i(  t)'j':i{t },  '^,,  '^^,  '^;,  étant  îles  po- 
lynômes d^uii  degré  niat^qué  [>ai'  leur  iudiee.  Soient  en  effet  (a,  ^) 
les  cooi données  d'un  point  t|uelconqna  de  la  courlje  C^.  Prenons 
un  poljnonie  'f  j(^)  tel  c|ue  'fi(^)  =^  ^,  ce  f|uo  Tcki  peut  Taire  é\i- 
ilemnierït  d*une  infinité  de  manières;  Téipialion 

admettra  I»  raeino  t  =^  %^  et  Ton  pourra  [ioser  Oi[t)=^  t  —  -jl.  Le 
polynôme  R{l}  élanl  mis  sous  la  forme  précédente^  considérons 
lu  cuLique  auxiliaire  C^  représentée  \rdr  Téquatton 

(70)  ^'^M^)  -^'^'^'^«(i)*^'^'?'  (j.)  =**i 

si  rjoiis  eon|»ons  celte  eubîquc  par  la  séoarUe  >'=^  /x,  les  alï»c»^sc:i  -^ 
des  deux  points  variables  d'interset:lion  sont  racines  de  réuuali*^n 

cl  f^l  pour  expression 


ÏP:l(/)- 


e  élaul  déterminée  par  récpiaLÎou  (^-  ùis).  On  voit  t]u'înverseiii*-^*^' 
i  et  t'  peu  vent  s'exprimer  lationnelleincnL  au  moyen  des  coOf'' 
données  x^y  d*un  point  de  (J^  par  les  foiinules 


(8o) 


/=^^, 

X 


'-'-A3)M^- 


paramètre  w,  piiisr|iron  connaîL  un  poiiit  de  la  cubif|ue  C^,  qui 
est  l'oric^ine*  Il  en  e-^L  donc  de  même  de  (  elde  r.  Le  procédé  peut 
évidemment  efre  varié  de  bien  des  niaiiières,  et  lYm  n'introduit 


que  rirralîonnelle  p:=y/K(a),  a  resLant  arbitraire. 

Nous  allons  développer  le  calcul  en  supposant,  ee  que  Ton  peut 
loujiiurs  faire,  qu'oi»  a  d'abord  fait  disparaître  le  coefficient  {t^ 
ilc  P  dans  ri(^).  On  peut  alors  écrire 

cl  jjoser 

I^a  cnUiqite  auxiliaire  Cj  a  pour  éf[ual!iui 

f8 •  I  6 Uq a^^y^ -h  j  a» Oj  jr-j'  -h  rr^ a^:r^  4-  i  «m j  '  —  t  t^  f ». 

Oonforméinenl  a  la  nié ih ode  f^énérale,  coupons  celte  ciibiijue 
pm*  b  sécante  j'=  Ix]  l'équation  obtenue  peut  sVcrire 

r(  -  j   —  >a„ f 2  -  —  (  (]«(, flj  (^ -+■  4  flo fli /  -^  cty  «4 )  =  o. 
i^on  en  tire 


-      =  <Tt,/5  H-  /<lulit  /  J. 


Invcrsemertt,  nous  pouv<His  exprimer  /  et  \/ffifl{i^i)  on  niosen 
^^    X  et  de  r 


(ft; 


4tr  JT  \  j?  / 


av 


I3*au1re  part,  en  résolvant  IVqnnlion  (8i)  par  rapport  à  >%  nr>iH 


^JD 


Le  pol}'nome  sous  le  radical  admet  la  racine  j'r=o;  en  a|ï[ïlî- 

[*l**antla  méthode  ciui  a  f'té  ex|>liquée,  on  [)ourra  donc  exprimer 

*^    ^i y  par  des  fonctions  elliptiques  d/uu  paramètre,  Kii  dével*qi- 


aSo  CHAPITRE   XV.    —    FO>rTtf>NS    IMF0E1U£S. 

paul  li's  caliïuls,  on  arrive  aux  foriiniles 


^8J) 


les  invarianlii  g^^  g^  de  la  fonclion  elliptique  pu  ayant  les  valeurs  ' 
su î va nies  : 


(S4) 


/Tî-- 


Aj/Ty-h  3^î 


/r*  = 


/?0^!^i  ^^   *^\  rtyrt' 


En  rem  pi  ara  ni  x  el  j'  [^al■  les  Vij  leurs  prreetlenles  dans  les 
nulles  (8y.),  it  vicnl 


/  ^ 


(85) 


|/K(IJ  =  /*n, 


1  ji« 


<Tj 


p    ^^     - 


|WI 


On  peut  *^crire  ces  formules  sous  une  forme  un  peu  plus  simpl 
en  obî^ervanl  que  les  relations 


(80) 


V 


«1 


sont  compalibles  d'aprè-i  la  valeur  des  itïvarîanls^a  el  g^,  D^aulrc 

,  r  /  (/  n  - —  j  i'  I'  ',  '  ,  .  1 

part,  on  j  »  en  t  rc  m  p  I  a  c  c  r  -  (    .     _  \  .  j    P  ^i  ^  P  {  "  -t-  *'  )  ~^~  J^  '^  +  P  **q 

En  rétinissanl  ces  résultats,  et  en   remplaçant  l  el  v'U(/)  par 
ei  y  respectivement,  nous  pouvons  donc  énoncer  la  proposition 
suîvanle  : 

Les  coordonnées  {^*,X)  d'un  point  qitelconf/ue  de  la  courbe  C|1 
représentée  par  V équation  {^j'])  {oii  a^  ^—  o),  pefi^'ent  s^ exprimée 
{tu  moyen  d^un  paramètre  variable  u  par  les  formules 

les  invariants  g  2  et  ^5  ayant  les  râleurs  f  Ion  nées  par  les  relu 
lions  (H4),  et  pi\  p* e  étant  déterminées  par  les  équations  coi 
patibies  (8G). 


ir.  —  INVERSION.  —  COI  ri n ES  du  porMiEn  cîenhe.  2I1 

Delà  f»ir*nulc  (i^)  élM\e  ]vliis  Itaiil  (ii**  332)  on  liiT.  en  Jille- 
renlianl  les  deii%  mcmljres, 

»   itfl  \  pu  ^  pv  /        '  * 

—  dv 


\  (t^  — -♦  Lo  paramètre  u  rr|M"«* 


I 


^enlt"  (Jonc  rinlt'gralc  rllipliqne  de  preniirrc  osprcc  ^/a^  /  * 

J     )/\i{X) 

ei  les  rormules  (8j)  résolveni  le  problème  de  rinvcrsîon. 

3iO.    Courbes  du  premier  genre.   —  Une  coirrhe  plane  afjL^L'- 

«rir|iie  i^ft  tJe  degré  n  ne  peut  avotr  plus  de —  poiriU 

Jouliles  Siins  se  décomposer  en  pin  sieurs  ennrbes  disliricles.  Si  hi 
cotirbc  C,,  est  indécomposable  et   possède  c/  points  doubles,    la 

•  •■•Tenee />  ==    — a  est  appelée  le  genre  de  cette 

courbe.  I^s  courbes  de  genre  zéro  sont  les  courbes  unicursales 
tlont  les  coordonnées  pcnvenl  s'exprimer  par  des  fondions  ration- 
nelles d*iin  pariimèlre.  Les  courbes  les  plus  simples  après  celles-là 
^oni  les  courbes  de  genre  ttn  ou  du  premier  genre;  une  courbe  C,, 

^«1    premier  genre  possède 1  =  ;- 

JouIjIcs. 


po 


ints 


tes  coordonnées  fi* ttn  point  ttune  conrla*  du  premier  getuf 
peuvent  ^exprimer  par  des  fondions  elliptiques  d'un  para- 
mètre. 

Vtmr  dénïonlrer  ce  ibéorème,  considérons  les  courbes  adjointes 
d'ordre    n  —  2,    cVst-à-dire    les  courbes    C,,_2   qui   passent    par 


Jm 


—  points  doiiuleâ  de  U,,.  Lonime  il  faut — 


poînis  pour  déterminer  une  courbe  d'ordre  n  —  9.^  les  courbes  ad- 

joioles  C^„_2  dépendent  encore  de  ■   - ^ ==  (ai  —  1) 

para  me  1res  arbitraires*  Si  l'on  assujettit  ces  courbes  à  passer  encoïc 
par  /*  —  -^  points  simples  (u-is  à  volonté  sur  Cy/,  on  obtient  un  ré- 

I  seau  de  courbes  adjointes,  qui  ont  en  commun  a%ec  Q:  les      ^ ~  ^ 


t1i 


cil  VCITRIC    \V\    —    FO?îGTIO\S    IMFOBMES. 


points  doubles  de  (^i  et  «  ^  3  poitiis  simples.  Soient  F(x,  j' 


réquaLiun  de  C,^  v\ 


)  = 


rét|ualion  dt:  ce  réseau  de  eouibes  C,i_a*  /.et  jj.  élanl  deux  pnra- 
inrlres  arbitruires.  Une  cuinbe  r[iielcoii(|ue  do  ce  réseau  ren- 
eonlre  C«  en  (mis  poînis  variables  scufeiiieat^  car  eiiaquc  i>oiiil 
diiuble  carïijile  [lour  deux  [>oirils  cotTimuns,  et  l'un  a 


n  (  n  —  ^ }  -+-  /i  "  'i  —  /i  (  H 


3. 


Posons  mainleiuuil 


(H8> 


lorsque  le  point  (,r,  j^)  drciit  la  courbe  C^^,  le  poinl  (x\y*)  décril 
nue  courbe  al^ébricpie  (7  dont  on  obtiendrait  réqiiation  en  élimi- 
nant X  et  y  entre  les  équalions  (88)  et  F(\i\  r)=^o.  Les  dcuv 
courbes  C  et  €«  se  correspondent  poinl  par  point  par  une  trafi^^ 
formation   btrationneilt\   c'est-à-dire  qu^in versement  les  eoor^^ 
dunnées  (.r,  y)  dViti   point   de  C,,   s'ex])rinient    ration ncHement 
ait  moyen  des  coordonnées  {^r\  r')  du  poinl  corrcspoadanl  de  C 
]l  suffit,  pour  le  prouver,  de  nionlrer  qu'à  un  point  Ç^\y*)  de  (;' 
il   ne  peut  coirespondre  qu'un   point  de  C,m   ou   que  les  équa- 
lions (88)^  jointes  à  F(ar,  ^•)^Oj  ne   peuvent  avoir  en  x  ^l  y    j 
qu'un  seul  système  de  solutions  variable  avec  x*  el  j^'.  ^L 

Supposons  en  eflet  qu'à  un  point  de  VJ  correspondent   deu^^ 
points  {a^  //),  {a\  b' )  de  Cf,,  ne  faisant  pas  [jartie  des  points  dt 
base  du  réseau  de  courbes  Cw^a-  ^^"  aurait 

/i  «  a \  f/  )        fi  (  a\  &'  \        /jt <  ij\  />'  ) 


/i(«,   ^)  /ïl^,  ^)  /3(«,  ^) 


rt  toutes  les  courbes  du  ré^^ean  rpri  passent  par  le  poinl  (a,  b) 
passeraient  aussi  par  le  [voint  [a\  6').  Les  courbes  du  réseau  qui 
passent  par  ces  deux  points  dépendraient  encore  iifwairetneni 
â\in  [>aramèlre  variable,  et  rencontieraient  la  courbe  C„  en  un 
seul  ]>oinl  variable.  Les  coordonnées  de  ce  dernier  poinl  d*iuler- 
si'clion  avec  C^i  seraienl  tluuc  des  foncli*>ns  rationnelles  d\in  para- 


m,    —    ÎX VERSION.    —  COtunES    Dl     PHEMIEtt   GENRE.  ft33 

iHlre  variable,  et  l:r  cotirbc  C,,  st^raÎL  unîcursale;  ce  qui  est  im- 


possible junsqu'ellc  lia  (jiir 


n  i  n 


points  doubles. 


A  un  piiinl  {x\y)  dr  C  ne  correspond  par  coaséqiienl  qu'un 
|MJiiit  (jT,  j')  de  C/i,  el  les  coordonnée:»  de  ce  poiul  sonlj  d'après 
\\\  ibcorie  de   l'eHîunnnlîojï,  des  foricUons  rationnelles  de  x\  y\ 


(Sfjf 


^  =^  ?i(J"'.  j')*        J'  ^  ?s(J"'îj';- 


Paur  avoir  le  degré  de  la  eourbe  C7,  cherchons  le  nombre  des 
points  communs  a  celte  courl>e  el  à  une  droite  quelconque 
m'-^-  hy  -t-  c=^ii.  Cela  revient  à  c!ie relier  le  nombre  des  poiiiï> 
commiin^î  a  la  courbe  C,^  el  a  la  courbe 

«/î(^t  r )  -«-  ^M^f  y)  -^  ^/i  ^  -2"*  r  )  =  ^* 

pniatpj',!  tii]  point  de  C  correspond  un  seul  jiniul  de  C^^  el  inver- 

seiaenL.  Or  il  ny  a  que  Irois  points  d'înlersection  variables  avec  a, 

/^  c.  La  courbe  VJ  est  donc  du  3*  degré.  En  résume,  les  coor- 

Jonnées  d'un  point  de  la  courbe  C^j  peuvent  sVxjirinier  ration- 

f/ellemcnt  an  nioven  des  coordonnées  d'un  poinl  dune  culïtque 

plane,  el»  comme  les  coordonnées  d'un  poinl  d'une  cubique  sont 

des  fonctions  ellipUques  d'un  paramètre,  îl  en  est  de  méuie  des 

roordonnées  d'un  point  de  C„. 

l\   résulte  au^^si  de  la  déujonslralîon,  el  de  ce  f[ut  a  élé  vu  plus 
liaul  pnijr  les  cubiipies,  que  Ton  peut  faire  cetle  représenlaliou 

Idc  telle  façon  qu'à  un  point  (.r,  j")  de  C,|  ne  correspojide  qu'une 
valeur  de  u  dans  un  parallélogramme  des  période!>. 
Soient  x^=-*}f{t()^y=^if\{u)  les  formules  qui  dunnent  ./•  et^>'; 
toitic  înlé^ralc  abéltenne  *r  ^  /  H(.r,  r)  dx  altacbée  à  la  courbe  Cn 
iî^  n'*  108)  se  ramène  [lar  ce  changement  de  variable  à  riiitégrale 
\^é^*%ii\c  fonction  elliplrqne;  cette  intégrale  iv  s'exprime  donc  elle- 
Hfiic^nic  à  Taîde  des  Iranscendantes  p^  ^,  ^  de  la  ibëorie  des  fonc- 
tions elliplîc|ues.  L'introduclion  de  ces  transcenda  ni  es  dans  T  Ana- 
lyse a  doublé  la  puissance  tlu  ealctd  intégra!. 

E^ftUPLC.  QaarfitfUt's  bicirvuiaires.  —  Une  courbe  il  a  4*  di-gri-  ayRal 
Icux  poinl  s  doubles  est  du  premier  genre.  Lorsque  les  polats  doubles 
i»iit  les  points  circulaires  à  riaOni^  la  courbe  C^  est  une  quartique  bi- 
zirculaite.  Sî  l'on  ii  pris  pour  tui^^ine  ua  ])OjnL  de  celte  courbe,  un  \\v\n 


À 


a5|  rïuniTRE  \v.  —  fonctions  uxiformks. 

prendre  |inur  courbes  aflj<>înles  C„_*  des  rerrli^i*  passant  par  J'»MJ^in(.' 

pour  avoir  «ne  cubique  corrcspondanl  point  pur  puînï  à  la  quartirpii!  Cv  ~ 


il  fuffiu  d'aprrs  la  niélliodo  générale,  fîc  poser  :r'  = 


^t^yt 


■r  =; 


On  a  invcrsemoni  t  = 


—r-9  r  —     ,^    — T-f  el  ce<i  formules  définissent 

une  inversion  par  rapport  au  cercle  de  rayon  m/ï  décrit  de  l'orîgine  pour 
centre.  Pour  a^oïr  réqualion  de  la  cubique  Cj^  il  suffira  de  remjdaccr  jr 
et  y  par  le<  valeurs  préceilente*  dans  l'eqn^ition  de  C*.  Supposons,  |i;ir 
exemple^  que  l'cqualion  de  la  quarlîque  C^  soii  (j**-4-j'*)' — «j*  — o;  lift 
cubique  G 3  aura  pour  equiiii^m  ^^'(^'*-4- x'*  )  ^  1  =  o. 


4 


Hennrquf^.  —  Lorsqu'une  courbe  plane  €«  admet  des  piînts  sînguliiîrs 
d'espèce  supérieure,  elle  est  du  premier  genre  pour%'U  que  lous  ces  [Miiitls 


sin^ulier^  soienl   équivalents  à 


n(fi"3) 


points  doubles  ordinaires.  Pat" 


exemple,  une  courbe  du  qnatrii-ine  ordre  ayi>ni  \\n  *4eul  point  doiddc.  «»  t^* 
deux  brandies  de  coiiibe  sont  tanj^enles  Tune  à  Tautrc  sans  présente^*" 
aucune  singiilarilé,  e^t  du  premier  i^enre;  il  suffit^  pour  le  voir,  de  coup^"' 
cette  quarlique  par  un  n'seau  de  coniques  tangentes  au\  deu\  braneh*^^ 
au  point  «louble  et  passani  par  un  aiMre  point  de  la  quarlique.  La  conrL^^ 
j^*=  n{>),  où  R(^r)  est  un  |>olynome  du  i"  ile^ïrc  premier  avec  «.a  déiivê^^ 
préfîcntc  une  singularité  de  celle  espèce  â  linfini.  On  la  ramène  à  uit  ^ 
cubique  par  une  transformation  bi ration uelle  en  posant 

ce  qui  permet  de  retrouver  facilement  les  formules  d'în\er-^ion  (87) 


EXERCICES, 

1.   Démontrer  qu'une  fonction  douLlcmeul   périodique  entière   est  une 
constante^  au  moyen  du  développement 


/i=.=2; 


V«e 


[La  condition  /(  z  -f-  w')  —/{z)  exige  que  Ton  ail  A/|  — o,  si  n  ^i 
2.  Si  a  n'est  pas  un  multiple  de  r,  on  a  la  formule 


htaa  \         fj/AA  \         a — ht:/ 


irXERCtCES. 


iV, 


[On  change  *  en  z -h  n  dan'^  hi  fm-jimU'  (\n\  ilunnc  l<"  <lt'*vi'l«ipj»eiiioiii 
ilfCou^pijU  011  inicgrc  erilrc  li!s  liniitci  a  ni  z  ] 

if.  Drirliiîre  <îc  la  formule  prcccdenle  îe*i  nrnivcan^  prorluît?  infinis 

—  m 

(;-7r)n'(-~-J('"-x77^)-^- 

—  m 

TranAformer  ces  nouveau \  [ïnMluits  en   produits  île  facicur^  [>rimaircs, 
"<i  en  |ir()d(jîls  ne  renfermant  |dus  de  tricleuis  e\]ïonenlieU,  lois  i]ue 

OfinontrtT  Il*s  formules 


iaiiff^^'15 


iJLH-^l)^  Tl' 


tulilir  des  formules  analogues  [>our 


-1 


— '— -^...1. 


sin  ^  —  sin  a     co«s  -s  —  cos  ti 


S>  ÊLablir  ta  formule 


1  («.'>-)*  (I.'2.1)* 


(— 1/' 


|l,'2,..(«-hl)]î 


U,    Décomposer  en  tdéuienls  simules  1rs  ftmeiiiuis  — ;— >  — ; — • 
*  '  p  il      P'U 

7*  Korsquc  ^i=  o,  on  a 

I  ^tanl  une  racine  cubi<|ue   de*  l'unile.   En  déduire  la   décamjui^iiiùn  en 
éléments  simples  de  — ; ;—  lorsque  ff*^  o. 


236  CHAPITRE   XV.    —    FONCTIONS   TNIFORMES. 

8.  Ktant  ilonnées  les  intégrales 

/    , dx.  I r/.r, 

J    (-T — Dyx^ — I  J    vi-r-J* 

/dx  r  ax^-hft 

X^  ^X^^^'  '  J     y/(^i  —  j'i)(i  —  kix^) 

on  demande  d'exprimer  la  variables  et  l'une  quelconque  de  ces  intégral 
au  moyen  des  transcendantes  j),  Ç,  a. 

0.  Etablir  la  formule  de  décomposition  de  M.  Ilermite  (n**  331)  en  ép 
lant  à  zéro  la  somme  des  résidus  de  la  fonction  F(5)[î;(a:  —  z)  —  ^(Tq  —  - 
dans  un  parallélogramme  de  périodes,  F(^)  étant  une  fonction  pllipliqi 
cl  X,  a7y  étant  considérées  comme  des  constantes. 

fi"'  (  f\\ 
10.  Déduire  de  la  formule  (Oo)  la  relation  t,  =  — 


riw6'(o) 
[On  observe  que  la  série  an  ne  renferme  pas  de  terme  en  m'.] 

*1I.  Exprimer   par  des  fonctions  elliptiques  d'un   paramètre  les  co( 
données  x  ct^  de  l'une  des  courbes  suivantes  : 

y"^—  \\(x  —a)(x  —  ù)(x  —  c)\^y  y^—  A[(x  —  a){x  —  6)]-, 

r'T=  A(x  — rt)*(.r  —  ^^)3(.r  —  c)-\  y^  =  X[^x  —  a^ix  —  bf. 
y*  —  X(x  —  a)^{x  —  b)^, 

y''  —  \(x  ^af(x  —  b)^{x  —  r)'»,  y^  —  \(x  —  a)'^(x  —  b  )\ 

;-'•  ^-  A(x  —  a  j^i-^'  —  b)^,  y^  =  A  { x  —  a)^  (x  -  -  b  )-, 

y^-i-  { ix^ -i-  mx  -{-  n  )y- -f-  A  [  ( .r  —  a)(x  —  b  )(x  —  C)] 
y.^  X:ry^.'^j.^(u,r-i--~  ^j    =  o,         y^  ~  \  xr^ -i- x^- (^\^  x^- -^  J-  ^-j 

yv_^  A.rH-+-('B.r'-i- ^  ^,-  V  =  o,         >•' 4- A J7'V_^_ .,.-, /b^  -  1*  ~^^-) 

Le  paramétre  variable  est  égal,  à  une  conslanlc  près,  à  l'intégrale  /  — 

I  Briot  et    Bouquet,    1  héoric  des  /onctions  doublement  prriodiqu 

'i'  édition,  p.  388-4 12. 


CHAPITRE  XVI. 

LE  PnOLOXGEMliNT  ANALYTIQUE. 


l.  -  L>LITMTJ(JN  Jïl  NE  FONCTION   VN  ALV  i  K  aii  TAU  UN 
iiK  SES  ÉLÉ\IE:yTS- 

3 il.  Première  idée  du  prolongement  analytique.  —  Soii  /{  z) 
<Hje  fuuclîon  holotiioi|ilic  iLiiis  iiist'  |>iirlUMi  ciHtiHxe  A  du  jitdJi, 
liiiïilée  |ïîir  une  ou  pluî>ieurs  couibcs,  fejinées  ou  non;  nous  pre- 
notKsU)ujour!5  le  inol  de  conrhes  ilan^  \o  sens  êléiricnlaîrr  Imlulni-I 
tuiniiK?  u  o  u  s  l 'il  \  o  11  s  fa  i  l  j  ii  sq  u  '  ici. 

Si  l'on  <  oiiniHl  Li  valeur  <le  lo  louci  ion  /(;  )  el  tle  louiez  s^'à  Jcrj- 
^ées  siiL'cesî!ii\e5  en  uu  puint  (lelenuiiir  (t  de  la  région  A,  on  |irMt 
en  Je  Ju  ne  lu  valeur  île  eelte  lujielion  eu  un  au  Ire  point  quel- 
t'»mnic  //  de  la  ui<}nie  rej^iuiK  IVoir  le  dénionlrer,  joi^nuns  les 
Jeux  |>onitîi  ft  et  ù  par  nu  eliemin  L  situé  tout  eu  lier  cfans  la 
^*'\!^m\  A,  [var  exemple  [>iir  une  li^ne  poK{;ouale,  t>u  pai'  une 
* otirlie  Je  forme  ipieleouque.  Soil  o  la  limite  iul'érien*e  <le  la  Ats- 
biHc  cl  lin  puîut  i|(ielconf[ue  ilu  ehemiu  [^  a  ini  pnint  ipii'leouipie 
tlu  cotjiour  de  la  n'^ion  A,  de  telle  sorle  qu'un  eertle  dt*  ra\ou  5 
^piilpûur  centre  nu  point  queleonipie  de  L  soil  situé  tout  eiUier 
Jaos  i'ctle  région-  Par  Ijjpollïèse,  nons  connaissons  la  valeur  di^ 
'a  ffïjictinn  /{a)  cl  de  ^es  dérivées  snceesi^îve» /'(<£),  /^(ti),  .  *  •, 
|KiMr^^==a,  Noirs  pouvons  donc  écrire  la  série  entière  rpi!  repré- 
*t!niç  la  riint:tiouy(^  )  dans  le  doinaint*  iln  point  //j 


/(i)=/(a)^^— ^/(>) 


i^  —  ny 


P'Hn)^ 


'jfi  rajou  de  convergence  de  celte  série  esl  au  niuin'5  égal  à  o, 
*"^>s  il  peut  être  plus  grand.  Si  le  point  ù  est  situé  daus  le  cercle 
**^ convergence  Co  de  la  série  précédente,  il  suffira  d\  reni|daeer  3 
P*i"  6  pour  avoir  y(t).   Supposons  que  le  [»oint  ù  soit  extérieur 


238 


CllAl'ITHK    \V|. 


iMt o  1,0 N i, i: M t > r  sy.vL i  r i o i  H . 


à  Cu,  et  soÎL  3t,  le  point  uù  le  t:liejiiirj  L  su  ri  Je  Cu  (')  (./?©*  82  ^ 
Sur  ce  clieiijin  |«i'ciïuiis  à  Fi  nié  rieur  de  Dq  un  [jolul  z^  voiâiu  de  at 

lel  <]iie  la  dislîinee  des  deux  iiuiuls  r,  et  x,  sait  luferieurcù  -«  L-. 

série  (1)  et,  eelles  que  l'un  eu  Jrdiiil  (lar  de:»  diflrrentialîons  suc 
ces^ives  j>ern)eUcnL  de  ealcider  les  valeurs  de  la  l'oiictiou  y(^ 
et  de  toutes  ses  dërivées  /(v,),  /^(Zi)y  ...,  /^"K^*)»  ••• 
(>our  z  ^  z^.   Les  coenieienl?i  de  la  série  ijui  re|U'ésejite   la  fouc 


I-ig.  sj. 


tiiui  /(:;)  daus  le  duuiaiue  i\u   puiut  Zi   soiil  donc  déleijuiur!»  â 
Fou  L'uiinaît  les  coenieieuts  de  la  )uentière  série  (1),  et  Fou  a, 
le  v(>i>iuage  du  point  :^,, 


(a)   /(5)=yUi) 


-/C^i)' 


(  -  —  5i  ï« 


Z^'^U-i) 


Le  ruNon  du  cercle  de  convergence  C|  de  cette  séiie  est  an  mo 
é^al  a  0  ;  ce  cercle  renferme  donc  le  |joiul  %^  à  Fintérieur  et^  f>3i 
buite,  il  a  une  partie  eu  dehors  du  p rentier  cercle  Co-  SI  le  point  i 
est  dans  ee  ïionvcau  cercle  C|  *  il  suftira  de  faire  z  ^=  ù  dans  1^ 
série  (/a)  pour  avoir  la  valeur  de  /('>)»  Snjiposous  que  le  potwl  * 
soit  encore  en  dehors  île  C,  et  soit  «a  le  point  ou  le  chemin  Zi  t 
î^ort  de  ce  cercle.  Prenons  sur  le  chemin  L  uu  point  z  ^^  iutéri^^ 

(  '  )  La  valeur  de/(£)  au  puînl  b  ne  dèpendanl  pas  du  cbeiiiiii  L,  tant  que  C^ 
chcmii)  »e  âorl  pas  <iu  l'aire  \^  un  jïeul  siippo&ur,  coniuie  cVst  le  cas  de  la  Ttgard 
que  ce  chemio  ne  rencontre  qu'en  un  point  le  t'crcle  C«  et  en  deux  puîoU  au  pM 
tes  cercJes  âuccesâif^  C^,  C^,  ....  Cela  revieoi,  51  l^on  veut,  à  prendre  j>oiir  Si  le 
dcroier  paiut  de  rL^ncotUrc  de  L  ei  de  C^,,  et  de  même  pour  les  autres. 


«(!,  el  Ici  ijue  la  disLauct;  des  dt.'iix  [ïoiiiis  z*  cl  at^  suit  inférieure 

à''  l^a  ïst-rit,'  (.i)  el  celles  qu'on  cnMédiuL  jiar  des  dîDTér  eu  lia  lions 

successives  peiiiieUroal  de  ealenlcr  les  vuleurb  de  /(-)  cl  de  ses 
dérivées  /  {z^}^  f'[z^.)^  /'\''.t)i  •  •  m  **^^  jiuiiil  z-2-  On  [><jiuTa  donc 
Inruier  une  nouvelle  série 


(JJ  f{^)^A^i)- 


'/'i^a)-. 


(-  —  -s)" 


/^"H^,). 


iliii  rc|jrésenleru  fa  iuneliun  /{Z)  dans  uti  nuuveiiu  cercle  Cj^  de 
rdvuriaippérieui'ou  é{^al  à  o.  Si  ïe  [*oînt  6  est  dans  ce  cercle  C^,  on 
itmijiliiccra  z  \rùv  b  dans  l'r^alilé  prccédente  {S)\  sinon,  on  conli- 
luieid  ù  a|i|>lifiuer  le  inenie  procédé.  x\u  boni  duu  nonrbrc  lîni 
4u[vtialiuas,  un  Hniia  par  uLlenir  un  cercle  renferaianl  le  |KMnL  b  à 
imbjrit^ur:  tluns  le  cas  de  la  fi ^n ire,  i  esta  rinlérieur  de  Ca-  Kn  cllçl, 
OH  peut  Luiijours  cliuiair  le»  [>olnls  z%^  Z'^j  z-^y  . .  »,  de  lacon  que  la 

Jbtaute  de  deux  poinli  cunsccutifs  soilsnpérieure  à  -;  suit  d'aulre 

]»:irl  S  la  longueur  du  clicnilu  L.  La  longueur  de  ta  lij^ue  (jolvgo- 
^^à\\i  fiZyZ,*  *  ^  Zp_^  Zpb  eal  loujonrs    iulérieure  à  S;  on  a  donc 

P:^'^\^p —  6]<S.  Soil/J  un  nondjre  enlier  LeI  que  (  -  -h  i  j  8>S. 

l'int^galité  précédenle  prouve  tpi'après  p  opérations  aii  [dus  on 
louibcia  sirr  un  [ioinl  Zp  du  chemin  L  di>nL  la  distance  au  poinl  b 
^^U  iniérienre  à  o,  le  [>oinl  b  >eta  à  l'intcrjcur  dn  cercle  de  con- 
ït'i'gence  C^  de  la  série  entière  i\ni  ie|>résente  la  fonction  f{z) 
'hoi  Itî  domaine  du  point  Zpj  et  il  snffira  de  remplacer  z  jiar  b 
Jaib  celle  série  punr  avoir  f{b).  On  ponrra  cale  nier  de  même 
l^utci»  les  dérivées  f\b),f{h),  .... 

i^eraisoniicnienl  i|ni  précède  piouve  qu'il  esl  possible^  du  moins 
lhctirit|ijt;inenl,  de  calculer  la  valeur  d*nne  fonclion  iRdomor[>he 
"*«*  uue  région  A,  eL  de  loules  ses  dérivées,  en  un  poinl  (jnel- 
tOQuiie  de  celte  région,  pourvu  <]ue  I  on  connais>e  la  suite  des 
^*<l«urs 


/(a),    fia),    /"{au 


f^^{a). 


«tfe  la  fonction  et  de  ses  dérivées  successives  en  un  poinl  déter^ 

iffifté  a  de  la  même  réjj;ton.  Il  en  résulte  rpie  toute  fonclion  liolo- 
mu/plie  dans  l^aire   A  est  eonqilèleiuenl  délermijiée  dans  toute 


2,0 


«Jlil4TlŒ    XVI 


LE    l'ROLONGISlIKNT    AMLlTigLi:. 


celle  aire,  si  elle  est  coûniie  dans  une  région,  aussi  |)ctile  qu'on  ! 
suppose,  enLourauL  uu  | toi  ni  quelcon(]ue  a  pris  tlans  A,  et  mciii 
^i  elle  Cî»l  connue  Loiille  loii^^^  d'un  arc  île  enoïliCj  aussi  pclilqu^o 
le  stippose^  abuuLiiïsanL  au  puiuL  f/.  Si,  en  tlîel,  la  fouclion  y(; 
est  détennifii^e  tout  le  lou|i^  d\iu  ai'c  de  courbe,  il  en  csl  Je  nièui 
de  la  dérivée  y*' (-3),  car  la  \aleur /"(  j,)  en  un  |)oiul  f|uclconcjue  il 

CCI  arc  est  égale  a   la  limile  du   rapptul  — ^"^-=  --^i-  lorsque  t 

Z^      -    Zi 

poinl  ^2  ^^  rapproche  de  Zi  en  re^lîinl  sur  Tîne  considéré;  I 
dérivée  y^(:?)  éLanl  connue,  on  en  déduira  de  uiéine  y"''(^),  pu 
y*^''{5),  ....  Ton  les  les  dérivées  successives  de  la  fonelîon  /(: 
seront  donc  déterminées  pour  z  =  a*  Nous  dirou»,  pour  abrégei 
(me  la  connaissance  des  valeurs  nnniérif|ues  de  Ions  les  termes  cl 
hi  suile(4)  détermine  un  élément  de  la  fonction  /(^)jLe  résultii 
iditeuu  [teut  alors  s'énoncer  comme  il  suit  :  Une  fonction  holo 
fttof'p/it'  ci  fins  l'aire  A  est  côfn/*li'iefnrnf  iictenuint'c  ,ii  ro^ 
cofutati  {f/t  (Quelconque  de  se it  r lé ntents.  On  j>ent  dire  eneoie  «pi 
deux  lùnelious  liolotnorphes  tlans  ta  même  réi^^ion  ne  pruvci 
avoir  nu  élément  commun  sajis  élre  idcnlîqucs. 

jNous  avons  supposé,  pour  fÎKer  les  idées,  ([u'il  s^igissail  dun 
fonction  liolonior[diey(5),  mais  le  raisonneuM'ui  jnnit  être  éieiiJ 
à  une  fonclion  âjialvlique  (|uelconqne,  pourvu  i|ue  le  chemin 
suivi  par  la  variable  [)onr  aller  de  a  eti  b  ne  passe  [tar  aiicnn  pois 
singulier  de  la  fonction.  Il  suflit  pour  cela,  couinjc  n«His  Tavoi 
déjà  fait  (n^StU),  de  décom]H>ser  ce  elieintu  m  plu>ieurs  Vit\z 
tels  que  chacun  dV*UK  puisse  être  renCeraié  dans  un  contour  ferm  « 
à  l'intérieur  duquel  la  branche  considérée  de  la  fonclion /(w)  scj 
huloniorphe,  La  connaissance  de  rélémenl  initial  el  du  iljeiui 
décrit  par  la  variable  suffit,  du  moins  en  tliéorie^  pour  troiiv* 
rélémeut  fînalj  c'est-à-dire  les  valeurs  rjutuériipit^s  de  Xom^  l* 
let mes  de  la  suite  analogue 


<"0 


/«»,    /'(^h 


f'*iù). 


lia.  Nouvelle  définition  des  fonctions  analytiques»  —  Les  kiiK 
lions  analyhques  que  nouâ  avons  étudiées  jusrpi'à  présent  étaict^ 
définies  par  des  expressions  permeltanl  de  les  calculer  pour  tuiil 
valeur  de  la  variable^  dans  le  champ  on  on  tes  é^ludiait.  Non 
concevons  main  tenant,  diaprés  ce  {|ui  précède,  qu'il  soit  possihJi 


UKFiMTION    i»  L'NK   FONCTION   ANALYTIQUE. 


£4î 


M  g,  83. 


(ledëQnjr  une  fonction  analvli(|ue  pour  une  valeur  quelconque  de 
!»i  variable  dès  qu^ou  connaîl  un  seul  élément  de  la  lonclioD*  Mai;;, 
pour  c\ poser  la  ihéorie  à  ce  nouveau  point  de  vue  d'une  façon 
inirqslèle,  il  nouî>  fa  ni  ajouter  a  la  détinilion  des  fonclious  ana- 
Kil([ues  d'après  Caucliy  une  nouvelle  convention,  qull  nous  paraîl 
ni  Ile  d*énoneer  d'une  façon  evjdîciLc. 

Soient  y,  (w),  /^f^)  deux  foncLions   liolomor|ïhes   respective- 
ment di»n5  deux  aires  A|,  Aa,  ayant  une  partie  conunune  et  une 
I    mileA^(/^'.  83). 

Si  dans  la  paitie  commune  A^  on  a  /:,( z)  ^if^^z)^  ce  (jui  aura 
lieu  si  ce^  deux  fouctioii^  ont  un  seul  élément  commun  dans  celte 

^H^iori,  nous  re^ardei'ous/i  (^)  ei/^i^)  comme  formant  une  seule 
liinclioïi  lioli>juorplie  F(:;)  défitjie  ilan'»  lu  région  A,  + A3  par  les 
égalités  :  F(j)=/*(-)  dans  A,,  eiF(z)^/^{z}  dans  A^.  Nous 
tlironîj  au^si  que/a(:;)  est  h  prohfigemani  (tnalydque  dans  la 
''%*ioii  Aj —  A' de  la  fonction  ho  I  oui  or  p  lie  y^  {^),  qui  n*est  supposée 
tlèfinic  ipie  dans  la  région  A».  Il  e?^t  clair  que  le  prolongeaient  ana- 
lrli(]nc  iU*  J\  (z)  dans  la  lésion  de  A^  eittérieurc  à  A|  nVst  possible 
t|UedHne  seule  luaoi^re  (  '  ), 

<*>  Pour  prouver  que  ta  e^Hivention  précédente  est  dislîûcte  de  J»  définition 
'l^  funf tmiiti  aniiïylNjues,  il  snfltt  4e  remarquer  qu'elle  entraîne  imoiédialenieol 
'•  Co(j§cquriicc  âuîvaiile  :  ai  une  /onelioti  /(-)  est  hoiomorphe  dan  a  tate 
*^yion  \,  toute  autre  f onction  /,(*),  «/«t  coittcà/e  avec  /{  z  )  dans  une  portion 
^fiairt  A,  eii  îdentit^ue  à  f{z)  dans  A.  Or,  coiisi lierons  une  funclioii  F(c) 
Jtlixjicde  la  iiidiiière  àUiViuUc  pum-  lutiles  lea  valeurs  de  b  variable  complexe  z  : 


F(0 


^  V 


"C.y 


Qvdqiie  bizarre  que  par;iïsse   cette   convention,  clic  u*<i  rien  de  contradîctuirc 
i^tc  U  dcfinilioD  antérieure  «ïea  fuiictioniâ  îinEtlyLiqocs.  La  functiou  ainsi  déiltHu 

Ff«)  «émit  holomorpbe  pour  toute  valeur  de  z,  sauf  pi>ur  z  —  'j  t  qui  serait  un 


*;.  IL 


16 


ail  CIIAPÏTRK   XVr.    —    LE    PROLONGESIEXT   ANALYTiQt  t. 

Cela  posé,  consldéroas  une  suile  infinie  de  nombres  réels  aup 
imaginaires 

assujellis  à  la  seule  condllion  de  rendre  la  série 

convergente  pour  €[ireIqTie  valeur  de  z  dlITérente  de  zéro,  (i 
prenntis  ^  =  o  pour  valeur  initiale  de  la  variable,  ce  qui  ne  res^ 
Ireinl  jias  la  généralité.)  La  série  (7)  a  donc  par  li>pollièse  ur» 
cercle  de  convergence  Co  donl  le  ravon  H  n*esl  pas  nul.  Si  R  e&U 
infini,  celle  série  est  convergente  pour  ton  Le  valeur  de  z,  et  repré- 
sente une  lonclion  entière  de  la  variable.  Lorsque  le  rayon  R  n 
une  valeur  finie,  diiîérente  de  zéro,  la  somme  de  la  série  (j)  est 
une  fonctîon   bolomorplie  /'(:;)   à   rîntérieur  du  ccrek-  i',^^.  Mais 
comme  on  ne  cunnuiL  que  la  suite  des  coeriicients  (G),  nous  ne 
savons  rien  a  priori  sur  la  nature  de  celle  fonction  en  clebors  du 
cercle   Co-   Nous    ne   savons    pas   s'il    est    possible    d'ajouter  au 
cercle  C<i  une  ré<;ion  voi.siuc  rormant  avi'c  le  cercle  une  aire  con- 
nexe A»  telle  qu'il  existe  une  ftmeliun  Ijolomorpbe  diuis  A,  coïn- 
cidant avec  y(5)  à  Tintérieur  de  Co»  Ka  uiétliodc  du  paragraphe 
précédent  permet  de  reconnaître  s'il   eu  est  ainsi.  iVenoDs  daa> 
le  cercle  C»»  un  point  a  diflerent  de  Turigine;  on  peut,  au  niovcu 
de  la  série  (7)  et  des  séries  obtenues  en  dérivant  terme  à  terinej 
calculer  Félément  de  la  fonction  /{z)  qui  correspomi  ati  point  < 


point  singulier  d'une  espèce  particutiêic.  Mais  les  propriélés  de  relie  fonclioo 
F(2)  seriiieal  en  conLraHichO'ri  avec  la  convention  qyc  nuu^^  veiinnÀ  d'iiHoplcr» 
puisque   les  deux   foncLions   F{z)   et  ^Inz   seraient   IiiL^ntiquc^   pour  toutes 

valeurs  tie  z^  sauf  pour  z  =  -1  qui   serai L  un   point  singulier   pour   une  &cii 

d*enlrc  elles. 

M,  Weierslrass,  en  Allemagne^  et  M.  Mëruv,  eu  France^  ont  développé  là" 
tliiéorJe  des  fonclionfi  analytiques,  en  s'appuyant  uniqu^irtcnL  sur  le*^  proprkHeii 
dei  séries  entières;  leurâ.  rcclierclics  5ont  d^ailleurâ  eomplëternenl  indi-pendantr»- 
La  théorie  de  M.  Méray  est  exposée  dëfis  it>n  gr*înd  Ouvrage  Leçotts  rtotaeile^  sur 
i* Analyse  injinitéximah.  Nous  ntontruus  dans  \v  texte  cornnienl  *ïii  peut  d^tiuir 
de  proclie  en  proche  une  fonction  analytique,  connaissant  un  de  *es  élémcnl 
irmis  en  supposant  toujours  connus  les  ihéorêmcs  de  Caucliy  sur  les  fonttîo 
holomorphes. 


clj  j>ai  suilc,  lurmcr  la  ijciie  entière 


/(«)+ ^^- /(«)-*-..•  + ^■;^:^7~/""(«)- 


I 

U 

I;: 


qui  repiésejile  la  Umvliou  f{  z)  tlaits  \c  duïiiaiiie  du  point  a,  Cetle 
série  esl  ceiiaincmejit  con\  urgente  dijns  un  cfriHe  de  ce  il  Ire  a  et 
de  rayon  U  —  \a\  (iV  âliO),  mais  elle  jient  être  eoiner-^enle  dans 
un  cercle  [ïliià  grand.  Sii|)|)fïsons  d'abord  t|ue  le  rayon  du  cerele 
lie  coMvcrgeuee  de  la  série  (H)  suil  toujours  égal  à  H  —  |t(|, 
(\m\  que  soit  le  point  a  pris  dans  le  cercle  C^.  Alors  il  i/exisle 
uucun  moyen  de  |jrolonger  analytiquement  la  fonclion  /{z)  en 
Jeliors  du  cerele,  du  inujus  si  Ton  irenifdoic  <|ue  des  séries 
cûlitTcs,/ Nous  [>ouvon>i  allinner  qu'il  n  existe  pus  tic  foneliiMi 
lïoloniorplie  F(w)  définie  dans  une  région  A  du  plan  plus  grande 
']U(î  le  cercle  G^  el  coïncidimi  avec  J{z)  dans  Ct,;  car  la  mélliode 
*lii  prùlongenient  analytique  pcrjnellraiL,  comme  nous  Tarons  vu, 
tlcdcierminer  la  valeur  de  cette  fonclion  en  un  [>oint  extérieur  au 
cercle  Cy.  On  dit  alors  que  la  portion  du  plan  extérieure  au 
<^'tTcle  Cu  est  un  espace /cwanaire  \yoiiv  \iï  fonclion  y(:;),  IN  ans  en 
vt^rroiis  des  exemples  un  peu  plus  loin. 

Supposons  en  second  lieu  qu'en  chuisissant  convenablement  le 

f^itJl  a  dans   le  cercle   C^,  le  cercle  de   convergence  C,    de   la 

^erie(8)  ail  un  rayon  plus  grand  que  R  —  ]  a\.  Ce  cercle  C,  a  une 

partie  ckléri cure  à  Co  (/'cT"  ti4)cl  la  somme  de  la  série  (8)  est  une 

*^Hction   holomorphe  /t{z)  dans   le  cercle  C(,[  A  l'intérieur  du 

*^^tcle  ■-'  de  centre  c/,  f|ui  est  langent  intérieurement  au  cercle  Co» 

^^  !à /^[z )  ===  /{z)  {n"2l>G);  dojic  celle  éj^alité  subsiste  dans  toute 

^    région  commune  auK  deux  cercles  Co,  C|.  La  série  (8)  nous 

^ît  connaître  le    prolongement  analjtt(|uc    de    la    fonction  /{z) 

^  ^ns  la  portion  du  cercle  C»  extérieure  au  cercle  C^.  Soit  a'  un 

^^^uveau  point   pris  dans  celte  région;   en  opérant  de  la  même 

*con,  nous  formerons  une  nouvelle  série  entière  ordonnée  sui- 

^%jit  les    puissances   de   z — a',    qui    sera    convergente  dans   un 

^  ^-^rcle  Cj»  Si  ce  cercle  Ca  n'est  pas  lout  euiier  a  rinlérieur  de  C|, 

^   nouvelle  série  donnera  le  prolongement  de/{z)  dans  une  région 

1-^1  tis  étendue,  et  ainsi  de  suite.  On  conc;oit  donc  qu'il  est  possible 

^^  étendre  ainsi  de  proclic  en  proche  le  domaine  d*existence  de  la 


'A;]\  V.UAVITÏIK   XVI.   —    LE   l♦ROLO^GE»iHXT   ANALVTIOLK. 

foiiclioM   f{^)y    (|iii    n'élaÎL    tirtiiiîe    J'abuid    fjirâ    i'iiil<:rieiir     trj^i 

Il  est  clair  qu'on  peiil  faire  les  opï5ralions  préct'dcnles  tJ'ti  :»>(* 
iiilinilé  de  inaiiières.  Pour  s\  reuonuaîlre.  il  fai*l  tïéiiuir  a-v-  -^c 
précision   11-    clieiiùu    suivi    \\\\v   la    variabk\    Nous    prcscntero  m}^ 

d'abord  qiichjucs  reniarqut's.   Soil  C'y  le  cerult;  de  ravojj  —  dt-cr^ï-ft 

de  Purîgiue  pour  centre;  a  éliuU  un  |Hjinl  quelconque  de  C|,  ,     le 


Fig.  8i. 


c. 


rayon  du  cercle  de  convergence  de  la  série  (8)  est  au  moins  égal 

à  —I  mais  peul  êlre  plus  gr^nd.  Soit  - — (-  /'  la  liiuÎN'  inférieure  de 

ce  rayon  lorsque  a  décrit  C^  ;  on  nr  peut  a\'oir  r  >>  u.  Si*  en  etlVu 
/'  étail  posîlif,  il  exi^tejail  une  fonelifinF(r)  Imlumorphe  d;nis  le 
cercle  de  ravon  11+  /",  ayanl  pour  cenlre  l^irigîne  el  coïncîcïanl 
avecy"{;î)  à  Tîntérieurde  Cy.  Pour  une  valeur  de  z  dofille  module 
serait  comprisi  entre  R  el  R  H- r,  F(w)  scrail  égal  à  la  somme  de 
l'une  quelconque  des  séries  (8),  a  étant  un  polol  <le  iS!^^  Ici  «pie 

Tuf)  iiit  [  5  —  fï  I  <C  ^ — h  '  *  li'iqtrés  le   tbéorènie  île  Ciiuch\  ,  1*'(^) 

serait  égal  à  la  somme  d'une  série  eulière  <tïtivej génie  dan>  le 
cercle  de  ravon  R  -h  r,  et  celle  série  devriiit  être  identique  ù  la 
série  (^),  ce  qui  est  impossible. 

Il  faut  donc  que  la  limite  inférieure  en  quesliou  soil  égale  â  — . 

Je  dis  en  second  lieu  qu'il  c\isle  ou  moins  un  jioiul  a  du  cercle  Q'^^ 

II 
jKKir  lequel  le  ravoo  de  cornergence  de  la  sirie  (^8)  est  égal  a  — % 


I 


T.   —   DÉFINITION   u'dXI-    FONCTION  ANALTTIQirE.  9  Î5 

Soily  en  eflel,  £,,  t2,  •..,  £„,  »..  une  suilé  de  noinljres  posilils 
décroi^isants,  i„  tendaiil  vers  zéro  lorsque  n  croît  îndéfîoîmenr. 
Au  Tioml)re£/Oû  peut  faire  correspondre  un  jîoinl  a^  dti  cercle  CJ^ 
pour  le(|iiel  le  rayon  de  convergence  de  la  série  correspondanle  (8) 

<?st  inférieur  à h  î/.  Mous  obtenons  ainsi  une  suîle  indéfinie  de 

points  n,,  ff-j,  .  .  .,  fJfi*  .  -M  situés  sur  le  cerele  C'„.  tl  y  a  dorn: 
au  moijis  un  puint  lirnile  stiv  ce  cercle;  soit  a  un  de  ces  points 
lîmîies.jLe  rayon  de  convergence  de  la  série  (8)  pour  ce  poîiU  a 

R  R 

'ïf*  peut  élre  supérieur  à  — *  Supposons-le  en  eflet  rgal  ù  -  -h  r,\ 

puisqu'il  y  a   dans  le  cercle  de  rayon  -  il  écrit  du  point  tf  pnnr 

centre  une  infinité  de  points  ai,  on  peut  en  trouver  un  pour 
lec]nel  le  ravou  de  convergence  corrcî^pondaul  est  [dus  petit  rpu; 

R         7j  .' 

■J  H^     •  Miiîs  ce  point  étant  a  une  distance  du  points/  inférieuie 

^  7*  »  ce  rnyon  de  convergence  doit  être  au  moins  égal  à 


-2  '1  i 


r^^  faut  donc  fpre  Ton  ait  r^  ^  o,  et  le  cercle  de  convergence  <pii  a 
V»our  centre  le  pointa  est  tangent  inlérieu renient  au  cercle  (!,»  an 
l^oirit  a  où  le  rayon  Oa  rencontre  ce  cercle*  Le  point  a  est  un 
1         pmul  %ini(ii(ier  àe  f{z)  sur  le  cercle  C^.  Dans  un  cercle  c,  ayant 

tjiour  cerjtre  le  point  a,  aussi  petit  que  soit  le  rayon,  il  ne  peut 
eiister  île  fnneliou  liolomorphe  qui  soit  identique  a/(^)  dans  la 
partie  commune  aux  deux  cercles  (^o  et  c*  Il  est  clair  aussi  que  le 
cercle  de  convergence  de  la  série  (8)  ayant  pour  centre  un  |»oint 
quelconque  du  rayon  Oa  est  tangent  inlérieu remenl  au  poini  -jl 
H    au  cercle  C^. 

■  Considérons  maintenant  un  chemin  L  parlant  de  l'origine  et 
aboutissant  à  un  point  quelconque  Z  en  <!tdiors  du  cercle  Cu,  et 
imaginons  un  molule  décrivant  ce  chemin  en  marchant  toujours 
Jans  le  même  sens  de  O  vers  Z»  Soit  %i  le  point  où  le  mobile  soi't 
4J11  cercle;  si  ce  point  1,  élail  ujî  poiul  singulier,  il  serait  impas- 
sible de  poursuivre  sur  le  chemin  L  au  delà  de  ce  point.  Nous 
supposerons  que  ce  n^est  pas  un  point  singulier;  on  peut  alors 
former  une  série  entière  ordonnée  suivant  les  [juissances  de  v  —  aj 


•j!6  Cri.IPlTRE   XVr.   —    le   ritOLOXGEVE?îT  AXILmOUE. 

e!  convergente  dans  un  cercle  C»  de  ccnlre  ai,  donl  b  somme 
coïncide  âvei^ /(s)  dans  la  partie  commune  aii\  denx  cercles  C| 


el  G|,  Fuur  calculer  y(ai), /'(a, )t 


on  pourrai  par  exemp'* 


employer  nn  point  inlermédiaîre  sur  le  rajûn  Oa|.  La  somme  ^^ 
la  seconde  série  nou!i  fail  connaiire  le  prolongemenl  analylic|«^ 
de  /{z)  te  long  du  cliemfn   L,  à  partir  de  a,,  tant  que  le  nioW»»^ 
décrivant   ne   sorl   pas  dti    cercle  Ct*   En   particulier  si    loiil        *^* 
ciieniin  à  [>urtir  de   a,   est  situé  a   rintérieur  de  C^y  cette  $ô iric 
donnera  l.i  valeur  de  la  Jbnclion  au  point  Z.  Si  te  chemin  sorl       "^ 
cercle  C|  au  point  a^,  on   formera  de  mt^me  une  nouvelle  s*^  ■riC 
enlière  convergenle  diins  un  cercle  iU  de  centre  a^.  et  aimi^i        w 
suite.   Nous    admel trous    d'abord    tpi'an    hout    d'un   nombre       #»ni 
d'opéraltons  on  arrive  a  un  cercle  Gp  de  centre  at^,  renfern-»  ^3»ril 
toute   la   porlion  du   chemin  L  qui   suit  at^,  et  en  partîcuïie  w*      If 
[Kiînl  ZJ  (t   suffira  de  remplacer  z  par  Z  dans  la  dernière  stc^  xie 
employée  et  dans  celles  qu'un   vn   lire  en  dinérentîanl  teri^^^^i 
terme   pour  avoir  les  valeurs  de  y\Z),   f\7L)^J^(7/),    .. ,,    ^^^"ec 
lesqrïelles  on  arrive  au  point  Z,  c'r^t-A-dire  rélémenl  llnal  cît:??  k 
fonction. 

Il  est  clair  qu'on  arrive  en   un  poîul  quelconque  du  cliemif^  /. 
avec   des    valeurs   bien    détcrniJuces   jiour  la    fonction    et  tontes 
ses   dérivées.    Remarquons    aussi    qu'on    pournul    remplacer    '<*^ 
cercles  Cn,  C,,   Cj,    •*•,  (^^p  par  une  suilc  de  cercles  déimis     ^^ 
la   même   façon   ijvant    pour   ce n  1res   des  poinls   quelconqircs  .^^^ 
z,y  -  .  .,  'uf  du  clieiuin  L  pourvu  que  le  cercle  de  centre  :;/re'  ^^' 
(erme  la  portion  du  chemin  Ij  comprise  entre  Zi  et  Zt^  ,*  On  p<^ 
aussi  inodilier  le  clicmin  Ïj,  en  crmservant  les  mêmes  exlrémilt 
sans  changer  la  valeur  finale  de/(r), /'(r)^ /"(s),  ....  Eu  ciïi 
les  cercles  C|,,  C,,    .  .*,   C^  recouvrent  une  portion  du  plan  fo^^*^ 
inant  une  espèce  de  bande  dans  laquelle  est  situé  le  chemin  ^^^ 
(uj  peut  icm[*hicer  lo  chrjnin  L  par  lf*ul  autre  cheruiu   L'  all^i        *     ' 
de  ^  =  o  au  I  roi  ni  Z,  eL  sîttié  dans  cette  bande.  Supposons,  po  j 

fixer  les  idées,  qu'on  soit  obligé  d'employer  trois  cercles  consi^ï*^^^  , 
culifs  Coi  Cl,  C^  (J'e!''  85).  Soit  L'  un  nouveau  chrmîn  situé  da^^  ] 
la  bande  formée  par  ces  trois  cercles;  joig^nons  les  deux  points  1 

et  n.  Si  Pon  va  de  O  eu  m  d'abord  par  fe  ctiemin  Ox,  m^  puis  |^  ^^: 
\i'  chemin  Ofun^  il  est  chiir  qu'on  arrive  en  ///  avec  le  mè  ^"^^^^^ 
élément,    puisfpi'on   a   une   fouclioji   liolomorphc   dans   la    ré^»^^| 


liti 


I.    —   DÉFIMTIOX   D*e.NK    FONCTION   ANVLYTIQLE.  ^47 

formée  par  Co  et  G|*  De  méuit^  si  Ton  va  de  m  en  Z  par  le 
chemio  mi^L  ou  par  le  chemin  nui7^^  on  arrive  dans  les  deux  cas 
;iti  poirU  Z  avec  le  même  élément.  Le  eliemin  L  est  donc  équi* 
valent  an  cliemin  Onmn'L^  c*esl-à-dire  au  chemin  L\  La  mclhode 


Fîg.  85. 


C, 


C, 


I 


^^i  lii  niénie,  (]ucl  que  soil  le  nombre  des  cercles  successifs.  En 
panlciilier,  on  peuL  toujours  remplacer  un  chcjnrn  de  forme 
fluelconqiir*  juir  une  ligne  brisée  {*). 

3tL  Points  singuliers-  —  Eo  procé<lant  comme  il  vient  d'éUe 

explupiéj  il  pcul  arriver  *|u'on  ne  puisse  trouver  un  cercle  ren- 

fermanl  toute  la  partie  du  clicjnin  L  qui  reste  à  décrire,  aussi  laiti 

*pîe  V(m   poursuive  les   opérations/    Il  en   st.-ra   ainsi    lorsque   le 

poiiu  Hp  sera  un  point  singulier  sur  le  cercle  i^p_\^  car  on  sera 

^rr^té  à  ce  niomenl-là.  Si  Topération  |:>enl  être  continuée  indéfi- 

"Jtaent-,  sans  qu'on  arrive  à  un  cercle  reufermanl  laule  la  portion 

du  chemin  L  qui  reste  à  décrrrci  les  points  ^p-%r  ^/^t  ^/»+m   ••m 

l^ndent  vers  un  point-limite  \  du  chemin  L,  qui  peut  être  soit  le 

poiiu  Z  lui-même,  soit  un  point  compris  entre  o  et  Z.  Le  point  h 

^îilerîcore  nu  point  siit*(ttliei\  et  il  est  impossible  de  poursuivre 

'^prolongement  analvlique  de/(5)  le  long  du  chemin  L  au  delà 

dti  point  A.  Mais,  si  X  est  diOerent  de  Z,  cela  ne  prouve  pas  que 

le  point  Z  soit  lui-même  un  point  singulier,  et  qu'on  ne  puisse 


I 


(*)  Le  raisoonemcQt  exige  un  peu  plus  d'itUcntian  lorsque  le  chemin  L  pré- 
Kote  des  potDt3  (ioubles^  |>ar€c  r{u*alors  \i\  bande  formée  par  les  cercles  suc- 
ccSiirs  C,,  Cn  Cjr  .».  peut  se  recouvrir  iiartiellemenL  cllc-mùrne.  Mais  il  n'y  a 
«ifi  fond  iiucuoe  difficulLé  véritabte. 


a48  aiAPlTBE   XVI.   —   l.E  PROLONGEMENT  ANJiLYTIQtK. 

aller  i]*'  O  en  Z  par  un  ;3iilre  t-lic^niin.  Prenons  par  exemple  les. 
fonctions  \/ï-^z  ou  Log(  i  -h^);  on  ne  pourrait  aller  de  Fori- 
*;îne  an  poinL  z  ^=  —  2  le  long  de  l^axe  réel,  puisfiiTon  ne  pour* 
rîiït  Trcincliir  le  point  singulier  z  ==  ^-  1  .  Mais  si  l'on  î\iil  décrire 
à  la  varicdde  z  un  cliemîii  ne  passant  pas  parce  point,  il  est  clair 
i[u'on  arrivera  an  [>oint  :ï  ^  —  -jl  au  bout  iTun  nondire  fini  tropéra- 
lions,  car  tous  les  cercles  successifs  passeront  par  le  point  :;  =  — 1. 
Ileiiiart[uons  que  la  définition  préeédenle  des  points  sing^uHers 
dt'pcnd  du  chemin  suivi  |jar  la  variable;  nn  point  ).  peut  être  tin 
point  singulier  pour  unclieuiin  déleiminé,  et  ne  pas  Tetre  pour  un 
antre  cliejnin,  si  la  fonction  adjucl  [>lusieurs  brandies  diatincle-i. 
Lorsque  deux  ciiemins  L|,  L\j  allant  de  l'ori^nnc  au  point  Z^ 
e*jnduîseut  à  des  cléments  diUéreuls  eu  Z>  il  existe  an  moins  uim^ 
point  sin<;ii!ier  à  rintéricur  de  Faire  qui  serait  balayée  (lar  Tun  de:_ 
ces  chemins,  L(  par  exemple,  si  on  le  déformait  d\ine  manière 
continue  en  conservant  les  extrémités  de  façon  a  ranimer  à  coïfi 


^A 


A. 


^^^ 


/<L, 


cider  avec  L', .  Supposons,  ce  (|u'un  [>ent  toujours  faire,  que  Iv-^ 
deux  chemins  li^,  L\  soient  des  li-^nes  brisées  d'un  même  nombre 
de  côtés  0(/i  ùi  r^  .  ,  .  ly'JL  et  Otf\  h\  .  >  ,  /\X  {/fg*  86).  Soient  ^5, 
bi'^  f*2»  *  •  '^  ^'1  Il'S  milieux  des  sc^nicnls  a\ii\^  b^  b\^  .  -  -<*  ^1  /*,  \  le 
chemin  L2  formé  par  la  ligne  brisée  Oa^b.^ ,  »  ,  i^'L  "^  |»eiil 
être  équivalent  à  la  fois  aux  deux  chemins  Lt»  Lp  lorsqu'il  ne  ren- 
ferme pas  de  point  singulier.  Si  ce  chemin  L^  renferme  iru  point 
singulier,   le  théorème  est  établi.   Si  les  deux  chemins  L,   et  I^ 


1 1111 


I.    —    néPINJTlON   li'lStZ    FONCTION    IN^LVTIQLK.  '1  jtj 

sont  pas  équivalents,  ou  en  fli'iliiira  un  nnuveLiu  clicnrin  Ljv 
compris  entre  L|  et  Lj  par  le  même  procédé.  En  conlin liant  tic 
la  sorte,  ou  bien  on  arrivera  à  un  eliemin  L^  renfcrm;inl.  un  poîol 
âingnlîert  on   bien  on  aura   une  suite   iji(J«Minie  de  cheminai  L,, 

1^2 Cfrs  ehemins  lendnini  vers  un  chemin  limite  A,  car  les 

^Miinl-*  ri|,  <72,  a^,  ...  IcntlrnnL  vits  nn  [loinl  limile  compris 
enlre  «,  et  rt'^,  ...  et  de  même  pour  les  autre.^.  Ce  chemin- 
limile  A  doit  renfermer  nécessaireiueut  nn  point  singulier,  ptii^rpie 
Tan  peut  tracer,  de  part  et  d*antre  Je  A,  deux  chemins  infiniment 
voisins  de  A  et  conduisant  à  des  éléments  dillVrent;*  ponr  hi  lonc- 
Imn  au  point  X.  Il  ne  pourraîl  eu  être  nio^i^  >i  A  ne  rculermiiil  p;m 
Je  point  singulier,  puisi(iie  les  chejnins  iuliniment  voisins  de  A 
doivent  être  éqnivsdenls  à  ce  eliemin  lui-mcme. 

La  définition    précédente  des    poinls  singniiers  est   piiten»cul 
négative,  cl  ne  nons  apprend   rien  sur  hi  nature  rfe   Ut  funclîun 
dans  le  voisinage.  Ancnne  hypolhèse  snr  ces  points  singuliers  ou 
sur  leur  distr'bntion  tinns  fe  |»[an  ne  peut  être  écartée  a  prtort\  h 
îiioins  d'impliquer  conlrruliction.  (V^al  l'élude  seule  du  prolon- 
inent  analytique  qni  peut  nons  apprendre  les  diflerentes  circon- 
stances possibles. 


34i.  Problème  général.  —  Il  résulte  de  ce  qni  précède  qu\me 
fonction  analytique  est  virtuellement  déterminée  quand  on  eu 
<^ODnaît  nn  élément,  c'est-à-dire  quand  on  connaît  nne  suite  de 
cocflîcicnts  <ïo,  r/,,  ^2,  .  • .,  ûfi^  .  .  ,  tels  que  la  série 


*U  un  r;iyon  de  convergence  difVérent  de  s^i'-ro.  Ces  coeffieîenls 
«'tant  connns,  on  est  conduit  5  se  poser  le  problème  général  sui- 
vant: trouver  in  valeur  de  la  fonction  en  un  point  qaelconf/tie  |j 
^tiplan  tjtiand  on  fait  liécrire  à  la  variable  un  chemin  dé  ter- 
ïïnné  nllani  du  point  %  au  point  ^.  On  peut  anssi  se  proposer 
de  di^ terminer  a  priori  les  points  singuliers  de  la  fonction  ana- 
htique;  îl  est  clair  d'ailleurs  qiie  les  deux  [iroblèmes  sont  étroil*'- 
ment  liés  Ton  à  Tautre.  La  rnétbode  même  iln  prolongement  ana- 
lytique fournit  une  solution,  au  moins  tliéoricpie,  de  ces  deux 
|>roLlénr)e5;  mais  elle  n'est  praticable  que  dans  des  cas  très  par- 


si5o 


Ctr ANTRE   XV  L 


LK    rnOLONlÉKMlvNT    VNALTTIQrE. 


lIculiiTS,  l*iir  exeiiijïle,  en  m  me  rien  n^intJifjtic  a  priori  le  nombre 
des   séries    inlerm^dlaires   f|iril   faudra   employer   pour   aller  dti 
poinL  a  ati  point  [i,  et  qu'on  ne  peut  cnleiiler  les  sommes  de  ces 
séries  qu'avec  une  certaine  approxîmationj  il  paraÎL  im|>ossîhIe  de 
se  rendre  compte  de  rapproxiitialion  linale  que  Ton  obliendra. 
Aussi  la  retherclie  desnlntions  pins  sini[des,  ait  moins  dans  des  cas 
paiiiculit-rs^  elail-elle  nécessaire.  Ce  n'e^t  rependant  que  de[Mii> 
quelques  années  que  ce  pri>l>lèrne  a  fait  Tobjel  de  travaux  suivîs, 
qui  ont  déjà  conduit  a  d'tni|Tnrtîmls  résultats  (' ).  Si  ces  recherches 
sonl  aussi  récentes,  ce  n*est  pas  unirpiemenl  à  la  difncitllé  de  la 
qiieslion,  quelqtie  considérable  qu'elle  soit^  qu'il  faut  raitribuer. 
En  elTet,  les   roncUons  qui   ont  été  étudiées  successiveraenl  par 
les  géomètres  nVuU   pas  été  choisies    [>ar  eux  d'une   façon  arbi- 
traire; Tétude  de    ers   fou  étions   s'imposait   par  la   nature  même 
(les  |U'oblémes  qui  s^oïTraient  i\  leurs  etTurls.  Or,  à  jjarl  un  [ictiv 
nombre  de  transcendantes,   toutes  ces  ("on étions,  après  [es  fonc- 
Jtions  ex[ïlicites  élémentaires,   sont  déJînies   soit  comme   racin<?> 
uré(|ualious  non  susceptibles  d'une  résolulion  formelle,  soilconiu^** 
inlég^raîes  d'éfjualîons  didérenlielles  alg^ébrîqnes.  On  conçoit  don  < 
que  Tétudc  des  fonctions  ijnplicites  el  des  fonotirms  délinies  p^r 
des  équations  diflérenticlb-s   a  àxi    précéder  logiquement  l'élitcl*' 
du   pi<ddèuxe  général  dont  ces  deux  problèmes  ne  soûl  au  fond 

t[ue  des  cas  1res  [)arhculiers. 

Il  est  facile  de  montrer  ci>mment  l'étude  des  équations  dilTéren- 
liellcs  al^adjrif[ucs  se  raltaetie  à  la  théorie  du  proluuj;ement  ana- 
lytique, ("ousidérons,  [mur  lixer  les  idées,  tleux  séries  entière^ 
)^(j')j  ^ (•*')♦  ordonnées  suivant  les  puissances  jmsitives  de  x  et 
convergentes  tians  un  cercle  i\  de  rayon  H  décrit  du  pnint  x=f' 
[MUir  centre.  Soit  d'autre  [>Mrt  ï'^(x,j>y,y,  --^^y^^^^  -?  ^',  .-i-^*) 
un  poljnomc  etuier  en  J%  j%  J^t  •  *  •  ?  T^^^  ^i  ^'î  ••  •»  ^^^^  *  Sup|)0- 
sniis  que  Ton  remplace  dans  ce  poljnome  j'etz  par  les  séries  pré- 
cédentes, j^,  V^',  •  •  •  vj^^''^  P^*'  '*^s  dérivées  stiecessives  de  la  série 
y{J^)^  ft  w\  r",    -..»  z^*l^  par   les  dérivées   de    la   série   -(^),  If 


{ '  )  Pour  tout  C'  ^n'v  concerne  coUe  queçlion,  je  renverrai  le  lecteur  à  IV^rcl* 
lent  Ouvrage  de  .M.  thiJaniard  :  La  itéric  de  Tayhr  et  son  ptolofigemeni  ana- 
tytîtjiic  (Nduc?,  njoi).  On  y  trouvera  des  reiiseignemenls  bibtiogriipliiqucs  Irè* 
f  onipleU. 


t,    —    liKFÎXlTIOX    ït'l'XK    FON'CTinX    WVLYTIOIR.  v5| 

ï^^sullal  est  encore  une  sôrie  eiilière  convi*r*::rnLr',  dans  le  cercle  C. 
Si  ton -^  les  coefficients  de  celte  sev'\c  soni  nuls,  le*;  fonctions  liolo- 
iiïorphesy(jc)  et  s(iX)  satisfont.  dftr}s  ie  cerch'  i\^  l\  l;i  rehilion 

IVons  allons  nia! ntennnt  établir  que  les  Jonciious  ohf entres  par  ie 
prolongement  analytiffue  clés  séries  r{x)  et  z{.r)  satisfont  à  /cïy 
ffiém  e  re  la  t  io  n  il  a  n  s  t  o  n  t  le  it  r  f  la  u  laine  d^  ex  is  te  née.  D  *  u  n  e  f a  ç  0  r 
|Jii5  jH'ecîse,  si  Ton  fn it  flrcrîie  l\  hi  viniiible  ./•  nn  chemin  [j  juir- 
fanl  (le  Torij^ioe  et  sortant  du  erre  le  C  pmir  ijUnniir  i\  un  [>oînt 
'I  11  el  conque  a  du  plan,  et  si  In  11  peut  poin-suivre  le  prolon^enienl 
iinalvhrjiie  des  deux  srriesy(x)  et  5(.r)  h«nt  le  \nn*^  de  ce  clieunn 
H|3 us  rencontrer  aticon  point  sin^irlier,  les  st'*rics  entières  Y(,r  —  a) 
^el  Z(.r  —  a)  avec  lesquelles  on  firrive  au  point  3t  re|i résentent  dans 
le  domaine  de  ce  point  deux  fondions  liolomorphcs  qui  vérilîent 
la  relolfon  (9)-jSoitj  en  effel,  J*!  roi  [Niinl  du  clieiuîn  \^  intérieur 
^»u.crrcleG  el  voisin  dn  point  oh  ee  elietuin  L  sort  du  cfrele  C;  du 
■  point,/-,  comme  centre  nn  pr-nt  décrire  un  eeixde  G,,  en  partie 
exlërit'ur  an  cercle  C,  et  il  existe  deux  séries  rnlières  >'(.r  —  .r,), 
^(■ï*  — jTi)  converj^entes  dans  le  cercle  C|  el  dont  les  sommes  sont 
»denli(pies  aux  sommes  des  deux  séi'ies  K(.r)  el  z{x)  dans  la  partie 
commune  aux  deux  cercles  C,  C|.  Eu  remplaçant  dans  F  les 
r<)nctiûns  y  et  z  \\i%v  ces  deux  séries,  le  résidlal  obtenu  est  unr 
s^^rie entière  V{x  —  .r,  )  eonverju^nlti  dans  le  cercle  C^ .  Or,  dans  la 
pnii- commune  aux  deux  cercles  G,  G,,  on  a  ['{^x  —  .r»  )  =  o;  la 
icrtç  P(,r  —  x%)vL  donc  tous  se§  coefficients  fiuls^  et  les  ileux  nou- 
velles séries  ^'(j:  —  x,)  et  z(x^Xi)  satisfont  à  la  relation  (jj) 
flans  le  cercle  C».  En  contijiuant  de  la  sorte,  on  voit  que  cette 
ï^laliun  ne  cesse  jamais  d'étre'vérifiée  [>ar  les  prolonj^^^njents  ana- 
?t«qiies  des  deux  séries  )^(x)  et  z{x)^  qtiel  qoe  sf>it  le  cbcmin 
>'^Hi  par  la  variable;  ce  qui  démontre  fa  proposition, 

L  élude  d\ine  fonction  définie  par  une  équation  diflerenlielle 
^^^\  donc  au  fontl  qu'un  cas  particulier  diï  problémr  général  du 
Prolongement  analvtiquc.  Alaïs,  iWu\  autre  côté,  il  est  aisé  de  eom- 
pfendre  que  la  connaissance  d'une  relation  particulière  entre  une 
loiictitjn  analeptique  et  quelques-unes  de  ses  dérivées  puisse  dans 
^^î^laiRscas  faciliter  ta  sol u lion  do  problème.  Nous  aurons  a  revenir 


&iir 


c*»  point  dans  Télude  des  éipiations  diMcreutielle' 


35a 


CUAPITHE    XVr.    —    LK    PROLONGEMENT   ANALlTïOlJK- 


II.  -  ESPACES  LACUNAIRES,  -  COUPUBKS. 


r/*jhnle  des  fondions  mniltiLiIrcs  ellipliqtics  avait  fourni  j 
.\J,  Ilermfle  le  premier  exemple  ti^ine  fonction  analytique  dêfiiui* 
dans  une  portion  tin  [ïliin  sciilemenl.  Noos  allons  indiquer  tnif 
niéthode  Lrèssimpîe  j»oiir  obtenir  des  fonclinns  analvtiqires  admft- 
liirit  jH7ur  ei^pure  laennuire  une  rugion  ijuelconqiie  rJn  plan,  nioui»-  ' 
narit  certaines  hypothèses,  d'un  caructère  très  géiteral,  sur  l.i 
courbe  qui  limite  celte  région. 

3io.  Lignes  singulières.  Espaces  iacunaires.  —  Nous  démoit- 
treruns  d'abord  une  proposition  préliminaire  (*). 

Soient  rt,,  CTj,  .  .  .,  rr„^  , ,  .  et  C|,  <:%,  .  .  *,  r„,  .  . ,  deux  séries, 
a  termes  quelconques^  dont  la  seconde  est  abscdument  conver- 
gente et  a  tous  ses  ternies  ditrérents  de  zéro;  soiL  C  un  cercle  lIc 
centre  z^^  ne  contenant  à  son  intérieur  aucun  poinl  ai  et  passant! 
|nir  ttf?  seul  de  ces  points  ;  la  série 


:ii>) 


Fiz 


représente  dans  le  cercle  C  une  fonction  holomorpbe  qui  |)eiiî 
être  développée  en  série  oi'donnée  suivant  les  puissances  de  5  —  :«* 
Le  cercle  de  convergence  fie  cette  série  est  précisément  k 
cercle  C. 

On  peut  évidemment  supposer  f|uç  Zu^  o,  car  sî  Ton  change  - 
en  woH-  z\  (7v  fisl'  remplacé  jiar  ff^^  Zii^  et  c^  ne  change  pas.  Non*» 
supposerons  aussi  que  Ton  a  |>t,|^R,  en  désignant  par  R  le 
rayon  du  cercle  C,  et  [^il^^  R,  pour  />  i.yDans  le  cercle  C,  le 

terme  général  — ^^  peut  être  di'veloppé  en  série  entière,  et  celle 

série  admet,   comme  il  est   facile   de   le  voir,   la    fonction   majo- 

le  I       r 
rante  -^ ;--  U'aprcs  une  proposition  générale  démontrée  pli 


1 


(  ')  PoTNr.ARÈ,  Acta  Societaiis  Fettnicœ,  i.  XIII,  iSSi  ;  Goors4T^  JSattetin  dct 
Sciences  mathématiques,  2-  série,  t.  XI,  p.  109  et  t.  XVII,  p.  î^T* 


II.   —  ESPACES    LACINAIRES.    —   CULPIUKS.  ^5Î 

lUl  (y*  267),  la  série  '^\c^\  elanL  convergenle,  la  foiietton  F(^) 
l  èlre  développce  eri  stujc  ciilirre  dans  le  cercle  G,  el  celle  série 
peiilêlrr  o!>tenup  en  ajoiilaul  terme  *n  terme  les  srrîes  eiilît^ires  fiiir 
ppréserUenl  les  difîcrenls  termes. I  On  a  douc^  dans  ce  cercle  C^ 

-I-  <• 

Ht-  iO 

toiiissons  un   ïiomijre  entier/^   tel  cpie     \     |^%j  soit  jilus  peirt 

lC-|C||j  ce  qiiî  est  possible  puistpje  c^  ii*est  jms  uni  et  tpie  h* 
rîc  V^Cy\  est  coavergente.  Le  nombre  p  '^luiit  clioisi  de  celte 
(Çon^  tious  pouvons  écL-ire  F(5)  —  F(  {z)  -h  Fa(:;)t  en  posant 

H(^)éât  une  fonction  i^tionnelle  qui  n^a  cpiedes  pôles  exlérienri^ 

cercle  C,  elle  esl  donc  développable  en  SL-rie  eulirre  dans  un 
n\t  C  de  ravon  IV >  R.  Quant  à  F:j(3),  on  a 


m  encore  écrire  ce  coefficient 
un  a  p»ir  bvitothèse   —  <C  S  «^"l  b'  nioduir  de  Ïiè  somme 

ï  '■(;;;)"■■ 

V  -  /»  -v  1 

cl*ijpiçs  la  façon  dont  on  a  cboi>.i  te  nombre  />,  inférieur  it 
i|.  1^  module  du  coefficient  B„  est  donc  compris  en  Ire  —rr^j-^  |rj| 
^'  ^^^  JC||,  et  le  module  du  terme  g^'-neral  de  la  série  (i  i)  est  coin- 


254 


CUAPITAC    XVI.    —    LK    l'AOLONGEMKXr   ANALÏTÏOUK. 


pris  entre  L-J 


;  cette  série  est  donc  Jîvur^enlc  i 


Ton  a  |-|  >^  H.  En  ajoutant  a  la  série  Fa{^)j  convergente  dans  i 
cercle  de  ruvon  R,  une  hérie  F,(j)  eonver^eiUe  Janî»  un  ccrtlf  d' 
rayon  ÏV>>  R,  il  e;»L  idair  que  la  somme  F(v)  admet  le  cerele  C  Ji 
rayon  R  pour  cercle  de  couver*jeiicc;  ce  (juî  dcnïonlre  la  [irojiqi 


I 


lion  énoncée. 

Cela  posé,  soit  L  une  courbe,  fermée  ou  ijoji,  iidim?Uaiil  ei 
chaque  painl  uu  rayon  de  courbure  déterminé.  La  série  S|f\|  t't«n 
aljsotumeiiL  (jonvergente,  sup[>osons  que  les  [joinl?^  de  I;j  suite  rt^ 
^a,  •  -  •»  cfij  •  •*  soient  tous  sur  la  couibo  L,  et  y  soîcul  di^r^ilulé 
de  telle  sorte  qoe,  sur  un  arc  (iui  de  la  courbe  L,  il  v  ail  luujuiit 
une  iulinilé  de  pciulsî  de  celte  suite,  ivj  rérie 


(11) 


''>->=2„T--. 


4 


est  couvcrgcjite  pour  tout  [loiiit  ;;„  u'apparlenaot  pas  à  la  cxniiht'l 
el  rcpréscule  une  roiicliou  }io[omor[>lie  dans  le  domaine  d^:  c 
point;  il  sufliiaÎL  de  repreiidn*  la  [vreuiière  [>arlie  de  la  déuuiiiâH'" 
lion  inécédunle,  eu  juenarjl  pour  le  cercle  C  un  cercle  qut'lciHH|il 
de  eenlre  v^,  el  ne  icnlerniarit  aucun  |ioitit  tti.  Si  la  courbe  L  iiVî 
pas  fermée  et  ne  pré.senle  paï>  de  |H>inl  double,  la  *?érie  (  i  ,^  )  itjh< 
sente  une  fonction  liolomorpbe  dans  toute  Télendue  du  pUti 
sauf  pour  les  poiulsdc  la  cotube  L.  Nous  ne  pouvons  en  eonclui 
que  cette  courbe  L  est  une  ligne  singulière;  il  faut  encore  élf 
assuré  que  Je  prolongement  analyliijue  de  F(^)  n'esl  pas  pussibi 
à  travers  une  portion,  aussi  |ielile  qu'elle  M)il,  tie  L.  Il  stiflild 
vérilier  jiour  eela  que  le  cercle  de  couverji^enee  de  la  série  eutièf 
qui  rcjirésente  F (5)  dajis  b*  tloniiiiuL'  d'uu  poinl  t|ueïcouquc  S| 
non  situé  sur  L,  ne  peut  jamais  jenferuier  un  arc  de  celle  ligtii 
quelque  pcltl  qu'il  suit./Supi>osons  en  ellet  que  le  cercle  C< 
centre  z^  renferme  un  arc  ïx[ide  la  ligne  L.  Sur  cet  arc  <x'^  prenai 
un  poinl  ai  y  cl  sur  la  normale  en  tti  a  cet  arc  (irenons  un  piûtit 
assex  voisin  du  jioint  tii  pour  (jue  le  cercle  C^  décrit  du  poinl 
comme  centre  avec  [-^ — at\  pour  rayon  soit  tout  entier  a  riiil 
rieur  de  il  cl  n^ail  pas  d'autre  |ïoint  commun  avec  Tare  a^i  que 
poinl  ai  lui-njéme.  D'après  le  tbéorérne  qui  vient  d'être  déiuoul 
le  cercle  C/  est  le  cercle  de  convergence  de  la  série  entière  ( 


représente  F(5)  dans  Ir  iJoiii;niit3  du  \mV\uI  z\  Mais  ceci  t'^i  fii 
contradiclion  avec  les  proprîélés  générales  des  séries  enlièreîi^ 
car  ce  cercle  de  convergence  ne  peut  êLre  plus  pclil  que  le  cercle 
de  centre  z^  qui  est  tiingeuL  in lérieu renient  an  cercle  C  Sr  la 
ligne  L  esl  fermée,  la  série  (i'^)  représente  denx  fonctions  îmm- 
lytiqiies  distinctes,  dont  l'uni'  n*exisle  que  dans  l'aire  A  rotL'- 
rieiire  à  la  ligne  L  cl  paur  lat|nell€  la  [loitiuii  du  plan  exîérieure 
i  celte  ligne  esl  un  espace  lacnnaiic;  l*iiiilre  fonclioj»,  an  con» 
Iraire,  u 'existe  qu'à  Te \ teneur  de  la  li^ne  L  et  admet  la  région 
inlérleure  pour  espace  lacnnaîrc.  On  dit  aussi  que  la  lî*^ne  L  e^t 
me  coupure  c^si' ni ielte  pour  chacune  de  ces  Icrur lions. 

Et;mt  Joiiuées  |>lusleui'3  lignes,  ferint^es  ou  non,  L<,  Ljj*  ..., 
Ly,,  oa  pourra  jbriner  de  celle  façon  des  séries  de  la  forme  (  lu) 
iitimelUiJit  CCS  lignes  pour  cou jj lires  essentielles;  ià  somme  de  ces 
séries  ad  mettra  toules  ces  ligues  pour  coupures  evSseulielles. 

316.  ExempleSi  —  ïsoii-nl  Al^  ua  se^Jiit^nt  di^  dt<iilc  et  a,  S  le?  rifli\es 


nfi 


ï  où  m  el  n  sont  tle»\ 


^ks  eiilrè«iil«!S  A,  B,  Tous  les  no  in  l  s  v  =  — 

m  -T-  n 

mjmbics  entiers  positifs  vaiintii  de  i  à  -h  ac^  sont  situés  §iir  ht  segiiieiil  AU, 

flsiir  une  poiiion  linie  <le  ce  segment  iJ  \  a  toujour?^  une  intiiiilé  de  [loijUs 

'^«  celte  espèce,  pui&qac  le   judiit  y  divise  Je   segment  AB   dans  le   iii|*- 

|ion— .  SoU   d'autre   part    Cot,(i    l*^    1er  me   général   d'une   série  à   deujt 

indicci  absolument  convcrf;enii^*  La  série  i\  deti\  in<iires 


F^.,^  V 


'^pfcsenle  une  fonelion  iindluique  admeltiuit  le  se»;ment  Aïî  poui  eoii^ 
purp  esscntîtdle.  On  peuU  en  ellet^  Iransftirmer  cette  série  en  une  série  à 
"»  seul  indice  tl'une  infiiiilé  de  maniéresJ  II  esl  clair  qu'en  ajoutant  plu- 
«cors  séries  de  cette  es(iéee  un  pourra  former  une  fonction  analytique 
fjmcttatit  ptiur  espace  l^icuaaiie  un  p«dy;j:one  quelcoutpic. 

Voici  un  autre  e\einp!e  où  la  lif^ne  L  esl  une  circonférence.  Soient  a  un 
nombre  positif  inconrmensiirabh\  v  un  iKjfnbie  entier  po^^itif.  Puhons 

du»  les   points  a^  sont  disUncts  et  situés  sur  le   cercle  C  de   ray^'i»   nn 
Iffaot  pour  centre  Turigine.  tJe  jdus^  nnuâ  casons  qu'on  j»eut  trouver  deux 
dmbres  entiers  m  et  n  tels  que  la  dideience  a'ir(/ia — /ïi)soit  moindre^ 
\dleur  absolue  qu'un  nombre  £,  aussi  petit  qu'on  le  suppose* 


jjG 


ciiAriTnr:  wi. 


Li:   PHOLONGEilKXT  ANALVTIQLE, 


Il  cvî^le  ilonc  des  purssance^  de  a  duiii  rarj^uinout  est  aussi  voisitt  i 
iÂ'Hi  t^u'on  le  vetiL  el,  pai"  suile,  ijur  un  arc  Jmi  de  la  eircouférencc»  il 


iiua    toujours  une   inniiUé  de   joints  a^,  P usons  eiisuile  Cy^  ^  l  ta 


rejiresenle,  d'âprè^î  le  lljétirème  général,  une  fonction  liolomorphe  dan* 
cercle  C,  qui  admet  cojiime  espace  lacunaire,  luute  la  portion  du  p 
exiéri<;ure  à  ce  cercle.  lin  tlévelojïpanl  cliaque  lern>e  suivant  Je»  pt 
sauces  de  «^  on   trouve   pour  îe   rlévelopjKMii<;nl  de  F(^)  la  série  enti 


tri) 


F(a)  =  . 


aa" —  I 


t 


11    est    fiirjle  de  \erilier  *lire€tetnenL   que  la    fonction    lepréscniée 
cetie  série  entière  ne  peut  pas  être  prolongée  analytiquemcnt  au  delà 


I  i'r<  It'  C*  Si  nous  litî  ajout  on*  en  elfet  la  série 


-j  il  vient 


I 


F(-)^- 


=  *  4- 


=  f—^^,)^. ..+  =«(— ^4-.)^...=  »: 


^  2       ■     ^         'A    y—  z 


En  changeant  dans  cette  lelation  z  en  €tz^  puî^  en  a^z^  ...j  on  trot 
la  relation  jjénéraïe 


I J i  t   r<  ri«  5  )  =  —  F (^  )  -1 i ; 


i 


) 


'^(1  ^a^- 


qui  montre  que   la  dilFê renée  V^Viff'^z)  —  F (-5)  e«*t    une   fonetidU  ratJ< 

liôuiielle  o{^)  admettant  les  n  pôles  du   premier  ordre  \,  -*  *••»  — — 

La  formule  (i 4)  »  élé  ctaldîe  en  supposant  que  l'on  a  |i  |  <  i,  et  |«i|  = 
Si  rarf;uiuent  de  a  est  eommeiisiirablc  avec  tt,  la  formide  (M;  mon' 
qnc  ¥{Z)  est  une  fonction  riiiîonnelle  ;  Il  suflirait  de  prendre  pourri 
nombre  entier  tel  qne  a'*^%.  Si  Targument  de  a  est  incominen?ur»l 
avec  iT,  il  est  impossible  que  la  fonctiotî  F(^)  soîl  holomorplie  sur 
arc  fini  AB  de  la  circonférence,  au^sî  petit  qu'on  le  sijppose.  En  eH 
soient  <!-/*  et  a"-/' dtîuv  points  situés  sur  l'arc  AB(«  ^  pu  Les  nonibie 
et  p  étant  ainsi  cbtjisi^,  ima|;inons  que  Ton  fasse  tendre  z  vers  a-/*,  û 
tt  lidra  vers  a'*-Pi  et  les  deuv  fonctions  F(^)  cl  Vya'rz)  devraient  tco^ 
ver*  des  limites  finies.  Or,  la  relation  (  i4)  montre  que  ctci  est  îmqiossit 
puisque  la  fonction  '^{z}  admet  le  ]^ôle  a~P, 


U.    —    ESHACKS    LitUNAIHKS.     —   iJUH^LJtKs'.  "JtîJ 

inéthode  analogue  ^s'^pplique,  comme  l*a  dcmonlré  \î.  Hadamcinl, 
i  la  *^rî«  considérée  par  M.  Weîcrstrass 

(lî)  KU)  ^  ^b"z*'\ 

i)û  <j  e^t  un  eiilier  jiosiijf,  rt  ^  utie  constante  dtï  moduk'  iiif<'rit;ijr  à  iiii. 
Celte  *crje  est  convergente  pourvu  que  |-3|  ne  dépasse  pas  Tunilé^  et  diver- 
gente H  l-sf  >  I.  Le  cercle  G  de  rayon  un  est  donc  le  cercle  de  conver- 
gence. La  circonférence  est  une  coupure  efîsenlielle  de  la  fonction  F(^). 
~  ippnsons  en  efTei  que  «^ttr  un  arc  fini  3é3  de  la  circonfcrencc  il  n*y  ail 
tun  point  sin*;ulier  de  cette  fonclîou.   Si    l'on  remplace  d^n^t  F(5)  la 

variables  par  ze  ^'*  »  X:  et  /*  étant  deii\  entieis  [losiiifs,  el  v  un  di\i!^t;ur 
lie  tr,  tous  les  termes  tte  la  sérit'  u^)  ne  clian^cnt  pas  à  pariir  du  terme 

•le  rang  A»  et  la  dillérence  V{z) — ^P\;;t**^  )  est  un  |iolynfni»e.  l^a  fonc- 
tion F(5)  n*aurajt  donc  pas  non  plus  de  point  ^inî♦ulier  sur  1  arc  xx  fl^  que 

loa  déliait  de  l'arc  a^  par  une  rotation  d'un  an -le  — ^  autour  de  Torigine/ 

Prenons  h  assez  grand  poui   que  — ^  soit  inlrrieur  à  l'arc  ïJî;  en  faisant  suc- 

f'tisivcmcnl  Jt  =  i,  7.1  .  .  .,  c'',  il  est  cïair  que  les  arr**  aj  3,,  arjSj,  , .  ,  rerou- 
auraient  complètement  la  circoiifcrence.  La  fonction  ï*  { z  )  n'aurait  donc 
lucun  point  ^singulier  *ur  Li  circonférence^  ce  qui  est  absurde  (n'rliii). 

Cet  exemple  ofl'rc  une  particularité  intéressante;  la  série  (i5)  est  abso- 
Inriicni  et  uniforménienl  cou^ergenl^?  le  loni»  ilu  cercle  C.  Kllc  repré-^ente 
«ionc  lar  ce  cercle  une  fixieiion  continue  de  rarf;uiiit^ut  fj  rh. 

(*)  M*  (■"rcodbtdni  a  dejiiuutrè   Je  ujùuic  que   Id   snuiiue  de  1^    •série    >  «"-"*, 

**o  «ïfst  une  quantité  positive  inférieure  ii  Tunilé,  ne  peut  être  piulongéc  an  tlelji 
^u  cert  le  de  convergence  {Comptes  rendus,  -tf[  mars  iHf^n).  Cet  exenqjle  eonduil 
■  lue  Conséquence  qui  mérite  d'être  stgnalée.  Sur  le  CL-rele  He  r;i\of»  1,  la  série 
^t  (gnvergcnte  et  la  ï^ommc 

F{b)  =  Za^lcosin^f))  -^  i  3\n{n'%)] 

^l  Unr  fonction  continue  de   l'argument  9,    qui   admet   une  inlinité  de  dérivées. 
Cepcndiint  celte  foi»eli**n  F  { fJ  )  ne  peut  être  développée  p.*r  la  iurmule  de  T;i^ïor 
<^»fti  aucun  intcrv;ille,  aussj  petil  qu'il  soit.  Supposons  en  effet  fjoet  dans  Tinter 
Ville  (0^—  a,  6g  -h  a),  un  ait 

La  ïwrric  qui  C-sl  au  second  mt'mbre  représente  une  fiïui  tiim  lioloiiiurplic  de  In 
Tenaille  complexe  'i  dans  te  cercle  c  de  rayun  a  décru  du  puinl  0^  pour  cen  irc. 
\  ce  cercle  c  la  relation  j  =  e*Wait  corre^^pondre»  dans  le  plan  de  lii  variable  -♦ 
une  aire  fermée  A  renfermant  Tare  y  du  cercle  de  rayon  i  allant  du  point  d'ar- 
^'ument  6^  —  x  au  point  d'argumeni  0,  -h  z.  îl  eïisleraii  donc  dans  cette  aire  A 
ont  fonction  holomorphe  de  z  coïncidant  avec  la  somme  de  la  série  Za"  z"]  te 
long  de  x**  ^^  ^*'*  ^^^  impossible,  puisqu'on  ne  pcul  prolonger  la  somme  de  cette 
Ȏrie  9U  dclii  du  cercle. 

G,  a.  x; 


317.  Singularités  des  es^pressions  analytiques.  —  Toute  eipre;^=^ 
Àïon  analylHjiir,  UîIIl'  f|irirïic  série  JoriL  îes  cJîlTëienU  termes  sor^ 
des   foiKlions  d'une   variable  z,    ou   une    intégrale    dcfiiiie   dai:^ 
latj licite  celte  variable  lignre  connue  pc*raiiu'tre,  i-eprésenle,  inoje 
nant  certaines  conditionâ,  une  l'onction  liolomorphe  dans  le  vo^^ 
sinage  de  cbacnne  tb^s  vab-uis  de  z  pour  lesqnelles  elle  a  un  sen^M 
Si  l'enseiulilt*  de  »'és   viiîeiirs  de  z    recouvre  comjdèlenieril  n 
région  connexe  du  plan  A^  rexpression  cimsidérée  représente  ifc      j 
fonction  lioloinor[die  ddtis  celte  région  A*  Mais  st  Tensenible        4 
ces  valeurs  de  z  forme  deux  tiu  phi  sieurs  réj^ions  distinctes  sé^erz>* 
réeSf  il  penl  se  faire  que  Texpression  anah  tique  considérée  re^  ■ 
seule   fbms  ces  dilTérentes  régions  des   fonctions    complêteni  «?» 
distinctes.  Nons  en  avons  déjà  rencontré  on  exemple  an  n"  SIF^ 
Nous  avons  vu,  en  elïet,  couiiuent  on  (lent   former  une  série^ 
termes  rationnels,    convergente   dans  les  .deux   triangles   cur 
lignes    PQB,    PQIV  (/^,  68),   dont  la  somme  est  égale  à  xim 
fonction  lioloniorplic /{ -)  dans  le  triangle  l*QR  et  à  zéro  dans 
triangle  ï*  Q'R\  Eu  ajoutant  Jenx  séries  ausdognes^  on  obtiend 
une  série  à   termes  rationnels  dont  1;*  s<imn»e  sera  égale  à /(. — 
dans  le  triangle  POH,   et  a  une  inilrc  foiiciiun  bolomorpbe  ^(^ 
absolument  fjuclcooqnc^  dans  le  triangle  P'(^'^IV.  Ces  deux  fon^ 
tions  f{^)  *'t  '^(^)  étant  arbitraires,  il  est  clair  que  la  soniiiie  r:r 
la  série  dans  le  lrian*;lc  P'Q'R'  n'aura  en  général  aucun  rappo 
avec  le  prolongement  analytique  de  la  somme  de  celle  série  dai* 
le  triangle  PQH. 

Voici  encore  un  exemple  tics  simple,  analogue  à  nu  exem|i^ 

signalé  par  Schnidcr  et  par  M,  Tannerj.  L'expression ^^j  ui» 

est  un  entier  positif  qui  atigmenle  indélinimcnt,  a  pour  limite  -f — 
si  \z\<C  ï,  et  —  i|  si  \^\>  1  ;  si  [^l  :=  1,  cette  expression  ira  jj». 
de  limite,  sauf  [lonr  :;  =:  1 ,  Or  la  somme  des  n  premiers  tenr 
de  In  série 

est  égale  à  Tcxprussion  précédente.  Crtle  série  est  donc  con%'fr 
geiiLe  pourvu  que  [  z\  soit  difTércnt  de  Tunité;  elle  représente -f 
à  Tintérieiir  du  cercle  C  de  rajon  un  qui  a  pour  centre  Torigiat 
et  —  lu  rextérieyr  de  ce  cercle»  Cela  posé,  soient/(:;),  'f(z)  dciA- 


rl 


^ 


II.    —    ESI'A*:ES    L\Çt  NAIIŒS.    —    COL'I^UHES.  '25ç) 

foDclîoiis  analytiques  quelconques^  par  exeiiiple  deux  fondions 
entières;  l'expression 

e5té|,'ale  à /(z)  ù  rinlénonr  de  C,  et  à  o{^)  a  l'extérieur  de  C,  La 
circonféreuce  elle-niéine  est  pour  cette  expression  une  coupure^ 
ftiais  d  une  nature  bien  dilTerenlc  des  coupures  essentielles  dont 
liOits  venons  de  parler,  La  fonction  qui  est  égale  à  t}i(5)  à  Tinté - 
Heur  de  G  peut  être  prolongée  analytiqucment  en  dehors  du 
eercle,  et  de  méuic  la  foncUon  (|ui  est  égale  à  *^^{z)  k  rextérieur 
Je  C  peut  être  prolongée  auîiljtiquenient  ù  l'intérieur. 

Des  singularités  îiualogues  se  présculcnl  pour  les  fondions 
i-^préï»erjlées  par  des  intégrales  défi  nies.  L^exemple  le  jdus  sijople 
est  fourni  |)ar  lintégrale  de  Caueliy;  si  J\^)  est  une  J'onclton 
ti oloniorplie  a  l'inli'rietir  d'un  contour  fermé  V  et  sur  ce  contour 

-       *     ^  I      r  fi  z\dz  ,  .*/    \    •  I 

I  fti  i-meiiie,  1  mlrgrijle  ^^.   I   *-— ^  représente  /(x)  si  le  point  .r 

e^sla  riulérieur  tîe  V.  La  niénie  intégrale  est  nid  le  si  le  point  x  est 

m     rextérieur  du  cotilour  \\  car  la  fooetiou   * — ~  est  alors  liolo- 

tinorpheâ  riulérieiir  du  corîtour.  La  lij;ue  Test  encore  une  cou- 
pttrr  non  essentielle  pour  riutégrale  d/dinie.  De  même  Tinlégrale 

Jéfinie    /      eot  (  "  |  dz  admet  cumunî  coupure  Taxe  réel;  elle 

esléj*aleà  -\-  .iTîf  ou  à  —  l>.7î£\  suivant  que  le  poiJit.z'  est  au-ticssus 
♦^»ii  îiu- dessous  de  cette  eiuquire  (n"  303). 

i\S,  Formule  de  M-  Hermite.  —  Oii  peut  lal tacher  au  luéme 
ordre  didées  un  résultât  intéressant  du  à  .^L  Hermite  {*),  Soient 
^('t  3),  G(/,  z)  deux  fonctions  lioloniorphes  des  deux  variables  /  et  ^, 
parcicniple  deux  jiolvnoiues,  ou  deux  séries  erjliéres  convergentes 
|*our  loulC'*  les  videurs  tie  ces  deux  variables.  L^iulégrale  délinie 


(16) 


Git,:^} 


?*****€  siiivanl  le  segment  de  il  roi  le  qui  unit  les  deux  points  a  et  Ji, 
'^^présenle,  ainsi  tiue  nous  le  démoutrerons  plus  loin  (n"  353  k  une 
**^nciion  holomorphe   dr  z,    sauf  |>mir   les  valeurs  de  z  qui   sont 

(*)llfiiuiiTE,  Su/'  queit^ues  points  de  la  théorie  des  /omtioas  [  Journal  de 
^*'^/e,  I.  yi). 


a6o  CHAPITRE   XVI,    —    LK    PBOLOXGEJIÊX T   ANALTTIQIIE. 

racines  de  l'équalioii  G(/,  z)^^o^  i  êlanl  falfixe  d'un  (jiiiiU  [iris 
sur  le  segment  a^8.  Celte  équation  détermine  ainsi  un  nombre  uni 
ou  infini  de  courbes  pour  lesquelles  l'iiilégriile  ^{z)  cesge  d'avoir 
un  sens.  Soit  AH  une  de  ces  courbes,  ne  prése niant  pas  de  point 
double;  nous  supposerons,  fHjur  nous  [>lacer  dans  un  cas  bien 
précis,  c|ue  bjrsque  t  décrit  le  segment  ajï^yune  des  racines  de 
l'équation  G(/,  :;)=:o  décrit  farc  AB,  et  que  toutes  les  aulre> 
racines  de  la  même  équation,  s'il  en  existe,  restent  en  dehors 
d'un  contour  fermé  convenablement  cliolsi  entourant  Tare  AB» 
de  telle  façon  que  le  segment  a[î  et  l'are  AB  se  corres|)ondenl 
point  par  point.  L'itilégrale  (16)  n'a  aucun  sens  lorsque  z  vient 
sur  i*arc  AB;  noirs  nous  proposons  de  calculer  la  différence  des 
valeurs  de  la  foneliMu  ^>[z)  eu  deiiv  (>oiuls  N,  N'  infiniment  voi- 
sins d'un  point  M  de  la  lif^ue  AB,  [iris  de  part  et  (Faulrt?  de  eelte 
ligne.  Soient  Ç,  Ç  +  £,  Ç  -|-  e'  les  aflixes  des  trois  [>uints  M,  N,  V 
respectivement.  Aces  trois  points  la  relation  G(/,  5)^0  fait 
correspondre  dans  le  plan  de  la  variable  £  le  poinl  m  sur  otli  et  les 
deux  [Kiinls  inliniuieul  voisins  /i^  //  pris  de  part  et  d'autre  de  at^', 
soient  6j  fJH-iTi^  fl  -t- y/  les  valeurs  correspomliinles  de  £.  VrencttM>/ 
dans  le  voisinage  du  segiuerjt  at^S  un  point  y  assex  rapprocbé  pa*»«* 
qu'à  r intérieur  du  triangle  :t[iY(Ji^.  8^)  Téquiilion  G{  /,  u-f-£)=r=^o 


n'ait  pas  d'autre  racine  que  r  =  9  4-t,.  La  fonction  ,,,/)!  "^  ' |  ^^ 
la  variable  l  n'a  donc  qu'un  seul  pôle  S  H- Tr\  à  Tintérieur  ^*^ 
triangle  xjïyi  ^^1  d'après  les  by|)Otbèses  qui  ont  été  faites,  ce  p^'^ 
est  un   pôle  simple.  En  appliquant  le  ihcorème  de  Caucli^',  o  •-*  * 


donc  la  relation 


(«7) 


X 


dt 


f 


i) 


GU» 


0 


M 


dt. 


F(^-^n.  ï-*-  ^  ^ 


g;(0. 


ï- 


g> 


^Miz 


a6l 


T^es  deux,  mlégrah^si  /    ,    /      sont  de  la  mi*in€  faroie  que  ^(:;);j 

elles  représentent  respectivement  deux  fonctions  4>|(3),  ^.^i^) 
c|uî  sont  linloinorphes  lant  qne  la  variahle  n'est  pas  !*ituée  snr 
certaines  coupures.  Soient  AC  et  BG  les  coupures  qui  corresjïorï- 
tlent  aux  deux  sr^rnenLs  ay  ci  py  du  plan  des  t,  et  qui  .sont  inli- 
ni  ment  voisines  de  la  roufHire  AB  de  fl*(v)*  Donnons  lUûiulenaut 
à  -S  la  valeur  s  H-  £^  la  valeur  correspondante  de  /  est  8  +  r/,  repré- 
sentée par  le  lïoiiit //,  et  la  fonction  ttj-— — Vde  /  est  liolomornhe 
à    ritHérienr  du  (riaui^le  ot^y.  Nous  avons  dune  la  relation 

<^'*i  relranclianl  membre  à  membre  le*;  deux  forntules  (i  ^)  cl  (  ï8)  , 
on  peul  écrire  la  relation  obtenue 

4^<t-4-t)-^(CH-i')-+^[*,(ÎH-£)-*r»,(!; 

Mais  les  deux  foucliou^  *l>,(5),  ^2{^)}  n'admettant  pris  la 
ligne  AB  comme  coupure,  sont  liolomorphes  dans  le  voisinage 
ou  point  ^  ^  u  el,  eu  faisan l  tendre  t  et  ë!  vers  zt'ro,  on  obtient 


.,')]  +  [^,(Ç_x.ç)_4»,(!;-f^s')l 


imite  l:i  iblFr-rcnce  des  valeurs  de  *f(;)en  deux  pninis  inli 


à  l;j  I 

"'ment  rapprorli/s  d*-   pari   el    d'autre  de  AB.  Notjs  *k^rirons  le 
''♦'sultîjl  sous  forme  abr 


'1*1 


»gee 


F(Ô,  O 


^^l  la  formule  de  M.  Hermite.  On  voit  qu'elle  se  rattache  trè* 


«irj 


ra- 


tio 


plement  au  lluTirtimè  général  de  Cauclij  (*)iLa  démonsl 
n   indiqtie  bîeu   comment  on  doit   prendre   les  deux  points  N] 
'^  N^;  le  point  N(îî-h  s)  doit  être  tel  f[u%ru  observateur  dëcrivanl 
^  Segment  a^  laisse  à  sa  gauclie  le  point  fJ  +  r,  correspoudanl 

n   est   à   remarquer  que    la    li^ue   AB   n'est  pas   une  coupure  | 
^^^eiitiellc  |>our  la  fonction  ^{z).  Dans  le  voisinage  du  point  N',  on 
T>*^ui  remplacer,  d'après  la  foruîule(i8),  4>(^)  par  —  [*,(s)  +  «^2(5)]; 
*^***,  Ij  somme  «^,  (:;) -h  ^^(;;)  est  une  fonction  holomorpbe  dans  le 


^  *  )  GouHsAT,  Sur  un  théorème  de  Af.  ffermite  (Acia  Mathematka,  l,  I). 


tâGi  CIIAPITIU-:  vvr  —  le  i^roloxgejiknt  AN.uvrtoiE- 

triangle  curviligne  ACVB  et  sur  I:j  li^ue  AB  elle-même,  ainsi 
dans  le  voisinage  de  N'.  On  |>euL  donc  faire  Iraverser  à  lu  variab 
hi  Ngne  ABen  un  point  quelconque  M  de  eelte  ligue,  difl'éreiU^ 
e^lrémilcs  A  et  !î»  sjiiïh  reiieontrer  îiuciiu  nhslacle  un  [U'olon 
nient  aindjtique,  U  en  seniil  ëviiïcm nient  de  niétue  si  Ton  faii 
franchir  à  la  variable  :t  la  li^ne  AB  dans  le  sens  op(>osé. 

Considérons  T  intégra  le 


r^  fit)dt 


rinlégrale  étant  (irise  suivant  un  segment  AB  de  Taxe  réel,  el^ 
désignant  une  ibnction  boloniorphc  le  long  de  ce  segtnenl  1 
Hcprésenlons  :;  sur  le  uiénie  plan  que  /.  La  fonction  ^^(z)  est  ( 
fonction  holomorpbe  de  z  dans  le  voisinage  de  lonl  puint 
situé  sur  le  segment  AB  Ini-ménïe  qui  est  une  coupure  pour 
légrale.  La  dinerence  4>{N)  —  4>(N')  est  ici  égale  à  di  7.7zif\ 
^  étajil  un  point  dn  segment  AB.  Lorsque  la  varialde  z  franchi 
ligne  AB»  le  prolongenienl  analvlique  de  ^{z)  est  représenté 

Cet  cvcin|ilc  doniii'  lieu  ii  une  idiiurijuii  imj^N>rlaiOc,  l.a  IVniction  4» 
e^i  fncort  une  fonction  liol<i.tior|)lie  de  z^  saii*i  que /(  ^  i  s^iii  tiae  fond 
analytique  de  /,  pourvu  qu'cllt;  soit  cuntinu^i  entre  jc  et  3.  Mais,  datti 
CHS,  les  raisonneineols  prcceJenis  ne  s*appliquent  plus,  et  le  segment 
e§l  eu  général  une  coupure  esîienlîclle  pour  la  foncliôn  *^(  5  k 


EXERCICES. 


f'     idt  ^  f^     df 


L  Trouver  te*?  lignes  de  discontinuité  des  intégrales  définies 

,,& 

prises  suivant  lu  ti^^ne  droite  qui  joint  les  points  (o,  1),  ou  (a,  ù)\ 
ciser  la  valeur  de  ce^  intégrales,  pour  un  pr>iui  z  non  sîlué  sur  les 
pures. 

2.  On  considère  quatre  cercles  de  rav*nis  —1  ayant  pour  cenlrcj 

points  -hi,  H- i\  —  i,  — i\  L^espace  situé  à  l'extérieur  de  ces  (|i 
cercles  se  compose  d'une    aire  finie   Ai    renfermanl    l'origine,    et   d 


r 


lire  indéHnie  Al.  Former,  par  Li  fi»élhod<;  du  ii'îî*7,  une  sriie  de  fondions 
ratîonrieltes  qui  cori\ei;^e  flans  nés  aire«i,  et  iJonl  la  «iomme  soîl  égale  à  1 
tlaii!%  Al  el  à  o  dans  Aj.  \  èrilier  le  ri^^suliat  en  fai-^aiil  la  somme  de  la  série 
obtenue. 

3,    Trailer  les    mtîmes   question*    en    con^^îdi^i  ani    les   deux    aire*i    infé- 

(rieures  au  cercle  de  rayon  i  ayant  pour  centra  l'orij^ine,  et  extérieures 
aou.  dcu\  cercles  de  rayon  i  ayant  pour  rentri"*  les  point?  h-  r  et  —  i  rcs- 
peclivcmenl,  [ApcklLj  Aetn  tnttthematiea,  l.  I.] 

i*    L'intégrale  défini** 


^{  -  i 


•if  co^-  z  -h  f^ 


àt. 


prise  le  luiig  de  Ta^e  réel,  admet  comme  coupures  le>  droites  x  ^  (2  A*  -h  t)7C, 
k  étant  entier.  Soit  ^  =  f  aA -h  1)  r -h  îÇ  un  point  de  Tune  de  ces  coupures. 
La  difTérencc  df^s  vah^urs  de  l'inlégrale  en  deu\  points  infininjcnt  voisins 
de  ccIuî-1,1,  de   pari  et  irautif  de  Lj   cati|mitî,  est  é^jale  k  T.ie"^^  -^  e-*^\). 

I  HiîHMlTi;,  Journal  dr  Cre/ii-,  l,  î)l.J 

."i,  Lcf  intégrale?  définies^  prises  le  Ioti^  de  Taxe  rèel| 


•»dtneiteiil  comme  €oii|itjie  Taxe  réel  dan?»  le  plan  de  la  variabte  z*  Au- 
de«f.uf  de  cet  a\e,  on  a  J  =  ui/tt,  Jy  =  o.  vA  au-des*iousi  on  a  J  =  o^ 
Jj^ï — aiTi*  Déduire  île  ri's  formules  les   valeurs  des  intégrales   définies 


J  1—.  '^^ 


I  IIkkmitk,  Jiturnttl  de  Cre/it%  t.  1M.| 


établir,  au  moyeu  dc^  cou[)ures,  lu  formule  (p*  jji.  ^'j^.  i5) 

T  -4-  f'  SlUfï- 

[HliUlUTiv,  Joitr/ta/  dv  CreiiCj  l.  IK.] 

^^ttpurçg  toutes  les  droite**  j-  =  U^-l-ijTr,  et  qui  reste  constante  dans  lu 
■**dc  comprise  entre  deux  coupures  consécutives.  Puis  on  établit  les  rela- 
"Oui^  js  et  -5 -h  2*ic  étant  deux  points  séparés  par  la  coupure^  =  i:, 


CHAPITRE  XVII. 

FONCTIONS  ANALYTIQUES  DE  PLUSIEURS  VARIABLES. 


I.  -  PROPRIETES  GENÉHALES. 

Nous  allons  nous  occuper  dans  ce  Chapitre  des  fondions  air^**' 
l^liques  de  plusieurs  variables  complexes  indépendunles.  Po^^^^'^ 
simplifier  le  langage  et  les  formules,  nous  supposerons  qu'il  ^=^— '  * 
deux  variables  seulement;  mais  il  n'y  a  aucune  difficulté  à  étenc^^^^^ 
les  propriétés  générales  aux  fonctions  d'un  nombre  quelconq  "^ 
de  variables. 

349.  Définitions.   —  Soient  2  =  m -f- /r,  z  =^  kv -{- il  deux 
riables  complexes  indépendantes;  toute  autre  quantité  complexe 
dont  la  valeur  dépend  des  valeurs  de  z  et  de  3' peut  être  dite  fon^^^- 
lion  des  deux  variables  z  et  z\  Représentons  les  valeurs  des  dci        '^ 
variables   z    et  z'  par   les   doux    points   de   coordonnées  (//,  ^^') 
et  («♦,  /)  dans  deux  systèmes  d'axes  rectangulaires,  situés  dar^^^*' 
deux  plans  P,  P',  et  soient  A,  A'  deux  portions  quelconques  c9^ 
ces  deux   plans.  Nous  dirons  qu'une  fonction   '/j=f[z^  z')  e.f^ 
holomorphe  dans  les  aires  A,  A',  lorsque,  à  tout  système  de  deu^ 
points  z,  z\  pris  respeclivement  dans  les  aires  A,  A\  corres|>on(/ 
une  valeur  bien  déterminée  de  f{z^  z'),   variant  d'une    manière 
continue  avec  z  et  z\  et  lorsque  chacun  des  rapports 

fjz-^h,  z')--f(z,z')          f(z,z'-^k)~fiz.z) 
h '         k 

tend  vers  une  limite  déterminée  lorsque,  z  et  z'  restant  fixes,  les 
modales  de  h  et  de  k  tendent  vers  zéro.  Ces  limites  sont  les 
dérivées  partielles  de  la  fonction y( 5,  z')  et  on  les  représente  par 
la  même  notation  que  dans  le  cas  des  variables  réelles. 

Séparons  dans  f{z,  z')  la   partie  réelle  et  le  coefficient  de  1, 


I.    —    l»ROI'RIKTKS    GÈNKRALKS. 

fijz^  ^')  r=r  X -h  I Y  ;  X  ol  Y  sont  des  fonctions  réelles  des  qnalrr 
friables  indéppndanles  réelles  «,  r,  n\  /,  vérifiant  les  quatre 
rcï  allons 

Joui  la  si^nilicaliim  est  évidenh*  (M.  On  peut  éliminer  Y  de  six 
nianières  dilTt'rrnlcs,  en  [»as>ianl  aux  df*rivées  du  scfonH  ordre; 
'*^aîs  les  six  relations  obtenues  se  rédiiisenl  à  qualrt*  équations 


1 


0^\ 
Oit  dt 


=  o. 


Ia  multiplicité   de  ees   relatious   explique  aisément   pourquoi 
On  sen  est  peu  servi  jusqu'ici  pour  l'étude  des  fondions  anâ- 
■  yi  îques  de  deux  variidites 

33U.  Cercles  de  convergence  associés.  —  La*  propriétés  des 
f-s4rîe5  entières  ù  deux  variables  réelles  (1,  ri''*  183-186)  s'étendent 
1^1  sèment  au  cas  oii  les  coeflicients  et  les  variables  ont  des  valeurs 
Complexes.  Soit 

^ite  série  doublet  coeflietents  <pieleiinques.  Si  la  série 

^\ itv"ir«. 

Ou  Afli^nx  l^fl^/, |,  et  où  H  el  iV  soni  des  nombres  positifs^  est  con- 
vergente, ou  si  du  moins  trois  les  termes  de  cette  série  {2)  sont 
plti?;  petits  qirun  nombre  lixe  .M,  la  série  (  i  )  sera  absolument  con- 
^*ergenlc  pourvu  que  l'on  ail  |-|  <C  l^t  j-^'l  <!  R'«  Soit  C  le  cercle 
décrit  dans  le  plan  de  la  variable  z  de  Torigine  comme  centre  avec 
im  ravnn  R;  snît  de  même  C  le  errele  déerît  dans  le  plan  de  In 


(•)  Si  5  rt  £'  ^onl  des  fonrtiims  analyltf]uc§  d'iin<*  autre  vartabtç  x,  c#*9  rela- 
lîoAS  pcrmetlent  aisément  rJY'tablîr  que  ta  dérivée  île  /{z,  z' )  par  rapport  à  jr 
t'otilipnt  par  la  r/'gle  habiLurttr  qui  dtmne  la  dérivée  d*iji*e  r*>ji€h\>n  en  m  posée, 
Lr*  forriiulei  du  cjlriil  dilfiWcnlicl.  en  particulier  1rs  formules  du  rtiangement 
de  variables,  s'éicndcfïl  dnnr  ;iu\   fonctions  analytiques  de  variables  rompicxes. 


jM 


CHAPITRE   XVII. 


FONCTIONS   DE    FLLSIRURS   VARIABLES. 


variable:;' du  point  z'=  o  comme  centre  avec  le  rayon  R' (yî^.  88). 
La  somme  de  la  série  (i)  est  une  fonction  bien  déterminée  des 
deux  variables  z  et  z'^  lorsque  ces  variables  restent  comprises 
respectivement  à  l'intérieur  des  deux  cercles  C,  C.  Soit  C|  un 
cercle  de  rayon  R|  <  K  concentrique  à  C;  soit  de  même  C\  un 
cercle  de  rayon  R'^  <  R'  concenlrique  à  C;  lorsque  les  variables  z 
et  z'  restent  comprises  respectivement  à  l'intérieur  des  cercles  d 


i^^ig.  HS. 


et  C, ,  la  série  (  i  )  est  uniformément  convergente;  la  somme  F(v,  s) 
est  par  conséquent  une  fonction  continue  des  deux  variables  5,  5« 
à  rintérieur  des  deux  cercles  G  et  C. 

En    diflerentiant  terme  à   terme  la  série  (  i  ),  par  rap|ïorl  à  la 
variable  z  par  exemple,  la  nouvelle  série  obtenue 


(^) 


~ni  -l  -'// 


est  encore  absolument  convergente  lorsque  :;  et  ;;'  restent  respec- 
tivement dans  les  deux  cercles  C  el  C.  Posons  en  efTet  |^|='' 
|s'l^r';  en  remplaçant  chaque  terme  de  la  série  (3)  par  son 
module,  on  obtient  une  série  double  à  termes  positifs  doul  le» 
termes  sont  au  plus  égaux  à  ceux  de  la  série  double 


PaOl»ftJETKS   GE\KR\1,KS 


a07 


'  celle  dernière  série  est  canve récente  cl  a  pour  scMimie 


M 


à¥. 


àV 


>ujl-^la  somme  de  la  série  (3);  nous  dési^^nerons  de  ni<}me  par  ^— , 
1  somme  de  la  si^rie  r>l>tejine  en  dîiri'reiilîaol  Lerme  â  lerine  la 
érie  (  I  )  ]>ar  rafiporl  à  j:',  et,  d'une  taçon  générale,  par --— p^ 

I    âomme  de  la   série  oblenue   en  difTéreiitianL   *iuccessivemenl 

raque  terme  de  la  série  (i)  nt  fois  par  rapport  à  z  et  n  fois  par 
l^jmrt  à  z\ 
I  Prenons  a  l*ialérieiir  de  C  nn  [>[îirït  i:iiiel€utii|iie  z  de  module  r 
1  de  ce  poiul  eointne  eentre  déerivons  un  cercle  r  de  rajon  R  —  r 
kïïv^Qni  iHli'rieurement  au  cercle  C.  Soient  de  même  z^  un  (joint 
»telconr|iie  de  modide  /' <C  H^  et  c  le  rerele  déeriL  dii  points' 
iDiiîiae  centre  avec  W —  /''  pour  rauni.J  Soient  i-idiii  z -h /* 
z* -{- /k  deu\  points  ipielcoîii]in's  pris  respectivement  dans  les 
Gicles  r  et  c\  de  tellr  sorte  (|ue  l'un  ;iit 

|^|--1/*|<H,        t5'|-t-|^-|<R'. 

>î  l'on  remplaee  z  et  z'  par  z  ^  h  et  z'  +  /*"  dans  la  série  (  i  ),  on 
ut  développer  chaque  lerme  en  nue  séi'ie  ordonnée  suivant  les 
uissances  tie  A  et  de  k,  et  la  série  multiple  ainsi  obtenue  est 
lunieiit  convergente.   Km   t*rdoun;inl   ectte   série   suivant   les 
lîssances  de  /*  et  de  L\  nous  pouvons  écrire  le  résuUat 

Ea  raisonnant  comme  datjs  le  cas  d'une  seule  variable,  on  en 

Conclut  que  les  séries  -rz  ^^  ~rp  représentent  les  dérivées  partielles 

^c  U  fonction  F(^,  5').  La  série  enliêre  (  1  )  représente  donc  une 
fonction  hobimorplie  desdeuit  variables  à  Pintérieur  des  cercles  C 
|tC'.  r>\»ne  faron  généra  le  j  la  somme  de  la  série  que  nous  avons 

fcprésenlée  par    ^^^^     ,^^  a  la  même  signi(ication  que  si  les  variables 

liaient  réelles,  et  la  formule  (4)  est  identiqire  a  la  formule  de 
ior  pour  le  cas  de  deux  variables* 


a68 


cii.\PiTiu:  XV lu 


FONCTIOXS    DK   PLlSlEins    V*nHBLES. 


ToiUes  ces  propriétés  offrent  la  plus  grande  analogie  avec  les  pn 
priétésdes  séries  entières  à  une  seule  variable.  Il  j  a  cependant  titi  4 
différence  es^enlietle  entre  les  deux  cas.  Dans  le  cas  d^nneseul< 
variable,  il  y  a  un  seul  cercle  C  séparant  les  poiiiU  où  la  série  esi 
converg^enle  des  points  où  la  série  est  divergente.  Dans  lecasdc 
deux  variables,  on  doit  considérer  une  infinité  de  svstèines  ie 
cercles  associés  \oi\Bui  le  même  rôle  c|ue  le  cercle  nniquc  de  cou- 
ve rj^ence.  Il  existe,  en  elVet,  en  ^énér*i!,  nue  inlinité  de  sj.slèmefl 
de  deux  cercles  C»  C,  de  rayons  l\  ei  W  respectivement,  tels  que 
la  série  double  (1)  soit  absobunent  convergcûle  pourvu  que  l'on 
ail  à  la   fois  j:;|<lR,  |5'[<;R\  et  divergente  si  ï\m  a  en  même 

lemps  1^1  >  K,  Is'l^  R^  Par  exemple,  la  série  Y  ^-^^'-±4^'  z"*:". 
que  Ton  obtient  eu  développant  -— ^»  est  absolument  con- 

vergente  pourvu  que  Ton  ait  |s|-h|^'|<C  t  et  dans  ce  cas  seulement* 
Tout  système  de  cercles  G,  C\  dont  les  rayons  R,  R'  satisfoot  à 
la  relation  R  -h  R'=  i,  est  un  système  de  cercles  de  convergence 
associés.  Il  peut  aussi  arriver  que  Ton  puisse  se  borner  n  ctinsî- 
dérer  un  seul  système  de  cercles  associés;  c'est  ce  qui  a  lieu  pour 
la  St'Tiels'"^'",  qui  n*est  convergente  que  si  Ton  a  à  la  foii|5|<it 

yi<--  m 

331.  Intégrales  doubles.  —  Quand  on  se  propose  d'élendre 
aux  ionelions  de  plusinrirs  variables  complexes  les  tliéori^iaes 
généraux  (jue  (Jaucliv  a  di-duits  de  la  considérai  ion  des  inlégral^> 
définies  prises  entre  des  limites  imaginaires,  ou  rencontre  d^* 
difficultés,  qui  on!  été  complèlemenl  élucidées  parM.  Poincaré(')' 
Nous  n'étudierons  ici  qu'uu  cas  ])articulier  bien  simple  qui  noi** 
suffira  pour  la  suite.  Soit  /"(s,  z*)  une  fonction  bulouiorp"^ 
lorsque  les  variables  r,  0'  resleul  comprises  respectivement  clim^ 
les  deux  régions  A^  A'  ( /î^.  ^9)*  Considérons  une  courbe  f^^ 
située  dans  A  et  uwe  courbe  a*  1/  dans  A',  et  divisons  cb.icutieu^* 
ces  courbes  en  arcs  plus  [petits  par  ries  pouits  de  division  ^^ 
nombre  quelconque;  appelons  w©,  Z\,  Sj,  .  -  . ,  Zk-i  »  Zk%  ...  *  Z  1*^* 
[ïoints  d*^  <li vision  de  aby  Zq  et  Z  coïncida nt  avec  a  et  6,  et  z^^  5,» 
z\ «ik-n  ^Ai  '  ■  ■■'  ^m-M  -2' les  points  de  division  de  a'ft',  z\  ^^ 


I.   —   PRai*ftll£TÉâ   UEMvRALKS. 

\1  coïiicidiiut  avec  a'  ^i  ù\  La  âoirutic  à  deux  indices 


(i) 


afig 


n         fft 


S  =  2  ^f{Zj^-U  5/4-1  )(-/.—  «4-i)(4—  -^^1  ) 


leiid  vers  une  lijnile  lurs^juo  les  ileiix.  nombres  m  et  n  aiigniciilent 
indélniinierU  de  faeoii  que  Loiis  \its  modules  1:;^  ^c^_,j  ell^'  — -^a^iI 
Ictidenl  vers  zéro.  Soit  /(s,  :ï')  =  Xh-/Y,  X  et  Y  élant  des 
tondions  réelles  des  (judlre  variables  //,  i\  tr^  /;  |)osons  encore 

Fig.  8g* 


A' 


u  0* 


^fi^^Uff-^-  Wh^  ^A  =  **'^  H- '^A*   Le   terme  général   de   la  somme  S 
peut  sVerîre 

|X(«jt^i*  n-i;  «7i-iT  'a  1  i  -h  /\  «  ///. -ï,  i'^-i;  »7i~i*  Oi-i)| 

^lî  si  Ton  elî'ecUJc  les  |jr*HJnitï>  indiqaes,  ou  a  luiit  produits  |iar- 
licls.  Démontroos  par  exemple  que  la  somme  des  prodiiiLs  partiels 


^*      2)  2 ^( *'*-»»  **A-i;  »*"A-i,  f/t-i}(tn 


«,_,  )f  tr/,  —  nv,_i  ) 


:   I  A  =  t 


leiïd  vers  une  limite*  Non  s  supposerons,  eomme  c'est  le  cas  dans 
I*  %ure,  que  la  courbe  au  n'est  rencontrée  qu'en  un  point  par 
^^•e  parallèle  a  Taxe  Or,  et  de  uiéuie  qu'une  parallèle  à  Taxe  Oi 
^e  rencontre  qu'en  un  puint  au  plus  la  courbe  a'ù\  Soient 
^  =  ^(m),  /=:']*(iv)  les  équations  de  ces  deux  courbes,  «©  et  tJ 
'^  limites  entre  lesquelles  varie  Uy  tv^  et  W  les  limites  entre 
^lesquelles  varie  u\  Si  Ton  remplace  dans  X  les  variables  v  el  l 


ÎJO  CHAPJTRIi   XVII,    —    FONCTIONS   DE    VW^lElt^S    VlRUBtt^S. 

par  f{ii)  et  '^(<v*>  resprclivediriii,  elle  «levieiil  une  foncliou    ^    !■ 
liime  Vitty  u*)  des  varîablcî^  ^/  vï  iv  el  ht  soiuiiie  (ii)  peut  er>^r"— ^ 


(6)' 


y  Vp( 


"*- 


i'A-i  H'n  —  «*-!  >'  "V.  —  "/.-i  >•/ 


4 


Loi'S([iie  ni  el    //  eioiasent    imltHinirm^iit,  ccltr   stuniiic  a    fnnn 

limite  rintegrale  double   /  /  P(«t  n')(iii  tiiv  (Henilue  au  rerUin^iif 

liniilê  par  les  droiles  a  =  ff^^^  u  ^^  IJ,  tr  :=  iv„,  n  =  VV. 
Celle  intégra  le  doiilile  ii  aus>i  |ioiir  expression 

/     du  I      Vittj  t*")  ^A*\ 

OU  ejicare,  vu  iuhuduisanl  les  inlégrales  curvilî^aeîi, 

(7)  /     */tt  j      \«  Wt  r;  «',  f  \dii\ 


Danâ  celle  dejiiirre  exjiressioii,  on  su(ï|M>se  tpie  //  el  »'  so»l  1^'* 
coordtmiiées  iVnn  ptniil  i[uek:oiK|ue  de  [iire  aù^  el  \%\  t  les  euor- 
duïijit/es  d'il  H  pniiiL  <]iieteoiJ(iiie  de  I  arc  ti  h\  l^e  puinl  ((/»  ^7 
l'tant  »up[>(»é  li\e.  on  fait  décrire  au  j^oiïit  (  n%  /  )  Tare  fl't'et  1'»^ 

preoil  rinlégrali:  rntvili^ne   f  \  div  le  loii|j;  tie  (t'I/,  Le  rê^til^^W 

eal  nue  foin  tiiHi  ih.*  tt^  i'^  soit  li(//,  ri,  el  1(111  raleule  ensuilr  l  ">-l 

li'grale  cnr\  ilij;*i<'    /  Hu/,  v)  dtt  le  \in\^  (Je  Tare  r/6. 

La  demi  rie  expression  obteoue  (j)  pour  la  liuiilc  il»' 
souiuie  (())  *i'iipplî*]ue  *]iiels  i]ue  j^oîent  ïes  chemins  ah  et  /*  ''^ 
Il  Tiuffil,  eut  unie  ou  la  <li'j;'«  la  il  idiisiturs  (ois,  de  décuuipt's»'^ 
chacune  des  courbes  ah  el  a^ b*  eu  arcs  asscif.  pelils  pour  à.<l'^' 
faire  aux  conditions  ref[uises^  dassoeier  de  loulet»  les  nianit^rt' 
possibles  une  porlion  de  ah  à  une  portion  de  a^ b\  puis  d'ajout*''' 
les  résuUats.  En  o|jéranl  de  la  inéuie  façon  uvec  toutes  les  somwt'^ 
de  produits  partiels  analogues  à  la  somme  (G),  on  voit  nue  ï^  ^ 
pour  lijnile  la  somme  de  buil  intégrales  doubles  analogues  à  I  lU" 

légrale  (7).   Représentons  celle  limite  par    /  /F(::,  z')dz(h\ 


l'HOI'Itl KTKS    liKiN Hn A Li;S . 


x-ji 


\  dt 


\tflri 


l«) 


OU  S  avons  IVgalitê 

\    f  f^i^,  z)dzci:i':=    f    dn   f      \du  —   f    ./r   f 

—    f     du   f      V  dt  -    f    d^'    f     Y  dw 
-+-  £    i       r/fl     /         V  da-  ^  i    I       di'    f        Y  dt 
J  -+-£    r    f/w    /'      Xdt^t    f    dç   I        Xdiv, 

lie  Ton  j»eii(  écrire  il' une  l'iicou  abrégée 

Fi  ;;.  z  )  dz  dz' ~    i     (  (///  h-  /  dv  }   l      (X    r  i  Y  )  (  <:/ji^  -i-  i  di  ) 


f.f 


irtài 


ifiti') 


OU  eni'orf* 


«9) 


f  fViz.  z}dzdz^    f    dz  f     ï^(z,z')dz\ 


Lu  fonnule  19)  est  loiit  à  fait  semblable  à  celle  f|in  |iêrmia  île 
calculer  nrif  inlt*^rale  climl)le  onlinaire,  étendue  à  la  siirliice  d'un 
feclaDfï:le,  au  moyeu  de  deux  quadratures  successives  (I,  ij""  \%i), 

Oo  calcule  d%il*ord  l'inlé*,'rale  /  F(:;,  z^)dz^  le  long  de  Parc  f  ^7/, 

€n  Y  supposant  z  constant;  Ir  résultat  est  wwq  fonction  ^{z)  de  z^ 
?**€  l'on  intégre  ensuite   te  lon^'   de  Vdvv  nb.  Gomme   les   deux 
^"^mins  ab  et  ti'6'  jouent  nu  lùle  analogue,  il  est  clair  rjut'  l'on 
P^Ut  intervertir  Tordre  des  iulé^riitioiis. 

Soit  M   un   nombre    pusilif  supérieur  au   module  tie  F(^,   j') 

^''Sfiue  z  et  z'  décrivent  les  arcs  tib  et  a* h' \  s\  L  et  1/  désignerjt 

'^s   longueurs  respectives   de  ces  arcs^   le  uiodtile  de   Tintégrale 

^  Jouble  est  înférifur  à  MIAJ  (n^^287).  Lor^fpruu  des  eliemins,  ^/// 

par  exemple,  furnie  une  eourbe  (éraiée,  l'intégra  le    /      F(^,  z*)dz' 


•  Ut'b'\ 


*era  nulle  si  lu  ïbnction  K(^,  3')  est  boloniorplie  pour  les  valeurs 
u«  z*  à  rinlérieurde  celte  courbe  et  les  valeurs  de -s  situées  sur  a  h, 
tl  00  sera  donc  de  même  de  l'intégrale  double. 

332.  Extension  des  théorèmes  de  Cauchy,  —  Soient  Cj  Cdeux 

courlj^îj  fermées  sans  point  double,  situées  respectivement  dans 

\'^s  (>|ans  des  variables  z  et  z'^  F(^,  ^')  u'ie  fonction  holomor|dje 


Vj}.  CHAPITRE    WII.    —   FONCTIONS   DE   PLUSIEURS    VARIABLIS. 

lorsque  z  et  z^  resleiil  dans  les  aires  limitées  par  ces  deux  courb^^s 
et  sur  ces  courbes  elles-mêmes.  Considérons  l'intégrale  doub  X  e 


1=  r,/,  r_ii-i>^, 


où  X  est  un  poinl  intérieur  au  contour  C  et  x*  un  point  intérievjmr 

au  contour  C  et  supposons  ces  deux  contours  décrits  dans  Icsck^bs 

direct.  L'intégrale 

r        Viz:  z')dz 

où  ;;  désigne  un  point  fixe  du  contour  C,  est  égale  à  iizi    /*' ^ ■' 

Ou  a  donc 

,  .  r  V(z.  .r')    . 

ci,  en  appliquant  encore  une  fois  le  théorème  de  Cauchy, 
ce  qui  nous  conduit  à  la  formule 

(.0)      ^^-■-^--4^.4;''i,(-— )(-'— '^ 

tout  à  lait  pai*éille  à  la  formule  fondamentale  de  Cauchy,  et  d'où 
Ton  peut  tirer  des  conséquences  analogues.  Oh  en  déduit  l'exis- 
tence des  dérivées   partielles  de  tous  les  ordres   de  la   fonction 

F(^,  z')  dans  les  aires  considérées,  la  dérivée  ^^  ,^^  ayant  pour 
expression 

0"'-^"V    _  __  1.7...  m,i.'>..,.n    r    .,    r  F  (g,  z')dz' 

Pour  obtenir  la  formule  de  Taylor,  supposons  que  les  con- 
tours C  et  G  soient  des  circonférences;  soient  a  le  centre  de  C 
et  R  son  rayon,  b  le  centre  de  C  et  R'  le  rayon.  Les  points  x  et  x 
étant  pris  respectivement  à  l'intérieur  de  ces  circonférences,  on 
a  |j:  —  a|  =  r  <  R,  et  |x' —  6|  =  /'<<  R',  et  la  fraction  rationnelle 

{z-x)i^z'-x)  "^  [z  —  a-^{x  —  a)\[z'-b  —  i,x'—b)\ 


l,    —    HVOPWIKTKS  GENERALES.  %y'i 

peut  é»rc  développée  suivant  les  puissances  de  jC  —  a  elde  j:' —  6, 


I 


■  j-ji^^  ^x 


m  =0  n  ^0 

h    série    du    secood    membre    élanL    uniformément    con\ergente 
I      lorsque   :;  el  z'  déeriveul  rcspeehvenienL  les  cercles  C  et  C\  car 

le  module  du  terme  géuéral  est  ^jp  (n)     (  ïr  )    '  ^'*  p^i«L  donc 

remplacer  ; ——, rr  par  la   série   nrécédenle   dan^   la    fbr^ 

mule  (lo)  et  inté;;rer  tenue  à  lenue^  ce  qui  donne 


fiz,  z)rfz' 


*•  ^'*  '•  '  -  -  T^  1  Z <' - "'"""  - "".//^L<.-ar^■(.■ 


6)''^!' 


m  —  rt  M  —  o 


en  tenant  compte  des  formules  obtenue?  en  reju[ïlaranl  x  el  jn^ 
pr  a  et  i  dans  les  relations  (lo)  et  (i  i),  on  retrouve  lu  iVinnule 
de  Tajlor 


t2)      ¥ix,T)^?{a,  ^)-^2  2 


dit'*'  t/6'*  mTrtl  ' 


m  =  rt  /f  i:::  U 


lî»  combinaison  /?!  =:  /î  ^=  o  étant  exclue  de  la  sommation. 

Remarque*  —  Le  coenîcieiu  ((.f^t,  de  (r — a]^(x'  —  b)"  dans 
la  SLTÎe  précédente  est  égal  à  riiilcgrale  double 


-I 


si  M  est  la  limite  supérieure  de  |  ¥{z^  z')\  le  long  des  cercles  C  et  C, 
on  a,  diaprés  une  remarque  f^ëuérale, 


î»74 


CtUPlTRË    XVU^ 


POÎfCTiOxNS    DE   PLUSrELTas    %AmABLE3. 


des  intégrales  définies,  où  la  variable  indépendanle  figure  ccH 
paramètre  sous  le  sij*ne  intégral.  Nous  avons  déjà  donoé  des  c( 
tîons  suffisanles  pour  qiron  puisse  appliquer  la  formule  habit* 
de  dinereiitidtion  lorsijue  les  variables  soûl  réelles  (1,  n"*  97,  i 
Nous  allons  reprendre  la  question  pour  les  variables  comph 
Soit  F(:;,  ::')  une  foiiclidn  holouiorjjlie  des  deux  variables  z  c 
lorsque  ces  variables  resleut  com[H*ises  respeetivemeut  dans  i 
régions  A  et  A'.  Prenons  dans  la  région  A  un  chemin  détermiî 
de  longueur  finie ^  et  considérons  l'intégrale  définie 

(i3)  'P{T)=    f    ¥iz,  j-)dz, 

oiix  est  un  point  quelconque  de  la  région  A',  Hourdénionl 

celle  fonetiou  <I*(.r)  est  une  fonction  holomorphe  de  x,  décria 
du  points  comme  centre  une  encouférence  C  de  rayon  R,  sa 
ttmt  entière  dans  la  région  A',  l^a  fonction  F(:;,  j'  )  étant  m 
uiorplie,  on  a,  d'après  la  (oruiule  fondamentale  de  Cauchv, 


.  F(-,  ^J 


F<^,  z')dz' 


et  Finté^a-ale  (j3)  peut  encore  s'écrire 

i     r  ,    r  F<-=*  z)dz' 

^(t)-  :    /    dz  /     1^ . 

Soit  X  -h  ^i-^  uu  point  voisin  âc  x  dans  le  cercle  C 

i      f  j     r   ^(  z,  z  )dz' 

'ATlt  J  .  f  ,.    Z   --  X AjF 

et  par  suite,  en  reprenant  uu  calcul  déjà  fail  (n'*  29^1), 


on  a 


de  nit 


^{ir  ' 


Aj- 


U'  — jt)* 


Soient  M  uu  nombre  positif  supérieur  au  module  de  F(si 
lorsque  les  variables  :;  et  z*  décrivent  respectivement  tes  ligni 
et  C,  S  la  longueur  de  la  ligne  L^  et  p  le  module  de  A.r.  Le  mcM 


cl  \vàr  consétpient  tend  vei*s  xéro  lorsque  le  point  x  H-  àx  se  ra|i- 
pmchc  iDdélinimeaL  du  pointx.  La  fotictioa  4*(x)  adinel  dooc  uite 
dérivée  y  uîq  lie  quia  pour  e\[)ressiori 

*  {T)=  .   I   dz   I     ——, --— 


Mais  on  a  aussi  (n'*  293) 


^  _  _i_  r  V{z,  z)dz* 

Cl  la  fonijuii.*  précédenle  peut  enciire  s*ëcnre 


Nous  relroitvorts  la  formule  lia  bi  lu  elle  de  dinër^nliatiou  sous  le 
sigfte  inlégraL 

Le  raiâouoemeul  ne  s'applique  plus  lorsque  le  clieoiiu  d^iu- 
iigT*îilic>n  L  s^éleiid  à  Tinliui.  Supposons,  jfour  fixer  les  idées, 
*\vit  L  soit  une  demi-droile  indéfinie  issue  d%jn  poinl  €Iq  el  faisant 
unanL;leQ  avec  Taxe  réel.  N*n»s  dtrotis  que  Tiiité^riile 

'%  ** 
4»(jr)=    /      F{z,  x)dz 

'-'SI  tiiiilorinémcuL  conver^enle  si  à  louL  nombre  posÎLirî  ou  peut 
'**ïrc  conopondre  un  nombre  positif  N  lel  que  l'on  ait 


IX 


F{Z,  2F)dz\  <  6» 


h^iitvu  que  o  soit  supérieur  a  N,  quel  que  soit  ,r  dans  A\  En 
'^lireuMnl  un  raisonnement  employé  pour  les  variables  réelles  (I, 
**"*  175)^  on  dénionlre  que  toute  inir^j^rale  unifurmêment  uonver- 
h^iile  est  égale  ù  la  somme  d'une  sérît*  uniformémeut  convergente 
àoùi  les  termes  sont  des  inlé^ral^s  jjrises  le  long  de  certains  seg- 
mcDls  delà  demi-droite  indéfinie  L.  Toutes  ces  intégrales  sont  des 


iM 


T^    irnr    ne 


'%JL"«     -^r    *     :^3:         a-    \  -.m 


.iTT    -    ■  TXî.rr- 


^     -=-     TK-Ifr- 


/ 


/ 


iiiiit;,,„ii,  1,1  ",(»,.»;/,„(/:.  it'ut'fUU'.u-.A'.  f,-tT  exemple  j-vjr  .a  *iO^ 


I,    —    PttOHniETES  G£NI£f%ALËS* 

Soît  /  un  nombre  positif  supérieur  à  un  ;  sj  ,A{z  )  <  N,  on  h 


377 


r 


f'-^e-idt\< 


s: 


l'^-^e-'tù, 


etroBpeui  |MeniJrc  /  assez  grand  poiïrf]iji;  la  J,Tnière  î(ittigr*ile  ^oît  înfé- 
rieureâlOMt  nombre  posiiif  t.  L;i  foncLîon  r(;î)d*^finie  par  riniéf^rale  (i5; 
est  donc  une  fonction  holoiiiorplic  dans  loule  la  région  du  pfan  située  à 
droite  de  l*a\e  Oy.  Cett<*  fVmctton  r(-)  satiïifait  encore  à  la  relation 


(i6) 


Viz  -h  I  I  =  ^V{i) 


obtenue  p:ir  une  intégration  par  partie;^,  et  par  suite  à  la  relation  plus  géoé- 
f»|p 


(17) 


V(z  -h  fi  )  =  z{  s  ^  i ) . .  A  i  -h  n  —  1)^(5) 


qui  en  est  une  conséquence  iniinédiate. 

Cette  propriété   pernici  d'étendre  la  dé  finit  ion  rie  la  fonction  r(^)  au\ 
valeurs  de  x  dont  la  partie  réelle  est  négative.  Considérons  en  elTet  la  fonc* 


4.(5)  = 


r(s-hn) 


5(i  H-  I  ) .  * .  '^  -H  «  —  I  ) 


<»û  fl  est  un  nombre  enlter  positif;  h  numérateur  !'(;;  -^n)  est  une  fonc- 
lion  holomorpbc  de  3,  définie  pourvu  que  l'on  ail  rfl(-3)>  —  n;  la  fonc- 
lionij^(i)est  donc  une  foncliun  niéromorpbe  définie  pour  toutes  le&  valeurs 
^^la  variable  dont  la  partie  réelle  est  supérieure  à  — n.  Or  cette  fonction 
V(*)  coïncide  avec  la  fonction  lioUmiorphe  r(^)  à  droit»;  de  Taxe  Oy^ 
«api-ôs  la  formule  07);  elle  eH  dmic  iilcntique  au  proloni^enieot  anal \  tique 
*•*  U  fonction  liolfimoi|die  r{z)  tlans  la  bande  comprise  entre  le<i  deu\ 
"J'oitês  A(<5)sso,  tR(5)  =  -^  n.  Comme  le  nombre  entier  n  est  arbitraire, 
^^  ea  conclut  qu'il  existe  une  fonction  méromorpbei  admettant  comme 
pôles   iju   premier  ordre   tous   les   points   5^=0»  5= — 1,   2  =  — 7.^   ..., 

-  =  — /i et  qui,  à  droite  de  l'a\e  O^,  est  égale  a  Tîntégrale  (j5^ 

Oti  représente  encore  cette  fonction  niéromorphe  parFt^),  mais  la  for- 
wiilç(j5jne  permet  de  calculer  sa  valeur  numérique  que  si  Ion  atH(.5)>o. 
Siil(i)  <  o,  il  faut  en  outre  se  servir  de  k  relation  (17)  pour  avoir  la  va  - 
ffior  numérique  de  cette  fonction. 

Voici  une  i^\ pression  de  la  fonction  V(z)  qui  est  valable  pour  toute  valeur 
de  J«  Soit  S(^)  la  fonction  entière 


S(«) 


■Ut  admet  pour  léros  les  pôles  de  r(5).   Le  produit  S(5)r(-3)  doit  être 
une  fonction  entière.  On  démontre  que  cette  fonction  entière  est  égale 


»-8 


CRAPintE  SVII.   -'^  PMICTfOKB  DC   PU'&IElIltS  VAKUM.CS. 


à  e-^-.  C  étant  la  coasUaic  d'Euler  ('X I,  p.  ii(>t  ot  l'on  en  didw't 
formale 


(»9) 


qui  montre  que       _    —  est  une  triit^cendante  entière, 

355,  Prolongement  analytique  d*ane  fonction  de  deux  Taiiablet* ; 

E»it   u  =  F{i,  z' )   une    fonction   holomorphe  de*  deu\  variables  -  et * 

lorsque  ces  âeu\  variables  reslent  re^peclivcmetit  cian?  fleu\  ré*;ii>ns  cor"  K 
nemes  A  et  A'  des  deux  piaus  où  on  lef  représente.  On  dénijonlre,  coron  i^^e 
dans  le  cas  d'une  seule  variable  (n**  341),  que  la  valeur  de  cette  fonctic^^o 
pour  un  syslème  quelconque  de  poinl*»  z^  -s' pris  dans  îe^  répons  A.  A'  e=r  si 
délenntnée  «î  Ton  connaît  le^  valeMr5  de  F  el  de  toutes  ses  dérivées  pa^  r- 
lieïle^  pour  un  f>?ilême  He  deu\  points  -  ^  n^  «'==  6,  pr»?*  dans  le^  mém*^  es 
régions.  IJ  semble  facile,  d'après  ccla^  d'étendre  aui.  fonctions  dç  de^^j%^ 
varîî)bles  coniple\e$  la  notion  du  prolongement  analytique.  Considérer n?i> 
une  série  à  deux  indices  Zaf„n  telle  qu'il  existe  deux  nombres  positifs 
r\  jouissant  de  la  propriété  suivante  :  la  série 


(ao) 


Fi^,:s')^Za^„s'»s''* 


I 


est  convergente  si  l'on  a  à  la  fois  |^|  <  r,  [s'|  <  r',  cl  divergente  si  T»! 
H  la  fois  |sj>r,  |5'|>r',  La  série  précédente  définit  alors  une  f»nc::- 
tion  F(s,  5^),  qui  est  holomorphe  lorsque  le^  variables  z,  z\  restent  re^  *;- 
peclivcmenl  dan?^  le.s  cercles  G,  G',  de  rayons  r  et  r' ;  mais  elle  ne  no  »js 
apprend  rien  sur  le  mode  «rexi-^tencc  de  cette  fonction  lorsque  l'on  a  |â|>  ^. 
ou  |£'|>r'.  Imaginons,  pour  fixer  les  idées,  que  Ton  fasse  décrire  à  ^^ 
vartible*^  «n  chemin  LaKani  île  l'ori^ïine  à  un  point  Z  extérieur  au  cercle  ^^' 
et  à  la  variable  z'  un  autre  chemin  L'  allant  du  point  *'=  o  à  un  poiol  ^* 
t*%lérteur  au  cercle  Q\  Soient  a  et  ^  deux  puinls  pris  respectivement  $u 
les  deux  (  hemius  L  el  l>\  at  étant  à  rinlérieur  de  G  et  ^  à  Tintérieur  de  < 
1^  série  (20)  et  celles  qu\in  en  déduit  par  des  difTéreniiations  répète* 
permettent  de  former  une  nouvelle  série  entière 


(21) 


Z^„„(^  — «r(i'— 3)'» 


qui  est  absolument  convergente  lorsque  l'on  a  |^^-  «j  <  /'j ,  et  \z' —  ^1  <r^ 
ri  el  r\  étant  deux  nombres  positifs  convcnabJement  cboisis.  Appelons 
le  cercle  de  rayon  rj  décrit  du  point  %  pour  centre  dans  le  plan  des  5,  et 
le  cercle  de  rayon  r\  décrit  du  point  3  pour  centre  dans  le  plan  de  la 
riable  z\  Lorsque  -5  est  dans  la  pariie  commune  aux  di!ux  cercles  C  el  ^ 
et  la  variable  z'  dans  la  partie  coiiiuHine  aux  deux  cercles  C  cl  C'|,  la  somi 
de  la   série  fîi)  est    identique  h   la  somme  de  la   série  (^o).  Si   l'on  pe 


(')  Itofl X utK f  Co m:t>  d 'amiiyse^  4 "'  éd *imu »  p .  142-. 


f,boîsir  les  deux  nombres  r^  et  r\  de  façon  que  le  cercle  Ci  soit  en  partie 
«\lf rieur  au  cercle  C^  ou  le  cercle  C\  en  partie  extérieur  au  cercle  G',  on 
aura  élendu  la  dénuition  de  la  fonction  F(2,  z' )  à  un  domaine  eu  partie 
cilërieur  au  preuiier-  Eu  continuant  de  la  sorte,  on  conçojl  bien  la  possi- 
bilité d'étendre  de  proche  en  proche  la  fonction  F{c,  z').  Mais  il  inler- 
vient  ici  un  nouvel  élément  important.  En  eiïet,  il  est  nécessaire  de  ienir 
compte  des  manières  relatives  dont  les  variables  se  déplacent  sur  leurs 
rhemins  respectifs.  En  voici  uu  exemple  très  simple  dû  à  M.  Sauvage  (^  ). 
Soii «3=  ^z  ~~  z' -t-  t;  nous  prenons  pour  valeurs  înittales*  =  ^'=  o,  u  =  i, 
et  te*  chemins  décrits  par  les  variahle«^  z^  z'  sont  déHnis  comme  il  suit  : 
i**  le  chemin  décrit  par  la  variable  z'  se  compose  du  segment  reclilîgnc 


JB- 


Fig.  90. 


S^ 


m 


M'  B\ 


^Ilioi  J«  rorîgine  su  point  z!  ^  t;  1"  le  chemin  décrit  par  z  se  compose 
'le  trois  demi-circonférences»  la  première  OMA  {fig*  90)  a  son  centre  ^v\v 

•*«iierécl,  à  gauche  de  l'origine,  et  son  rayon  inférieur  \\  -  \  la  seconde  ANB 

^  encore  son  cctître  sur  Taxe  réel»  et  placé  de  telle  façon  que  le  point  —1 
^oitsur  le  diamètre  AB;  enfin  la  Iroisîémc  BPC  a  pour  centre  le  milieu  du 
^«gment  qui  va  du  point  fi  au  point  C(^  =^  1  ).  La  première  et  la  troisième 
•le  CCS  demi-rirconfêrenees  sont  au-ilessus  de  Taxe  réel^  et  la  seconde  au- 
«IciHiun.  de  façon  que  le  contour  OMANBPCO  entoure  le  point  -  =—1. 
^el»  posé,  choisis«onfi  les  marches  siiivanlos  : 

1"  5'  reste  nul^  et  z  décrit  tout  le  chemin  OABG: 

^'  1  rc!He  égal  à  1,  et  z*  décrit  tout  son  chemin. 

""i  l'on  considère  la  variable  auxiliaire  t  '=^  z  —  -^^  on  voit  facilement  que 
'''  ''beniin  décrit  parla  variable  t^  si  Ton  représente  cette  variable  t  par  un 


T)  Sauvage»  Premiers,  principes  de  la  Théorie  générale  des  fonctions  de 
P'*»»furf  variables  {Annales  de  la  Faculté  dts  Sciences  de  Marseille»  i.  XIV). 
^f  Mémoire  est  itoe  cxcellenlc  introduction  a  Tétudc  des  fouet  ions  an;ily  tiques 
***  plDsieurs  variables* 


280  CUVlMTHi:   Wll.    —    FONCTIONS   DE    PLUSlEUftS   VAHUBLBS. 

imînl  du  plan  des*,  esl  préeisémenL  le  contour  fermé  OABCO  qui  entoure  ^ 
le  point  tuiuque  (  =^  —  i  du  radical  ^i  -h  i,  La  valeur  finale  de  u  csl  _-J 
flonc  u  ^  —  t.  1 

Choisissons  au  contraire  les  marches  suivantes  :  ] 

i"*  z  reste  nuï  «  t   z'  varie  de  o  à  i^ —  i(i  étant   un   nombre  posîlîf  tir — ^_^  \ 
pelit);  ; 

a*  z'  reste  ê^^al  à  i  —  £  et  -  décrit  lout  le  chemin  OABG; 

3"*  z  reste  égal  a  i^  et  ^'  varie  de  i  —  î  à  i. 

Lorsque^'  varie  de  o  à  i  —  t,  fa  variable  auxiliaire  /  décrit  un  chemin  0CZI3I' 
;i!îouli&5arit  à  un  point  O'  très  voisin  du  point  —  i  sur  Taxe  réel.  Lo^<^que       ^ 
décrit  ensuite  le  chemin  OABG,  ^décrit  un  chemin  O'A'B'tj'  siq^erpo^^ab^  ^ 
nu    précédent  ei   abouti*«sant  au   poiut   C'(OG'=i)   sur   l'axe    réel.   Euii    m 
lorsque  avarie  de  i — i  ai,/  lr;i  de  C'a  l'orii^ine.  La  variable  auxiîiaErct     / 
décrit   dotjc   le    contour   fermé   OO'A'B'C'O   qui   laisse    à    l'extérieur    1  r 
point  —I,  pourvu  que  t  soit  pris  assez  petit.   La  valeur  finale  de  «  5e  fii 
ilonc  égale  à  -h  i  » 

La  nature  des  sinj^ularilès  des  fonctions  analytiques  de  |dui»îrui*  va- 
riables est  beaucoup  moins  bien  connue  que  celle  îles  fonctions  dont*  seule 
variable.  Une  des  plus  grandes  difficulté"*  du  problème  tient  à  ce  qui*  le* 
couples  de  valeurs  singulière^  ne  sont  pas  isolés  (  ^  ). 


IL  ^  FONCTIONS  LMIMJCITES,  —  FONCTIONS  ALr.EBRIOLES. 


356.  Théorêm©  de  Weierstrass,  —  Nous  avons  déjà  établi  (K 
II'*   187)   rexiâleoce   des    fonctions    implrcites    définies    par  Je* 
équations  dont  le  premier  membre  petit  être  dévelo|>|}é  en  séri^ 
ordonnée  suivant  les  puissances  positives  et  croissantes  des  (Jeti^ 
variables*  Les  raisonnements,  qui  liaient  faits  en  supposant  le^ 
variables  et  les  coefficients  réels,  s'applir|oenl  sans  inodilicalioi^ 
lorsque  les  variables  et  les  coenicienls  ont  des  valeurs  ijuclconquc^ 
réelles  ou  imaginaires,  pourvu  que  Ton  conserve  les  autres  hjpo" 
thèses.  Nous  allons  établir  maintenant  un  théorème  plus  général  ^ 
el  nous  conserverons   les  notations   déjà    emp lovées    dans  cell*^ 
étude;  les  variables  complexes  seront  désignées  par  ^  et  v. 

Soit  F(a',  jk)  une  fonction  holomorpbe  dans  le  domaine  dVi*^ 
système  de  valeurs^  ^^  a, y  ==  [3,  el  telle  que  Ton  ait  F(a,  ,3)  =  o  î 
nous  supposerons,  ce  qui  est  toujours  permis,  a  ^  j3  =:  o.  L'équui  ^^ 

(')  Pour  lout  ce  qui  concerne  cette  qweilioo,  voir  un  Mémoire  de  M    Pciîncii^^ 
dans  les  Acta  mathematica  (t.  XXVI). 


Il>    —   FONCTIONS    lUfïJClTES    ET  ALGEOniQUES.  iSl 

lion  F(o,  ^)=o  admet  la  racine  j^  ^^  o  à  un  certain  dogro  de 
niulliplicité.  Le  cas  qui  a  été  étudié  est  celui  où  j^==o  est  une 
racine  simple  ;fon  va  maiulenanl  étudier  le  cas  général  oii  y^o 

l  utie  racine  niulti|)lc  rFordre  n  de  Téqualion  F(rî,  v')=o.  Si 
oti  ordonne  le  développement  de  F{x^jy)  dans  le  domaine  du 

inLx^>':^o,  suivîvnl  les  puissances  de  >■,  ce  développement 

t  (le  la  forme 


^(^*r)-  AoH- Aij 


.  .-h  A^r'^-h  Art-^ir'^^^-h. 


coefjicients  A^  étant  des  séries  entières  en  x  dont  les  n  [>re- 
î^rcs  sont  nulles  pour  x  :=  o,  tandis  que  A„  ne  s'annule  pas 
>ourx^  o.  Soient  G  et  C  dcuK  cercles  de  rayons  R  et  fi'  tlécrits 
Se  l'origine  comme  centre  dans  les  plans  des  x  cl  des  j'  respec- 
i%ement.  Nous  supposerons  que  la  fonction  F{x^  y)  est  liolu- 
tnorphe  dans  le  domaine  défini  par  ces  deux  cercles  et  aussi  sur 
les  cercles  eux-mêmes  ;  comme  A,^  n*est  pas  nul  pour  jr'=  o,  nous 
pouvons  supposer  le  rajon  R  du  cercle  C  assez  petit  pour  que  la 
loocliou  Kfi  ne  s^annule  pas  à  IVintérieur  de  G,  ni  sur  ce  cercle. 
Soit  M  h  limite  supérieure  de  |F(j:,  j')|  duns  le  dojuaine  précé- 
dent^ Et  B  la  limite  inférieure  de  |A„[.  D'après  le  tliéurème  fonda- 
rneulal  de  Gauchv,  Ton  a 


¥(j;y*)fiy 


3r  el  jetant  deux  points  quelconques  pris  dans  les  cercles  G  et  G';/ 
^neii  conGlut  que  le  module  du  coefGcient  A,„  de  >'"*  dans  la  for-' 


M 


t>njle(a2)  est  inférieur  iv  ^r^i  quelle  que  soit  lu  valeur  de  x  dans 

•e  cercle  C. 

(-ela  poséj  nous  pouvons  écrire 


P  =  J^j^è^V= 


Xn 


3l8ft.  CIUPITRB   XVn.    —    FONCTIONS    DE    PLUSlEOaS   VARïABLRS. 

Soil  p  le  module  dey;  on  a 


R'5 


el  ce  module  sera  inférieur  a  -  pourvu  ijite  l'on  ait 


(^f) 


p<n' 


UH'^' 


iM 


Soit  d'à  11  Ire  pari  u(r)  la  valeur  maximuoi  du  modtile  des  Ctnic 
lions  A(i,  A,,  ,  •  ,,  Art_ ,  pour  taules  les  valnirs  de  x  donl  le  mo- 
dule ne  dépasse  un  nombre  /'<IL  Ces  //  fondions  étaol  nw/Ze? 
pour  x^o,  [Ji(r)  tend  vers  zéro  avec  r,  et  Ton  peut  toujoti"^* 
prendre  r  assez  |>elil  pour  f|iîe  Ton  ail 

p  élant  un  nombre  positif  déterminé.  Les  nombres  r  el  p  aja 
élé  choisis  de  façon  à  salislaire  aux^eonditions  précédentes,  rei^^*^" 
plaçons   le  cercle   C  [>ar  le  cercle  Cr  décrit  dans  le  plan  de«  — =^t 
du   poinl  .r  =  G    pour  cenire,   avec   le   lavon   r,   et  de   nȎme  '* 

cercle  C j  dn  plan  de  la  variable  >*,  par  le  cercle  concentrique  ^^^; 
de  rayon  p.  Si  Ton  donne  à  x  une  valeur  telle  que  |jr|5  ''i  <ïl  *1  *'*• 
Ton  fasse  décrire  à  la  variable  j'  le  cercle  Cp,  tout  le  long  de  <^^' 
cercle  on  a,  d'après  la  façon  dont  on  a  choisi  les  nombres  /•  el       p, 

|P|  <  ^»  IQI  <;  ^,  el  parsnile  ]P  H-  Q|  <  i  ■  Lorsque  la  variabl^^' 

décrit  le  cercle  Cp  dans  le  sens  direct,  rargiimenl  de  i  -h  P-f- 
revient  à  sa  valeur  initialei  tandis  que  rarf»;umenl  du  facteur  AnJ"* 
au^'^mente  de  a/f-.    i^'éqtkition  F(j?,jk)=^o,  où  |jr|5r,  a  dûnt 
n  racines  donl  /c  module  est  inférieur  à  p,  et  n  seulement. 

Tontes  b's  antres  racines  de  Téquation  F(.r,  ^)  =  o,  s'il  en 
existe^  ont  leurs  modules  supérieurs  à  p.  Comme  on  ]>eut  rem* 
placpr  le  nondire  p  par  \m  noiobre  aussi  petil  qu'on  le  voudri^ 
inférieur  à  p,  à  la  condition  de  remplacer  cii  même  temps  r  pa 
un  nombre  plus  petit  vérifiant  toujours  la  cundilion  (2o),  on  voS 
que  Téquation  r(.r,  y)  r^  o  admet  n  racines  el  n  seulemenl  qiu' 
tendent  vers  zéro  en  même  temps  que  x. 

Lorsque  la  variable  x  reste  à  rintérieur  de  C,-  ou  sur  ce  cercle 


II. 

-même,  les  n 

ri«ur  à  p,  restent 


FONCTIONS   IMPLICITES    ET   ALGEBBIQIJJgâi 


î83 


acmes  j,,yai 


>rt,  dont  le  module  est  infé- 


clans  le  cercle  iL,  Ces  racines  ne  sont  pas  en 
fçéfiéral  des  fondions  holoniorplies  de  x  dans  le  cercle  Cn  mais 
toute  foDClion  syniétrif[iie  entière  de  ces  n  racines  est  une  fonc- 
itcn  hoïonftorpho  de  œ  dans  ce  cerclej  (I  suffit  évidemment  de  le 

flëmontrer  pour  la  somme  ^*  '^  y'i~^  '  *  *  '^xt*  ^^*^"  ^^^  ^^^  nombre 
ramier  posUif.  Considérons  pour  i-ela  rintégnilc  double 


d1F(x\y) 


ây 


Ht' 


'  (C,) 


V  ^jc\  y  )     X*  —  X 


OÙ  Ton  suppose  |  j7|  ■<  r.  Si  Ij^^'j  ^=  p,  la  fonction  F(.r\  jk')  ne  peut 
sanmiler  pour  aucune  valeur  de  la  variable  .r'  à  rinirrieiir  de  C/- 
011  sur  Cr,  et  le  seul  pôle  de  la  fonction  sous  le  signe  intégral  à 
I  inférieur  de  Cr  est  le  point  x'=  x.  On  a  donc 


dr' 


v\3^ ,  X  ) 


—  iiziy 


.'* . 


à?{:E,yy 

^y 


^\^^y) 


^l  par  suite 


L 


à¥i^,y) 

ùy 


'  <  ^^  y  J 


dy. 


ï^'apr^s  une  propriélë  générale  (n"  306),  celle  intégrale  est  égale 
à-4T:2(>'^4-j^-h.  .  --Hj-*),  y^yy-i,  .  --,  J^i  <5laut  les  n  racines 
lieréqnalion  F(x,  i*)  =  o  de  module  inférieur  à  p.  D'antre  part, 
Hniégrale  I  est  une  fonction  liolomorphe  de  x  dans  Gr,  car  on 

p«iil  développer  —r— —  en  série  uniformément  convergente  or- 
donnée suivant  les  puissances  de  .r,  et  calculer  e^l^ui^f3  Tintégrale 
^^m^  à  terme*  Les  diverses  sommes  2rJ  étant  des  fondions  holo- 
f'iorplies  dans  le  cercle  Cj-»  il  en  est  de  rnéme  de  la  somme  de  ces 
•'•cincs,  de  la  somme  des  produits  deux  à  deux,  elc.,  et  par  con- 
*<^flueni  les  «  racines  y^ ,  ^2«  •  -  m  ^'«  ^^^^^  aussi  les  racines  d*tine 
^t|tiaiion  de  degré  n 

^'^)     A^f  y)  =  j"»'^  air""'  -+-  aiX^-'^ ^ . .  .-^  an-iy -^  fi^  =  o, 

^^^t  les  coefficienls  ai,    a^,    ...,   a,^  sont   des   fonctions   liolo- 


coefficienls  a^    «a, 
^ûrphes  de  j:  dans  le  cercle 


C^,  s'ann niant  pour  x  =:^  o. 


a84  (:u\i*iTRK  xvH.  —  roNCTiox»  de  pliisjeurs 

Les  deii^    fondions  F(.r,  y)  et  f(Xy  y)  s^aniiulenl   pour  le 
ruémes  syslèmes  de  valeurs  des  variables  x,  j/,  à  Tin  terreur  de 

cercles  Cr  et  Cp,  Nous  ail  ou  s  montrer  ([ne  le  rapport  ^     *  *     es 

une  fooction    holomorphe   dans    ce   domaine.    Prenons    pour  ce 
variables  des  valeurs  délcrnirnees  lelles  que  |a:|<:;/\  |j'|<C?t 
eonsîdérons  l'inlégrale  double 

Pour  une  valeur  de  y  de  module  p,  la  fonclion  f{3c\  y)  de 
variable  x'  ne  peut  sVnnuler  pour  aucune  valeur  de  x'  intérieu  t 
à  Cf  ou  située  sur  ce  cercle.  La  fonction  sous  le  signe  inlégri 
admet  donc   le  seul  pôle  x^==^  à  riulérienr  de  Cri  ^l  1^  rt^sicJ 

correspondant  est  -j^ — ~  —, — --  Far  suite,  ou  a  encore 


A^^f}/—! 


J  =  'ir.t   f 


Fij-,  y')      dy 


J  >  y  -  y 


mais  les  deux  fonctions  bolomorplies  V{x^  j''),  /(x,  y^) 
variable  )/  ont  les  mêmes  zéros  avec  les  mêmes  degrés  de  mulu 
plicilé  à  l'intérieur  de  Cp.  Leur  f|uotient  est  donc  une  fotictio 
bolomorphe  de  y*  dans  Cl  et  le  seuî  pôle  «le  la  fonction  à  intégre 
dans  ce  cercle  est  j'^^^;  on  a  donc 


J  ^-^Sti*' 


F  {T.   v\ 


D*autre  pari,  on  peut  remplacer,  dans  l'înlé":iale,  —  -, ,     , 

par  une  série  entière  uniformément  convergente,  ordonnée  si*' 
vaut  les  puissances  positives  de  x  et  de  y.  En  intégrant  terme 
terme,  on  voit  que  cette  intégnde  est  égale  à  la  somme  d'une  sér 
cntiéi'c  ordonnée  suivant  les  puissances  de  x  et  de  ^>\  et  coiiv^? 
gente  dans  les  cercles  C/-,  Cl.  Nous  pouvons  donc  écrire 

¥{x,y)=f{T,y)l\{x,y\ 


(27)  F(ir,  y)  =  (  K'*-*-  a,^«-«  -h. .  .-h  a^)  H  (x,  r  j» 

la  fonction  !l(x,  r)  étant  holomorpfie  diius  les  cercles  C^^  C*. 
Le  coeflicieut  A^  dej''*dans  ¥{x^y)  conlîcnt  nn  lerme  consU 


IL    —    FONCTIONS    IMI*LIC1TES    ET    ALGÉBUIQUES.  ^85 

différeot  de  %évo\  comme  a^^  a^ rr,,  sont  nuls  pour  x  =^  o,  le 

développemenl  de  H(x,  j>')  conlienL  forcéiuenl  un  terme  constanl 
différenl  de  zéro,  et  [h  drcoin position  doiioée  par  hï  (nrmiiïe  ('^7) 
met  en  évidence  ce  fait  »jue  toiiles  les  racines  de  ¥\j:^  y^)  =  o  qni 
letuleut  ver.^  zéro  avec^  x  ti'ohLiennent  en  uiinulant  le  premier 
facieor.  L'important  tfieorèine  i\w\  ()n'*cède  est  dû  iV  M*  Weier* 
slra5'3(*  ).  ft  ^éiiéialtse.  tlu  moins  atilanl  (|iie  cela  est  possible  pour 
une  fonc lion  de  plusieui'5  variables,  la  décumposilion  en  facteurs 
des  rnrinnons  d'nnt'  st'ule  Viirîaljle, 

*ia7.  Faiiits  critiques.  —  >ioiis  son j rue?,  donc  ramenés,  pour 
éliidier  les  n  racines  de  Té^nation  F(a'.  j'):=  o,  (piî  .sont  înlini- 
inent  petites  en  même  temps  que  x^  à  étudier^  pour  les  valeurs 
(le  T  voisines  de  xéro,  les  racines  d'une  équation  de  la  forme 

iHj  (7j.  a,^  •■•?  ^n  sont  dtvs  IVoiclions  liolumorplies  s'aninifiint 
|H)iir  j'^  u.  Lois<|iie  IL  est  ^  1  (  ^cul  (îas  dont  mois  avuus  à  nous 
occuper),   le  [»oint  .r^n  est  en  général  un  pninl  critiffitc,  Eli- 

minuns  y   entre    les    deux  éipi.ilious  /*==:  u    rty-^=o;    le   rrsnl- 

»aiit  A(jr)  est  un  poKnoine  entier  par  rappori  aux  coefliclenls  rf^, 

«î,  . . . ,  eï„f  et  par  roiiséipitiil   une   foiulron  liolomiirjdie  dans  Ir 

Juinaine  de  Torigine.  (ie  résnhajit  (  *  )  est   nnl  punr  x  ^=  Oy  et, 

commr  les  zéros  d'une  Jonction   holoniorplie  forment  un  systèn*e 

U€  poiiUs  isolés,  lions  pouvons  sn|j|joser  qu'on  a  |>i'is  le  rayon  r 

<li»  cercle  C^-  assez   pclil    [Kuir  iprii   l'intérieur  de  C^-  l'équation 

A(4')r=  o  n'ait  pas  d'autre  racine  *[uc  x  =  o.  Pour  tout  point  x^ 

P^f^  ^Jans  ce  cercle,  atilre  ([tu;  Torigfne,  Téquation  /{x^^  J')==^  ^ 

i'iiineUra  /i  racines  distinctes;  d'après  le  casdt  jà  étudié  (1,  n**  187). 

*^^  n  racines  de  l'é<pjation  ('i!S)  seront  des  l'onctîons  bolomorplics 

"^  ^dans  le  domaine  du  point  Xf^.  Il  ne  peut  donc  y  avoir  à  Tinlé- 

'"^^Ur  du  cercle  C,.  d'auîre  [>oint  crititpie  que  l'origine. 

Soient  ^'i.^)%,  .  .    »  iVi  les  n  racines  de  lequation  /"(^ai  ,>')  =  *i- 

*')   Àbkandlungen  aus  det  Functionenlckre    von    K,     Weierstrass   (Btr- 

^^)  Nou«  écartons  le   cas  où  C£  rêsuluat  serait  idcnuquenicni  mil.  Dartâ  cr 
^  fiXf  y)  serait  divisible   par  un   fadeur  [/,  (-r,  >')]',  où  A  >  1,  /,(J?,  y) 
^tii  tïc  même  forme  f\M^  /{x,  )  \ 


i86 
Fa 


CtUPlTAt:    XVI 

la 


FONrrrioNs  dk  plusi£1'»is  varia BtSS. 


>U 


h 


itoiir  tli 


sons  décrire  a  la  vtHiul>le  ù-  iitj  lacet  aiiloiir  du  jioml  jr  ^     

en  partant  cl  y  pointai,;  loul  \e  lon^  «le  ce  lact^l,  les  n  racines 
Véi\uM\on  f(Xj  y)  ^=!=  o  son!  (listinctes  el  vanenl  d'une  niante    ^ 
conlinue.  Si  !'on  porl  du  point  .r«  avec  la  racine  y,  par  exempr  -^^ 
etj  suivant  la  variation  contiiuie  de  celle  racine  totil  le  long  ; 

lacet,  on  reviendra  au  point  de  départ  avec  une  valeur  finale  èm^^^, 
à  ime  de?î  racines  âe  /{Xq^  j  )  ^=  o»  Si  cette  valeur  linaleest   v  ,    /^ 
racine  considérée  esl  uniforme  dans  le  donia ine  de  rorigine»  gi 
celle  valeur  Hnalc  est  dillV^it  ule  de  >*, .  suf>posi>n>  c|u^elle  soîï  ^ptie 
ii  y-i'  U»i  nouveau  lacet  décrit  dans  le  m  dîne  .sens  conduira  de  t^ 
racine  ^KJ  à  une  autre  des  racines  >'|,  y 2^  •  •  m  Xn*  La  valeur  lina  ^*^ 
ne  peut  être  y^î  puisque  le  clienon  inverse  doit  conduire  de^^^ 
à    Vj.    Cette    valeur   finale   doit   donc   élre    une   des   racines  y 
JKïî   ••M^wî  si  c'est  1*,,  ou  vtMlqne  le>  deux  riicincsj',  ery^^^ 
permutent  quand  la  varialjle  décrit  tio  laeel  auhuir  de  f origine 
Si  cette  valeur  finale  rj'e^t  |>us  ),,  c'esl  une  dei>  (n  —  a)  racini^ 
restanlcs;  soil  jj,  celte  racine.   Un  nouveau   lacet  décrit  dans 
même  sens  conduira  de  la  racine  >:,  à  nne  des  racines  ^i^j^^,^ 
^4,  .  - . ,  j^„*  Ce  ne  peut  être  y^  (iour  la  même  raison  que  tout 
riieiire;  ce  n'est  pas  non  pins  V:i>  pnisqne  le  clicmîn  inverse  ca    mi- 
dtiil  de^a  ^;>^i'  Celle  \aleur  finale  esl  doîjc  >',  ou  nne  des  (n —     3j 
racines  restantes  >' 4,  ^i;,,  ,  .  . ,  1 1^,  tSi  c'est  j*,,  les  Irois  racine»^'^   ^ 
y^i^  y^i  ^^  pennnlpnl  circulaireim-nl  tpiaiid  la  variiil>le  «r  décrit  vr 
lacet  autour  de  f  origine.  Si  la  valeur  tiiiale  est  dilléiente  dej',^ 
on  continuera  à  (iiire  tourner  la  v.irinble  autour  de  rarifj;ioe^  el^ 
au  bout  d'un  nombre  fini  d'tjpérations,  on  retombera  forcénicDt 
suï'  une  racine  rléjâ  ol>lenuc,  ejui   sera  la   racine^)',.  Supposons, 
par  exemple,  que  cela  arrive  après  p  0]>iM'alions:  les  p   racines 
obtenues  y,,  >\.,  .  .  .,  Vp  se  permutent  uirculairement  quand  la  va- 
riable X  décrit  un  lacet  autour  de  Torigine,  on  dit  qu'elles  forment 
un  syslème  ctrcuiaire  de  p  racines.  Lorstjue  p  ^=  n,  les  n  racines 
forment  un  seul  système  circulaire.  Lorsque  yy  est  <C  «,  on  reconi-  — 
mencera  le  raisonnement  en  partant  d'une  des  n  — p  racines  res-^ — 
tantes,  et  ainsi  île  suite;  il  est  clair  qu*en  continuant  de  la  sorleJ^-^ 
on  (îuira  par  épuiser  toutes  les  racines,  et  l'on  peut  énoncer  U  ^ 
proposition  suivante  ;  Les  n  racùtes  de  Véijaaiion  ¥ (^x^y)^=^ 
(jià  sont  ntiii(\K  pour  .r  ^  o,  for/nerti  ait  oit  piusietirs  syslèm 
circulaires  dans  le  domaine  de  Vori^ine. 


11.   —   FONCTIONS  IMPUCITKS   ET   ALGjiUniOl  KS,  ^tj 

Pour  la  généralÏLé  de  l'énoncé,  il  suffil  de  convenir  qu'un  sys- 
tème circulaire  peut  se  composer  d'ittH-  seule  racine;  cette  racine 
csl  alors  une  fonclioi»  uniforrue  tluiis  le  voisinage  de  Forigine, 

Les  racines  d'un  rntiuie  système  circulaire  peuvent  élre  rcpré- 
ieulées  pijr  un  dévelo[)penïeiil  unique.  Soient  Jj'i,  .V-jj  ••»,  y» 
les  ^  racines  d'un  système  circulaire;  posons  x^^^x^P.  Chacune 
de  ces  racines  devient  une  fonction  Iroloruorplie  de  x'  pour  toute 
valeur  de  x'  aulre  que  ,r'=o;  d'iiulre  f>iJrL,(  quiiiul  *r'  décrit  un 
laicet  autour  de  z'^:  o,  le  [loînt  x  décrit/^  lacels  suecedsifs  dans  le 
lïi^iiipsens  autour  de  T origine.  Chacune  Ai.'^i  racines  >-, ,  y.,^  ,  .  . , y« 
revient  ilonc  a  sa  valeur  initiale.  Ce  soûl  donc  des  Conclions  \\%n~ 
roriiiL'ï^  de  x^  diins  le  domaine  dt*  Porij^ioe;  eoinnic  ces  racines 
tetiilenl  vers  zéro  lorsque  x*  tend  vers  zéro,  Torij^ine  x' ^^=^  o  ne 
peut  être  qu'un  (joint  ordinaire,  et  Tune  de  ces  racîues  est  repré- 
sentée par  un  développement  de  la  furnic 


ou^  LM  reniplaçîini  x^  par  x'', 


<  If)) 


y  =  tyx^'- 


m' 


«mU^) 


Je  dis  main  te  na  n  t  \\  \\\i  le  fié  veioppertif/i  i  (  3o  )  représe/i  ie  la  ut  es 
^^s  racines  d'un  niértie  systènif'  cire  nia  ire,  pourvu  que   Von 

^iiribue  à  x^'  sea  p  dêierminutiotis.  En  effet,  supposoiKs  qu'eu 

Pi 

preiiiuit  pour  le  radical  )/x  une  de  ses  déterminations  un  ail  le 
développement  de  la  racine  r,;  si   la   varialde  x  décrit    un   laeel 

dans  le  sens  direct  autour  de  l'origine,  >^<  se  change  en  Ka»  et  x'^ 

CSI  multiplié  pare'*  .  On  verra  de  uiéuïc  qu'on  aura  j*^  en  rem- 

plaçant  jr''  par  x^e  ^  dans  la  formule  (3o).  Ce  développement 
^nn|ue  met  bien  en  évidence  fa  |jerniu talion  circulaire  des  p 
''Bcifie.'s,  Il  nous  resterait  à  fjMinlier  cnuuoent  ini  [ïcul  sé]*arer  les 
**  farines  de  F(j:',  >')==()  en  systèmes  circulaires  et  calculer  lei> 
^*>çllirients  z^  des  développcrnenls  (3o).  La  méthode  gé'uêraïe  Cîsl 
^^posée  en  détail  dans  tous  les  Chivrages  consacrés  aux  (bnclions 
*%cl^**i^iJ*-*-  Nous  ne  Irai  te  ru  n  s  tpie  quelques  cas  particuliers 
ïplication  frécpiente. 


Si  |K)ur  X  =.v  =  o.  la  dérivée  —  n'csl  pas  nulle,  le  développ^       ^ 

menl  de  F(x,  j')  renferme  un  terme  du  premier  degré  en  x,  < 
Ton  a 

les  termes  non  écrits  étant  divisibles  par  l'un  des  facteurs  j^  ' 
xy^  y'^^ .  Considérons  pour  un  moment  r  comme  la  varialiD!^  ] 
indépendante.  Téquation  F(x,  v)  =  o  admet  une  seule  raci  :aci 
tendant  vers  zéro  avec  >%  et  cette  racine  est  holomorplie  dans  ] 
domaine  de  Torigine.  Le  dt^veloppement,  que  Ton  a  appris  àc^| 
culer  (\.  n"*  46,  187),  est  de  la  forme 

En  extrayant  les  racines  n'*"**  des  deu\  membres,  il  vient 

Poury  =  o,  léqualion  auxiliaire  i/*=  ao-H  «i^' -+••  •  •  admet  n 
racines  distinctes,  dont  chacune  est  développable  en  série  enlfèrc 
suivant  les  puissances  de  i'.  Comme  ces  n  racines  se  déduisent  de 

Tune  d'elles  en  la  mulliplianl  par  les  puissances  successives  àte  "  i 
on  peut  prendre  pour  ^^a^  -+-  a,  r  -r  •  •  .  dans  la  formule  (33)  Tim  ne 
quelconque  de  ces  racines,  à  la  condition  d'attribuer  successi  ^^^' 

ment  à  x"  ses  n  déterminations. 

On  peut  donc  écrire  Téquation  (33) 

VA  l'on  en  lire  inversement  un  développement  de  y  suivant-  '<^- 
|)uis$ances  de  x'* 

1 

Ce  développement,  lorsque  Ton  donne  successivenieiil  ào*"  ^sea// 
valeurs,  représente  les  n  racines  qui  tendent  vers  zéro  avec  .::^-  ^^ 
l'ait  avait  déjà  élo  signalé  (I,  p.  .{58);  nous  en  voyons  ici  la  =^%«^- 
licalion  analytique. 

Considérons  encore  le  cas  où  —  est  nul  pour  x  =  y  =^  o     cl  où 

ox  ^  «^  ' 


II.    —    FO!<CTION8   IH^LICITKS    ET   ALGÉBRIQUES.  sSg 

►'fwil^^.  On  peut  tk'i  ire  réqiiâtion,  en  ordonnant  par  groupes 
de  lennes  homogènes^ 

(35)  F{jr.j)  =  <j>,(r,  j)^tp,(j?,  r)-^''  =  ^* 

Ji(£,y)  désignant  irn  polynôme  liomogène  de  degré  i. 

Le  cueflicieot  de  y^  dans  '^^i*'^^  x)  n^éUnt  pîjs  nul  |iar  hjpo- 
lliése,  nous  supposerons  ce  coefficient  rgal  à  Tu  ni  lé;  soit 

Posons  j^  =  wx,  l'équation  (35)  devient,  en  supprimant  le  fac- 

(56)  {u  —  a)(  «  —  p  )  H-  j^ Qj  f  r ,  w  )  -+- . . ,  —  t> 

tt,  pour  jc^o,  admet,  en  supposant  a  et  [i  difTérents,  les  deux 
racines  simples  u  ^=:=  x,  a  ^  p.  [l  v  a  donc  deux  racines  de  cette 
équation  i/|  et  £^3^  qui  tendent  respectivement  vers  a  el  p  lorsque  x 
tend  vers  zéro,  et  qui  sont  holomorjjhes  diins  le  domaine  de  Tori- 
ginç»  A  ces  deux  racines  Ui  et  a^  correspondent  deux  racines 
bolomorphes  i'-^  eiy»  de  réquaiion  (35),  dont  les  développements 
commencent  respectivement  par  xj:  et  jîx.  — -- 

llnVn  est  plus  de  même  si^^^x.  On  posera  alors  y  ^  x(a  -\-  y), 
et  11  nouvelle  équation  F|(jf,  ç)  ^=  o^  obtenue  en  divisant  par  ^=, 

îidmel  encore  deux  racines  nulles  pour  j:  =^  o.  Si  -r-^  n'est  pas  nul 

pourx^  f  t=  o,  nous  venons  de  viiir  que  les  deux  racines  infîni- 
>nent  petites  de  Téqualion  en  i'  forment  un  système  circulaire;  il 
^n est  donc  de  même  des  racines  infiniment  petites  de  Téqualion 
^f\ y.  Si  les  deux  racines  de  Téquation  en  ç  sont  holomorplies, 
conime  dans  le  cas  déjà  ira  île,  il  en  sera  de  même  des  racines  de 
I  ^^usiiion  en^.  Lorsque  IVcjuation  en  v  présenle  la  même  ambi- 
^ttùé  que  Téquation  en  y,  011  recommencera  la  ménie  iransfor- 
Wïation  jusqu'à  ce  qu'on  cirrive  à  une  équation  dont  les  racines 
*oieot  séparées. 

W^rjuc  tous  les  coefficieuis  de  t*^  (  j^,  y  f  *oriî.  réels^  el  qu'au  ue  considère 
^"c  Ifï^  v>ileur*4  n-clle-s  itilininieut  petites  des  deux  variables  ^r,  k,  le  pro- 
w'èmc  revient  «i  cimslruiic  uue  courbe  afialyti<:ïuc  dan^  le  vorsiuii^^c  d'un 
t**>ifit  douait^*  Le  tliL'oième  de  Weiei'ïitrasa  permet  de  discaler  faciienienl 
toutes  les  formes  posîîible'^.  Eu  etfeU  les  coefficients  de  F(^.  y)  éianl 
f^efi,  le»  deux  racines  iuriniment  |ietûes  Vi  el  j^j  *^nni  lm  ificmnu'ul  réelles 
G*,  IL  ty 


sont  à  distinguerv  pi  r  est  irn^al^^ 
posons  à  positif,  j-  devra  J'étreausii, 


ago  CHAPITRE   XVII.    —    P0SCTJ0N8    W,    PLtSlKURS  VARIABLES. 

OU  imaginaires  ctmjuguées  lorsque  X  est  réel,  »^t  |»ar  suiie  foni  racines  d1 
il-quation  du  seeond  tïejjré  de  la  forn*»' 

(  37)  „r-  -+-  '2  F(  .r  ij  -  Q(  jr ,  =  o, 

P{jp)  et  Q(:r)  ôtunl  des  fonctions  holomnrphe?  à  coefficients  réels,  qui  ! 
nulles  pour  ^  1=  o.  Un  en  tire  f>aijr  e\pre*si<»n  de  ces  racines 

R{j?)  éiaiit  atissi   une   foneliou   holomorphe  de  a?  à  coefficients  rrels.  1 

est  nulle  pour  j?  =:  o,  Soient  nrf*  et   6^''  les    termes  de   moindre  dej^»f^ 

dans  P(^)  et  R(ar);  pour  le«  valeurs  infiniment  petites  de  ;r,  R^j'Mi 

signe  de  son  premier  terme,  et  on  ne  doit  donner  à  j?  quc^des  valeurs  r< 

dant  ùx^  positif.  Cela  posé,  denx  cas 

r  =  ar'-h  t,  fej?  devra  être  positif;  supposons  i 

ei  les  deu\  valeurs  de  ^  seront  données  par  un  développement 

dont  tous  les  coefHcients  sont  réels.  La  courbe  présente  à  l*orîgine 
rebroussemeni  de   première  ou  de  seconde  esjiéce.  Si  r  est  pairr  =  îr\ 
y  n*est   réel   pnur  des  video  1  s  inliniinenl   jielires  de  œ  que  si  b  est  positiU 
Si  b  était   négatif.   Tontine   serait  un    pojnl  double   isolé»   Lorsque  b  < 
positif,  les  deu\  racines  de  Inéquation  en  j^  sont  holomorphes  et  parTori 
f^ine  il  passe  deuit  brandies  de  courbe  ne   présentant  «lucune  sin{[;u)afit^ 
Ces  deux   branches  ont   en    général   des  tangentes   distinctes,  mais  clt8( 
peuvent  atj'isi  être  tangentes  l'une  à  l'autre. 

358.   Fonctions   algébriques.    —    [.os    Conclions    im)ilicites 

mieux  étiidiée^  jusf|irici  sont  les  fonctions  algébrù^ues,  déflnif^ 
pat*  une  f*qur*tion  F(.2\  >')^o,  dont  le  premier  membre  est  uil. 
[mhnoiiie  entier  indécomposable  en  x  et  y.  On  dit  qu'iiri  po 
lynoine  enlier  est  indécomposable  lorsqu'il  n'est  pas  possible! 
trou vet*  deux  antres  poïvuotiies  eiiliers  de  degré  moindre  F,  (x,J 
et  F2(j:,  j')  lels  que  Ton  ail  idenliquemenl 

Si  le  polynôme  ¥{x^  y)  était  égal  à  uu  produit  de  cette  espèce,! 
est  clair  (jue  Téqualion  V{Xy  y)^o  pourrait  être  remplacée  p*l 
doux  éqyfitions  distinctes  F|{j:,  J'")  =  u,  Fi(X,j^)  =  o. 
Soit  donc 

réquation  proposée  de  degré  n  en  ^%  '^(,,  ^^1^   *.♦,  ©„  rtaid  dfl 


K  :=o,  -p  =o,  on  alilienl  [>t>tir  h^suIIhiU  ini  |iolynoiiie  entier  A(j:), 

qui  ne  peut  être  iflenliqueiiienl  uni,  ji(iis<|ue  F(x^y)  est  supposé 
uidécoin[»o^alile.  MiinpnMis  d;ins  It*  pl;itj  les  jujinls  ot^,  %.,,  .  .  .^  x^, 
racines  de   rt'f|ii.iliori   à{j'):^o^   et   kî*  points    Jï,^    p^»    *♦•?    ^At 
raciue*  de  îprt(jri  =  û»  (|lleU]ln^s-llns  des  points  a/  pouvant  aussi 
faire  ptir lie  des  racines  de  ^^{^.t )  ^  o.  Pour  un  point  «  diflTérent 
Jes  piiïnls  a,,  ^y,  réqufition  F(6fi  j'')^=o  a  //  racines  distinctes  et 
linies  ^,,  62,  .  .  .,  /^„.  Dans  le  doiniiiue  dn  poiut  ^/,  l^éfpjatton  (38) 
•idiiift  donc  n  met  nés  ln>lonïûi'plies  qui    leiideul   respect  ivcrnenl 
▼ers  jb,,    frn,  \  .  . .   ùft  liK>rjue  .r   leud    vers  //.  Suit  a,   une  racine 
deA(.i'>  =  o;  rrH|iiiitioii  F^a,,  /)  =  o  admet  un  certain  noudjre 
de  racines  êgiiles.  jSupposons,   par  exemple,   fpj'elle  atiuiette  p 
racines  égales  à  b.  Les  />  racines  qui   tendent  vers  h   loistjue  jc 
lend  vers  «1  se  parlagenl  eu  un  cerliiin  nombre  de  svslcnïcs  cir- 
Ciilaîres  et  les  racines  d'ni»  rnènie  svstrnie  circulaire  sont  ie|ïré- 
seiuées    |iar    un    drveloppruicul    eu    série    uidonirce  (  suivanl   les 
ptiisjances  rraclionnalres  de  x  —  a,'.\Si  la   val*'in' a^  n*aunule  pas 
Ço(jr)^  toutes  les  racines  de  rérjuation  (38)  dans  le  doiuaiue  du 
point  2/ se  jiartu^eut  ainsi  en  un  certain  nombre  de  sjstrnies  clr- 
nilaire"^,  fauek|ues-uus  de  ces   syslr-mes   pouvant  ne  compieudre 
"^  I  une  seule  racine.  Pour  un  [loiut  Pj  ipiî  annule  <5o(jr),  (jnelques- 
tlnesdes  racines  de  réquatiou  (38j  deviennent  infinies;  pour  étu- 
dier ces  racines,  on  pose^^  ==  — ,  et  l'on  est  conduit  a  étudier  les 
l'uciûes  de  réquati^ut  F,  ( a:,  y)=zy^**F(x,  — ^j^ro,  qui  devien- 
nent nulles  pt>ur  ./' =  pj.  Cas  racines  se  partagent  encore  en  un 
^f'rlîiiij  uondne  de  systèmes  circulaires^   les  racines  d\in  même 
svslème  étant  représentées  par  un  dêveloppeinent  eu  série  de  la 
forme 


Ht(^- 


f?^o; 


*^s  racines  correspondantes  de   Péqualion  en    )    seront  données 
ptr  le  développement 

que  i*on    peut    ordonner   suivant    les    puissances   croissantes   de 


^ga 


CUiPlTBE    XVU, 


FovcTjONS  m:  ï»li!sii:i  ns  vahublks. 


(x  —  ^jY^  llli^i^  ou  aura  au  début  un   nom\ tre  Jt ni  «le  lerme^ 
exposai! l s  négatifs. 

Piiur  éludier  les  valeur**  de  y  pour  les  valeurs  infinies  de  jc,  ou 

pose  X  =i  — j,  et  l'on  esl  ramené  à  étudier  \es  racines  d'une  éq na- 
tion de  même  forme  thiis  le  voisinage  d*^  l'origine. /En  résumé, 
dans  le  domaine  d'un  |)a[nl  qiwU^onqne  jr  ^^  a ,  les'/î  racines  «/ci 
réf| nation  (38)  sont  représentées  par  un  certain  nombre  de  séries 
ordonnées    sutvaol    les    ]>nissances    croissantes   de    r — a  ou  de 

(^jc  —  ay^  pouvant  renfernter  un  nombre  fnii  de  termes  à  expo- 
sants négatifs,  et  ecl  énoncé  s'applique  aussi  aux  valeurs  infinies 

de  X,  en  remplaçant  j*  —  oc  par  -• 

Il  est  à  remarquei'  que  les  puissances  fractionnaires  on  lt> 
exposants  négatifs  ne  se  présenteul  que  (jour  des  points  rxcq»* 
lionnels.  Les  seuls  points  singuliers  des  racines  de  réquaïicui  j»oqI 
donc  les  points  critiques  anionr  desquels  quelques-unes  de  ce 
racines  se  perm nient  circnlaireïnrnl,  et  les  pôles  où  qur!<|iiefr 
unes  de  ces  racines  deviennent  inlinif's;  d'ail b'urs  un  point  \m\ 
être  à  la  lois  un  pôle  cl  un  (joint  critique*  On  appelle  soiivC 
poi/ifs  singuliers  algébriques  ces  deux  espèces  de  points 


sin- 


guliers. 

Nous  n'avons  ëlndié  jusqu'ici  les  racines  de  Téqualiou  pro(ios« 
que  dans  le  domaine  d%in   point  déterminé.  Supposons  miiiiiK!' 
nanl  rpie  Ton    joigne  deux  points  x^a,  jt' =  ^,   ]>onr  les(]iieJ 
Téqualion  (iiS)a  ses  ti  ratines  distinctes  et  linies  par  un  idiciriiii^ 
ne   passant  par  aucun   poinl  singulier  de  Téqualion.  Soilj^^ 
racine  de  Téquation  F(  (?,>')  =  o;  la  racine  j  = /"(x)  qui  sen^c 
à  yt  pour  j:  ^^  a  est  représentée  dans  le  domaine  du  point  a  \ 
un  développement  en  série  entière  P(,ï"  —  a)  et  Ton  peut  se  pn 
poser  d*en  trouver  le  |)rolongement  analytique  en  faisant  décrite 
la  variable  l*arc  AB.  C'est  un  cas  particnlier  du  problême  géuérilÇ 
el   nous   savons   d'avanee  que  lun  arrivera  au    point   B  avec  un 
valeur    linalc    qui    sera    une    racine    de    l'équation    Fi  6^    i  >: 
ln°    314).   On    arrivera    cerlainenrent  au    poinl   b   au    boni  d  nû 
nombre  /m/  d'opéralions;  en  ellel^  les  ravons  des  cercles  de  caû* 
vergence  des  séries  représentant  les  diverses   racines  de  Téqu*-  ' 
lion  F(Xj^)  =  o^  et  ayant  pour  centres  les  diflérenls  points  du 


II.    —    FO%CTlONS    lAIPLlCtTES    KT    A  l-liKÏHUQUES.  293 

(^h^ïijirï  AB.  ont  une  Ifrnile  inf<4'ieyre  (*)  o  >  o,  puisque  ce 
chemin  ne  renferme  a  ne  un  point  critique,  el  il  est  clair  que  Ton 
pourra  toujours  prendre  le?î  riiyons  des  di^rérent!?  cercles  que  Ton 
utilise  dans  le  prolougemeiil  analytique  au  moins  é^aux  à  o. 

Parim  ions  tes  cheiuins  joigiiunt  les  (joints  A  et  B.  on  peut 
toujours  en  trouver  au  coriduisaitt  de  la  racine  v'i  a  Tune  (piel- 
cumule  des  racines  de  l'étpiation  F(A,  j')^o  coiurae  valeur  finale. 
Od  s^appuie  pour  le  démontrer  sur  la  proposition  suivante  :  Si 
me  fort  et  ion  analyiif/ne  ^  fie  ia  variable  x  riftdtnel  que  p  va- 
leurs  dtstincies  pour  chaque  valeur  de  x,  ei  si  elle  n'a  dans 
tout  le  plan  {y  compris  le  point  à  ti/t/îni}  que  d ex  points  sin^ 
guliers  atgéhriques,  tes  p  déterminations  de  z  sonl  racines 
d'une  équation  de  degré  p,  dont  les  coefficients  sonl  des  fonc- 
tions ratiiainf^iles  de  .r.  Soient  Zy,  Z2^  ...  Zp  les  p  di'Mt^rmina- 
iionscle^:  lorsque  lu  variable  x  décrit  une  courbe  fermée,  ces  p 
taleurs  ^|,  z.^^  .  .  .,  ^^  ne  peuveul  que  s'échanger  eutre  elles»  La 
fonction  symétrique  wa  =  ^*  -+-  ^*  -+- .  .  .  -h  w*  ,  où  k  est  un  nombre 
totier  poâitif^  est  donc  une  fonction  unirormeJD'iiilleuis,  celte 
fCMïction  ne  peut  avoir  que  des  singidarités  [polaires.  En  cflel,  dans 
•wdornaîue  d*un  point  quelconque  à  dislauirc  finie  x  =  a,  lesdéve- 
0|»pr.inenls  de^i,  Z2^  --  .*  Zp  oe  présentent  cpTun  nombre  fini  de 
iGriues  ù  exposante  négatifs.  Il  en  est  donc  de  même  du  dévelop^ 
penieDi  de  ei^.  D'ailleurs,  la  fonction  w^  étant  uniforme,  son  déve- 
loppement ne  peut  renfermer  de  puissances  fractîcuinaires.  Le 
pointa  est  donc  un  pôle  ou  un  point  ordinaire  pour  Ufç^  el  il  en 
Ide  même  du  point  à  rinfini.  La  fonction  uj^  t-st  doue  une  fonc- 
tion riitiounelle  de  x,  cpicl  (jue  soil  le  nnujbre  entier  A";  il  eu 
'i  par  suite  de  uiètue  des  fnuctions  symétriques  siuq)les^  telles 
Jue  ïlzi^  ^2iZk^  .  . . ,  ce  qui  «J«'"jnontrc  le  théorème  énoncé. 
Cela  |>osc,  supposons  qu'en  allant  du  point  a  à  un  autre  point 
uelconque  x  du  plan  par  tous  les  cbeinins  possibles  on  ne  puisse 
btenir  comme  \al*'urs  liruiles  que  /f  des  racines  de   l'équation 

s  p   racines    r,,    y^^    .,.,  yp   ne    peuvent   évidemment    que 


•  )  Il  suffit,  pvur  le  déniiintrcr  i*ri  toute  rigueur^  d'un  raisunnenienl  dimlo^ue 
dtii  de  la  page  \f\b. 


294  CHAPITRE   XVII.    —    FONCTIONS    DE   PLUSIEURS    VARIABLES. 

s'échanger  lorsque  la  variable  x  décril  un  contour  fermé,  et  el/  ^e\ 
jouissent  de  toutes  les  propriétés  des  p  branches  S|,  :;2.  ...,  _  ^f 
de  la  fonction  analvlique  -3  que  nous  venons  d'éludier./On  en  c(^0K=^"- 
clut  que  l'i,  j>'2)  •  •  '^Xp  seraient  racines  d'une  équation  dedegrt^^^^/' 
F|(:r,  ^')  =  o  à  coefficients  rationnels.  L'équation  F(x,  >*)===  o 
admettrait   donc  toutes  les  racines  de   l'équation   F,(a:,  j')=  ^ 

quel  que  soil  or,  et  le  polynôme  F(x,  y)  ne  serait  pas  indécor  -^n 
posable,  contrairement  à  l'hypothèse.  Si  l'on  n^apporte  aucu  «nt 
restriction  an  chemin  décrit  par  la  variable  x,  les  n  racines  *  (l( 
Téquation  (38)  doivent  donc  être  considérées  comme  des  branchr^  us 
distinctes  d'une  seule  fonction  analytique,  ainsi  qu'on  Ta  à^^méjk 
remarqué  sur  quelques  exemples  simples  (n°  â64V 

Imaginons  que  de  chacun  des  points  critiqués  on  trace  une  c^kdu. 
pure  indéfinie  de  fnçon  que  ces  coupures  ne  se  croisent  pas  eiM  tre 
elles.  Si  le  chemin  suivi  par  x  est  assujetti  à  ne  franchir  aucmjne 
coupure,  les  n  racines  sont  des  fonctions  uniformes  dans  tout  Je 
plan,  car  deux  chemins  ayant  les  mêmes  extrémités  pourroiW  ^e 
ramenei-  l'un  à  l'autre  par  une  déformation  continue  sans  travers  ^c 
aucun  point  critique  (n"3i3).  Pour  pouvoir  suivre  la  variatfci::^^ 
d'une  racine  le  long  d'un  chemin  quelconque,  il  suffira  de  co^^*^' 
naître  la  loi  d<'  permutation  de  ces  racines  lorsque  la  variala^ — "^^ 
décrit  un  lacet  autour  de  chacun  des  points  critiques. 

Remarque.  —  Ce  qui  rend  l'élude  des  fonctions  algébriques  relativeniM  pp^ 
facile,  c'est  qu'on  peut  déterminer  a  priori,  par  des  calculs  algcbriqc— :ae>. 
les  |)oiuis  singuliers  de  ce*;  fonctions,  fl  n'en  est  plus  de  même  en  génfc=^rai 
pour  les  fonctions  implicites  non  algébriques,  qui  peuvent  avoir  des  po  "iflts 
singuliers  transcendants.  Far  exemple,  la  fonction  implicite  ^(a^)  dêt~5n/e 
par  réqualion  ey — x —  i  =o  n'admet  aucun  point  critique  algébri-^Li^ue, 
mais  elle  admet  le  point  singulier  transcendant  x  =  —  i . 

359.  Intégrales abéliennes. — Toute  intégrale  I  =:  |  R(x,  j)  </^^ 

où  K{Xyy)  esl  une  fonction  rationnelle  de  x  et  de  r,  et  où  r  *=^^^ 
la  fonction  algébrique  définie  par  l'équation  F(.r,y  )=  o,  esl  u   ^^^ 
intégrale   abélienne    attachée   à    cette   courbe.    Pour   achever         ^^ 
déterminer  celle  intégrale,  il  faut  se  donner  la  limite  inftTicure  0::^=^»' 
et  la  valeur  correspondante  Vo  choisie  parmi  les  racines  de  l'éqih-      '^ 
lion  F(.ro,  J')=  o.  Voici  quelques-unes  des  propriétés  généraï 
les  plus  importantes  de  ces  intégrales.  Quand  on  va  du  poiul ^* 


es 


/ 


11.    —    roKCTiUXS    L\ll  LÏ<:irK^    KT    ALGÉBlUQtlES.  ^gî 

un  poiDt  quelconque  T  jjui'  luus  les  clieiniiis  possibles.  Uni  les 
les  valeurs  de  Tiiilt^grale  \  au  ni  cndipils^s  dans  TutH*  dfs  foroïiiles 

I  —  I4  -+-  /7ït  tiij  —  ffi^  W;  ^. . .  -t.-  iUfijif,^        {k  =1.1»  ...  /i  ), 

[»,  Ij,   .♦  .  If,  étant  les  valeurs  de  rintégraU^  (|iii  (correspondent  à 

[certains  chemins  dcUerminés,  m»,  ma,  ...  tHr  des  nombres  entiers 

arbitraires  et  (jJ|^   oj.j,    ...   ta,-  des  [îériodes.  Ces  pf!riod<*s  sool  de 

deux  sortes;  les   unes   [>ro\iennenl  de  lacets  di^crits  auloiir  des 

pôles  de  la  fonction  K(x,  k);  ce  sont  \ei>  périodes  /oif lires.  Les 

autres  proviennent  de  contours  fermés  ijp[)el«^s  Cicies,  entourant 

plusieurs    points   critiques:   ce  sont  les   [Ȏriodeb   cyciiqaes.   Le 

nombre  des   périodes  cvcïicjues   distinctes  tïe  déperïd    que  de   Li 

relation    al*;ébrî*]ue  considérée  F(jr,    )')=o;   il  est    égal   à   %p, 

p  désignant  le  £;enre  de  celte  conrhe  (n*"  340).   Au  contraire,   le 

nomlue  des  périodes  polaires  peut  être  quelconque.  Au  puint  de 

vue  fies  singularités,  on  distingue  trois  classes  d^iutégrales  abé- 

lieoiies.   On    appelle    intégrales    de  première  espèce  celles   qui 

fesleot   finies  dans   le    voisinage    de   toirte   valeur   de  j?;   si   leur 

"lodtjlo  augmente  indélininient,  ce  ne  peut  être  que  par  Taddilion 

J  une  infinité  de  périodes.  Les  ijilégralcs  de  seconde  espèce  sont 

celltsqni  admettent  un  pôle  unique,  et  les  intégrales  de  iroisième 

^^fiéce  admettent  deux   points  singuliers  logarithmiques.   Toute 

i^itp|j;rale  abétienne  est  une  somme  dVintégrales  des  trois  espèces, 

^l  le  nombre  tles  intégrales  distinctes  de  première  esj>èce  est  égal 

^ti  genre. 

LVtiide  de  ces  intégrales  se  fait  très  facilement  k  Wilâe  de 
***rfaees  planes  à  plusieurs  feuillets,  appelées  suriaces  de  Hie- 
"•3im.  Nous  n'avons  pas  à  nous  en  occuper  ici.  Nous  donneroos 
*®u|enient,  à  cause  de  son  caractère  lout  à  fait  élémentaire, 
*^  démonstration  dSrne  proposition  fnjidanientalej  découverte 
P^rAbel. 

3(i0.  Théorème  d*AbeL  —  Pour  énoncer  les  résultats  plus  faci-- 
'^Hieol.  considérons  la  courbe  plane  C  représentée  par  Téquu- 
tioû  F(j:,  j^)=u,el  soit  4>{^r,  >')=o  l'équation  d'une  antre 
*''<iurbc  plane  algébrique  C.  Ces  deux  courbes  ont  N  points  com- 
tï^uns  (,ri,  j'i)^  (j"2,j'2)t  -  *  *,  (jr;^,  K^)(le  nombre  N  étant  égal  au 
ptoduil  des  degrés  des  deux  courbes).  Suit  ïi{x^y)  une  lonetîoo 


KMJ  3.fc^ra£    1-1.     —    sO^.TlO.'^ê  DE    n.r=I£CftE   TAUABLES. 

I  5.   r.    T    x.r    ie::^(:riaac  /-ntjftcriie  abêlienne  prise   depui**    ^ 

la  i-}iiic  âxft  X»     irsiu  Ali   }«iiac  x.  àoîv-^at   un  chemin  qui  coi^^^^ 
Mil  ^oar        ie   a  viieMr  iniLia.e   r,  i  u  valeur  fiaale  v/,  et  » 

vâie^ir  .a:-^it*  v,  ie  v  -ftant  a  même  pour  toutes  ces  iatégral^^^ 
r  -t^c  ::.kir  ri'f  a  Toaune  I  a  «^^  •i*fleniiinée  qu'à  uae  péric^  ^^ 
prvrî.  :::  m  ne  :aat_'aa'f  ie*  inte^raie»  eiles-mémes.  Imaginc^Q^ 
HA  -lu^ggi:  la^f  ri*f:«r^<^^s— ^^^  'i*^^  eo^tficîenls  a,,  a^.  . . .,  a^  <fti 
coTi'in-'  '•  -T- r  -sCi^zLî.  «snabies.  Lorn^ue  ces  coefficients  varienf 
i' 1:1*^  jia.i.«*r'»  :oa::aat*.  ••<  poi a Ls  x- varient  eux-mêmes  d'une 
au3.:«e7?f  c::arai«e.  -fC  ■.ors^'i*;  lacua  de  ce5  points  ne  passe  par  un 

ie?  poini^ie  li^coa^aïiL-  «ie  iiaLe^nle  /  R  x*  v)rfx,  la  somm^  I 

vir>  cl.-fHiièaii  i 'iae  aïoii  -îre  continue,  poanru  que  Ton  suive    5* 
v^ri^doc  coaûz.jAf  i**  cSLiciiae  de>  intégrales  qui  \  figurent  to  ^*i^ 
ie  loaz  i::  riieaiiz  d^^rit  p^ir  .^  [imite  supérieure  correspondance  ^- 
La  s<jmiBe  I  esc  donc  une  toactioa  des  paramètres  a%^  a^,  •  •  «^  ^^^ 
dont  n:u?  aSIo::!^  chenrlier  Li  torme  anal  v  tique. 

Dé^i^nons  j'une  ta^>a  générale  par  ^V  la  différentielle  tot^^aJ^ 
i' ir.^    !<:a:tioc    qaelconque    V    par    rapport    aux    variables  f ""Ttn 


:  V  =  —  -a  — . . . c<i4, 

^  >  -'  iv  :d-.  d  après  la  tormule     -^9  .. 

b*:^  ':*-  .1  relâtioD>  F  x^.  »\   =  o,  ♦  X;,  Vx''=  u,  on  lire 

'^r. '.  y.  =  t>.  CX; G  Vr 0<P|  =  O. 

'fy  OV:       -  t»X.  tfV|       - 

^'    p^f    %fi»ie  ox,=  H'  X,.».   o*/.   TvXi.  V|^  étant    une    foncr  f/on 
f-pîi^f.ri"  Ud'f  X..  V,,  a,,  «. c/^,  et  ^f  étant  mis  pour4>^x/.  ^*>>. 


n.    —   rONCTIO>'S  lUPLfCITES    E^T   ALGKBHIQUBS. 

xs  avons  donc 


n7 


rA  =^n{j^i,y()W{Xf,ji)^^r. 


czoefficient  de  oc/,  dans  le  second  membre  est  une  fonction  rai  Ion - 
fB^  lie  svniélrique  des  coordonnées  des  N  points  [jr^^  y^)  comnmns 
!ii-^B  ^  deux  conrbes  C,  C;  la  théorie  de  l'élirninatiun  prouve  ciue 
.c'^^sl  une  fonction  rationnelle  des  coefficients  des  daux  po- 
1%*  nomes  F(x^y)  et  4»(*r,  r)?  ^^  P»*^'  suite  urje  fond  ion  ra  lionne!  le 
d^  «3,,  aaj  •  •  -t  ^*-  "  ^^  ^^^  évidemment  de  même  des  coeHreieiils 
de  S«3,  ,  , .,  Sa*,  et  l  s'obtiendra  par  Fintégralion  d'une  différen- 
tielle toute 


■/ 


=     I    TTiOai-h  TttOaj -H. 


lï*  ««*♦ 


où  t:»,  TTa,  .  * .,  714  stJi't  des  fonctions  rai  ion  ne]  les  des  variables  ri,  ^ 
^*2»  ...,«4,  Or  rinlé!;ralion  ne  peut  inlroduîre  d^aulres  transcen- 
da nies  que  des  logariihrues,  La  somme  1  ^5/  donc  égaie  à  une 
/onction  rationne/Je  des  coejfîcients  a, ,  fi^,  .  .  . ,  aky  tiugmentée 
d'une  somme  de  iugttrlthmes   de   fonctions   rationnelles  des 
mêmes  coejfîcients,  chue  an  de  ces  fogarif/tmes  étant  multiplié 
par  un  facteur  constan  l.  Telle  est,  sous  sa  forme  b  plus  g;énérale, 
'énoncé  du  théorème  d'AbeK  En  langage  géométrique,   on   peut 
^'fe  aussi  que  la  somme  des  valeurs  d^ane  intégrale  abélienne 
^^^Iconque,  prises  depuis  une  origine  commune  jusqu'aux  N 
POirn.is  d' intersection   de    la  courbe  donnée  avec  une  courbe 
'^^^i<ible  de  degré  m,  0(j:,  j^)^o,  est  égale  à  n  ne  fonction 
^^^€r>nnelle  des   coefficients    de   <I>(:r^   j^),    augmentée   d'une 
^^*^  éne  d'un  nombre  fini  d*'  logarithmes  de  fonctions  ration- 
^^^es  des  mêmes  coefficients,  chaque  logarithme  étant  mul- 
^^  ^ ié  par  un  facteur  constant, 
,         ^— •€  second  énoncé  paraît  au  premier  abord  plus  fra|ipanl;  mais^ 
I»      ■'^  s  les  applications,  il  faut  toujours  se  i-eporler  \ii\v  la  pensée  à 
*^oncé    analytique    pour    évaluer    la    variatioti    continue   de    lu 
*^*ime    I    qui    corresponrl   à    une    vaiiation    rontinue    des    para- 
,   ^Ires  aip  a2,  *  • .,  «a.  Le  théorème  n'a  de  sens  précité  que  si  Ton 
^  ni  compte  des  chemins  décrite  par  les  N  points  .r^,  x^,  .  .  . ,  Z^ 
^^r  le  plan  de  la  variable  x. 

L  énoncé  devient  d\ine  stin|*ltcité  reuiarquable  lorsque  Tinté- 


298  CHAPITRE    XVII.    —   FONCTIONS   DE.  PLUSIEURS   VARIABLES. 

grale  est  de  première  espèce.  En  effet,  si  7t, ,  tto»  •  •  •  *  ^ifr  n'élaie 
pas  identiquement  nuls,  on  pourrait  trouver  un  svstème  de 
leurs  ai  =  tfj,  ...,  ak  =  a\  pour  lequel  I  deviendrait  infi  -^-^ 
Soient  (x\ ,  y'^),  .  .  . ,  <>«,  J'i)  ^^s  points  de  rencontre  de  la courb  ^^  ( 
avec  la  courbe  G'  qui  correspond  aux  valeurs  a\^  .  .  . ,  àf^  des  p^r:— ^. 

mètres.  L'intégrale    /         Rij:,  y)  dx  augmenterait  indéfinim^  ^/ 

lorsque  la  limite  supérieure  tendrait  vers  Tun  des  points  (^/,^/    J'^ 
ce  qui   est  impossible  si  l'intégrale  est  de  première  espèce.  P-^"^ 
suite,  on  a  ol  =r  o,  et  lorsque  «»,  a^»  •  •  •  »  a^^  varient  d'une  manié  "^^ 
continue,  I  reste  constant;  le  théorème  d'Abel  peut  alors  s'énonc^**^ 
comme  il  suit  : 

Etant  données  une  courbe  fixe  C  et  une  courbe  variable 
de  degré  m.  la  somme  des  accroissements  d^une  intégrale  ab  ^ 
lien  ne  de  première  espèce  attachée  à  la  courbe  C,  le  long  (f  ^ 
lignes  continues  décrites  par  les  points  d'intersection  de  ^ 

avec  C,  est  égale  à  zéro. 

Remarques.  — Nous  supposons  que  le  degré  de  la  courbe  ^ 

reste  constant  et  égal  à  m.  Si,  pour  certaines  valeurs  particuliè^^r^< 
des  coefficients  a,,  a2,  ...,  «a,  ce  degré  venait  à  s'a  bai  s^  ^s; 
quelques-uns  des  points  d'intersection  de  C  avec  CJ  devraient  ^^  ^rt 
considérés  comme  rejetés  à  Tinfini,  et  il  faudrait  en  tenir -con^.  ji>fe 
dans  l'application  du  théorème.  (Mentionnons  aussi  cette  remai*  <zj  i/e 
à  peu  près  évidente  que,  lorsque  quelques-uns  des  points  d'im^t^r- 
seclion  de  C  avec  C  sont  fixes,  il  est  inutile  de  faire  figure ■:•  Je* 
intégrales  correspondantes  dans  la  somme  I. 

361.  Application  aux  intégprales  ultra-elliptiques.  —  Les  a/jp»/i- 
calions  du  théorème  d*Abel  à  l'Analvse  et  à  la  Géométrie  sont 
extrêmement  nombreuses  et  importantes.  Nous  allons  calcim  1er 
explicitement  ol  dans  le  cas  des  intégrales  ultra-elliptiques. 

Gonsidérons  la  relation  algébrique 

(4o)  y^=  K{x)  =  Ao:r«P-^-î-4-.  A,a7*/'-^»-t-. .  .-h  Ajp^.,, 

le  polynôme  K{x)  étant  premier  avec  sa  dérivée;  nous  suppôt  ^^" 
rons  que  Aq  peut  être  nul,  mais  que  Ao  et  A^  ne  sont  pas  nuls  ^^  ^ 
fois,  de  sorte  que  R(j?)  est  de  degré  2/?  H-  i  ou  de  degré  2/)  H —      ^' 


) 


||<    —    fOXCTlOxNS   IMPLlGifE5    ET    ALGÊBRIOUES,  390 

[iSoit  Q(x)  un  polvriorijc  qrN:l('(Hi(|U('  de  degré  q;  prenons  ponr 
orî^îne  ime  valeur  Av  x  iraunuliint  pas  Rf.r),  el  soit  y^  une 
racine  de  l'équaLioo  >*- ^  R(x^)).  Nous  poserons 

rinlé^rale  étaiil  prisr  suivant  nu  cIh'uiiu  alî;inl  de  Xq  à  :i\  et  y 

Aé^l^^nl  la  valeur  rînyle  du  r!uiic;il  y  R(jc)  lorsqu'on   pari  de  j*o 

iivec  la  valeur  1',^.  Pour  éLirdier  le  système  des  |>njnts  d'inlersec- 

lioij  de  la  courlie  C  re[Mésentée  jnir  réquation  (/lO)  avec  une  aulre 

c«mrbe  algébrique  C^  on  peut  évideinmeuL  remplacer  dans  l'équa- 

lion  de  c<^lle  dernière  euurUe  une  [luîssance  paire  dey,  telle  que 

V*'",  par  [Rl.r)]'"  et  une  puissance  impaire  y-'^^  par  >^[R(.r)]'** 

Ces  substitutions  éttint  faites,  l'équation  obtenue  ne  renfermera 

plus  j^  qu'au  [>rejnier  degré  et  Ton  peut  supposer  Téquation  de  la 

courbe  O  de  la  forme 

/{xjei  c^(^)  étant  deux  |tolyn unies  premiers  entre  eux,  de  degrés  X 
et  }i  respectivement,  dont  nous  su  imposerons  quelques-uns  des 
coefficients  variables.  Les  abscisses  des  points  d^iutersection  des 
Qeu\  courbes  i]  et  C  sont  racines  de  Téquation 

"^  degré   M.    Pour  certains    systèmes    particuliers  de  valeurs  des 

^^^^'Heîents  variables  dans  les  deux  polynômes  /(x)  et  0[x)^  il 

P^tit   se   faire   qire    le   de^^ré   de    Téq nation    soit    inférieur  à    N; 

T^**l<|ues-uns  des  points  d'intersection  sont  alors  rejetés  à  Finfinij 

^•s  les  inté|^rales  correspondantes  doivent  figurer  dans  la  somme 

9'*^  «ous  allons  étudier.  A  toute  racine  Xi  de  I  équation  (^'à)  cor- 

[  ^^pond  une  valeur  de  y  bien  dèirrminée  ri^=^  -^^^Q,  Cela  posé, 
'* sidérons  la  >oiume 


1  = 


Itko 


**s  avons 


aj-y 


Q(^/)oj^ 


^y  01 


^n^irt) 


^  /rTîT)      -^     /^-^'^ 


fiXt, 


3oc>  CHAPITRE    WIL    —    FO?«CTïa?rS    DE    PirStECaS    VA!!14BLE9, 

car  la  valeur  finale  du  raJk'jil  :hi   puiiU  Xt  doil  être  é^sile  à  j^ 
cVsL-à-dire  k     ^    [r  D'autre  pari,  de  TéqualioD  i(jr/)=  o,  on  ûm 

i'(  jTi }  ùûPi  -T-  '2  R  (  :r/ }  o  ( Tt  )  o^j  —  a/(  j",  )  5//  =  o 
el,  pur  sHjle, 

OU,  en  LenaiiL  compte  de  l'équation  (4^)  elle-même, 


} 

û 


ri3) 


_^  ^ÇK^fH^i^/f/i^'^i) 


il -2 


f  (^l) 


Calculons  par  exemple  le  coefficient  de  5^^  dans  Zlj  a^  étant 
coefiîcient  suppo'ïé  vaiiable  de  :r*  dans  le  polynoin*^  Ji^)*^  ^^k  r 
figure  pas  dans  S'^i  et  il  est  mulliplié  par  ^'*  dans  5/*/,  Le  coefi! 
cient  cherché  de  orif,  est  donc  éj^al  à 


s  s 


en  posant  ît(j7)  ^  Q(^)!p(x)  j:*.  La  somme  précédente  doit  et» 
étendue  à  toutes  les  racines  de  féqualion  ti(x)^o;  c'est  un 
fonctioû  rationnelle  et  symétrique  de  ces  racines,  et  par  suite  ui:: 
fonction  rationnelle  des  coefficients  des   deux   polynômes  /[jc 

et  f{j^).  On  peut  en  faciliter  h-  caictd  en  observant  que    y  77— 

est  éeral  à  la  somme  des  résidus  de  la  fonction  rationnelle  4— 

relatifs  aux.  N  pôles  à  dislance  finie  x^y  x^,  *  *  ->  x^.  D'après  um 

proposition  générale,  cette  soïume  est  aussi  égale  au  résidu  relat 
au  point  à  finliai  changé  de  signe  (n'^SfO),  On  obtiendra  do 
le  coefficient  de  ùa/ç  par  une  simple  division. 

Il  est  aisé  de  vérifier  que,  si  l'intégrale  ^{x^y)  est  de  premiers 
espèce,  ce  coefficient  est  nul.  On  a  par  hypothèse  qlp  —  i:  t 
degré  de  ^(x)  est  ^  -f  a  H-  A"  et  Ton  a 


■e 
■e 

-) 
il 

mt 


-re 
le! 


Cherchons  le  degré  de  *^{x).  S'il  n'y  a  iuicune  réduction  enlr 


Il,    —    FliNmONS    IMI'LtClTES    ET    ALGKBHIQIES.  3oi 

les  termes  du  pJus  haut  degré  de  R[.r)'f^(x)  et  de  /'^(.r),  on  a 

d'où 

et  n  fortiori 


A  -t-  (JL  -h/ï  ^  il  N, 


S'il    y  avait  r/'dîiclion  entre  ce^   \\v%\\  termes,   on  auraJl 

maïs  le  terme  ak^^"^^  ï»e  pouvant  se  réduire  a  ver  aucun  autre  on 
durait  A  +  A-^  N,  d'où  la  même  inégalité  (|iie  luul  à  riieure.  M  s'en- 
suit que  l'on  a  toitjours 


*-^  résidu  de  la  touctiuu  rationnelle  ''        relatif  au  pointa  l'infini 

^st  donc  nul,  car  le   développement  commencera  par  un  terme 

^n  — »  ou  de  degré  supérieur.  On  verra  de  la  même  façon  ijue  le 

CoefGcient  de  56^,  dans  ol,  bh  étant  un  des  ooefficienls  variables 
du  polynôme  ^(x)»  est  nul^  lorsque  le  poljnome  Q(x)  est  de 
degré  p  —  \  ou  de  de^^ré  inférieur.  Le  résultat  est  Lien  d'aceord 
avec  la  théorie  ^^é  né  raie. 

Prenons  par  e\ein[Je  îp{.r)  =  i,  et  posons 

de,  «f,  •  •  *i  cipél^nlp  -\-  i  coefficients  variables.  Les  deux  courbes 

se  coupent  en  np-f-i  points  variables,  et  la  somme  des  valeurs 
de  Finiégrale  v{x.  y)  depuis  une  origine  commune  jusqu'à 
ces  %p  -i-  I  points  fF intersection  est  une  fonction  aigèbrico-loga- 

rithtnique  des  coefficients  a„,  a ,  (t^y.  Or,  Ton  peut  disposer 

de  ces  /^-J-  i  coefficients  de  façon  qnf/>  -|-  i  de  ces  points  d'in- 
tersection soient  des  points  quelconques  donnés  à  l'avance  de  la 
courbe y^=  ^i-^)?  elles  coordonnées  des/?  points  restants  seront 
des  fonctions  algébriques  des  coordonnées  des  (/>-i-i)  fïoinls 
donnés. 


3o^  cuwum:  wrr,  —  PorscTior^s  de  pLi'siEUHi  vihiablrs» 

La  siMunie  de^  p  -h  i  intégrales 

prises  depuis  inie  origine  comuHine  jusqu'à  /?  4-  i  points  arfci^*"* 
tniires,  vsi  donc  «^{^ale  à  la  somme  de p  intégrales  dont  les  limic  €*a 
sotiL  des  fonctions  algébriques  des  coordunnées 

(^nji) i^/>+\.rt^i\ 

augmentée  de  quantilés  algébrico-logarîlhniiques.  Il  est  clair  qi^e 
|iar  des  réducUons  successives  la  proposition  s'étend  à  la  somme 
de  rn  inlégritles,  m  étant  nn  nombre  entier  quelconque  supériet^r 
à  /?.  Eu  iturLicnliery  la  somme  d'nn  nombre  (juelconque  d*int«^^ 
grales  tie  prctïiière  espèce  [)enL  se  ramener  à  la  sojfime  de  p  iul  «*- 
grales  seulement.  Celte  propriété,  qui  s'étend  unx  intégral  e^ 
abéliennes  les  pins  générales  de  première  espèce,  consLitue  le 
théorème  daddition  de  ces  intégrales, 

Dan*i  le  cas  des  intégrale*  elliptiques  de  jiren>i«}re  espèce^  le  llit-uréFité 
d'Abel  conduit  préciséoienl  à  la  foriuuli'  «l'adrljiïoQ  |)oai  la  foiicliQn  p  MM* 
Considérons  nu  effet  la  eubicpie  normale 

et  aoitfnt  MilJ^nJi),  M^TTï^  Kj),  M^ixa^  ^3)  tes  points  d'rntei  section    Je 
cette  cubique  avec  une  droite  D.  D'après  le  lhéi>ré«ie  j*ériérai,  la  soranie 


f. 


<j"i*yi) 


d3P 


est  égale  à  ane  période,  car  les  trois  poiats  M,,  M^,  M^  sont  rejetés  * 
rinlini,  lorsque  la  ilroite  D  s'en  va  elle-méïue  à  riniini.  Or,  si  Tonemploï^ 
la  représentai  iun  [paramétrique  jc  —  pu,  y  —  p'  tt  pour  la  cubique^  lepa*"*" 


I  et 


,      ,  .  ,.      .       ,      /'  '^  dx 

mctri*  u  est   précisément  égal  a  t  inte2;rale    /  — 

formute  précédente  exprime  que  la  somme  des  arguments  «t.  Wj.  «i  «^  "^ 
correspondent  aux  trois  points  IVIi,  fVK.  M,,  est  égale  à  une  période.  Me»  ^^ 
avons  va  phis  haut  commeol   cette  relation  est  équivalente  a  b  form«^  "^ 
d'addition  relative  à  la  fonction  pu  ^  n*  338). 

36^.  Extension  de  la  formule  de  Lagrange.  —  Le  tbéoretne  geai-'^^ 
sur  l<is  lonetiiins  implicites  délinies  par  an  système  déqualionï  siaitJ'" 
tanées  (1^  n"  188 J  s*éLend  aussi  aii^t  variables  complexes,  pourvu  que  V^^ 


t'QPfCTlON'S    IMPLICITES    KT    AtGl^BlUOtliS. 


3o3 


e<»rve  li»^  autres  livpolhéses  de  l^cnonré»  Considcrans  par  exenijilc  les 
Aeuic.  équations  simuttani^es 


» 


i 


se  €Vy  sont  «les  variables  roni]dexcs,y(dr,  y)t\.  ^{s:^  y)  des  fonetÎQtis 

lolomorphe*  de   ces   deu\    va  Habitas  dans   le   voî^ina^e   du    sysième    de 

ifaleiir>  T  =  a,  r  =  ^-  Pour  ît  =  o,  fJ  ==  o^  les  équalioHs  (44  )  admeltcnt  le 

,          ,      ,                      D(P.  Q)  ... 

iirsleiiie  de  ^ululions  i'  =^  a,  y  =  o.  et  le  dnerriuiiani  -— ^-  se  réduit 

k  Vanité.  Donc^  d'après  le  théorème  général,  les  équation!;  (44)  ^'^^^^'('^'■i^ 
un  ^yçtéme  de  racine!*  ei  un  seul  tendant  vers  a  et  b  respertiveuieiit 
lorsque  a  et  3  tendeni  vers  xén»,  et  ces  racines  sont  des  fonctions  holu- 
inorplies  de  1  et  de  Ô.  Liiplace  a  étendu  le  premier  à  ce  svslénie  d'rqua- 
tioD«i]a  formule  de  Lagrîinge(n"  3(Kh, 

Supposons,  pour  fixer  les  idée?!,  que  des  points  a  et  b  comme  centres  on 
•ïécrive.  dans  les  plan*  des  variables  x  et  y  respeciivementT  deu\  cercles  G 
ciCde  rayons  ret  r'  assest  petits  pour  que  les  fonctions /"(j?,^)  et  ^{x^  y) 
notent  liolomorphes  lorsqtie  les  variables  j*  et  ^  re^tenl  d  l'intérieur  des 
cercicç  C,  C\  ou  sur  ces  cercles  eux-mêmes;  soient  M  el  M'  les  valeurs 
Qia\iinuni  de  \f{^>  y  )\  et  de  |^(  jt,  ^>')|  dans  ce  domaine.  Nous  supposerons 
<J«  plus  que    les  constantes   a   et  ^   satisfont   aux   conditions  M  |a|<r. 

Cela  étant,  donnons  à  .r  une  Videur  quelconque,  à  Tiiitérieur  de  G  ou 
^iT  le  cercle  lui-même;  IVqitritifoi  {^{jc^  y)i=  o  est  véiiliée  pour  une  seule 
^«Iciir  de  >■  il  rintérieur  de  t.',  car  l'ar^înment  de  y  —  h — -fJtp(x,  y) 
*»Jgnientc  de  a7r  lorsque  j'  décrit  G'  dans  le  sens  direct  (n"  307).  Cette 
racirïe  est  une  fonction  holomorphe  jj  =  ^{^)  de  .r  dans  le  cercle  G,  Si 
l'^n  remplace  y  par  cette  racine  j'j  dans  P(-r,  Y\  ),  IVquation  obtenue 
'^~-a  —  %f{Xi  y\  )  =  o  admet  une  racine  et  une  seule  à  l'intéiieur  de  G^ 
P^J**'  h  même  raison  que  tout  à  llieure. 

^oit  j?=:  I  cette  racine»  elsoitr^  bi  valeur  cor  ces  pondan  le  de  j%  tj  =  4^(Ç). 
'*•*  f^tJrmule  de  Lagrange  généralisée  a  pour  but  de  développer  suivant  les 
Puissances  de  a  ei  de  El  toute  fonction  F(  J»  ïj  )  bolomorpbe  dans  le  domaine 
1**^  nous  venons  de  délinir, 
'considérons  puur  eelii  l'intégrale  double 


1=   fdrf 


F(j^,  y)dy      ^ 


'^^^nt  un  point  du  cercle  C,  P(.r,  r)  ne  peut  s'annuler  pour  aucune 
*'leur  de  >'  intérieure  à  G.  car  rar^arnent  de  x  —  a  —  ot/(^,  )')  revient 

'"^^^ment  a  sa  valeur  initiale  lorsque  y  décrit  G',  jr  étant  un  point  li\e 
^*  Le  seul  pôle  de  la  fonction  sous  le  signe  intégral,  considérée  conjnie 
^**cUon  de  la  seule  variable^,  est  donc  le  pûle^=^|,  donné  par  la 
^*Ciiiç  (Ju  Q(J?|>')=  o,  qui  correspond  a  la  valeur  de  x  située  sui  le  con- 


>ur  C,  et  l'on  a,  après  une  première  intégranu.., 

Le  second  membre,  si  l'on  y  suppose^]  remplacé  par  la  fonction  hc^^***" 
morphe  i}/(j7)  définie  plus  haut,  admet  à  son  tour  un  seul  pôle  du  prcu-^  '*'' 
ordre  à  l'intérieur  de  G,  le  point  ;r  =  {,  auquel  correspond  la  valeur/j  =s=^  ^t 
et  le  résidu  correspondant  est,  comme  le  prouve  un  calcul  facile, 

2tirF(Ç,  r.) 


rDTPVQ)] 


L'intégrale  double  l  a  donc  pour  valeur 


1  =  —  47:» 


D'autre  part,  on  peut  développer  ^^^  en  série  uniformément  con* 

gente 

I  ^  fit"»  3"/""*  o* 

ce  qui  nous  donne  I  =  2J;„«a"»p'»,  où 


Cette  intégrale  a  déjà  été  calculée  (n"  352),  et  nous  avons  trouvé  qu  elle 

est  égale  à 

m  !  n  !  da'"^  Ob'* 

En  égalant  les  deux  valeurs  de  I,  on  obtient  la  formule  cherchée         ?<"' 
offre  une  analogie  évidente  avec  la  formule  (5o)  (n°  309) 

(  /i'\  __Ell:_!lL_  -  W  ^""^^  <^^^*^"[F(a,  b)/"'(a,  à)^»(a,  b)\ 


ri>(P,  Q)] 


m      n 


On    pourrait    obtenir  aussi    une   seconde  formule   analogue   à   la    for- 
mule (5i)  (p.  rti)  en  posant 

mais   les  coefficients  de  cette  seconde  formule  sont  moins  simples  qui 
dans  le  cas  d'une  seule  variable. 


CHAPITRE  XVIII. 

ÉQUATIONS    DIFFÉRENTIELLES. 
MÉTHODES  ÉLÉMENTAIRES    DTNTÉGKATION. 


I.  -  FORMATION  DES  ÉQUATIONS  DIFFÉRENTIELLES. 

363.  Élimination  des  constantes.  —  Considérons  une  famille  de 
courbes  planes  représentées  par  ré(|ualion 

(i)  Fia-,  ^,  Cl,  Cj,  ...,  c„)  =  o, 

qui  dépend  de  n  constantes  arbitraires.  Si  Ton  attribue  à  ces  con- 
stantes des  valeurs  déterminées,  mais  quelconques,  les  dérivées 
successives  de  la  fonction  v  de  la  variable  x  définie  par  l'équation 
précédente  sont  fournies  par  les  relations 

dF       âF    , 

)  O^F  d'^F      ,  ^    d«F 

(a)  ■"'* 


en  s'arrélant  à  la  relation  qui  permet  de  calculer  la  dérivée 
(l'ordre  n,  on  aura  en  tout  {n -\- \)  relations  entre  x,  y, /• 
y\  .  .  . ,  r  ",  et  les  constantes  C|,  ^2,  ...,  c,,.  L'élimination  df 
ces /i  constaiiles  conduit  en  général  à  x\\\q.  relation  uni(|ue  entre  J 

D'aprrs   la   façon   même  dont  cetle  équation  (3)  esl   ohlenue? 
est  clair  que  loulc  fonction  définie  par  la  relation  (i)  satisfa  ^ 
l'équation  (3),  quelles  rpie  soient  les  valeurs  attribuées  aux  c-*- 
slantes  C/;  on  dit  «pic  c'est  une  intégrale  particulière  de  Vôa\    ' 


™J 


I 
^ 


I.  —  POHMATION  DES  eOtATMiX-S  in?¥éREÎ^Tïm^^^^  3o7 

érentielle  (3).   L't'nsemlile  de  ces  inlé^rriles  parlîculières 

rtû  i*intê<^raie  générale  de  la  même  équation.  Pour  eniplover  le 

'  lauga^e  géométrique,  ce  qui  est  souvent  commode*  nous  dirons 

lussi  que   louie   courbe    rrpréï^eulée    p.ir    Inéquation  (i)  est    une 

courbe  intégrale  de  réquatioti   (3),   ou   que   Téq nation   (3)  est 

Téqualion  dinéreiuiclie  de  la  famille  tie  eourbes  considérée.  Nous 

voyons  que  l'ordre  de  réqtia'.iun  dilléientielle  est  égal  au  nombre 

(les  ccinslantes^  arbitraires  dont  dépend  celle  famille  de  courbe 

Il  est  clair  du  reste  que  le  raisonnement  ne  prouve  nullement  qne 

i'ftHialinn  (3)  n'admet  pas  d'aiilres  inté'^rales  que  celles  qui  sont 

I  repré'^enlée'»  par  ré{|uaiion  (j)  ;  elle  peut  en  ellet  en  avoir  d'autres, 

cumnie  ou  le  verra  un  peu  |i(us  loin* 

Tout  ceci  ne  s'applique  pas  aux  cas  exceptionneh  où  rélîmination  des  n 
paramétres  r;  ralrt*  les  (  w  -*-  i)  relations  O)  <-t  (a)  CMniltiirait  â  plusieur** 
fcbiion*  dbnncte»  entrer,  j-'^  j^'j  y*,  ...»j^"*'.On  pourraii  alors  en  trouver 
in*  ne  renfcrmr*nt  pas  y^**\  de  sorte  que  la  faniillc  de  courbes  considérée 
«erait  formée  par  tes  courbes  intégrales  d'une  équatiou  dinéreiitielie  d*ordre 
*iiféri<Mir  à  n.  Ceci  aura  lieu  ^'\  ces  cnurbes  ne  dêpendtîiu  en  réalité  que 
tï*  n — p  paramétres  i/?>o);  par  r\t  m|ile  les  couibes  représi'ntéesj  par 
■  <*(|ii}itiini  FI./-,  y^  ^{o^  ô)l  =  one  dèpeiidenl  qu'en  appnrence  de  drhx 
paramètres  arbitiaires  a  cl  6  :  en  réalité,  elles  ne  ik-pendent  que  d'un  seul 
paramètre  variable  e  =:  <f(€i,  h).  Mats  il  peut  aussi  se  produire  un  abaissr- 
iticnt  lie  Tordre  de  Tôquation  ditFért'iitielle  dans  u»  autre  cas.  Par  exemple, 
tc%  l'ourbes  reprt^seiitéf  si  |>ar  rêv|uaiiiin  ^r' =  'xaj^y  -^  bx^  dêpeudeni  bien 
de  ijcu\  paramétres  dislincrs  <i  et  />,  cl  rependant,  ces  couihes  satisfont 
lotijrmrs  à  IVcpiation  y  =^  .rr'.  Ceci  tieol  à  ee  que  ces  eourbes  >e  dtCiim- 
p*>5<îni  en  un  sysiéine  de  ileux  droites  passant  par  l'origine,  ei  que  chacune 
d'elle*  est  une  intégrale  de  Téqualiou  y  —  jy\ 

Erempfes.  —  Les  droites  passant   par  un  |*ôint   fixe  («,  6)  sunl   reprë- 
*enif€i  par  l'équation 

'4'  y —  b  —  C{3:  —  a}, 

«t  <iêpritdrtii  d'uM  paramétre  arbiliaire  C,  L'élimination  de  ce  paramètre 
^»tre  la  relation  prt'eédenle  et  lu  relation  j' =  C  conduit  immédiatiMnent 
à  IVt|uaijon  difTéretuielle 

*■*  ce  jyst^iïic  de  droites.  Juvei  seinr-nl,  un  peut  rcrire  l'équation  (5) 


y  — b    ^  X  —  a 


3o8  CHAPITRE    XVIII.    —    MÉTHODES   ÉLÉMENTAIRES   D* INTÉGRATION. 

et  par  suite  toute  intégrale  de  cette  équation  vérifie  la  relation 
Log(^  —  6)  =  Log(:c  —  a)  -f-  LogC, 

qui  est  équivalente  à  l'équation  (4)- 

L'ensemble  des  droites  du  plan,  j  =  G|  a»  -+-  Gj  forme  une  famille 
paramètres,  dont  l'équation  différentielle  esty=o.  La  réciproc 
immédiate. 

Les  cercles  d'un  même  plan 

(6)  a:*-+-j'*-h  aAa? -h  7.B^-+- G  =  o 

forment  une  famille  à  3  paramètres;  Téquation  différentielle  corr 
dante  doit  donc  être  du    troisième   ordre.   En  différentiant   trois 
relation  précédente,  il  vient 

(7)  .  ^-^  •  ' 

l'élimination  de  B  entre  les  deux  dernières  formules  conduit  à  l'éq 
cherchée 

W  /"(  I  -4- y^)  -  zyy"^  =  o. 

Les  seules  courbes  du  plan  satisfaisante  cette  équation  sont  les  c 
et  les  droites.  On  voit  d'abord  que  les  droites  sont  des  intégrale 
l'équation  est  vérifiée  si  Ton  a  y  =  o,  et  par  suite  y"' z=z  o.  S 
sons^T^o;  nous  pouvons  écrire  l'équation  (8) 

y  _   3.r'.r' 


y"       1+/' 

d'où  nous  déduisons,  Ct  étant  une  constante  non  nulle, 
'^ogX=  _-Log(i  --y»)  -f-  Loge 


'        =  C. 


(i-H-y*)' 


Une  nouvelle  intégration  nous  donne 


^ =G,:r-t-G, 


y/l^/ 


/ ÇL?l"t_9? . 


3lO  CHAPITRE   XVlll.    —    METHODES    ÉLÉMENTAIRES  d'iNTÉGRATIOX. 

éqiialion   différenlielle  donnée  a  priori  possède  des   intégral^^^* 
C'est  là  une  question  fondamentale,  que  nous  reprendrons  au  Cl^^ma 
pitre  suivant.  Nous  allons  d'abord  passer  en  revue  quelques  Ijp      -es 
simples  d'érpiations  diflerenlielles  du  premier  ordre,  dont  Vini^^    ^- 
gration  se  ramène  à  des  quadratures.  L'existence  des  intégral*^    es 
sera  établie  par  la  méthode  même  qui  servira  à  les  obtenir.  Si,  g — =*u 
point  de  vue  de  la  logique  pure,  celle  marche  peut  être  critiqué^    -c, 
nous  observerons  simplement  qu'elle  est  conforme  à  Tordre  hisl— i^*- 
rique. 

364.  Séparation  des  variables.  —  Le  type  le  plus  simple  d'éqi^  a- 
tion  difTérentielle  est  Téquation  déjà  étudiée 

(M)  $=/<->• 

OÙ  f{x)  est  une  fonction  continue,  si  la  variable  x  est  réelle,  el 
une  l'onction  analytique  si  l'on  regarde  la  variable  indépendante  jr 
comme  une  variable  complexe.  Nous  avons  vu  que  cette  équation 
admet  une  infinité  d'intégrales  que  l'on  peut  représenter  par  l^ 
formule 


jr=J  f{x)dx  +  Q, 


la  limite  inférieure  Xq  pouvant  être  considérée  comme  fixe,  et    ^ 
désignant  la  constante  arbitraire.  L'équation 

(..)  ^  =  ?(^> 

se  ramène  à  la  précédente  en  ^  considérant  j^  comme  la  variable 
indépendante  el  x  comme  la  fonction  inconnue;  on   en  lire  ^^ 

effet  -T-  =  — — -  et  par  suite 

dy        «p(.r)       ^ 

D'une  façon  générale,  lorsqu'une  équation  différentielle  ^*' 
premier  ordre  est  résolue  par  rapport  à  la  dérivée  de  la  fondis" 
inconnue,  il  est  souvent  commode  de  l'écrire  avec  la  notation 
différentielle 

(i3)  P( j-,  y)dx-^Çl{x,  y)  dy=zo\ 


II.    —    ÉglATlON»    Dl-    iVHRMItiH    IPKDHK.  3ll 

,  celle  forme  ne  préjiif,'^  vn  rien  h  c\un\  de  la  va  liai  île  itidépen- 
hlaiile  qui  peut  être  ./•  hm  }\  Si  To»  veut  substituer  inix  variables  je 
Bel  j^leux  nouvelle:^  variables  u  el  i\  il  sufllra  de  remplacer  dans 
B' équation  \  l^)  T,  y,  dx,  dy  j>ar  leurs  ex (>i estions  au  nioven  de  u^ 
H^f  rf«,  ftv,  Reiiirinpious  pneore  rjiie  Pun  |ïeul,  *iarjs  changer  les 
înli'grales  de  IVipiaMon  {i3),  inultijilier  ou  diviser  les  deux  termes 

(parim  rnénie  facteur  [jL(jr,  >-),  pourvu  que  Too  tienne  coui|>te  des 
Sol  Niions  de  ré(|ualion  ^[x^y)=^  o  que  Ton  peul  faire  apparaître 
l>u  supprimer.  Les  deux  cas  parlienliers  que  nous  venons  de  traiter 
se  rattachent  à  un  procédé  plus  général^  la  séparation  des  va- 
viablvs.  Si  une  ëquatioii  difléreutlelle  du  premier  ordre  est  de  la 
roriîic 


U4) 


X  dr  ^  Y  dy  =  o^ 


X  et  Y  ne  dépendant  que  de  x  et  dej^  respecliverueul,  ori  dîl  que 
les  varia ùf es  sont  séparées*  L'équation  s'inlègre  par  des  (|uàdra- 
lures,  car,  si  l'on  pose 


Il  =    f    XdT-^   f   \  dy, 


cette  équation   peul  s^écrire  rfU  =  o,  et   l'intégrait»  générale  est 
fqirésentée  par  la  relation  U  =  C. 
L  équation 

(i5)  XY,rfjr-r-Xj  Yf/r  =  u, 

OÙ  X  et  X,  ne  dépendent  que  de  ,r,  Y  et  Y»  ne  dépendent  que 
'I^JKi  se  ramène  à  la  forme  précédeule  en  divisant  les  deux  termes 
P^ï^X,  Y|.  Observons  sur  cet  exemple  que  Ton  supjirime  ainsi  les 
soltHians  des  deux  équations  X»  =^  o,  Y^  =^  o.  Il  est  i  ïair,  en  efTel, 
^"ç  si  y  ^n  b  est  une  racine  de  Y^  ^  o,  f *  =  6  esl  une  intégrale 
^''-  Inéquation  proposée,  taudis  qu'elle  ne  sera  pas  comprise,  en 
§^«éral,  dans  Pinlégrale  j;énérab?  de  la  nouvelle  équation, 

060.  ÉquatioiLS  homogènes. —  On  appelle  équalîou  homogène 
M^Ute  équation  de  la  forme 


(115) 


^^  f(  y 


dr 


/(5)' 


1^  le  second  meml»re  est  nue  fonction  homogène  de  degré  zéro  * 


3rî 


ClUPfTIVK    WML 


MÉTIIODES    KLKWKMIIHKS    II  1>TKGR4TI0X 


On   la  ranit^rie  à  iiïi«"  fnïme  inlégrable  en  |M»>iiTït  i*  ^  //  r,  \p^  no% 


vellf^s  viirialile>  «'la ni  .r  et  //  :  on  a  eu  rlTrt 


^7 


lion  (i6)  devient 


et  ff'Qiia] 


'-fin). 


On  peut  î^éjjiirei  les  VÉiriables,  en  ccrivanl  l*L'i|i*aliLin 


du 


du 


/<«) 


et  Finlégrdle  générale  s'obLieul  prir  une  <|ii;nlriiïtir' 


(17) 


J 


fini    H- 


il  munira  d\  iPiiipliicer  rt  [>ar  ^  pmrr  avoir  rr(]iiali<iii  des  cnurbe 
intégra  les. 

ïjVqnation     j^éiiérah'    di*    riUlc*    laioillf*    âe    c.'Oirrl>f*s    est   de  I 

forme   j*  =  C^^  1^)'    ^   désignanl    Li    consLrtntt'    i*rljilraire»   Elle 

sont  loiiles   ho»riolhélic]ues   à  VuDf  dalles   avec*   lori^riie   coiiim 
centre  d'hoiîiolliélie,  le  ra|>|»orl  dlioiiiolliéiie  élan!  seni  variable; 

carnn  fieiil  ilédnire  réL[tialinn  prér.rdeiUe  de  ré(:|nal ion  ^' ==:©(- ï 
en  V  remplaçanl  .r  e\  y  |>ar  ^,  ei    •     respeclivemeru,    Inversemenlr 

étant  donnée  irne  lainifïe  ^inivkontjoe  de  courbes  liornHlliéti(|ii«*> 
par  rapport  à  Fori^ine,  Térpiation  didérentielle  du  premier  ordre 
correspondante  est  honiugène.  On  penl  le  vérifier  par  le  calcult 
mais  ce  résultat  est  évident  a  priori;  en  eÛel,  les  tangentes  a«ï 
dî  Hé  rentes  et>  orbes  dr  ceiie  la  toi  fie,  an\  p<onls  de  rencontre  avec 
nne  droite  issnc  de  Tori^^ine,  doivent  élre  parallèles^  et  pai'  con^*^' 
<|Ment  le  eoeflicient  an^^Milaire ^v'  de  l,i   laugenie   ne  doit  déjïend 

cpie  du  rapport  —^  * 

On  ramène  à  Ih  ftirnie  buningèn»'  les  éipjalions 

(.8)  ^^/(  ""-;'.> -'V). 

on  a,  6,  c,  fr\  b\  c'  soni   tles   coelfieients  quelconques,  h  el 
n\'tant  pas  nuls  i\  la  fois.  Il  suffit  en  i  fiel  pour  ijnc  celte  équati^ 


1 


II.    —    KOl'ATlONS    m     PHKXIIEtl    ORIIJU:.  Îl5 

il    la  foi  me  voulue  i;|iie  l'on  ail  r  ^^  cz=  o.  Or,  si  l'on  pose 
j*  =  X  -«-  «,         y  :=  \  -^  ^^ 

IC   ^l   Y    élariL    1rs   riuti^eUes    variahlËS,    a    et   ^  deux   constantes] 
mielconijiies.  elle  ilr\ient 

^X  "^  -^  (  «'  X  ^  ^i'  Y  -  «'  a  ^  A'  ;i  ^  V-'  y  ' 
^'    ''1  nouvelle  iWjiiiilion  si*riï  hinou^^ene  pourvu  que  l'on  ait 

a  1  -+-  ff  â  -f-  r  =  Of         (i  1  -T-  //  [i  -^  c'  =  «►. 

Les  deux  cnruJihotis  dëlenoiuent  a  el  ^^  pourvu  r|ue  al/  —  ini*  ne 
*^>t  (las  ntiK  Dans  le  cas  |>io^tieulier  nu  l'on  a  a// — 6a'=  n,  siip- 
posons  A  p±  o;  ruuis  Muions  ^/.r  -f-  ^'.T'  =  k(ajt'  -i~  hy)^  k  étant  un 
facteur  couslaoi  i|oi  a  nue  valeur  ihue,  cl  en  posant  ax  -h  />,K  =  '' 

*^qtiali»Mi  ptend  la  (Vtrnie 

r^s  varialileïi  snuf  séparées. 


-^C*î,   Équations  linéaires,  ^  L  ne  i-^iiuatiou  didérenlielle  linéaire 
Ou     |3reiuier  ordrr  es!  de  la  lorme 


r, 


l<>^»> 


dy 


H-  X  r  -t-  X I  =  o. 


^   et  X»   étiitH  des  ("uu étions  de  .r,  L<usque  \|  -^  o^  un  peul  écrira 
<^<ïile  éipialioii 

tir 


*   '^C*  I 


-^  -4-   X  r/^  =  O, 


^'t  liuh'^o'dle  générale  s'obtient  par  »ine  t|i*a<irature 


iitt) 


y  =  Ce 


l^inr  intégrer  réipiation  eofUf>lète  (if)),  **u  \,  est  supposé  dif- 
***^f*ui  de  zéro,  nous  cfiere hérons  à  satisfaire  à  uetle  équation  eu 
P''f*iiaui  pour  K  **ue  expression  d»*  la  forme  (ai)^  en  eonsidé- 
'^'^l  C^.  non  plus  comuje  une  constante,  mais  eonnne  une  fonc- 
''^ti  incopnne  de  X,  Cela  revient  a  Jaire  le  ctiangeujent  de  va- 
'''alde   r        V*,   z  étant  la    nouvelle   funetion   a   déterminer,    et  Y 


3] 4  CHAPITRE   XVIII.    —   MÉTHODKS   ÉLÉMENTAIRES   D* INTÉGRATION. 

une  quelconque  des  intégrales  de  l'équation  (20).  Après  ceU^. 
subslitulion,  l'équalion  (19)  devienl,  en  tenant  compte  de  la  relai 
tion  (20)  à  laquelle  satisfait  Y, 

dx 
et  s'intègre  par  une  quadrature.  On  en  tire 


-Pi' 


C  étant  la  constante  arbitraire,   (.'intégrale  générale  de  l'éqL 
tion  (19)  s'obtient  donc  par  deux  quadratures  successives. 
peut  encore  l'écrire,  en  remplaçant  Y  par  son  expression, 

( 22 )  .     y  =  e-f^"*^ (g -  TXi e/*^' dx\ , 

les  liiuites  inférieures  dans  les  deux  quadratures  pouvant  ^  m^re 
choisies  à  volonté. 

L'intégrale  générale  est  une  Jonction  entière  et  linéaire  d^  la 
constante  dUntégration,  de  la  forme  ^^  =  Cy(x) -h  ç(j:),  où 
/[x)el  ^{x)  sont  des  fonctions  déterminées  de  x.  Cette  propriété 
caractérise  les  équations  linéaires,  car,  si  l'on  élimine  la  cc^^' 
stante  C  entre  l'équation  précédente  et  l'équation 

on  est  évidemment  conduit  à  une  relation  linéaire  en  ^  etj^'.  C^^^ 
peut  énoncer  le  résultat  sous  une  autre  forme.  Soient ^«, ^2»,^.^     ^^ 
trois  intégrales  particulières  de  l'équation  linéaire,  correspond  a  ^^^ 
aux  valeurs  C|,  C^,  C3  de  la  constante  C;  l'élimination  des  dep    ^^ 
fonctions /(jc)  et  cp(^)  entre  les  trois  relations 

conduit  à  l'éffalilé  — — —        ^*~  ^S  ce  qui  montre  que  le  ra^^^^P' 
^  Jj-ri         Gs-~  G,  ^  ^ 

port    — — —    est    constant,    pour    trois    intégrales    particulier'     ^^^^ 

quelconques  d'une  équation  linéaire.  Si  Ton  connaît  deux  in  *'  '^' 
grales  particulières  j^<,  )'.j  d'une  équation  linéaire,  on  peut  dc=^"^ 
écrire  immédiatement  l'intégrale  générale 

*^-^  =  const. 


l-igUVTlONS   DU    PftKMICIl    ORURK, 


3t: 


Rem;nqtJOi)s  nncore  que,  si  Ton  conntiîl  une  seule  îulég^rale  par- 
linulîère  ^1,  on  nlïtionl  li  nié;;  raie  ^^énérale  par  une  seule  quadra- 
ture; en  eil'et,  en  posanl  r^  v»  -^  u^  *vn  est  conduit  ;i  réqualion 

^  -I-  X  w  ^=  o,  identique  à  Téquahon  (20). 
Ml.  Équation  de  BernouUi.  —  L'équntion  dr  Bernoulli 


(î3l 


dy 


-hXj-^  Xiy"  =  0, 


OÙ /i est  un  ex|>osanl  quelconque,  dilTérenl  de  zéro  et  de  Tunîté,  se 
ramrneà  unerquallon  linéuireen  prenant  pour  ineonnne  r*^"==  z. 
Lét)iiahun  pr^cédenli^  peut  en  elïel  s'écrire,  en  divisant  tous  les 

1er  m  es  par  y*\ 

t       dz        ^,  „ 

-j — h  A  5  H-  X I  =  a. 


I  —  n  dx 

On  petii  rattacher  an  t>pe  précédeul  rëqnalion 

'  ^  i  )  ^i^^dx  '^^)^{^\dy  '\-  Â'.r'«  (  xdy  —ydx  )  =  q, 

f M"  et /?!  Miut  denx  nond^res  quelconques.  Si  Ton  pose,  en  effet, 
y^ux^  Téqualion  obleime  peul  s'écrire 

dx 
\olu)  -h  u'ht  a)\  -7-  -h  j:i/{u  )  -i-  A*.r'"'^*=  o» 
'  *  ^         *  du  ^ 

^l.  en  posant  j'^<'"+*^^  ;;,  on  est  conduit  à  une  équiHion  linéaire. 

^^>8,  ÉquatioQ  de  Jacobi.  —  Cnnsitli'rons  l'cquation 

j^5^         \  {a^a'x'\-a'y){xdy  ^yds) 

i        —  [(j  ^  b* T  -^r  b*y  )dy  -^  (c  -^  c* x  -^  c'y  )  dx  =  o^ 

*^"  «.  ti\  a*,  à,  b\  b"»  c,  c\  c""snnt  des  coefficients  cDnslanis  quelconques. 
'-*>'*sijue  Von  aa— A  =  c  =  o,  IV-quiilion  rentre  dans  le  lype  ('>4),  car  il 
*"*fit  de  diviser  \mr  a*jr-h  n'y.  Pour  ramener  le  eus  gi^nêral  à  ce  cas  par- 


^«eul 


•♦?r,  poson<î  .r  —  X  -4-  at,  ^  =  V 


X  ei  Y  ('tant  deux   nouvelles  va- 


**blv«,  3E  t^it  p  fJeu\  conslaiiies;  nous  obtenions   uut.^  uouvelie  équaiion  de 
^*^nje  fiirme.  qui  peul  s*écrire 

-  {a'\^a'Y){\d\  -^idX) 
K^5/        _[B-f-6\\^Â  Y  -(An^a'X  ^a'Y)^ 


AXlt/Y 


[C 


'Y  —(A  H-  rt'X  ^  rt' Y)^  -  AY]  f^X 


3l6  CHAPITRE    XVI II.    —   MÉTHODKS   ÉLÉMENTAIRES   D'INTÉGRATION. 

en  posant 

ArrraH-a'a-f-a'S,         B  =  6  -4-6'a-h6'3,         C  rr.  c  h- c'a  4- c'?. 

Cette  équation  (  9.5  )'  sera  du  type  (  9,4  )  ^'  !'<>"  aAa  —  B=o,  A^  —  G  =  o  ^^^ 
Nous  sommes  donc  conduits  à  déterminer  les  constantes  a,  p  par  ces  dcu'  ,^.^ 
conditions  que  l'on  peut  écrire  sous  forme  plus  symétrique,  en  introduis  di- 
sant une  inconnue  auxiliaire  X, 


A  —  X  =  o, 


B  —  Xa  =  o. 


Xp=o: 


l'élimination  des  inconnues  a.  fi  conduit  à  une  équation  auxiliaire  du  irn 
sième  degré  pour  déterminer  X 


a  —  A 
h 
c 


a 

b'-\ 
c 


a 
b" 


L'intégration  de  l'équation  de  Jacobi  (25)  dépend  donc  avant  tout  d 
résolution  de  cette  équation  du  troisième  degré,  comme  nous  le  Verd- 
un peu  pluii  loin  par  une  autre  méthode. 


/a 


369.  Équation  de  Riccatti.  —  L'équation  de  Riccaltl 

(•20)  ^   -uX7*-+;\,7-i-Xj=0, 


ra\ 

s- 


011  X,  X<,  X2  sont  des  fonctions  de  x,  ne  peut  pas  en  gêné; 
s'intégrer  par  des  quadratures.  Les  inl(^grales  de  cette  équatii 
lorsque  les  coefficients  sont  quelconques,  constituent  des  Irai 
cendanles  nouvelles,  dont  on  étudiera  les  propriétés.  Mais  cer  -^^^^ 
équation  se  rattache  au  sujet  qui  nous  occupe,  à  cause  de  la  pt^^  '^^' 
priété  suivante  :  si  Con  connaît  une  intégrale  particulière, 
peut  trouver  l^ intégrale  générale  par  deux  quadratures. 
Soit  r,  une  intégrale  particulière.  Le  changement  de 
riablej^  =  y,  -+-  z  conduit  à  vinQ  équation  de  même  forme  qui 
doit  pas  renfermer  de  terme  indépendant  de  5,  puisque  z- 
doit  être  une  intégrale;  cette  équation  est  en  effet 


on 

va- 
j  ne 
=  0 


(•27) 


ri  " 

^  -f-(X,-f- 2X71)5 -i-X-3«=0, 


et  il   suffira  de    poser  -  =^  u   pour  être  ramené  à   une   équa  coo 

linéaire,  ce  qui  démontre  la  proposition  énoncée. 

De  là  se  déduisent  plusieurs  conséquences  importantes.  L'inté- 


/ 


gntle  générale  de  réijiuitioi»  tiiiéciire  m  f/  t-M  de  la  forme  (  n    3B0) 

u  —  C  /(  j*  )  —  tf(  T); 

ri  11  légra  le  générale  tJe  l'êtj  nation    de  Rieealli  esl   par  eoiisé(|iieiit 
de  la  forme 


(^8) 


y  =  xi 


C/{r)- 


Nous  vovoiiïi  que  ce^l    une  fonction  ration  ne  He  et  linéaire 

lie   Icf  t€mstantp  d' ind'grctîion,   BeL'i[>rrK|neinent  loute  éi[iiahon 

difiertînliclle  du  iireniicr  nrdre  tpii  f><>s>ède  ('eUe  propriété  esl.  une 

équation  de  Hnialli.   En  e[lél ,  soienl  fix),   o(x).  f^ix)^  ^i(^) 

quaire  fonctions  i|iielt:onquc!^  de  ;r  ;  toutes  les  fonctions^  repré- 

senii*»es  par  la  formule  (28),  où  (l  esl    une  eonstarile   urbitraire, 

%oni   des    intégrale»    dViiie   érpiatiuii    du    prenner  ordrr    une    Ton 

oblîem  iii^énUNil  en   résolvant  la   tri^itioii  (2H)  |iar  rajïport  à  C  et 

*'*^  pjeiiaiii   ia  dérivée.  On  a  ainsi 

^^  l'éqiialioa  dillérentielle  correspondante 

^^t  bien  de  la  Ibrnie  [aû]. 

Soient  yi^y^i  y»^  yik  quatre  intégrales  |)arl!culiéres  correspon- 
••  ïiî  aux   valeurs  f2,,  C,,   C;,»   C4   de  la  constante  il.  Diaprés  la 
'■^^orie  du  ra|>|Kn"l  aiiliarnionique^  on  a  la  relation,  qu*il  est  facile 
vérifier  par  le  calrul, 


d^ 


,n— y<  ,  Vit— >t 


f^t  —  ^1  .  ^< —  Ci 

C^  —  Ci      Ca —  Ct 


qui  prouve  que  le  rapport  anharmonijfue  lie  qufitre  inté- 
'^* aies  particulières  qaeiconqurs  r/e  i'é/jnadttn  de  Hicvctili  est 
'estant, 
^^e  ibéoréme  permt^t  de  Irouver  sans  aut'une  quadrature  Tinté- 
►  **"^le  jjénérale  d*nne   é*|uation  de   Riceatli    lorsiin'on  en   ronnaît 


>l»- 


qi 


qi 


^-*is  itili'grales  [jarticuliêres  y^,  yj^  ^X;h  Toutf^  autre  intégrale  y 
^il  être  telle  que  le  rapport  anhaniu>ni4|ue 


-y\  .  y%—  y  y 
-ri  '  y^-xt 


soit 


consiunl.  On  nbtieiidra  donc  rinteiçrale  gën«^rale  en  égalant 
ra|i|»orL  à  une  constante  arbitraire;  on  voit  r|tiey  5era  une  fonclio 
rationnelle  et  linAaire  île  la  coii^^tiuile,  ce  c|ui  jïrouve  que  la  pro 
piirté  [iréc«*clenle  n'appartient  qn'iiux  ét|uaiion^  de  Hîceatti, 

Remarquons  enfin  que,  si  Ton  connaît  denx  intégrales  partie 
lièies  seulement  K,  ^tj^^^  on  achevé  rinLegralion  par  M/ie  qnadr 
tare.  En  ell'el,  après  la  première  transformation  j^^yi  -\-  3,  IVqu; 
tion  en  z  obtenue  admet   rintègrale  y^ — ^V(  ;   Téquation  linéair 


3 


-I 


en  M  a  donc  aussi  une  inlégfralc  narlieulière  connue  — •  i) 

tniuvera    donc    Tinlégrale  générale    de    Téquation  en    «  |)ar  un 
sente  quadrature. 

Application.   —   Considérons   une   ramillc  de   cercles   dépendant  rlW 
jiarniiiélrc  variable,  situé*-  dans  uti   niènie  \Aîm.  Soient  a,  b,  R  les  coo« 
(loiTiièus  du  ci-^ntre  du  cercle   vurialde  et  le  rayon  (le*  a^ies  étant  rectarr 
gulaires);  ^i,  b^  R  sont  des  foiielions  supposées  connues  d*un  paraméi^""*  j 
variable  a.  Proposons-nous  de  trouver  les  courbes  qui  coupent  chacun  cM  <?    ' 
ces  cercles  sous  un  angle  connu  V,  con!<tant  ou  fonction  donnée  de  i.  L^^  ^ 
coordonnées  d'un   point  quelconque  M  du  cercle  C  de  ceniie  (  a^  ù)  tl  c9  ^ 
ra}'MU  R  peuvent  elre  représentées  par  le*,  formules  j 

jr  —  a  -h  H  cosQ,         y  :=  6  t-  R  sin  0,  1 

0  étant  raui^Je  t|ue   fait  le  rayon  a  boy  lissa  ni   an  point   M  avec   la  direct  '  j 

lion   *Kr.   I^e   problème  revient  à  délt'r miner  cet  angle  Q  en  fonction  tl  *-*  I 

jiaranrèU'e   a   de   façon    qur  la   courbe   décrite   par   le   p*dni    IVl    criupe  1  ^  ' 
cercle  G  sous  un  angle  V.  L'équatiiin  dilTéientieile  du  problème  est  doi»  ^ 


cotV  = 


-f^  —  ta  II" 


\  "h  tanfîO 


qui  devient,  en  renif>laçanl  dx  et  dy  par  b'urs  valeurs  et  réduisant* 

R  -; — h  6'cosO  —  a'sinfl  —  cotVt  R'-h  «eosO  -1^  ^UinO)  =^  a. 
d%  ' 

a'  b\  R'  étant  lef^  dérivées  de  a^  />,  R,  par  ra[»pt»rl  à  a.  En  prenant  pou 
nouvelle  inconnue  tang-  —  l,  nous  obtenons  une  équ;»tion  de  Biecaili 


tJfï 


(^9* 


—  col  Vf  R'(l  -^  f^)-^«'(l—  r-)  -+-  'xb'(]  =0. 


I 


k 


IL   —  éQUATIONS   Dit    PRKMIER    Oflllfit:,  ^ig 

ff  suffira  donc  de  cnnoaiiie  (hh*  trajectoire  pour  <>bicïiir  toutes  les  autres 
par  *le«i\  quadratures. 

Considérons  le  cas  parlJ€uliL"r  des  trajectoires  orthogoi»ales;  l'inij^le  V 
Vit  alors  un  angle  droit,  et  la  cotante  rite  ei>t  nulle.  Si  l'on  suppose  en 
outre    que  les  cercles  considcrt'S  ont  leurs  centres  «iur  une  ligne  droite, 

I  offi  connaît  a  priori  deux  intégrales  partie uliéres  de  l'équation  (ag), 
car  la  ligne  des  centres  est  une  trajecloire  orthogonale  et  rencontre  chaque 
cercle    en   deux,    points.    On    vérifie    ai  sèment    i|ue    l'intégration    n*e\ige 

I  qu'une  quadrature,  car,  si  Ton  a  |iri*i  la  ligne  des  centres  pour  axe  des  jr, 

[£èQuat.ioD  <'iq)  se  rédtiit  fj  R  — a' l  —  o. 

**'  £17. 

3TO.  Équations  non  résolues  par  rapport  ky'.  —  Dan^  les  dîfTé- 

fents   cas  «|iie  nous  veiinn-!*  d'examiner,  réqualioii  était  su|*posée 

résolue  par  rap[ioi'L  a  >'^  Con&idéronB  mâinlenaiil  ri^quEUfan  gêné- 

ralt:    du  pieinier  ordre  F(jr,  j^,  ^')  :=  u.  Soit  S  la   stirl;*ri'   n^pré- 

scntée  par  lVr|iiation  F(^j  y,  z)  =  o,  oblrnite  en  remjtlaçanl  y 

V^ï'  3.  A  loulc  inléjj^rale  y  =r /*(.r)  Je  IV-ipjalion  [imposée  on  [leul 

laire  correspondre  une  courbe  F  représenlée  par  les  relations 

1^»  esl  sitnée  toiil  enllèrf  sur  tu  siirrace  S  y  puisque  l'on  a 

^'^•*ii»  cette  conrUe  V  nV^st  pas  une  courl>e  quelcon<pie  de  la  sur- 

*^CtîS;  11*  long  de  cette  courbe  ei»  edel  y  et  z  sont  des  (onctions 

^    ^  satisTuisant    à  la   relation  /ij' —  z  (i.r  ^  v,    et   celle  relation 

p^t-Je  la  même  lorine,  quand  on  prend,  an  lien  de  .r,  nne  variable 

^Mépendanle  quelconque»  ,.^- 

Inversemeol,  soit  F  une  courbe  silnée  snr  la  surface  S;  les  coor- 

'^■^nées  ^y  y^  5  à\\n  poinl  de  celte  courbe  sont  fonctions  d\ïn 

1*^  t*amelre  variable  x.  Si  ces  Irois  forïctioiis  x  =r  ©^  (a),  y  =  'j^^l^^Js 

^  ^===:=:  5ji(a)  salisFont  à  la  relation    dy:=^zdx^  on  peut  en  déduire 

■^^  intégrale  de  rét|Uîition  [uuposéc.  ICn  ctlel,  les  deux  premières 

T  Malionâ  X  =  ^(  (  *)»  k  ^=  ^2(3t)  représentent  nue  courbe  plane  C; 

*^'t^=y(jp)   réiptahon   de  celle  courbe   supposée   résolue   par 

^|>porl  à  y.  Tout  le  long  de  la  courbe  F  on  a  z=/'{x)^  et  par 

^^lile  F[x,  /(x),  /'(x)]^o;   la  courbe  C  est  donc  une  courbe 

''^^t^égratc.  [1  ny  aurait  d'e\ce[>tion  que  si  celle  courbe  C  se  rédni- 

"^^là  ufi  point,  et  la  courbe  F  a  une  droite  parallèle  à  O5.  II  revient 


3'20  CHAPITRE    XVIII.    —    MÉTHODES  ELEMENTAIRES   D'INTÉGRATION. 

donc  au  inême  d'intégrer  Téqualion   proposée  F(x,  y,  y)  =  r^ 
ou  de  chercher  les  courbes  de  la  surface  S  pour  lesquelles  on  a       ^ 

dy  —  z  dx  =  o. 

Cela  étanl,  supposons  que  Ton  puisse  exprimer  les  coordonna 
d'un  point  a:,  y,  z  de  la  surface  S  explicitement  en   fonction     ^^ 
deux  paramètres  variables  ;/,  r, 

toute  courbe  F  de  la  surface  S  s'obtient  en  établissant  une 

C6 

taine  relation  entre  u  cl  r,  et,  pour  que  cette  courbe  définisse-^^s:;^ 
intégrale,  il  faut  et  il  suffit  que  Ton  ait  dy  =:  z  dx  ou 

-^  du  -h  -i.  dv  =  ^(u,  v)(  J-  du-\-  -4-  dv\. 
du  ôv  ^  \ôu  dv       I 

Nous  avons  ainsi  une  équation  difTérentielle  -3-  =7r(w,  t»),  ré^solue 
par  rapport  à  -j--  Il  est  clair  que  la  méthode  précédente  s'app/ique 

aussi  aux  équations  que  Ton  peut  résoudre  par  rapport  sty^ 

Cette  transformation  est  immédiate  pour  les  équations  résolue* 
par  rapport  à  l'une  des  variables  j:  ou  y.  Soit  par  exemple  l'éc%^*" 
tion 

(3o)  y=/(^.y); 

on  peut  prendre  ici  pour  paramètres  variables  x  et  j^^  =  /? .  La  ^--'"'^' 
face  S  est  alors  représentée  par  les  équations 

T^-x,        3=  fi,       y=A^,p) 
et  la  relation  dy  ^  z  dx  devient 

^      '  "^        dx       dp  dx 

C'est  le  résultat  que  Ton  obtiendrait  directement  en  différenUanl 
Téquation  (3o)  et  remplaçant  y'  par  p.  Soit  p  =  'f{^\  C)  l'inL^- 
t;rale  générale  de  Téquation  (3i);  pour  en  déduire  l'intégrale  gér^  '^- 
rale  de  l'équation  (3o),  il  suffira  de  remplacer^  par  <p(x,  C)  (Jj^  "^'^ 
la  formule  (3o). 

371.   Équation  de  Lagrang^e.  —  Considérons  en  particulier  uM^^ 


II,    —    EQUATIONS    Di;    PRKMIEn    ORDRE. 

fcq nation  linéaire  par  lappoil  aux  deux  variables  x  et  r, 

en     clîfféreoLiynl  les  deux  membres,  et   désif^nanl  y   par  /?,  nous 
obtenoDS  l'équatioi* 

»dp  dp 

Si  Pou  y  considi're /j  eomme  là  varialile  indépendante,  et  .r  «omme 
[rinconnuef  celte  équation,  que  l'on  peut  écrite 

lo{p)—p}  ^  -har^'(/?)-h4^'(/ï)  =  0, 

€5l   linéaire  et  s'intégrera   par  deux  quadraturen.  Avanl  olïtenu  X 
en  tonclion  de/>,  en  poilanl  eetle  valeur  de  x  dans  la  Torniule 

y  =  X'f(p)  -4-  '^î p), 

on  aura  les  coonlonnées  x  et  y  exprimées  en  fonction  du  para- 
mètre/ï  et  d'une  constante  arbitraire  ('). 

Oa  peut  se  rendre  cimipu^  aisériKuit  de  la  disposition  des  cou  r  besoin  té- 
Sï'ale^,  en  observaat  qye  r  et  y  ^oul  îles  fondions  entières  et  linéaires  de 
1^  constante  arbitraire  G* 

<33)  x'  z=  CFi  pj-^^Pi  p),        y  =^  CF,(/))  ^  *j(/0; 

•^âï*  les  fonrtioas  F{p),  F[ip}^  *t*(/?),  ^^(p)  ne  sont  pas  quelconques. 

dy 

puisque  le  païamétre  /?  repréiienie  le  eoeffîcierU  angulaire  -^  de   la  tan- 

^*^ote.  Il  jaui    jH>yr  cela  qu**  IVm  ci  il  F\{  p)  —  pF'{  p },  *t>\{p)  =  p^'i  p). 
^<*ient  Fç,  Ti  deux  inti"^r.il*j:H  iJiîrtiruliêres  coirei^pondaiit  au\  valeurs  C  —  o, 

Ci  : 


de  la  coiislante 

I  Jr(»=  ^i  p}. 


r, 


\  Xi  ==  F(>)    -h*ï»(/ïK 


7oz=4»|^/3),  '   )  y^  ^  F^i  pt-h^ii  p); 

**   éc|i]a(ions  (  il  )  qui   représentent   une  iniégrale  quelconque    V  peuvent 

I  T  =  C  { JT)  —  ar(>  )  H-  or^. 


)  „r  =  G(7i^ni 


J  -H^Kv 


^"^    point*  Mo(*z:o,^o)i  M,{>j,^i)»  M(./%j)  des  côuibes  Tq,  T,,  F,  qui 

'    }  Oii  pcul  iiu«i  ramener  l'équation  {3a)  à   unt-  LN|uatir*n  linéaire  àu   moyen 
W  U  traDsfornriiitioti  de  Lcgcndrc  (1,  n"  30). 

G.,  IL  ai 


:i!K3 


CHAPITRE    XVrif. 


METtlOI>KS    ELBMIiXTAIllES    D  INTEGRATION. 


corr€s|*oiHle(it  a  une  mi^me  valeur  de  /i,  le*  laiîgcnlcs  a  ces  courbes  sont 
parai lèle.s.  D*auire  part  ùii  lire  des  formules  prccêdeïiles 


G-i 


ce  qui  prouve  que  ïets  trois^  poînU  >L  Ma*  Mt  siinl  en  ligne  droite  et  que 

le  rapp*>rt  ^rrirr-  ^^^^  constant.  Un  a  donr  Isi  rrm  si  ru  cl  ion  geomelrtqiie  sui- 

vanie.  fifanf  données   /ex  f/etf:r  courbes  Fo,  Tj,  on  Joint  les  pomfx  M»,    ^ 
M,  de  res  deur  courues  où  fes  tan^îrentes  sont  para/lèfes,  et  f'on  prend\^  ' 

sur  fa  droite  qui  /es  Joint  le  point  M  tr/  t/ue  le  rapport  '  ---  $oit  égak  ^-^ 

à  une  const€inte  donnée  K.  Lorsque  les  points  \\„,  M»  décri%?ent  /c^  ^  . 
courbes  F,,,  Fi,  /e  point  jM  décrit  une  courbe  intègmlt'  l\  et  l'on  obfier^^^^  ^ 
/'intégrale  gènêra/f*  en  fat  sa  ni  varier  la  constante  K. 

372,   Équation  de  Clairaut.  —   L  rj   ats   parrituilier    reniarcjual 

de  l'i^qurilioii   tic   ï.a^riui^c  avait   dt*jà   elf»  liîjih*   par  (Jiiiraut;  ** 

à\tpe\\€  éf/ita/ttif}  df*  C/ffinfttt  ion  te  cqyatioïi  Ji-  la  iVinne 

(34)  y  =  ^y^f(y>' 

Suivaiil    la    riii-lhode  générale,   dillt^renlians  les  deux  membres 

fKJSoiis  V'  =^ />  T  n»*i»s  arrivons  à  réijtialiim 


dp 
Om  satiïtfail  à  c*'H^  /'«jualHin  (*rj  jiosanl  j^  =  o,  d'oii  ^  ^  C.  L'iii^"'^" 

tégrale  générale  de  réqnaliiMi  de  ï!la»raiil  e.^i  dune 

r36)  y-  C^-i-/(C); 

cette  écjUiilion   re  pré  se  nie   ïnit*  failli  ll<*  de  il  roi  tes»   et    l'on    vérill^^^  "^ 
îmméttiateinent  que  ce  >onl  bien  des  iritégrale».   Mais  on  satisfa 
aussi  à  rr(|nalioii  (*iiy)t?n  annulant  le  (ircniicr  (acleur x  -h/' \  p}^:^^     ^^o. 
tl  s*eri?ii»il  r|ird  existe  une  nouvelle  inlé^^tale  de  réqualiun  ^A,^ 
qui  est  re|iré^enU''e  par  les  ilenx  relations 

or  PéliiTiination  de/?  entre  ces  deux  relations  conduirait  préci  ^msé- 
menl  â   Tenveloppe  des  droites  re|>rt'sent<'es  par  T équation  (^^^S6). 
L'éqnalion  de  Clairaiit  admet  donc  en  ontre  une  intégrale  qui  est 

l'enveloppe  drs  d/oiles  /ortnani  rinlégra/e  gétiétate.  Ooti-^me 


Il,    —    El^L  ITIUNS    IIL    1*HEJU1KK    OHJmE.  3-2^ 

on    ne  peut  nblenir  ^elte  inléi^rale  en  donnatita  la  conshirHe  C  une 
V  ti  I  o  u  I*  pa  f  l  i  c  1 1 1  i  è  re ,  u  n  ihl  <  |  u  e  c  '  f  s  l  ri  n  €  ifi  f  ég  ra  le  s  in  g  u  Hère  » 

■    On   e$l  conduit  à  une  i^iju^itioii  de  Clairaui  (]ii;ukI  on  ^e  jiropose  de  déter- 

miner  une  courbe  phine  par  une  |iro|jriêlé  rte  ses  t^ingeiites  où  n"int€r\iénl 

pa«    le   poiDt    rie    eontaer.    Soit   en  viïet  y  ^  fi  jf  }  t'êq nation   de   la  fourbe 

rliercliéc;    r^'CfUcilion    de   la    lanj^eute    étant    Y  :=  v'X -t-j'  —  ^J  \   on    ^era 

ooticlifit  à  unt*  iTlatiun   enire  y'  et  >' —  .rj-' ,  c'est-y-dire  à   une  équation  de 

'«laîraui.   Il  e^i  clair  que  dans  re  cas  c'est  l'intégrale  singulière  qui  dfin- 

nera    la  %ériiable  «solution  du  problême,  Proposnns-nous  par  exemple  de 

troi^%*er  une  courbe  telle  que  te  produit  des  distftaces  de  deuj"  points 

fixes  F.  F'  €Ï  i'une  f/uefeonque  de  xes  tnttgentes  sait  é^ai  à  une  con- 

%ttMni^  6'.   Soit  "i.c  la  «lîsiiini  e  PP';  le  luiJïeu  du   sej; nient  FF'  étant  pri»* 

jiciur  nri^iiie,  et  lii  <JriMtf  Vï"  jmiui    axe  des  x,  (»n  est  conduit  â  l'équation 

JilTérenlielle 

ij  —  jry  )*  —  c*  v'^  =  ^î  u  -h  k'*  ), 


tn  «u|)|io$aMt  q"ie  l:i  lautjente  laisse  Ici!  deux  (juitit'-  F,  F'  du  même  côte. 
On  en  lire  y  —  .r^zÈz  ^h^ -^  ft^j'^:  rinlégrale  générale  ne  compose  de  la 
famille  de  dioites 

X  ^Cx±:  v/A'-H<in>,         a»  =  6»  -h  c». 

*•  iniégrale  ^inj^uliére,  envel+qipe   de  t  e^  droites,  est  l'ellipse 


6* 


^  «^t  la  vraie  snluti<»ii  du  probléjue. 


'Î73.  Intégration  des  équations  FiT,y)  =r  o.  F(  .>^,  j^'  )  —  o.  —  Les 
*^*liialiQfi>  qui  t\v  n'iifpnurjii  ijoc  fuut*  des  varial>lps  x  ou  )-'  s*in- 
'^'^^reiit  j»ar  nue  (juadratiiÉe,  pdiirvu  tiiic  !  nu  puisse  t^ésoudrf  la 
r'*iatîori  par  rapport  à  y  i  n"  3BI:'.  Lors(|iJt.'  €cll<.'  relation  est  algé- 
^j''i*pie,  y  est  une  îutéj'ralp  abélieniie  un  la  I onction  inverse 
^  •^iie  inléj;rale  abélienue*  Toutes  les  luis  *pie  la  relation  est  de 
gerjte  zéro  ou  de  genre  an^  on  pent  exfuiuier  j;  et  y  en  fcmction 
"  "0  parafnêire  varia Ide,  soît  rationnel lement,  soit  au  moyen  de 
li*îitïscendanles  clas^itjues.  (^ousiderons  d*alïord  les  écinulions 
\.K,  ^)  ^  ^^^  de  ^enre  zéro;  ou  peut  exprimer  y  et  y'  par  des 
"•nclîons  rHlioiinelles  d*uu  paianiètrï*  u^  y  i=:  fi^u)^  y' =i/^[tt), 
^^  U  conilition  f/y^^ydj'  nons  duune  /' (  a^  du  =^  J\[ii)  dx.  Les 
^**vi«ljjç^  ^  el^  j^  s'exprinieiit  diMic  par  les  forninles 


J»7) 


fii         dLàrrnic  \%iii.  —  mctbomes  éueme^taiues  d'ostésbatio^. 
ao  moTen  «le  1^  %arîal»le  auxiliaire  «r.  Le  même  calcul  s'applique      ^^^ 
aox  équation*  F  ^v-  i"'    =:  o.  lorsque  la  relation  esl  du   premier   -^  ^ 
genre:    mais    on    doii    prendre    pour  f^U)   el  f%^u)   des   fonc-- — ^  ^^^ 
lions  elliffiique-i».  el  x  el  v  s'expriment  au  moyen  des  Iranscea^ — .^^ 
dantes  p.  IJ.  ^  •  n*  333  . 

On   peul   opérer   de   même  avec   les  équations  F(x,  ^>'')  =  oc:^ 
lorsque  la  relation  est  du  genre  zéro  ou  un;  elles  se  ramènei::^  ^^ 
d'ailleurs  à  la  forme  précédente  en  permutant  x  eljr. 


JT  —  C 

%*  L'équation  y'»  —  3_k''  —  gr^  _  1 2  >-«  =  o  représente,  quand  on  y  rcg  ^rd^ 
y  *:lr'  comme  les  coordonniez  d'un  point,  une  quartique  unicursale  ad iii«»|. 

tant  le*  iroi*  point*  doubles  <  ^r  =  o.  r'=  o  K  (  }'  =  ±i/ — r»^'=>l- 
Nou^  poumon»,  en  effet,  écrire  l'équation  précédente 

En  posant  d'abord  y  =  u^ — i,  il  vient  3^*  =  <  a -i- i)*(  a  —  2);  si  1'^===^^ 
po«»e  ensuite  u  —  a  =3/'.  on  obtient  finalement  les  expressions  suivanl^:^^^ 
de  jr  cl  y  en  fonction  du  paramétre  /. 

y  =  iit-^i*).        y  ^  3(i-+-/«)u-+-3/«). 

I^  relation  dy  =  y  dr  %e  réduit  ici  à  <iir(  1 -+-/*)=  ^/ ;  on  en  lire 

/  =  tang(j--+-C), 

et  rintégrale  générale  de  Téquation  proposée  est  par  conséquent 

y  =  %  tang(j7  -f-  C)-4-3  tang*(  j:  -h  G;. 

3*  Soit  )\( y)\iïi  polynôme  du  troisième  ou  du  quatrième  degré,  pre«^*/er 
avec  *a  dérivée;  considérons  Têqualion  difTérentielle 

(38)  y»=R(j^). 

On  a  vu  plus  haut  (n'  336)  qu'on  peut  satisfaire  à  cette  relation  du  pre- 

'"•er   genre   en  posant.    y=f{u),   y'  =  f  {u)^  /(")  étant   une    fonclion 

-'»''ond   ordre.   La  condition    dy  •=  y' dx   devient   du—di\ 


lU    —    EQl'ATIONS    lu    M<»  MIKH    flRimE.  3^5 

f'intrgrali*    générale    île    réquation    {Mi)    e*îi    donc    une    fonction    eili|j- 
tiq\ieY  —  /{^  -^  C  ). 

Lorsque  le  (.lolynome  Hiy)  «?^l  de  «Je^rr  înlV-iiinir  à  3,  ou  lorsque  ce 
po l> no iTic%  élaol  de  de^ré  3  ou  4t  n><t  pas  premït*r  avec  sa  dérivée,  la 
relation  (38)  est  du  genre  xéro.  On  peul  exprimer  ?^  ^^  y'  par  des  fonc- 
lîons  rationnelles  d'un  paramélre  u  et,  en  appliquant  la  mélhode  précè- 
cécJenïe,  on  vérifie  aisénrieni  que  Tiiiléi^rale  t;énérale  est  une  fonction 
rationnelle  de  Jr,  ou  une  fojicii*.»n  raiionnelle  de  e**-^. 


371 .  Facteur  intégran  t .  —  L h  ïti  é l  h  1 1  d  (  "  ti  '  i  n  Lé^; l' a  L  i  o  ii  par  se  p a  - 
r&.  i  ion  des  variable>  a  été  ^éuévAWst^v  par  Euler,  Le  raisontienienl 
tl  r«   n"  364  s'applinue  en  rllet  a  totile  et) ua lion  du  premier  ordre 

<^^J  Pt J-,  y\dx^  Qi X,  Y  ) dy  —  o, 

dont  les  eoenirirnrs  l*  el  Q  ronlienneiii  à  hi  fuis  .r  et  j',  potirvu 

ti  ^1  e  Toa  ait  -r-  ^=  -^*  (/ellf  rondilion  est  nécessaire  el  sunîsanle 
ày         r/j" 

pc»iri'  que  ^  dx  -\-  i^dy  soit   !a   diirérentielle   totale    d'une   foDC- 

l^c»n  U(-r,  V')  el  celle  foncliou  U(jc,  r)  s'obtient,  coiihtig  on  Ta  vu, 

p«  I  des  quadralures  (1,  n**  151  ),  L^éq nation  (39)  est  donc  identique 

•    IVquation  f/U  =  o,  et  Ton  y  satisi'ait  de  la  façon  la  plus  générale 

^Cl  étai»lissanl  entre  x  et  r  une  relation  de  la  forme  U(x^  k)^  C. 

Citi  intègre  donc  Téq nation  (39)  par  des  qnad ratures  totites  les  Ibis 

tlue  les  coefficients  P  et  O  vérifient  la  condition  — -  =  ^. 

^  ày         àx 

Pour  que  la  méthode  précédente  puisse  être  appliquée,  il  n'est 

pas  nécessaire  que  l  on  ait  —  -^  — ^;  il  sullit  de  connaître  un  fac- 
'  ùy        àjc  '  *^ 

^^ur  intégrant j  c'esl-à-dire  un  facteur  (ji(j:,j/*)  tel  que  le  produit 
^(x,y)\Pdx^Qdy] 

■^«^rtfie  la  condilior»  d  lulegrabinte  — ^ — -  :=  — ^1-=- »  ou,  en  déve- 


loppant, 


f4fi) 


à:r 


I 

^Ê        \^  recherche  ila^  lac  leurs  inlegranls  esl  donc  ramenée  a  Pinté- 

H  ft^tation  de  réquiitton  précédeole,  qui  est  une  équation  iiuK  dérivées 

H  |^«irltelles  du  premier  ordre.  Il  semble  qt»*en  opérant  ainsi  on  fiiit 

'Jép^^ndre  riiitègrahon  de  Téqualion  (3i))  \Vn%\  prolilênje  en  ^ppa- 

''ence  pbis  dillicil*;;  mais  il  est  à  remarquer  qu  il  sullit   de  con- 


^1    rr"X|tresslon  - — — doil   être  intlppeiidaafe   de   r;   si'il   en    t' 

ainsi,  on  «ihtifnl  un  lurleiii*  irili'^nmt  it.  pur  une  qiiatJratnrr.  Siiji|n. 

àP       . 
sans  (iv  nlns  <>  =  r  ;  alors   —  doil  èive  une  fonction  X  de  lu  ^m^ 


rial>le  ,r^  tH  l'rtjualiùn  {  Mj)  es!  une  t'qnalion  iin<5aire 

■  f    ^''' 

L%V|iialion  (4'0  af''ii<^(^  '=<  solnlion  jjl  =  e  '*         ,  el   I  i»n  v«'rff 

aîsf^menl  qu'en  ninhiplianl   F  êq  nul  ion  ( 'Sg/  l'^ir  cr  fyrreor  nn  a  iû 

preniifT  nie'iiilïr*:  unt^  dilIV'renliflIt'  exiifl*^ 


r: 


e-  r- 


{dy  -^  \vdjr  ^  X^dx) 


le<   calcnls   à    eOfrliifr    [ioiir    l'int*ig^ration    sont    exaclemen»    I 
mêmes  que  dans  la  premièro  méthodr  (lY*  306). 

Nniis  détnniïirenins  [dns  loin  qne  réqualioii  :  ^o  )  admet  iirr" 
inlinîh^  d*inrt*^'rales»  sons  des  conditions  irès  g/'nerales  qui  s*^w^ 
lcïujf>nrs  leniplif^s  dans  le*;  cas  qni  non<%  f»rciJpenl.  Si  I  on  conn«^ 
i/n  facleiir  înlégrant  [j,,  on  peut  iilitenir  lous  le<  autres  de  la  faç 
suivante.  En  posanl  tx  ^=:  [jl,  v,  l'équiition  i  in)  devienl 


es 


0/ 


I 


(  io  r 


-!-«£=- 


nr  on  rniifiaîl    une  fonction  *»allsfal^2Hll    /i   cplli*  relation  :   f  %»sl  U 


fonction  U('.ri  >')  dont  ]a  diflerentiefie  lolale  esl  [a,  (P  rLr  -h  Q  rfy), 

puisque  les  dérivées  parlîelles  -—  »  —  f^ont  égales  à  |jt.j  P  el  à  [a,  Q. 

r^  ,  .  d^  â\]         à^4    é\}  ,  , 

yJïït  a  donc  aossi  j^  i—  ^ —  ;j-  -r—  ^  o^  ce  qui  prouve  que  v  est  ne 

la  forme  ^(U),  el  l'expression  générale  des  facteurs  intégrants 
est  fjt  =  [i.|  ç(U)t  '^  étant  une  l'oncliun  arbitraire  de  Uv  11  est  aisé 
d#*    vérifier  qut^  u  est  l^ien  un  faelenr  iutégranl,  car  de  Tidenlité 

^.{Vdx^  Q  dr)=  d\} 
on  <léduit,  en  multiplîiint  |)ar(5.(U), 

€l  le  second  membre  est  la  dinërentielle  exacte  de  la  fonction 

F(U)=  f^il})dU. 

On  déduit  de  là  une  conséquence  intéressante  :  |ji<  et  fJt-a  étanl  den\ 
fïtcteurs  intégrants,  le  rapport  ^'  esl  une  fonction  de  U.  Si  ce  rap- 
port n'est  pas  con^ïtant,  l'intégrale  générale  de  IVcpiation  difïéren- 
tï^Ue  peul  donc  s'écrire  -    =  consl. 

Le  théorème  qui  précrde  peul  servir  quelquefois  à  trouver  un 
'^C"teur  intégrant*  Oousidéroiis  l'érpinliou  difTérenlielle 


Mil 


?d.r^  Q  dy  -«-  P^dx  t-  Q,  dy  =  o, 


ou   |>^  p^  ^  (j^  (^^^  5iQ[^^  (j^^  fonctions  tlex,  r,  et  sup]iosous  que  Ton 

^«•ch^   truuver   un    facteur    intégrant   pour   chacuue    des   exprès.- 

^'**ns  V  dx  4-  Q  ffr,  \\  fJx  -h  Q,  dy.  L'expression  générale  des  fac- 

I      **>*«  inlégrauts  j>our  ï^  dx  -\-  Q^dy  g^\  a'jj(U)*  ;jl  étant  le  facteur 

l^^'inu,  U  une  fonclion  dc^  .r  et  <ie  v  que  IViti  obtient  par  des  qua- 

^'^ures,  et  3  une  fonclion  arbitraire.  L*express!on  générale  des 

^^eurs  mtégranls  de  P,  ^/^* -h  Q,  f/>>'  est  de  même  [JL^*i(Ui),  ^1 

*^   U,  étant  des  fonctions  cléleruiiuées  et  -^  une  fonction  arbitraire. 

*  *^on  peut  choisir  les  fonctions  «pet  ^  de  façon  que  Pou  ait 

^^  ^ura  an  facteur  intégrant  pour  Téquatidn  prupo'îéc  (4i)* 


3^8  CHAPITRE  XVIII.    —   MÉTHODES   ÉLÉMENTAIRRS   O' INTÉGRATION. 

Soit,  par  exemple,  Téquation 

ax  dy  -r-  by  dx  -h  x^ny/i (ax  dy  -^^  ^y  dx)  =  o, 
a,  6,  a,  p  élanl  des  constanles.  Tout  facteur  intégrant  de  ax  dy  -i-  by  dx  ^;;^^ 
est  de  la   forme  —  ^{^^y^)i  et   de   même   tout  facteur  intégrant   de  Is^^.   . 

seconde  partie  est  de  la  forme  -, ;  ^(x^y^).  Pour  avoir  un  facteu  ^^^_^ 

intégrant  commun  il  suffira  de  trouver  deux  exposants/)  et  q  tels  que  l'c^-^i^j^ 
ait  x'^y^(x^y^ )P  =  (x^y"^)*/,  ce  qui  conduit  aux  conditions 

pa  —  qa  -h  n  =  Of         pb  —  q^  -+•  m  =  o. 

Ces  conditions  sont  compatibles  pourvu  que  a^  —  6x  ne  soit  pas  nul,  ^^ 
déterminent  un  facteur  intégrant  de  la  forme  2:''' j^^.  En  multipliant  ^^r 
ce  facteur  intégrant,  l'cquatioii  prend  la  forme  vP-^dv  -h  v*[~^  dv\  =  0,  o  lù 
l'on  a  posé  s?  =  x^y^^  v^  =  x^y"*-^  ot  s'intègre  immédiatement. 

a        B 
Dans   le  cas    particulier  où    aâ  —  6a  =  0,   on   en   tire  — =  '7=Ar,      ^^i 

a        0 

l'équation  peut  s'écrire  {ax dy  -^  by  dx){\  -+-  kx'^y'*)  =  o. 

Remarque.  —  Quand  on  connaît  l'intégrale  générale  d'une  équatic:::^^'" 
différentielle  du  premier  ordre,  il  est  bien  facile  d'obtenir  un  facteur  int^^^' 
grant^  Soit,  en  effet,  /(x,  y)  z=  C  l'intégrale  générale  de  l'équation  (89      -^f' 

L'équation  différentielle  des  courbes  représentées  par  cette  relation  es:       st 

aussi  -^  dx  H-  -^  dy  =0;  pour  qu'elle  soit  identique  à  l'équation  (Sg), 

àf  àf 

faut  que  l'on  ait —5-  =  —77-»  «t  la  valeur  commune  des  deux    rappor  ^ 

précédents  e"*t  évidemment  un  facteur  intégrant  pour  P  dx  -^  Qdy.  To^^*' 
autre  facteur  intégrant  est  égal  à  celui-là  multiplié  par  une  fonctic3^=)/» 
arbitraire  de  /{x,  y). 

375.  Application  à  la  représentation  conforme.  —  La  ihéoB^ie 
du  facteur  iolégrant  troiive  une  application  importante  dans  ie 
problème  de  la  représentation  conforme.  Soit 

ds*  =Edu*-^iF  dudvH-G dv* 

une  forme  quadratique  en  ciu^  dv^  dont  les  coefficients  E,  F,  G 
soxM  des  fonctions  analytiques  de  u,  v^  telles  que  EG  —  F^  'i^ 
soit  pas  nul.  On  peut  encore  écrire  ds^  sous  la  forme 

ds^=z  (a  du-h  b  dv)(atdu-h  bidv), 

a,  b,  a,,  6,  étant  aussi  des  fonctions  anal^ti(|ues  de  w,  k>.  D'après ^ 


'ni  résultai  qui  sera  dé  m  oui  ré  plus  loin  en  Ion  te  rigueur,  chacune 
de*  expressions  a  fiu  -r  b  rfv',  a%iiu  -h  6|  rfi^  admel  une  in  fini  lé  de 
facteurs  rot  errant  s,  f|ui  son  l  eux-mêmes  des  fondions  analytiques; 
jJt,    [jt,  étant  deux  de  ces  (acteurs,  on  a  les  identilés 

jjt(  a  du  -^  h  d9\  —  d\J ,         jaj  f  a^  du  h-  b^  d%^  )  =  d\}\ 

et^  par  suite, 

jji{iiGffi=  ^Lî  dVu 

ce  cpii  peut  eueore  s^ écrire,  en  fjosant 

avtf 
fée 


Î^E^r 


E  r/«î  ^  ^  F  t/w  dv  -^  n  f/v'^  =  >  «  f/X'  -i-  £/Y=  ). 


raille  surface  analytique  peut  donc  être  représentée  sur  un  plan 
avtfc  conservalion  des  angles.  Si  la  surface  est  réelle,  on  peut  sup- 
poser que  les  points  réels  de  la  surface  norrespondent  à  des  valeurs 
réelles  des  variables  u^  t»:  les  coeffieienls  E,  F,  G  sont  réels,  tandis 
cpie  a  et  a^  sont  itnagînaires  conjir^ureSj  ainsi  que  b  et  /?».  On 
petit  alors  prerjdre  pour  a  el  [Ji|,  et  par  suite  pour  U  et  L  i,  des 
imai^inaires  conjuguées,  de  sorte  qu'à  des  valeurs  réelles  de  «,  v 
correspondront  des  valeurs  réelles  de  X  et  de  Y.  A  des  points 
réels  de  la  surface  correspondent  donc  des  points  réels  du  plan. 

loute  surface  analytique  jiouvaut  être  représentée  sur  un  plan 
avec  eonservation  des  angles,  on  en  conclut  que  dei*x  surlaces 
analytiques  quelconques  peuvent  élre  représenlées  conlorniénjeut 
l  une  sur  Tautre. 

376.  Équation  d*Euler.  —  Des  ai li fiées  très  variés  ont  été  eni- 
P'ojés  [)our  intégrer  des  équalifuis  flifféientielles  de  loriue  parli- 
i'ufrére,  Euler  en  a  donné  un  exemple  eélèlue  avec  ré<jualion  k 
'**|*Je)le  son  nom  est  resté  a  Un  eh  é, 

fiT        dv 

loa  A.  et   V  sont  deux  pulvnotnes  du   rpiatrième  degré  en  j:*  et  j^ 
l'^^P^rtivement,  ayant  les  mêmes  coefficients. 


=  0, 


33o 


i;HAPlTRE    WÏIÎ. 


MK1110DES    ELISMENTAIRKS    D  INTEGRATION. 


Les  varîables  élant  sëpart^es,  on  obtient  l*inLép;rale  générale  de 
réciiiahoiî  {4'i)  pi*r  deux  i| ii «cl r^it lires,  (jn!  iiarodui^enl  deu\  fone- 
lions  Iranseendantes»  dépendanl  re.spe*:ùvenient  de  x  et  de }\  L^ 
découverle  fan duineo laie  d'Eiiler,  <|ijî  a  <Ué  le  poinl  de  départ  d^ 
la  ihéiirie  des  foncliuiis  etlipliqnes,  c^esiL  d^avoir  inonlré  que  cet  t-'' 
relation  entre  les  variables  j-  et  >-,  ^|ui  est  Iranscendante  eo  app^di- 
rence,  est  en  réalité  algébrique. 

Considérons  d'abord  le  cas  on  X  est  un  polvnome  du  secor"»" 
degré  non  carré  parfait;  une  subslilulion  linéaire  permet  de  U 
rameuer  à  la  forme  X  ==  A(j?^ — i),  et  réquation  {  ii)  dévie  :«t 
dans  ce  cas  [>articulier 


(43) 


>/\  —  r*-        )/\  ^  1  ï 
On  peut  encore  Fée  rire,  en  chassant  les  dénominateurs. 


V'  I  —  y^dûe  -¥■  ^  i  —  JT*  dy  =  d(  r  sf 


dr  dy 


/' 


ce  cjui  ujontrc  *pie  r*tn  a  idenliqueniei»l 

V(,_,.H.-,.;-^.>](^7==-;;7==)- 


l/exprcssii>n  y  (  i  — ^  x-)    i  — j--)  —  xy  est  donc  nn  fadeur  int* 
grant  pour  l'érjuation  (43)»  et  l^iiilégrale  générale  est  donnée  p»*^ 
la  formule 

(44)  ar^/i— j'-^j/i  — jrï=C, 

ou  par  la  fonuuh^ 

(45  I  /«  I  —  ;r'^  )i  I  —y"'  \  —  tv  ^  C. 

puisque    réqualioii    (i5)    admet   les    deux    facteurs    inlégranl^ 
el  ^(  I  —  -'''Ml  —  Y*)^xy.  On  vérifie  du  reste  aisément  que     «^-^ 
den\  formules  (44)  ^^  {^^)  sont  équivalentes,  diaprés  Fidenlit^ 

( X  y/ \  —  r*  H- ^^  /i  -  j-«V  H-  [ /<  I  —  :r^)\  I  —  r ^  )  —  ry  ]*  =  i  ♦ 

tu  r  Ci  H  kl  ni  la  dernière  formule  raliunuelle,  on  peut  écrire  l'iw' 


KijrATUlNS    JU      HlK.VIlKll    «HUmK. 


dsi 


Hfjrale  géfit^'^ralf*  Je  l'éq  fia  lion  (4^)  î'ons  lu  forme 

14^)  ^» -t-  V*  -f-  'A Cx>-  -h  G'*  —  j  =  o, 

y  désigna  ni  iiut^  consianu^  uibilraire,  et  CPtt*^  équation  représente 
!€s  coniques  tangentes  anï(|ualre  droites  j:  ^=  di  i,  >^==±  i. 

I*ar  une  indut'hoii  hardit\  Eulfr  îi  t'-té  conduit  à  une  formule  de 
ftième  p^ippt!*^,  main  plus  générale,  qui  convient  au  cas  rvii  X  e?>l  un 
Ijnnrne  qiielci nique  du  troisième  «m  du  qualri**me  de^ré  (Insiî- 
Uoties  cafctiii  Inle^ralis,  t.  I^  Chafj.  \  et  VI). 
Soit  F(»r,  r)  un  jiolumnie  à  deux  variables  x  et  y,  dn  second 
et  sjinétnque  par  rappori  à  ces  den\  variables, 

J  F ( j:*,  y  )=  \x  j-^r^ -h  \fj^y(x  -h y  ) 

fîjjolvnome  dépend  de  six  coefficients  arbilraires  Ai,  A^,  Aj^  A^, 
i,  A«{,  et  la  relation  F^f.r,  r)  ^o  peut  s'écrire  sous  deox  formes 
1«|uivalenles 

I   F(^,  V)  =  M,:r*-f  N,^^  Pi  =  o, 

M.  N,  P  étant  trois  polynômes  du  second  depjrë  eii  .r 

M  =  Aix*Hr- A,J^ -^- A,i,     N  =  A,jf*-h  Ai^-^  As,     P  =  A^jt^-h  A*.r-^- A^, 

't  M,*  Ni,  l'i  les  polvnomes  obtenus  en  remplaçant  x  par  r  ilans 
y.  N,  P.  De  la  relation  F(x^r)  =  o  ou  déduit  F[^dx  -4-  F^r/r  ^^  o, 
Ijit  eti  remplarani  F^.  et  F^   par  leurs  expressions, 

fc)  f  A  M ,  j*  ^  Nt  )  f/x  ^  (  Jt  ÎVÎ  T'  ^  N  )  ^/r  =ï  o. 

'o  lire  daiïleui's  des  relations  (4^  > 

aM^'  -+•  iX  =  ^  /îV»  —  f  VIP,         2>lt:r-^^N,  =  H= /NJ^JmTP^,        ^ 
a  formule  précédenle  (49)  peut  encore  sYcrire 


») 


^) 


v/N*- ÎMP       v'NÎ-4MiP, 


Hte  relaiioti  sera  idenlnjue  à  l*éqnation  proposée  (4 ">),  ponrvn 
|e  Ton  ail  N^ — 4MP='^i  ^'**  q"i  entraîne  nécessairement 
^  — 4M|P,  =  Y.  Or  M.  N,  P  élaut  du  second  degré,  N'— 4MP 
dn   quatrième   degré,    et    Ton   est  conduit   à   écrire   que   deux 


33i 


i:iiAi*nhK  xvrn. 


Hl   riFiiliKS    t!:LKMENTAIItEâ    D  INTEGRATION. 


polynômes  ci*i  rjijrilrif'me  <iegré  soni  iVlenliqiies,  ce  (jui  exige  cm  ^ê\ 
conditions  st^'itleiiu-nt.   Gomme  on   ♦lispose  de  sr\  coefricieiiU  A   ^^, 
Ou   vu  il   qu'un   de  ces   coeffieierïts  reslera   arbitraire.    Il  y  a  (îor-^c 
nne  intiiiili'  de  polynômes  F(jet,  j' )  de   la  forme  t,47  )*  dépenda^^^ 
d*une  cotisUinLe  arlïili  iiirr  C,  el  tels  qur  dr  la  relîUion 


(51) 


P(\r,  r)=  o, 


entre  les  variables  .r  et  y,  on  [jiiis.^e  déduire  la  relation  (| 
Celle  rel^ilion  (Ji)  reprt^senle  dont;  Tiiilegriile  ^«'■nérafe  de  Vè^ 
tîon  proposée. 


F>a  déterrninalnin  elTcctive  du  pnivnnnie  FlJ-jj^)  exige  un  r;i|cid  H'icJ^.^, 
lificalioti  que  Ton  p»'ul  vimpliHci'  |jar  une  repré^eiitatiori  lîéiirnrtriquiî    ciy^ 
a  Jacobr.  Consîtlèroiis.  pour  prendrtî  le  cas  général»  un  |ï«d)noiiR*  fiu  <^wa- 
IriêRitf    rlc^ré   R(  /  i    piemier   avec    sa    dériver,   el  soifwt    /|,    /j,  'i,  ^i  /'•« 
racine»  de  R(  /  )—  o.  Soit,  d'autre  part,  2  une  conique  qtjelcanque  flont/<*s 
cocirdrvnnt^es  ^  et  ^'  sont  exprimées  en  f*mction   du   paramètre  variable/ 
parde<i  Iraclion-^  rationnelles  du  second  drgré,  de  façon  qu'à  un  point  <x,^  1 
rorresjiondc   une  î^eule  v*<îeiir  rie   f;  uppelonf  Wj,  mj,  /«^^  /«;   les  point* 
de   Z   (|ui    coriespoudenl    nu\   valeurs   f»,    U^   /,,    /j    du    paramèlre.  Knfî  *•* 
soil  1'  une  seconde  conique  passiinl  par  tes  quatre  points  m»,  m^  nti 
Toute  thoile  Langtnilc  à  2'  rencontre  2  en  ilcuix  points  M  et  M';  ^i  (  ti 
sont  les  valeurs  correspondantes  du  paramètre,  la  relation  entre  I  et  l' 
de  la  forme  cherchée.  Il  est  évident,  eu  elTel,  ([uc  cette  relation  e*t  $ym 
trique  en  /  et  t\  et  iju'elleest  du  second  de^rr  par  rapport  â  chacune  tJ 
variables;  i:ar  par  nu  point   M"  loi  peut  tnejier  deux   tangentes  a  2'  et 
suite  à  toute  vateur  de  t  correspondent  deu\  valeiir*  de  t  seulemenL 

Soit 


'-m 


(>a) 


F(/t  '  )=  o 


cette  relatir*n;  ou  en  déduit,  comme  nous  venons  de  le  voir,  une  rclal 
entre  les  dilTerentielle!^  di,  tlt\  de  la  forme 


(53) 


dt 


itf 


v/Pi7)  '    /F  (  t'  ) 


=  o» 


F*i/)   élanl    an    polynôme    du    qi*,i(riènic    degré.    Ce  polynôme    P(0  '^^ 
identique  fi  un  fadeur  constant  près  à  rt(/).  Kn  elTet.  d'après  la  façai» 
ménoi    1  que    l*on    viettl    cre\pliquer)   dont   on    dcdtjii    le    polynôme   Pi/^ 
de    F(  ^,    /' )  =  o,    les   racines   de    P^|)=o    sont    les    valeurs    de    t   pf»ii  *^ 
lesquelles  les  deu\  valeurs  de  /'  sont  confondues.  Or,  la  signification  Si^^^' 
métrique  de  la    relation   (Sa)   montre    immédiate  ment  que   ceci  ne  pf**^^ 
avoir  lieu   qne  si   les  i\^n\   lan^cnies  à  Z'  issues  de  M  sont  confùntluei  '^• 
c'est-a-dire  si  ce  point  M  est  l'un  des  points  #/i|,  rti^^  /«j,  m^.  INous  soinia  ^' 


ir     —    RQIf AXIONS   DiJ    r*n£Mlt£R    L»HI»RE» 


333 


4onr  conduits  à  la  iB^^ih  +  nif  >iui\tiiiie,  n'e\i«eïint  que  de'^  calculs  raliotiiiels, 
fMMit  «blentr  Tin lég raie  ^ênêiale  «ie  réqualion 


iHï 


fit 


lit 


s,^*-+-  a\t^-^  iitl'-^  t'a 'H- «4  p  qui  nt^  dilVère  tjiie  pur  le**  noia- 
lion§  de  réqualion  pruposoet  Î2).  On  commencera  par  for  ruer  l'équation 
géoi^rale  d^çi  coniques  1'  pa&<^ant  par  les  quaire   pohils  m,,   mt,  /«a,  m^ 


yii  H(0- 


df 


de  la  fo 


;  cette  équation  esi  oc  la  lorme /(x,  >' i-h  LiÇ(  j?*^  j^)  ^  o,  u  «lesignant 
uaeconstrtiUe  arbitraire.  Pui*^  on  écrira  la  condîïion  pour  que  la  drnile 
jaigndnl  les  deux  pohus  M  et  M'  de  ï,  qui  i^i>rres|itindenl  aux  valeurs  ^ 
t  au  paramèlîti  ftùll  tangente  à  Z' .  La  relation  obtenue,  qui  renferme  la 
contante  iirbitraire  C,  représente  l'ioté|,M'ale  n;t"*nérale  de  J'équalion  d'Euler. 
Poyr  déveli>|jpcr  le^  calniU,  prciioiis  poui  X  la  paral>ole  >' =  ^^  el 
l^nvms  T—  /*,  y  ^  l,  La   coiiiqoc  il'  rrpi'éj!i»'nt<e  (>ar  Téquiilitm 


(S5) 


Ax'-+-  A' y* -î-  A  B' JT)'  -h  a  B'nr  -+-  1  By  -h  A"  —  n 


rodpe  I  en  quatre  points*  donnés  ]iar  Téqualion  du  quatrième  degré  en  / 
fue  l'oti  obtiendra  en  remplaçant  .r  par  /'  et  )'  par  f.  Pour  que  celte 
équation  soit  identique  à  K^  /  j  ==  o,  il  suffira  que  Ton  ait 

l56)      \  ^  Utt,      A' -^  iB' =  it^,     aB''=r(/|,      iB  =  a^,      X' =  a^. 
Le  coeflicient  B'  resiant  arbitraire,  nous  po'^erons  B'=:C^  ce  qui  donne 
A'  =  at-  iC. 

Rappelons  mainten;int  que  IVquation  langentielle  de  S',  c*esl-a-dire  la 
ryndiiion  pour  que  la  droite  %t -\- ^y -^  ^(  ~  o  soit  tangente  à  cette 
Conique,  c^L  donnée  par  l'équation 


<57) 


A  B  B'  2 

B^  A'  B  p 

B'  B  A'  Y 

ï  p  y  o 


ba  droite  joignant  le^  deux  points  (/',  /)  et  (  t'^y  t )  de  £  a  pour  équa* 
tioo 


iious  pouvons  done  prendre 


Y  =  ff'. 


^•^  salistituanl  les  valeurs  obtenues  pour  A»  B,  A\  B\  A\  B",  «^  p,  y  dans 
**  Condition  (57),  et   remplaçant  t  et  i'  par  x  el  y  respectivement,  nous 


3iJ 


«HVPITHE    WIIJ. 


MKinOhKS    KLEMBN7  UKtS    Jî  I.VrKGR  VTION. 


jiiHVt^nMtis  a  l'intégrale  générale  ilr  rL^jualion  d'KuJer  *oii>  lu  forme  sui- 
vante ifnUqm-*'   pïii   W.  Sti«'lljes 


(58; 


% 


—{x-hy)    xy 


=  o* 


Celle  équation  re|ir<îs**iut*  une  riiiritlle  île  roiirbes  du  i|iialriêiiic  dc;;<<'i 
ayanl  deuit  points  tloiibli-^  ii  rinlini  sui  Or  ei  0>' respectivement.  L't'qua- 
tion  élaiit  «Im  M.H-fmiJ  ile^ré  p;*r  r;inpi>i't  à  la  Constante  C,  il  pai^s^  dc"^ 
courbes  de  hj  laniille  par  un  point  qnelL'onf|ue  *\w  plan:  ce  qu'il  l'tatt 
facile  de  prévoir  puisque  réqualion  dîftVi  entielle  proposée  druine  dcu\ 
valenr*^  oppf»^ées  de  y*  ponr  un  mône  point  ix,  y).  Ces  deux  valeur*  <!<?> 
ne  devifnneni  e;;ales<|ue  si  le  point  (.r,  r  )  a[ipartirni  à  la  courbe  \Y  -  o, 
qui  se  composée  de  quatre  droites  Dj,  D*,  0^,  D^  panitlêle*  a  Taxe  Ov.""^ 
de  quatre  droite**  A),  A-,  A3,  A4  parallèle*^  à  Ojt.  Ecrivons  l'équation  d*Kut*T 
sous  forme  entière  Y  dx^  —  X  dy^  —  vi^  et  prenons  un  prdnt  \L{r^  vi^u'' 
l'une  de**  droite'^.  A,  par  e\empk%  n'app-irterianl  pa*  aii\  droites  D.  Po«f 
les  coordonnreîi  du  point  M,  on  a  Y'  =  o,  \  v::  o,  et  Tequarion  dKulcf 
donne  pour  r'  une  racine  double,  r' =  o»  Piir  e*^  pinnl  i'VI  tl  (ja^^e  une  |>rf- 
inière  courbe  intégrale,  la  droite  A|  elle-niémL^  iVlai^  on  peut  vérilkT  qur* 
les  courbes  représentées  par  la  formule  (  5l<  1  admettent  pour  courbe  enff^ 
loppe  l'cn^ienibl*^  des  linit  droite*  données  par  réqnalion  XY  =  o.  dr  '^cte 
que  |iar  le  prnnt  M  d^»  Aj  il  passe  une  nouvelle  cnurlio  intégrale  tanjrfi'ie 
à  la  prefiiiére.  \ihjh  avons  ici  un  nouvel  exemple  d'iniéj^ralei*  *in^uliér<**, 
car  le-î  iiuil  droites  U/,  A|  ne  sont  pa^?  t'iimpri$es  parmi  les  courbes  repr^ 
sentées  par  rîniégrale  générale. 

Benuin/uf.  —  Nous  avons  supposé,  pour  p,irvenir  à  la  formule  1 5? ii 
que  le  polynôme  H(x)  était  du  t|uatriéme  degré  et  premier  avec  sa  dénv*'^ 
Mais  il  est  clair  que  le  résultat  est  susceplible  d'une  vériMration  dirci'tft 
OÙ  cette  byjHitliése  n'intervient  pas.  On  pourrait,  [lar  evi-mple,  foriw^f 
l'équation  difTérenlielle  des  courbes  représentée*  par  l'équation  1 381  en 
appliquant  la  nielbode  gêné  1  aie  (,  n"  'MTS)  et  réqualo>n  obtenue  Sff'^ 
forcé  meni  i  il  en  tique  à  1  équation  d^Euler,  quelle**  que  soient  Us  ^aki»^ 
des  coenicients  «y,  ai,  ...,  «;,  puisqu'il  en  est  ainsi  lorsque  res  cot\* 
ficients  ne  vérîlient  aucune  relation  particulière.  La  formule  (5ë)  fO*" 
vient  donc  à  tons  les  cas. 

^^77.  Méthode  déduite  du  théorème  d'Abel*  —  On  peut  aussi  dt^<Iii>''f 
très    ai?^ément    Tinté^rale    g*^nérale    de    l'éqiialîon    dMiuler    du    theormif 


l'Abcl.  Désignons  mainlonaiti  |iar  \H  r }  un  |(ril\n<mie  du  Irnisîéiiie  on  du 
loalriénie  degriv,  premier  avec  s»  di'rivre,  el  tîonsiJei  uns  Ja  courbe  G  qui 
I  pour  equaliûii  ^'- =  H(x},  Si  une  courbe  alf;ébri<|uu  varialde  G'  ren- 
lonirc  la  courbe  G  en  trois  points  variables  «veuleinenl,  M,,  M*,  M3,  on  a 
lémonlré  (  n*  361  I  que  les  coonJunners  (j"h  j^j),  (^st  J's)>  i^AfJ%)  <le  ces 
ots  poifiU  variables  satisfont  à  la  relation 


Si  la  courbe  sècanle  G'  dépend  de  deux  paramètres  variables  dont  on  peui 
fcfiûSiCr  de  fa^;on  que  deux  des  jxtfiits  <rirMerseelion  {  Ti^  y\  )^  {ot^^y^\  vien- 
liru  coïncider  avec  deux  points  qnelcniiques  donnes  à  l'aviince  de  G,  les 
bOordonnées  (J'a»  Ja)  ^^  tr«M>iêijie  point  d  inter>eelion  sont  de^  fuiiciion** 
des  coordonnées  (^j,  ^i  ;  ^%^  y\)  ties  deux  premiers  satisfaisant  a  la  rcla- 

lion  iycj\.    L  équation k — -  =0    est    donc   équivalente    a    1  equa- 

liôn^  =  o.  dont  rinlégrale  générale  e^  -Cj  —  const.  Or  1rs  points  IXi,^|), 

JFi^7i)  étant   snr  la  courbe  G.  nti   a  j'{  =  R(x,),  j^|=  R(^t)t  et  l'êqua^ 

,»     dLrt        dxi  ,,  ,     . 

t»on  —^  ^ :=  o,  que  l un  peut  écrire 


D) 


/R(jtJ        /Rf^ï'î) 


IW,  *auf  la  dilîérence   des   notations,  identique  à  l'équation  d'KnJer,  Dans 
M«>rmuJe  qui  donne  l'intégrale  générale 

f 


x^=  F(x,,>',  ;  j*,,  7,)— const. 


li  doit  remplacer  yi  et  y,  par  /R{jr,)  et  /R(:i?s)  re<ipectivement.  les 
'^'«rrnuiations  «les  dcu\  radicaux  étant  les  niéiiie^  «lans  le*>  deux  for- 
'^uW'!  (  fk>  I  et  (6t).  ÎSous  obtenons  ainsi,  pour  Tintégrale  générale,  une 
pfniule  renfermant  des  radicaux,  tauflis  que  la  formule  ( 58  )  est  rationnelle. 
fli*  Ib  forme  irratifïnnelîe  est  dans  certains  cas  plus  avantageuse. 
(Développons  les  calcuU  en  supposant  le  polynôme  Rf  j)  ramené  a  la 
wiïie  normale  «le  Legendre  K(a-)=(i  —  t*)\\ — ^'^.r'),  A''  étant  dîflV- 
Wt  de  tëro  et  de  Tunité.  La  parabole  G' 

1}  y  •=  ar^  n-  /jjt  -h  i 

i^conlre  la  courbe  C^  reprêsenlêe  ptir  IVqnation  y^—  ]î{{x)  au  point 
^=:o,^^=i)et  en  trois  points  variables  <lonl  les  abscisses  Xi^  x%^  Xi 
^t  racines  de  l'équatiim 

63  \         f  rt'  —  A  î  \ T^  -r-  7  ah  .1  î  ^  I  /**  H-  *  a  ^  A'3  -+-  I  )x  -h  'i  ^  =  o, 

Menue  en  éliiinuant^  et  >u|>priniant  le  facteur  j*. 


I, 


336  CHAPITRE   XVIII.    —   MÉTHODES   ÉLÉMENTAIRES   d'iNTAg RATION. 

On  déduit  de  cette  équation  les  relations 


'i 


J7,  H- j:, H- ars  =  ^^__^^>  x^x^^  XtX:i-\- x^x^=  a'^^k^ ' 

ib 

et)  par  suite, 

(64)  ar, -h  x, -h  ^8=  axiarja^s. 

Mais  en  écrivant  que  la  parabole  G'  passe  par  les  deux  points  (xi,/ 
(a7i,^i),  on  peut  déterminer  a  et  b.  On  a  en  particulier 

axja-,  =  n — ; 

X\  —  x^ 

portant  cette  valeur  de  a  dans  la  formule  précédente,  on  obtient  fin^ 
ment  l'expression  de  x^  au  moyen  de  Xi^  /j,  x^^  ^j, 


Xz  = 


L'intégrale  générale  de  l'équation  d'Euler 

(65)  -^l=^--^L=^o 

est  donc  représentée  par  la  formule 

(66)  x,=  ^?  -^î    ^  ^ 

ars  v^R(a7i)  —  xi  /R(a?,) 

378.   Applications.   —   Quand  on    cherche  à  déterminer  u-^^*^ 
courbe  plane  par  une  relaiioii  donnée  F(a:,^,  m)  =  o  entre  W^^^ 
coordonnées  (jc,  i')  d'un  point  de  cette  courbe  et  le  coefficie- —    ^^ 
angulaire  m  de  la  tangente  en  ce  point,  les  courbes  cherch^^^^ 
s'obtiennent  évidemment  par  l'intégration  de  l'équation  différa      ^" 
tielle  du  premier  ordre  F( j:,  y,  y)  =  o,  que  Ton  déduit  de  la  r —  ^" 
lation  donnée  en  y  remplaçant  m  par  jk'-  Si  cette  équation  est     ^^ 
degré  q  en  y\  il  passe  en  général,  comme  nous  le  démontrerez  ^^ 
plus  loin,  q  courbes  de  cette  espèce  par  un  point  quelconque     ^" 
plan.  Considérons,  par  exemple,  une  famille  de  courbes  C,  rep«^^- 
sentées  par  l'équation  ^(x,  y,  a)  =  o,  dépendant  d'un  paramètre 
arbitraire,  et  proposons-nous  de  trouver  leurs  trajectoires  ortHo- 
gonales,  c'est-à-dire  les  courbes  C'qui,  en  chacun  de  leurs  points, 
coupent  orthogonalement  ime  courbe  C  passant  par  le  même  poînl. 
Soient  m,  m'  les  coefficients  angulaires  des  tangentes  aux  deux 
courbes  orthogonales  C,  C  passant  par  un  même  point  (x,  y)]  on 


It.    — *   KQCATIONS   DU    PIlEMIEH   ORDKE.  1^7 

doit  «%oir  entre  m  et  m' h  vehium  i  -h  mm'^=  o.  Soit  d'autre  part 
F(x,^,^)  =  o  IV'qnalion  difTereolielle  des  cotirbes  données  (î; 
on  a  F(j!T,  >s  m)=  o,  puisque  m  e^l  le  coefficient  angulaire  rie  la 
tangente  à  une  courbe  C  passuni  au  point  (x^y)  et  par  suite 


''(^'^'-i)-"- 


I 


D'ailleurs  m'  est  aussi  le  coefficient  angulaire  de  h  tangente  à 
une  courbe  C  |»as>ant  an  point  (\r,  y);  cette  courbe  C  satisfait 
donc  aiHsi  à  réquation 

et   /'o«  ol/iienf  f* ^quafion  fUjférenf ifUe  f/rs  iraje^totres  ortho^ 

gonales  des  courbes  <1  rv*  remphtçanl  y  par ;  rf^/ïj:  rér/im- 

tion  dijferentit'ile  des  courues  C  c  lies-mêmes. 

Pour  obtenir  l'éqnatioji  des  courbes  C,  on  doit  éliminer  a  entre 

Ves  deux  équations  <1>  =- o,  —  -j-  —  )''=-o:  donc,  poitr  obtenir 
'  équation  différent ieVe  des  trajectoires  orlhogonaleSf  il  suf- 
fira d^ éliminer  a  entre  les  detiJt  relations  <^  ^^  o.—-  v' =  o. 

Preoons  par  exemple  les  ctinique^  représentées  par  Péquation 
y^  -»-  3.r=  -   xajc  —  a, 

^11  u  est  un  paramètre  variai  île.  L'apfdicatioTi  de  la  règle  précr- 
Q^iile  conduit  à  réc|ualion  difrérenlielle  homogène 

{ y^  —  :ij?*)^'-+- a^X  =  o^ 

'|ui  devient^  en  posant  r  ^  uj:  el  séparant  les  variables, 

dx       3  da  du  du 


On  en  lire 


C<(i«-i) 


.r'=G(7*-^*). 


Les  trajectoires  orthogonales  sont  doue  des  culiiques  admettant 
l'origine  comme  point  tlouble. 

Du  ne  façon  pln-^  générale  ^  considérons  une  surface  S  dont  les 
coordunnce»  x,   >%  z  sont  exprimées  en  fonction  de  deux  para- 
G„  IL  12 


mètres  variables  //,  r  : 

on  lire  <le  ces  Tormiiles 

0^ 


Ou  à%' 


dy  —  'r^  dn 
du 


âv 


d^\ 


dz  ~  --^  du  -^ ^  - 

ou  fiv 


I  1  diti  , 

et  à   Loiilt*  valriir  du  riipjiort    -t-   correspon*!   nu»*  lange  nie  â 


du 

surface  jîassani   |irH'  le  [hiiiiï   {u,  e).  Si   Toii  se  prnpose  de  det 
miner  le- s  t'ourlies  île  rPlle  <iirfafr  halles  qijf  la  ïaiii;fnle  à  Vv\ 
de  ces  courbes  erj  \in  [mmiiI  tjiielc«iiN|iie  dépende  Uïiiqiienient 
la   posilioit  de  ce  poinl  sur  la  siirfiirp,    on  esl  encore  condiiil 
inlp^rer  iiiie  r(|tiHll(>n  dïn*^rentîrllr  du  premier  onlre 


â 


(68) 


*'("^*'£)=^' 


iDversemenI,    foiilf'  éipiatioii  rie  celle   forme  élaldit   une  relaU 

entre  un  jinint  d'une  etjurhe   >ilu«?i*  sur  la  surface  S  et  ht  laii^eii 

en  ce  point. 

Proposons- non :>,  par  evenijdc,   de  déterminer  \^<^    Irajecloir^s 

sous  \\\\  angle  consluui  \  d'un**  lamille  de  ctiurbes  donnée;»  situé^^ 

sur  la  surface.  Etant  dtuinées  deux  ronrbes  C,  C  passant  par  l*  ii 

point  (f/,  t')  el  se  coupant  sous  nu  arj^le  V.  on  a  la  fniiuule  «jëii  ^- 

rale  (n''  277) 

\L  du  ou  -T-  F  f  du  5r  ->-  di'  oit  )  -+-  G  dv  ov 
(§9)  cosV  =  ■  -  ^  r—^^'^  .-.-  -  * 

/h  du^  -^-  -î  P  du  dv  -\-  Gdv^  /fcl  ^m*  -«^  a  F  ow  §f  -4-  G  S*»' 

E,  F,  G  avant  la  si^nifiealion  habituelle,  du  et  e/r  désignant  1^^* 
dillérentielles  relaiives  à  nu  déplaremeut  sur  i\^  8n  el  ot'  les  dirt*^- 
rentielles  relatives  à  nn  dé|)birement  sur  C.  Les  courbes  0  éla*^^ 

données,  v-  est  une  fonrlion  connue  df  ft  et  de  c,  -s—  =:  Tr(  tt,  f  Ji 
et  en  remplaçant  -^  [)ar7î(/^,  r)  dans  la  relation  précédente  (6^  ^t 
la  relation  obtenue  F  ( //,    i\  —  j^o  est   F  équation  difrérentiel'^ 

des  trajectoires  cherchées. 

Considérons  en  particulier  les  trajectoires  -^ons  un  angle  con- 
stant des  méridiens  tie  la  surface  de  révolution 

jr  =  pc<>5(»>,        jK  =  psinw,        z=f(p). 


—    ÈOIATIONS    I>*C»RI>RE   SrPKHJKl  R.  3^9 

Nous  avons  ici 
a  =p,        p  =  t»,        E  =  I  -f-/'ï(p),        F  =  o.        G  =  p*,        ^v  —  Of 

réquai  ion  (69)  devienl 

1/1  -4-  f'^i  p)  dû 
ces  \  = — ~ — 


On  en  lirp,  en  lésolvanl  par  ni p port  h  f/w, 


P 

i  Cl  «Al  s'ohtieiil  par  iiur  fjiiadralme. 

iri    -   ÉQUATIONS  D'ORDRE  SUPÉRIEUR. 

379.  IntégratioB  de  réquation  ^^  = /(;r)  *    —  Êtaal   donnée 
i»tie  éqiiahon  difïérentielle  d'onlre  n, 

ou  ^0^  ^:^  ,  celte  équation  el  celles  que  Tou  en  rJéduil  par  des 

***nëretihalions  rénéïées  permetteiU  d^expriiuer  toutes  les  dérivées, 
^  pîiriir  de  r^**^,  au  tnoytn  de  .r,  y,  y,  y\  .  .  •,  yAttu  g;  j^^^^ 
'^Q  se  donne  pour  une  vriteor  particulière  Xq  de  la  variable  indé- 
pendante le;*  valeurs  correspondantes  ^©j  ^01  •«•j^lT*^  de  la 
'^^icrioii  cherchée  y  et  de  ses  n  —  1  premières  déri%ées,  on  peut 
^  celle  façon  calculer  les  valeurs   de  Ion  tes  les  di' rivée  s  succès^ 

**^es  de  la  fonction  înt  onnue  [xinr  la   valeur  ;r„  de  j\  et  former 

"'ïe  série  entière 

^^Ot  la  somme  représenle  Tinlégrale  en  question,  si  toutefois  celle 
•«^iegrale  peut  être  développée  par  la  formule  de  Taylor,  Jusqu'aux 
-'"^Vîinx  de  C-auchv,  on  avait  admis  sans  démorjst ration  la  cnnver- 

^"^--''^'^-'~ -'"■ -" 

(')Voir  par  exemple  le  Traité  lie  I.aghoix, 


CHAPITRI^   KVItK    —    MÉTHODES   KLKMBKTAIARS    l>  îNTSGnATTO^. 

èsl  bien  ainsi,  movennanl  rjMtaines  condition.^  qui  seront  préci- 
sées. Nous  indiquerons  seiileni^nl  ici  quelques  tvpes  simples 
d'équa Lions  difTérenlielles  d'ordre  n  donl  Tinlëgrahon  peut  se 
nvmener  à  des  quadratures  ou  à  [intégral ion  d'une  équation 
d'ordre  inférieur  à  /*. 

L* équation  diirérentielle 


(7'^) 


--J{T) 


constitue  le  iv[ie  le  plus  simple  possible  des  tW^ua lions  difleren^ 
tielles  d'ordre  «.  Elle  s'iulèo^re  au  moyen  de  n  cpiadnirures  succes- 
sives;  en  efl'el,   eu  désignant    par  x^    une   constante   numériqi,,^ 
prise  à  volonté,  on  a  successivement 


-x> 


ï  X  )  dx  -^  Co 


=    /     ^-^  f     f^Jr . . ,    1    /{x)dr 


,(n^i> 


1 .1. 


.  (n  — a) 


Cfl_»,  Crt.a,  ...,  Cfl  étant  /î  constante'^  arbitraires,  qui  sont  égales 
res|iecLiveinent  aux  valeurs  de  rinLégrale  et  de  ses  ( //  —  \\  pre- 
mières dérivées  pour  x  ^=  x^. 
On  peut  remplacer  TexpressioD 

\=   f    dx  f    d:t.,.    f  f{x)dx, 

qui  renferme  n  signes  d'intégration  superposés,  par  une  expression 
ne  coiiiena'U  qu'une  seule  quadrature  portant  sur  une  fonction  où 
la  varialde  x  figure  conime  paramétre.  11  est  facile  de  vérifier  ce 
fait  qui  sera  rattaché  plus  tard  à  une  théorie  générale  (n"  399).  î** 
nous  posons,  en  efTet, 


(73j 


■i  > 


I 


enfin     , -*  ==y(^).   La   lonclion  Y*  fisl  donc  une  inlégrale  de 

l^équaljon  (']'à).  D'ailleurs,  les  deu\  fane  lions  \  et  Y,  sont  milles, 
ainsi  i]ue  leurs  [n  —  i)  premières  dérivées,  pour  jc  -^  jf,j.  Leur  dif- 
|r**refice,  qui  esl  on  polynôme  de  degré  au  plus  égal  à  it  —  i,  ne 
peut,  êlre  divisible  par  (*r  — -tu)"  à  mofns  d'être  nulle  ideulii|ue- 
oieiit.  On  a  dtjuc  Y,  =  Y. 

38<^L    Cas  divers  d^abaissement.  —  Les  cas  les  pi  us  rréc|ijeDls  où 

1  on  peut  abaisser  l'ordre  de  Téqnalion  sont  lc>  suivants  : 

1"  L'éqtiation  ne  renferme  pas  /(/  /onc/toft  fm  ftnnue.  —  Une 
équation  de  la  forme 

^*^  ramène  imtaédiateinent  à  une  équation  d'ordre  n  —  A*  en  pre- 
''^ni   pour   incoirnuL'     ~j  =  ti.    Si   Von    peut    intégrer    Téquation 

^^^xjljaire  en  u^  on  aura  ensuite  >    par  des  quadratures-^  comme  il 
^*etit  d'être  expliqué. 

Il   arrive  quelquefois  que  Pnn  [)eut  exprimera*  et  // =-  ^:^  ^^ 
*^^3ren  d'un  paramt-tre  atixiliiure  t  par  des  formules 


ii 


S  fonciions  /  et  y  renfermant  aussi  des  eoostantes  arbitraires 
•^Iroduiles  par  riiitégraliori  de  l'équation  en  //.  On  peut  alors 
exprimer  aussi  y  au  moyen  de  i  par  dt's  quadratures;  on  a 
^'«liord 

^  ^u  Ton  déduira  1'^*^**.   En  oonliiuiunt  de  la  sorte,  on  calculera 
^^ccessivenient j^  *~2j    ^  ^  ,^y'^  jusqu'à  j% 


3ia  cnVJ'lTRK    \V[(t.    —    JiKTHODËS   ELKMRNTAIttES   »'mTÊc;it4T|0^. 

indépenda 


2"  /-  équation  ne  renferme  pas  (a  varia 

^-   Si  Poîi  a  une  éqiiattnn  de  la  forme 


iniç^ 


(75) 


on  [ïoiirrait  la  ramener  à  ta  forme  précédante  en  prenani  y  ^^gm\r 
variable  indépeiidanle  el  x  pour  iiicODniie^  la  nouvelle  équa-^^''^^ 


dx 
ne  eonliendraiL  pas  x^  el  en  prenani  ^  jjuiii'  ny*ivelle  incon^^"^'^''' 

on  sérail  conduil   à  une  équalion   d'ordre  n  —  i.  Mais  on  j.  -^«^'^^ 
effectuer  ces  deuK  Iransformaliuns  simnltanémenr   en   prenais  ^  y 

pour  la  variable  indëpemlantc  et  en  (ïienant  poiir  im  tïnoue  -p  zz^  p' 
NoiJîi  avons  en  efîcL 

d'^y  _  dp  ^  dp  dy  _       dp 
dx^  ~  dx  ~  dy  dx  '~  "  dy^ 

d^y         d   /     dp\        d  l     dp  .  i'àp.^         ^d^p 

et  ainsi  de  suile.  D'une  façon  générale*  -j-—  s^exprime  au    mov^*^ 

de  y?  el  de  ses  r —  i  premières  dérfv»'es  par  rap|>ort  à  >'.  ()n  aU  "^"^ 
done  bien  une  éL[ualiou  diÛërenlielle  dVjrdie  n  —  i. 

Supposons  que  Ton  twl  inléc^ré  celle  éqnation  auxiliaire  d^ord^*^ 
n  —  ï  et»  pour  ]jrendre  une  hypothèse  ^*^nérali%  supposons  que   ^   \ 
ei  p  soient  expritnées  à  Taide  d'une  variable  auxiliaire  /,  qui  pe"-**-    , 
être  l*une  de  ces  variables  elles-mêmes,  y  ^f(^()^  p  ^=z  <:$( t)^  |^^ 
fonctions  y  cl  '^  dépendant  en  oiilre  de  constantes  arbitraires,  t^^    ^ 
la  relation  é(ï=^^/x  on  ùve  /*{i)  dt  =^ 'ù[i)  dxj  de  sorte  que    ^ 
s^>btt€nL  a  son  tour  par  une  quadrature 


J    9ii) 


Celle  méthode  est  sirrtoul  employée  pour  réquahun  du  seco*^^ 

ordre 

F(y,y\  y'"»  =  o, 

que  Ion  lam^'neainsi  a  l'équation  "lu  jiremier  ordre 


Ff 


y\  p.  p 


%)"■ 


EOLUTIONS    irOHIUlK    Si  PEHlIîia. 


343 


ioît/?^^('K,  (if   rfnléi^rale  ^rniérale  de  reiir  iWjUiJhori   du   prf^- 
mier  ordre.   De  ki   lelatinn  -j—  =9{  r»  C)  on  déduira  x  par  une 

tt.r  i    ■-.  ■  i 

qttatJrîiliin" 

If      <r 
,/    »(  y.  G) 


ISi   riolégraJe  générale  de  lV'i|iiijil«>n  en  p  v^i  résolue  par  rapport 
là  ^,  el  se  présente  st>us  la  forme  x  =./(/>,  C),  on  a  de  niérne 


el,  par  snite, 


I 


f'\p\  dp  =  />  r/j" 
'fipUlp 


=  ..^f^ 


Les  coordonnées  d'im  fït>inL  d'une  courbe  intégrale  sont  ainsi 
exprimées  au  rnoven  d'un*:*  vnrialilt^  auxiliaire  p  (pii  représente  !e 
coefiicient  angulaire  tle  la  tangente  à  cette  eourhe, 

3^  L équation  est  homogène  en  y^  k',  y", 


est  le  degré  d'homogénéité,  réqualîon  est  de  la  forme 


/(«» 


Si  m 


(7<i> 


I 


*|t  i  on  voit  ijuej  ^i  y»  est  une  îiïtégrale  particulière,  il  en  est  de 
nie  de  A>'|,  quelle  que  î^oit  la  eoaslanle  A.  On  abais^^e  Tordre 
^^  celle  équation  d^unc  unité  en  posant^  =  e*^"*'^;  on  en  déduit 
en  elIVt 

r'  =  u  ê^*^'^'',        y"  =  e^tt<tjr{  a' -h  u^  ),  . . . , 

**^  <J'une  façon  générale  y^''^  est  égal  au   |»roduit  de  e^"*^-^'  par  mm 

I  '<*1ciion  eiitiéfe  de  ti,  ti\  «",  .  .  • ,  ti^^^^K  Après  la  substitution  dans 

*  ^Cjuation  proposée,  il  restera  done  une  équation  d'ordre/?^  1» 

4"    IJ équation  est  homogène  ptir  rapport  à  x^   Y',    d,r^   d}\ 
.y^  .  .  .,  (i"y.  —  Lorsqu'il  en  est  ain^i,  Téquation  ne  change  |>as 
H'^aiid    on  change  x    en   fl.r,  y  eu   Cy,   Ç    étant    une   constante 

'l'^^lconqne.  Cela  posé,  imaginons  que  Ton   [irenne  '-  =  u  pour 

**^iivelle  variable  indépendante  en  pn-nant  .r  ou  )'  p^mr  incormue* 
x^iand  on  change  x  en  Cjr,  y  eu  iy\  (t  ne  change  pas;  la  nou- 
^'^Ue  équation  ditrérentirlle  (entre  x  »"t  fi  par  exernjde)  doit  donc 
rosier  la   même   quand   oji  remplace   x  par  C.r   sans  changer  a. 


3.i4  flIU'ITBK   \V(M-    —    MKTIUHUÎS    BLI-^MIvNrAIRKî»   O'iMTKiiMATION. 

Celle  é([Natin[ï  rsl  dom  JHUHH^t'M*^  pur  rappoii  a  jj,  x',,r'',  .  .  •,-—     ^^\ 
et  Vou  rcluiiibe  ?»ur  le  €;a.>  prrcédtriU. 

Herttarqtte,  —  Dans  les  dillérenls  cas  de  véâuiiH^n  préc*'dc?!-!_  ^ftls,  j 
il  peul  se  faire  que  Fou  sache  ohlenir  certaines  ioté^rale.w— lî  ûc 
Pérpialion  auxiliaire,  sans  pouvoir  en  dëtertniner  Tinlég^ale  gé^so^^-  , 
raie.  J^es  inétliodes  précêdenle?*  sont  encore  appi  ira  blés  cl  p^^er-  i 
meltenl  dVjb tenir  par  des  quadratures  des  intégrales  de  réqua^^BiOH  I 
proposée,  renfermant  mointï  di;  //  eonslanles  arbilraires. 


381.  ApplicationSi  —  i"  Ltîs  équaiiuiis  île  la  furme  y^  =  f(y)  rent  ^r~eAl 
flBiiâ  l'un  ries  i\|if*  |m  ècéflent*-.  On  peut  les  intr'»fi;rer  dircclemcrU  ^a«* 
aiirtjrie  lraiisf*»rmalioij,  rar,  ^i  Ton  multiplie  les  deux  jnciuhre^  par  ^}'\ 
on  en  déduit,  après  une  preniiùre  inli';;r;iûoii^ 


cl  t'tm  il  ensuite  .r  piii   une  quafltature 

T  =    I  ^  G  , 

Cotisidértm^  par  exrmple  It-quiitiMn 

y  =  ^oj''  -^  <Tj  r'  H-  (^iV  -I-  Oî, 


G, 


Tun  au  moirjs  de*;  coefticitrnts  a^,,  ai  n'élant  pas  nuh  Nous  avon?  d*»bord, 
en  mukij)]iant  le?  dcu\  rnenibres^  par  ly'  et  eu  înlègranl, 

y^=  -^f^-h  T^  aij'^  H-  atj^  -^  'la^r  -4-  G. 

L'iati'graïe  générale  di*  relie  neuve lîe  équation  est  une  fonction  elîiplîfï*^*^ 
(a**  373  )t  pouvant  comme  cas  partirulier  se  réduire  à  une  fonciion  sirnp'^' 
menl  périodique  ou  même  a  toie  fonciian  rationnelle,  $i  l'on  a  clioii^i  '' 
con;>lante  G  dç  façon  que  le  polvn<one  qiii  r«.l  au  '^croiid  membre  ne  '^^** 
pas  premier  avec  su  dérivée. 

a"  Il  peut  se  fairp  que  Ton  puisse  appliquer  succesî^ivemenl  plu^ieiJ'*- 
des  mèttiodes  de  réduction  â  une  même  équation.  Prenons  par  eveiiip'^ 
l'équation  du  quatrième  ordre  ^{y'^y — Sj^'j^**^  =  o.  Si  Ton  pose  d'âbor» 
y'=  u,  Ton  en  déduir  une  équaiion  du  second  ordre  ^w'*  —  "i«ii'=  a,  <!**' 

u'  3 

est  homo**ène  eu  ^f,  ^^',  «**  t^osons  n  ^  e^^*'»'-^;  if  vieni    J  t'^  —  îâi''.  ou  ^ —  —  î* 
et  Ton  en  rire 

«   ff*  -4-  rt 


•]uon  peut    entore  écrire 


roii  pri  tire,  aprè^  ime  |jreriueic  ir*léf;raLiop, 

etani  une  rori^lanie  ai  bîti  aii  e.  La  relation  fi  y  =  p  dr  nnw^  ilnmie  ensuite 
)X  C/?(  I  -^  /jî  )    •       dp  —  p  dj-y 


,T  ^  Tç—  l±C  I  ii^  p'i  \    î      dp. 

Pôson<i  /?  —  tati^«;  iiitjl«^>  le^  rouibe^  obleiiue*  en  fiii^Hdi  \arier  C  et  x„ 
"^e  (Je«iui^enl  »  t»;ir  une  f  riUis!aLir»u  nu  une  Liaiisfonnalic»ii  linîmilln-licjne,  Je 
■  iï  riKitbr  r  repié><'nh'i-:  par  le^  é<|iii\Uor*»« 


Il  est  facile  de  ^e  faire  une  idée  île  la  turnie  de  la  cfjurbe  d'aiirés  ces 
équatiori-H,  quelle  que  soit  ta  valeur  de  ji.  i^uand  ii  est  un  nombre  entier, 
on  peut  elFectuer  la  quadrature.  Si  jj.csi  un  nombre  entier  po-iiiif,  la  courbe 
n*a  pas  de  brandies  infinies,  maî*ielle  [Knit  avoir  deux  formes  d'aspects  très 
«lîdérenLs  i^uivant  la  piuité  de  jx^  bi  ^  ei^i  nu  nombre  impair,  ^  est  unefonn- 


BXER4:IC£8. 


347 


EXERCICES, 

Vfiijver  l'équation  ilinV-rentieHe  îles  coniques  en  portant  tïe  leur 
jii  générale  non  rési>lut%  et  en  éliminant  ïc*t  coeflieienl^  eolre  celle 
>n  et  les  rclationï*  obtenues  par  cinq  dérivations  succe^^sives. 

llégrer  lc$  rquaii^ms  {litlVi  enlieHes 

y'*  -h  3  r'»  -h  >*•  —  i  =  o. 

}ipliqu<?i  li-'^  uK'th'Mie^  «i^énériik^  iJabais^emeut  à  rintégration  de 
ion  (iilTt^i  t'ntiellr  ib*>  roui  ij nés. 

n  ilenianile  les  i ni»**; ru  1rs  *le  l'équation  y" ^ 'i,y^{y  —  i)  qui  s*>ni 
leiionf  ratioufiellcs  lui  ^iniplenient.  périodiques  de  la  variable* 

{Licence:  Pari??»  (899.] 

taiil  donnés  un  iri:in;Lîl»"  \BC  et  nue  courbe  P  dans  le  plan  de  re 
e,  soient  a,  />,  e  les  points  tie  rencnnlre  des  eûtes  du  triangle  avec 
ïente  en  ma  la  eotirhe  T.  On  demande  les  courbes  T  fxiur  lesquelles 
lorl  nnhriruioiiique  des  quatre  points  m,  ei,  é>,  c  est  confiant,  lor^^que 
Il  w  se  dépUiri'  -^ur  Tune  d'elles, 

Ippoil  aubarnionique  de  la  tangente  en  tu  «.'t  des  dmites  //lA,  mB, 
l  rr»nst«iiil  au^"*!. 

tant  donii«*s  lin  p«Hjit  O  *M  uii^  droite  D,  trouver  une  courbe  telle 
poilîon  «le  t.Higeiile  \W^  imaprise  rnlre  le  point  de  eonlact  M  el  le 
^  où  la  tangente  rencontre  fa  droite  D  soli  vue  du  point  Q  sous  un 

tstant* 
\Livence  :  Besançon,   ië8>,| 
ivcr  lc«  projiTctions  swx  U*  phm  <l«rs  xy  des  »20uibes  situées  sur  le 
Inîde  2«5  =  niJ*' -f- k'*^  dctnl   le-^  tiingente^  font   un   an};le  tonstdut 
a%ii'  l'axe  O5. 

\Licenc€  :  Paris,  1*^79.] 


I 


rouver  les  liajeetoires  ortbogonales  îles  familles  de  combes  n-pré- 


r  Tune  des  é(|uatii>ns  suivantes 


y'^i^n- 


^x\ 


nue*  - 


a^jy, 


a*  le 


paramétre  variable. 


:*48 


«iiAhiTiib:  xvni 


MKTJiOOliS    ELKMEXTilRKS    f»  INTI^GR  |Tt4>>\ 


9.   Pour  que  l'équation  ^{t^  y)  =  C  rejïn-stMiU*  une  famille  cli;  oourki 
parallèi*'*,  il  fam  et  il  ^uflit  que  Ton  ah 


ç(Q  )  étant  une  fonction  quelrunqijf"  dt  H. 

[On  écïïL  que  les  Irajectnircs  urlho^cmales  sont  des  lignes  droili-HJ 

Ifî.  Ttntjver  I»  ccinditimi  riéf't*ssaire  ut  suffisante  pour  que  le»  courber 
intégrales  de  réquatioei  y*  =" /{^t  y  ^  formenl  une  famille  dr  coyrbto 
(ïaial]éle«,  ei  niorilrer  qu'on  peut  effectuer  rinlég ration  par  une  quadri- 
I  nre* 

\^Licence  :  P«ris,  i8i)H.| 

11',  Former  l'éq nation  ^/méraJe  des  coniques  qui  coupent  une  c(mJt]u<: 
donnée  C  orthtigonalenient  aux  quatrcs  points  commun^^.  Ces  eoniqui?^ 
fornirnt  en  général  plusieurs  familles  distinrtes:  tr«m\er  le^  trajei^loirf^ 
orihoH^onales  de  ehaeune  de  ees  familles.  Kn  déduire  tous  les  *j*tèrof^ 
orlbogonau\  dont  les  deux  familles  se  composent  de  cotriques.  [Sî/=Oi 
«p  =  o  sont  les  équations  de  deux  coniques  se  coupant  oi  thogonalenieni  «n 
leurs  quatre  points  communs,  on  u  une  identité  de  la  foniie 

t)f  è'i*        èf  ào       -   ^ 

0:r  Oj-         ày  év  '^         *  ^ 

)  el   p.  «^Uint  deux  cucfUrienl^  constanis.) 

\'i.  Trou\L'r  lu  condititïn  pour  que  les  com  l*rs  intégrales  de  l'équalioft 
dilTérentielle  ^^  =  y*( j?»  y )  forment  une  famille  de  courbes  isotherm*** 
el  montrer  qu'on  peui  obtenir  un  faeteur  inléj;ranl, 

[SoPHis  \ai] 

13,  Soient^i^  j^5  deux  inlég^rales  particulières  de  Têquation  de  Rrccatiti^ï 
(p.  '1qI>).  \in  jiosanî ^—  =  -,  on  est  ronduii  à  l'équatiou  linéaire 

14,  Trouver  une  courbe  plane  C  telle  que  le  triangle,  ayant  p>ûf 
sommeis  un  |M>tnt  quelconque  M  de  la  courbe,  le  centre  de  courbure  cor- 
respondant elle  pied  de  Fordonnée  du  point  M,  ait  une  surface  coosUi^tf* 
On  fera  voir  que  Tune  des  coordonnées  s'exprime  en  fonction  de  l'autre 
par  une  quadifiture,  et  que  Ton  peut  se  faire  une  idée  de  la  forme  de  !• 
courbe*  sans  en  avoir  l'équation  en  termes  finis.  [Les  axes  de  caordonin'^ 
sont  «supposés  rectangulaires.) 

[Licence  :  F'ari-^,  1H77  | 


I 


15.  Étant  donnée  une  courbe  plane  C,  soient  M  on  point  de  celte  courl>«. 
I*  le  centre  de  eourburv  de  la  courbe  en  ce  p<*inl,  et  MT  la  lani^ente.  IV 
le  point  T  où  eelle  tangente  coupe  l'axe  des  jt,  on   mène  une  p^^ral^c 


EXRACICBS.  ^^^KT  349 

M   O/ qui  rencontre  la  nuimale  MF'  cii  un  |MMiit  f\.  Délermiiif  r  la  courbe  G 
«Î€    façon  que  le  lapiitirt  de  MV  ;\  M\  soîl  con^tanU 

I  Licen  re  :  T 0 1 1 1 011  «^c ,  i  K84 . J 

16.  Déterminer  les  surfaces  de  révoluU««n  ielït:s  que,  en  chacun  de  Icnrt 
[joirïtf»  Jes  rajtmf  de  courbure  des  seclions  principale!»  soient  dirigés  dans 
le  ménio  sens  et  aient  une  somme  constante  n.  On  indiquera  la  fi*;ure  du 
rtiérîdien  de  Ui  surfiice. 

{Licence  :  Toulouse,  i87«.j 


17*.  L*inle(çrîile  générale  tie  l'éipicition  d'Euler  peut  sV-crir 


yx--v^Y 


rr 


rtH  JF 


y)- 


^1  supposant  X  =  ao^r*-^  a^j'^-h  <ijj:**-i-  «jx  -+-  a^, 

£  Il  *uffil  de  lêsoudre  réquatioii  (  >H)  (  p.  Vi]  )  (twr  rapport  â  ht  ronflante» 
'  *^^     aprc^  quelques  f ransforiTiatiorin»  on  ohtîent  la  forme  de  La^range.J 

^h.  Les  lignes  asyinptotiqnes  de  la  surface  représentée  par  les  équations 

===  kiu  —  ay^iv  —  a)**,    j=:B(M  —  è  )'"  {i>  —  ù  y\     z  =  Ciu^c  y'*  iv  —  c  )« 

l*  C»l)iîennenl  par  Tiniégralion  ile  l'équanon  d'Kuler  lorsque  l'on  a  m  =  /i, 
l**^**  m  -K  n  =  I.  Déduire  de  ce  résultai  les  lignes  ai^^mptotiques  de  la  sur- 
l'^^c  létraédrale 


{îT-ny-ii)'' 


19.  Comment  peul-on  re*  «nuiaitu'  >i  unr  équation  diiïérentielïe 

'(y  —  fy^^  y  ►  ^''**  =  ^ 

^dmel   un  facteur  intégra  ni  de  la   ffir«ne  XY,   X  ne  dépendant  que  de  t 
^l  Y   ne   dépendant   que  de  )\  el  irouvei-   re  faiieur  intégrant  lorsqu'il 

«înislc? 

[Licence  :  Paris,  octobre  190'ji.] 

20',  Êlani  donnée  une  courbe  plane  C,  on  prend  le  milieu  m  de  la 
corde  MM'  qui  joint  deu\  points  qucIconque<t  M,  M/  de  celte  courbe.  Le 
potnl  M  restant  fi\e,  lorsque  le  point  M'  décrit  la  courbe  C^  le  point  m 
décrit  une  courbe  horooihéiique  c.  Démontrer  que  les  courbes  c  satisfont 
à  une  équation  difTéreniielle  du  premier  ordre  qui  s'intègre  comme  l'équa- 
tion de  Clairaut,  en  y  rcm|*laçant  r'  f»ar  une  eonstanie  arbitraire.  \  BuHe- 
iin  de  la  Société  mathémuiit^ue,  t.  WIM,  p.  88.) 


CïiÂl»lTRE  XIX. 

TllÉlHiÈMES  D' EXISTENT :E, 


Les  premières  recherche'*  rigoureuses,  pour  établir  Texislenee 
des  iutëgrales  d'un  syslciiie  (i'é(]ualinn.s  difl'éreulielfps  ou  (Ti^qua- 
liims  aux  dérivées  partielles,  stxil   tlues  à  C^IïmicIis.  L'ilJuilic  g«'û-      i 
lui'lre  a  friit  ruuHiaîLri!  pour  Icïi  éi]MjJliç»ii^^  iiual  v[irpii''s  un  lype  uft^f 
déni  ou  î>l  ratio  tj  forjdt'e  snr  une  uMmioiJo  de  comparaison  à  laquelle      ' 
îl  a  donné  le  noui  de  Calcul  des  Umifes.  On  lui  doil  îitissi  une 
autre  méthode,  {pii  ne  suppose  pas  les  fondions  analytique^,  el 
dont  ntKu^  piittenuis  plus  loin. 


L  —  C4LCT1L  I)i:S    LIMITES. 

38!2.  Généralités.  —  L^idée  fondauieniale  du  Calcul  des  llfi 
consiste  dîiiis  tVuiploi  des  loneliiuis  uiàjorauie?s  :  les  ruhn 
rueuls  ont  la  |>lns  graude  aodo^ie  avec  celui  dout  on  s^est  servi 
pour  élablir  rextî^tiuice  des  fonctions  implicites  (  I,  n^*  !87).  Tonte 
fonction  analytique  adjnetiriul  une  infinité  de  foneltons  mwp' 
ranles,  on  conçoit  que  la  mélliode  puisse  être  variée  de  bien  à^ 
façons.  La  simplicité  des  rlfVuii)nslialious  tient  en  grande  parlil 
au  choix  des  fonctions  majoranles.  Depuis  les  travaux  de  Cautih| 
ses  déinonsti'ations  ont  été  perleclio nuées  et  étendues  à  des 
plus  généraux  par  Briol  et  BruopnM^  Weier strass,  MM.  Ménf 
Darboux,  M™'  de  Kowaleski,  et  beaucoup  d'autres.  Aujorird'hii 
encore,  ou  se  sert  à  chaque  instant  de  cette  niétliode  pour  traild 
des  ipiestious  analogues,  relatives  aux  équations  aux  dérivées  pn 
l  ici  le  s,  avec  des  conditions  initiales  variées. 


383.  Existence  des  intégrales  d'un  système  d'équations  diflé- 


eitidUeB.    —  Coiisidéruns  d'îiburd  une  seule  ^iqualion 


35  j 


dx 


fi  T.   VU 


pt  le  second  membre  f(x^y)  esl  holomorplie  dans  le  voisinage 
^n  syslf^riie  de  valetirs  .r^,  ru-  Nnirs  nous  jirc>|>oson.s  de  déinonlrer 
B  cette  équation  ntimet  une  intégrairy{x)  hoiomorphe  dans 
domaine  du  point  x^s  av?  réduisant  à  y^  ponr  x  ^  Xq, 
3iJppo-^ons,  |>onr  abréger  les  formules,  .z^o=jkii  =  o,  ce  qui 
leot  à  écrire  x  eÀ  y  k  la  place  de  x  —  x^,  y  —yn-  Si  réijuation 
^posée  adniel  une  infé^ralr  bolojnorphe  dun^  le  voisina ji;e  du 
ni  j*==o,  et  s'aniiiiliuit  ^ivec  x,  il  sufliia,  pnur  jHïuviiîr  érrire 
développement  eu  séiie  enlière  de  eelle  inl<'*^rafe,  de  savoir 
culer  les  videurs  tle  Ion  tes  les  dérivées  successives  de  cette 
égrale  pnur  r  ==  o. 
péquillion  (i)   ii<mi>  donne   d'aboid  (7^)    ^/{**f  o);  d'autre 

^l,  les  équations  que  Ton  en  dédnil  |>iir  des  différentia Lions 
^«tées  perrneLlenl  de  calculer  la  Videitr  d'une  dérisée  d'ordre 
^Iconqne  au  nioven  de  x,  y  el  des  dérivées  d'ordre  inférieur, 


<  d^  _  d«/ 


fiy  dT^ 

r-r  dy 

1  - — - — -  -7- 


dy-  \  dx/        à  y  dr*  ' 


^Banl  dansées   relations  .r^^y^o,  on  calculera  dr  proche 

proche  les  valeurs    initiales  des  dérivées  successives  (  ^^]  • 

•  y  \  /  d'*  y  V 

&)  '  ''•'  (  7~7r  )  *   '■''  ^^  rinlégrale  cherchée  au  moyen  des 

kfficienis  du  déveïo|)peinent  de  /(x^  y)  suivîinL  les  puissances 
X  el  de  y.  Jusqu'aux  travaux  de  Cautliy,  oit  avait  admis  sans 
slratioii  que  la  série  entière  aiusi  obtenue 


n 


jprt 


('J::z\ 

\ dx^ /y  r . 2 . , .  n 


lit  convergente  pour  les  valeurs  de  x  voisines  de  zéro, 
four  démontrer  en  toute  rigueur  ce  point  essentiel,  observijns 
opérations  j)ar  lesquelles  on  calcule  les  coefficienls  de  la 


iSi 


rH\PITHK    \1\. 


THKùHBMER   DK\tSTBNCS> 


série  (3)  se  n'dtiisenl  en  (lélînitive  à  des  addilions  ei  à  des  miil^' 


(d'^\- 


pticalîoiis  îieiiferrïeni ,  de  ^orie  qnr  la  valeur  obtenue  pourt  j-^) 
peut  s'écrire 


(4> 


flOrt- 


<ï«o). 


V„  étant  un  polvdome  à  coefjieirnts  «entiers  ei  posîiir>,  et  fluide 
gnanlle  coeflicient  de  .r*v*  dans  Je  développement  de  /{x^y), 
donc  on  remplace  hi    fond  ion  f{x^   y)   par  une   fonction  ma^ 
ranle  '^(J*,  Y)  et  que  Ton  se  pnipose  de  ciélerminer  une  inlégr 
fiolomorjjhe  de  l'éqnalion  iuixiliaire 


(5) 


g.,<..V) 


s^annulanl  avec  x^  les  coefficients  de  la  série  obtenue  pour  le  dé^T- 
loppemcnl  de  Y  serunt  des  nunihres  positifs  resj^eclîvemenl  iufj<^^ 
rieurs  aux  modules  des  coefficieuls  du  même  rang  de  la  série  (3^ 
Si  la  série  obtenue  (K*ur  Y  est  convergente  dans  un  certain  doniairtr. 
il  entera  de  même  a  /arliori  t\v  la  série  (3).  Or  la  série  obltiuk^ 
pour  \  sera  c*'riaiuemenl  coavergente  ^^i  réquatioii  auxiliaire  admet 
une  inléj^rale  liolomorphe,  s'auuulanl  pour  j?  =  u 

Supposons  la  fonction  /^(x,  y)  liolomorphe  lorsque  les  va* 
riables  ./■  et  y  restent  dans  les  cercles  C,  C>'  de  rayon*»  a  el  à 
décrils  de  Tori^ine  pour  ceiilre  dans  les  plans  des  deuît  vanaMes. 
et  eoiiliniie  sur  ces  cercles  eux-mêuïes,  el  suit  M  la  limite  siifW*- 
rieiire  de  |y'(x,j^)|  dans  ce  domaiiie.  On  peul  prendre  pour  fonctioD 

tVï 
majorante  cp(.r,  Y)  ^= — :^ rr-*  «^l  Téquaiian  auxiliairetà) 


multipliant  les  deux  meml>res  par  [  i  —  'i)* 


M 


Nous  pouvons  vérifier  direclenient  que  cette  équation  adwfï 
une  iolégrale  lH»lomor[die  nulle  pour  jr  :=  o;  en  effet,  les  variabit*^ 
étant  séparées,  ou  déduit  de  cette  équation 


(7) 


ys 


a  M  Los; 


155 


^^^m^  I'    ^    CALCUL   nKS    LIlttTES. 

Hconslaiite  qu'il  faudrait  ajoiiler  au  second  meuilK-e  pour  ijvoir 
légale  gônérale  de  l'ét]ualion  (6)  rsl  nu  lie,  si  Ton  îidnjap  pour 
ogarillime  la  di'*LerminiJtiori  qui  esl  nulU'  pour  j^  =  o.  En  résol- 
(l  r/'iiualiod  (^)  par  lappori  à  Y,  il  vii'iil  encore 


l*on  preud  pour  Ir  radical  la  dt^teruiinatîou  qui  se  réduil  à  i 
ir  jF  ==  o,  la  foruuihî  (8)  représenle  bien  une  intégrale  de  Féqua- 
ti  (6)  qui  esl  nulle  pour  x  =  o*  Celle  fonction  Y  esl  holo- 
rphe  dans  le  domaine  de  l\>rigine;  en  elïet  la  fonction  sous  le 
lical  est  hoionioiphe  i  11  nié  rieur  du  cercle  C  de  rayon  û,  et 
le  fonction  s*anuule  poui 

Lorsque  la  viir table  .t  res;U'  à  rinlérieur  du  cercle  Cp  de  rayon  p 

Brît  dp   l'orij;ine   pour  cerilre,   le    module   de— 7— Log(i \ 

itc  inférieur  â  lunilé  (*)  et  Je  radical  est  nue  fonction  liolo- 
irphe  de  .r  dan»  ce  cei'cle.  Lii  série  oLlenue  p(»ur  le  développe- 
nt de  Y  esl  donc  convergente  dans  le  cercle  de  rajon  3,  et  il  en 
de  même  à  plu5  forte  raison  de  la  première  série  obtenue  (3). 
.>n  voit  a  i  se  m  en  l,  d'api  es  la  formule  (8)^  que  tous  les  coelficients 
d«*veloppemenl  de  Y  sont  r*^tds  el  pnsilils,  ce  doul  nouséLinn^» 
yré^  </  priori.  Si  Ton  donne  à  x  une  valeur  ijuelecmque  de 
dule  inférieirrà  p,  le  module  de  Y  est  donc  inférreur  à  la  somme 
la  série  obleiiue  eu  remplaçant  J"  jnir  p.  Ou  a  donc,  pour 
M  point  pris  dans  le  cercle  Cp^  |  \  |  <;  6,  et  f>ar  suite  \y\  <  6. 
l'on  remplace  K  p^f  l«i  >omme  de  la  série  (.1)  dan*»  y(.2,  >■)>  le 
ullal  de  la  substitution  esl  donc  une  fonction  ^{x)  holuniorphe 
dft  \e  cercle  de  rayon  p.  D'après  la  façon  même  dont  on  a  obtenu 

COcflîctenls  de  la  série  (3),  les  deux  fonctions  4>(\r)  et  —■  sont 

lies,  ainsi  t|ue  toutes   leurs  dérivées   successives^  pour  x=o» 


M  En  «fFclt  tou*  les  coffricienLs  Hu  dt^cloppcriieul  de  ceUc  (onction  suivant 

pui^'-anre»  de  x  sonl  recb  et   né^auf;».    Le  ruodulc.  pour  |  j:   <  p,  est  donc 

^wur  au  module  de  lu  valfur  quVllf  prend  pour  j:  =  p,  c'est-à-dire  tf  runité. 


î54 

Elle 


CRAPITRK    %t\. 


lolomorphf 


el  la  fonctii 


4aU  i  ] 


ni  donc  rdei>liqries,  el  la  tonclion  hoJomorphe  y  sali'.fi 
toutes  les  conciliions  dt  '*  ' 

Poui'  italculer  les  coef(΀Mvn(s  de  hi  srrie  (H),  an  (leul  sulxiihiei 
dîrectemeriL  à  ia  place  de  »%  dans  Tëquation  (i  ),  une  série  en- 
tière r  =  (\.F  -f-  (j2>^^4-^  -  . ,  el  t^crire  tjue  les  denx  membres  sonl 

identiques.  Le  coelfîcient  (fe  j""'  dans -j- est  nCn^  (andis  tyie  le 

coefficient  de  ,r"  *  dans  le  second  nienibiWne  défieud  evideiiinieul 
qne  de  C,,  (1^,  .  .  .,  C„_»  et  des  coeniritnts  t/^^.  On  vërilîebien 
de  cette  façon  cjue  les  coefficients  (!!„  se  calctileoi  par  les  seule* 
opérations  d'addilion  el  de  n»nlli[di(:idion. -^ 

La  méthode  s'élend  sans  dinicullé  à  nn  système  d'on  rnunli 
quelconque  d^''qtlalions  du  premier  ordre.  Soil 


(.o)  ^-/.u.r.r.,.. 


,  jy»  ► 


('=«.'* /») 


un  s^ystèrne  d'équations  difTérenltelles^  on  les  fonctions  /,  sortî 
holômor|djes  dans  le  voisinaj^e  tles  valeurs  .ro,  ()/ïo,  ....  (j«)<»* 
Ce  H  éq  ua  i  io  n  s  a  dm  e  t  le  n  i  n  n  s  y  s  i  è  m  e  d  '  in  i  égi  -a  les  h  o  h  m  otp  h  €*s 
dans    le   domaine  du  point   Tch  se  réduisant    respecliv'enuH^ 

En  reprenant  des  raisonnements  tout  pareiK  ^\ix  précédenls,  1^ 
dénninsLraLion  de  ce  théorème  se  ramène  à  établir  que  le  sjslèniC 
d'équations  auxiliaires 


d\^       dYt 


dy\ 


cùr         dsp     '  '  '  '        </j7 


(-I)(-V)-(-ï) 


admet  un  système  d'intégrales  holomorjdies  dans  le  voisinage  «i*^ 
Tori^ine,  s'annulant  toutes  pour  J^^o;  les  fonctions ^i  sont  suf->' 
posées  holomnrphes  tanl  que  Vnn  a  \x --  XQ\'^a^  ^Yî — (,^i)o|r^' 
et  M  désigne  encore  h*  module  maximum  des /*/  dans  ce  domain^^  " 
Ces  intégrales,  ayant  h^urs  dérivées  égales,  et  s'anniilanl  tont^^ 
pour  x^=o,   doivent  élre   identiques,  et  il  suffit  de   considéra' 

r 


équalion  unmue 


dy_ 


M 


di' 


OU  1  4  m 


peut  encore  séparer  les  variables.  Cette  équation  adme^ 


CALCUL    DES    LIMITÉS^ 


535 


ih 


Y  =  è 


V' 


(  /i  H-  1  )  M  a 


Log(,-^), 


:  holomnrphp  rlans  le  cercle  de  rayon  ^  •=.  a\\  —  e'"^*'"**/, 
est  nulle  poiir^^r^  o.  Les  intégrales  du  système  (lo)  son! 
ohmiorplies  dans  le  mèrne  cercle, 
éqnalion  unique  <1  ordre  n 

fre  remjdacée  par  un  sjslèine  équivalent  formé  de  n  équa- 
lu  [»reuiier  ordre 


^n  _ 


dx 


^yt. 


dr. 


dx 


dx 


=  F(a?,r»r yn-\), 


roduisani  ronnne  incoJ»nues  auxiliaires  les  dérivées  succès- 
Je  j^,  jusque  l'ordre  ^  ^i.  Ou  déduit  alors  du  théorème 
il  que  r équation  (ï'î)  ndmet  une  intégrale  holomorphe 
le  domaine  du  point  x^,  et  te  Lie  que  cette  fonciioti  et 
—  \)prem ières  dérii'é^s prennent  pour  x  ^^  x^  des  valeurs 
'^es  à  ravancefii^  }\j  ,  .  , ,  y\"  '  ,  pourvu  f/ue  la  /onction  F 
ohmorphc  dans   le  voisinage  du  système  de  valeurs  .rp. 


ésult»'  de  Ih  dèinonstrahon  qu'il  ne  peut  y  avoir  plus  d*uue 
■lie  holomorphe  de  Téqu^ition  (i)  prenant  pour  x  =  Xq  la 
»tt.  Mais  rien  ne  peimei  d'aflirmer  jusqu'ici  qu'il  n'existe 
inte'*«4rale  non  holomorphe  satislaisant  à  la  même  condi- 
)»  C'e>l  un  point  tjui  seni  établi  plus  loin  d'une  façon  rigou- 


î 


oici  le  rai«onneiïi<?nt  einployt^  par  Briot  et  BouqurL  pour  traiter  œtle 
11.  Soit  y,  f^jnlégrule  holoniorplic  de  l'équatioïi  (0  prtînant  lu  valt^ur^r^^ 
=  ;r,.  En  i^ùsarU  y  =  Xi  -+-  s^  elle  premt  la  forme 


Bétaut  holomorphe  pour  x  =  x^,  z  —  o.   Suppoj^oos  que  cette  équatiuu 
ï  une  îniégriile,  iiutrc  14 yc  z  =  o,  tendant  vers  Jïêro  lorsque  b   Viiri<Él>lc  t 


356 


r:iiAPiTfii-:  XI \. 


THKOREMES   lï  EXISTENCE- 


384.  Systèmes  d'équations  linéaireB.  —  Oti  Irouvrrd  plus  livin 
par  une  autre  niélliode  «ne  valeur  plus  j^rantle  pour  la  limite  iule- 
rieurs  du  ra^'oo  de  converg^ence  des  séries  qui  représenleiil  les  J 
inlégrales  (u"  1190 ).  Lorsque  les  fonclious  fi  oui  des  formes  ■ 
spéciales,  on  |ieul  parfois,  en  se  servant  toujours  du  calcul  de^ 
lîmÎLes,  employer  des  foiietious  majorantes  plus  avantageuses. 
C'est  ce  qui  arrlvt!  en  particulier  dans  le  cas  tré^^  im|surtaiil  de* 
équaliuus  lioéaiies.  Soient 


n4) 


dx 


^  nnyî-^^ityt-^'"-^  ^inyn^  ^/       (*  =  i.  v., 


n) 


un  système  d'équations  linéaires,  où  It-s  fouctiouH  «lAel  6,  sont  de> 
fonctions  de  la  seule  variable  x.  Iioloinorphes  daDs  le  cercle  C  ^^ 
rajon  W  décrit  du  point  ^,>  coinuie  crntre.  Ces  êqiiaiions  adm€^' 
te  ni  un  système  d' intégrait' s;  hoiomarp/tes  dans  ie  cerdeC^  ^^ 
réduisant  respectivement  à  {y%)t^  {y  1)9^  *  •  * ,  {yft)iipourx^3C^' 
Oit  peut,  [loiir  la  démon slrîilion,  supposer 

(ji)o=  (yth  =  ^'-^{ynh-  o, 

car  s\  Ton  change  jv  *^n  {yùa  ~^yh  '^  svsti^me  (i4)  ne  change  pi 
de  forme  et  les  nouveaux  coefficients  sont  encore  liolomorpti<^^ 
dans  le  cercle  C*  Soit  M  la  valeur  maximum  du  module  d^ 
toutes  les  fonctions  Uik^   ài  dans   un    cercle  C   de   ceulre  x^    ^* 


de  rayon  /•  <C  R-  La  fonction 


M 


-  JCo 


(• 


Y,  +  . 


est  majoranle  [lour  toutes  les  fonctions  «h  >' 


Oi„yn-\' 


b4 


décrit  uinr-  courbe  C  aboiUissiirU.  au  pinnt  .r^,  Soîenl.  J,,  j:  deux  poiiiU  dr  cctU 
coiirbt:  ittinqucls  roi  respuiuleiti  ilnix  valftirs  z^  cl  z^  de  i.  On  iléduil  d<?  l'èqUi- 
tio»  (I  àis) 


Lor>c(Uii  -jC,  lend  vers  x.,  5^  leiid  vers  ïtéro  et  le  iiiodutu  du  iircmîer  uiifrobre  «If 
cctie  é^sililë  aiti^mcnie  îniiéfiniiiicni,  lândii»  que  te  module  du  ^t^roud  mim^t* 
conserve  uiir  valeur  finie;  it  ne  peut  donc  y  dvoii-  une  intégrale  leudani  >c^ 
Et^io,  ditlérenlc  île  z  —  o.  Mais  le  r<ii!«oniiemcnt  suppose  que  le  poitil  Jt  unà 
vers  x^  en  décrivant  une  cimrl>e  C  de  longueur  Jiiiie. 


CALt^Ul.    DES    LJMLTKS^ 

et  Dous  sommes  condnils  a  consirti'rer  le  système  atixiliaire 

M 


H57 


dar  dx       *  *  '        dx 


;r  —  .r„ 


■(14-  Vt^Yt-h,. 


Y^). 


Les  ffmclions  Y,,  Yj(,  .  .  .,  Y^,  dovani  elre  milles  pour  x  z=rz  ,r,j, 
el  ayanl  Ifiirs  ilerivérs  rfi^ale?*,  sonl  idenliques,  ai  le  syslcme  (i5} 
JJeiit  élre  leraplacf'  par  ré*juaiio»i  ininjue 


fï5> 


^^Y), 


C|ui   s*!ntèg;re  en   «iritafuiit   les  variables.   L'intégrale  qui  est  nirile 
\tur  JT  =^  jr^  a  ponr  expression 


Y  ^ 


^-^^)-""'-.]. 


^l   elle  est  liolomorphe  dans  le  cercle  C,  Il  en  est  donc  de  même 
<àes  iatégrales  du  syslénie  ^  i4)  et,  couinie  le   nomlire  r  peut  être 

pris  aussi  voisin  de  R  qu'on  le  veut,  il  sVnsuit  que  tes  intégrales 

sont  holomorphes  dans  le  cercle  (l. 

:i85»  Équations  aux  différentielle»  totalei*  -^  Soii-nt  Xi,  jt^,  . , . ,  j-^ 
titi  système  lie  n  variable!*  indi-pendanles,  z  uor  foartion  hwoutinv  de  ces 
vanâbies,  et  /^^  f\ f^  n  frinction?;  données  de  j?|,  x^,  .  .  .^  Xn^  s. 

Une  équation  a  un  difTérenrielks  tnliile^^  est  une  relation  de  la  forme 

O;  I  ds  =/idxi-i-/idx^  -h.,.-h/ndx„; 

elle  est  équivalente  en  n'alilé  à  n  éi\uii[\mis  distinctes 


(tU) 


Admettons  qu^il  f\i*'i«   uim'   fnnrti<»Ti  z  de  j*| ,  x^^   ,  .  .,  x„^  satisfaii^anl  à 
eef  «  relHliuns;  nfius  pouvons  cahuI^M  de  'leu\  façons  différentes  la  dérivée 

seconde- : — (  *  ■=^  ^  "•  fc^n  écrh  aiit  que  hs  résultats  obtenus  soiii  iden- 

ôxi  àxi  * 

.                ,      w  (  n  —  I  j      ,     , 
tjque*.,  noy>  obtenons  les  — relations 


#1) 


e!  la  fitnenon  ^  ne  peut  dire  prise  que  parmi  les  fonctions  qui  satisfont  à 
ce»  relations.  Nous  allons  eunsidiTer  sculcnieoL  le  cas  très  iuiporlanl,  où 


3^8 


cn\r*ITRK    \tX.    —   THKOREMKS  H  EXtSTBNCK. 


ces  rt^btmn»  <»onl  vérifiées  id€ntiquf*menî.  On  iliL  alors  que  rèquation  (17) 
on  le  système  ét^uivalent  (»8)  sont  potnplètement  întégrablti, 

Ètani  tionnée  une  equafton  aux  fti(féienfieiles  totales  complètement^ 
in  té  g  ra  hfe.o  ù  tes  fo  net  to  n  s  ft  sont  ho  lo  m  o  f  p  h  t^s  tla  n  s  fe  va  isinn  ^e  fia  $yt-  1^^  ^ 
tème  de  mi  leurs  { ,r,  )y,  (  .r,  )«.  . . , .  (  j^i,  )o,  -3o.  cette  équation  admet  une  inté"^^  ^j 

fertile  holoniorphe  dans  le  voixinage  du  système  de  valeurs  1  j"|Io.  -,. 

ix^  )©,  se  réduisant  à  x,,  pour  j*,  =  (.r,)o,  . . .,  x»—  (^»)m. 

Les  équations  (18^  et   celles  que  Ton  en  tirduit  par  ile-i  liifTerentîatfnv:^. 
suecessives,  permeltCTït  d%î% primer  toute*  W>  dérivées  partielles  de  la  fou  ,^. 
lirtn  inconnue  *  au    moven  de   £.  Xy.  -r,,   .,»,  r^.  Mais,  tandis  qu'il  ^'5/ 
évident   qii'ivn   ne   peut  raie u  1er  que  d'iroe  seule  façan   les  dérivées  ti*Ue^ 

que  - — -^  W  faut  «m  peu  ptifs  d'allenlion  pour  s'as^yrer  que  Von  obtiendra 

loujour*  la  même  expression   pour  une  dérivée  d'ordre  quelconque^  VtWit 

que  — — -»  que  l'on  peut  calculer  de  plusieurs  façons  dilTérenlrs*  Il  eo 

est  ainsi  pour  les  dérivées  du  second  orrlie,  lorsque  le^  con<litions  119)  *oni 
vérifiées  identiquement.  Pour  vérifier  que  la  prtqirîété  e!«t  i^énérale»  il  suffit 
de  montrer  que,  si  elle  est  vraie  jusqu'aux  liérivées  partielles  (Vonlre  p^ 
elle  est  encore  vraie  pour  les  dérivées  partielles  d'ordre  p  -h  i  Nous  nous  ^  ^ 
appuierons  pour  r«;la  sur  la  n-marquc  suivanli*.  Soil  ViXi,  -rj,  .  .,»  j-j,,  *  )<'  ^h 
une  fonction  quelconque  de  j'i ,  x^^  .,.,  x„,  z  :  posons 


d}l_dV_      M 


rf*U 


_  _  ^      d     /d\jx 

daci  ~  dry    '    €*-»•"'         da*idxt,        d^j^  \dT( / 


{  i^  k  ^  %,  %,  . . .,  n);^" 


de»  conditions  (19)  on  déduit   immédialemt  ni  que  l'on  a,  quelle  que 
la  fonction  U, 

d:ttdxk  "  (ùrftdapi 


i 


Cela  po^é,  soient  u  et  v  deux  dérivées  partielles  d'ordre  />,  qui  ne  différ*>/>/ 
qu'en  ce  qu'une  dérivation  par  rapport  à  Xi  »  été  remplacée  par  une 
dérivation  par  rapport  à  Tif,  Tout  se  réduil  it  démontrer  que  Ton  1 


du  dv 

nu  ^ — '  =  -T—^  Mais  u  et  r  ont  été  obtenues  en  prenant  le»  dérivées  cl*un* 

dérivée  partielle  w  d'ordre/»  —  if  par  rapport  aun  variables  xt  et  x^  res^ 

,-^  -  d^v  dw  .. ,      »  ,.  ,  ,  . 

pcctivement.  On  a  donc  u  =  -- — »  v  ==  — — ,  et  I  égaille  a  établir  se  rcduil 

dxi  dxjf 


d^w 


-)  relation  que  Ton  vient  de  démontrer. 


dxi  dxk        dxn  dXf 

Pour  démontrer  la  convergence  du  développement  ainsi  obtenu,  on  peu! 


lioDi!  remplacer  le*^  fyrit  lions  (^  par  <les  fourtîons  majorante<t  çp/,  pourvu 
que  l'ijii  cbi>i^i*f^i'  ces  fonctions  :j)|  de  façon  qu»^  l'équation  aux  dilTêren- 
tielle«^  tolalc^  auxrtiairc  soil  elle-niôrnc  compléteffieni  inlê^rable.  Sup- 
posons pour  simplifier  {x^  Kv—  <  ^i>o  =  ■  * —(-!*/()<)  =  -u  =  o;  on  peut  prendre 
pour  fonotiou  majorante  de  hoHe**  les  fonetions  fi  une  expression  île  la 
M 


forme 


(,-£i: 


-)(-!) 


t  et  l'f^quaiion  iui\iliîirre 


(ao) 


dL^ 


M  {dxx-^  dx^  -H . 


■  àXf,  ) 


(- 


^^,- 


^)(-l) 


est  compîètemeni  întégrable,  d'après  la  symêhie  du  second  membre  rehi- 
tivemcni  ati\  n  variables  .r/.  Pani  olitenir  une  intégrale  bolomorphe  s*an- 
n (liant  avec  ces  variables^  il  sufOx  de  cherf^ber  une  intégrale  qui  9oit 
f^'^nction  (li;  la  senle  variable  X  =  ^j  H-  :rj  h^.  . .  h^  af^,  ce  qui  conduit  à  une 
^«fuauon  différentielle  ordinaire  de  la  forme  ^6) 


^^t-ie  inléî^rrtle  étant  refirésentée  par  un  fléveloppement  en  séxîe  eanver- 
*^*nieoù  le  coefficient  d*un  terme  quelconque  j-^« ,,.  jr^"  est  réel  et  positif, 
*-    «Jéveloppement  r»bienu  pour  i  est  a /or/ fori  convergent  dans  ïe  même 

***^«iiBine. 

1^  théorème  *'éieiïd  sans  dit'fieuké  aux  systèmes  d'équation»  au\  diffé* 

''^i^tîeltef  totales  entre  n  variiiblejs  indépendantes  jr,,  Xt,  .  .  « ,  a^^,  et  m  fonc- 

^*^^ïjs  de  ce«  varia ble«  -sj,  5,,  . . . ,  <s„^» 

"*^i)  tUn^  fihdxx^ , , .  -^  /if,d  vt-^ . , .  ^  /,,nàx„         {  *^  |'  ^'  '"'  ^M  . 

I?n  calculant  de  d^iuv  façons  dîfférenles  les  dérivées  de  la  forme— —<, 

4xi  àxk 
'*ii  e»l  condirii  »u\  conditions 


0 


i)X( 


Ô^i 


àfkh  f  . 

TIZ-^'"" 


'^  système!  ij  >  evi  dît  mniplétement  intégrable  lorsque  les  rondilions  (la) 
^Oftt  vérifiées  ideiiLiqiicnieni ,  et  l'on  a  le  théorème  suivant  qui  se  démontre 
fumme  le  précédent  : 

Tout  système  complètement  intégrabU^  où  les  fonctions  J)  sont  hoio- 
morphes  dans  le  voisinage  d'un  système  de  i^aleitrs  (  a^i  )o,  tJrîXi*  ...» 
<>»»*•»  (-*!)•«      *  .'  {^mh  *^dm  et   un  sjs  i  è  tne  *  l  '  in  té  g  m  l  ex   h  o  lu  m  o  rplief 


t^- 


386.  Application  du  calcul  des  Umites  aux  équations  aux  déii— 
▼ées  partiellei.  —  Le  rnlriil  ilos  liniih-s  prnTiel  missi  de  (léinontre^H 
I\  \i.sleiini'  ries  intégrales  d'un  systt^'inr  d'éqnalioti^  aux  dérîvtfe^^^ 
paj'iielles.  (>iHisidt^rons  d^abord   une  équiition  du   pieniipr  ordr^ 


(!l3) 


àz         ./ 


Tf, 


•  1  ^nt  5» 


ôx 


où  le  serond  m^^mbre  ne  rpiifnine  pas  la  dérive^e  - — •  (jcHc  éqiia-^ 

lion  et  celles  que  Ton   eu  tieduit  |iar  des  différeiiUalfOns  succès 
sives  permeltetil  d'exprimer  toulcs  les  dérivées  parlîelle^  de  z  »u 
mojeD  de  ^1,  ^^t  •  •  •  ^  •^ttt  ^^  '*ï  ^^^^  dérivées  partielle-»  de  z  prisée 
parrap|)ort  aux  variables  x^,  Xj,   .  •  .  »  x^  seulement.  La  propriélé 

est  évidente  en  elFei  pour  les  dérivées  de  lu  forme  -■ — — - — ^  ^  . 

comme  on  le  voil  en  dilFéren liant  les  deux  membres  de  Téqua— 
tion  (23)  a^  fois  |iar  rap[iort  à  x^,  *  .  .,  T-h  f*ïis  par  rapport  ^  Xm- 
Si  Ton  différenlie  les  deux  membres  de  Téq nation  (aS)  une  seule 
foif^  par  rapport  à  x,,  et  un  nombie  quefconnue  de  fois  par  riip[)Oit 
auv  autrcâ  varialiles  x^,  x,^  ,  .  ,,  x^t»  puis  qu'on  remplace  dans  Ig:^^_ 
second  me  mitre  les  dérivées  partielles  où  figure  une  fois  la  va-^^| 
riabteXi  par  les  expiessions  d<^jà  obtenues»  on  oi>tïendra  de  mêroe^ 

(!Kprimees  de  la   façon  anm^ucee,  **^^^H 


les  dérivées   ...  -  .  _ 

àx\  oj'** .  .  .  àjrj-^'* 

est  4'lair  qu'ini  pcul  conliuuer  à  appliquer  le  même  prrn'édé  iodé — 

Oniment. 

(jcla   posé^  supposons  la  foui  lion  f  lioîomorphe  dans  ïe  voi>i  — 

nage  d*un  système  de  valeur^  {Xi)^,   .  *  *^  \j'n}iï^  -<».  i/'i)«*  -•-   - 

(/3n)oi  61  soit  f(x2^  Xï,  i  .  , .  .r„  )  une  fonclion  des  {^n  —  i)  variîà  — 

ble.s  Xj^  Xjf    •..«  Xif^    iioloinorfdie   dans  le  domaine  du  poiol(*    ' 

(Xj)©,  (xa)o,     .  . ,  {JC»)oi  el  telle  que  Ton  ait»  |iour  ces  valeurs  par- 


(')  P*>ur  abrt*ger,  houh  appellerim^  point  itmt  svsirme  de  valeurs  part»'"»*' 
tiêi'e^,  réelles  uy  iiniigiaaireâf  ntlribuées  iiU\  Viiriitbles  qui  llgurenL  iJan&  la  cjuc^' 
tîaû. 


CALCUL    nK»    tAMÏTES, 


36t 


^è).=""-- 


if  eu  libres, 

Ce^  con*Jîiio«ii>  élanl  »iip[\osées  vériliées,  réqufjûon  {'zi)  admet 
urn^  in  Ut  ff  va  le  n^i^uiière  dans  le  domaine  dit  point  {x^)n^  ... 
Lv^  )û»  et  se  réduisant  à  'fÇ^i^  >^s*  •  -  •  ^  J^i»  ;  />fj*w  Jr^  =  (.r^  )o. 
I  l_^;i  Iniïrtiiin  '^{  JJ^,  .rji,  .  ,  .,  Xn)  petil  par  hvpolhèse  êti*e  dévev 
te|3|iép  en  ^érie  orclofuit^e  suivant  1rs  puissances  iiosrtives  t\ps 
va  fiables  j'/  —  f  Jv)ri*  *"l  \f^^  copriicicnls  surit,  à  de^  facleurs  iuimé- 
nc|f(es  près,  les  valeurs  des  dérivées  partielles  de  cette  Ibnction  au 
point  (x2)o,  -..,  (*r„ )(|.  Lu  fonction  z,  dont  nuus  voulons  dé- 
moijiriT  Texislence,  devant  se  réduire  ;i  f(j^-i,  ^»,  ...,  Xft) 
pour  Xt  =:(jr,  )o,  uous  couiiaissorïs  par  ta  mêtne  les  valeurs  au 
poîiit  (X|)(,t  {^î)o*  -1  {J^n)tt  de  louies  les  dérivées  partielles  de 
cette  funclinn  où  la  variaîdf^  ,/"|  nv  lit^^ure  pas*  Ou  vient  de  voira 
I  'ri!s|dDt  L'uniinenl  on  peut  expiimei'  lonles  les  aulrcî^  dt^rivées  par- 
tiel les  de  z  au  moven  de  celles-là.  Nous  ponvons  dcujr  ralcnler 
^^  |>rûche  eu  proche  Ions  les  coellrcients  du  développement  de  z 
suivant  les  puissances  des  vaiiables  Xi  ^(:r/)ii  au  moyen  des  coef- 
lici*^^»nls  des  deux  développeinenis  de  la  lonclion  /  et  de  la  fonc- 
tion 9,  et  ce  calcul  se  fait  par  les  seules  opérations  d  addition  et 
^^  ■ludliplicatiou.  Pour  démoulrer  la  convergence,  nous  pouvons 
'l^Hc  encore  employer  des  lonctions  majorantes  :  si  la  série  obtenue 
'^  remplaçant  dans  le  calcul  précédent  /  par  une  fonclion  majo- 
^^te  F,  et  f  jïar  uire  autre  fonction  niajorauic  <î>,  est  convergente, 
'  ^n  est  fiu'cémenl  de  même  de  la  série  obtenue  pour  z. 

On  peut  tout  iTabord,  p:iriiue  nuih»  de  irausforTnations  faciles, 
"^tlipLcer  1rs  conditions  iulliales  par  d'autres  plus  simples.  On 
**^Ul  supposer  (  j?»  )rt  ^(JFa  )ft  ^  ...=(  j"^)(>  —  o,  car  cela  revient  à 
[^•"•re  Xi  au  lieu  de  Xî  —  (.^7)0;  si  Ton  pose  de  plus 


'^TOu 


-  ?(J-i»  ^** 


a:»)-^  u, 


Suvelle  fooclM>u  inconnue  if  doit  se  réduire  î*  zéro  pour  t,  t^  o. 
-'u  peut  supposer  aussi  qu  après  ces  transformai  nui  s  le  second 
**^^rnbre  oe  renferme  [las  de  terme  constant;  si  le  développemeot 
^^mmençait  par  un  terme  constant  a  di  Hère  ni  de  KCro,  il  sul  lirait 
„^e  poser  w=  ax^  -h  ^*  pour  le  faire  disparaître.  Toutes  ces  Irans- 


m% 


chapitre;  \ix. 


THEOREMES   D  KXISTRNCK. 


formation?^  élan l  eflTeet liée?»,  si  no(iî>.reniplat;ond  le  secand  tnembre 
par    une    fojiclion    iiiîijc>r;mlp   con^enal>le,    la    démonslration   du 


(a4) 


M 


c/Z 


Ml 


OH  M,  i\  p  seul  des  nombres  posrtîfs  déterminés,  admi.n  une  int^* 
grale  holoinorphe  dans  fe  domaine  île  rori*;ine,  se  réduisanl  àïéro 

pour  JF|  r=r  o.   Si  l*iin  remplace  dans  le  second  membre  .r,  par  ^— ^  * 

a  étant  nu  nombre  f»osilif  moindre  que  Pnnilé,  on  angnïeiilf  I  «5* 
coefiirienLs^  et  le  tbénrème  s**ra  a  fortiori  étiiblî  si  l'on  deruoni  «^ 
la  priiposiliou  pour  la  niiuvelle  éijn;ilîon 

M  ^ 


<->f' 


H-  ^j»  -h  Z  \  /  -^  H-  ...  H-  


)(. 


JZ 


) 


Il  suffit  même  de  montrer  que  celte  équation  admet  une  int<î- 
i;rale  régulière,  représentée  par  une  série  eniière  dont  tous  1^^ 
CiieHûnents  sont  réels  et  positifs,  (^ar  les  eorlTicients  de  ce  troi-' 
sif'me  développement  sont  an  moins  égnux  à  ceux  de  [a  séri^ 
obtenue  en  supposant  que  Z  s'annule  pour  .r^^zro^  putfique  Iol*^ 
les  coeflieients  se  ilé^hnseul  pnr  voie  d*addilioii  et  de  multiplie»' 
tiou  des  coe'lîcients  des  ternies  indépendaïUs  de  x^.  Pour  établi** 
ce  dernier  point,  chercbons  à  satisfaire  à  Inéquation  (:î5)en  prenais  * 

pour  Z  une  fonction  de  la  seule  variable  X  ^=  —  H-  j-.j  H-  .  .  .  H-  ar,»    - 

nous  sommes  conduits  à  Fëepialioit  diflérentielle  du  premier  ordr*^ 


*   *  ^  /  I        «  —  «  . ,  \  (>Z        n  —  x/tïL  \ 


M 


Supposons  a  choisi  assejt  petit  pour  que  le  coefficient  de  —  clai>  ^ 

le  premier  membre  soit  positif.  Four  X  ^=^Z  ^  o,  l'équation  (i^    ^ 
admet  deu3L  racines  distinctes^  dont  Tune  est  é^ale  à  zéro.  Cett^ 
é*juatioti  admet  donc  %\n(^  inté^'^rale  holonii»rplie  dans  le  domaine 
de  Torigiae,   nulle  ainsi  que  la  dérivée  première,  pour  X  ^=  o.  U 


CALCUL    DRS    IJAfITES. 


M3 


!»i  aî«é  de  vérifier  dîriH^leineni  L|ue  Uur^  les  roefficienls  dïi  déve- 
>ppemf*rii  dt*  relie  inlé^r^le  sont  des  nombres  posîlifs.  Ou  peut 
crire,  en  efTel,  réqiiîilion  (^fi) 


I 


S  =  Af-)^»,X.Z,, 


♦^laiil    [>osilif,    et    *Ï*(X,   Z)   dësignanl  une  i^érh*  dont   loys   les 
^^Ilii'ifntH  sont  pnsMif?».  Après  une  preinière  dérivation»  il  vient 


JSZ 


^mir  X  ^  o,    Z  et  -^  soni    nuls,  —r-j  est   done   positif,   et  on    le 

!t"ifle  de  la  tnénie  façon  puur  les  dérivées  suivantes,  _^-— 
La  >érie  obleiine  pour  le  dévelnp|ieinenL  de  F  intégrale  cherchée  5 
t-  donc  convergente  tant  (pie  les  inorlules  des  dilférenees  jf/ —  (^i)^ 
8»tenl  plus  |»etits  qu'un  nombre  positif  t\  La  somme  de  cette 
»*ie  est  «ne  fonction  holonioiphe  dan«  le  doniciine  du  point  (j7|)o, 
îa  )«,  *  .  . .  (^i^iî)a^  -^t*  réduisanl  à  '^{X-^^x^^  .  .  . ,  Xn)  poura^  ^^  (>,)(,• 
fcl.te  fonction  satisfail  bien  à  Téquation  proposée;  en  elTet*»  si  l'on 

tliplace  dans  f  les  variables    z,  -^-    **•*  -r—  par   'a    fonction 

I  UiTj  vJ^ff 

liêcédenle  et  par  ses  dérivées  partielles,  le  résultat  est  une  fonc- 
Ml  régulîrre  i(or,,  j*3,  -  •  .,  Xn)  dans  le  doniaitie  du  point  (.''i)^^ 
*«  Jo>   *•    t  (^'/t  fut  ^t  diaprés  la  laçfïu  raéint^  dont  on  a  obtenu  les 

efficients  de  hi  série  z,  les  dmix  Ibnclioos  '|  «t  t—  **f>iit  é^^ales, 

tisi  que  toutes  leurs  dérivées  partielles,  au  point  (xt)o^  (•^3)11)  •  •  *  t 
Eptjf  :  elles  sorrt  donc  identiques. 

La  démonstration  est  la  même  pour  nn  système  d'équations 
tHullanée-i  du  tof-niier  ordre 


ï* 


Plt  les  seconds  membres  iw  rentermt*nt  que  les  varialtles  ^r,, 
%^  ♦  .  ,,  Xn.  1**^  frinçliiins  Zx^  53,  ...»  Zp^  et  les  dérivées  partielles 
^  premier  ordre  antres  que  les  dérivées  par  rapport  à  >/| .  En  sup- 
baant  les  seconds  membres  holomorphes  dans  le  voisinage  d'uu 
Jî^lème  particulier  de  valeurs  attribuées  a  toutes  les  variables  qui 
f  figurent  (jri)u>  (3a)o^  ipl)^^  ^^^  équations  admeltenl  un  système 


364  rHAPITRË    \II.    —    THËOnÉMBS   D'BKIStSPfCB. 

d'iniégrafes  holomorphes  dans  /*'  domaine  diè.pnini{x^\^  ..., 
('a?i*)oi  et  se  réduinant  pour  .r,  ■=^(.ri  )„  /i  p  fonctions  donneeici^. 
Ça,  .  .  * ,  'fp  des  (n  ^  i)  variables  Xa,  J^n  . .  - ,  J^n\  holomorphen 
dans  le  domaine  du  point  (j?./)*,  (jFa)^,  ,  . .,  (xn)9\ei  telles  qm 

(es  valeurs  de  t^k  et  de  j^  en  ce  point  soient  précisément  («1)1 

et(/?f)g  (A-=:  1,  a p;  f  —  a,  H,  .  ..,  «)■  ', 

387.   Intégralô  générala  d^tin  mjitëme  d'équations  digère utieUes 
—   Le    théorème   préc*^derit  peimet   He    conipleler  sur  pliisipuî* 

points  iinporlaiiis  la  ihéorie  des  éqitutions  ditïérenUelles.  Ainsi 
Inexistence  d%jne  inlînJLe  de  facteur^  inléj^fi-anls  jiour  iirie  expres- 
sion telle  f]ue  P(.t^  r)rfj' -h  Q(.r,  j'jrfj'*  en  esl  une  conséqueoce 
iminédiale  lorsime  P  et    Q    som   des   fonctions   analytiques  des 
varialiles  j:  ^i y  (n  '  374), 

Reprenons  TéquaLion  dn  premier  ordre  y'^y(j:',  r),  et  sOi^ 
(^0,^0)  tin  couple  de  valeurs  pour  les([uelles  la  fonction /"(jt^  ^} 
est  régulière.  L'inlégrale  holomorphe  dont  on  îi  établi  Texislenc^t 
f|ui  prend  la  valeur^Ko  pour  .r  =  x^^  peut  *^tre  coniiidéree  coraii»^ 
une  fuDclion  de  trois  variables  indé|iendantes  x^  x^^  y^\  c'est  '^ 
ce  point  de  vue  que  nous  allpns  Tétudier.  Pour  lixer  les  idé<2S» 
sirpposons  la  fonction  f{x^  y)  régulière  dans  le  domaine  dVn 
point  (x  ^  a,  y'=L'^),  Nous  pouvons  évidemment  considérer 
l'équation  proposée  comme  une  équation  aux  dérivées  parliellci 


• 


«aHj 


g-/".^> 


défiriissant  une  fonetinn  y  des  trois  variables  x^  x^^  y^^  et  nou^ 
proposer  de  déterminer  une  inté^-^rale  de  celle  équation,  holi>' 
morpbe  dans  le  voisinage  du  j>oinl  .r  =  %,  ^-0=  3^.  .^"0=  ?^  ^'  *** 
réduisrint  à^>^p  pour.r==^o-  Cette  dernière  condition  n'est  pa»  d^ 
la  mérne  forme  que  celle  du  para^ra|)he  précédent;  mais  il  sufiS*^^ 
[>our  tourner  la  diftieuUé,  de  |jrendre,  au  lieu  de  x  et  de  jt©,  dei*^ 
nouvelles  variables  indépendantes  a^^  x  -\-  x^,  c  =  x  —  x^. 
L*ëquation  fa8)  devient 


(^9) 


ày 

du 


et  Ton  est  ramené  à  trouver  une  intégrale  de  celte  nouvelle  équfl~ 


I.    —    CALCtL    UKS    UMITIÎ8.  15 "» 

ïion.   h«»loim>r[ilie   d^n^   le  voisinage  des  valeurs  M  =  3a^  i' —  o^ 

lj^^T=p^  et  se  rëduisiint   ^    Vf,    [>OLir    i^  =  o.    D'après   Ir^   lii«H»rème 

général,  il  exi^tr  une  inté|;rale  holomoi  phe,  el  ime  seule,  renifUîs- 

sanl  ces  coîuluinn>:   nous   1»   lié&i^riîrrons   par  f(jr,  ^ny  f^),  en 

supposant  qu'on  rtil  reiti placé  n  el  v  par  leurs  expressions*  Soit  D 

"iin     domaine    délini    par    les   condi lions  |^— aj^r,    |j:o— ajSr, 

ij^n — ?jS?^  *^**   celle   tonclion  tp(^,  jCq,  j'^)  est  régulière.   Elle 

Ipossède  d^ns  ce  domaine  les  piopriétr'^s  suivantes. 

D'abord,  traprès  la  façon  tnéitie  dnnl  on  i^a  obtenue,  si  Xq  tty^ 

sont  consiants,  elle  représente  Tin  terrait'  de  rèq  nation  difft^ren- 

lielle  r'^/(>c,  y)  qui    [>rend    la    valeur   r^   pour  a:  =  2:^.   Cette 

imëgrale  eî*l  certainement  holomorfdie  tant  que  )jr— ^a|  est  infé- 

.  rie  lira  r, 'quels  que  soient  Jt^,  y^  dans  le  d  uni  ai  ne  D. 

Le  développement  de  ^f(x',  Xq,  J'o)  ^^^  de  la  forme 

t*   désignant  aussi  une  fond  ion  régulière.  D'après  la  théorie  gêné- 

f*^le  des  fiHjctions  iruphcites^  on  peut  inversement  lirer  de  celte 

■^^laïion  Vq^  t[f(jr,  Xijt  >'),  le  second  memhre  étant  aussi  une  série 

^^ritière.  Cette  fonction  «Kx,  ^a^  y)  ^-^^  ifientîfftie  à  'Jï(j",m  ^^^  y)- 

•-■^n  elFel,  soient  x^  et  x%   deux  points  du  domaine  D;  Tintègrale 

H^tii  est  égale  à  >^o  p^^"t*  a:  = -rir  prend  au   point  Xx   une  certaine 

Valeur /<,  el  Ton  iiri  =  f('Z'»,  -^oi  ^Ko)*  Mais  il  y  a  évidemment 

Réciprocité  entre  les  deux  toupies  de  valeurs  (j:„,  >*^),  (x,,  y\)^ 

^t  Ton  a  aussi  pai' conséquent  F(j=i  !p(j!*5,  ./f ,  >%  ). 

Si*îtx||  une  valeur  f|ui'leonque  de  x  telle  que  ron  ail  \x\^  —  x[<Cr, 
T'oute   ioiéfjrale   holomarphc  de  Téqu^ition  (  ■J'^),    [>assant   par  un 
point  quelconque  {Xf^^y^}  du  domaine    D,   satisfait  à   ujie   rela- 
tion de  la  lorme 


Oo; 


t^{T\,  T,  y)—  C. 


EneO'et,  considérons  rintégralchcdomorphe  ëgaleà  >%,  [lour  jr  =  Xoi 
cette  intégrale  prend  pour  x\^  une  valeur  y\^  et  l'on  a  par  1  onsé- 
qucnl»  d'après  la  déliiiilion  de  la  fonction  '^,  'f(^*u.  ^»^  J'o)=^>'i. 
Soit  T  une  autre  valeur  tje  la  viu'ialde  dans  le  mémt^  domaine,  el  y  ta 
valeur  correspondante  de  ^intégrale;  or»  a  aussi  tfi^x'^^x^  y)  ^JK^, 
el  par  suite  Tiu (enraie  liolninurphe  considérée  satisfait  bien  â  une 
relation  de  la   lornie  (3o),    Eu  ditlérentiant  par  rapport  à  j?,    et 


366  CHAPÏTHK    îtlX,    —    THÊOHÈMKS    d'EKISTBNCB. 

re  tri  plaça  n  l  k'  fiar  sa  valeur  ^(js,  y)^  on  en  conclut  que  la  fooc- 
tion  ©(^it  ^^y)  satisfait  :t  Ici  relation 

(3.)  g^^/<.,^)  =  „: 

cette  relalion  se  rédnit  fbicémenl  à  une  idenlké,  car  elle  tloil  t^ire 
vérifK-e  pour  jc  ==  ^r*»,  1-:=  r»,  et  le  point  (^0,  y^)  e>^l  un  point 
quelconque  du  domaine  D. 

Ceci  pfTUïet  de  n'^]>ondre  à  une  question  laissée  en  siispeii> 
(n^*  383).  Soit  dans  le  jtlau  de  la  varirihlc  t  une  courbe  quelconque  F 
se  rapprochant  indéfinirneul  du  poinl  J*o  :  nous  dirons  qu'une  fonc- 
tion r  de  la  varia li le  x,  d<ïnl  on  penl  poursuivre  le  prolongemeDl 
analylit|ue  loiit  le  loiii^^  de  P.  tend  vers  >\j  lorsque  x  tend  vei ?.  Jd 
sur  r  si  n  tout  nombre  posilile  oti  peul  faire  conespoudre  un  atiirp 
nombre  posiiif  t,  tel  que  ly — v^  |  reste  inférieur  à  £  pour  toiil<'> 
les  valeurs  de  x  situées  sur  V  à  rinlérieur  d'un  cercle  de  ra)ou 
Ti  et  de  centre  X|,J  Le  raisontiemenl  de  Brint  et  Bouqnel  ne  prouve 
pas  qu'il  n'exisle  fiasifautre  inlé^rale  que  Finlëgraie  holomorpbe 
lendaut  vers y^  lorsque  x  lend  vers  X(,,  au  sens  qui  vient  d'être 
précisé.  C'est  pourtant  ce  qui  a  lieu.  Eu  eiïet,  considérons  un 
point  déternuiié  (x^,  y^)  du  domaine  D,  et  prenons  dans  Téqua' 
tion  (28)  pour  nouvelle  inconnue  la  fonction  délinie  plus  ha 
Y=.Q{Xn^x^y).  Ou  a 

dY        df        d^  dy 

diS  ~  âx        ày  dm 

et,  d'après  la  relation  (3i),  l'équation  dillérentielle  proposée 

Jy 

réduit  k  -T-  =0.  Or,  si  y  tend  vers  y ^  lorsque  x  tend  vers  x%y 

en  est  de  mèiue  de   Y,   et  la   seule   intégrale  de   réquaiion  noti*l 

/v 
veile       ^i  o  qui  satisfait  à  c^tte  condition  est  évideinment  Y=:/« 

L'intégrale  cherchée  doit  doue  satisfaire  à  la  relation 
OU 

(3-2)  y^^  y-^^x  —T^)  V{x,y), 

et,  (i 'après  la  théorie  des  fonctions  implicites  (l,  u"  187),  il  \%\ 


4 


iitr  racine  île  l'éqiiaLÏon  (32)  lefidîinl  vers  >'u  forsqiie  x  tend 
i?0,  et  relte  r;icinn  est  h\e\\  une  fonction  hotomorphe  (*). 
s'er*suîl,c|tje  (oiiU*  intégrale  de  réfjiialion  ('>H)  <|yi  passe  par 
oînL  du  domaine  D  vérifie  une  relation  de  la  forme  (3o).  On 
tour  celle  raison  que  eeite  équation  lepréseiile  Nntéf^rale 
raie  de  l'équaliou  diiTérentielle  daiib  ce  domaine;  C  est  la 
rante  d'intégration  qui  reste  arbitraire  au  moins  entre  cer- 
s  limites.  Nous  avons  vu  que  Ton  pouvait  aussi  iiieltre  l^équa- 
(3o)  suU!5  la  forme  équivcilente  y  ^  ^(^y  '^it^ylt)i  Inconstante 
►^gration  étant  i\^ . 

iules   ces   propriétés   peuvent    être    étend  nés   à    un    système 
lations  différentielles 


-^  =/i(^,/i»rt* 


*tr«)» 


ipposons  les  seconde  menibres  liolomor|)hes  dans  le  voisinage 
'stéme  X  =:  a,  >'i  ^  [j^  *  *  -  •  ^  J^«  =^  ?«*  *^^"  peut  encore  regarder 
quations  prétédentes  comme  un  système  d'équations  aux 
ées  pîirtielles  ci»lre  n  lonctioiis  Vi ,  jKa?  ••■?  Vn  el  n -{- -a 
blés  indépendantes  x,  x^,  (j'i)oi  ■  *  -j  (j'rt)oî  et  chercher  les 
raies  de  ce  sysléme  qui  sont  régulières  dans  le  voisinage  des 

irsx=a,  X|,=  x,  (y^)^—^^, (r«)o=  [în  et  se  rédui- 

respectivenient  à  {y^  )»,  (Xa)*!^   *  -  ■ ,  ( Jrt)o  i'our  x  =  x^. 
lient 


■  I  r»  =  '?tl^*  ^«>  L>'t)w-  --M  (J^ii)ol. 


X«  ^^«[Jr,  J^o,  (j^i)oT 


7«  =  ?*» 


■  fonctions  ainsi  définies,  que  nous  supposons  holoinorphes 
le  domaine  D  défini  par  les  conditions  \x  —  %\St\  |xg  — -  otl^r, 
-(,>'/)o|S^"  Des  formules  (34)  on  tire  inversement 

(/ï)M=<î»i(JFo*-r,  ^1 Jn) (ynh  —  ^H{3^ù,^,y\.  ...,r«)* 

iicune  des  fonctions  '^i  satisfait,  quel  que  soit  Xq,  a  la  relation 


PîCAH», 


'IGAHIif    Traite  d' Analyse,   L  II.  p.   3ï5-3i7;  Painlkve,   Leçons  de  StoC' 


^m 


CHAPîTfiK    \ï%- 


TttFOHKMES   n  CmSTENCB. 


Hi»    le   démontre   comme   loiil   à   Theiire  erï   olïservaot  que  le? 

intégrales  holomorphes  (jur  j»renfiem  les  valeurs  (1%  )o (>>(> 

pour  J*  =  Xft  vérilieiil  les  relalioas  (35)  eJ  par  suite  les  relations  (36^      s 
que  Ton  en  déduil  en  différenlianl  par  rapport  à  la  variabfe  mfi**-B 

pendante  j:  et  remplaçant  la  dérivée  -j-^  par /i-  Ces  relations  (36j 

doivent  se  réduire  à  des  identités;  en  etlel^  jtq  étant  supposé  fixe, 
on  mnntr<»  Cfuntiiê  plus  liaul  cprnn  peut  disposer  de  (ri)»»  --'(ViiVJ 
de  raçonijue  la  citarbe  iniégraie  (  '  )  pas!»e  \ràv  un  point  qiïelcimqiii^ 
du  domaine  D.  I^e  premier  membre  de  la  formule  (36)  doit  donc j 
être  nul  pour  les  eofjidonnées  d*iin  poini  quelconque  de  ct^  do-j 
mil  i  ne. 

Si  datis  les  équations  proposées  (33)  orr  prend  |H>ur  nouvelles 
fonctions  inconnues 


V|=^<pi(iro,  T,yx, 


-r»), 


Y„ 


./«) 


x^y  étant  constant,   ces  équations   deviennent^  diaprés  les  condi- 
tiôus  (36), 


O7) 


==  <*i 


dr 


Il  s'ensuit  <pie  tontes  les  intégrales  du  système  (33)  satisfont  a  des 
relations  de  lii  forn»e  (,35),  ou  (^"1)01  .  ^  • ,  (^«)«  sont  des  constantes, 
tout  an  moins  celles  de  ces  inléji^rales  qui  ont  uo  point  à  rintérienr 
du  dtimaine  D,  où  les  fonctions  ©  son!  régulières.  Nous  diruns 
encore  que  les  (brmules  (35)  représeutenl  l'intégrale  générale  du 
sjrstème  (33)  dans  ce  domaine.  H 

On  peut  aussi  déduire  de  ces  équations  qu*il  ny  a    j*âs  d'antre^ 
système  d'intégrales  que  les  intégrales  holomnrphes,  tendant  vers 
0  0«i  •  •  M  (j"™)*»  lorsque  x  tend  vei*s  œ^.  On  a  en  effet 


^i  -  yi^{x  —  Xii)\\{x^,  T,  yx,  ...,^1,) 


et   1 


jobif 


D  <?i>?ti   "',^n) 


se   réduit  à  l'unité  pourjr:=^^i« 


D'après  la    ikénrie  générale  des    fonctions   implicites,   les  équ*^^ 
lions  (35)    n'admettent  qu%in    seul    système   de    racines   en  yÊ^Ê 


(  '  )  Par  extcusiciri,  nous,  dirons  que  tout  «ysténic  d^intégralca  des  équauoiis(3 
délifiit  une  courue  inleiitaie. 


» 


y-^ yn-,  tendant  vers  i y^  ),*,  .    .  ♦  {y^)^  lorsque  x  tend  vers  x^^ 

Cl  res  racines  sont  holomorphes. 

En  r**sijmé,  |i«r  tiiiil  poini  An  domaiiif  D  il  passe  une  courbe  in- 
lé^rale  et  une  s«*Mle*  nq>rê'*erïtée  par  n  é(pi;«li(MKS  r,  =  4;  {■^)'  ^^'^ 
l*»s  fonelioiis  i,  >nnt  liolurutirphes  tant  qnt-  Ton  a  jx  —  a|^'". 


MÉTHODE  DES  APPROXIM  \TIONS  SUCCESSIVES. 
MÉTHODE  DE  C  VI  CHV  UPSCHITZ. 


W    388.  Approximations  successive!.  —  La  mi^hodi*  des  approiiinalîons 
"^ft*ot'es§i\t^s  il  été  employée   a%er  sucrés  par  M*   E.  Pirarfl  pour  le**  oqua- 

ti«»ii?,  diirérenlîolles  et   pour  ini  grand   nombre  d'équations  au%   dérivée? 

fiM  t-iitvile*.  \rMjs  ne  l'applit|uen>n'^  qu'aiiv  e(^ui^(^n^^  diiïérentîelles  avec  un 

*<  »iiïplcnienl   im|iortant    dû   ii    M.   Eni*;!    Ijiid^lof. 

Supposions  d'abord   1rs  variables    réelles  et  considérons^   pt»yi    fixer   les 
jcl**«s,  uu  syî^tème  de  d*^uiL  t^'ij nations  du  premier  ordre 


r 


s -/,...,.=,. 


il 


—  ^i;r,  }\  z): 


rK^^tj»  aihneilrons  que  les  rieuv   fnnetîansyet  o  sont   continue!*  lorsque  x 
»»  ^ic  de  ir©  à  ^Tu-i-  fl,  ei  que  r  et  z  varient  respeetîvejiient  entre  tes  limites 
"«t— A,  >^o-+- 6)  et  (  ^y  —  r,  -j^-he),   que  la    valeur   absolue   de  rbaeune 
CCS  fonctions  y  et  o  re»*li*  luCérieure  h  un  nombre  positif  M  lorsque  les 
ktMables  T,  y^  j  re«îtent  rnni|nhe*i  dan*  le»i  limite^  précêdenlc!*,  enfin  qu'il 
►  iste  ileuv  nombre'*  po^itif^  A  et  fi  tel?  que  Inn  iiii 


K^ 


I 


«I) 


<|Uels  que  *oient  le*-  p<»infs  (J%^>%  z)  et  (-r,  y,  5')  dans  le  flornaine  prccé- 

^erii. 

îiuppô^ons,  pour  la  c*Mniiiodiié  du  raisonnement,  a  ^  o,  et  stut  /i  le  plus 

^       r 
petit  des  iroi**  nombres  po->iiils  fi,       ♦    —  *  Non  s  allons  prouver  que   fex 

équations  (38)  fidmettent  un  sysfème  d*intés*raies,  continues  dam 
tintervade  (>«,  roH-  A  \,  prenani  ies  valeurs  y»  et  z^^  pour  jr  —  jpq.  \  rer 
clfet.  nous  formerons  une  ^uile  de  systèmes  auxiliaires.  I.e  premier  s^iblienl 
en  reniplaeanl^  et  s  dans  les  seconds  membres  des  équcitions  (  3H)  par  te:* 
valeurs  îaitialei»  /*>  et  «^  des  intégi^les  cherchées.  fJe  sysléme  s'intégre 
p«'ir  qtiudraturetï,  et  tiou*-  poserons 


l4o»ri=^o->-   /     fix,  y^,  Zn)dir, 


.4 


370  CHAPITRE    XIX.    —   THÉORÈMES  D*EX1STENCE. 

X  étant  compris  dans  l'intervalle  (a^o»  •'"oH-  A),  nous  avons 

lri->'o|<MA<6, 

et  de  même  \z\  —  5o|  <  c.  Si  l'on  remplace,  dans /et©,  ^  el -«  par  Ki  «i  •»!» 
les  fonctions  de  x  ainsi  obtenues  sont  donc  continues  entre  x^  et  jr»-^  h\ 
nous  poserons  encore 


Pour  la  même  raison  que  tout  à  l'heure,  ^^j  et  z^  sont  des  fonctions  rt>i^- 
tiuues  de  x  dans  l'intervalle  (^Tq.  x^->t- h)^  et  l'on  a  dans  cet  intervalle 
\yi  —  y^\  <  6,  l-»!— -Sol  <  c.  Le  procé<lé  précédent  peut  donc  être  pou  ■~- 
suivi  indéfiniment;  nous  poserons,  d'une  façon  générale, 

Toutes  les  fonctions  yn  *-'t  ^n  sont  continues  entre  ar©  et  j:©-»-  A»  «?t  Ton 
toujours  l^n — >'o|  <  ô,  |5„—  5o|  <  c  dans  cet  intervalle. 
D'autre  part,  nous  pouvons  écrire  les  relations  (4o) 

et  par  suite  nous  avons  aussi 

(4*^)       \yi(^)—yo\  <  yi(x^xo),         \Ziix)—  Zo\  <M{x  —  XoU 

X    étant    une    valeur   quelconque    de    l'intervalle   (xq,   XQ-hh).    Il   vieKi  I 
ensuite 

cl,  en  tenant  compte  de  la  première  des  inégalités  (Jg), 

et,  par  conséquent,  d'après  les  inégalités  (42)» 

I  v,(x)-^,(x)|  <(A  +  B)M  '•''r^''''. 
On  a  une  formule  analogue  pour  |^t(.r)  —  ix(x)\,  et,  en  continuant  de  l> 


II.    —    \PÎ'llOXHI4TJONS   SUCCESSIVES, 

rte,  tin  suii  i|ue  l'on  a  frune  faron  »;énérale 


3-I 


i  bù) 


Le*  cleu\  91? ries 


(-r)(  <  M{  A^  Hr 


I  .2.  .  .  /l 


Il  lou*»  les  lermes  sont  ile^  foiiriioiifi  l'iinrinui^s  de  a-  dans  l'înler\al|ç 
p  x«-H  A  ),  sont  «Jonc  iiiiiffirinèmiMii  ^convergentes  rlaos  roi  ïiilervalle. 
I  sommes  de  ces  deu%  sôries  Yi  xj  et  Z(x)  sont  par  suit*-  des  fonctioris 
lînue*  tic  ^  entre  j^,»  ri  ./-,>-+-/*.  Les  .si^ries  obiiiiiit-'i  en  ilifïerenliant 
Ui*à  tenue  sont  elles-niémes  uiiilornifnjenl  ciunerî^euLes.  En  tiiït^i,  nous 
ti»  pcir  evrittplr 


dr^- 


dj^ 


<Ah  A  -h  Br-J 


.î#»-i) 


ela  prtiuve  ijue  les  tom'tiuiis^,,, -3,^,  -y-  »  ~   oîii  respeclivenien»  pour 


d\     dtL 


ites,  lorsque  «  au^rntiule  indéûniiiienlT  V,  Z,     .    i         -  Si»  dans  les  rela 
i« 


(/^ 


=  /(x,  Y,Z 


it,  il  Nji-nt  dr»iic  â  la  liniite 
dL 


dx 


^  ^{j:,  y,  Z), 


do- 
lOinbre  /i  dUginiUiti*  ind^-lii 

ii  '" 

eeç  fonetinn^  Y  et  Z  sati«ff>nt  à  itmit'»;  le.s  rtïoilil  iouîv  de  I  enonrê. 
l'a  tiiftliode  pn-cédenit'  ^^'aitplHitie  l'vîdeuinienl.  t]uel  t]u*'  stjit  le  nombre 
^  t!r|iiatîon«  du  sysli!me«  Les  inpgalitt'S  (39),  qui  Jouent  un  và\v  ci^^^eriiiel 
•1^  la  dt'monslraliftri,  5«tm  certainement  vérifiée*.,  pour  des-  val«?urs  cf»n- 
Halilff  de  \  et  *le  B,  toutes  U*s  iols  que  les  foneti^ns  /"  el  ^  admellenl 
^dérivée*  parlielk-H  par  rapp<»rl  iiux  variablt**  >-  et  ^,  i  tinLinues  lorsque 
^variables  restent  cfinjpri^es  euire  les  limites  indiquées;  «'est  une  con- 
lucfice  fdctle  de  (a  formule  des  accroissements  finis.  Bcmarquons  aussi 
«♦s»  les  foneiioMs  /  el  s»  restent  t^ontinues  lorsque  x  varie  entre  Tq —  a 
JoH-a,  et  b's  variables  ^  et  s  entre  les  même'»  liniiit^s  que  plus  haut,  le 
ïtat  raisotinemeiil  prtiuw   rexi>lenre  d'un  système  d'inté|;rales  \  (  j  }  cf 


3?a 


CHAPITHK   \rX.    *-    JHKOBlîMfe'H    H  KStlKTRNCK. 


7a  T},  [jreiuiiil  1rs  vali'urs  >  ,j  el  c^,  |hiiji    r  =  ar^u  el  conLintics  U^ni*  linl» 
valle  (Xif—  /*t  J<j'+-  fi  u  fi   ayaiil    la   niémr  «^i^milicalinn  que  roui  <i  lluurf. 
//  ft'eriste  pax  d'autre  système  d'inté^'titfea  *jfte  \i.r)et  Zi  ri/ir^- 
nftnf  fes  vaf^tas  y^  et  «„  pottrjr  =  J^J,  l^e  raisoiMicmt*ot  riaiu  loujour^lf 

ineiiiiî,  preih>n*i  [jour  «iîin|iliher  im<'  ^^eule  tiquai  i«iïi    ~-  =fiT^y),  et  pOi 
VA*mit\e  liml  à  rheiiie 


ri 


—  Ji)  -H   /  '   ,/"(  J"t  }'û  )  ^^, 


^r»H-  /    fi-r. 


y-H-odM 


I 


Soii.  Yj^hT)  une  infi-fînilo  de  veilr  rtyiniion  pn*Hriiii  1.*  \  a  leur  Vo  p< 
:r  ^  ^n,  1*1   conlinue  daii^  un   iiilcinslle  {  Xu.  t^-^  it*  ).  a   étant  iiifericur   <u 

]iln>   pf*l»l    des   nomijres  n    et  —  »  et    IpI   qiii\  dan>i    rel    rnlei  vallc,  4)ti       ii^^ 

|Yi(  j')  — Vol  <  b.  Piïisqiif  V,  >alisfHit  n  rnjiiHïRm  |irfHjom'*\  *ii]  pei»!  »'C  J 

Y,<^t-->'«(.r|-    f    \/\f.\\it)]-/\t.  r„-itfïl\fft. 

Faisons  suecefsivt^tiH-tii  dans  cl'Uc  irlHtîon  n  ^^t,  v.  1,  ...:  on  a  d'ak»«{^ 

|Y,(j")  — ,y,(jr)|  <  \/Wx  — j-fvi, 
piiifv 

el  d'une  farnn  îjént'rale 

|Y.<.r)~7„fx>|<A"6^^~^°'". 

Le  second  membriMle  celle  iné^aliu*  teud  vers  zéro  lur^-que  rt  rtUfîDi^" 
îndêf\niiuenl:  l'intégrale  Y^  est  doue  identique  à  hi  litnïie  de  y„,  c'^* 
à-dire  à  Y. 

:jK9.  Ga£  des  équations  linéaires.  —  Le  raisonnement  i;éncr9l  protiv'^ 
que  \e^  intégrales  son!   siïremcni  rontînues  dans  l'iiiter%'allc  (a^o.  afo-^*' 
di'lint  pins   lifiiit.    Mais   on   peut    dans   bien    de««   cas   affirmer   r(f\îsUD( 
d'un    inter%'alle    plus   étendu    où   ces    inté^raïes   sont    eonlinues.   Si  1' 

rejneud    **n   eITt't    la    démonsi  ration,    on    \oil    que   les   eondilions   '' <  S' 
A  < -jTj  n*iniervienneut   que   pour  tMre  at^suré  que   les   fonction^   intermr* 

éimrcs  fu  ^i-^î-  ^ti  *■■  u^  syrien!    pas  des  iïiiervalles  { jr^,  —  /?,  v^-t-H 
(5o— c»  *o-hc)»  de   façon  qur?   les  fondions /(jt^    K/»   -«(),   7(^,  ^i,  *<> 


A I*  P  RO  X  l  M  AT  I O  \  S   '*  V l^CKSSI  V  KS . 


3r^ 


Jieril  4e^  foiîctiotifi  iMiilmues  *\c  x  ciitrr  ry  e\  Tx^-^  h»  f.orsque  les  fonc^ 
pris/(x,  j%  j  ).  s(>r,  >%  -3  )  resteiii  ronlînut's  loi^qui'  r  varie  de  jc^  \\  ^o  -f-  ^/, 
Itqiif  /  et  j  varient,  «le  —  ae  à  -(-  x.  il  cfii  iniilil^*  tle  leriir  coinple  de  ce?^ 
Mnlîîions.  Tout**!^  le-i  foneLions  j,,  5|  *t>iU  contiinie*»  cIhus  l'iulervaile  (o,  a)* 
atirpou\i>ir  iléiiionfier  hi  iMinvergetiee  fle^  deux  seiie^  (  43  K  d  î^uffiL 
Corc  f|u'îl  exisle  dfux  nonitiren  |jOî*i(if>  A  et  B,  leU  que  le*i  iiiéga- 
és  f  3<j  f  soieiil  %ériïiées  quelles  qi»e  snienl  les  valeurs  de  y^  y\  z.  z\ 
rsqin^  ^  rente  eom|)ris  dni*>  rinterviille  i^ij,  j-^^h- ei  ).  On  reroiinsiil .  »'ii 
ef ,  en  repreiMni  |*'s  eiilmls  ffiii*;  plu'»  Ii*iijI»  que  les  inégalités  (j'i  ùts )  sub- 
lejjt,  pourvu  qu*nn  désigne  par  .M  hi  \al«  lu'  uiaxiniuin  t^e  \/(t, y^^  £^,}\ 
ide  !t3<^j  Fu.  •Sii.l|  dans  ri  11  le  r%  aile  (\r{,,  ,r^-h  a). 

Des  c«>nfliti<Mis  sonl  •satisfaite'*,  d'après  la  formule  des  aeciTiissemenls 
|f»,  [arsc[yi»  les  lonetioDS  /(jp,  )%  ^),  «pCj»,  j^,  z)  adinetleiir  ilt^s  dérivées 
nielles  par  rapport  aux  variables  y  et  ;;.  qui  reslenl  Hnies,  quels  que 
pnt  y  et  j.  lor-nque  jr  varit*  de  .r^  à  J^t^-^  «*  Tel  est,  par  exemple,  Je  la^  de 
|ualion 

(^  _ 

fir  "" 


siny; 


Second    iiit  rubri'  e»-!    uim'   f<»  net  ion   i-rtiuiuiie^  quel*»  que  soient  .r  el    >',  et 

Timles 


"/ 


liérivre   partielle  —^  est  au  pin»  é^tali'  à  u/i  en   valeur  absolue. 

•  titecçrale*  de  cette  èqualion  sont  doue  des  t'oj»t*lions  eontinui  >  lorsque  j^ 

•  «  de  —  «  à  H-  X  (  1  ). 

'Cs  eonri usions  préeêdentes  s*iip|diquent   en   piirtienlier  auv   systèmes 
|ti:itiuns  Itneiiires 


it=  i,  '1,  *.,,  /i), 


f«S  enef{î<'tents  a,j^,  ùf  si>nl  des  tonrtioiis  de  ,r.  Si  toutes  ees  font-tions 
fc  Continues  dfins  uu  inter\all<^  (-^in  i"\  )i  tfujles  les  inte;irale'*  de  ee  sys- 
^^  4i>ni  é^ulemenl  i-ôutiiiueâ  dans  txt  iulervalle.  Lursque  les  nieOirîents 


)  On  peut  dédiiirr»  un  thérireriic  snaln^ue  du  Citkul  des  limîles.  Suîl  /ix.r\ 
fUmritnn  ariiilvlique  teeliepmtv  tuul  ^ystriue  de  Viileurs  réftles  de  j:  rt  de^r, 
h^ttofuitrphe  ibn^  le  voisinaj^e.  Suppo'^nu-^  m  outrr  que  i/(x,  jv)  |  reste  inférieur 

b  iHunbre  îHc  M  lorsque  I'mii  a  re^pcrtivi^inent  L'^l  /    r  )|  £a,  cl  \**^  l -*  )\~i*} 

y,  triant  uu  sysi*'me  fie  vMileiirH  rëeffe.i  «fuelronques  pour  x  el  j'.  la  fonc- 
|/f.x.  v)e«l  liidaïuorphe  duii!^  le  il'onuiiH' délitti  par  1rs  iué^»Utes  j  j?  —  jr„  l^iii, 
^.y*  -  ^r  cl  SOU  module  cf*l  inférieur  a  AL  Vlur?^,  d'^it^rès  te  r;t]eul  des  riniites, 
^^tëît  tle  réquaiiiin  y'  =  /{X,  y  i,  qu*  est  égale  à  r„  pour  jr  —  j:„.  est  sùrr- 
^1  liolornorph«*  tlaus  un  cerrie  C  diun  îc  rayou  r  es*  indépendant  de  J?,,  v^,.  Ou 
l  poursuivre  le  prcdftnfîeujeul  analytique  de  eelti-  intégrale  te  loug  dr  Caïe  réet. 
puyen  de  ccrrjrs  *lc  ravun  r,  et  r**ti  viul  tpi*elt('  «st  liulouiurplit*  a  t  intérieur 
tMnde  limitée  par  deu*  pîiratK-Ifft  à  Taxe  rêL*U  à  une  di>tauee  /■  de  ri't  ;ue* 


374  CIIAPITHK    \l\.    —   THKOHÉMl->    h'kXISTENCK. 

sont  fie^  jiolvnomeH,   lotîtes  les  inléf^raJes  soiii  *Uti\v  rfnitirmi-'^  lor*qui::  r 
varî(^  de  —  10  Si  —  ■«. 

En  <io  limilaiil  au\  vaiiablcîV  réelles,  «m  voit  qm^  les  iniégrates  ^e*»  équa- 
tions lioraires  ne  peuvent  avoir  iraulre^  points  sini;ulier*  que  rcu\  def 
coefficient»*.  Celle  propriété  ^i  impoi  tante  ne  sVteni!  pas  à  d'anlres  eipia- 
lions  en  fi[>paience  a»i*isi  simples»  par  e\eni()le  à  I  èqnatioii  j^' =  >*, 


390.  Extension  aux  fonctions  analytiques.  ^  La  métliorle  ptmi  i^n* 
étendue  aiiv  vvirî;iUle>  runipleNes.  Il  ^olllï  «Irtb^ervei  pour  cela  tjue  Ion  ï. 
poifr  nne  fonction  anaJv tique  iron*'  ou  plusieurs  variable'*,  des  inrualif»'* 
analogues  aux  iné^jalité^  (  icj  k  Soit  d'abord /<.r)  une  ftmctJon  ïiolonMtrpl*'* 
d*u ne  variable  complexe  JT dans  une  aire  L£  limitée  par  une  courbe  convenc  *-• 
et  5UI"  celle  courbe  eMe-ménie,  et   <ioit    A   la   valeur  uiaxinium  de  1/*^^^^ 
dans  cette  région.  I,a  diflei  ence  /(  ^Tj  )  —  /(  j^j  ).  où  r^  cl  j-*  sonl  deu\  pot*»** 

(pjelcunqucs  rie  <ïet^e  région,  est   éj^ali-   a    Tînié^riile   définie    /  f^{T\iM^ * 

prise  le  lon^  de  la  droite  f|ui  joint  ces  deux  juiints.  Un  a  donr 

|/( j-,  )  -/(-r,  )|  <  K\t^-x^I 

Soit  de  même  f{3\  y)  une  ffoiriion  hnloniorplie  des  d*'ux  ^ariabk^  * 
el  y^  lorsque  ces  variables  restenl  re^perlivement  dans  deux  régionjs^  ^"^ 
et  û',  lîmiteefi  par  deux  courbes  fermées  convexe*  Cet  C,  et  soient  A  cC  ^^ 
les  valeurs  maxima  de  \f\^\  el  de  |/V|  dans  ce  domaine.  On  peut  écri«''^  ' 
T|  et  T^  étant  deux  valeurs  qutdconqnes  de  .r  dans  £2»  et  rt»  y\  dc4\  v  ^^  " 
leur^  quelconques  de  jr'  dans  ii', 

et,  par  suite,  d'après  ce  qu'on  vient  de  dénooiirer,  on  a 

La   démonstration   est    la   mêiuc.  qitel   que   >nii    Iç   nombre  des    vari^ibf^^ 
indépendantes» 

Cela  posé,  bornons-notis,  pour  siniplilier  Récriture,  au  ras  d'une  eïjtf*' 
lion  unique 


(45) 


g./,x.r). 


dont  nou<  'supposons  le  second  membre  holoniorphe  tlan»  le  domiiini' 
défini  par  les  iné^jalités  |;r  —  x^\-a^  \y  ^  y,^\  ^b.  Soit  t\l  la  valeur  mati 
mum  de  \f^^y  y  s\  dans^  ce  domaine,  et  A  le  plus^  petit  des  deux  iKtmbre^o 

et  rj  •  Dans  le  plan  de  la  variable  jt»  décrivons,  du  pmn^^^omme  ccoire. 


U.    --    \l*PROXϫATIONS   StCClKSSIVES.  3^5 

tjn  cercle  (v#  f'*"  riyon  /i  et  juisuii^^  ciimme  ou  l'a  déjà  fiiit, 

r«=J'"-^   /     /(j^,  j,i-,  )f/j-; 

I  liwiie  <*u|iéri€urt.*  jt-  élaiit  un  |joiiit  intL'iiiïui  à  G/^,  on  dtmunlif  d  yb<iiH 
4c!  pirtche  en  proche  que  1"«hi  h 


\yt—Ju\<à.      \y^  —  y^\  <  A. 


lK«-ro|  <  ^ 


Toifie»  ce*  fonclionji  K|.  _^ît  -*-^yH*  -'•  ^*>ut  rîoTi*  des*  fonctions  holo- 
niiir|ilieH  de  x  dati*  \e  rercle  C/,,  et  le  pi<»rédc  (nul  eue  contînm'  înd^ii- 
l'ment.  Noui^  pouvons  encore  écrire 

•J*i>   7«(x»— r«^iir)  =  ^   |/(rj'«-iUïl -/|^^v.-t(^ït;^^ 
[  '  '• 

'*"téj^rale  étant  prise  suivanï  k  ligne  droite  qni  juîiit  les  deux  points  jpp,  x, 
StJ«i  j\  la  valeur  tna^tunum  fit'  -j—  lorsque  Ton  a  |x  —  x„|  i  A,  (  r  ^>u|  5  6; 
"îi|>rè«î  la  remarque  qui  vii-ni  dV-tre  faite,  niKis  avons  toujiiurf 

|/[  t,  j^,_,  {f)\  -/l  /.  r„-,(  /  )  1 1  <  A  I  j'«,,  f  f  }  -}^,-'J  t  )l 

'*'Mii  démontrer  que  l'i^u  a  une  inéj^alité  analogue  an\  inégalités  (  4ît  fc/s  ), 
*"p|*oçon5  que  Ton  ail 

*•'=  c|iii  a  lieu  evideiinneni  pour  ft  =  à.  Soit  x  =  ^,>-i-  r*?*' ;  le  cliaugenient 
*^    ^«riabïe  (  —  Vi^^ç^e^^  ranièue  l'inléijrale  (.^6)  à  une  intégrale  prise  le 
'**"^  de  Taxe  réel  de  o  à  r,  et  Ion  a  (  n"  ;i02 } 

ritt  —  l 


ir^i3r)^jr„^,{j'}\<   f     MA'*-'  ^   J^    ^^       ^  dp  ^ 


MA" 


■-a  suit*'  de  la  déuionslratiou  s':o'liève  eoinnie  plus  luiut.  La  ><'rie  dont 
**^  terme  général  c^i  y^ —  Vu-t  esl  unifnrmémi'n*  rnnviT^entr  dans  le 
*^*^»'Hr  Cft  ef,  comme  lou«i  ses  termes  sont  des  fondions  lioloroorpheH, 
'*  ^«inime  île  eelte  série  e^l  une  fonctifjn  holrjuiorphe  dans  le  même 
•^•^rile  (n"  298  ^  qui  satisfait  à  Téquatron  (43)  «M  qui  prend  ta  valeur  j^( 
P'^Ur  r  =  Xg.  Le  ilé\elnppement  en  série  entière  de  cette  intégrale  e^ 
'^'"Cernent   identique  a    celui  que   fournit  le  cafcui  des   i  unit  es,   m»h   td 


376 


IHU'ITHF,    VIX.    —    THHnRKMKS    D  KXISTKXCI-:. 


Iiiiiili'   obteiiUL'   pour  Ir   isivon   ii«   ti>iivi'rg»înre   «r^l   *iipérii*iiri*  îi   edl«  «^  i 
fl«irii»e  la  |jri'inior<'  iii*'lliotl*«. 

Lii  r*îiiKMtjut*  ri'lHlive  îhi\  rjpitiïion'K  Impaires  «i'éti'rid  aus§î  aii\  fonciloi 

si»i*:iii  fle*i  fiinctiuiT^  ;ni«lvriqmt'^  <lr  lii  ViUMalilu  ronjjJi^\e  ^,  \laiquon*  4» 
le  f)lan  le;^  |)<iints  singulîiTs  <ii'  vf<  ruiiclhiiiï*  v\  f^iipposons  i^iie  dt*  chaer--^" 
'if  •"fs  jjojril*'  sin^^ulici'-  un  itiK"*"  uin"  «Jemi  <h'<«'ili:  iml/'Ouie  sitivanf  li*  p  ^^'' 
hin^emeiil  rlu  *iiv^mcnl  joi^utinl  Xg  au  point  siiif^iilu'i.  r*n  ;ip|u'ili'  étm  ^' 
COI  Tfspondiittt  fiu  -^yslèjfit*  de  [loîiit**  siiijîulifr'i  J'ençerîiïjle  d<*s  poiril*  c^^*^ 
jilan  tjtJt  iM'  soDi    «^iriiT's  siii'  îHiciMir  dei^^  li^ut^s^  pri't'i'deiiU's*  Lh   ilioiti^q  ** 

ji>ini  le  point  J^^  ù    un   |miiit  r  Ac  Tèroile  ne   passe  pur  nuruii  de*  poin  ^ 

sitijçiïlier^  et  Ut  iiirilnMle  tlii  ii"  'MS\  |>iou\e  i^ue  loiito*  \vs  intégrale^  i^^V 
«lysiéine  (4  j  )  '*onl  di^î*i  fonctions  holoinoiplics  le  lon^;  ilr  t^etïe  droile.  I 
point  T  f'iafil  itn  point  (jni'l<M>ih]*i<*  fie  r»*^loile,  il  «^Vrisuit  que  liml**"  l^^»«H 
inl«V;:rale*  dti  svstéinjî  linrain*  (  \\  i  'ionl  (ïe*  fonrtioii*^  liolornoi  pht-s  da^^^l 
lonfe  l'étoile,  résultat  qyî  «sera  r*tabH  pln>  tard  iTiine  itiirre  fiiçon  t  ii*  .lîJT  '^ 
Lh  mii^lIhhIi^  des  appro\iiiialfOi»«  «.ncces^ive^  jieirnci  en  onlie  d'oblenaK^-i 
pour  le?  inie*^riile^  de^  llt•vl■loJïpenlelll^  m  «»éries  conxergentis  d^jns  toii^^Mi 
IVloile.  Soit  \  une  rê*;ioii  du  plan  lintîlê**  i^nr  nri  roniour  terme  (I  i«p|)^M^i 
tenant  lout  entier  à  rêtoile:  lc«-«*êiie*  fonmo**»  pur  la  inêtltode  de*^  appro  ^\ 
mali*>ns  sticce«isives  f*ont  miifarmémt'fit  rotn'tTffrnies  dans  \,  Nous  ifl^^^gj 
sons  au  lecteur  le  soin  île  dr veloppi'^r  la  di^ninn^*trationt  qui  ^e  fait  toojo  -^^ 
de  la  même  façon. 

3VH.  Méthode   de   Cauchy-Lipachitz*    —    l-a    première   déooMiftrafc^ii,^ 
ilonnre  par  Caucliy  de  l'exrîitem'f  de^  inlê^irales  d'un  *>>t«*"*t*  ir«M|oat  ^  o/j« 
dillrrentielles    imus    s    été    eonservée,    grâce   aux    leçon*    recueillies        u^f. 
Tahlit'  .\1o)[;no  et    puldree^^  en  |H44.  HHe  n  été   rMUalU*  nuMit   .sîtnpliliét:^    n^f 
iVI.  Lip^rhit/.  qni  a    bien    ini^  en   l'videnet'  te«  fi>  poi  firmes  nec^'^sairè!:   f>our 
la  validité  lU'  la  dêmiMinl  ration. 

l*onr  bien  *aisir  la  *nîte  îles  idres,  i'r(ii  étions  Ti-qualion  simple 


(Jn  a  établi  (I,  ii'  TU)  qne  f'inté^^ralc  ile  eeite  équation  i|ni  prcntJ  là  \a- 
IvAîv  y^^  pour  .r  =  t^  e>r  la  liniiie  «le  la  sonirne 

<  4:  ►    J^o-»-/(.ro)(^,    -  j'„)H-/(.-rir(.r,— .ri)«K,,. -4- y\,r„_,)<j?  — ./,,_,), 

j*tt  J^jf  ..*.  -ïVi-i  étant  /*  —  1  points  de  rintervalle  tx„,  .r  )^  lorsque'  k 
noinbi'c/i  an^^menle  indetinintent  de  fa^run  que  trHii>  le*»  intervalles  (,r/—,ï',^|k 
lenileiit  ver**  /.éro.  C'est  t^f  [imeédé,  convenablenieiit  j;éni-ralisé,  qai  rtm- 
dud  a  la  première  méthoite  de  tJeuebY-  l'our  îiimplilier  Texposition,  i»ou> 
prend ron<^  le  eas  d'une  >eiile  équation 


UH) 


^=/i-./); 


ïf.    —    MÉTHODE    lïK  ^TAUCHÏ-trHSClUTZ,  ^77 

la  fonctittti /<  ,r.  y  }  tïes  Viiriniiles  ivi^Ues  jr,  y**^i  sujipnsée  e*  ml  m  «je  lor^qu*'  r 
vu  rie  th*  ^o  ;i  lr^,^t-  a.  et  que  y  varie  tle  Kn  —  '>  îi  .>%►->-  *»  "-^^  '*  «-vi^le  iin 
n.HnIirt*  iiosiiilK  Li*l  que  Ton  ;Mt*  y  el  y' élBuX  ile*i\  nombre'^  qut^konques 
curapri*.  **iiljc  Kh —  ^  ^l  Kn  t-  6  et  ,r  ètani  rQin|ich  entre  j>  el  *r,i  ^-  a» 


^ 


1^9/ 


(/(  j.  y  )  —  /(  ^t  j^  H  <  *v  1  >-  -  y  |. 


<>lte  l'onditïon,  *\oni  Ciuipuriance  n  éti^  mise  en  lumière  |.ifir  M*  Lips- 
cliitï,  ^»*ra  a]q>i4ce,  pour  abié'^er,  rtf/iditiun  de  LipscJntz;  eMe  a  iléjà  été 
nlilÎM'e  Jan^  la  mêllmcie  «les  a|q»ni\ifiiari(m?i  successive «. 

îsoieni,  \\  la   liriiilt'  supénourti  «le  |  fi;r,y)\  t\\{%\<  le  dnmaîne  pri^cérlinu 

t\k\c  |ïlu^  fïetit  xies  tivns  nfiiuhrcs  (i  et  —  (nous  ^ti|qi<isrni>  a  >«>♦  6  ;;m). 

Piîur  démniilrer  que  l'i'ijMaliiïn  (  4^  J  i*'''ï^*'l  "'i*'  î»itcj;rjtle  preuanl  la  va- 
leur  ^'^  priur  j"  =  .r.,  et  eontinue  ilaiis  rjutrrvalle  <./■„.  .r^j  h-  A),  iiousi  îujile- 
""'•ns  autant  *(«]*•  jiossible  l;i  ma  relie  suivre  pour  établir  revisteiirc  «Tune 
twictîon  primitive  île  /*(./).  Soii  ./-  iiiii-  valeur  île  la  vijiiable  apparteiiiinl 
••  '''*l  iaier\alt«";  iirenoris  «'ntre^o**'   ''  mii  <  i-rlaîu  imnibre  de  valeuo  inler- 


lins  ,i|,  ^j. 


»r,_|.  ^/, 


j'/^-j   «illani    en   emi^afianl    de  Xu  à  :*\ 


pM>i^«  t'«^mH  >ucci'«^<i  veille  ut 

^i«>  j^x- y^-\-fi.n,yuUJx  —  j,i),       yt^yi^Jir^.y^nT.—j,), 

^^  *l   lUii»   (jii  iiii    ^riH'ldl** 

la 


**J!i!iilie 


tifie  ai>H|fij;ie  é^iilenle  avec  la  ^iomuie  1 -17  1  à  laquelle  elle  *e  réduit 
"''^'iMt*  la  înnetmn  /{jr^  y  )  \U'  dépend  pas  do  k.  Un  e^i  di>ne  cuiiduit  â 
*^<*licrclier  si  ei^tte  -itmime  tend  ver**  une  limile  busqué  le  ii^mbri'  /t 
"içineiite    inrIétiiiiiiH'iU-    ^ou<*    j4i'iiérali*^er*ms    ia    t|ue^i»im   en    (]éiiiu>is#ini 


tl'al 


*<^*id  «leijv  >ftiniiies  iiniili»^iies  ativ  quanlité**  S  ei  jf  r  I,  11"  71  )* 
'-•Onsidriuris  le  niiiii^le  \U(j  l'orme  pai  les  d  roi  les  a  va  ni  pour  éqiiutioJts 


\  =  jr,j  -^  /t,  \  =  y„  H-  j\ï  t  \  —  ,r»  h  Y  =  r,»  —  M  (  \ 


''.►  )» 


^|"r<î!v  la  îav*>îi  'lotit  rm  a  deliui  h,  la  iorii-tioii  ^i  j-,  y]  est  eonlinue  bn§(pje 
t*ernt  <j*,^)re5leà  rintérieur  ou  "mr  lescùlé^  de  ee  triangle  et  sa  vab^nr 
^  '^«ilue  est  au  plus  é^îale  à  M. 

•*iî%  p»iiri|léle<  H   ra\e  de«  ^,  \  ^=  Xj ,  \  =  .'*i,  ...^  X  =  r  déeuuipOseut 

^riaii«v|e  AFir,  eu  un  certain  uonubre  de  !ii*pé7:.es  i<ii>eél«.^s  dont  le  premiei" 

t^duil  à  un  iriaugl**, -Soient  ^Ijel  w^  les  vii  leurs  ma  \i  m  uni  et  miuimum 

^  Jir^  ^)daiisct;  triangle  A^i  Cj  :  on  »  —  M  _  «1,  <  M|  ,  M*  Par  ie  point  A 

''***tioii*  les  H  mîtes  de  eoellieienis  au^ulaire^  .M»  et   w,  qui  reneonlreni  la 


378 


CHAPITRE   Xl\.    —   THKORÂMKS   d'BXISTBNCC. 


droite  \  =  Xi  en  (Icux  points  Pi  et  pi  dont  les  ordonnées  sont  respeclive- 
mcnt   Y|  =  ^o-H  M|(a:i  —  JTo  )    et   ^t  =^o-^ '''iC^i  —  ^o)  [la   lettre  j,-  ne 
désignant  plus  la  même  quantité  que  dans  les  formules  (5o)  à  (59.)].  Ces 
points  Pi  et  pi  sont  évidemment  à  l'intérieur  du  triangle  ABC  ou  sur  \t< 
côtés,  et  l'on  a  Yi>j^i.  Par  le  poini   Pi  menons  la  droite  de  coefficienl 
angulaire  IVl  jusqu'à  sa  rencontre  en  Qj  avec  la  droite  a^bt,  et  par  pi  menon-^ 
de  même  la  droite  de  coefficient  angulaire  —  M  jusqu'à  sa  rencontre  en  q\ 
avec  la  même  droite  a^bf.  Soient   iVl]  et  m^  les  valeurs  maximum  et  nii- 


Jtv+A 


nimum  <le  /(t.  y  )  dans  le  trapèze  Pi  Qi^ty^iH '»  droite  <le  coefficient  an  jK*^  ' 
lairc  iVlj  menée  par  Pi  rencontre  la  droite  a\bi  en  un  point  Pj  dont  To*" 
donnée  est 

Y,=  Y, -h  Mf{Xi  —  xi), 

ei  la  droite  de  coefficient  angulaire  /;ij  menée  par  yO|  rencontre  aibfCn  '"^ 
point  Pi  d'ordonnée  J'i  =  yi-^  niiioTi  —  Xi).  On  a  évidemment  \i>  y^' 
et  Y,  —  Via  Yi  —  Xi,  l'égalité  ne  pouvant  avoir  lieu  que  si  la  fonction/(r..>^'' 
éiJiif  constante  dans  le  trapèze  PiQi^'j/?!.  Le  procédé  peut  être  conlin'i»'- 
ayai.  obtenu  deux  points  P/_i  et  />,_i  sur  la  droite  a/_t6/_i,  inen'»n* 
par  _i  une  parall<éle  à  AB  et  par/)/_i  une  parallèle  à  AC:  nous  forninn'* 
ains.    un    trapèze    isoscéle  V/^iQiÇipi-i.   Soient   !V1/  la   valeur  maximui» 


I 


I 


n,  —  MÉTHi>i>fc;  i>E  t:Ai*:H\-i,ipi^cHiTz.  179 

'•?^{*Pt  ^1  *'iï'*>  '*<"  trapèze  et  wt,  l<i  Vrilt_'Ui  iiiiiiiEtiiini  :  U  (li<iitt.*  tî«^  rMcId- 
oîcnl  atigiifaire  \l|  menée  pni  P^-i  renc«)nïr*'  la  rinule  aiùit^n  un  poiuï  P/, 
et  la  ilruite  île  loeHieieiii  aiij;ulain'  m,  mi-iiét^  yav  p^^i  reiirrHilre  a,ftf  en 
ftin  poiiii/>/,  [Vous  fiirmoiis  win*ii  fieti\  li^iieii  |i"ily#iOiiales  partani  rfu  j>oinl  A, 
-A  P|  Pt  » . .  P/-(  P| .  .  .  P/<  'MI  L,  el  A/i|/?î  .  . .  /^,-i  Pi .  .  ,  Pu  ou  /,  aboiifissanl 
à  deu^  poïriN  P^  el  pn  «le  la  «iroîle  X  —  x.  D'après  la  coiiî^lruclioii  nieme 
de  re*^  den\  W^^nv^r-^  W  e-^t  êviderit  (Qu'elles  sotii  l'une  et  l'autre  Haii>*  If 
trîanglf  ABC,  que  la  li^ne  L  e^ï  tout  i-i^lièré  au-Je^sus  (ic  /,  et  que  U  di-^- 
tanre  rie  ce«i  deuv  li^jfne^  rornpiiM*  <n\  ihip  paiallèle  à  Taxe  Oj^  ne  peut 
dimiiiui'i  Inrmpiif  l'«il>seisî»e  i-rniï  ilr  .r,j  à  r.  Lrs  nrdonnées  Y„  et  y„  de> 
deu\  piniil>  l'vtréiiie!*  ?<»ni  ifiiH  à  fait  anali>»;iïes  aii\  soirmies  S  el  s 
(1,  n*  71)*  \f>n'^  pn<.eron^  S  —  Y„.  s  —  y„, 

A  ckaque  mode  de  subdivîsinn  rie  rini(trvi*lle  (jr„.  jr)  eorres|)ond  \\n^. 
^omnie  S  el  une  somme  $.  Sî  Fou  sntulivisu  eliarun  de*  hilervallefi  pai- 
tiel^  {ff-i.  a-O  *;n  iniervalles  parlipK  plu*«  pciii*  d'une  façon  Hrbîtiaîie» 
In  ronslruilion  |;ei>méirii|ne  préerik-tite  moiuri*  iiiiniédialemenl  que  la 
lî{»ne  L'  cf>iri'*ipf>iidanl  à  eellr  nouvelle  divi^^ion  i'*r  tout  enlîére  au- 
*le*srius  de  L  et  la  li^jne  /'  !lu-»le^sus  de  /.  On  a  doue  S'i  S.  s* \-S.  en  dési- 
^'rtaiil  par  de>  It^U  re»i  aèrent  iiée-^  li"*  sojiim***  relative!*»!  la  secimde  division. 
On  en  tonrlut.  nminie  au  n"  71.  que  si  S,  s^  S).  Sy  repi éventent  respect i- 
vement  le*  sommes  relalive*  a  deuv  nuide^  q  nef  conques  de  dtvr«ion  de 
/'îiifervalte  (  r,»,  .r),  on  a  *  <CS|,  .¥|  <  S.  En  ilé<îi«;naut  par  I  la  limitt;  infè- 
riiîure  des  ^iomme**  S  et  par  1'  la  limil«  siipéiirurr  des  souiiues  s,  on  a 
*ionc  r  ;  I,  *-^ 

Pour  que  les  stimmcs»  S  et  n  aîeiH  une  limite  eoujniune  lor'ique  Tanipli- 
■i^tjde  manimi»  des  intervalles  partiels  ti'nd  vers  y.éro,  il  (nut  et  il  suffit  que 
^^ — ^  tende  ver*  /.érn.  Nous  pouvons  écrire,  en  effet, 

ïa  ditTért'nrr  S  —  v  ntt  prut  êlre  infrrî*^ure  a  un  nombie  s  que  si  cliaeun 
«lie*  niuiibren  S — -  I,  ï  —  !',  V — v  1;  doat  aueun  ue  peut  être  néfjraliff  e*^t 
lui-même  inférieur  .1  e»  Le  iiondire  positif  t  rtaat  arbitraire,  eeri  ne  peut 
avoir  lieu  uue  *i  l'on  ,i  I  =  I,  et  il  faut  en  outre  que  S  et  jf  aient  pour 
limite  commune  1.  Pont  t-tahlir  que  S  — s  ii  t('vo  pour  limite^  il  ne  suffit 
pas  de  supposer  la  fourtifm  /"(  .r,  v  )  ronlinuc,  el  e'esi  iri  «printrrvient  la 
condition  de  bipsehil/;. 

Soient  \,  el  y,  les  ordonnées  île*»  points  P/  et  />/  et  5<  la  diÉléreoce 
^f —  yf'  ^3  fonr-tiou  fi:r,  y\  élant  Cfuiliaite  dann  If  irianj^le  ABl",  a  tout 
nombre  positif  a  uoms  ponvons  faire  corres|iimdt  e  un  auhr  nond*re  po- 
silif  ^  lel  que  l'on  ?Mt 

|/{.r,  K)  —/{T'.yi]  <X. 

pourvu  que  la  distance  de^  deuv  poiul^  {x^r\  el  {  r' ,  y  )  du  Iriaiigl  VBC 
i.foit  inférieure  a  ^:  nous  suppr»serons  toutes  les  différen^ces  j?^ — *r,- <J  ifé- 
rîeures  à  7*.  D'après  la  constiurlio»  qui  donne  les  points  P/,  />/  au     \     en 


S  —  5  =  S 


t  -^ 


r+  V 


s  ; 


38o  CHAPITRE    \IX.    —   THÉORÈMES   d'BXISTKNCE. 

(les  points  P/_i,  />/-i,  nous  avons 

0/=  o/_,-i-  (M/— /n/)(j:/— j-/_,); 
^l'autre  part,  on  peut  écrire 

M/—  m/=/(  j?;,  y,')  —f(x%  y}) 

=/(^'My/)-/(.^/,y/)-Hi/(^j,y/)~/(^/,j/)L 

i^'n  yi)  et  (x%  yi)  étant   les   coordonnées   de   deux   points  du  irapcic 
P/_iQ/7i/?/_i.  On  a  donc,  en  tenant  compte  de  la  condition  (49), 

mais  la  diiïcrence  [yi — y|  est  an  plus  éjçale  à  0,-1  H- 2M(ar/ — ir,-i),  et 
nous  avons  encore 

\l/—  m,  :C  X  -h  •>.MK(.r/—  j^i_,  )  -j-  K  8,-|. 

Supposons  tous  les  intervalles  assez  petits  pour  que  tous  les  produits 
a.MK(j7,-  ^/~i  )  soient  inférieurs  à  X;  la  difl'érence  M/ — m/  sera  infé- 
rieure à  aX  +-  K$i_i  et,  par  ^uhc.  nous  avons  Tinégalité 

(53)  ^/<o/-.,[n-K(^/— d:/-,)]-+-'iX(j|  — .r/-i) 

que  Ton  peut  encore  écrire 

On  a  donc  a  fortiori, 

N  "iX  ^         ..  /n  'X)<\ 

0,-  H-  —  <  e»^<-»v--»-.-.'  (  o/_,  -+-  -^  )  • 

Kn  faisant  ^'  =  1,  •>.,  ...,  /i  successivement  dans  cette  dernière  formule 
et  en  multipliant  membre  à  membre  les  inégalités  obtenues,  il  vient 


e' 


KiJ-— .»V 


S-5  =  $«<  i^|^Ku-.»v_,]. 

Le  nombre  po*iitif  X,  pouvant  être  pris  aussi  petit  qu'on  le  vent  pourvu 
<|ue  tous  les  intervalles  partiels  soient  eux-mêmes  inférieurs  à  un  autre 
nombre  positif  convenablenjent  choisi,  on  voit  que  les  sommes  S  et  5  onl 
une  limite  commune.  Cette  limite  est  une  fonction  de  x^  H'(j^),  «lélinie 
dans  Tintervalle  («Co,  x^s-^h).  Nous  allons  montrer  maintenant  que  celle 
fonction  F(j:)  est  une  intégrale  de  Téquation  proposée  (48),  se  réduisant 
à  y^  pour  x  =  ;ro.  Nous  continuerons  pour  cela  à  nous  servir  de  la  repré- 
sentation géométrique. 


If      —    MI>:TllorjE    DE    *ÂLf:(IV-LlPSCllïTZ. 


Ml 


Liirsque   tous  k?^  iiirei  \hIIi^>   |i!iiUrU   hrnlrnr  mts  zêm.  non   seulonieiH 
le*    e\lr»'*inUé>  de*  deux   lijiii*!^  (imI)  j^rmales  J^  ei  /  ïciMlenl  vei>  \in  puint 
Unriit.  mais  ren  li^n***»  el !+***- inênii's   U'iiilciiil   vers   uiif  i  cmrbe  limite.  Uue 
dioiir^  qurloorique  parnilél*'  mu  c-mU"  BC  leuroulre  la  ligue  L  eu  un  jjoiiii  V 
el  là  ligne  /en  un  point  /?  et  la  distance  Vf*  e*it  inférieur*'  h  S  —  s»  Hupré^ 
les    propriétés  de  re«  li^jne?*  polxj^ouales,  toti^  les  |>iMnls  P  oui  leurs  ordon- 
nées  supérieures  au\  ordonnée^*  de'^  points^»:  cxmimr  lii  dislartee  1*/'  truci 
vei*^    irro.    il   s'en>uil    «jue   les    poiuls    P  el  p  lendi.'Ut    \er^   un    seul   jhdul 
liniiteTT  sitiM-  sur  la  droite  eonsidérée.  l-»e  lieu  de  res  points  iz  e«ii  évidem- 
iieot  une   eourbe  C   Mluée   entre    le-^  deux    li^nrs   |iolyf^onales  L  et   /  et 
passaul   au   poiiil    A.  F/ordonnéf  d'un   point    de  eetle  eourbe  d'abscisse  9.* 
est     ^gale  a  la  fit  net  ion  Fj.r)^  déJlnte  tout  <i  l'heure,  r^ir  pour  a\oîi  la  posî- 
fiorft    du  piiînl  77  ^ur  la  ilroite  X  =^  :r.  on  i»*utilise  que  les  por  Lions  des  Ax^vw 
'•gricîs  pfdv^ouales  qui   '«*>nl  à  fiauelie  de  eetle  flroiii*.  Supp4^*«ouK  les»  deu\ 
"g«^^r^  polygonales  L  et  /  prolon^ée^  jusqu'au  c  oté  BC.  Ions  les  iuter\allc.s 

P*>»*l-iel<.   étant    inférieurs    au    idiis    |»elit    àv^    il<u\    noinhies    5.   — TTTr%    el 

I  ***'<& nt  P(  r  >,  Ul  r  I  le-^  di  u\  l(iurli<n*s  eroitioue*' qui  1  epi  rni-iil  en t  les  ordon- 
•**^?*   fTun  pnipii  d*-  U%  lii^ne  L  e(  di-  la  liiine  /  rfaii*-  I  »nier\alh"  rry.  j^^-i- A», 

t^«»  diiréreuee  P(  j*)  —  iy\T  1  est   «ntérieuie  â  -r-  <  e^^*  —  \  \,  et  eliaeiine  des 

l***'*<Mïous  l*(^  I,  (Ji;r)  dillêt'i-  de  K(J)  d'iïne  quEintitr  moindre.  Coiuine  / 
P^t^t  èire  rendu  au*si  petit  qu'on  le  %eui,  lOi  \oit  que  l'foj  peut  former 
^'^'^  srrie  uîiifoî  uirmeiil  roiïver^eiile  de  fouet  iiois  continues  avani  poui 
***'*^  rue  V{jr)  dans  liniervalle  1  r,j,  7*0 -h  /i  )  ;  eeite  fonction  est  done  aus^i 
'=^«>«H.imie,  \  Vmr  T.  1,  p.  47l-î75J 

Tôyfi*  lî^ue  poly^oniile  comprise  entre  L  et  /a  évidemment  pour  Itnute 
^  ïFième  courbe  C,  Telle  serait  la  lij;îue  pidy^ioiinle  A  dont  le^  loordim- 
'*^^S  (  J7.  ^;  I  des  souKTiels  successifs  s'obtreud  raient  par  la  loi  de  lécurjenee 


Zi  -  z,. 


-/{Tt^u  ^i-[ii^t  —  ./,-t). 


'^  premier  sommet  étant  le  point  i,ru*Vu>\  nou?^  retrouvons  les  evprcs- 
"'^^Jti*^  i  ^7l  f  (|ui  nous  ont  servi  tir  puinl  de  départ  |  Hi'marqnons  aussi  que^ 
*'  Ton  applique  la  eonstruetioti  à  partir  d'un  point  IVI'j  j'',  J'')de  la  eourbe  C 
*^n  oblieiii  deux  lif;nes  pfdyjÇHuales  L'  ei  i'  eompiises  entre  L  et  /  et  qui 
*ç  rapprochent  elles- n*ê  ni  es  <le  |jIu^  en  plu'i  de  la  porliou  de  tî  comprise 
entre  M'  el  la  droite  BtL  Soii  d'apré**  cela  MU^'^y')  et  M'(jr\  y  ^  Aeux 
points  voisins  de  C(  x'>^').  Le  coeflirient  anf*ulaire  tie  la  droite  M'M'  est 
GiimpHs  entie  la  valeur  maximum  fl  mininïiiu*  de  /{jp\  y}  lorsque  le 
point  y^,  yi  décrit  le  triangle  fornie  par  les  dieïites 

X  =  y.         Y— /=  M(X-x^K         Y  -y=  -  M(X^  j^'): 

si  la  ihlléienee  j:" — j"' est  ijiférieure  a  un   niiinbre  positif  choisi  ci»tivena- 
blemenl,  ces  deu\  valeurs  de  fi^.y)  dillércront  dv  f{jr\y  )  et  dey  t  j-*,  k*; 


'SH'À  nHAPITRE   \lt,    —    THKORÈMlLlt   d'EXISTENCE. 

d*aii&^i  ptHi  ^jii%>n  U'  \ oui! la.  Si  run  des  deux  |><Miits,  M"  par  c\cmj>Jc.  s»* 
riip|jio('hf  Micléliriifuerit  du  prii-mier,  \e.  coeffirienl  »in^ulairr  de  M" M'  a 
i\unc  j>our  ïwùte  f\  T.  y'  i.  Lh  fimclion  KiJ  )  *ialisfait  |iar  fMn-^èqiKMil  i 
réijuanoii  «liflVrejilielli;  |impo<iée  (4^)î  «ï  e**l  d'Hilknr**  évidenl  tpjf  l« 
l'j^Miilu'  C  pa*4se  au  point  A,  <:\*sl-a-Hii-e  que  l'on  a  F^jy)  —  j'o. 

[.il  courbe  C  e$t  la  seule  répondant  û  la  que*îtion.  S'il  eu  existair  unt 
retonde  C\  eelte  courhe  C  ut*  prmrrwit  êln»  à  la  fois  iui-dc^^ous  de  toutes 
les  lî;;Me*  L  et  au-de'^sus  *îe  t*oites  le**  U^ne^  /,  puistiue  ees  lignes  tein!«^*^i 
veisla  rijurbe  C  Uu  pour  i  ail  *lour  trouver^  pat  exemple*  uue  ligne  L  cj  t»^ 
userait  lencontiée  par  eelie  ïi^ne  Ç\  (loninie  C  esi  au-dessous  de  la  ligii^  ^ 
iIqii^  le  voiîsinage  du  point  A,  <tuppcisous  qu'elle  ptts^e  h u -dessus  de  L   c;** 
traver^ianl  cette  li^ne  en  un   point  tii  du  e<Mé  r%_|  l^  et  soît  m/„,  le  poîi^' 
de  G'  d*abseis*ie  X/_,.  Le  coeffîeieiil  auj^nlaire  tle  Ja  c«»rde  /?»|_| /i/  «/st  è|j^^* 
*rapiè?^   le   théorème  des  accroifsemeuts  lirii*>,  à    la    \aleur  de  la   fouclî^>*' 
y*(,r,  ^)en  un  point  de  Tare  /îi|_,/i,;  re  eoeffieieut  au*;ulaîre  ne  peur  do  «*^ 
être  supérieur  au  eoeffieieut  angulaire  du  vùié  P/_i  P^,  pui.sque  l'arc  m^_|   ^** 
esl  dans   le   trapèze   P^_t  Qi  Çi//|-t.  <>r  lii   fipjuie  monïre  qu'il   devrait  I  «J' 
être  supérieur. 

La  première   méthode  de  Giiuehv,  et  eelle  des  approximations   sucecr^^^ 
^ives^   donnent,  on   le  voit,   la   même  ïinrîte  pour  lintervalle  dan?  leqi*  *^' 
rintégrale  existe  eertaiJiement*  Mais,  au  point  de  vue  thênrique*  la  méthuajl  ^ 
de   CaucJiv    po's^éde   une  ^upérioiité  inroiile-slable  '   nous   aihoit^i   nimitrc^^* 
eu  etlei.  que  eetle  mélhoile  permet  de  tron%ei   linte^rah-  dan*i  tout  inte»"' 
valle   fini   où  celle-ci    est   continue.    D'une   façon    précise,   su[qio>or»iH  qMi^ 
l'équation   {-î*^i   arlmette    une   intégrale  ^  =  P(j^)   continue   dans  l'inle»'  — 
Vkille  (^o^  *Po-+-  i  h  <[ue  la  fonction  /{sp,  y)  soit  eltc-ménie  cunlînue  dans 
la  ré|;ion  i  K)  du  plan  desi  ity  limitée  par  les  deux  ilroites  x  —  jto,  ^  =  r„ -^   /. 
et  les  <leux  courbes  V  =  ¥ix)  =t  'ij,  r^  étant  un  n<>ml>re  poî^itif  priit  a  volonté* 
et  vérilie  ia  eondition  <  4il)  dans  ee  domaine.  ÎMia;^in(ms  que  Ton  décnuipo^^ 
1  rnteivaïle  (  jr^,  x.pH-  /)  en  iiitervalh'^  partiels  plus  petits  et  que  Vtm  con- 
iitrutse  la  li^ne  polygonale  A,  «loiit  on  vient  il'expliquer  la  construction* 
parlant  du   point  (J'o»  J''ii  )  et  relative  à   ee  mode  de   suLdivisiou,   Pout*t^u 
que  itnia  tes  ûtterçaiics  parfieh  soie^nt  moindres  qu'ttft  nombre  posiii/ 
conveftobie    3*,  vette  ligne  pf*iy^oHaie  sera  tout  cnftèrr  tfan$   ta  ré- 
gion E.  ei  ht  dijfrrence  Jeu  ordonnées  de  de t4cr  points  de  même  abscisse, 
pris  sur  la  courbe  intégrale  C  et  snr  la  ligne  A»  :tera  inférieure  à  ut* 
nombre  positif  dt^nné  à  l' avance  t. 

Soieul  x^^  Xy.  >/-,,  . . .,  -r/_i,  x^^  ♦ . .,  Jf^^i»  x^^  /  les  abscisses  des  poinl* 
de  dîviî*ir>n,  y^-i  y\t  .  •,  Y  les  onloniiées  etirrespouihinTes  de  la  courbe  C 
et  >^(j,  ^1,  jj,  ...,  Zf,  .*,,  Zh  les  orilonuée*^  de?-  <*OM»mets  de  ia  li^j'iie  A- 
Adinettrooi  d'abord  que  Louf  les  sommets  à  gauche  du  soinmel  [Xi^  ii)* 
soient  dans  la  région  (Ej,  et  proposons-nous  de  calculer  une  limite  supé* 
rieurc  de  la  différence  di=-  |  s/  —  yi\* 

Nous  avons  d'une  part*  d'ajirés  la  définitiou  nième  de  A, 


MKTHOIJK    UK    <:  vrrH> -LIPSlJilTZ. 


3»i 


iJ'autrt'  part,  "l'apn*'*  la  iVirmitli'  i\t"<  liccroisseiiieMl  •<  litris,  «jn  *i  aussi 

(xl.yi)  éianl  Itîs  (■oordonriée&  dur»  potnï  de  C,  el  .rj  «'"tHiit  compris  entiT  j"^_, 

tt  x/.  On  en  détluil 

- 

le  coefHcieiit  <ie  (jr/ — '£'<-i  )  pt^m  «^nixir*^  s'ik'rirt" 

La  valeur  ab*«iluL*  d«  la  picinière  dilFiM-cnct*  est,  d'aprè«i  la  rMudiiion  (4i>), 

iférîeurf  à   K</|_i,  D'un  nutrf  rAli\  la   ryni'tioR  /^i^,y)^  êlanl  {?onliniic 

ins   lu  région  (  E),  esi   une  tonrurm  CDiilinue  de  j*  le  \on^  de  C  et  l'on 

|>eut  prenfiri!  u(i  nombre  posiliJ  T'  assez  pelil  pf>i»r  tjue  |/(*ï\  J^)  — /<-'''^^)| 

soit  iiifêrieui  a  nn  nombre  dunné  |Mi*.itif  lA,  (jour  deux  jioiiiis  quivlronques 

«*■»  ^  ),  {j:\  y'  ^dtt  Ja  courbe  C  piMirMi  «jui?  |  j^  —  .r\  soiL  <  y.  Le  iioTnbre  <^ 

lant  choi.^i  de  cetie  façon,  on  a  donc 

^5  )  (/,  <  (V,^,  ^  (  j-^  —  ^^_ I  )  (  a  X  ^  K  </, _,  ) , 

iclatiou  liuiie   pareille  à   la    lelallon  ô  t  ),  ei   d'où   run   détJiiîra    par  cou» 
*quent 

§uppo».uns  le  immbre  X  assez  pet  il  \utiiv  ijue  tUn  ail  :iA(*?'*'^  i)  <  Ktj; 
Pj*  établira  de  procke  en  proclie  qu4?  d^  df,  .,.,</„  soiil  înft^rîeurs  a  i). 
P^*>us  les  Mimnielr*  de  la  li}:jne  polvi^oiiale  A  ^onl  doue  dans  la  région  <  E).  / 
P  Soit  F(.r)  l'ordonnée  d'un  j>ojnl  de  ta  li;ine  A;  soil  de  niènie  Q{x) 
l*>rdonnée  d'un  point  de  la  ligne  jjolygonale  auxiliaire  A'  obleiine  en 
i**'gn3ni  les  point**  de  C  d'ab'^ei'ises  .r^,  :r|^  j*,^  ,.  .,  ''«-ii  ^y -H  /*  '*n  a 

r <  j'  »  —  K (  j:  )  =  V (  c)  —  Qr^r  1  -h  <J { .r  j  —  F ^  jr  ) ; 

l'oscillalioii   de    la   ronelion    1*  i  jt  ^   ilan>  «diariiii   de'^   inlei  valiez   [>aJ'lielsi 

**-  inférieure  à  -  t  on  a  e«m^laninieut  |  Qi  .r  j  —  F(>r  )  |  <  -  {  ifoir  i.  J,  p.  J74), 

'    de  plu^  le   nombre  r,   ei^l   inléiieiir   ti  -,  *}iï   autii  |  P  (  ,r  )  —  Q<:r)|  <  -? 

|*ar  iuirc  |  P(J^) —  F(^)|<£.  l.y  loneiioo  eoniiiiiie  P(j*f  leprésenle 
•<c!  la  fonction  Fi  j*)  avec  une  appi  ii\iinati«>n  mointlre  qur  î  dans  tout 
'•ileivalle  (  j-o,  ^0—  /)* 
•-•a  méihoilede  Cauehv-Lipsebilst  s*étentl  aux  syntètnes  d'équation^  dillé- 
'^lielles  ««an^  aulre  ditlieallé  ijue  (juehjues  eornplieaiions  fîan»^  leis  foi- 
Mle*.  Klle  «.'étend  aa«isi  au\  variables  complexeï*.  Les  recherches  de 
*•  E.  Picard  et  de  M.  Painlevé  onl  inonlié  que  ta  niétliode  condui!»ail  à 
•^s  dé%elûppenneni<  en  séries  convergentes  des  intégrales  dans  tout  leur 
*'Jïnain€  d'e\if.teace  lorsfjue  les  seconds  nienibres  des  éqiiationsi  proposées 
^*^Meiil  boli*inoijiliet«  dans  ce  domaine. 


384 


aiVpITHK    Vl\. 


TIIRl>RRMRS    t)  fSKlSTKXC^K. 


ru 


fNTKiiMVLKS  PREMIÈRES.  -  MUJ.TlPLtCATFUR. 


3ifcî.  Intégrales  premières.  —  ivuuii  Honnif^  un  système  de  (/?  - 
é<|uation<i  dlÛévenltcWes aati iyifques  du  premier  onire,  nous  nrU 
rons  ces  *^qualîons  sous  la  forme  svmélrrque 


(5<i) 


./.r. 


^^T» 


les   clrnoiuiiiiJleuis   X,,    X^,    *,.,    X„   éluuf   des    (rnjrtîon^  de>   n 
varialilt*s  ;r,  ^  jc^r  -  .  . ,  ^r^   Celte  forme  des  *''(|Liations  diOérenlielles 

ne  sup|mse  rien  sur  le  *  hoix  de  la  varialde  indéjiendante,  f|iii  ppwl 
élre  1^1  ne  des  v^uinldes  Xt^  un  élrr  |iri>e  d'une  iiu  on  quelconque'- 
Nous  (ivons  vu  [dus  liaut  que,  sous  ce  ri  h  in  es  eondî  lions  qiu  on( 
été  précisées,  loutiis  les  intégrales  de  ce  s\slème  qui  passent  p^^"* 
un  poinl  cpreleonque  d'un  ilonjaiiie  D  sonl  représenlérs  par  un  , 
syslrme  d'éqtm Lions  de  la  forme 


(S7> 


/i^  /:i-    —  **  /ft-i  ^l^"l  (/^  —  «)  fouclious  liolomorplies  ihn>  ^A 
et  Ct»  C2,  .     .,  C„_,  des  constantes  que  l*ou  peut  eïioisrr  arbitrai- 
rement, au  moins  entre  L'ertaines  limites  fn*^  3H7)»  Les  iuruiules(>7) 
reprrsetilenl   Vinirgraie  géneraie  du  système  (56)  dans  le  à^^k 
mainte  J>,qui  n'embrasse  [>as  IViriémeul  loul  l'ensenible  des  vaipurci 
possibles  pour  les  variables,  fl  peni  se  (aire  que  Tou  ail  pltrsiewr* 
systrines  de  lormides  dillrn-*nts  pour  représenter  rintégrale  £jént-j 
raie  dans  des  domaines  différents.  Il  est  clair  aussi  que,  dan»  un 
même  domaine  D,  le  système  des  formules  (37)  n*est  pas  uniquiS 
on  peut  rem[dacer  les  (//  —  1  )  roiirtionsyi  par  {  n  — *  1  }  fotictionsFj 
ne  dépendant  que  des  fonctions/*!^  pourvu  que  ce'*  [n  —  v)  lo»c- 
lioiïs  F|' soieni  des  fonctions  distrneles  des  variables /î. 

(Quelle  que  soit  la  façon  dont  on  ail  pris  les  fonctions/"/,  si  le 
furmtde.^  { 5^^  )  repre^sent*-nt   Tintég^rale  générale  du  système  (5<>V 
les  (onctions  fi  sallsfonl  i\  une  même  équation  aux  dérivées  par- 
tielles du  premier  ordre.  En  eflel,  supposons  les  coordonnées d't 
point  ;r,,  .iTy,  .  .  .,  x„  d'une  courbe  intégrale  exprimées  en  faiic-" 
(ion  d'un  paramètre  varia Ide;  si  Ton  remplace,  dans  y*,?  '^^  cttar- 


IIJ.    —    iVTMiHVLliS    PRKAIIÊRES,    —    \l  l  L  l  U^MCATEl  R.  385 

huilées  .r«,  x^,  ,  .  .,  Xj»  par  leurs  expressions  £n  fonction  de  ce 

raninlre,  le  ré  su  ï  lai  se  rédiirt  a  une  ci»n^lanle/On  a  doncdf//^^  o, 
,  tin  remplaçant,  dans  dfi^  les  ditlrrenliéllrs  fix^^  dxi.  ,  .  •  par 
i  quanti  les  proporlionntdies  X|,  Xm,  ....  on  trouve  que/i  salis- 
t  à  la  relation 


n 


\ify^\^ 


ilvUe  ndalioii  d*)it  se  réduire  a  une  idenlîté,  <|uaiid  /"  esl 
!ri|>lâcëe  pur  /i,  piiisi|n'on  peut  disposer  des  ronsLantes  G,-  de 
^onqne  la  courbe  intégrale  passe  par  un  point  quelconque  de  D. 

s  in  —  I  )  font" Irons  /, j  J\i^  •  .  ♦ ,  /fi_^  sonl  donc  (//  —  i)  ioté- 
a  les  de  I  '  é  ip  i  «  L  i  on  \  {/)  =  o  ;  l  o  nie  ïo  ne  l  i  on  U{/i,/i^  •  -  .  »  /n_  <  ) 
t  aussi  ont^  intégrale  de  la  uténie  équation^  quelle  que  soit  la 
Hclion  IK  d'aprrs  Iri  rt^lrtinui  liieile  à  vérilier 


\<  11»: 


\iAh 


^</j)- 


m 


àfn^ 


\(/n-lU 


Inversement,  on  i>blienl  ainsî  toutes    les   fT»iéj(râles  de  Téqua- 
011  X(yl=^o*  Des  n  relt»lif>ns 

lï  déduit  en  r'ilet,  m  eMitnînanl  ies  cot*lî"icients  X/, 


iHj'i, 


=  o» 


•  qui  iiioJilre  ipie  /  est  une  fonction  U  ( /, ,  J'.,,,  »..»/«_!) 
►S  (/i  —  I  )  intégrales  parlienlières  J\,  f\,.  ...,/„_,,  (L  n'  28). 
n  peut  encore  le  vérili#-'r  [>ar  y\n  idiiin^enn'ul  de  variables,  linagi- 
>ii-^  en  ellel  que  l'on  [>renne  un  ncniveau  sysh^me  de  variables  in- 
^pendautes  y^  ,  r^.  .  .  . ,  yn^  ^^'^  f*  —  <  variables  ^^  »  y.^^  .  .  * ,  j^«,i 
aiit  précisément  les  tondions  /',,y^^  .  *  ,^J\_i  elieà-mèmes,  et  la 
*riable  V//  étant  choisie  de  façon  à  former  avec  j'(^  j^a,  ,  •  -  ^  Yh-ï 
:î  sv^it^me  de  «  forirtions  distinctes  des  varialtles  primitives  ,r,, 
f„.  L'équation  X(y)  =:  o  est  remplacée  par  une  équation 
i  uiéuie  fur  me 


V(/)  = 


"Xi 


le,  II. 


l5 


qui  dui»  adinpïtrp  le!i  (n  ^  i)  inté^rait'S  particulières 


/  =  rit 


f—Vn-i^ 


o 


Il  il  donc 


Y|  =  Y,  =...^  Vw^j  =«*, 


el  Téqualion  (5g)  se  réduit  à  -^  ==  o.  L'intégrale  générale  est  donc 

Il  D  e  (  o  or  li  o  n  a  r  i  ïi  1  ra  i  re  d  c  y , ,  |^J ,  .  ,  .  <,  j-'^  _ ,  (  '  ) .  ^ 

L^intéfçralion  de  réqiifiiif>Ti  au\  dérivées  parlielle-^  \ (/">=:  o  e.«t" 
donc  ramenée  a  l'inléf^rati(*rî  du  système  d  équations  difTéren- 
lielles  proposé  (56).  Inversement,  supposons  qm*  par  un  movd^l 
qiieîi:oni|ne  on  ait  oiilenu  nin*  inïégrale  /"de  l'éqiiîilion  \(f]  =  o* 
Si  Ton  reioplaer  drins  cetlr  fou  il  ion  ^',,  .r.^,  *  *  * ,  t„  pur  les  roor- 
données  cl*uti  poiiil  d*iine  courbe  intéf^ralp,  supposées  eiririméescD 
fonction  d'un  paramètre  varia  1)1  e  ijoi  péril  être  Tune  des  coordon- 
nées elles-mêmes,  ie  résuJtat  obtenu  se  rédail  à  taie  constante. 
En  eOel,  si  Ton  suppose  que  jr,,  x^,  .  •  . ,  j:„  soient  des  fonctions 
d'un  paramètre  variable  vérifiant  les  relations  (."ifi),  la  difTérentiellr 
totale  df  de  la   fonction   juvcédente  se  n^diiit  a   KX</"k  K  dési-' 

fia: 

gnant  la  valeur  commune  des  rapports  -~*  L\^natino  y  =r  C  eil 

divnc  une  conséquence  du  système  d'équations  difrérenlielles  f>rô- 
posé;  on  dîtjioiir  cette  raison  que  la  fonction  y  est  une  intégrait 
première  de  ce  système  (*). 

Si   Ton  connaît  n  —  i    intégrales  premières  distinctes,  on  peut 
écrire  imniédiatemenl  rinlégrale  générale  du  système  (56);  silo 
connaît  seulement  p  intégrales  premières  distinctes  {p<in—  i\ 
on  peut  ramener  Tintégration  du  système  proposé  à  rîntëgratiûD 
d'un  système  de  n — p — ^i   équations  difFérenlielles.   Soient,  en j 


(  *  )  Les  deux  raîsoonemenls  n'exigent  pas  que   Im   fonction  /  soit  analvtiqut. - 
l*eii  scutes  conditions  nêce'iisaircs  %onl  ce I Ici*  qui  sctnl  exigées  pour  que  l'on  puisi 
appliquer  le«  furmuJes  du  rliiingemenl  de  vartiibles,  c*e^t-à-dîrc  Texi^iteiicf  cl  1 
continuité  des  dériv*.^es  pariîcties  de  la  funtlion  cherchée/. 

(^)  L«e   raison netiii^nt   ne   s'apjdiqnerdit   |du>s  $1    le  Ciicteur  K    était  lufirii  poiu 
tous  les  points  de  h  courbe  inté^mlr,   ce  qui  aurait  lieu  si   les  Cfiordonnêe*  ( 
tous  les  point*  de  celle  courbe  dunuluicnt   1e^  n   fofictions  X^.  It   faut  aussi  U\1k 
exception  pour  W^  intêjïrales  t|uî  sont  telles  que  l'une  iiii  moins  des  fondions  Ji,| 
X,»     -•»  ^„   n'est  pas   liofuniurphc  dans  le  voisinage   d'un  poiiii    quelconque  de 
cette  courbe.  Ce  ca»  se  présente  pour  tes  intégrâtes  singulières. 


1^' 


y^i   *  •  •  ^  fp  ^^^  /^  îiitt^grales  première^;  des  p  relations 

/l    =     Cl  1  /s    =    Gj  ,  .    .    ,  .  /,!  =     G;, 


peut  tirer  //  Jes  varisibles  ^'^j,  x^,  .  .  -,  x^^  |>ar  exemple  r,, 
I ...  *  X  p  en  In  lie  lion  des  n  ^  p  viirlabïes  reslfinles  ^/^^.i ,  *  ^ ,  x^, 
Hi/^  eniislaiites  îirbilraires  C, ,  C-,,  ,  .  .^  C^,.  Il  su  H  ira  dnnc  de 
terminer  Xp^^^  *^p+ji  *  -  -t  **^m  t^n  fonction  (finie  seule  varinble 
iépeiid^mle.  Si  Ton  dé^^iffiie  par  X^/i^-i,  ^p^i^  —  »^  X^,  ee  ipie 
vieiineiil  le^  fonctions  X;,^«,  *..,  X^,  a|ïrrs  qu'on  v  a  rem- 
icéjc,,  ^2»  ■  ♦  —  '>  pat'  leurs  expressions,  il  suffira  doue  d^inté- 
tT\ii  nMOveiui  sv>lènip 


X,,., 


f> 

II 

lies  dénominateurs  dépendent  de  p  conslautes  arliilniires. 
On  peut  encore  raisonner  d'une  autre  façon.  Si  Ton  (jrend  n%\ 
ffheaii  sjfitèine  de  Narhibles  indé(ïendanles  >^|,  i\j,  .  ,  .,  ^„,  où 
\p  variables  >',,  y.^^  ...,  Vp  soient  identiques  aui  />  intê- 
lles  premières  eonnuesyi,  /^^  *  .  -^/pi  I  «'4 nation  \i/)^  o  esl 
inplacée  par  uqc  équation  de  n*éme  forme  Y(/)î=o  qui  doit 
hieltre  les  inléi;rate**  /::=  j'i ,  *  *  *  ^  f^^ Xp\  celte  équaiJon  est 
lie  de  la  forme 

«on  intégration  se  ramène  à  celle  d'un  système  de  n       p^i 
Ûf» lions  difFéreutielles  du  premier  ordre 


1  p-f-t 


Dn  voïl  par  là  de  quelle  iiupor tance  est  la  recbercbe  des  in- 
|raleâ  premières.  Jians  ebaque  cas  particulier,  la  découverte 
lue  inlrgrale  preunère  nouvelle  c  onslilue  un  pas  de  plus  vers 
lobiliou  complèle.  On  ne  saurait  donner  à  cet  égard  une  règle 
In  précise;  observons  seulement  que  le  problème  revient  à 
ioer  une  combinaison  iniégrabie  des  équations  (^56),  c'est- 
lire  a   déterminer  n  facteurs  jX|,  jx^^  —m  ^«1  ^^'s  qoe  l'on  ait 


fXrt  X,i  —  u, 


r.HVIïlTME    \\\, 


I  HtCOREUKS    n  EXISTENCE. 


soil  une  difTpreniielle  exacle  df.  Il  <^sl  clair  en  effet  *^iie  Ton  pcwl 
définir*»  df^>  <  cjiirilions  (r*6)  un  no  y  veau  rapporl  â^al  airx  premiers 


la  relalioti 


ti^ip  — 


est  donr  iHîr»  ri>n^éqiïeiici'  fle>  p<|iirth"oiis  (hÔ)  si  Ton  a 
u,  \,  —  ._-^  ;jL«  X,,  =  o, 

et  l'on  a  tira  niic  iiilê^rrale  |irennère  -^  [)ai'  des  quadralnrps,  con- 
oaissant  les  lacleiirs  p./.  H  ft»  t'sL  ainsi  en  parinMilifr  toutes  les  foi!» 
que  Ton  peiil  lionvi^r  n  i'aclnirs  [j.,,  |jl2,  •..,  Un,  le  (acleur  ul,  ne 
dépendant  que  de  la  varîahlr  r/,  dr  fai*on  ijnr  l*orï  iiil 


2f^/^i  =  «- 


Observons  aussi  qiit\  lorsi|u\m  a  oUlerin  p  intégrales  |3remiiVçs 
de  syslème  (^ôfi),  il  peui  se  faire  4]in'  le  nouveau  sys^tènie  (tio) 
puisse  élre  inlégré  eoinpIrleoienL  junir  des  valeurs  numériques 
particulières  des  ronstanles  C|,  C^*  •  •  * -,  C/m  tandis  que  I  inté- 
gra liun  ellective  est  impossible  pour  des  valeurs  aibilraif^s  de 
ces  constantes,  y 


1"  Suit  à  intégrer  le  s^ysiême 


du 


dv 


dw 


—  Ui^l 


on  aperçiirt  nisrriiL'ul  deiiv  combiiiai&ons  întéi;j;rable5  u  du  —  %f  dv  =  w  dw^ 
On  ki  dôiji*  deux  inté|j;rales  pr^-uirértis  w*— i»*=Gi,  (i* — ^  w*  =  C*,  et,  eo 
prirlîint  lei*  VHjeuis  de  t'  et  de  «^  lines  de  ce*»  relations  dans  t^t  |»remiérr 
dt's  équatinns  (tiii,  ttn  a  pruu  «icieriiiiner  «  réqiialiun  diltêrentieHe 


i  6'A  } 


d:r 


=  ^/{a»-C,)(M'-C,>, 


dont  t'intéjj^rtile  gént-ralc  est  une  fonction  elliptique  f  n"  373),  pou«inl 
comme  cas  (»iirticuher  se  réduire  à  une  fonction  simplement  périodique  on 
même  ralionnelle.  Comme  le  système  proposé  e§t  â^inétrlque  en  a,  v,  •► 


on  en  c ont- lu 


t  que  V  et  w  simt  aussi  des  functions  idlîpliques. 


-    fNTEGB 

dîi 


<ir 


dj- 


djL 


,  q,  r  sont  des  functions  données  de  x.  Un  a  enccue  une  ccinibinaison 
[rable  a  du -^  v  d^ -h- w  dw -=  a^  d'où  l'on  tire  l'intégrale  première 
f*-t-«p*=C.  Laisâtint  de  côté  le  cas  où  C  sérail  nul^  on  peut  sup- 
rC  —  I*  car  le  syslt-nie  (6i)  ne  eliange  pas  quiind  on  mutrijdie  tt,  %\ 
r  un  rnème  facleur  t'onstaiit.  A»  lieu  de  tirer  l'une  deï^  ineonnries  de 
lation  «* H- 1^' H- w' =  i ,  OR  peut  opérer  trune  l'açon  plus  symétrique 
in!^id  étant  w,  v^w  comme  les  coordonnées  d\m  point  d'une  sphère  de 
I  w«,  et  le^  exprimer  au  moyen  de  deuv  piira mètres  variables,  par 
pie  au  moyen  des  paramétres  qui  déterminent  (es  -;é né ra triées  rec- 
es  de  ia  sphère.  Postins  pour  «"e!a 


-r.X^ 


\  donne 


I  —  k\k 


•Xh 


^  =  -t*' 


^F 


îp 


t^l 


substituant  ces  valeurs  de  u,  k\  h  dans  le  système  (6ÏK  on  trouve 
quelques  calculs  facile**  que  X  et  [jt  doivent  vérilier  nn*^  même  équa- 
i^Riccati 

r    -" 

^ralion    du   système  prfqiosé  e'^t   rlfmc  ramenée  à  I  inté^^ratirm  d  une 

Ion  de  Rici?ati  (  *  ). 

^renons  encore  l'équation  intejjiree  pai   Lîou ville 

^El  r'=  z^  fin  la  lempliirc  p^ir  le  système 
^K  dT        dy  — dz 


dT        dy 


dz 
on  tire  la  rombinaisc»n  inlégrable  —  h-  iti T)dT -^/fy  \dy  =  t\, 

[uatitin  itu  second  c»rdre  proposée   admet  d<me  rinlé^rale  première 


^(ri.rr 


/      f^yft^ 


y  r*   '•  r  vs  =  G, 

on   pourrait   aussi    i» bleuir  direrienientH,   en  <li\ l'haut   par  y'  tous  les 


BOLX«  Théorie  dnx  Ëtirface$,  t.  I.  p*  iii^^gf. 


3gO  rHAPITRi:    XI\.    —   THKOftKMHS   D  EXISTENCE. 

lermes  de  IVcujiition  du  ^ccoiifl  itrtjre;  requalit>ii  du  premier  «irdrr  préfé- 
dentc  esl  «lir  la  forme  j^' =  CKY  et,  les  variables  *H:int  si^fiarï^es.  an  afh*^- 
VI* ra  l1nt«*j:rnhon  pnr  deux  quadratures. 


He marque  l,  —  On 

(65)  - 


romjjht'C  i]ueîi|iiefois  le  s\  «ilèuif  (  5U)  |jar  k*  *y*léi» 


\« 


'h. 


t  etanl  une  variable  nuxiliaiie  qui,  diins  bien  de**  ra*»,  n'est  irrlr<Hjijite  »^u< 
pour  pluri  de  sv  met  rie  dans  ïe?«  rai^ionnemeiils.  Si  l*on  a  intégré  le  «îUl^meJ 
primitif  <  5iV)  on  «ibïiendia   i  par  uii<*  r)uadraiure,  car  ^i  l'on   »em|ilace  JjJ 
j?!^  .*.,  jr^j  par  exemple  par   leurs  ex|ire*isi<>ns  en   fuiirlion  de  Xi  el  ♦litf'l 
constantes  Cj,  C,,  ...,  C;,_i  dan«i  \i,  on  est  ronduii  â  une  reliiiion 


di   -   ViTu   <-ti    t-3i 


*.^ 


d'où  l'on  iléduira  /^  par  une  quadralurc.  Il  *iuîl  de  là  que  riulégrak' nêné- 
rale  du  ntHiVf*au  système  j  5"j  \  sera  i  c prt'^senlér  par  le^  n  t'quaLioHS 

•  -^        ftt~\  —  *'«-tt 


{m) 


^/.=  <^ 


t        J'it  -  G,, 

/#(  n,  '"îT  *■' 


/li  fti    -'-i/tt-t    f't»nt    ( /^ —  I)   irilr;^ndes    dlsliinte^  dt^   \  (/*)  =  «*  el  f* 
une  nouv^elle  cnn«;tanlt'  iiibifraire, 

Inverseineul ,  pfnjr  obifuir-  la  courbe  inié;ii'ale  du   sylèine  (  >6  )  pa^saffltl 

par  un  poinl  donné  j?^y,  t^ rj,  on  (ïeul  ebereher  les  intègriles  «lu 

fiysitènne   (55),    où    t  csj   eonsidén''   eomnie   la    variable    indê|>endante,  qui 
pour  f  =  o  prenneut  les  valeur?^  .r%  r'},  ...»  r^  resperhvemeiit.  Stiieot 


(t>:) 


i(  /; 


ces  inléjjji'ab's  ;  it  est  elair  que  les  fiHinules  precV'denles  représentent  U 
eourb**  intêg;iale  elier<*hée.  11  \i*y  aurait  exception  que  «i  toutes  les  lonc- 
lions  \/  l'iaifiiL  nulles  pour  les  valeur?*  initiales  j^f  et  holomorpbes  dao» 
le  voisinaj;e.  Dans  i^e  eas  les  formules  \t^y)  se  réduiraient  à  j?/ =  j:*.  Mais 


les 


rapports—. 


.e  présent  a  lïl   sous  forme    indêlennînée,  rira 


m*  pei  n»el  d'aflirmcr  jusqu*icj  qu*il   n'y  a  pa*  dr   courbe  inli^j^rale  passant 
par  le  jioiut  ilonnc«  C'esi  tin  <*as  qui  sera  e\ainiii«-  |>lijs  bdu  (  n'  417). 

Hematfftte  IL  —  i^ii  liaison  qui  i-xisle  entre  le  sysléme  d'équations  dîfl 
rentielles  {  jli  i  ei    requalion   linéaire  (  jë  )  pnMive  ([ue  \( /)  tf*i    un  covn^ 
riant  Au  sv^iéine  (  ïë  ).  Voici  ce  qu'il  faut  eulciNlre  pai   lu.  Iaui|;iu(m<( 


'pi 
l'on  prenne  un  nouveau  système  de  variables  indépendantes  j''|,  y^^ 


:qu< 


liées  auv  variables  .ri*  rj 


par  le 


elati 


(  6H  ) 


nXif^i- 


Xn) 


l«=  I, 


n)i 


Iir    —    INTKGR\1KS    l'K^MIBHKS. 


\»*  liiï»lh:att-:i  H. 


391 


^f 


Amnr^   \v^    IVirrimit"^  ihi   l'iianyi^rurijl  A^   vijrii*liles.  — =—  ♦"i^     une    f^MiiiifUi 

if 

iintl  (k  im-rur  fi*rnie 


(691 


Y^/)-Y, 


Y|.  Yj,  ...,  Y^  rLani  flci^  tV>jit"ti<*ns  (h*  J'i*  J^ti  ..,.  r«.  Cela  po***-,  je  «lis 
qur  II*  iiiéiiie  rliâiiiitîiiieiir  île  variables  appliqué  au  système  <  55)  t^onduit 
au  nioiive»!]  »HV-i«>nH'  il'rijiiiiiions  ilitVrrent  ît^lles 


<;o) 


Y, 


Y. 


Y„  ' 


"*"  [iHuriiiil  r*'tiililii  par  un  imIcuI  <Jtie(  (,  iniii^  ceJkJ  iê?"Ulte  Htissi  dci?  pro- 
f>rh  U's  prreédenle*.  Suit  en  ellri 

(-11  i^  _  !l!j  _        ^  f^ 

^C  ^jNlêrnL'  uiii|iiel  i»ii  ("^i  rurMliiii  en  ii|»pliqiii:iii[  îiii  *i\*^tèiiie  priniiriT  \^^^\ 
!<•  rïiaii^eiiK'iif  dr  variable^  <  6S  ):  il  siiflil  de  nnuUrer  ipie  Z|,  Z*,  *,.♦  Z^ 
M)Hi  |)iYipnrri«Hinel''  ii  V|,  Vj,  .,.,  Y,,.  Or^  soit  Aj^j,  ^j,  .».,  jr,» >  uac 
<iïl*"graU*  pieiiiM^^re  ilu  systènn^  (55),  et 

la  fiifirtirtn  di'duite  d(î^/*(X|^  j*,,  ...,  .r,^  )  par  le  ehanï^emenl  de  variables; 
|^ui*qije  l'on  a  \<yF  ^-  o»  on  a  aussi  YCF)  =  o.  O^ailleuis  F(  j, »  Kï«  ..,^y^) 
est  é%i«letiiiiieni  une  itilé*îrale  preiniêre  ilu  iinin<*rju  s)'Slèine  (71)»  e'esl- 
â-drre  une  inlêj^riile  *\x\  I  équation  linéaire. 


LV)^  Z, 


Li-'i.  équaiioii!»  linrain**  Y(P)  =  ci,  'L\V)=^  i\y  avaiil  les  mt^iive^i  iniêgrale*, 
tint  l<-ur^  eoeflieionls  pToporlionnels»  te  qui  deniuntre  la  |iiopo-*îlii>n. 

Ce  dentier  point  rr«4ijUe  fie  n»  qu'une  équaiion  linéaire  \fy):=o  est 
rrjmpiêtenieni  dêteriiiiiiée,  â  un  faclein^  )jiè*«,  ipiand  101  en  eonnait  in  —W 
init*^rn[ts  dhftnrtt^s J\ ,  ff^ . . ., /„-y ,  Kn  elfel,  U'Sin —  i  )  êi|uwUons  \|  /^)  =  o, 
linéaires  et  liiMnnjç«'ii**iï  en  Xi»  \«,  .  .  .,  \^,,  déh  rndnenl  le'^  rappoits  de  ces 
coefficient*  ineonnus,  ear  tous  1rs  déternnnani^  rronlie  i  fi  —  1)  formé» 
avec  les  dérivée?*  partiellr-s  tl<->  ftun  tlmi'i  /}  tir  pi'nseni  être  unis  en  nit^me 
leiii|i«  ♦  f,  n'  58k  On  pi'ul  lemarquer  que  réqiiîilinn  hmaîie  la  pln^ 
générale  atlniettanl  le?*  <  «  —  1  )  intéi^rale* //  peul  ^^'écrire 


ïîir,,  ;r,. 


^^iJ'A^A fH-^} 


1^,,  x„ 


lïur,,    /% JTn) 

, ,  Ttt)  étant  une  ionrLion   arlii traire. 


=  o, 


392  CHAPITRK   Xl\.    —   THKORKIIK8  d'k\I8TBNCE. 

393.  Multiplicateur.  —  La  théorie  du  facteur  intégrant  a  été  éteadue 
par  Jacobi  au\  équations  différentielles  simultanées.  Soient /|.  /j,  ..., 
fn-\  des  intégrales  premières  distinctes  du  système  (56);  Téquatioo 
X(/)  =  o  est,  comme  on  Ta  <léjà  remarqué,  identique  à  Féqualion 

0(37,,  Xx Xn) 

En  écrivant  que  les  coefOcients  des  dérivées  - —  dans  les  deux  équations 
sont  proportionnels,  on  est  conduit  à  n  relations  que  l'on  peut  écrire 

(72)  A,=  MX/        (i  =  I.  V..  ...,  n). 

\f 
A/  désignant  le  coefficient   de  -^  dans  le  déterminjini   A:   le  f.icleur  M 

OXi 

s'appelle  un  multiplicateur. 

Cette  fonction  M  satisfail.  quelles  que  soient  les  intégrales  première* /i, 
yi?  •••»///-!»  à  rëquation  linéaire  aux  dérivées  partielles 


ilS)  — -; 1 H.  .  .H =  O. 

En  substituant  à  la  place  de  chacun  des  produits  MX,  =  A/  son  e\pre<sioa 
par  un  déterminant  d'ordre  n  —  1,  et  en  effectuant  les  dérivations  indi- 
quées, chaque  terme  du  premier  membre  est  en  effet  le  produit  d'une  Hê- 

ti*  f 

rivée  du  second  ordre  telle  que  -, — "^^ —  ii  ^  Ar)  par  (/i  —  0.)  dérivées  par- 

^       dxidxi,  ^ 

tielles  du  premier  ordre.  Pour  vérifier  que  le  résultat  est  nul.  il  suffit  He 

vérifier  qu'il  ne  renferme  aucune  dérivée  du  second  ordre.  Prenon-  par 

exemple  la  dérivée  ■--- —  :  cette  dérivée  fiuure  dans  deux  termes;  dnn* 

^  ÔXx  ÔT^ 

Tun  elle  est  multipliée  par       •       — '-'  *  '~^~^  -,  et  dans  l'autre  par  le  même 
\y{x^^  x^^  . . . ,  Xn  ) 

coefficient  changé  de  signe.  La  somme  de  ces  deux  termes  rst  donc  nulle. 
et  de  même  pour  les  autres. 

Si  Ml  est  une  intégrale  particulière  de  l'équation  ("3),  la  substitu- 
tion M  =  M,  fx  ramène  cette  équation  à  la  forme  \{  jji)  —  o.  Si  Ton  ronnait 
un    multiplicateur    M    du    système    (5G).    l'intégrale    générale   de   l'équi- 

tion  (73)  est  d'après  cela  Mn(/,,/i fn-i)-  H  étant    une  fonction 

arbitraire.  Toute  fonction  de  cette  forme  est  aussi  un  multiplicateur:  en 
d'autres  termes,  il  existe  (n  —  i)  intégrales  premières  F,,  ....  F„_i.  telles 

que  Mn(/,,/,,   ...,  /;,_,)  puisse  se  déduire  de  F,,  F, F„_,  de  U 

même  façon  que  M  se  déduit  de /,,/,,   ...,/,|_,.  Il  suffit  pour  cela  que 


lit.    —    IMKtillALt>    rHËUtEHES. 
Voii  art,  en  «-ui^pusant  X|  .^  o, 


Ml  LTII'I.ICATt^CB. 


Î93 


^  MO 


rMFu  F,.  ...,  F,,-,| 


=  n(/i,/î /«-t»- 


On  peur   'i;uivf:iin*  il  trt'iit*  cr*M<iiiit»n  li'iiih'  in*iiiilr  de  manières,  el  même 
«e  donner  a  l'iiviinre  « — i  de**  inle;;rf'*le*î  prpinit*re^  F/. 


t74) 


|%ec    la    variable   riuvillîiHr  /.   f]t*   'iy^W-iin'   jieul   êlr**  ramené  à  la  forme 
f  simple 


k<:S) 


<3(ri  ^  <>'s  - . 


dyf^^^^  =  f».  'XXw^  '^'. 


tn  preiianl  piMir  \arîabïe«ï   le*;  n  —  i   înli-^^rolc^i  premières /j./i^  *--ift*-\ 
el  la  foiirli(Mî  /;,  qui  figiHti  dans  lt^<  fnriiiirles  f>i  re»*denle*4  (66  )  ;  il  est  facile 
d'avoir  Texpression  *i[*'nt''r.Tle  des  mulciplirHteitrs  ay  mny+*iii  des  variables  j^,. 
I  En  effei,  (ont  multiplicateur  e^t  de  la  forme 


M  = 


I    LX.Ki.Jî 


-.Xn-X) 


\^      D(^rj.  T, 

^'d  aulie  pi*rt  nous  avonis^ 


-i^^O 


Xi  = 


rf/ 


4r.  '^^ 


U(r»^ Xr  ,..,^r /!',); 


îe«    formules    Y\=/i^    .*.,     y„=  f„,    qui    dèfiuîsseni:   le  elian^ement   de 
;  farialdes,  on  lire  en  difrêrenlîaiil  par  rapport  â  v,^  et  en  résolvant 


Ï>(.V,»  »', 


=  (—j)n- 


^*(^%*  r,^ 


no,,  ,rî, r,,} 

Itt  l'expression  j^i'-m-rale  du  lu ullifiliraieur  peut  s'écrire 
ï>Of»  ^î '  «  ► 


|7«) 


Df  ri.^Ks-  —  j%,) 


'^(vurtf  ...*  r«-f), 


étanf  une  fonciton  arbitraire  de  n.  ^i Y/t-i- 

Supposons   muintenanl    qu'en   effectuant    nu    ehangemetit   de   variables 


lHKfiRi:MES    t»  E\18TBMCl!:, 


H94  CHAPITRK    MV. 

qutflconrjin*   ne  portant   qut'   sni   If^  t,  *an*  changer  la  variable  /,  00  ait 
rame  tu-  le  *ivslt''fiif  (  y^  i  it  \n  fo 


*77) 


d>; 


dj. 


dy„ 


di. 


les  X|  **laiit   <lrs   foncii^ifis  «If?*  ntMJvcll<'5  varicilif€>  .rj  riiilrpendanle*   de 
Si  W  esl  un  njullipltratcur  He  c**  noiiv«'aij  "^v>lêiiie,  on  a  «-'Hcore 


(7») 


D(. 


>r 


ni  r, 


*(  Fjt  ^VS' 


en  jm^inanl   la  rm-nH'   f^nrttnn  *P  dan*  h.s  ilriix  loi  iiiijie**,  on  efi    iléduil^ 


!♦■<  (Il visant   nM'nil>r»*  a  fortiibn 


(79)  ^l'=M 


D(.ri,  ^,, 


^«) 


iM./-; 


'^/i) 


<i'    qui    [iroiivi*    que,    lotsffu'on    rannaif    un   nttildp/icateur    W    pour   le 
sys fème  (74  ) ,  '' "  peut  en  t It'du hr  u n  h ntli ip / /> ateur  W  po Uf  le  syM f en 
tntfisfor/né. 

Celte  propiit^L*  explît|ni*  riiiiporl*iiice  |MciLit|ue  ilii  rutiliiplicatetir,  Sui 
posons  que  l'on  connais**!"    fi  —  >  înlê;;ral(**  première*  tin  ^xsïètne   (  j6) 
de  pins  un  multiplicateur.  On   pent   alors  ramener  ce  i^v^léme  à   la  forme 


d^i 


flXtt 


d,r' 


dj-'n 


^dt. 


par  tiii  chiiii*:L'inenl  île  vaitables,  et  Von  connaitia  pour  ce  nouveau  ^y 
téme  %\n  niiiltiplicatcui  M',  cVst-à-dirc  une  soliilinn  de  rêquatîoit 

t^(M;x;_,)  _^  ;nîvrx;j  ^  ^^ . 

M'  esl  donc  nn  facteur  inté;;ranl  pour  \;,  d,7^\^    ,  —  Xi,_|  djr\^^  el  ron  acJiè-' 
vera  rintégration  par  des  quiidralures. 

Un  cas  particidier  ipii  se  présente  frèqueinnient  eu   Mécanique  est  ccl(/r 

où  l'on  a    \   -T^  =  o.  L'i'tiuatitoi  (  73  1  se  réduit  alors  a  \  (  M  )  =  o,  et  Ion 

connaît  imniédiatemciil  un   mulliplicaleur  i\l  z=  1 . 

Cette  remarque  s*appl»que  aus^^i  à  réquation  du  second  ordre j/''  =  y*(J*,/), 
dont  rintè^raliioi  rrvit'iil   A  celle  *lii  "*\ sterne 

d^  _  dy  _       dy 

si  l'on  en  connaît  une  inlc+;ralc  première  ♦^{^,j%  ^'»=  C»  ot»  peul»  iTaprcs 
ce  qui  p recède,  achev«'i'  rinlè;;ration  |*ar  une  quadrature.  Il  est  facile  de 
le  vérifier  comme  il  suit.  Supposons  lequatiou  'Ht,  y.  y  \  =  C  résriitte  [lar 
rapport  à  y* 


I 


riî  VXSh'iiirM  VTÏOXS  i.nfimtksim.m.ics. 


3^^i.  Groupes  à  un  paramètre  j  ^  ).  —  Tdui  en^^emLle  d'une  infiniu^  rie 
If»  r^  sforma lions  d'une  nature  t|ur*lt'«MiqiJi%  (Miiiiinl  sur  n  vtiriaUlcs  X|, 
'i^  >...  j'rt,  ti>rm4*  un  groupe  '^î  la  iiaii^roiniHliou  iibh.'iiut*  en  eiïertuanl 
*ucrc*<'ssivcmt*iit  ilmix  tr;in^roi  niaiions  (juelx'an<|ni"s  lie  ret  en^cmblp  fait 
«nfr«_»rc  ijarlie  rie  l'eii^icnililr.  Coii^idi'ion'i,  pour  \\\er  le^  idées,  ileu\  \%^ 
na  b  le^  jr^  y^  er  soit  T  lii  rr^n«  forma  lion  defmie  \n\v  les  tonnules 


*>*•  «Tt  désigne  nu  purijitn'ire  iji  biiraire.  8i  l/on  regarde  j^  et  j^  roinnic  les 
^***^  «^dorinéos  d'un  poini  M  dajis  un  pjan,  x  cl  y*  (ornme  les  i.'oordonnées 
d  u  vi  autre  poînl  M',  les  formulée  précédenles  dèGnis^ent  ime  lian^lrtijua- 
tion  i^iunetuelle.  A  rhmjue  viileur  du  jjaranièlte  a  corn'S|fnnd  iiin^i  uufi 
*'"'' "^  ^foriualion  rléleriïiiut'e  ;  en  faî^anl  \iiiiei'  ee  païamèlre,  <ti*  oblienl 
tii»«i-  infiuilé  de  l  raustVnriiali*oi*i  diUVieiil^'H.  fur:i**inou^  que  l'on  etVeeltie 
*«<^«^^*ssivenienl  fleu\  ira usfoi  malions  dilîé renies  de  eei  euseinble,  eorrcîi- 
t'^*^<^li»nl  a  deiiK  valeur»  quekonqiies  a  tît  //  du  |mriiuiêlre*  La  première 
If'*  «^ «formai  ion  conduira  iJu  roupie  rie  valeurs  i  j\  k  )  an  eoupïe  de  valeurs 
(■^  ^  ^' I  doiMii'es  par- Itis  rmiiiules  j  gti  >  ;  la  seeonde  1 1  ans^IrrrmaLiou  eoiiduiry 
t;n^%iil(.  <|,j  roupie  (^',  y  }  à  un  troi.siénie  cou  pif  {^r"^  y"  )  <iu  l'on  a 

"•^niplaiîiMis  driu>  ces  dei-nir>re*i  f<o mules  .r   el  y*  par  les  valeur^  (  80  K  les 
''J^ï'tiiultts  obtenues 


i»'i) 


*  —?{x,  v\  it,  h). 


'Jwfinissenl  encore  une  t  r.rnslr^rjiiHtion  poncluelle  dêpendani  des  deux  païa- 
taêtres  a  ei  /».  Nous  rlirons  «jue  l'enseuible  des  tiau'îfiM  inaiioiis  (  Ho  ►  forme 
m\  fftoupf  i'(/filinu  à  un  parfimètre  si  la  io>uvidle  transformalirMi  fS-2) 


(*;  f,a  tbéone  des  grrtupes  enntinus  de  Lrau^formations  a  été  développée  p^ir 
Si>phust  Lie  ddUis  un  griind  iitunbre  de  Mémoires  et  d^ois  sun  Ouvrw^e  :  Théorie 
fier  rrana/ormationsgruppen . 


J 


THBOIŒHICS    n  KXISTK^CK. 


396  tJIAI^ITRE   \l\. 

aj.>f»artîeiil  il  1*^1  rri'^cnililr.  Pnurrfla,  il  ùiuï  ei  it  suffit  que  le^  foimul«*(8 
Sfiienl  lie  Iri  f<*inir 


(8H) 


/(y.  y:  c),        y^^{T,  y: 


c    t-taiU    tme    valeur    du    pu ra urètre    ne    fl«"|>ernliini    que    *\i*    n    el    cP^ 

c=  !}/<  fï^  6k    1**1   'U'Iinition   qui   piër*^«ïe  «i'inqilmm'   eviclemiiienl    quel   qa« 

soir  le  U'imbif  des  variables,  en  parliciiiier  n'il  n'y  a  qu'une  seule  variabk. 

l^es  famiules  *t'  =  ,r  -(-  rt.  fui 


;r  —  jr  H-  a, 


dcMineni  fîrs  groupes  ii  un  paramètre.  Vu  eou traire*  les  transformlj 
lions  ;r  ^  :r  -^  a^  y'  ^  y  ^  n*  ne  f<iruieiil  pas  un  jiroupe,  car  la  Irans 
matîon  résultante  de  deux  liansrarmaiitîns  sijce«"ssive«i  j*' =  ;r -f- a -h  A, 
y  T=  y -^  a^  ,4^ /}t  m*   t'jiji  j^jj*,  pïirfir  ile  reusembk-. 

Si  dan*i  \e^  fiM  mules  (80)  qui  délini^seni  uu  ijroupe  de  Iran^formaUc»!] 
on  po^e  a  =  T1(a),  a  étant  un  nouveau  paramètre,  il  est  clair  que  les  foi^ 
mulf^'i  obtenues  définissent  enrore  un  groupe,  H  en  *^M  encore  de  même  i 
Trin  fait  nu  cliani^enienl  de  varia Mef*,  enunne  un  peut  n'en  rendre  couipi 
a  priori.  Kn  effet,  si  un  en^embh»  de  transformations  ponetuetle*  dans  un" 
plan  nsi  tel  que  la  tran^forujation  ré*iuUanle  de  deux  1  ran^formaiioit^ 
succes^^ive^  fasse  partie  du  ménie  ensemble»  it  est  elair  que  celle  propriété 
est  indépendante  rlu  elioi\  des  coordonnée!»  i\  Tiiide  desquelles  on  five 
positron  d'un  pr»ini  dan-  le  plan    Du  reste,  la  vériti cation  est  facile. 

Supposou'i-  que  Ton  pn«»e  x  —  n(u,  tVh  J'  —  \\%i  w,  eK  et  soient  inverse 
meut  u  —  \\'  M.r,  r  K  t^  =  W^^  {x,  y)*  ^«  façon  que  l'on  Hit  ideutrqiieniei 

j- =  Jllii-'i./.  r(,  ii,'(j*.  r»].        r  =  ii,[iï   M J\  V),  ll»'(^,>-»J. 

Par  liypothé'^e»  les   lrall^fl»l  iiiation>  ron^idi  n'e*»  liMinent    uu  groupe  et  lr 
formules  (K3)  où   c^'^ia,  h)  sont   nue  eon*iequeure  de«  formules  (8o^ 
et  (Kl  i.  Soient  {  m,  v),  (  «',  v'j,  (  «',  v"  \  les  e«iuples  de  valeurs  des  noiivelTi! 
variable-^  qui  correspondent  respectivenicnl  aux  couples  (j%rN  I  J"'»  r') 
(^',/'f.  On  a 

//  =  U-»Kr\  j^'j  T=  tf  -i  5/1  m«,  e).  n,(i#,  t'):  «)»  ^1  Hu/,  v\.  Il,  (  w.  r»;  rtjf' 
\  =  Fl«.  I':  ^f  r. 


(B4) 


J  i^'  =  n7*6r',/)  =n,  ^  ;/[[JUrf,  V),  tl,(tt,  e):cr|,  9I  ïlui.  i->,  II,(w.rKtf|^ 


et  tout  revient  a  déunourer  que  le*  formules  (HJ»  détinîsseut  encore 
groupe  de  trausfoi  ukations.  Or  on  a  par  cKciuple  w"  =  F»  w'.  r' ;  ér|,  ou 


IV.    —    TRINSFOHAIATIONS    I^PIMTÉSI.UAI.ËS.  hjj 

n   '\/iT\  fi  bu  ^ix\y:  b\\=  ï\   'I/o*  J^î  t-'h  ^i-^t  J^i  ^>|. 
c*esl-à*dire  à 

n-*J/[IJ(//,  il,  II,  iw,  v\\  r|.  îp[llM/.  r),  HiM*,  i>'»; '^]j  =  F(  m,  t>:  c), 

tl  \\*n  venail  de  même  cjue  Ton  ii  1'"=  '^<  <*.  r;  c). 

Deux  gi'dupef^  de  transform «Lions  que  \\*n  laim^îie  aiii*.i  Tun  à  Taulre 
par  un  cbangenieiit  *le  vnrifibien  soni  dits  aemij/ables.  Par  exemple,  les 
deux  pnjiipi»s  r'^aj',  u' —  ti -r  b  ^oiir  ^ii-iidilabïes,  oar  on  |>a«ïse  de  l'un 
à  l'a  litre  l'ii  p<*?^rint  m  ^  log^^  ^/  =  Irt^//. 

^ous  iilliius  di'tcrnnner  tous  les  giimpes  à  un  paramètre  en  <«upf>o<^iint 
que  les  lonelMMifj  /  el  ©  *onl  analytiques,  et  eu  supposaul  de  plus  que  le 
"^ruiipe  renier  me  la  transforma  lion  tdentiquef  r'est-à-dire  que,  pour  une 
valeur  parlN'uliére  «o  du  iKjramtHre,  r<jii  a  J\.r,  y:  a»)  —  ,/■,  o{jr,  y:  n^^  ^  ^, 
quels  «|UL'  soient  :r  et  y. 

Dans  les  équations  île  coudilîmi 


<8î  ) 


/{ ;r\  y  ;  b  )  =/<  J^,  ^ ;  r  ),         ç(^-'.  j' ;  ^ >  =  t?<  ^,  j ;  <•  J, 


on  peut  considérer  x,  >%  a»  r  eoiutne  des  Xfiri.ibles  indi^pendautes,  et  b 
comme  une  fonction  di*.  a  t!t  de  c  déliuie  par  la  relalion  e  =  4'(^»  ^)i 
je*  ei  y  *oiii  de^  fonetion*^  de  ^,  ^,  a,  dëfinies  par  les  formules  {%t%y  En 
prenant  les  drrivres  piir  rtippirri  à  rt,  i>ii  tire  des  relation'*  I  8'i  | 


(86,  jiCi!^-.-^:^  4-^:^=0, 

i^T    nia         liy    Oit         ijb  Oti 


Or 


oy 


Oj-'    tht         oy    tht 


t>q>  àb 
Ob  ^ 


mais  —  e^l  (Jfniin'  im»   la  relahon » — -r-  —  =  o.  el  uc  (hnifml  par  con* 

*la  tt€t        tjb   tJa  ^  ^ 

séquent  qu»;  de  a  et  di'  b.  Ku  n-solvani  le*  éipiytionfi  prroèdeuies  (  86  )  par 
pport  à 


Oti      t/a 


tjj-' 


un  oijiieui  doiii-  iles  iVjrmnleiïf  de  b  loi  un: 


— -  —  Aifiy  b  )J(  jt',  y\  b 


t.Ui 


=  A((ï.  b  )y^\x\  y\  b). 


Or  X*  et  y  ne  dépendent   |iaH  tU-  b.  il  en  esl   dane  de  même  «le  X,  J,  73,  et 
par  suîlr  ,r'  et  y^  si^ui  l<"^  iiitèi^riilfî»  du  sy«^t èine  d\?quation'i  ilillV'rentjelles 


(87) 


iU' 


fuTy]    -^s^^/) 


K  (  fi  )  da , 


«|ui  pourri  —  a^prenuetil  ri?'ipeeti\eiio"nt  les  valeurs  j'  ^^  J*  liiverseiaeni, 
«quelles  que  soient  les  ronctions  ;(.r,  r)»  T^{jr,  )),  les  formules  ,r'  =  f{Xyf^  a), 
^'=^(x»^>\  £ï/,  tjui  rejo  i^st'utent  1rs  într|»rah'S  du  système  |irêcédi;nl  se 
réduisant  respcf  tivemenï  â  x  et  à  y,  pour  une  valeur  particulière  a<}  du 
paramétre,    delini^^enl     un    groupe    continu    de     trans formations,     (Nous 


3<|t*  CHIPITHK   XIX.   —    THéonélIKfi    D'iîXtf^TKNCE. 

pfHivrms   d'abord,    pour  *iim|iïifi*^r.   inlnMiiiire   un  nouveau   paramétre  t   ^^ 

|M>'^4ini    /—    /      ^(«)rf€ï,  €e   qui    pernn*t    tl'ecijre    les   équations  dilTrr^*- 
tirlles  (87)  snus  la  forme  réiluite 

d30'  df 


(8«) 


l{T\y)     îi(x',y) 


=  di. 


I/inl('fîralr  «irnf-rale  <fe  ce  systèmi-   peut  ^'écrire»  comme  on  Fa  vu  pi 
haur  (II"  We±\, 

11}  cl  Ml  étant  cil'*»  fruiction^  (Icteruiiuéc!;  rie  j'\  y\  <.'i  Ci.  C^  élaiit  de- 
cunslaiiles  arbrlrairc^.  Les  intégrale*  qui  pour  /  =  o  (irennenl  It*»  valeurs 
el  y  sont  données  par  le  système  rre<.|uations 


(89) 


M^{T\y)  =  il^\a\  y).         iï^ij',/)^  ili{x,y)-^t. 


Lr'^    formules    pi  «^irdenltî?^  iléfinissciit    bien    un    groupe   continu,   car 
l'on  etîectue  succes^^hepu*  ni    Ic*^  deu\   lr;j(isftirniûtiiins    qiit  corrt^^ponde 
aux  valeur?^  (\  el  t^  du  parinnèiie,  la  transforiuation  ré*; u liante  corrf!&pi>c: 
à   Iki   valcui   /,T-  t^   du    ptirarnétre.   Les   deux  transformation*»  qui  corrtr 
pondent  aux  valeur*  /  cl  —  /  sont  inverses  Tune  de  l'autre.  Si  Ton  a 


inversement  on  peut  écrire 

X  =/(Lr\  y 


f),        y  =  <^(T\y'\  —M. 


Prenons  pour  nouvelles  variables 

u  ^  I2,{r,  y).         i'  =  !iî(  j-,  y)', 

I  e  s  f  f  I  r  mules  i  89  )  dévie  n  n  e  n  t 

{ 90  )  Il  ^  itj  t*'  =  t-  -f-  /  ; 

on  dit  que  le  groupe  est  ramené  à  la  forme  réduite.  Tout  groupe  conttn 
à  un  paramètre  est  donc  semhtable  à  un  groupe  de  translattonn. 

Prenons   par   exemple    le   ^Miuipc   t'  =  a>r^  y'  =z  a^y.    Nous    avons,  t 
appliquant  la  méthode  générale, 

ût'  m*  àv'  y 


Les  équations  dilférentielles  (88)  sont  dans  ce  ras 


dT*  _  dy*  _  da  _ 
œ'    ^    *iy  ~    a    ~ 


IV.    —    THAPfSFORIIATIONS    tNF1>'rTÉSIMALE!:g.  l^i 

en  posatii  t  ^  lof^a.  Les  e^uiiliuns  lluîes  du  ;;rriy|>e  peuveril  !^  écrire 
21  =  21,  l,>s.r  =  H'^^-/. 

et  oti    tes  iiicltra  Mm^   la    lornu^   rédiiile   vn   (ïieiujnl    |>i>ur   nouvelles  va- 

V 
riables  logy  *ïl^  ^* 


3^.  Application  aux  équations  difTérentielles. 


Supposons  qu'une 


[!li) 


admette  un  groupe  vonnti  rlc  trHn.ilVjinialiiPn*'  n  un  parariiélie,  c'e^t-à-dirc 
.soit  identique  à  réquati<»n  obtenue  t*u  elle€iuaiit  s-ui'  les  vai  iîibles  j- et  ^ 
le  cil  ange  ment  de  \ariab]e<*  iléfîni  |jai  le<  fi^rinuleâ  (Bti),  quelle  que  ^oît 
la  valeur  numérique  «lu  piiniinèlre  a.  Du  [>rnl  se  «ier%rr  de  cetïv  propriété 
pour  î<iniplifiei'  riutcgralinn.  Kn  elIVl,  i mit;; liions  qu'on  etTcctUf*  cï'aboni 
un  **han^,*nient  de  variables  de  Taçon  à  ramener  les  équatrons  qui  déli- 
nt^sent  le  j^roupe  considéré  à  la  fm  me  9int|de  u  =  «,  t*' =  v-i-a.  Le  jnême 
changement  de  variables^  appliqué  à  l'équation  différentielle  proposée, 
conduit  à  une  nouvelle  équ;iiiou  d'ordre  n 


(m) 


l  dv     du-  rf«t'  . 


qui  ne  doit  paî*  rliauj>er  quand  on  v  remplace  i>  par  v  -h  a.  quelle  que 
soit  la  Vrileur  numérique  de  la  eons<lànle  a.  Ceci  ne  peut  avoir  lieu  que 
»i  le  premier  membre  1^  ne  renferme  pas  la  variable  i\  Si  Tequation  est 
du  premier  ordre,  on   obtiendra  l'intégrale   «^tniirale  par  unr  quadrature; 

SI   /i  >  I .    on   abaissera   I  f»rdre   de   i  i-quatïou   dune    unité   en    prenant—— 


pour  b  fonction  inconnue. 

Prenons  par  exemple  l'équation  bomoefène  du  premier  ordre 

dy 


du 


dx  "^\:r)' 


Cette  équation  ne  chan|>e  pas,  quand  <»n  remplace  sp  et  y  par  ax  et  ay 
respective  ni  en  t.  quelle  que  soit  la  ciinsiante  a.  Or  les  formule**  j^*  =  ax^ 
^'=:  a^  définissent  un  j^roupe  de  tninsformations,  que  Ton  peut  encore 
écrire 

V*        Y 

^  =  £,      logy^iogjK-i-^ 


En  posant 


logj'  =  i',  on  îiera  donc  conduit  à  une  équation  suinté- 


grant  par  une  quadrature  {voir,  n*  36!!). 


4<»0  CHIlMTRt:    \1\.    —    TIIÉORÊMBÎ^    D'eICISTENCB. 

Coiisirlï'ron**   encore    Tf^uiiUini    liitrairt^    du    premier    orHn*.    el  »l'»l)ord 

dy 

r*M|yaiioii    bortingéne  -^    4^  l^y  =  o,    (^«*iir    (-(ju;!!!!»!!    n»*    rhcingcani  (^bs 

quâiitl  ùii  reiîiplMcc  V  par  a}\  r[i»iHl<t  <pie  syil  tii  couslarae  a,  on  peul  Jire 
qu'elle  ailmet  le  f;,roupe  di*  IraiisfVn  u*iitions  jr' =  x.  j'' =  a^.  Bile  ^'inle- 
grera  don*^'  par  une  quiiili  al  itre,  en  prenant  log  y  jiaiir  fom^tion  iiieuiiiïiJ«- 
Soil  en  SLH'ond  lieu 


(93) 


Vy  ^  r» 


réquation  linéaire  j^ont^rale,  el  50Ît  j'i  une  intégrale  particulière  non  riul*^ 

dy 
de  Téquation  -^  -r  Vy  t^  r*.  Il  e^l  facile  de  vérifier  que  réauaiion  <  t)3  ►  <*e 

change  pa*^  quand  on  remplace  y  pai' >'  ^-  ftyi  ;  elle  admet  donc  le  groupe 
de  transformations  défini  par  le;s  forinul«*' 

y     y 

X  —  X.  =^  =r  -SI-  -H  fl. 

y\     yt 

En  prenanï    pour  nouvelle  inconnue—,  on  doil  donc  être  conduit  ii  •■  ©«^ 

.>t 

équation  inté|;rablc  par  une  quadrature.  On  esï   précisément  conduit  *i«** 

calculs  du  n"  lifilî,  et  Ton  verrait  de  même  que  les  dîiférent»  cas  d^ibais*^' 

fnenl  qui  ont  été  signalés  \  n'IMli  pour  les  équalioiis  d'ordre  supérieur  M^r 

sont  au  fond  que  des  cas  partii:ulîer<  de  la  inéMit>de  prect-dente. 

Ces  ditîércnt*«  procédés,  qui  appannssenl  au  premier  abord  comme  de^ 

artilices  de  calcul  san.^  aucun   lien  erïtre  eux,  peuvent  ainsi  éire  rattaché* 

a  un  point  de  vue  commun  au  moyen   de  la  tbéorîe  de^  groupes  de  ir»(i*' 

formations.    A    tout    ï;n>U[»e   continu   de  transformations   à   un   parioniHcf 

entre  deux   vaiiables  jf  et  y^  ou   peut  de  eelte  façon   faire   corrcspoudr* 

une  ialiiiité  d'cquatiou*^  A\\  |»reiiiicr  ordre  qui  sintét^ient  par  une  ipiiulraf- 

lure,  et  d'équaiions  d'ordre  Hupi-ricur  dont  on  peut  abaisser  Tordre  d  HQf 

unité.  Cette  remarque  peui   avtjir  une   importance  pratique  daiif  la  inis< 

en   équation   de   certains   jHoblcnrcs.   ï^upp^wons  en   ctrel   qu'il   ^.'ajji^î'C  H? 

trouver  de^  courbe^  plunes  jrojissanl  d'une  certaine   proprieré  et  ipir  loU 

connaisse  a.  priori  un  jt;ruupe  {G  i  de  transformations  a  un  paraméire  id 

que^  si  l'on  applique  une  iransforiu-ition  quelconque  de  <  G;  â  une  couibf 

po*i$édant  la  propriété  en   question,   la  nouvelle  courbe   possède  lu  uiêrne 

propriété*  Il  est  clair  que  Tinjuation  i!illér*'iitielle  de  ces  courbes  adniftin 

le  grou^te  donné  de  tianslnrnoitiotis.   Si  tlonc  Ton  choiisit   un   ^yçteme  M 

eoordonnt^es  \  u^   vj   tel    que   les  equaiions  du   gioupe  iG)  «oient    u  —  v, 

v'  =:  ç  ^  il.  Téquation  dillereutielle  des  courbes  cherchées  dau>  ce  svsieme 

de  coordonnées   ne  renlerjnera  que  u.  ~j- %  —. —  t  •••-  Far  exemple*  *up* 

'  fia     du^  ' 

pOHons    que    ron    veuille  obtenir  les    projectionfi   sui    le    plan   de*  xy  de* 

lignes  asvmptoli(|ues  ou  des  ii^^nes  de  courbure  d'une   surlace  beîicoidc, 

TaiLe  O^  étant   l'axe  du   mouvement   hélicoïdal  qui   fait  glisser  la  surfnce 


IV.    —    THW^FtmMATlôNS    |\FI\rrE>*IM*J.KS. 


^Ol 


jur  elle«ratériit*.  Il  «'si  rlair  qur,  -i  unv  lourLe  t^  «lu  pltui  ileiv  ;r>'  répond  à 
la  *|u»''?liipri.  il  en  sera  <le  mémt*  tk'  hmie!?  le-*  rrnjrbes  qu*^  Ton  nblient  en 
fai^citil  lourrjt'r  C  rl'ufi  anj»le  quch  onqur  autour  île  IVjrii^irïe,  LVqiiatîoT» 
tliffêreniielle  de  ce*î  courbes  admet  dune  k'  gruu|ie  Éormé  par  les  rolii- 
lîciti^  autour  fie  rorigine:  \**s  êqui^ilions  de  ce  groupe  9ont^  avec  ï^<^  coor- 
lion  iti*e<^  polaires,  p'—  p,  c*>'==  m -^  a.  Avec   le  ?*ystèin«'  de  variable!^  ;5,  tw, 

lV«lUatioii   ditVrri^itLielle  ne  n_"nlVniiera  dnur  ciih^  ;>  l'i  -r-  {voir  f,   n"  243). 

J  ii«(|u'ici  nous  avi>n*i  sup|ios.r  k  j^roupe  G  conuu.  \'ims  sônini<*s  donc 
con«ltitt  à  e\auiiner  le  problême  suîvàtil  :  Ufie  èffunthn  ctf/férentielte 
éu^rAl  donnée,  rfconnaitre  si  el/e  a^itttei  un  ou  piusteurs  groupes 
vo^ë  £inu5  fie  (ranx/or  mettions  à  un  pora  mètre,  et  ttê  ter  miner  ces 
^r€^4ipex.  C'est  uuf  que<*tNMi  très  îrtiporiatiie,  que  je  ne  puis  songer  ti  déve- 
'«»|*|jer  il  i;  je  me  bornerai  à  qnelqui'>  ind  ira  lions. 


t 


^$M>«   TraDâfûrmatîoii&    infinitésimales.    ^    Ivhnit    flonnr    un    ^y^léme 
*r;in^fi>i 'UMfion*.  elterruêt'ïJp  *tir  n  variables,  dcfin»  par  les  tiirnnile<i 

04  i  .#*;=//(.r,,  dTj, 


^  H  .    «  I 


(  f  —  I  ,    -2,    ,  .  .  ,    /t  ). 


***  les  fonctions  Z*^  d»peinlenl   d\in   piiramctrc  arbiliaire  (7,  nu  dît  encore 

l|ue   %^cis  uansfiirniationï*  f^oroenl  un  gfoupt'^'i  Li  Iransforniaiion  rè^nltant 

^^  «leuv   irkin-itorioàlions  quideouqnes»  de  ce  sy>lemc  elTeciiices  ^successive- 

"*^nt  appariicuL  eiicoie  an  sv'.lènie.  Uri  dcnomtre  comnii*  plus   haut   que 

toui  groupe  qui  renferuie  Li  i  ranî^foi  inalîi»n  îdt'uliqucj  c'est-à-dire  tel  que 

Vf»n  ait»  pour  une  valenr  <f^,^  dn  pararuètre,  qneb  qo«^  «^iiieiiî   '"d  ^t,  .  -  .  »  ^«, 

//(  JT , ,  ^/,.   ,.,,  j  n  \  a^  )—  J-f         U  =  r ,    *,   .    . ,  n  ;, 

^ohlieni  en  intégrant  un  ^vsténie  d'équations  diiïérentielles 

dr\  _  dj\  _ 


>oienl 


1  çr^-^i* 

\ 


^«*  ►**»?     •  •  •  1    J  h) 


m\^  ^i\xu  Xi,  ,,,y  jPn\  n        (*  =  l,  1, 


'  ,      «  ^T 


le*"  ïtilégrale*  de  ce  •^yslèmc  qui  se  réduisent  à  j^i,  ar,.  ..*,  a*,,  respeelive- 
meut  pour  f  =.  o.  Le^  foruiules  <  yti^  dèlrni«^«enl  un  i^roupe  continu  a  un 
paraaiètre«  la  variable  (  jouant  le  rôle  de  parajuctre.  Muu^  avons  vu  en 
clîet  (  n*  39:i )  que  riiilégrale  générale  de  ce  systéute  peut  ^'écrire 

ii„_i(Xi.  x',,  ...,  x;j  =  Crt_,,      u«(j?;,  ,..,  x;,)  =  /h-c„. 

Uif  ilf,  ,..*  Urt  l't.inl  n  fouciions  des  viiiiabïes  x\  que  Ton   a  détînies  avec 
G*,  IL  a(> 


T1Œ0BI£MES   D  eXf (STRATE. 


409  fiTlAlMTHi:    \[V. 

précision.  Le^  intégrales  qui  pmir   /  —  o  jnefiiicni  les  valeurs  rj,  y,,  ,.., 


UJ7) 


.,  n  — i). 


éqyivalenlcs  a  m  t'ormules  ((^6),  Sous  cette  nouvelle  f<*rme.  on  voii  imiiu'* 
diaiernent  que  ces  transformations  forment  un  groufir. 

Soit  F(^|t  r^^  ..»,  x,t)  une  foni^tion  des  n  variable*.  Xi\  si  nous  v  rem- 
plaçons les  variables^,  pai*  les  fonctions  j-\  déduites  des  formules  i^Ou 
le  n'snUat  ¥{x\,  j-^,  ,.  ,,  x'^}  est  une  fonction  de  jr».  t,,  . ..,  x^,  f.  ^"' 
pour  /  =  o  se  réduit  à  F(j*t,  arj,  . , .,  .r„  K  Proposons-nous  di^  dé\^lnpp'' 
cette  fonction  suivant  les  puissances  croissantes  de  f. 

D'noe  façon  généra  le  ♦  nous  désignons  par  P'  ce  que  de%ierii  uii»^  ir*ri'- 
liôii  Fi.r^,  Xiy  ,.*,  j'u  )  quand  on  y  remplace  x/  |jar  x,,  et  nous  poscrot^-- 
^éiant  nne  fonction  quelconque  de  Xi,  Xm^  .  ..,  j^^,, 


>^(/>  =  Îi'-^J.  ^î,    '--  ^n) 


EL 
àxi 


'-^  ifti^t*  ^tf 


les  variables  j*,  étant  remplacées  par  r^,  nou*?  poserons  de  même 


X'(/)=S,rr',.  T, 


'"^ÂZ 


Cela  posé,  nous  avons  d'après  les  équations  dilTérentieMes  (95  I 


nous  avons  ensuite 

et  d'une  façon  générale 


-^  ;«(*^n  -^i 


dx,, 


'5^  =  ^I^^^^^H  =  ^'I^'^'")]' 


=  \'f^'(FV), 


rff/' 


X'/M  F' 1  désif^nanr  le  résultat  de  l'ûpération  \'  eiïectuee /?  fois  sucresji% 
ment,  l'oiir  /  —  o,  r'^ .  x'j,  . .  ,  t',,  se  réduisent  à  a^i,  j**,  . . . ,  jr„,  {  --^ —  ) 
est  égal  à  \  z^*  (  F  K  et  le  dévelopjjeujent  de  F'  est  donné  par  la  formuU 

i   Fix\,  .  ..,a?;j  =  Fr^t ^n)  -^f\(¥} 

^^^>       i  -^il  \<i.(F)^...-4^^X.p'(F>-. 

f  r.'i  n! 


La  fonetion   Fêtant  supposée   régulière  dans  le  voisiiiii^e   des   valeur*  J^t» 


IV.    —     TftANSfcm.M  VTIOXS    l\Ft\JTKtiîMALES.  .^o3 

r^j r„.   (a   sêrit*  du  ^e^onil    membr*^  esl  t  oiivcrgenle  laiiL  que  |/|  esl 

►  iirii^Rinmenl  [lelit.   Kii   parliculiei',  ncms  fivnn«i 


9λ) 


t  /* 


f.'A.) 


Xt*'(S/) 


I 

■  l>ounoii*  à  t  uim^  vaiiMii'  *ii(Hi*iUiM*i  |n.'(iic  ol;  les  focmyli?*  précérlentes 
peuvent  *'r»crire  en  posiiiil  ^^i^x) — ^ ./ v»  et  en  néjçligeanl  le*,  infiniment 
|>4;iiï<'  «i'ortlre  ^tipérieiir  au  jiremier  par  rapport  à  ô/, 


f(ioo) 


o;r,  =  Jt5/,         5j*j=J,5/, 


Î.Sf. 


tJn  ilit  (][ur  ces  fcH'iiiiiles  fli-tinis-nii  une  O  a /information  injinitésimale, 

€l  Xl  /*K  fMJ  \  £/    '    t  e-^t  le  syiiiiiole  «le  (  t'itc  t rîjii s Itiiination  infinitésimale» 

A  lout  proiipe  à  un  paramétre  rorre^ponrl  unr  Ir^nsformalion  inlinilèsi^ 
nial^,  et  inversenient  ;  on  |>eut  choisir  à  volonté  n  fonfltons  Ji»  îtt  •»•»  in 
de  Jj,  ^t»  ...|  ,r;i,  et.  \(/,!  est  le  symbole  d'nne  tran information  infinil»^- 
*imale  flt'.tin!**ianl  11  n  tjnojpe  conliiin  ilont  on  ohti  end  rail  les  éf^uations  en 
fnté^i'iint  It*  s>*itênie  d  équations  flitTèreolieUeîi  f  1)5  L  l/introflurtton  tien 
transformations  infinitésimales  a  peimis  d'fljiplitijuer  â  la  tlié*irie  des 
(groupes  les  méllioiles  rlu  ealeul  infiniiésimal.  Du  reste,  ilans  beaucoup  île 
*|ucMion5  relatives  aux  groupe^i,  c'est  la  tranïïformalion  infinilêsimale  qui 
intervient  seule,  comme  nous  allons  en  voir  des  c\eniple5. 

Considérons  r^,  rj,    r„    comme  les   coordonnées   d'un    |jornt   dans 

Tespace  à  n  (linten<<ionsT  i^t  /  ronime  une  variable  indépendante  mesiiranL 
le  temps.  I.ors<:|Ue  /  varie,  le  point  de  roordonnées  j^J ,  ^Tj,  .,.,  jr,,  décrit 
«lan^  l'espace  ii  n  dimensions  tine  courbe  ou  trajectoire  partant  du 
point  i.ri»  ,ifj.  .,.,.r«).  L'espace  à  n  dimen*;ions»  ou  du  m<ïins  un  domaine 
pris  dan«i  ce!  espace,  est  ainsi  déeom|josé  en  nuf  iiilinîté  de  intilliplieités 
à  une  dimension,  chaque  point  île  ce  domaine  a|>partenant  i\  une  seule 
multiplicité.  On  dit  qu'une  fonction  FiXi,  ...,  jt,,  )  est  un  invariant  du 
groupe  considéré  lorsque  l'on  ti,  quel  que  soit  t^ 


P(.r', , 


^V)^  F(^i'  •■ 


^«). 


\ 


Il  est  »isé  d'avoir  tous  les  invariants  d'un  groupe*  Eii  efTel,  en  divisant 
par  /  tes  <leu\  membres  de  réquaiion  (98  K  '•"  r*'n  suppose  F' =  F.  il 
"Vient 


X(F) 


Xti)(F) 


tf'- 


X'/'^(F)^...  =  o; 


cette  égalité  devant  avoir  lieu  quel  <pie  soit  t,  \\  faut  en  particulier  q  uc 
l'on  ait  \{  V)  =:  o.  On  dit  alors  que  la  fonction  F  iolmet  la  transformatirïn 
iurtnitésimalc  du  grou|)e.  Ci'tie  condition  est  d'ailleurs  suflisante,  car.  si 
Ton  a  X ( F  i  =  o,  l'on  a  aussi  \  [ X<  F  )  j  =0,  .  . ,,  et  par  suite  X^/*^(  F )  =  o, 
quel  que  soit  p>  Les  seuls  invariants  du  groupe  à  ttn  ptjrami^Jrr  sont 
^nc  les  intéf^rafes  de  l'équation  X(/)  =  o. 

Hemarqmms  que  si  deiiv  *;roupes  ont  re-pectiveoieut  pour  tninsforuia- 


THKORBMRS    II  EX.ISTKNCB. 


404  CMAPITRI-:    XT%, 

lions  infinitt'*iiiriate>  \i/}i*\  n  \(/).  IIihT,,  r*, 

lioti   «jui'lciMitjue,  cc^  il*ni\   ^r<Mjpeî»   ont   les  mêmes  iiivari^mt»,   satîs  éut~ 

identî(|iit's.  Si  l'on  a|)|iljque  à  un  mérn<^  poiiil  !*■!§  iransformaiions  des  Heu\ 


jtfi  )  t'tant  une  kntu 


group«*5,  l't!  prjini  decnra  bien  la  même  rriïje^tmre,  mais  avec  de*  viussf* 
cïîffeienLe.*..  Invert^emenlT  si  deux  groupes  oiil  les  mcnies  invariaDts,  les  ileui 
iransformalion^  itifinilei^imales  X(/)  et  Y{_/')  ne  peuveiiL  difTrTer  que  par 
un  faneur  !l(  j'j,  jtj,  . .  .^T,f)  ne  dépendaui  qwe  de  x,,  a^j,  , . .,  r^,  car  \n 
deux  équations  \(/)  =  o,  Vi/*»  ^o  doivenl  avoir  les  mêmes  inlé^rdesr 
IMiius  inlniduiron*;  encore  une  nu  lion  impoitaule,  S*th 


i  ÏOJ| 


^i=/(^.  y;  «)-      ^'1  =  ?(>^.  j^î  a) 


4 

malioD      I 


un  gn*up**  eontinu  à  deux  variables*  Si  l'on  applique  une  trirnsFurmalK»» 
de  ce  firoupe  à  tous  les  poinls  d'une  courbe  plane  C^  ou  oblîenl  uui^  nuUt 
courbe  plane  G|.  Soient  y^X^  ..../'"^  les  dérivées  ^successives  de /pir 
rapport  à  x  ti  J^\,  j'J^  .  .  .,  y"  le^  dérivées  succe^^sives  de  y^  par  rapport 
à  JFi;  nous  avons  vu  ^  !♦  n"  3*^  <  nniriienl  on  peul  calcuJer  ces  dériver*  suc- 
cessives au  ini>yeii  de  J*.  ^,  J'',  .*.fj^"\  ee  qui  eumluil  à  des  foriuuk'»^  dr 
la  fiirme 


?«(^,  j^.  r  1 


.y*';  ah 


Les  formule^  tioi;  et  inri)  définissent  encore  un  groupe  de  iransformi- 


lîonsâ  n  -h  a  variables  j-,  j''^  y' 


,  ^■"',  que  Tim  appelle  le  groupe  pro- 


ionjfé  du  premier.  >ious  adineUrons  ce  point  doul  la  démonstration  noffrr 
d'autreii  iliftieullés  que  quelque**  longueurs  d'écriture.  INous  nioolreion* 
seulenieni  eommiui   on   peut   calculer  la   transformation  infinitésimile  <li> 

f;r<>npe  prolonj^é.  Soit  ^iT,  y)  -^  h-  t^{t^  y  )  -j^  la  trausformatinn  infiuit*'- 

<;imaie  ilu  i^roupe  donné.  Nouï^  pouvons  écrire  les  équations  de  ce  i^rtiupe 


(toi) 


cl  Ion  en  déduit 


'_f^_ 


ri  = 


<i^i 


■^        I  \t>./  ciiy    -  / 

dr+L{±da-^±'iy) 

r  \dr  ûy    •"  / 


Le  eoet'ficicnt  de  /  dîiu^i  le  second   membre,  dont  nous  avouï?  sculeml 
besoin^  s'utiiieni  par  une  division^  et  il  est  égal  à 

as:        \  f)y         d^  /  il:r         \  ûy  /  \  dr  ) 


IV.    —   thaïs SKOHMATtOXS    IM- IMTKSI  WALES. 


40î 


[  Le   symbole    de   la    h  ân>foi  mation    îiiBnitêsiniaLe  du   §[roype   |)iojnn<L;ë   est 
«lonc^  pour  n  —  u 

Li'   |>rocéd<'   e^l   général.   Si  le  corflicîent  de  /  duns  le  développe  me  m 
de/^""*   est  it(x,  ^, /',  . . .,  ^<"-iV),  *>n  a  pnur  r/' 


^jti#-n^  -  dr:^... 


r   ^  à^r  ^y    ^  I 

et  le  coeflicieiit  de  i  dans  le  second  jiieiiibre  e^t 

rZ-r  \  c/^        éy  "    f  ' 

On  peut  do  ne  eatnil*'r  de  proche  en  proche  les  Iran  sfonnat  ion*  infini* 
lesi maies  des  groupes  (ooiofi<îès  que  l'on  peut  déduire  du  lîroupe  consi- 
déré, en  ^'arrêtant  a  telle  valeur  de  ft  que  l'on  veut. 

On  ilrt  i|u\in  syNtèiiie  iréi|UHUi»n!^  ililférentieile:!» 


004) 


djTy 


I 
I 


ailmet  le  inroupe  de   tr  Hnsfiinualiiuis  y  un   jm  rame  Ire  G  «iéfini   par  les  for- 
mules (94)  lorsqu'il  se  eîian^e  en  un  système  de  même  forme 


dT\  __  d'a\ 


\\ 


x; 


quand  «ni  prend  [lour  nouvelles  vanaUtes  jtji  ic^,  ..»,  j^J|,,aa  lieu  de  af^i, 
iTt,  ....  ^;i,  et  cela  quelle  que  soîl  la  valeur  du  paramétre  a.  D'après  la 
Itaison  qui  a  été  établie  entre  le  «vsléme  (rf>4  I  el  Inéquation  au\  dérivées 
partiel  le*^ 


(  io6  I 


ÔT, 


àx* 


ÛXn 


il  faut  et   il   suffit  puwr  i^ela  que  foute   Iran  s  for  malien   du   «groupe  G  con- 
duise de  ïéqualion 

n 

.•.if 


Fà  une  équation  linéaire  équivalente  à  \{f)=^o,  quelle  que  ^oil  la  valeur 

tdu   paramètre  a.  Si  /{^%.  x^.    ....  j^/j  )  est   une  intégrale  de   \(/)=o, 

f(jr|i  3c\y  ...,  x'„)  est  aussi  une  intégrale  de  X'(y)  =  0|  et,  par  suite^ 

*aprés    qu'on    y    a    remplacé    x\,    ,..,    x'^    par    leurs    e7i|tression«i    OjJ), 


4o6  CHAHTBK   \l\.    —   THK*MiKMKS   lî^XiSTENCB, 

f{x\,  . . , ,  j*^  >  di*k  encore  élre  une  iiué^rale  de  \{f)  ^  o.  Il  s'eii^uh  quf 
hi  roiidïlioii  néee;?-sairo  et  ^ufiisaiite  pour  que  le  sysiètne  d'équalions  dtflfé' 
ronlidles  (ii*i)  aihiietie  le  groupe  de  ira iist'orma lion ^  G,  c'est  que  toute 
tran>furiiuiLJOiï  de  ce  j;roujje  c!ianf;e  une  intégrale  de  réciuatiun  Xt/')-o 
en  fjfîi'  intégrale  de  la  miVnie  équation, 
Soil 


Ot, 


<*^« 


la    Lransformatiiin    inliniléshnale  du    yrrjupe  G.   \tnj*»   ^iOu^on*  écrir**,  <-ti 
remplaçant  le  paramètre  a  par  te  parauiêtie  t  dtdiuâ  plu^  hayt^ 


f{r\,  x'^,  ..,,  j:\,)=fiTxs^u 


•rn  ) 


T(/)- 


n 


T|T(/^|. 


Si  f{Xi  .,-,  J"^)  )  est   une   intéjjjrale   quelefnnjn»^   de  rrqualion  \  hi<>|   il 
doit  en  être  de  rni^Uie  de  f{x\y  .  .  . ,  ^"J,  )  i'I  j»ai'  suite  de 


A^rj,  .,.,  jr«)— /lJ?i,  ,. 


•Ojt 


ou   de 


T(/). 


T(T,/,)^..., 


quel  que  suit  /.  Kn  particulier  T| /*)  doit  être  une  iuté^ialr  de  l'étp]»- 
lion  i  M>fi  ).  Celle  condition  est  suffisante*  Soient,  en  etle^yjjyj^  .  - . /«-j 
un  syslèmc  de  »  —  i  intégrales  disiineic'.  ;  si  T(/,  ),  T(/,).  .,.,  Tifn-i) 
sont  aussi  de«^  intégrales^  il  eu  est  de  luèuie  de  Tj/"),  y  étant  tine  autr*" 
intégrale  queleonque.  îNous*  avons  en  etfet  /  =  II (/iî  /î  *  •  -  ?  fn-%  )»  cl  p^r 
suite 

■"'     Tif      ^■ 


T(/,=  ^T,/.,- 


«?A-i 


T(/j  élaul   une   intégrale,  ïl    en  est   d».*    même  de  T[Ti/î],   el  ainsi 
suite;  il  en  est  donc  de  même  de/^.r'i,  >rj»  ...,  x\^}. 

Donc,  potir  que  te  sysième  (io4)  admette  te  groupe  G  de  iraiis/o^ 
mafions,  iJ  fatil  et  U  suffit  que,  si  f  est  une  intégrale  de  X(^  =^  O»  il 

en  sait  de  même  de  T(/l  On  dit  pour  abréj^er  que  Téq nation  Xiy  >  ^1 
ailuiet  la  transfi^rmaiion  inlîuitésjiaale  T  if). 

Cela  posé,  reprenons  mu:"  équation  di  lièrent  ici  le  du  premier  ardre 


<io8) 


dû? 
X 


B 


Pour  que  IMotiation   \(  f)  ^  A  -^ h  B  ^  =0  admette  la  transfciriiiiitioii 

inrinitéstmale  f  -^  h- Ti  -^1  il  faudra  que  Ton  ait.  eu  dést*;naiit  \ï%rmiz 


une  I  m  étrille  (iiufit  t|n'mie  <  «instant  l' j  <le  \i /}  =  o, 


407 


Or 


B 


fhiA 


Om 


=  llU.i), 


Ofùj)  étant  1111e  foiï*'li«jn  imléierminétî  de  (o.  On  Lire  de  ces  relations 


H  II  (tuf 


An(taj 


€(  par  suite, 


'  B  e  -  A  r. 


est  df>nr  un  fiirleui  intégraul  pcmr  hdr  —  Kiiy.  hiver^ement^ 
jiie  <^   diiïerenl 
H  rU  -  A  éiy  ^ 


Sviloix,  >')  uiio  loni'ti<*fi   lelliî  *jue  ^^a   difTerenljeU*-'   lolale  -ioil 


rftp  = 


un  »  à  la  fois 


BF^  Atj 


I 


Ox  ày  T         •.  ,^^         j  ^^, 

T(o)  e«t  ilrtnc  au?»si  une  inlej^rale  tle  Trijualifin  \(  o  1  =  r»,  i:;t  iiqu'^  pouvims 
énoncer  le  ré*4ultat  conime  il  «nii  : 

Pfiiiry/iff  l\qiititiijfi  dijférentiel  te  {%0%)  admette  le  ^^roupe  de  traos- 
format it^nx  déduit  de  ia   transformation  infinitésimale  J  -^ — H  Ti  —  » 

il  fa  tif  r*i  il  s  it/Jit  f/  ne  -rr-r -—  so  it  a  nfu  c  ttur  in  t  éi^  t  a  n  t  po  n  r  lî  d:r  —  A  dy . 

Celte  nouvelle  méthode  n'exij^e  que  la  conn;iîs&a[ice  de  la  Iransiorina- 
lion  infinilêsimale  du  groupe.  Comme  il  evi?ile  une  infinité  de  fadeurs 
întégranl.^»  on  voit  que  toute  équation  du  premier  ordre  admet  une  infi- 
nité <îe  tran'sfoiniatioii>  infinitésimales. 

Re\enon$>  au  cas  général  du  svistènie  noî).  Soil  \if}^-D  réqualioii 
linéaire  correspondante  et  T{/j  le  symbole  d'une  l^t^ns^l^rlnation  infinité- 
-^itnale.  Considérons  IVtjualioii 


l<"*»9) 


Z(/^)  =  \|T(/)l-T|\t/)J^o, 


I- 

Hoù  \[T(/)]  repre««ente  le  résultat  de  1  opération  \(      )  appliquée  à  T(/), 
Bel  ou  T[X(y)]  a  une  signification  analogue;  Zi/)  est  encore  une  l'onrlion 

linéaire  el  homogène  de>  tléri^ée^  du  premier  ordre  -^—  ei  ne  ren- 
ferma aucune  dérivée  du  ^«'e<*nd  ordre.  Il  su  f  lit  de  vérîtier  que  les  tijefli- 
cienl>  d'une  dérivée  du   î^eeorid  ordre  sont  les   mêmes   dan^   \[T(/')|   et 

à^  f  fi'  f 

dàfi*    T|\(/'i|.    Or    le   coefficient   île   ^    t.^X    X,J,    et    celui    de  - — ^- 


<*c  \. ;^—  \^^  .l^fl:*  ^.^  f  \-  •=£  'i  •^^^  *?TiM^iii  qae  ce*  coefficients  sont 
le^  m^^fii'^  ri^B*  \'T  y  \,  L'<h{iucioa  Z  y  =o  e*t  doac  une  équation  de 
«•^■i*^  tV.nii*^  t^ii^  réTfiuci>>n  \  /    =  o.  «|a«»  !'•>■  peat  écrire  eo  mettant  le^ 

.ifo    Z  /  =r\  ;t    — T  \.  'J^-...-^r\  5,. -T.  X,»l:^-^...  =  a. 

Ceia  p-"r*é.  *î  T/  «î^t  la.?  incif^rale  de  ré^uation  Xi /"►  =  o,  lorsque/ 
e^t  sue  inctl'.inle  à^  retc*?  «r>^|iiati>.»«.  to«te  ÎBti^sralif  de  \\  f\  =  o  satisfait 
é'v  idem  mes  t  à  l>quacî«>n  linéaire  Z<  /*<  =  o:  oa  doit  donc  avoir  i  n**  392  > 

un.  \fT./.l— T[\./.!  =,t:.jr,.x. x.>Xi/k 

s  étant  une  fonctî*>n  indéterminéi^  de  j^^.  x« x^.  Réciproquement,  «i 

l'on  a  qne  ide^ncité  de  cette  forne.  toote  ÎBtéjsrale  de  IVqaatioo  XiJ')  =  o 
•atirfait  atjfM  a  i'r»^aati«>n  \[T>  /»]  =  o.  et  par  «oite  Tif\  est  aussi  une 
întéirral^  de  IVqoati*>n  Xi  f\  =  o.  La  eonditiom  mécessaire  ei  suffisante 
pour  qu€  l'équation  linéaire  Xiy»  =  o  admette  la  transformation 
infinitésimale  T*/.  est  exprimée  par  la  relation  (iii>  oiî  p  est  une 

Jonction  quelconque  de  X|.  j-j x.. 

Cette  relation  e*t  équivalente  àin  —  !•  relations  distinctes 

\<^,  >— T.  \,  ■        \^;«.  -T.Xt»  _  X(;^>  — TfX^  ) 

\i  -  x,         " x^ 

Étant  donnécf  one  équation  différentielle  d'ordre  n 

d'^r  /  dr    d^r  </*-«v\ 

dx"  y       '      dx     dx^  rfr*-«  / 

pour  <^avoîr  si   elle  admet  le  groupe  de  transformations  G  déduit  de  la 

transformation  infinitésimale  Jix.  r»  —  — t(x.  y>  t-»  il  suffira  de  rem- 

^       '      dx  àr 

pUr*er  iVquation  (  1 1!£  )  par  un  système  de  n  équations  diff'érentielles  «lu 

premier  ordre,  en  prenant  pour  inconnues  auxiliaires  les  i  /i  —  i  >  premières 

dérivées  ^',  ^'.  ...,^''~*  ,  et  d'examiner  si  ce  système  admet  la  tran<*for- 

niation  infinitésimale  du  groupe  prolongé  de  G. 

Prenon*.  par  exemple,  Téquation  du  second  ordre  Y^  =  z^ix.  v,  y'  ».  que 

l'on  peut  remplacer  par  le  sysième 

dx        dy  dy 


I  y  51  X,  y,  y  » 

ou  par  ré(|uation  linéaire 


dx        ày^  ^y    '         "     " 


il    faudra  eiiantiner  si  «eue  t-qyoutin  arttiicl  la  rranslV»niiatKm   ïnfinîlesi- 

Imalc 


e/  .  «'/  /  ■*/        r*^        /«''■.         ''5\     '        <^      '.1   "!^ 


I 


En  développant  let^  caJi'iils,  on  lii»uvf  une  condilion^  qui  renferme  :c, 
^'  Cl  r'.  el  qui  cjoil  iHre  viM'itice  quelles  qur  soieul  lef  valeurs  de  ces 
variablt;^.  r^'irquiitirMi  du  «*croïid  rn-dre  rlaul  donnée,  -^i  l'on  vent  recherehcr 
les  Iransforination*  infinîtésiinale*  qn'elle  îidmel,  les  indélerniiiiées  dooi 
on  dispose  5 (:r*rK  ^^ii^^y)  f*^  renferment  pas^'.  Kn  écrivant  que  la  rela- 
tion précédcnle  esi  indépendante  de  r'.  on  peut  avoir,  î^uîvaut  la  fonetion 
doanée  '5(x»  y*  y' h  ""  nombre  lifnilé  nu  illimité  d'équation»^  auxquelles 
doivent  «satisfaire  le**  fonrtioiis  EiJr,  y\  et  rjj',  y}.  En  général,  ces  équa- 
tions seront  incnnipatildes,  el  l'on  voit  qu'uue  équation  du  seeond  ordre 
prbe  au  hasard  n'admet  pas  de  transformation  inliniléHimale.  Jl  en  est  de 
même  des  équations  d'ordre  «supérieur,  ri  Ton  comprend  par  là  comment 
Sophus  Lie  a  pu  classer  les  équations  dilTéreniielles.  d'après  le  nombre  des 
transformations  infinitésimales  distinetes  qu'elles  ïidmettent. 


EXEBGIOES 

1*.  Soit   M,»  la  plus  grande  valeur  absolue  de  /(^,  ^0)  lorsque  x  varie 

de  Tu  à  j'p-hrt,  les  lettres  a,  à.  K.  jr^t  ^0  ayant  la  même  signification 
«|u'au  n"301t  rinlégrale  de  l'équation  ^' =/(ar,  ^')  qui  prend  h  valeur^^ 
pour  X  —  a-ç  est  continue  dans  l'intervalle  (  ap^t  afo-i-p),  p  étaut  le  plu» 

petit  des  deux  nombres  a  el  -  log  (  1  -h  ^r^  ) . 

f  E .  L  IN'  0 1£  Lor .  /o  a  mai  de  Ma  I  h  r  m  a  t  iq  ues.  1894.] 
I  Un  établit  de  proche  en  pun  he.  rôuiiiie  au  n'*  IIHH,  les  inë^dlttés 

IX'.-J'n-ii  <  MnK'-'  i^^^ZllU, 

1  .  '4  '  .  .  A 

Cl    Yn    restera    compris    entre   y^t  —  à    et    Ko  H- A.    pourvu    que    Ton    ait 
^.    Trouver  deu\  intégrale*  première*^  des  f^ystémes  d'équations  sinuiU 


4lO  CHAPITRE    XIX.    —    TIIKORÈMES   DKXISTENXK, 

lanées 

(Y)  s!^ —  = = 

^'  yix->ry)        {X  —y){ix  -k--iy  -^  z)       x^x-^y) 

3.  L'expression — -  est  un  facteur  intégrant  pour  dy     /(  —  \€ix. 

4.  La  forme  générale  des  équations  din'érentielles  <Iu  premier  ordre  qui 

aumellent  la  transformation  infinitésimale  y  -^ •''  -r-  «îst 

•^  Ox  Oy 

-^    ^^,   =  <ï>(a7*-h  V*). 
x^yy 

En  déduire  un  facteur  intégrant. 

5.  Trouver  la  forme  générale  des  équations  dillcrentiellcs  du  premier 

ordre  qui  admettent  la   transformation   infinitésimale  -^  -i-x-^i  ou  ia 
^  âx  ày 

Iransformation  infinitésimale  x  -^  -k-  ay  -r— 

Ox         "^   ôy 

6.  Trouver  un   groupe  de  transformations  pour  Téquation  difTérentielle 

dv 

-^  =  c5(27  -4-  ay),  où  a  est  constant,  (M  en  déduire  un  facteur  intégrant. 
dx 

7*.   Les  équations  difFércntielles  de  la  courbe  éla^^tique  gauche 

y'z''—z'y''^^ox'-  -^  '^y, 
z'./'"  -  t'z'  =  oy'—  px, 
•^'r'— /•**"=  05'  — a, 

où  a,  p,  0  »*onl  des  oonsiante*»,  admettent  le^  deux  intégrales  première* 
ar'«H-y«-f-;5'2=  C,  fi(x»-h^*)—  43'=  C.  On  obtient  ensuit»»  j- el  v  P^^ 
l'intégration  d'une  équation  din'érentielle  du  deuxième  onlre. 

[Hkrmitk,  5m/*  (juel(jues  applications  des  fonctions  ellipti(fiies  \,^.^^^'\ 


li*Jl.  Points  singuliers  d'une  équation  différentielle  linéaire.  — 

I  Une  étjLialHJM  «liirëii'oli^lle  Hiiéainr  tl'urdie  n  ast  de  la  foriiie 

'Hz 

//,,  a,,  ...,  "ii^i   *^lanl  des  fomlions  di;  I»  seule*  variulde  ./'. 
inlegration  al  éqnivaleale  à  rt'Wa*  du  ^ysl^'ivie 

\      ilr 

J    «K  «Kl  «Vm    « 


^ir«-i 


obh^nu  en  prr*riar»t  jiour  iiic<  in  nu  es  iMi\ilïan«*s  les  n  —  r  preinîèr<*s 
dérivées  dey.  Sn|>|>i>âoiis  les  ciieflicienls  r/.,  lî<iU>nior|Thes  dans  un 
cercle  Cu  de  ra^on  K  ayant  son  centre  au  point  .r»,  et  soient  r^, 
y\^  y]^^  -.*,  ^1"  *'  »i»  s^'Stènie  de  ft  constantes  arbitraires.  En 
^ippUijiïaût  ^nx  équations  {i)  un  rrsultar  général  établi  |>bj.s 
haut  Ml"  'WiK  uijus  voyons  que  Véquation  yi)  admet  une  ùité- 


IVà 


CHAPITRE    \\. 


l^lQt  ATIONS    r>IFr(CllKrîTJKLLEl»    LiXéAIRE> 


g  raie  holontorplw  daus  le  cercle  i^a.  prenant  la  \>alt'nr  y^ 
pour  ,r  =x<, .  iandis  ifue  ses  n  —  t  premières  dérivées  ont  re$- 
peciipement  les  ^^^lears  y'^,  yl^  , , , ,  Xo    *  pour  x  ^^  x^* 

Nous  savons  (r*Hl leurs,  d'a|*rès  1»  théoiie  générale,  que  c^esl  U 
seule  intégrale  de  l^éqiialion  (()  sàlisfarsant  à  ces  coiidilîon^  inî- 
liâles;  nous  dirons,   [loiir  abréger,  qu'elle  esr  délniie  par  les  con- 
ditions inflrLilps  (/f-fl,  ro,  y„,  ,Kfl,   .  .  .,  j^i,"^*').  Cela  posé,  supp*»- 
sons  dVabord.  poiu-  fixer  les  idées,  que  les  coefticients  a/ sonl  de» 
fonctions  unilormes  de  j*,  n^ay^nldans  lont  le  plan  que  des  poînb 
singuliers  isolés.  Soit  L  %\%\  clreuiin  joi^^vnonl  deux  [loinls  non  sin- 
guliers ^,j  et  \,  et  ne  passant  par  aucun  point  ^singulier;  t^iiilégrale 
qui  est  définie  par  les  conHitions  iniliales  {^^^y^%y*^^  .  *  '^JK^***  ) 
est  représentée  pai-  une  >érie  entirre  P(.r  —  .r„)  cnnver^'ente  dan> 
le  ("erele  C^  de  centre  :r„  [»assaril    |ïar  le  point  singulier  le  plus 
voisin  de  x^.   *-)n   peut,  au   fnoyen  de  celte  série,  suivre  la  varia- 
lion  de  rintégrale  le  long  du  chemin  L,   tant   que  ce  chemin  ne 
sort  pas  du  cercl^î  C(^.  Si  la  ligne  L  sort  ile  Gn  en  un  poiul  at,  pre- 
nons sur  ce  clieniin  un  point  x%    inlérieur  à  C^  et   assez  voisin 
de  a  pour  que  le  cercle  Ci  de  centre  x^  passant  par  le  poînl  sin^ 
lier  le  plus  voisin   ne  suif  pas  tout  entier  à  Tintérieur    de  C^.  TS^ 
la  série  V{t  —  x^)  et  de  celles  qiiVm  obtient  par  des  dérivalïoiu 
successives   ou    peut    déduire    les    valeurs    de    rintégrale   cl 
ses  n  — I    premières  dérivées  au   point  ^,.  Soient  y%^    \^\\    ..., 
y^l*~^    ces   valeurs;    l'intégrale  de   Téqualion  (i),   qui   est  déBnîe 
par  les  conditions  initiales  (j"( ,  Ki  ^  y\,  •  «  . ,  J*^/*'  )-  ^sl  re|>résenlce 
par  une  série  entière  V^ir  —  x^)  convergente  tians  le  cercle 
Les  sommes  des  deuv  séries  l*(.r  ^  .r„  )  et  l*i(.r  —  or»  )  sont  égafei" 
dans  la  partie  commune  aux  deux  cerr-les  C<>  et  C<,  puisqu'elle^» 
représentent   Tu  ne  et   r;mtrr   une  intégrale  de  réqualioo   (i)  sa- 
tisraisanl    aux    mêmes    conditions    initiiile>.    Il    s^enî^uit    que    la 
série  P|{*r  —  x%)  représente  le  prolongement  analytique  dans  le 
cercle  C,  de  la  fonction  analytique  déliuie  dans  le  cercle  C,,  par 
la  série  P(j*  —  j™o).  Si  toute  la  portion  de  L  comprise  entre  Xi  el  X 
n'est  |)as  située  dans  !e  cercle  *ji,  uxt  prenfira  nn  nouveau  poiDl^r» 
sur  ce  clieroin  à  rinlérieur  de  C, ,  et  ainsi  de  suite, 

(^n  arrivera  certainement  à  un  cercle  renfermant  le  point  X  au 
bnut  iPuo  nombre  ///n"  d'opéra! ions.  En  eftel,  soient  S  la  longueur 
dii  chemin   L  et   S   la  limite  inférieure  de  la  distance  d'un  point 


I.    —   PHOPRIKTBS   (ÏRNISftALES.    —   Jî¥STKMES    KONDAMEXTALX»  4^3 

€|iie|conijue  *lt*   L  y    Vtui   des   [><>iiïls  sin*;*illt'i '^^    Le*  rayoîjs   de* 

Icercltîs  successir^  omploy^^s  sont  mi  moins  égaux  à  3,  el  Von  peut 
.choisir  les  contres  de  ces  cercles  de  fa(;on  tjiie  la  «lis^lancr  de  deux 
ct^nlre^  coiist''<:ulifs  soîl  !iiu|)érieiire  à  -•  Après//  opérations  la  lon- 
gueur de    la    ligne    bnsée   obtenue   en    joignant    ces  centres    suc- 
cessifs  sera  an  moins  égale  à  p -*  Si  Ton  h  // -  >■  S,  la   longueni' 

Idc  cette  lignt^  brisée  sera  ïsuperit'ure  ù  Ici  loognetir  de  L;  après 
(/»  ^ — ï  j  opérations  âii  plus,  on  sera  donc  nrrivé  à  nn  cercle  i  en- 
fennaut  tout*'  la  |ïorti<jn  de  l>  comprise  entre  le  cenlie  de  ce  cercle 
et  le  point  \, 
On  voit  en  résumé  t|ur  i'on  j*eul  poursuivre  le  prolongement 
analytique  de  t'inlégrdlc,  lant  que  le  chemin  décrit  pai"  la  variable 
ue  pas>e  par  ancnn  des  points  singuliers  des  coefiieienls  ctj.  Nous 
t  savons  floue  *^/  priori  quel>  sontli*»  seuls  points  qui  puissent  être 
iJes  point>  singulier^,  poiii  les  intégrales  d'une  équation  linéaire^ 
il  peut  d'HilleiMS  arriver  qu'un  point  a  soit  un  point  singulier 
pour  quelques-uns  des  coellicients  tï|  sans  être  un  point  singulier 
pour  toutes  les  intégrales.  Dans  te  cas  particulier  où  les  coeOi- 
eiefits  sont  des  polyuomes  ou  des  fonctions  entières,  tontes  les 
inieg;rales  sont  des  fondions  holonnuplies  dnns  tout  le  plan.c^esl- 
à-dire  des  lonclions  entières,  pouvant  se  réduire  à  dus  polynômes» 

Ltf*.  raUiiniienif ni"^  î^'rltiiiiJeiU  aussi  au  cas  uù  le**  c»jt*Oi€icHt?*  rt,  ont  des 
^îtigiilarHés  4|uelranfjues,  vt^s  l'oïnômis  |n>i»%anl  èlvv  mu lilfurmefi.  Si  l'un 
pari  d'un  point  j*,,,  où  ces  coefiitienls  «ont  liiili>iii(>r||lit&,  i'A  «jiit  Vun  fasse 
décrire  a  la  variHl>le  x  un  chemin  I.  tout  le  long  duquel  ou  puisse  pour- 
suivre îe  prolonj^cnient  atiahtique  des  coefficients  ftif  ou  jjeut  également 
poursuivre  le  prolongement  auidyiique  des  ïnié^rntes  le  lon^  de  ce  clieiuin. 
Ues  ^érie«  entière*  fjui  iepr*'seuieiil  ie>  iutej^;ikdes  sont  convergenles  dans 
les  mêmes  cercles  que  les  séries  qui  repicsentenl  le&  coi;îflirif nts. 

Ces  résultats  sont  bien  d'accord  avec  ceux  que  l'on  a  déduits  de  la 
méthode  des  approximalions  suceessivei^  (n**  IMïu 

;iî!8.  Systèmes  fondamentaux.  —  C*msrdéron?.  une  équation 
linéaire  ei   honiogrne,   ne   reri fermant  pas  de  teiine   indépendant 

^,  d'^r  d^-^y  dy 


4 II  f:il\l>]TllK    %X.    —    ^01' AXIONS    rHPPKtieXTIBLLKS    U^KàlRES. 

iU3U^  (lésigHnns  ici  |>f»r  ^'  (  >')i  ï**>>>  J^Ius  uno  roiicluiu  <\e  la  variable  V, 
mais  le  r^sullal  dNme  opération  efft'Cliiëe  sur  uive  fonclion^yde 
vai'iiahle  t.  D'après  ta  défini (îon  même  de  ce  .^vmljoïe  d*opéi»lion 
il  est  cUiir  qiit%  si  j^i.  Vit  -  •  • .  J^>  >*»<>^  P  iVinctions  cjuelconqvteï» 
de  .r^   ei  i^,   ('2,    ..  .,   ï'^^  des  ctnislanles  c[iielcoiîques,  on  a  I 
rehitioti 


si^i,  Va.  •  •  *^yp  ^ofï  des  iiilé^rales^  de  l'êqiialioti  (3),  il  en  ^^l 
donc  de  rnpjiie  dtî  (^(j^i  -i-Ca^/a-h-  •  -H-  C^j^jo,  quelles  que  «ioient 
les  valeurs  uuuu'riques  des  constantes  C|*  t^orsque  Ton  cnnnaîl /t 
îfite*grales  parliciilières^i,  r^i  »  •  •  ■«  .T«  de  cetle  éq  un  lion,  on  [»e(i  1 
par  consrquenl  en  déduire  une  intégrale 


:^ 


(4) 


K  =  <-irt-^<-î.Kt^* 


c«r« 


dans  rex[>ression  rie  laquelle  lif;urent  n  constantes  arlHtïairesTtl 
Ç^^  .  ..,  C,i.  Ou  ne  peu!   pas  rn  conclure  que  la  formule  j  4/ re- 
piësente  bien  Fintégrale  générale  de  réquatîon  (3);  il  faulaupar;!- 
vant  s'assurerque  Ton  peut  disposer  des  constantes  Ci ,  C^,  ..mC* 
de  façon  que»  pour  une  Vtdcur  particulière  ,r^^  de  j*,  dîllcrenie  de^ 
points  sinp;ulicrs,  jK  et  ses  /?  —  1  [ireuiières  dérivées  prennent  de> 
valeurs  quelconques  données  à  Tavance.  Désignons  pour  abn^ger 
par  (Kf)o  '^'  vîileur  que  prriid  au   prunl  r^,  la  dérivée />'''""*  de  î'in- 
tégrale  parlicnlière  y^.  tin  é^alaiïL  à  des  quantités  arbitraires  Ic'^ 
valeurs  df   l'intégrale  y  et  de* ses  ft  —  1    première»  dérivée^**  a'> 
poinl   x^i^  on   obtient   un  systcme  de  n  équations  linéaires  pour 
déterminer  les  constantes  C,,  C3,  .  .  .  ,  C/|.  Le  déterminant,  farm«' 
par  les  <*oenicienls  de  ces  inconnues,  doit  être  ilill'érent  de  ÛP>^ 
Nous  désignerons  par  A(ri,  y^j  •  •  «i   Vn)  ce  délerminanL  (jui  ''>' 
formé  par  les  fonctions  ^^i,  y»^ 
celles  d'ordre  /i  —  i , 

ri  7t 

fi     y% 


Yny  6l  leurs  dérivées  jiisqiiii 


(5) 


Afri.ri, 


ir«) 


y» 


^«-11     J,i^H-^ 


Si  ce  déterminant  à(y^ ,  r^,  .  .  .  ^  Vn)*  q'«"  ^^t  une  fonction  holo* 
morplie  de  x  dans  toute  région  où  les  roefiicients  «1  sont  hulo- 
niorplieSy   n'est  pas  identiquement   nid,  choisissons  pour  x^  »" 


PR<U>BtKTKS    rrK\l-:iV  \LKH. 


M Ji  I  EMHS    KOM>A WrXTAV \. 


4i^ 

point  oi\  cr  rléterminant  ne  soil  psi>  i\n\;  nous  |iouvoiis  alor^ 
éterminer  les  conslanles  C,  de  taroii  que  y  et  ses  /?  —  i  pre- 
Tiiières  dtVivées  prenneiil  pour  .r^  îles  valeurs  inïhales  quel- 
eonqucji*  Todle*  inléj^rale  (le  Téquaïlon  (3)  est  donc  comprise 
dîin!^  la  fornriile  (4)^  '*n  dil,  |mhij-  iiiiré^er,  que  celle  formiile 
représente  (^ï  nié  g  raie  sfénétaie  de  r*"'quatîoa  (3),  Les  inté- 
gra les  y , .  Yx T  . . . ,  j^« ,  ( e  1 1 es  q lie  le  dé l erni  i n a ii l  A (  y , . y.^ ,  . . . ,  >'/, ) 
est  difTérenl  de  zéro^  formenl  un  système  fondamen (al. 

Si  ce  délerniinanl  A(  j',,  i  j,  .  .  ,,  fit)  est  îdentiquement  nui, 
quelques-unes  des  iiilét;rales  r»,  y^,  *  .  .^  Y»  peuveni  se  déduire 
des  autres.  D'une  far  or»  générale,  nous  dirons  f|ne  n  lonclinns  k,, 
y^^  .--t  y  fi  de  fa  var  laide  .r  ne  soûl  pas  îinéairf'fnrrti  dtstinetes 
lorsqu'il  existe  entre  ces  n  l'onction  s  une  relation  de  la  lorine 


(6) 


hXx- 


^^ny,i  =  o, 


C|,  C2^  •  •  -,  C,|  étant  de>  etuistijules  iH*n  Iruiles  nulles.  Pour  que 
n  fo  ne  lion  s  r,,  r^,  ...,  » /,  ne  h  oient  pas  linéaire  ment  (lis- 
i  in  des,  il  fan  tel  il  sftjjii  ijite  le  liéterminanf  liyi.r.^^  .  .  -,  >„) 
soit  identiquement  nui. 

D'abord  la  condition  est  nécessain^-.  On  déiluit,  en  effet,  de  la 
relation  (6)  K's  (n  —  i)  relalions  de  même  fornie 


t7>     c,yr^Ctrf 


^ny/ 


(/.= 


I  entre  les  dérivées»  du  preniier  urdre^  du  deuxième  ordre,  etc.  des 

fonctions  K|.  Les  coefficients  C|  n'élanl  pas  tous  nuls  par  hvpo- 
iht'se,  les  équations  (6)  et  (j)  ne  peuveni  élre  eompalil>les  que  si 
lltê  déterminant  A{  y^ ,  y^^  -  .  . ,  y^  )  est  identiquement  nul. 

Kéi'iprocpienifMit,  supposons  A  ^=  o,  et  supposons  d'ahord  que 
tous  les  mineurs  ttti  premier  ordre  de  A  relatifs  aux  éh'»nieuts  de  la 
dernière  ligne  nt^  sont  pas  nuls  identiquement,  par  exem|de  que 
le  coeffieienl  de  >'',!'"" 


Xi 


J«-i 


'est  diliérent  île  zéro.  Soit  A  une  région  du  j*lan  de  la  variiihle  x 
[ou  le»  fondions  j^,-  soûl  holomorphes,  et  on  ce  déterminant  3  ne 


4l6  CHAPITRE  XX*   —   éQilTIONS   rtIPFKRIîNTtBIXES  LINÉAIRES. 

s^Hûniilt?  pas.  pinsons 

ces  n  —  I  équiilions  Jét*n^»iiint'i»l  pu  m  K|,  K^,  ...,  ^n^i  desfbnc^ 
tions  holomoi plies  de  x  dans  la  région  A,  car  K,  est  le  qnoliciit 
d'une  fonciîoii  htiloinoiplie  par  le  mineur  o  ijui  ne  s'aniiiili'  pa^ 
dans  A,  Ces  iVinctioiis  K|,  .,  .,  Krt_,  satisloul  aussi  à  la  relaliciti 

(9)  ,n«-^'-  K,rr->^H-  k,jij«-»  -h...-^  K„-,j.;/lV\ 

puîsijue  i(  r»,  ^Vmj  ..•,»'„)  esl  nul  en  LouL  point  de  A.  En  dillé- 
rentiaiU  une  fois  chacune  des  équations  (8^,  et  leuaul  comptfd*? 
ce5  équalions  elles-mêmes  el  de  la  relation  (^g)^  il  vient 

el  parsuilr  K',  ^  K!,  ==  .  •  .^  K'^^  ^  ^=  o.  Les  fonclion>  K|,  . .  ♦ ,  k^^j 
sont  donc  des  coiistanlcs  et  Ton  a  l>ien,  entre  le-*  n  fonctions  >i, 
X'it  "'}J^m  tine  relation  <le  la  forme  (6),  où  Lons  les  coefficietils 
sontcousiauts,  le  coefficient  C,^  élanl  diJIéreDlde  zéro.  GeUe  reU* 
lion  <''tnnt  établie  pour  la  région  A  subsisle  çvidemmenl  dans  tutjl 
le  domaine  d'existence  ârs  fonctions^',,  y^*  •  •  •  v'  «* 
Observons  tjne  le  niinenr  5  esi  précisément  égal  à 

si  ce  mineur  0  est  idenliqneinenl  nul  saiiscpie  A(  >^i,^V2-  *  -•?  J'*-** 
soit  nul  aiissij  on  en  déduira  de  même  que  les  ronclions^j^^j,  •••i 
Jn^\  vérifient  une  relation  de  la  forme  (6),  où  C,^  ^  o.  C„_|  nVtaot 
pas  nuL  En  continuant  tie  bi  ^orte^  on  linira  donc  toujours  ^ 
arrivera  une  reliition  de  la  forme  ((>),  qiji'l(|Hes-uiis  des  cocffi- 
cient^s  (>,  pouvant  être  nuls.  Si  doue  on  connaît  //  intégrales  it 
réquation  (3)  telles  que  Â(  i  4,  >';j,  .  *  .,  rn)  —  o,  l'une  au  inoîiu 
de  ces  intt^grales  est  une  combinaison  linéaire  à  cocflicienls  cou- 
staotii;  des  autres  intégrales;  il  peut  d^ailleurs  se  faire  que  cté  n 


intégrales  ^^e  réduisenl  en  r*^alîlé  k  p  ialégrales  dislincles 

r(/i  <  n  —  I). 
Pour  qiril  en  soÎL  ainsi,  il  faut  ^^\  \\  su\(i[  que  ton;»  les  délermioRnls 
analogues  »  A  que  l'on  peiil  former  avec  /?  4-  i  de  ces  inLégralt^s 
soient  tous  niiU,  Vww  an  moins  des  «lélei minants  formés  avec  p 
intégrales  étant  dili*^renl  de  zéro, 
■  Le  même  lemme  permet  aussi  de  démon tr<*r  que  Tintégrale 
générale  de  Téquation  (3)  est  représentée  par  une  formnle  de  la 
forme  (4)*  Soit  en  eflel  (y,,  ^'^i  •  •  •  ^  J^w)  un  système  fondamental 
d'intégrales,  et  j'  une  antre  intégrale  quelconque;  des  («+  i) 
jation^ 

OU  déduit,  par  rélirïiinalron  des  eoeflirieuts  àj ,  a^*  ...»  o^^  une 
«équation  de  condition   qui  nVst  au  Ire  que 

On  a  doncj  entre  ces  n  -|-  i  intégrales,  une  relation  de  la  forme 

C,  C|,  C^,  ....  C„  étant  des  constantes  non  toutes  nulles;  or  le 
coefficient  C  dey  e^t  cerlaînemeut  difFérenL  de  zéro,  puisque  les 
înlégrales  >',,  j'a,  . .  --»  J'«  sont  linéairement  distinctes. 

Toute  éqyatîon  linéaire  d'ordre  n  po^^sède  une  in  Uni  té  de  sysièiiie5 
fonda nien taux  d'inlëgrwlii?..  Pour  en  obtenir  un,  il  suffit  de  prendre  n 
intf'gràles  relie*:  que  le  détermiitaiil  forint'  par  les  valeurs  inhialesde  ces  /* 
iotégraU;^  ei  de  leur*!  n —  i  premières  dérivées  pour  un  poîni  non  singulier 
jTe  ne  soil  pas  nuL  Soil  (^tt^si  ♦ .  m  Jn  )  ""  premier  systènn-  fondamental; 
les  n  intégrales  Vi,  Yj,  ,..,  V„,  «Jonnées  par  les  formuler 

Si  =  Cixfx  -^ctiyi-^..,-^  c/,,yn        «  t^  (t  a,  ,.,,  /i), 

où  le!*  coefficienls  r/jt  *^ont  roustanls.  forment  un  ^y«itème  fondamental, 
|iourvu  que  le  déterminant  D  formé  par  le^  «' eoeflictenl*^  cjj,  soit  différent 
de  «éro.  On  »  en  eiret,  d'tt|»rés  l,i  régie  âv  myllipïicaliou  des  déterminants, 

A(Y,,  Y„  .,.,  Y«)=  D.  A(/,,j„  ,^..y„). 

^  On   déduit  de  cette   formule   que   le   rapport  -  - — '  ^'  '/  ''  est  le 

mémt^  quel  que  soit   le  système  fondamental;  noiif  allons  le  vérifier  en 
G.,  IL  K 


4i8 


ilHAPITaK   X\.    —   KOUATHiNS    lUFPKRKNTtKlXKS   LIXP.J^IRBS^. 


calriilanl  ce   rapport.  Observons   pour  eela    que   la   dérivée  d'une  f(«nc-l 
itoa  F(.r  )  est  t'jïale  4iu  coefficient  di-  h  dan?  lo  dêveloppemeni  de  F<  j-^-ili  ' 
suivant  le*'  puissances  de  h.  Si  l'on  attribue  à  J*  un  accroi^*ienieiU  A  ei 
qu'on  remplace  chaque  terme  du   dr leiininani  A   par  «.on  d«'v<*lop|n-"mcni 
en   ne   con^^ervaui  que   [t>  termes  du   premier  de^ré  en  /i,  un  «tliticni  le 
diHtM  iiiintii>t 


rr 


A>",'"     j'i" 


hr^ 


Le  coefficient  de  /i  est  la  «omnie  de  /*  délcrmînanls  que  Ton  obtieal  ^b 
prenant  les  cot^tTicients  de  h  dans  une  fiofne  et  les  termes  indc|ienilnnli 
de  h  dans  tes  autres  lijçnes;  rt  —  i  de  ce"*  déterminants  sont  nuls  fumoe 
aV(>nt  deuA  lifjnes  identiques,  et  il  reste 


ri 


yt 


Xn 


y^Cetle  formule  est  exacte,  quetles  que  soient  les  fonctifitt*»  >'i»  ...t/^î^ 
^  ces  fonction'^  sont  dt*s  intégrales  de  l'equalion^  3),  on  peui  j  cm p lacer  daw 
Ja  dernière  li^ne  >'\'"  par  ^-^'r/j"  ^'^.,. —  c^w/i»  et  de  même  pour  I** 
autres.  Il  reste  en  dêvekq>pant  par  rapport  aun  éléntenls  de  la  demicfÉ 
lif^^ne,  et  tenant  compte  des  déterminants  qui  ont  deux  li«fncs  idaHrtîOfl 


(H) 


Le    rapport    que   nous   voulons   calculer  est  donc  égal   à   ^  aj»  ei  î* 
déduit  aussi  de  la  formule  précédente  la  valeur  du  déterminant 


A  =  A„e   -^t. 


en  désignant   par  Ao  la  vidt^ur  de  A  pour  .r  =  .r^.  Cette  expression  àt  i 
montre  que  ce  déterminant  est  di fièrent  de  zéro  eu  tout  point  non  sii* 
gulier^   lorsqu'il  n'est  pas   idetitiqnemeni  nul;   résultat  que   Ton  po«i 
aussi  déduire  des  propriétés  précédentes. 

n  est  à  remarquer  que   toute  équation   linéaire  dont  un  système  foin 
mental  dlutégrales  est  {y\^yt yn)  peut  s'écrire  sous  la   forme  (fo) 

^iy^yuyt^ 


rrilM 


es  coeflicients   ne   renfermant  qut' les  intégrale^  j^/ et  lenrs  dérivées*  ' 
montre  que  n  fonctions  quelconques  linéairement  indépendantes  y-,, ^^^ , 


—    PBOPRrKTF.^i   GKNKR^I.ES.     —    SYSTÈMBS    FONn\Ml!:NTAliX.  i^^ 

y^^   peuvent  ti"*ijjour^  «^iie  ronsidrires  cfuniiif  fnrmant   un  «ijrslêiiie  fonda- 
nienlîil  (Fifilr^'r^liî^  d'une  iNjuatifin  Imi-aire. 


I 


3W).  Équations  linéairôs  quelconques.  —  Une  ëqualion  linéaire 
non  homo^i-ne  peut  s'écrire,  en  isolani  le  leirjn-  indépendant 
dey, 


(la)       F(\v)" 


o, 


d^- 


rf^«-i 


iiûus  dirons  ptiur  abréger  c|ue  c'est  une  équaliorj  îivec  un  second 
membre^  rë^^uation  F(y):=o  étant  dite  sans  second  membre.  Si 
Pan  coniiaîl  une  inlétirale  [>ailit:iifiérc  V  tir  l'équalion  (12),  la 
substiunion  y  r—  Y  4-  ^  Tiimène  rintégration  de  celle  équation  à 
*  celle  de  Téquation  sans  second  membre  F(  j)  :=  o,  d'après  Tiden- 
ûté  F(Y  -r-  3)  —  F{  Y)  -h  F(-5).  L'intégrale  générale  de  Téqualion 
avec  second  membre  esl  donc  représentée  par  la  formule 


(t3) 


Y  =  Y  '^  Ci  j^,-^  ^Uji- 


^-^'tJn 


jy^t  y^*  •  •  •  ?  y^i  étant  n  intégrales  particulières,  Formant  un  sys- 
tème fondamental,    de    Téquation    sans  second   membre,   et   C,, 

[Cj,  . . , ,  C„  étant  //  constantes  arbitraires.  Il  arrive  souvent  dans 
la  pratique  que  Ton  peut  obtenir  aisément  une  iuLcgrale  particu- 
lière d'une  équation  linéaire,  avec  second  membre,  et  dans  ce  cas 
l'on  est  raruené  à  Tlntégration  de  réqtiation  sans  second  men>bre. 
Cette  recberche  d'une  intégrale  partie idière  peut  être  facilitée 
par  la  remarque  suivante  qu'il  suffît  d'énoncer  :  si  /(x)  esl  la 
somme  de  /;>  fonctions  /i  (^),  /^l-^  '^  ■  *  •  *  fpi'^jf  telles  que  Ton 
«ïache  irouver  une  intégrale  particulière  de  chacune  des  équations 

la  somme  \  ^  -h  Y^  4-  .  .  .  +  \  p  de  ces  /)  intégrales  particulières 
est  une  in  té  g  raie  de  T  é  q  u  a  t  i  o  u  F 1  >'  )  ^  /(  x  ) . 

D'une  façon  généra  le  ^  si  ron  connatl  (intégrale  générale  de 
Inéquation  sans  second  membre^  on  peui  iùujours,  par  des  qua- 
dratures^ obtenir  l'intégrale  générale  de  t équation  avec  un 
second  membre  (eu  supposant,  bien  entendu,  que  fe  premier 
mt^nibre  est  le  même  pour  les  deux  éc[uatious  l 

Le  procédé  suivant,  du  à  Lagrange,  est  apf>elé  méthode  de  la 
variation  des  constantes.  Soit  (^1,^2»  .  *^.  fn)  un  svstème  fon* 


420  CHAPITRE   XX.    —    BQl'ATIONS  DIPPÊIIENTIELLB8  LCCKAIUB. 

damenlal  d'intégrales  de  réquation  F(y)  =  o;  en  imilant  auUDt 
que  possible  le  procédé  employé  ponr  une  éqnatimi  linéaire  do 
premier  ordre,  nous  chercherons  à  satisfaire  à  Téquation  (12)  en 
prenant  pour  j^  une  expression  de  la  forme 

Cl,  C2 Cj,  désignant  n  fonctions  de  x.  On  peut  évidemment 

établir  entre  ces  n  fonctions  n  —  1  relations  choisies  à  volonté, 
pour\u  qu'elles  ne  soient  pas  incompatibles  avec  Téqualion  (12  . 
Nous  poserons 

les  dérivées  successives  de  y^  jusqu*à  la  dérivée  (/i  —  1  )'*■*,  ont 
alors  pour  expressions 

y  =  ^xy'i  -^  c,y,  -+-. . .-r-  c.>^;, 

La  premii^Tc  des  relations  (i5)  a  été  choisie  de  façon  que  la 
dérivée  première  y'  ait  la  même  expression  que  si  C|,  Cj.  .  .  . ,  C, 
étaient  des  constantes,  et  de  même  pour  les  suivantes.  La  dérivée 
d^ordre  n  a  une  forme  moins  simple 

En  substituant  les  valeurs  précédentes  de  r,  y\  v" y"' 

dans  le  premier  membre  de  T/^quation  ^12),  les  coelUîcients  de  C,. 

Ca,    -..,  C„   sont  respectivement  F(Vi) ^{y»)^   et  nous 

sommes  conduits  à  la  nouvelle  relation 

qui,  jointe  aux  relations  (i5  ),  permet  de  déterminer  C^ C^. 

On  obtiendra  donc  C,,  Cj,  .•.,€„  par  des  quadratures. 

On  peut  employer  aussi  la  méthode  suivante  due  à  Cauchy. 


I.    —    PftOPRIËTKS  UËNKtlALES, 


âli^TEMF.i^    rOM»A9ll%NTAlt^. 


4ai 


Soif  {y\i  yt-  .'*t  yn)  un  système  fofidaraental  d'intégrales  de  l'équa- 
tifiri  ^\y)  ~  o.  Délerniîtions  len  cojislaiite'i  Ci,  C%.  » . . .  C^,  de  façon  que 
Tîntégrale  C^yi-i-, ,  ,-i-  C,ty„  soit  nulles  «it»*»!  que  ^es  n  —  i  pretntères 
dérivées,  pour  une  valeur  at  de  x,  landts  que  la  dérivée  I /*  —  i /'"""  se  réduit 
kf{a}.  L*iotégrale  ainsi  i>bleiiue  ^{t^  %)  dépend  natureJteinent  de  la  va- 
riable X  ei  aus5i  de  la  valeur  initiale  a,  et  iîiitisfait  aux  n  c*jnditions 


(17)   «&(a,  11  =  0,     (5'(2,  21=0,     îp''(at,  «)  =  0r 


<p<«-ï'(a,  it)=^/(a), 


^*/'*(a,  2)  désignant  la  dérivée  p'*""*  de  9(2:,  a)  par  rapport  à  jf,  011  Ton 
aurait  remplacé  t  par  a.  Si  Ton  écrit  .r  li  fa  pbice  *le  a  dim*»  les  rt;laiiort» 
précédentes^  ce  qui  revir'ni  à  un  simple  changement  de  notation,  elles 
peuvent  aussi  s'écrire 


'  bis}    o(>ï",  x)  =  o>     <^'(:r,  jf)  =  0, 


-ï'(a^,  :f)  =  o,     Œ!t/i-i>(^^  ^^  =/l  r). 


I 


ip*^Mr,  J")  désignani  maintenant  la  dérivée  p**'"*''  de  o(J"*  i)  par  rapport 
à  J^,  où  Ton  aurait  remplarê  a  par  j*  après  hi  dilîérentiatlon.  Cela  (»o§êf  con- 
sidérons la  fonction  représentée  par  rinté<îrale  définie 


<i8> 


Y  =    I      ^(^f  «1  fJoL, 


prise  depuis  une  limite  live  arbitraire  nrç,.  On  a  «successivement,  en  appli 
quant  la  formule  générale  de  différentialion,  et  en  ayant  égard  an\  rondt- 
lions  i  1 7  Afs  ), 


^Y 


Y       r* 

en  *ubsititïjanl  res  valeurs  dt^  Y,  Y',  .,.,  Y^'*'  dans  F(  Y  ),  il  vient  donv 

La  fonction  sou<i  le  iigne  intégral  dans  le  second  membre  est  identique- 
|fftient  nulle^  puisque  «(x,  a)  est  une  intégrale  de  l'équation  sans  second 
membre,  quelle  que  soit  la  valeur  du  paramètre  a.  Il  en  résulte  qnt^  ta 
funciion  Y  représentée  par  rintfgiale  définie  (ïH)  est  une  intégrale  parti- 
culière de  l'équation  linéaire  avec  second  membre.  On  peut  remarquei  que 
cette  intéjiralè  est  nulle,  ain^î  que  se,s  in  —  1)  premières  dérivées,  pour  la 
I  limite  inférieure  x^,,  qui  est  supposée  différente  d'un  point  singulier. 

L'application  de  celte  méthode  à  l'équation  -3-^  ~fi^)  comluil  prrci- 
sément  au  résultat  obtenu  plus  haut  (  n""  371^). 


i%%  CUAHTRE    \\.    —    ÊOTîiTHlNS   niFPKni<:>T1  ELLES   LmÊAIRK$. 

40().  Abaissement  de  Tordre  d'uae  équation  linéaire-  —  Quand 
on  connaît  un  cerlaîii  nutnbre  rriott'grales  par  lieu  litre;»  dune 
équation  lini''cirre,  on  peut  en  protiter  pour  diminuer  l*ordre  Je 
I  t'qualion.  Considérons  d'al»ord  une  t^*.)uaLion  liuniogène  d  ordre  fr 
et  soient  yty  yij  <  •  •  i  yp{p  *^  '*)  *^^*  inlégraics  linédiremeol  dis- 
linctes  de  cette  l'-quation.  La  substitution  y^=v,^,  où  v  de* 
signe  la  nonvelle  fonction  inconnue,  ronduil  de  Téquation  pm- 
posée  F(^):^o  k  une  nouvelle  équaiion  de  même  forme  en  2, 

car    Trxpression    «Tune    dérivée   quelconque    -~    est   elle -tnénif 

linéaire  par  rapport  à  :;  et  à  ses  dérivées.  St  y^  est  une  intégrale 
de  Téqualion  F(r):=0|  la  nonvelle  équation  en  z  doil  admellte 
ta  solution  ^  =  I,  ce  qui  exif^e  que  le  coefJirient  de  -s  soit  nul  ;  ce 
que  Ton  vérilie  immédiatement  par  le  calcul^  car  le  coefficienl 
de  z  est  précisémenl  F{yy),  Cette  équation  en  z  est  donc  de 
forme 


U^) 


b, 


11, 


é(,   éa,   ..,,   ^,|_|    étant   des  fonctions  de  x,  Cetle   équation  se 

réduit  à  une  éqnatiun  linéiiire  d'ordre  n  — -  i 


(>.iO 


y^ 


d**-^t 


dx" 


h, 


d*^- 


dr'*-"- 


6„   ^a^tï. 


en  posant  h  -=.    —  •  Si^r^,  )'2,  .  *  »*  V/>  ^^"^  P  intégrales  de  Vi 


tinn  dont   on   est    parti,    Féquation  (19)   admet   les  pi    \uli 


gï 


ût 


yi 


yv 


et  (*ar  suite  l'équation  (20)  admet  les  p 


intëp^rales 


Ces 


dx 


II 


dx 


.y\  i 


itégraies  sont  linéairement  distinctes;  sinon,  il  v  ai 


une  relation  de  la  forme 


dx 


'  yt^ 


dw^ 


.y\  j 


da.  Cil 


s* 


en   conelnrait  en  intégrant 
forme    C-^yi  +  .  .  .  H-  C/.y^ 


iZp  étant  de§  constantes  non  toutes  nulles,  et    1* 
tistence  d'une   relation    de    raéi 


C 


1 


C 


étant    une    nouvel 


PROMU  1 KTKS    GKX KH A l,Ky 


HlfiTBMKS    RïMiAMENTAl  \, 


42Î 

ftonstanle.  bi  />>>  i,  I  a[»plicalH>u  fin  niétue  jnoLédé  conduira  de 
récjualion  (ao)  à  une  nouvelle  éc|ualion  linéaire  d^ordre  n  —  2,  et 
ainsi  de  ■suite.  fJintéi^mtiofi  d' ti/tf  éf/uaiton  linéaire  et  /fomo- 
^f'ne,  dont  on  connaît  p  intéfi^rnie^  ptirùeîiUères  distinctes, 
f^  ramène  donc  ù  i'  intégrai  ion  ffane  équation  linéaire  et  homo- 
g"^ ne  tf  ordre  n  — py  suivie  de  tfuad ratures,  Loi'scjiie  p=  n  —  i, 

r    demi  ère  ét|  nation    s'inlégrera  elle-même  par  une  quadrj^ture. 
Si  Ton   connaît  de  niéuie  p  intégrales^!,    y^^    ..  .,  y^  d*une 
ï«|nation  avec  secoeul  membre,  telles  f|nt'  les//   —  1  fouelions 


¥ 


yt—xt' 


^yp-r% 


soieol  tinéairenient  distinctes,  la  snbslitulion  y  ^^  r<  -h  :^  con- 
«iuira  à  uue  ëijuation  sans  second  nietnbre  «dmettatil  les />  ^ —  i 
^Ifilr'g raies  y^  —J^i»  .  .  .,  Yp  -^yv  '^^  |Hjnrra  donc  ramener  cette 
pquatton  à  une  équation  linéaire  d'ordre  n  — p -\-  i,  sans  second 
teicinljj'e. 

Pjeooifs  par  e\emple  Téq nation  linéaire  dn  second  ordre 


I  et   Âr 


^,,  d^r         dv 


7J  ^  L>r 


et  soit   y^     une    iolégrale    particulière    de    celLe    étpiation.    Po- 
fions  y  ^=-y\  -j  îl  vient 


dy 


dz 


djT  ^^^  dx  dr  ' 


£2 


=y\ 


d{z 


(t,r    da^ 


d^ 


>  l 


dj-^ 


et,  en  substitoant  dan?*  féijuation  (21),  il  reste,  puisque  le  coel- 
ficienl  de  z  est  nul, 


(11) 


d^Z  /         (tVy  \    dZ 

Celte  équation  s'écrit,  en  posant    .^  ^  n^ 

*  '  dr 

•  du        (     dvi  V  dr 

'on  eu  lire  en  intégi-ant 

Lfjgw  -h   f     p  dj:  -h  ï-<»î;yî  =  Lo^Qt^ 


CHAPITAE    XK,    —    KQliATJOKS   DlKl^HBENTlIiLLC.s   UNIRAI HKi». 


/»dJt 


Uoc  nouvelle  quadrature  donnera  z  et  par  suite  r;  on  voit  que  j 
l'équation  (ui)  admel  rînti'^t^ralc  Vj  donnée  par  la  fornude 


(îi3) 


►'»  =  ^'i  /      :j«  «^  '^  '• 


qui  est  distincte  dt*  Vi-  L'htiégrale  générale  d'une  équation 
Unéfnre  f*i  homogène  du  second  ordre  s^ obtient  donc  par  deut 
quadrat tires,  quand  on  connatt  une  intégrale  partictiHèn, 
Cette  propriété  rapproche  Téq nation  linéaire  du  second  urdre 
de  rëquation  de  Kiccati  (n"  369).  Il  existe,  en  eflfel,  entre  ces 
deu\  espèces  d'équationi»  ditlérejiLielles  une  liaison  intime.  Si  l'on 
applique  à   réquation   homogène  (ai)  le   procédé  d'abaissemeol 

(n"  380)  qui  consiâte  è  poser  >'  ^  e-'  *  ^,00  est  conduîl  à  une  éqya- 
tion  de  Riccati 


(^4) 


5'  -f-  3,'^'^  pz  -^  q  ^  o. 


i 


Inversement)  étant  donnée  une  équation  quelconque  de  Riccali 

(•i5)  «'-^  aw'H- £>tt -h  c  =  ù, 

où  a,  6,  c  sont  des  fonctions  de  x(a^o),  un   la   ramène  é 
forme  ('-i4)  ^^  posant  «=  -»  ce  qui  donne  la  nouvelle  équatia 


.-..^{.-"-y 


4-  «c  =  o 


de  la  forme  (ai)*  Il  s'ensuit  que  rintégrale  «générale  de  Téqn 
tion  (^^5)  est 

(  a6  j  —  ■ 

jK,  et  r-j  étant  deux  infég^rales  distinctes  de  réqurition  linéaî™ 


celle  fcmiiule  ne  reji Ternie  en  réMlil<""^  t|ii'iriir  *MMi^tiiûle  arbî traite, 

C 


le  nipporl  t^»  qui  y  figure  au  premier  «Je"i;ré  ('  ). 


lion  dîlîérenLÎelk* 


('Kl 


(t  — .rV) 


dx 


n{n  -^\  )y  —  «  ; 


pour  le  déiiioiitrer*  il  Hufnt  d'objîierver  qu'en  pusanl  u  =  (  .r' —  ()'%  tin  **  I* 

relaUun  (x- — i  r«' =  attJTW,  ei  en  prenani  le'?  dérivées  d'onlre  (n  H-i)  des 

«ieux    tiiembres,  «m    a    une   équation   qui    est   identique  à   réqualton    ('ij) 

«         É  ,        d^  u  ^  ,  ,     .      ,       ,  . 

quand  ctn  y  reN*f>lare  par  r.  Pour  avoir  une  seconde  intcfîrale  pafli- 

cuiîère  de  rèqualion  (  17  >-  riou?i  ij|j|iliquer*(ns  la  formule  générale  (ai)  qui 

dunn 


I  -      **      


ICI,  p  »*tcinl  **;:al  a  — ^^ — - 
Jl  senible  qit*il   est    (nM'eH>dire  de  rtjniiiûrre  les  /i  racine.*  «i»  3^.   ...,  a,, 


(*  j  II  senibJtf  qu*urte  quadralure  t&l  néceâ»airr  pt^ur  déduire  l'inLégrale  génê- 
nie  de  Téquation  Jinéaire  (  :ii)  de  l'ialégrale  générale  de  Téqualion  de  Hic- 
eiii  (14  i.  Eu  réalité,  il   n'en  est  rien,  ou   plutét  cette  quadrature  ^e  réduit  au 

ealcut  de    j  p  dx.   D'une  façon  générale,  soit  ;  =  tp(x,  C)  rintégrate  générale 
d'une  équation  diUércotielle  du  premier  ordre,  -^    - /{x^  z)\  de  la  relaiion 


k 


on  lire,  en  difTérentiitnl  |iar  rappnri  ij  la  ciiii^ianle  i 


4Cdx 


à/  £? 


cl,  par  suile^    /  -7-  rfjr  :=  Lug(      ,  )i  où,  bien  entendu,  l'un  d*>il  prendre  la  Jiiéine 

valeur  de  la  con^ilatilr  C  diin^  te;*  denv  meiiibre*!^.  Kn  appliquant  ceci  a  l'equalion 
de  Kiecati  {i\  \,  nx\  en  conclut  que,  '^i  z  —  «(-c,  C)  est  rinlé|;riile  j^énéraie  de 
cetie  équation,  00  i% 

i  f  zdx-^  I p  dx  ^  Lofi ^^^^  =  o. 

Si  z^^  *j,  z^  lonl  trois  intégrales  de  l'éqn.ÉlÎL>n  (y^),  on  trouve  en  faisiint  le  ciilcul 
(woir  0*369  >  que  l'intégra  te  générale  de  l'équation  linéaire  (  ir)  ii  pour  expression 


z,  )  ^  CW  5. 


5.) 


V/(-,--,)(5,^Jj)U,-5,) 


4'i6  CIIAPITRK    \%.    —    ÊQlTATrONS    DIFFÉRENTIELLES    U^fÉAtABS. 

du  pulynome  X^  pour  cakutei  cri  lu  iijti'i;(ali\  mai:*  il  nVn  est  ricw,  Ecrt-I 
vons,  en  effets  en  inctliiiU  en  éviili-nce  ït^s  ir'Acl'u.ms  *.imple*»  qui  proviVnnenlj 
lies  rariues  -r-  i  et  —  i  du  dènojiiinareiir, 


(jrS— liXj          a\x^ 

.         .r+i/^ 

Pn  ôiiint  un   polynôme  du  Ae^tv   xn  — 

■  u,  quolif ni   t 

Il  vient  dt>ne 

»--/^ 

de  I  —  \J  par  j*~i. 


r/^. 


Lii  deinjére  intégrale  est  une  IViut^ton   râtionneJle^  car  si   elle  renfermâil 

un   leime  logarillimique  tel  que   Lo^ri  j:  —  ï/),  le  point  %i  serait  un  p^int 

singulier  pour  /jt  ^'    '^"5  iiileji^rale*;  île   réi|uaUon  (27)  ne    peuvent  aïoif 

fl'aulre'i  points  shigulier^  que  ^  =  =fc  1   (n"  !197  )*   On   peut  donc  eaJctdtr 

cette  inléfîraïe   par   des    oprraiii»ns   ratirHinefles   (J^  n'*   104);  eoiiime  elle 

(I 
doit  èAvx*  lie  la  forme  —, 


iln-\  étant  un  polynôme  de  degré  «  —  1  au 

plu?i,   on   peut,   par  exemple»  déterminer  les  coeffieieutf;  de  ce  pofvnon 
par  la  condition  Q^i-,  X«—  <!,,_,  XJ,  =:=  P„. 

Le  polynôme  Q„    j  une  Toi*  obtenu^  on  a  l'intégrale  générale  de  leqa 
tion  (ut7  ), 

I 


j-c,x,-f-c,Kv 


'-«('^)i- 


44JL  Analogies  avec  les  équations  algébriques.  —  Les  propriété:»  pré^ 
cêdenles  étaljliî^^eni  une  iinalogîe  êvidenle  entre  la  théorie  des  équations 
difTérentîelle*;  linéaire*;  et  la  thtN»rie  de*i  équtitioii^  idgébnqne**,  tlelte  ana- 
lof^te  se  poursuit  dans  un  faraud  nombre  de  qu^'Stiuns»  four  en  tlonuerun 
e\emple,  m>u&  allons  montrer  comment  on  peu!  étendre  iiu\  èqualions 
linéaiie'»  la  théorie  du  plus  «^rand  commun  diviseur.  Soit,  d'une  façi 
générale. 


^^y^^^^^ ,/..-  ^«*  ,/7^^--^«-'  '^^ 


«'t/ 


uns 

1 


polvnoiite  ^ymbolîtpie  011  tt^,  Ui^ 


sont   lie**  fom  tiofis  données 


de   jsi   <«i   ao   n'est   pa*^   nul,    nous   dirons,    [Hitir   abréger,   que   ¥{y)  c^^| 
d'ordre   n.    Si    G(y}   est    un    polynojne   «symbolique   de    même   nature  ^^ 
d'ordre  p^  il  est  clair  que  G|  t'(j^)|  est  encore   un   polynôme  <ymbolique 
de  même  espèce  ei  d'ordre  a*  -t-/>.  Ceïa  [»osc,  >oit 


<r 


d.r 


I 


un  autre  polynôme  tl'ordre  m  i  m  -  n  K  <>n  peut  trouver  un  iroisièm»' 
ptdynome  G\y}  d'ordre  n  —  m  tel  que  V(yi — G[Fi(rJj  tsoit  au  plu* 
d'ordre  m  —  I  (un  pidyuoiiie  ifordre  zéro  est  de  In  forme  ay^  a  étant  uu 


différence  F (  r  )  —  Xu 


CQefrN'ieiïl  (le  -, — ^  dans  cette  diHêrence.  Si   l'un    prend   Ài  —  -^-i  la 
iiffércrtce 

•era  d'ordrL-  w  —  a  au  plus*  En  conlinuantde  la  ^orle  an  voit  que  Vttn  jieuL 
^rlerminei  «K*  priN'lir'  en  pmuiiu  les  raelTicienls  Xy,  X$»  .  .  .,  }-n-f»  <^*-*  façon 
iobienii'  une  iiiejitiié  de  la  forme 

\(J^)  <^t**nl  au  plus  d'ardre  m  — i,  et  relie  opéraiian  e**i  tûut  h  fait  ana- 
i^ue  ti  la  division  de  deii\  polynome^i  algébriques, 

Cela  posé,  supportons  ijue  Ton   veuille  obtenir  les  intéj;[rales  eo  m  m  unes 
i\  deyv  équaiious  linéuiies 


:«9) 


F(  r)~  o,         F,(  j^i  =  o; 


Meotité  (2M)  pnojve  que  ees  intégrales  soiil  les  niénies  <[ue  les  intégrales 

Ffnirnune*!  aux  rlcux  équations  Fi(  v)=  o,  ï^%i  y)~  o.  Si  Fi(_^)  n'est  pas 
eiitiquenient  nul»  on  pourra  recommencer  les  mêmes  opérations  sur  F^iy) 
rt  Fi(^K  )»  et  ainsi  de  snite^  jusqu*H  ce  que  Ton  arrive  à  deux  pulynomes 
^o^écutifs  Fjt^|(  r)  el  F^i  >')  tels  que  l'on  ail  Fa-iO')  =  0*-i  [  Fjh;>  )J. 
Cf  dernier  polymmje  symbolique  ¥i{y}  est  l'analogue  du  plus  ^ratld 
commun  di%iseui*  al^jèbrique  :  toutes  /es  intégrales  communes  a uûf  deux 
équations  (  jty)  satisfonl  à  ^équation  linéaire  FA-(j^)=Ot  et  inverse- 
ment.  Lorsque  Fi,(y}  esi  de  degré  léro,  les  deux  équations  n'onl  pas 
j*autrc  intèfi^rale  enuimune  que  la  solution   banale  j^  =^0. 

Si  dan?  la  relation  (  :*S  )  ^ji  y)  *^^^  *!*''  identiquement,  Téquation  F{y)^o 
iflmel  toutes  les  iiïtè|Lïrales  de  F,(^)  —  o;  inversement,  pour  que  F(y)  =  o 
Idmetle  toutes  les  intégrales  <le  Fi(  k)  =  o,  il  faul  que  F|(  >^)soit  iden- 
lîqueuienl  nul,  car  une  équation  linéaire  d'ordre  m  —  1  au  plus  ne  jieut 
idmetlre  Uni  les  les  intégrales  d*une  équation  linéaire  d'ordre  m.  On  a 
|on«-  identique  ment  dans  ee  cas 

Ft  v)^  G|F,(^)1, 
tl.  51  l'on   pose   F,i  j^)  =  s,  Tînti'i? ration  de  F( /)  =  o  est  ramenée  à  l'in- 


4tt8  GHAMTIR  XX.   —    ÉQCATIONS   l>irFËAKKTIKLL£î$    LlNÊAIftKS. 

ttr^ralion  successive  des  «leu\  t^ijualîou'^  linéaires 

d'ordres  n  —  m  ei  m,  diinl  la  deuxième  i»eule  a  un  secund  membre. 

Nous  pouvons  déduire  de  rette  remaïque  une  aulre  solution  d'uu  jim- 
bléaie  d«.^jà  iraité,  Sup|josons  que  l'on  connaisse /j  înt.égraJe>  distinciCïjj, 
ytr  *.^yypip<.n}d^  ?(y)  =  ù.  Nous  pouvons  former  une  équation  linèiiitc 
d'ordre  p  admettant  ce^^  intégrales  (  n*"  ÎI9K);  soil  Fi(  >')  =  o  celle  éqt*aLit)B, 
d*ordre/»,On  aura  îdenti^juenient  F(  y)  =  G[Fi(j^)  ]  et,  Tëquation  G(i)  = 
d'ordre  n  — p  élaiit  intégrée,  on  inléi^rera  F|(  >'|==  s  par  de**  quadralurei' 
seulement,  puisque  Ton  connaît  l'inléj^rale  générale  de  F|(  y  )  =  o.  La  n-'luf* 
lion  e!*l  \\k  même  que  par  la  première  méthode,  mais  le  nouveau  proccjif 
est  plus  syraéirique. 

MM.  Appell,  Laguern;*  Hal[^dM'n,  \i.  Firaid,  et  bien  d'autres  à  leur  suite. 
ont  étendu  aux  équations  linéaire^  la  théorie  des  fonctions  symélriqni'i.Oo 
racines,  celle  des  invariants,  et  les  théories  si  profondes  de  Galoi»  relatif «î 
au  groupe  d'une  équation  algébrique,  i.a  théorie  de>  invariants  est  basée 
sur  cette  remarque  presque  évidente  qu'une  équation  linéaire  et  hoino^rene 
se  change  en  une  nouvelle  équation  de  même  espèce  par  toute  transfor- 
mation telle  que  ■ 

/  étant  la  nouvelle  variable  indépendante  et  z  la  nouvelle  inconnue,  quetlei 
*|ue  soient  les  fonctions /(O  et  »(/).  On  peut  utiliser  quelquefois  crltr 
transformation  pour  simplifier  une  équation  linéaire.  Par  exemple,  si  l'on 
cherche  à  faire  disparaître  le  coefficient  de  la  dérivée  d'ordre /t  —  i,  ou 

trouve  qu'il  suffit  de  poser  j^  ^  .je    "*'    '     ,  en  conservant  la  variable  j*^ 

Comme  on  dispose  de  deux  fonctions  arbitraires  /  et  q,  il  semble  qu'on 
peut  en  profiter  pour  faire  disparaître  deux  coefficient*,  mais  cette  redm- 
tioHj  possible  en  théorie,  est  le  plus  souvent  illusoire.  Par  exempïc*  on 
peut  loujours  choisir  les  fonctîonsy*  et  o  de  façon  à  ramener  une  équiilion 
linéaire  quelconque  du  second  ordre  à  la  forme  réduite  s'^o,  mais  U 
déiermination  efrccti\e  de  ces  fonctions  oiVre  les  mêmes  difficultés  qnc  le 
pmbléme  lui-même  de  l'intégration* 

Ktâ.  Équation  itdj  ointe.  —  La  g  range  a  étendu  comme  il  >uii  aux  ëqua* 
tions  linéaires  la  théorie  du  facteur  intégrant»  Soit  ¥{y\  nne  fonction 
linéaire  de  y  et  de  ses  dérivées 


F(  v)—  Éiçr  «*H-ai^*«-»^H-...'+'a«^i,K''K<t„^, 


4 


ao,  fit,,  ...,(ttt  étant  des  fonctions  quelconques  de  J^,  et  y\  y^ , 
désignant  les  dérivées  successives  de  y.  Proposons-nous  de  délcrminet 
une  fonction  ^  de  jt  de  telle  façon  que  le  produit  z¥{y\  soit  la  dérivée  ptr 
rapport  à  x  d'une  autre  fonction  linéaire  de  ^  et  de  ses  dérivées,  jusquj 


—    PROPRléTÉ9  GENERALES.    —    SV.STÉAIF.S    roNDA-MENTAUX.  ^^g 

f*elled*ordr€  «  —  u  l.a  formiilc  i^cnéralc  *J"intûf;jration  par  partie^fT,  n"H?i) 
appliquée  y  cbaoun  des  fermes  rlij  produit  zF(y}^  nous  ânun*' 


'tSô) 


a^^y 


-v<''-t'—  _  (rt^»5)^l«-*' 


dx*'   * 


-^  5^  [a«-,-j'J^7G(iî), 


oii  r^vn  a  posé 

l    G    j  )  =^  I--  I  "  —  ^  -h  (  —  I J"!   -     .  '     '     ^  -h  . . . 


(3ij 


û?la„    )^  » 


/y;r 


Si  nous  désignons  par  'I'^J^t  -  )  re^pression  bilincaîre  par  lapport  à  y 
et  tt  ^,  et  a  kur*  dériv^cs^  qui  ïx^nv^  dan*^  le  second  membre  de  la  rela- 
tion I  io ).  on  peiil  êcrrre  celle  relaiion  sous  la  rorn»e  abrégée 


1(3») 


iViy)-yQKz)=  _|V,j,  c,J, 


d€  sorle  que.  pour  toutes  les  formes  possibles  des  fonctions  y  et  ^3.  le 
binume  zV {  y  i  —  yVx{z\  est  la  dérivée  de  T(  y^  z).  Cela  posé,  si  l'on  prend 
pour  i  une  intégrale  de  l'équation  G(^)^o,  le  produit  ^F(^)  e^t  U 
ilérîvéc  d'une  expression  de  même  forme^  linéaire  par  rapport  à  y^ 
y\  »,.^y^'^~^\  et  Téquaiion  F(j^|  =  o  est  équivalente  à  une  équation 
linéaire  d'ordre  n  —  t 

in) 


my.z)  =  Q, 


que  l'on  fïbtiem  en  remplaçant  dans  T  la  fonction  indi^terminée  5  par  l'in- 
tégrale en  question.  Or  réf|ijaiion  Gj  -  (  =  o  est  également  une  équation 
linéaire  d'ordre  n  :  on  l'apjielle  Vf-quafion  adjointe  de  F(  j^)  =  o,  el  \e 
prilyoome  symbolique  G{z)  est  le  polynôme  adjoint  de  F{  >). 

On  voit  donc  qu*^  si  Ton  connaît  une  intégrale  de  l'équation  adjointe, 
rinlégration  de  réquation  proposée  est  ramenée  à  l 'intégration  d'une 
équation  linéaire  d'ordre  n —  i,  avec  une  constante  arbitraire  pour  second 
nie/nbrc.  Si  l'on  connaît  p  intégrales  distinctes  Zy,  z^,  ...^  Zp  de  l'équa- 
tion adjointe,  tioitf  intégrale  de  l'équation  proposée  satisfait  k  p  relations 
de  Id  forme 


<34.)     "^'iy.  M  )  =-  G,,       W\y,  jj)  ^  C„ 


^'iy,  -=/>)  =  Cp, 


Cj,  Ctt   *-.,   C^  désignant  p  constantes.    Entre  ces  p  équations  on   peut 

éliminer    les    dérivées  y^^^^K  yin-t) ^(«-/m-i^^   ^e    qui    conduira   à 

une  équation  linéaire  d'ordre   n-^p^  avec  un  second  membre  dépendant 


43o 

de. 


rilAPITRK    XX.    —    EytATIONS    lltPKElIK^NTIk'LLtK   LIC^CÉAIRES. 


co[iiïlar»t«'S  arbitraires 


c,.c, 


Gp.  En  partit  u lier,  ^\  p  =  n^  e'fl 


a-flire  si  l  cm  cuiiriiiil  1  intégral*?  ^enerule  de  l  équation  arljoiute,  on  pouru 
ré^oudi  e  le^  n  *H|Uii trous  (  34  )  par  rapport  à  y^  y\  . .  . ,  _^^«  *',  et  1'(Mj  iura 
l'intégrale  j^énérale  de  i'iitjiiaLion  propu^ée  sariî*  ciucuiie  quadrature. 

Il  existe,  entre  les  intégrale'^  des  ileu\  équalioji^  Fi  y)  =  o,  G(5)  =  û, 
des  relations  remarquables  que  nous  ne  pouvons  développer  ici  (  *  |,  Not») 
montrerons  seulement  qu'il  y  a  rèciprociiè  entre  ces  deux  équations, 
d'une  façon  plus  précise,  si  G(5)  est  le  polvnnme  adjoint  de  F(  >),  inver- 
sement F(^')  est  le  pûlynojne  adjoint  rie  G(5k  Soil  en  effet  l*il/l  le 
polynôme  adji>int  de  0{^)\  on  a  entre  F|(^)eiG^^|  une  relation  d4_ 
même  forn**^  que  la  relation  (la) 


(3j  bis) 


jG(-)-^P,(^r)--^|Tnj,  -►]; 


en  ajoutant  les  relations  (3^  I  et  (  3 ï  bts\,  il  vient 

Si   ^(y)  —  ^%i  y)  n'était  pas  nul,   le  produit  z{Vi  y)  ~  ¥x{y^\  sérail 
la  dérivée  d'une  fonction  renfermant  x  et  quelques-unes  de  se?  dérivées;  or, 

la    dérivée  d'une   fonction    renfermant  5,   z s^p^  renferme  toujoiiM 

au  moins  une  dérivée  de   5,  à  savoii*  la  dérivée  j'>^t'.  La   relation  préfé- 
dente  n'est  doue  possible  que  si   F|i^j  est  identique  à  V \  y }, 


IL  —  liTIJDK  DE  QUELQUES  KQUATIUNS  P\RriGULlEHES.  , 

403.  Équations  à  coefficients  constants.  —  Les  ëq  nations  Hnfl 
à  coeflicieriLs  ccMistajitsoiit  é(é  iulLgrées  par  Enter.  Prenons  d^abordj 
une  équation  sans  second  nienïlïre 


(35) 


¥{y)^y<'^^-{-a^y 


IH-I). 


Ott-^iy  -Ha«^  =  o, 


où  r/,,  (ty^  ...,  «rt  sont  des  cotisiantes  quelconques.  D*après 
théorie  générale  (n"  S97),  toutes  les  intégrales  de  celte  équation 
n'admettent  aircuin  point  singulier  i\  distiince  lînie:  ce  sont  des 
fouet  ions  entières  de  x.  Soil 


(3t>i 


■/^m 


y  -Cf^^C^    -    -^< 


le  développement  eu  série  d'une  intégrale;   le»  séries  qui   ref 


ETl'DE    DK  Q0BLQfiR:8    KQL' AXIONS    IMRTlCliLIÈHI*:^. 


4ti 


soient  les  dérivées  successives  onl  uni^  Ioijiip  anal 


oguc 


î-n  reni- 


pliiçant  >^  el  ses  dérivées  successives  ]>ar  leurs  drvelopprments  en 

séries  dans  le   premier  meaibre  de  requaUan  (35)  et  eu  t^gaUinl 

zéro  le  coefficietit  d'une  puissance  quelcDnc|ue  de  jc^  soit  xP,  on 

b  tient  la  relalion  suivante  en  Ire  n  -h  ï  coertieients  consécutifs  : 


37)         ^ft^p^  ^iCft^f^i  -+-  ti^_Cn^f>    1- 


**H   1  C/j^i -h  a«C;,  =  o: 


l'on  y  fait  successive  me  ni  /^  ===  u  ^  1  ,  14 ,  .  .  ,  on  calculera  de  proche 

ii\  proche  lous  les  coenicienls  Cn^  c^^%y  ,  • ,,  au  nioven  des  n  pre- 
tnters  coefficients  c^,  C|,  -  •  .,  e«_i,  qui  peuvent  être  pris  arbitrai- 
remenl.  i^a  série  (36)  ainsi  obtenue  est  convergenle  dans  loul  le 
pian  el  représente  l*inlé^rale  qui  pour  x  =  o  est  égale  à  C(,,  tandis 
que  les  n  —  i  premières  dérivées  prennent  respeclivenienl  les 
valeurs  r,,  r^,  •  •  *f  ^n-n  pour  j*  =  o.  Nous  allons  uionlrer  que 
^elte  intégrale  s^ex prime  au  moyeu  de  la  fonction  exponentielle, 
quand  ellt^  ne  se  réduil  pas  à  un  ptdynorue. 

La  relalion  (3j)  esl  une  formule  de  récurrence  à  eoefficienls 
constants  qui  lie  n  -f-  i  eoefticieuls  conséeulifs.  Or  il  esl  facile  de 
trouver  des  solutions  particulières  de  celte  relalion.  Considérons 
En  eOel  réquation  algébrique 


;38) 


fir)  =  r'^-i-  ai/" 


fil  r« 


^n-t  f 


^ue  nous  appellerons  pour  alu^»'"ger  ('t'^quaiion  caractérisitffuey 
e  p re m i e r  in e m b re  /'(  /-  )  é l a  n l  le  po lyn orne  ea rac t éris l iq ue.  Si  r 
l  une  racine  de  celle  équalionf  il  est  clair  que  l'on  satisfait  à  la 
relation  (3^),  quelle  que  soit  la  valeur  de  Fenlier /?,  en  posant 
rÇfl.^r'".  L'intégrale  particulière  ainsi  obtenue  esl  égale  à  e''**',  el 
ïous  voyons  que  e^-^  est  une  in  té  g  raie  partie  ut  ière  de  inéqua- 
tion (35)  pourvu  que  r  soit  nirine  de  t  équation  caraciéris- 
\ique  f(r)^^  i^.  La  vérificalion  est  immédiate^  car,  si  l'un  rcni- 
>lace  ^  par  e*'-^  dans  le  premier  membre  de  Téquation  (35),  le 
résullal  de  la  substitution  est  e^'^/(r)' 

Lorsque  Téquation  (38)  a  //  racines  distinctes  r»^  To»  ...,  r»^ 
ID  connaît  n  intégrales  particulières  e*'^\  e''' y  *..,  e^*^,  et  par 
tuite  une  intégrale 

ont  respression  renferme  ^î  conslanles  arbitraires  C<,  i^^^i ^^w 


4391  CHAPITRE   XX,    —   K0UATIO?(8    DIFFERENTIBLLKS   tl^KAities. 

(>u<*  frirmiiK*  (^39)  ref>r*^senle  liieo  Finlégrale  générale,  car  k 
déli-nninanï  A(r''»'j  e'*^\  ...,  ^'^)  peut  s'écrire 


A  r=  r"---" 


et  1^  fJ*Hermiiiant  du  second  membre  est,  au  signe  prrs,  le  produit 
des  cjiiréreneeî?  ri —  r*. 

A  va  ni  d'éludier  le  cas  où  réqualîon  caraclérisliqiie  a  des  racines 
m«j|liples,  nous  élablirons  d'abord  un  lemme.  Faisons  dans  l'éqn»* 
lion(35)  la  substihilîon 'K=r/'°''^w,  atélant  une  constante  quelconque 
el  -  ]a  nouvelle  inconnue:  d'aprrs  la  Ibrmule  de  Leibniz,  nous  avons 


<4o)   { 


vU>^  = 


=  e^i%Px 


1.^  / 


en   substituanl  ces  valeurs   dey,  3^ *  y^ dans  le  premier 

niemlirc  de  réquation  (35),  e^  se  met  en  fadeur  eJ  il  vieni 

G  (si  «Hanl  une  expression  linéaire  à  coefficients  conslanis  par"^ 
rapport  à  :?,  5\  .  ,  .,  5^"  ,  Pour  calculer  les  cnpriicient-î  de  G(w^ 
observons  que,  si  nous  rem|)laçons  dans  F(j/')  les  indices  de  déri- 
vations [>ar  df*s  exfïosanls,  y  éUnl  riimplacé  par  )'''^  1 ,  le  résului 
oblenu  est  identicpie  à  f{y)*  i^i  nous  ciTectuons  les  mêmes  trans- 
formations avec  la  fonction  ^,  les  formules  {f\o)  peuvent  s'écrire 
svrnboliqueujcnt 

(j{z)  peut,  donc  aussi  sYcrire,  avec  ta  mênir  notation  svinbo* 
liqne^y*(a -f- 5),  et,  en  remplaçant  maintcu»nt  les  exf>osants  dr  - 
par  des  indices  de  dérivation,  nous  voyons  que  la  nouvelle  éqoa- 
liou  eu  z  est 

Cela  |»osé,  soit  r  une  racine  d'ordre/?  de  multiplicité  de  Téqu»- 


H.    —    ÉTIDË    DE   QlEM^l'ES    KQU ATIONS    l'AHTItt!LlÈ«I.S.  431 

lion  caraclérisliqLie;  si  nous  remplacruH  a  par  celle  racine  /*  dan!* 
l'ëqdalion  (4i)^  les  cocfficienls  de  3,  3',  z'\  ,  .  .,  5'/*'*^  sont  ntils 
dans  celle  eqiiijLion,  el  l^on  oblicnl  une  hiléj^rale  en  |ireni*ni 
pour  5  nue  fanclion  dont  la  dérivée  />'""*'  esl  nulle,  c*esl*ii-dire 
*m  polynôme  arbîiraîre  de  degré  p  ^  1  *  E'ar  conséf|nent,  si  r  est 
Une  racine  multiple  d^of  cire  p  de  V équation  caraciéristiqtte, 
à  celte  racine  correspondent  p  in  té  s;  raies  particulières  dis- 
tinctes de  V équation  linéaire  (35),  e^'-^f  xe*"^,  .  .  . ,  xP^^  rr'"'. 

Soienl  r,,  r^,  **<,  r^  les  k  racines  di:»linclcs  de /{r)  =  o, 
fx,j  jjLj,,  .  ,  , ,  [JLJ^  leurs  ordres  de  inulli)dicilés  rcspeclifs  (S[ji,=  n); 
On  peiil,  au  niojcn  de  ces  racines,  former  n  intégrales  parlicu- 
lîéres  de  l'éqnallon  linéaire.  Ces  n  intégrales  sont  distinctes^  car 
toute  relation  linéaire  à  coefficients  constants  entre  ces  n  intégrales 
Serai l  de  la  forme 

fil  ?2i  •••î  f*  désit»^nanl  de>  [>olyn(*mes.  Une  telle  rfdalion  esl 
impossible,  lorsque  les  k  nombres  r, ,  /^,  .  ,  . ,  r^^  sont  dilTéreiUs. 
Soient^  en  cfTet,  «,,  «.j,  -  .  .,  njt  les  degrés  respeclifs  de  ces  po- 
lynômes; si  Tun  de  ces  poïjiiomes  élail  nul,  il  ne  figtirerail  (las 
dans  ta  relation  précédente.  En  divisant  par  e''»-^,  on  peut  encore 
écrire  celle  re  lai  ion 

après  tiuir  [vremière  dilFéren lia  lion,  nous  avons  eocore 

Le  degré  du  |>olynome  qui  niulliplie  ^?'''i~^'*  esl  encore  égid 
à  /I21  et  de  même  pour  les  antres.  Après  avoir  difierentié  (/î|  4-  1) 
fois,  on  aura  donc  une  relation  de  même  forme  que  la  relalion 
d'où  ToD  est  parli,  avec  un  terme  de  muins 


t''>^'lt^(x)-h  e^i^'^^^(.r} 


e^k^*^f^{j'  )  —  o^ 


les  k  —  T  nonibrcs  ^a^  -  .  -,  S/t  étanl  diiréreuts,  el  ^^,  *^^,    ....  '|*a 

Iélatîl  des  polynômes  de  degré  n-i^  n^^  •  .  . ,  //jv  res[M'clivemenl. 
En  conlinnanl  de  la  sorle,  on  iiu irait  |}iir  arriver  à  une  relation 
de  la  forme  €^'t;{x):=o,t%{x)  étant  un  |ioljriome  non  îdentr<|ue- 
meol  nul,  ce  qui  esl  évidemment  absurde.  L'irïtégrale  générale  de 


G.,  II. 


j8 


i34  CIIAPIJIIE   \V.   —   lioUATtONS   DIFFI>IIBNTIELLES   UNÉAIABS. 

l'ëqiirttion  linéaire  (3*^)  est  ilonc  roprés*?nlëe  par  la  formule 


(M 


y  =  C^J-pjjL^^j-h  e'-t-^P 


}1.,-1 


«r'-à^PlU-l. 


'V-i'    '  '  "f   ^Vt-^  «HaiU  lies  polj  nomes  à  coefficients  arbilrains, 
d*iin  «Je^ré  égal  i*  fpiir  rndice. 

Si  rtW|Urilion  caracléristfqne  a  tïvs  racines  imagînatreSf  Pinlé- 
grale  guiiérale  (4^)  renfernie  des  symboles  imag^inairesj  maison 
peut  faire  disparaître  ces  symboles  lorsque  les  coefficients  û\^ 
ffj,  • .  .  j  ^rt  sont  réels.  Dans  ce  cas^  en  efiel,  si  réqiialion/(r)  =  o 
admel  la  racine  t5t+  |îi  au  degré p  de  muhiplicilé,  a  —  ^f  est  aussi 
racine  au  même  degré  de  miillipliciti'.  La  somme  des  deim  termes 
de  la  forimile  (4a)  provenant  de  ces  deux  racines  peut  s'écrire 

*P{x )  cl  H' (^*)  t'tant  deux  polynômes  de  degré  p  —  ijà  coefficienU 
arbitraires,  ou  sous  ta  forme  é<pnvalen[e 

<ï>i  et  T,  élant  ans*»!  deux  polynômes  arbitraires  de  degrép— r. 

Hemai-que,  —  l'our  exprimer  riiitcgrale  générale  de  Téquadon  (35)j»ii 
moyen  de  fa  fonction  e^ponenlieMe,  il  faut  d*abord,  comme  on  le  voifi 
rëïioiidre  réqualîon  ^(r)  =  o.  Si  vvIXp.  rqiiation  n*est  pas  résolue,  la  rela- 
tion de  rérurrenre  (i7)  permet  toujours  de  calculer  de  procitc  en  proehr 
autant  de  roenicients  qu'on  le  voudra  de  la  série  eniiére  qui  rcpréîcfiif 
rîntégraie  correspondant  à  des  rondjtions  initiales  données. 

On  peut  prévoir  le  nombre  de  coefficients  qu*il  suffit  de  calculer  pour 
avoir  la  valeur  de  riiilégrale  avec  une  nppro\imatîon  déterminée,  Soît  A 
le  plus  grand  de«  nombres  i,  |ai|,  ...,  |rt„|,  et  B  le  plus  grand  de* 
nombres  |co|,  |ci|i  .  .  ,^  \cn  \\\  o"  vérilie  aisément  de  procKe  en  proche 
que  l'on  a  le^^^/il  <  B(A/î)^^'.  Le  module  du  reste  de  la  série  qui  repré- 
sente rinlégraleà  partir  du  terme  ena?«''^f  est  donc  moindre  que  la  somme 
de  la  série 

[l.'2,..i/H-p)  l.'l...(,«  -h/i^i;  "^'^"J' 


où  p  =  |jr|j  et  par  suite  moindre  tjuc 


— ï- e*"?, 

1.1..,  (rt  -f-pj 

Considérons   mainlenant   une   équation    linéaire   â  coefficients 


ïiishiiUs  nvec  un  second  umn\hre/{.i').  On  pcul  éviter  remploi 
des  mt'lhtitles  générales  cl  Irouver  direclemetil  une  inlégrale  par- 
liculière  lorsquey{x)  t!sl  un  poljnome. 

En  eflet,  si  le  t'<H*ni<:icnï  a„  ile y  dans  l'équation 


d»r 


d^ 


b^x'**-^  6ix«-*H-.. , 


n'est  pas  nul,  on  peut  trcniviir  nn  autre  pol j'Hume  de  degré  m 

qui,  siibsûuié  â  la  place  de  y  dans  le  premier  membre  de  l'éqiia- 
lion  précédentej  donne  un  lésnlLat  identique  k/(x).  Les  m  -h  i 
coefficfenls  Cq,  c,,  c^,  • .  . ,  r,„  se  déterminent  de  proche  en  proche 
par  les  relations 

OÙ  CT«  est  par  hypothèse  diflïrent  de  zéro.  Ce  calcul  ne  s*appliqnc 
plus  lorsque  a«  =  o.  Pour  plus  de  généralité,  supposons  que  la  dé* 
rivée  d'oiffre  le  moins  élevé  qui  figure  dans  le  premier  membre  est 

la  dérivée  d'ordre/?.  En  prenant  pour  inconnue  auxiliaire  z  t:^  7^    » 

on  Iran^ronne  réquatîon  proposée  en  une  équation  linéaire  d'ordre 
n  — py  où  le  coeflîcierit  de  z  n'est  pas  nul.  D'après  le  cas  qui  vieui 
d'être  traité,  cette  équation  en  :;  admet  pour  intégrale  partie utièrc 
un  polvunme  de  degré  m;  Téquatinn  en  y  admet  donc  elle-même 
pour  intégrale  particulière  un  poljnome  de  degré  m  -h  p.  On  dé  ter- 
minera encore  les  coefllcients  île  ce  polynôme  par  une  substitution 
directe;  remarquons  que  les  coefficients  de  ,rf^~\  œP^^^  .  . .,  j*,  et 
le  terme  constant  sont  arbitra  ires. 

Lorsque    le   secoml  membre  f{jc)   est  de   la    forme   e°^P(x), 

Kt  étant  constant  et  P(jr)  désignant  un  polynôme,  on  ramène  te 

Cas  au  précédent  un  posant j^=:  e^z^  ce  qui  conduit  à  Téquation 


^i^yinim^-ii. 


H%)     fi^-iz 


.  a . .  *  /ï  t/r«        i .  A . . .  (ft  —  I  )  ilr»- 


'fi^) 


'/(iX)jS^P(x), 


Cette  équation  adtiiet  pour  intégrale  particulière,  comme  nous 
venons  de  le  voir,  un  polynôme  dont  on  peut  fixer  le  degré  a 
priori;  Téquation  en  y  admet  donc  une  intégrale  particulière  de 


i^C%  CHAPITRE   %%,    —    KQtlATIONS   niFFKRKNTI ELLES    LINEAIRES. 

la  fonac  ^*^(^(x),  Q(*^)  <^la"l"  aussi  un  poljnoine.  Supposons  en 

parliciilicr  que  P(x)  se  réduise  à  un  facteur  conslanl  C.  Six  n'e^l 

pas  racine  de  réc)uation   caraclérishque,   réquattoii  (43)  admet 

.       .  G 

l*ifilé^rale  particulière    ,^  - >  vA  Tf^quation  eo  jk  admet  rintégralf 

particulière  4 — *  Si  a  est  racine  mullîple  (ïtjvâvGp  de  réquatitïo 
caractëriâlique,  on  satisfait  à  réquation  (4^)  en  posant 

ou 


et  par  suite  Foquation  en  y  admet  Tinlégrale  parliculière  y—^ — * 

En  vertu  trunc  remarque  js;énérafe  (n**399),  on  peut  donc  trouver 
dirertemenl  une  intéi^rale  parliculiùre  loutes  les  Ibis  que  le  second 
membre  est  la  somme  dun  produit  d^exponentielles  par  des  po- 
lynômes. Ceci  a  lieu  en  pai-iicu!ier  lorsque  le  second  membre  estdf 
ia  forme  co^axP{x)^  ou  sinax  P{x),  car  il  suffit  d'exprimer cos a X 
et  siuaar  au  mojreo  de  €*"' et  de  e^^^'\  Une  fois  qu'on  a  reconnu 
par  les  considérations  précédentes  la  forme  d\me  intégrale  parti- 
culière, il  n*est  pas  nécessaire,  pour  calculer  les  coefiicienls  doni 
elle  dépend^  de  passer  pai'  loutes  les  transformations  iudicjuées; 
il  est  souvent  préférable  dt^  substîluor  directement  dans  le  pre- 
mier membre  de  lMi|uation  [iroposée. 

Exemple.  —  Soii  à  trouver  l'idiégrale  générale  do  l'équaliuii 

I'  </*  y  , 

(44)  *'  (j)  =  -rr  ^y  ^  ae'-i-  ôc'*-h  csinjr  h-^cosix, 

a,  bf  c,  g  L'iîinl  conslanls.  L'équaiîon  carnclérislique  r*  —  i  ~  o  admcl  If* 
racines  simples  h-i,  ^i,  -hi^  —  i;  l'ïiilégrale  gt*iiérale  de  rér|ualioii  san^ 
«ecoad  membre  est  donc 

(45)  j  —  Cie-r-h  Gjtf-'^-h  Carosj?  H-  C^sin^. 

Nous  avon^  ensuite  à  cht:relier  une  intégrale  particulière  <le  chêcmt 
des  quatre  éc]uiitions  obtenues  en  prenant  successivement  pour  sccooii 
membre  ae^^  be^^^  csin^,  ^cos2T.  Comme  l^unité  rst  racîn*?  fiinplf 
âc /(r)  =  r''^  i  =  o,  la  première  de  ces  équations  admet  rintégrale  pif- 


II.   —   KTUIIE   t)E  QtKLQt^ES  KQirATIONS  PASTICULIEHEE. 


43; 


^H  ticuliere  -p =  — - — ;   ti  n  ctaiit  pas  racine  de  1  equalion  /(/■)  =  o,   la 

H  secoi 


/'(0~     4 
seconde  éqtiaiion  admel  ririiègiale  parliculière  ■  —  — ^* 

Daos  la  iroisîéjne  c(|italion  F(^)  =  c  sinx,  nous  pouvons  remplacer  sîn^ 

par r— — >  et  nous  avons  à  cliercher  une  înlégrale  parUculière  de 

,  chacune  des  c^uation!^ 

¥(y)  ^  A  e^'r        F(  y)  ^  —  — .  c-*'; 

or  -h  f  et  —  /  ciant  racines  simples  de  /(r)  =  o,  nous  savons,  a  priori^ 
qu'elles  ad  m  elle  Ht  respective  m  enl  deux  intégrales  parliculière  s  delà 
Forme  IVI^tf-*"',  Nxe-'^',  La  somoic  de  ces  deux  iiiUVgralcs  est  de  la  forme 
x(/7i  cosx -<~ /i  îiîn^r)^  cl  l'on  peut  déterminer  ces  coefficients  m  el  n  en 
substituant  daii*^  F{j')el  en  écii^anl  que  le  rusullal  est  idcniîtjue  à  csinar, 
mélhode    qui   évite    remploi    du    symbole   i.    Ou    trouve  ainsi    qu'il    fyut 

prendre  m=   -r    ii  =  o*   On   trouve  de   même  que   la   dernière   équation 
» 

F(^>  =  ^cos2^    admet    l'intégrale    particulière   -2^cos2j-.    En    ajoutant 

toutes  ces  inlA'griiies  particulières  au  second  iiicmLre  de  la  ft^mule  (45), 
on  obtient  rintégrale  générale  de  1  équation  (44  )* 


404.  Métliode  deD'Alembert.  —  Ou  a  (jroposé  un  grand  nombre 
de  oiéthodes  pour  inlegrer  les  équations  linéaires  à  coenjcient& 
coDâlatils,  en  particulier  dans  le  cas  où  l*équalion  caractéristique 
a  des  racines  multiples.  Une  des  plus  iutéressantes,  qui  est  appli- 
cable à  beaucoup  de  questions  du  même  genre,  consiste  à  consi* 
dérer  une  équation  linéaire,  oùy{r)  =  oa  des  racines  multiples, 
coonme  limite  d'une  éqiialiun  linéaire  où  loiiles  les  racines  de 
ly*(r)^o  seraient  distinctes.  D*une  façon  générale,  soit 


(46) 


.H-  an-\  -^  -hany  —  o 


une  équation  linéaire  où  les  coenicients  a^^  a^i  .  »  * ,  r7/i  sont  des 
fonctions  de  :r  dépendant  en  outre  de  certains  paramétres  va- 
riables a,,  a^,  .  •  . ,  a^*  Supposous  qu'il  existe  une  fonction y(x,  r) 
jouissant  delà  propriété  suivante  :  pour  q  valeurs  de  r,  dépendant 
des  paramétres  «(,  Xj,  ,,*,  a^,  el  en  général  dislineles,  la  fonc- 
tion/(x,  r)  de  X  est  une  intégrale  de  Péquation  (46).  Soient  r,, 


/%,  . .  - ,  r^  ces  y  valeurs  de  r,  de  lelle  sorle  que  les  foticlîuns 

(ormcnl  q  intégrales  parliculières  dislincles  de  réqoalîon  (^6) 
lorsque  les  parauioires  a^.  a^,  ,  ,  , ,  oLp  sonl  quelconques*  Si,  pour 
cerlairjes  valeurs  parliculières  de  v.c^  paiarnèLfes,  les  rj  valeurs  fj, 
r^i  .  •  . ,  r^  riesoDt  pas  disliocles,  ïe  nombre  des  iiilégrales  connues 
est  diminué*  Supposons  parexemfïle  que  r^  devienne  ega!  àri;sirj 
esl  différeiil  de  i\^  Féqualion  admel  les  deii\  iiilégralc^  /{^r  n)? 
/(x^  Ta),  et  par  siiîïe 


fi- 


est  aussi  une  intégrale.  Or,  lorsque  /.,  leijd  ver*  /,,  la  loijction 
précédente  a  pour  limile  la  dérivée  [f^i^^  '')l-r  ^*  ""^  Iroisimtî 
racine  Tj  devient  égale  à  ;v, ,  nous  prendrons  de  même,  en  suppo- 
sant d'alïord  fn  nn  peu  dilFérenl  de  /, ,  TiDléiirale 


d 


et  cette   intégrale  a    (ïour   limite   -[/'^{x^   t)],.^   Iursqoe  r.,   l'^nd 

vers  r^ ,  Le  raisonnement  esl  général  ;  si  pour  certaines  valeurs  des 

paramètres  ai, a^,  A'  des  racines  /*( ,  r^,  .  .  ■ .  r^  sont  égales 

à  Ti ,  réqualion  concspondanle  (4*>)  admet  les  A  intégrales  par^J 
liculières  ^| 

/--■  (a;  m.. (^0.,-     i 

Dans  le  cas  d*une  équation  liné.iire  à  coefficients  constants,  les 
paramètres  a,,  %-2n  ....  '^p  sont  les  eocflicienïs  eux-mêmes,  el  la 
fonction  J{x,    r)    est  e^^\    Nous    retrouvons    bien    les    résultats 

oUtenus  directement. 

403.   É  lallation  s  linéaires  d*Euler.  —  Les  équations  linéaires 

An    y  f£li   - 1    y  (£y 

f<7*   '"dé^ ^' '"""  di^ ^■■- ^-"" £ -^ ""■'' = "• 

ou  Aj,  A.3,   ,  -  ..  Afl  sont  des  constantes,  se  ramènent  aux  précé- 
dentes par  le  changenie«it  de  variable  (  ^  )  jr  =  e'.  Nous  avons  en 

Cj    1^1  ttiéarïe  générale  (a*  397 J  ouii»  tipprciid  i|uc  le^   lalégratcs  de  )'i^qi«d- 
tion  I  'ij)  a^  peuvrnt  admf^nrf»  d'autre   point  siiiL;iilirr  que  x  —  o.  Or  e'  ne  («n 


KTtllE    DE   QlliLOLl^    J-<Jt  4TH>?ii*    lURTitlJ  LiKftKii. 


4S!I 


dt 


eflel^  eo  ob:>ei  vaiU  que  -j-^ 


€lr 


! 

a- 


dy  _  dy      d( 

dx  "  di      dx 


idi_ 

ûf  di 


d^ 

d.ti 


i   /d*r 


l  di'        dt}' 


B  et  l'on  vérifie  aisément  de  proche  eo  proche  que  le  produit  xf*  -^-^ 

est   une  expressioa  linéaire  à  coenicienls  constanls  par  rapport 

gM^     /fi  v  dp  'V*  .  .         -É 

^  7^'  1^*     ""'  Hft^^  L*équation  linéaire  proposée  se  transforme 

donc  par  ce  changemenl  de  variuble  en  une  équation  à  coefficients 
coDSlanls. 

■  li  est  inutile^  pour  obleuii'  l'jntégr.ile  générale  de  réqutilian(47), 
d'eflectiier  le  calcul  de  ce  changemenl  de  variable.  On  sait  en  effet 
qoe  Téquaiioii  transformée  admet  des  inlégrales  de  la  (orme  e'"'; 
réqualion  proposée  admet  donc  elle-même  un  certain  nombre 
d^i^léglaleà  de  la  forme  {^e^f  ^^  x^^  En  remplaçîiiit  j^  par  x^  dans 
le  premier  membre  de  Téquation  {^~)y  le  résultat  de  la  subsûtu- 
lion  est  j:^y(i),  en  posant 

/(r)  —  r{r  —  j),.,ir  —  n  -h  1 1 

Si  féq nation  y(r)^=  o,  qui  joue  ici  ie  même  rôle  que  Péquation 
caractéristique,  a  n  racines  distinctes  i\,  f^,   .*.,  r„,  Tintégrale 

générale  est 

^^  =  C|  T'i  H-  Cj:r'"*  -h  ...  -h  Crt-r'- ; 

si  r  est  une  racine  multi|>lc  d*ordre  p.  de  /(^r^=-o,  à  celte  racine 
correspondenl ,  d'après  la  méthode  de  D'Alemberl,  les  [i.  intégrales 
particulières 


^  (JT)  =  j"   LogT, 


— =  ar'"(Log.r  it*--'. 


L*ialégrâle  générale  de  Téquation  (47)  est  donc,  dans  tous  les  cas, 
(48)  y^T''^  Pp,^_, (  LogT)  +  .  . .  ^  j--;  V^^_^ (  Log.r), 

Ti,  Ta,  ...,  r/f  étant  les  A'  racines  distinctes  de  /[/^)^v^  a*, 
jXj,  -.*,  fJiA  leurà  ordres  de  multî[jlicJté,  et  P^_i(Log^)  étant  un 
polynôme  en  Logx  à  coefficients  arbitraires,  de  degré  ai — ^  i  » 


élre  oui  pour  aucune  valeur  de  i;  les  iaiégr^ilcs  de  réqualion  obtenue  par  \f 
cliAiigecDeiit  de  variable  s  —  ^  doivent  dune  être  des  foncttoas  entière^. 


Si  1*011  il  joule  à  rVH|iiîiiioii  (47)  "o  second  ntembre  de  Id 
forme  x™Q(Log^),  Q  deâîgnanl  un  polviiomc,  od  démooLre, 
comme  pour  les  équations  à  coefficieul^  corisLanls,  que  réqiralion 
oh  le  nue  admet  jioiir  intégrale  partieuliere  une  expression  de 
même  forme,  dont  on  peul  calculer  les  coefficients  inconnus  par 
une  subslitulion.  J 

40C.  Équation  de  L*aplace.  —  On  peut  quciqiicrois  rejjrcsentcr  \e%  tni>> 
grales  d'une  «^quiiii^m  linéaiie  par  des  iiiLégralcâ  dcfinie*?,  où  lit  variable 
indépendante  Hgure  comme  paramètre  sous  Je  signe  itilégral.  Une 
applications  les  pfns  importun  les  de  cette  mélhode  est  due  à  Laplacâ^ 
ellL*  roncerne  l'équaiion 


(49J  ^(y)^ 


^-(a„H'*«x)/-l 


dont  tous  les  coe f fit' ient-?  scMitriu  premier  degré  au  plus*  Cherclion^  à  satii; 
faire  a  celte  équalïoii  en  pn'naiii  |ii»iir^  une  e\|»ri'^sion  de  la  forme 


(5o) 


>' 


f  Ze-^tiz, 


Z  étant  une  fonction  de  in  variable  s^  et  L  un  chemin  d'intégration  déter- 
miné, indépendant  de  T,  Nous  avons»  d*une  façon  générale, 


^= 


Pe'^dî, 


et,  *'n  rempbçant^'  el  *es  dérivées  par  les  expressionsprécédcDlesdati^l*^ 
premier  membre  de  réqualion  (  49),  le  réï»ultal  est 


(Si) 


F(7)=   f  le^^(P^Qjp)d^, 


*(LJ 


en  posant  pour  abréger 

La  fonction  sous  le  signe    /   dans  la  formule  (5i)c5t  la  dérivée  par  rap- 
port à  z  de  Ze^-*'Q  pourvu  que  i'uu  ail 


(5a) 


dz 


=  zr* 


^ll^g(ZQ)]  =  ^. 


On  tire  de  cette  c 


ondition  Z  =  ^  e*^*#         ,  ta 


limite  inférieure  ^on'annv 


II.    —    KTVÙE   ÙK   QUELQUES   EQl'ATIONS   rARTICULIÈHES,  ^l 

lant  pas  Q(^)>  La  fonction  Z  élanl  ainsi  déterminÔL^  rinl^gmle  défiuie  (5i) 


esi  égale  à  la  variai  ion  de  ta  fonction  auxiliaire  V  —  ^  ^^ZQ  ^  e 
le  long  i^u  chemin  L.  H  syfHra  doiir^  pour  ohteair  une  intégrale  de  Téqua- 
lion  linéaire  proposée  (49).  *1e  iboisir  la  ligne  d'inlégratîon  L  de  façon 
que  celte  forttuion  V  r^'pienne  ïa  même  valeur  a(irès  avoir  fait  décrire  â  s 
la  ligne  L  tout  entière^  et  que  l'inlégralc  (5o)  ait  une  valeur  Onie  et  diffé- 
renie  de  zéro. 

Soient  a,  b^  c,  ...,  /  les  racines  de  l'équation  <J(j')  =  o.  La   fonction 
auiLiliairc  V  est  de  la  forme 


03) 


V  ^  i-*^+ii(-^(,  _  a  )«(  J!  —  à)P..,(s  —  l)\ 


B(2)  étant  une  fonction  rationnelle  donl  ïe  dénominateur  n'admet  pour 
racines  <|ue  le?^  racines  a,  6,  c,  ...,  /  de  Q(x)p  a  un  degré  de  multiplicité 
inférieur  d*une  unité.  Appelons  X^  Ml»,  B,  ».  .  »  les  lacets  décrits  autour  des 
points  a,  6,  c,  .,,,  dans  le  sens  direct  à  partir  d'une  origine  arliilraire,  et 
«IflL-i,  t^ip-H  ^-ii  *'-!  l^s  mêmc^  lacets  décrits  dans  le  sens  opposé*  La 
fonction  V  est  multipliée  par  e'^î'*  lorsque  z  décrit  le  lacet  X,  et  par 
<■-•'"=*  lorsque  z  décrit  le  lacet  Ai„|,  et  de  même  pour  les  autres.  Il  s'ensuit 
que,  si  Ton  fait  décrire  â  la  variable  les  lacets  eA?,  Db,  s;lfl_i,  i»î>-i»  successi- 
vement, ta  fonction  V  reprend  sa  valeur  initiale.  L'intégrale  définie  (5o), 
prise  suivant  ce  chemin  Allîj^lt^i'Ob-ii  n*est  pas  nulle  en  général;  elle  donnt* 
une  intégrale  particulière  de  l'équation  proposée*  En  associant  a  à  ^  les /» 

points  a»  6,  c»  , .. ,  /  de  toutes  les  manières  possibles,  on  obtient  i— ^- — — 

intégrâtes  qui  se  réduisent  en  réalité  â  /?  —  i  intégrales  distinctes. 

On  n'a  pas  ainsi  n  intégrales  particulières.  Pour  en  obtenir  d'antres»  on 
cherche  de«^  lignes  J^  terminées  à  leurs  deu\  extrémités  à  certains  des 
poîms  singuliers  a^  b^  Cy  , ,  .y  l  et  telles  que  la  fonction  V  s'annule  aux 
•IcuTC  extrémités.  Si  a  est  une  racine  simjde  tJe  Q{z)  =  o,  la  fonction  Z 
contient  le  facteur  {s  —  a)*"*,  et  rintéf^rule  {  >o)  ne  pourra  avoir  une  va^ 
leur  finie  lorsqu'une  des  extrémités  de  la  ligne  L  esi  au  point  a  que  si  la 
partie  réelle  de  a  est  positive,  et  dans  ce  cas  V  tend  bien  vers  zéro  en  même 
temps    ijue   \z — fl|.    Si    a   est    racine    multiple   d'ordre  m   de   Q{.î)  =  o, 

lia  fonction  rationnelle  R(«J  contient  un  terme  de  la  forme  — - — *^^^ — -» 

et  pour  être  renseigné  sur  le  module  de  \  dans  le  domaine  du  point  z  —  a^ 

il  suflil  d'étudiei   le  module  de  la  partie   principale  {z  —  a  )*tf'--">'"''*.  Soit 

^       a  =  p(co&o -♦- I  sinîjp),         A^^-i  =  A(cos<}f  ^  fsin^Jf),         2  =  a'~ha*»; 


bie  module  de  la  partie  principale  est  égal  â 


'<»?!. 


Pour  que  V  tende  vers  zéro  avec  |£  — <i],  il  suffira  de  faire  décrire  à  z 


«s 


Cll-IPITRE    \\.    —   ÉQDITfOXS    DirFB«Ki\TU:LlX'ï    LITlËAlHliS* 


une  ligne  telle  que  l'angle  g  de  lu  tangenle  avec  l'a\c  réel  vérifie  U'    >fi- 

I      -  r  ,  /  .    ^  J  I  4*  -+-('i^^  H- Oit 

rliilun  cos   *lf  — (m  —  i  )o    <  a;  on  prendra  i>ar  e\eni|>le  '^  —  -^ — * 

Si  l'angle  f  a  êié  pris  de  celle  façnn,  le  (iroduit  Ze^-^  leiid  aussi  vcn  léro 
avec  |«  — a|.  Opérant  de  même  avec  ie-î  antres  pciinl*»  6,  c,  .•.,/,  on  mi 
que  l'on  peut  déterminer  de  nouvelles  lignes  L^  fermées  ou  non,  donnant 
d'au  lies  înlêgrales  par  lieu  lie  res. 

Enfin,  on  peut  prendre  anssi  paur  lignes  d'intégralion  des  courbes  s*éloi- 
î^nantà  l'infini.  On  est  encore  amené  a  déterminer  une  courbe  L  a}nnt  un? 
hranche  infinie  telle  que  la  functîon  V  teniie  vers  zéru  lorsque  le  point  ; 
s'éloigne  indéfiniment  snrccite  Uranclie.  Si  pai  exemple  la  fraction  ranoD- 

iielle  K(5j  est  nulle,  et  >i   l'ai^utnefit  ile  t  re^te  compris  entre  o  et  -i  il 

suffira  de  faire  décrire  à   s  une  brandie  infinie  asyniplote  à  une  direction 

faisant  un  angle  -t"  avec  l'axe  réeL 

Laissant  de  c6tc  ces  généralités  (  i  ),  considéron'î  en  particulier  l'équa- 
lion  de  Bessel 


<54) 


djr' 


{■in 


^ 


1'^-+-^-»^=^» 


nu  n  est  une  constante  donnée.  On  a  ici 


et  ]*ar  suite 


Z  =  (  I  -^  c*  r~^         V  =  e-->^i  1  -+-  5'  ►"  *. 


L'intégrale  définie 


e^t  donc  une  intégrale  pailiculièie  de  léqualittn  (  5i>.  pourvu  que  la  ffioc- 

t 
tîon  €"=*(  i  -I-  «*)  *  reprenne  la  mêmi  valeur  anv  deu\  extrémités  de  cette 
ligne.  On  peut  prendre  «Ta bord  une  suite  de  deux  lacets  décrits,  le  pre- 
mier ilans  le  sens  direct  autour  du  point  ^  —  +  i\  le  second  dans  le  seD« 
inverse  autour  du  point  ^  —  —  i.  Pour  second  riïntour  d'intégralion  oo 
peut  [ïrendre  ensuite  une  ligne  entourant  l'un  de^  points  singuliers  dit, 
et  ayant  deux  branches  iiifmios  avec  une  direction  asymptolique  telle 
qnc  la  partie  réelle  de  zjt  tende  vers  —  x. 

La  pariie  réelle  de  la  constante  n  peut  être  su|ïposce  |*ositive  ou  nulle, 
car,  si  Ton  pose  ^  ^  ^-'^^t  l'équaiîon  en  s  ne  diOTére  de  Téquation  {50 


(')  Voir  un  important  Mémoire  de  M.  PotMCAnk  dan^  V American  /ournat  of 
Mathematics,  t.  Vil» 


1  qiir-  par  lechaiigcment  de  n  eu  —  n.  Lo\si\n\\  en  esl  ainsi,  on  |ieal  pi^îridrc 
flku^si  pour  t^hemin  dlnlé-ration  Ui  li^fi»?  droite  jr^ignanl  le^i  deu\  poinls  -h  i 
i-l  — i;  fjy  nîî^ie  rinlL'};rale  ainsi  ol)tcriue  e^l  identî^nie  à  !a  première  ^  un 
facteur  cousUiii  prés.  Four  i;iriir  ner  rcHe  inlé;;rali'  à  I;j  foi  me  liabiluelk 
posons  z  =  it\  elltf  devient 


b 


«»u  encore 


56) 


c^*'(i  — /' j 


cosjrn  I  —  /') 


I 


Nous  devr»n*  ^i^uîJer  iei  un  cis  particulier  renïaripiable,  celui  où   n  esl 
la   inoilir  d'un   mjmbre   impair.   Si   n   est   positif,    rintrgrale   (56)   cxi^ne 

toujours  et  penl  môme  être  calculée  c\pIiciltM(n»nt   ptnsque  n est  un 

nombre  entier  posiliT,  Mais^  si  b  ligne  L  est  une  courbe  fermée,  Tintégrale 
définie  (55)  est  toujours  nulle.  Il  semble  donc  que  dansée  cas  l'application 
de  la  mtUhode  générale  ue  donne  qu'une  intéf^rale  partîeulière.  Mais  on  peut 
iiu  contraire,  dans  ce  eiiî.  en  ijppïirenre  défavorable,  expi'imei  Finie •rralc 
j^éoérate  au  moyen  des  fonctions  clcmeniaire'ï.  Faisons,  en  efTct,  la  trans- 
tormatioo  inverse  de  la  précédente,  de  façon  que  n  !>oit  Ut   moitié  d'un 

nombre  impair  néi^atif.  Alors  n  —  -  est  un  nombre  entier  négatif,  et  Tinté- 

^rale  délinie  (55)  fn'ise  le  louj»  d\iiie  ligne  iV-rniro  queieon^jUi- esl  une  inté- 
grale particulière  de  l'éqnation  linriiire  (  Sj  ).  Kii  prenant  pour  la  ligne  L 
un  cercle  iiyanl  pour  centre   l'un  des  points  ±  i,  ou   voit   que  Ir  n'^sîdu  de 

I 
la  fonction  (î*-^(  i-h**)  ■  relatif  à  chacun  de  ces  pôles  cs^i  une  inléÈçrale 
(le  réquation  linéaire,  Or  il  est  clair  que  le  résidu  lelatif  au  p<Vle  z  =  -f-  t 
nsl  le  pRidu  t  de  e^^  par  un  polynôme,  et  de  même  que  le  résidu  relatrf  au 
p^le  ^  =  —  /  e^t  le  produit  de  e^*^  par  un  polynôme.  Ces  deu\  intégrales 
|»artîculièrcs  sont  distincte'^,  car  leur  rapport  est  égal  au  produit  de  e*'-^ 
par  une  fonction  rationnelle*  Il  est  clair  que  b'ur  souiinr  C'^t  une  inté|îrale 
réelle,  aîn<ii  que  le  produit  de  leur  drITé renée  par  i'. 


Remarque.  —  L'équation  linéaire  à  coefficjeut^  eoiistanls  est  un  cas 
particulier  de  l'cquation  de  Lapluce,  qne  Ton  obtient  eu  supposant  nul* 
tous  les  cocffieients  ù^.  Si  Ton  suppose  de  plus  «„=»»  on  a  Q(5)^o, 
tandis  que  P{z)  se  réduit  au  ptdynome  caractéristique  /(  s).  La  méthode 
générale  paraît  en  dr-fuyt^  puisque  la  formule  qui  donne  l'expression  de  Z 
devient  illusoire.  Mais  il  suflit  d'it\i  peu  d*attcnti<»n  pour  recoiinaîtrc 
comment  on  doit  modifier  la  tuélhode.   En  eiïet  le  raisonnement  prouve 

que  rintégrale  définie    /     Ze^'^ds  est  une  intégrale  particulière  de  réqua- 


444  CIUPJTHË    \!C.    —    K0IJ4T1ONS    IIIFFKIIËNTIIILLES    LITfEAIIlES. 

lion  linéaire  pourvu  qua  l'intégrale  tléfinie    /    ZJ(s)e^^ds^  prise  le  long^ 

de  la  même  lipne  L,  suit  ntilk'.  Or^  bï  l'on  prend  pour  L  une  courbe  fcrméf, 
it  suffira  que  le  produit  'L/iz)  s^oit  une  fonciion  holoniorphe  de  5  a  HqIc- 
r΀ur  de  celte  courbe  Si  donc  11  (i)  désigne  une  fonction  holomorpliÊ 
quelconque  dans  une  icgîon  H  du  plaUt  rintégrale  défioîe 


y  =    f   -^  e-^  di 


prise  le  long  d'une  courbe  fermée  quelconque  L  située  dans  celte  région, 
est  une  intégrale  pai  lieu  Mère  de  l'équation  tinéaire  à  coeffieicnts  con- 
stants. On  %'ûit  couiment  ce  résultai  dû  à  Caucby  se  rattache  atsémenl  ï 
la  métbodc  de  Lajdace* 

Il  est  facile  comme  vérification  de  retrouver  les  intégrales  particulières 
connues.  Soit  -»  =  cr  une  racine  d'ordre  p  de  l'équation  caractéristique 
f{z)^^  o.  Prenons  pour  ligne  d'iutrgration  un  cercle  de  centre  a  ne  ren- 
fermant pas  d'autres  racines  éef{z)  —  o^  cl  soit  0(5)  une  fonction  holo- 

if  (-7  je^-^               n  (  z\€^^ 
morphe  dans  ce  cercle,  l^e  résidu  de  la  foiicuon  — ^^ ou  — r- — 

est  égal  au  coefficient  de  A/'-*  dans  ïe  développement  du  produit 

ftXh 

0  (  fit  -h  /i  )  e«-r 


I 


suivant  les  puissances  de  A.  Soit 
ll(aH-A) 


J^ia 


V„- AiA 


Ma-^-h) 


kp-xhP- 


les  coeffictents  A^,  At,  .  , .  ^  A^j^i  ho  ni  arbitraires  puisque  U  fonctioQ  D(J) 
est  une  fonciion  quelconque  holomorphe  dans  le  domaine  du  poînl  a, 
résidu  cliercbé  est  donc  égal  à 


f«^    Ap 


a:/'-» 


A, 


xP- 


p-t    1 


.l...(/ï—  l)  l.^...(/7  —  a) 

c*C5t-à-dire  au  produit  de  rexponentielle  e'^^  pEir  un  polynôme  arbilraiff 
de  degré/?  —  i  ;  ce  qui  est  bien  d'accord  avec  le  résultat  connu. 


III.  —  liMT  KG  RALES  REGULIKHES. 

En  debùrs  des  cas  très  élémentaires  que  nous  avons  traités,  il  cst^  «a 
général,  impossible  de  reconnaître,  d'après  la  forme  seule  d'une  équfttioo 
linéaire,  si  l'intégrale  générale  est  alg«  brique  ou  peut  s*eîtprîmer  au  moyc» 
de  transcendantes  cliissiques.  On  a  donc  été  conduit  à  étudier  dir<  ctrnicBl 
les  propriétés  de  ces  intégrales^  en  paitant  d*i  l'équation  elîe-iin'iiie,  au 
lieu  de  chercher  à  les  exprimer  (un  peu  au  hasard)  par  des  combîuaisOD^ 


%n  nombre  fini  de  fonctions  coiiniics.  N<m3  avons  déjà  reconnu  (Ghap.  XV) 
que  la  nalure  des  |»oinl3  ^ingriliers  d'unti  loniition  analytique  esi  un  élé- 
ment essentiel  permetianl  dans  certain"^  cas  de  caraclériscr  complètement 
CCS  fonctions.  Or  on  connaît  a  priori  (n**  397)  les  points  singuliers  des 
ifilcgrales  d*unc  i/quation  lînr^aire;  nou^  allons  montrer  cooiment  on  peut, 
^aos  un  cas  particulier  r tendu  et  Irë"^  tmpoitdnt,  faire  l'étude  complète 
de»  intégrales  dans  le  domiiine  d'un  point  singu1iei\ 

407.  Permutation  des  intégrales  autour  d*uii  point  critique.  —  Soii  n 
un  point  singulier  isolé  de  quelquesï-iius  des  roeffieient^  pi,  p^^  ..,,  p^  de 
réqualîon  linéaire 

E57)        F(r^=  -^  -^/"  S^^  -...  +  /'-.  ^.  ^P..y  =  ■>; 

ous  supposons  en  outre  que  ces  coeflieieMts  sont  uniformes  dans  le  voisi- 
lage.  Soient  G  un  cercle  de  ceutre  a  à  l-intérieur  duquel  /),,  p^^  ..,,/?„ 
jlVint  pas  d*autre  [>oint  singulier  que  o,  et  Xa  un  point  inl(^rieur  a  C 
l'Voi^in  de  a.  Toutes  les  iutf*pjrales  sont  hidomorpKes  ilaus  le  domaine  du 
npoînt  JT^;  prenons  n  intégrales  pfiriîculières  ^j»  y,,  . . . ,  j^«  formant  un 
(tystcme  f*mdtimentaL  Si  la  variable  x  décrit  dans  le  sens  direct  un  cercle 
idc  centre  a  passant  par  le  point  jtq,  on  peut  suivre  le  prolongement 
(^nîilytiijue  des  int«'|T[rales  j'j,  yj,  ..*,J^«  tout  le  lonr^de  ce  cl»emin.  et  Ton 
revient  au  poiiil  x^  avec  n  fonctions  Y|,  Y;,  ...,  V^,  qui  sont  encore  des 
intégrales  de  Téquatiûn  (57);  Y/  clésiî;îiie  ce  que  devient  yi  après  une 
.eireulattou  autour  tlu  point  a  dans  le  sens  direct.  On  a  dime^  puisque  Y{, 
Yf»  .--T  V^  «ont  des  intéf;rales  de  réqualîon  (57)t  n  relatiaus  de  la  forme 

Y/i=  anifv-^  fl«?ji -+-... -h  a,,nym 

^es  coefficients  /z/^  étant  des  constantes  qui  dépendent  naturellement 
du  système  fondamental  choisi»  Le  déieruiinant  A  d'ordre  «,  formé  par 
CCS  /i*  coefficients,  est  différent  de  léro  ;  en  eiïet,  s*d  était  nul^  les  inté- 
grales Y|,  Y,^  ..  .»  Y,|  ne  formeraient  pas  un  sjsiéme  fonrlamentsil,  et  Ton 
^•urait  une  relation  linéaire  à  ctieffieients  constants  G|  Yi  -j- . . .-+-  G^  Y„=r  o, 
)^i]î  deviendrait,  après  une  cîrcubtîon  en  sens  inverse  de  la  premiérCi 

Ciji-^---^-  C„j^«  =  o. 

Les  n  inlégralcîfi  j^/  ne  formeraient  ilom-  pas  un  système  fondamental. 

Les  coelïicients  des  formule-^  {  38)  dépendant  du  système  foiithimcnlal 
choisi^  il  e»*!  naturel'^  de  chercher  un  système  partieulit^r  d'întégrales,  de 
'façon  que  ces  rornniliîs  soient  les  plus  siuiples  possible,  Cberchons  d'abord 
^  déterminer  une  inté^*raïe  [varticulière  w  =  Aj^|H-Xj^|-+-.  .  »^- ^nj^/i, 
iielle  qu'une  circulation  autour  du  point  a  reproduise  celte  intégrale  mul- 


44^  nnnriii;    \\,    —    KQtfATtÙ.NS    DlFFÉItgNTIliLLES  LIXKItRI^S. 

lijiliéc  par  un  fatrlciir  confiant.  1]  fautlrft  pour  cela  qwc  Ton  ait  U  = /«, 
l^  élanl  la  vafeur  de  «  iiprès   In  circulatioit,  et  s  un   facleirr  constanî^  fin 

une  telle  relaiioti  ne  peut  exbler  entre  les  n  intégrales  que  si  les  cocfli- 
trients  dcj^ij^t»  *  f  yn  ^o"l  nul*  séparément.  Les  n  +  i  coefficients  îndA. 
terminé», Xj,  Xj,  ,.  .,  X,»  s  doi\eiit  donc  î^alîsfaire  aux  n  rondition^ 


(59) 


Xitaj, 
1  Xiflti 


X  t  #1  p, 


O^-XiAm  -+-.., h-  X„it^, 


Airtii^ 


.'4-X„(/irtit'-  s}  =  o. 


Coninii"  X|,  X,,    .  .  ♦,   /,,j   ni!  peuvent  être  nuls  à   la   fui*-,   -ansi  «juoi  rnn» 
aurait  «  =  o,  on  \tiit  «jn*-  .v  iluii  élre  racine  d'une  rr(uati*>n  de  degré  n 


*6o) 


Ff.<): 


ail— s        tfu 


«i/j 


«t« 


=  o. 


que  nous  appellerons  \iOiir  9hvèger  éf/tiaf ion  caracférisliq ne;  *l'aprè$  un 
remarque  faite  tt^nt  ù  l'iieure^  celte  équation  ne  peut  admettre  la  racine 
s  =  o,  car  le  délcnninaiit  1  des  «*  roeflicient?  an  serait  nul, 

Inversement,  soit  s  une  racine  de  celle  équation;  les  relations  (Sg)  dé- 
terminent pour  les  coefficient»  X/  des  valeurs  non  toute»  nulles,  cl  l'inlf- 
grale  u  —  X|j^i-4-. ,  .-h  ^^nya  l*&1  multipliée  par  i  après  une  circulation  de 
la  variable  autr»nr  du  pidnt  a.  Cela  tiaiit,  supposons  d'abord  que  Tcqua- 
tion  caractcriiilfqne  ail  n  racines  distincies  .^j,  j^,  .,,,  s,,,  Mous  aurons /i 
intégrales  par  iicntiêre^  Hj,  w»,  ....  w^»  telles  qu'après  une  circnlfldoQ 
dans  le  «eni  direct  autour  du  point  a,  on  ait 


(6i) 


Ui  ^  SiHu  Us=  .tjMj 


Ufl=  SnUu, 


Ut  déî^ignant  la  valeur  Hua  le  de  w/  après  la  circulation.  Ces  n  intégrain 
U),  Ut)  ••"1  Un  forment  un  système  fondamenlaL  Supposons,  en  effi-t. 
que  Ton  ait  une  relation  de  la  fur  me 


<6a) 


<^i«î 


Cs#*; 


.-1-  c:««,i  =  o, 


les  coefficienlt  conslanti  C|,  Gj,  ...^  (J„  n'étant  |>a^  ion*  uuU.  Après  un<*, 
deu\,  ...,  {n^\)  circulations^  on  aurait  des  relations  de  même  forint 


(63) 


CtJ,  M|       -hGjJiWï       -h-,  .  .h- g,»  Su  II,»       =  o, 


tll,    —    INTKCBALKS    flfr;!]! UKHES.  44? 

I-rs  rrliiiicins  lîocaireH  {(h)  et  (63)  ae  ptuveni  èivt  vërifiées  que  si  l*oo  a 
en  même  temps  C|«i=(>,  ...,  C^^  w„  =  o,  car  le  Octermînant  correspon- 
dant e^i  dinféreiit  de  zvrtK 

Il  esl  facilt:  tl€  furnier  une  roiiction  aiuilitique  qui  est  multipliV'e  par  un 
facteur  constant  s  dijf'éttnt  de  iéro  aprùs  nue  circulation  autour  du 
point  a.  En  t'iïet,  la  fonclion  (x  —  a)'"  ou  e*'^^^'^'*'^  est  mullipîîëe  après 
une   tcite  circulatinn    par  c"!^'*  t'i,  si  nous  tléterminon^  r  par   la  concji^ 

lion  r—  — %Log(f),  cette    fonction  (a^  — ei)'*  est   bien    multiplit'e    par  a 

'Aftl 

après  une  circulation  auloui  de  a\  toute  autre  fonction  u  jouissant  de  la 
même  propriété  cî^t  de  la  forme  (x — aj''®{x — a),  la  fonction  t^(x  —  ai 
étant  uniforme  dan^  le  domaine  tlu  point  a,  car  le  produit  u{a:  —  a)-^ 
revient  à  sa  valeur  initiah'  après  une  circulation  autour  du  point  a.  L'inté- 
grale uni  est  donc  de  la  f^fjrme 

où  rk^=  - — .Log(fi),  la  fonction  ^^  étant  uniforme  clans  Te  voisinage  rht 

point  a*  Dans  un  cercle  C  de  rayim  R  décrit  du  point  a  pour  centre  et  où 
les  coefficients  pi^  ,».»  p^  sont  bolomorphes,  sauf  au  point  «,  l'inté- 
grale Uk  ne  peut  avoir  d'autre  point  singulier  que  a.  Il  en  e^t  donc  de  même 
de  la  fonclion  ^/({x  —  a),  et  le  point  a  est  pour  cette  fonction  un  point 
ordinaire  ou  un  point  sin^^ulier  isolé,  pn  peut  écarter  te  cas  où  le  point  fi 
serait  un  pôle.  En  eiïti,  ^J  le  point  a  êtiiil  un  [>ôle  d*orflie  m,  comme  l'expo- 
sant r^  n*e5t  dctemuné  qu'ù  un  nombre  entier  pré^,  on  pourrait  écrire 

Uk^ix-  n  r*-"' [{x  —  a}^tfi^(x  -  a)l 

cl  le  produit  {x  —  ny^'f^^-^  ~'  *ï  H^*^  liolomorphe  pour  j:  =  a.  Si  le  point  r* 
ii*cst  pas  un  point  singulier  essentiel  pour  fic{x  —  a),  on  dît  que  Vinte- 
grale  est  régulière  pour  x  —  a, 

408.  Examen  du  cas  général.  —  H  i  e^le  à  examlfier  le  cas  où  l'équa- 
tîon  caractéristique  a  des  racines  multiples.  Nous  nllona  montrer  que  Ton 
peut  toujours  trouver  n  intégrales  formant  un  système  fondamental  et  se 
décomposant  en  un  certain  nombre  de  groupes  tels  que^  Jit  y^s  '*'yy/* 
désignant  les  p  intégrales  d'un  même  groupe,  on  ait^  après  une  circula- 
lion  dans  le  «ens  direct  autour  du  point  a, 


(64)  Yt^^yi 


Vt^^ij^i-^jj). 


^V=*^^#'-i  + Jp)- 


Les  différentes  \aleurs  de  jr  sont  les  racines  de  Féquation  caraclêrisliquei 
et  à  une  même  racine  peuvent  correspondre  plusieurs  groupes  difTérenls. 
Lorsque  les  n  racines  sont  distinctes,  cas  que  nous  venons  d'examiner^ 
chaque  groupe  se  compose  d'une  seule  intégrale* 

Le  problème  revient  en  réalité  à  prouver  que  Ton  peut  ramener  la  sub- 
stitution linéaire  définie  par  les  formules  (58)  à  une  forme  canonique  lelk 


4{8  CrUPITRE   XX*    —   ÉQUATIONS    DIFFÊRKXTIKLLKS    UNÏÎAIIIKS 

que  Ton  vient  de  l'indiquer,  en  rcniplaçani^i,  y*^  •..,^„  |)ar  des  combi- 
naisons linénircs  convenablement  choisie*  de  ces  variables.  Le  llicoréme 
étant  supposé  établi  dans  le  cas  de  n  —  \  variables^  nous  allons  luoritrrr 
qu'il  ei^t  encore  vrai  pour  n. 

D'iiprès  ce  qui  a  tic  dt-niouiré  au  préc<^'deul  paragraphe,  on  peu»  loujourf 
trouver  une  intégrale  particulière  u  telle  que  Ton  ait  U  =  ji^r  En  rem- 
plaçant Tune  de*  intégrales,  ^t  par  exemple,  parcelle  intégrale  «,  les  for- 
mules (58)  prennent  la  forme 

Si  dans  les  n  —  i  dernières  formules  nous  négligeons  les  termes  bfU 

httUf  ces  formules  dénnisseiit  une  siib^lîtution  linéaire  portant  sur  lesit  — t 
variables  ^î,  j^s*  .**^yft'  l^e  drtenninant  A' de  cette  substitution  à  «  —  l 
variables  n*est  pas  nul^  car  le  di-terminant  1  de  la  suh^^tiiution  linéuireà/i 
variables  est  égal  à  \k\\  et  ne  peut  être  nul.  Le  théorème  étant  admis 
pour  n  —  1  variables,  supposons  cette  substitution  auviliaire  ramenée  à  U 
forme  canonique  Gela  revient  à  remplacer  yi*  y^-  ••-».>'it  par  '*  combi- 
naisons linéaires  distinctes  ^i,  j^^  ... ,  5«_|  telles  que  les  formules  qui 
définissent  la  substitution  linéaire 

Y,  =  hijy^  -H ...  H-  binyn        (  i  =  a,  î, n) 

soient  remplacées  par  un  certain  nombre  de  groupes  de  formules  telles  qut 

Si  l'on  effectue  la  même  lran*;fornialion  sur  les  formules  (r>5  )  il  faudri 
»"videmmcni  ajouter  au\  scrouds  membres  des  formules  précéilcnlcs  des 
termes  renfermant  h.  Autrement  dil^  nnu?^  pouvons  trouver  n — I  ial^* 
craies  formant  avec  u  un  système  fondanienial,  et  se  partageant  en  ufl 
eertain  nombre  dégroupes  tels  que  l'on  ait,  [lour  les  intégrales  ^t,  Sf,  .««r 
Zp  d*un  seul  groupe, 

i66)  Zi^55t-+-K|W,     Z*  — *(5i+s,)-f-Kt«,     ,..,     Zf,  —  %{,Zit-%-^ip)'¥^^^* 

Kl.  Ks,  ...,  Kp  étant  des  constantes.  Nous  allons  d'abord  cbercber  à  f<*>rf 
disparaître  le  plus  qu'on  pourra  de  ces  coefficients.  Posons  pour  cela 

X|,  Xi,  ..,,  Xp  étant /î  coefficients  constants.  Un  tijlml  facile  montre  q«c 
Ton  a  pour  ces  nouvelles  intégrales, 

\  Di  -  siui^^-k-  Ui)'h[}^i  -\-i  jj.  — it)X/  — iX,_,]ei,        I  >  I  ; 


INTËGftiLES   RÉGULIRRES. 


4i9 


cela  posé,  si  fx  —  s  n'esl  pas  nul,  on  peut  choisir  Xj,  X],  .. ,,  X^  ile  f^çon 
que  les  coefficients  de  u  dans  les  seconds  membres  soîenl  nul  s,  et  Ton  a 
pour  le*^  nouvelles  inlégraleF  if/, 


lJj  =  jW,,  \\~s{Ui-hUiK 


U. 


s(  n 


r    I 


H  Up). 


La  subsliimion  subie  (jar  ce  groupe  d'iiilégrales  apri's  une  circula  lion 
autour  de  a  est  de  la  forme  canonique.  Si  ^ji  ^  5^  comme  .f  ne  peut  i^tre  nul, 
on  peut  choisir  Xj,  Xj,  ...»  X^_i  de  façon  a  faire  dis(>araîlrc  le*  coefficients 
de  u  dans  les  eiipressïons  de  Uj,  U^,  .*.,  U,,.  Mais  on  peut  avoir  ptusieurî* 
groupes  de  variables  Zt  lubissant  une  transformalîon  de  forme  canonique 
pour  laquelle  fa  valeur  de  s  est  égale  à  f^  Supposons,  pour  fixer  les  id<3cs, 
qu*jl  y  ail  deui  pareils  groupes^  conïprenant  respectivement  p  ri  q  va- 
riables. Après  le  changement  de  variables  qui  précède,  les  substitutions 
subies  par  ce«i  deu\  groupes  sont  de  la  forme 


^ 


(l>    Lîi  =sut  -h  KiU, 


Si   Kl—  K|=nj   l'on    a    trois  groupes   d'inléj^rales   m,   (Wj,   ti^,    .*.«   "/i)> 
(«t'i,  «i*  . . . ,  wj^) subissant  une  substitution  de  forme  canonique.  Soit/* .'  q; 

si   Kf  n'est  pas  nul,  en   posant  l'i  —  u'f —  -r-^  «/,  le  second  groupe  dlnlé- 

(;raJes  Cêl  remplacé  par  un  groupe  de  ^  intégrales  vt  subissant  une  subisli- 


lutîon  de  forme  canonique,  et  en  posant  ensuite  ««  = 


K,« 


les  {p  -4-  O  in- 


I 

I 


légrales  ««,  Mj tt^,  forment  un  seul  groupe  subissant  une  substitution 

K'  u 
de  forme  canonique.  Si  Kj  =  o,  K",  n*ctant  pas  nul,  en  posant  Uq~  -*—  » 

on  a  deux  groupes  d'intégrales  («j,  m.,  ,.,,  w^.KiWy,  u',  j  ,..,  f/,^)  subis- 
sunt  une  substitution  de  fiirrnt*  canonique.  Le  thêotènit-  énonLC  est  donc 
gcncral. 

Il  nous  re^le  a  trouver  une  forme  analvlàque  propre  à  mettre  en  évidence 
la  loi  de  permulati*in  des  inli-graïes  d'un  même  groupe  après  une  circu- 
lation autour  du  pf»int  a.  Soient  ^'1,  ^'j,  ..,,j^j,  un  groujie  d'intégrales 
subissant    la    permutation    (Gj);    posons  yj^^  (x  —  aysn,   r  clani   égal 

à  V  Logi.  Les  p  fonctions  5i,  s**  ..  .^  -„  doivent  être  telles  une  Ton  ait 


Zi  =  j|^       Zj  =  5,  -h  5#, 


Z.  -  z 


r   1 


l,a  fonction  z^  doit  dune  être  une  bniclioii  uniforme  i^i{j^  —  a)  thns  le 
fjucnaiiie  du  point  «7,  Quant  à  la  fonction  3*,  on  déduit  des  égalités  préeé- 

dentés  :^  =r  — 


-51 


i  ;  la  ilifférence  — —,  Log(.'#:  —  ai  Cbi  donc  une  foiïc- 

«1  Î17C£         *  ' 


lion  uniforme  4'i(-^ —  ^)ï  ^^  '"ï^'  **  aussi 


«*  =  ^:j^.Log(j?  — a)çH^  — «)-l-  ?ï(*^  — «^/i 


G.,  1! 


KOl/iTlONS  flirFfiRSNTlKLI.ES   LiNEAtaSS. 


4  m  filIVr'JTRK   XX. 

a>j(jr  —  a)   étant  encore   une    fauclion   uniforme.    Dune    façon  générale, 


hoii  Tjt(f)  ht  ijuolient 


'(/- !)...(/ ' 


I) 


j  k   désignant    un   nombi<î 


î .  ii  . . .  X; 

entier  ptJsiLif;  un  ciilcul  facile  montre  que  l'on  a  T^(f  4-  i)  =  Tj^(f;-hTji-H(i>. 

ï 


Si  donc  l'on  rem|>l:ïce  t  par 


Lo:;(.r 


Ta  r  — .  Lo, 


'l^[j-  -  a) 


a),  îe^^  fondions  nblenac-' 


sont  telles  que,  aprè^  une  i:ireulâUan  de  i;i  vuriable  x  auiour  du  poinl  a, 
8jfc  8c  chanj,'c  en  B^-t-S^-i.  On  en  conclut^  en  raisonnant  de  proche  en 
proche^  que  les  n  fonctions  zi,  z^,  . , .,  Zjy  sonl  de  la  futinc 


Icâ  fonction^»  tpi,  0^,  ...^  o^,  éiaiii  uniformes»  danâ  le  doiniiinc  du  poiiM  a. 
Une  inlé^rtile  qu«:lconque  iippjrtenjnl  au  ;;[ioupe  dVinlégrales  coti(<iiUTC 
est  donc  delà  loi  me 


m) 


^  =  (  .r  ^  a  )^  j  tj/y  (  T  —  a  ;  -*-  4'i  (  *^  —  **  )  *^*>g  (>f  —  «  1  -r 

-4-+a(^^  — rtj[  Lo^<  j* 


^)rv 


I 


kûombnï  entier  A"  étant  au  plua  égal  a/> —  j  et  les  fonctton&tj^u,  4*1 '^p  i 

étant  des  Fonction'^  uniformes  dans  le  domaine  du  point  a.  qui  s'exprinifiil 
linéairement  au  moyen  di;s  fondions  çi,  ^i,  ...,  «p^^*  Si  le  point  a  uVsl 
Il  11  point  singulier  ci^scnLÎel  pour  aucune  des  fonctions  (^^,  on  dit  que 
rintégialc  (G8)  est  régulière  pour  a^  =  a.  D'après  une  remarque  dcj^» 
rdte,  ou  peut  alors  supjîOîer  que  toutes  ces  fonctions  i|i/$oui  holomoipho 
piiur  jr=a,  eu  remplaçant  r  |i.tr  uii  iiiitre  cxpo:»ani  qui  n*en  diiïère  q*je 
d'un  nombre  entier. 


it)9.  Théorème  de  M.  Fuchs.  —  On  doji  à  M.  Fueliî*  d'avoir  établi  lo 
eondit;on<i  nécessaires  et  sufllsantes  pour  qu'une  équation  linéaire  admet 
dans  le  domatn<^  d'un  point  singulier  a  un  sj^ttême  de  n  intégrales  dii 
tmctes,  toutes  régulières.  Pour  quil  vn  soit  ainsi,  il  Jaut  et  il  suffit  qu 

le    coefficient  pi   de     ,  ^^  \.    dans   l'équation    (57)  soit   de   ta  formt 

{X  —  a)*  Ï'IJ"  —  a  ),  la  fonction   V\  r  —  a)  étant  holomorphe  dans  U 
domaine  du  point  a. 

Si  P(o)  n'est  pas  nuL  le  point  a  est  un  pôle  d'ordre  i  pour  p^,  Mdi>^ 
si  P(o)  =  o^  le  point  a  csl  un  pôle  d'ordre  inférieur  â  *;  il  peut  mémr 
arriver  que  le  pointa  soit  un  puiiil  ordinaire  pour  quelques-uns  des  coefli- 
cients  p£.  On    peut   encore  ênonecr   les    conditions  précédcates  comiuc 


il    suit  :  L*équatiûn  li/vuiire  doit  être  de  (a  forme 


169) 


fi'*  y  ti»-i  y 


ï^i»   ï*i»   •••»  Prt  étant  des  fonctions  hùiomorphes  dans  Iv  domainr  de  a, 

Ci^  ihcorciirns  étant  admis,  nous  inoiitreruns   simplcnicut   mmiucnl   on 

|icut  dc'iermiuer  pour  une  équ^Jlion  de  celle  espèce  ïes  racines  de  rcqua- 

tîon  caraciénstiquc.  Soit  s  une  niriiir  de  celle  éqiraiion  el  r  une  dcierini- 

•talicin  de  -,  Log*.  D*aprés  ce  qu'on  a  rejïiiin|uc%  ou  pcuL  cliuisir  eettr 

détermination  «le  r  de  façon  que  l'éqiialioii  adujetle  une  inti'grale  de  la 
forme  {x — a  fo{Jc  —  a),  (j>(.r — n)  étant  une  funrtîon  liùîniihirplie  qui 
ti'est  pas  nulle  pour^  =  a.  Soit 


70) 


^  =  Cu(j:  —  «)^-h  Ciir  -~aY^^ 


(Cm  ^  o), 


le  développement  de  celle  intégrale;  en  sub^iiiuanl  ce  diSeloppeincnl  à  la 
plaec  de  y  dans  le  premier  membre  de  réquatiou  (69)»  le  coeflrcteiil  du 
terme  di*  degré  le  moins  élève,  c*esl-à-dire  du  tenue  de  degré  r  en  (r  —  a), 
doji  être  nul^  ee  qui  conduit  a  l'équation 


(7i) 


D (  r)  ^  r  (  r  —  I  ) . . ,  (  r  —  n  h-  i) 

-h  P ,  (  ri  )  r  (  r  —  I  ) , , .  (  r  —  fi  4-  -i  )  H-  , .  ,  -4-  l*rt  (  a  ) 


Gclte  équation  est  V équation  déterminante  fondamentale  rclalive  au 
point  a;  si  r  est  une  racine,  *  —  cîiî/r  ^^i  y^g  racine  de  réqualtoii  carac- 
térîstiqiie.  Ou  voit  que  réi|uation  caractéri«*tiqii(:  aura  des  rîiciues  mul- 
tiples si  l'équ;iiion  D(r)  =  o  a  des  racines  qui  ne  ililTèreut  que  d'un  nombre 
t*nlicr.  Ne  p^mvaut  entrer  ici  dans  l'étude  du  ras  général,  j*iiuliquerai 
rapidemeui  la  discussion  lorsque  l'équation  est  du  second  ordie.  Sup- 
posons,  pour  simplifier  récriture»  a  =  o^  et  con -sidérons  l'équation  du 
second  ordre 


170 


x-y  ^-x[a^, 


a  j  j'  4-  . 


|/>y-h^,j*-4-..*l^K  =  0, 


lc4  coïfficienis  de  xy*  et  de  y  étant  des  fonctions  holomorplies  de  x  dans 
le  dom-ïine  de  Torigine.  Si  nous  substituons  à  la  place  de  y  dans  te  pre- 
mier mcîinbre  de  l'équation  précédente  un  développement  de  la  forme  (70), 
où  Ton  fait  a  =  o,  le  coefficient  de  x^  est,  après  la  ^substitution, 

[r(r  —  t)  4- €ï„r   t- ^a]cw. 

Conome  par  bypotîiése  le  premier  cocflicient  c^  n'est  p.ts  nul,  on  d**it 
prendre  pour  r  une  racine  de  rêqualion  du  second  degré 


(7Î) 


iy{r\—  r(r — ^1)  -h  nt,r  -^  b^^  o. 


45a  CHAPITRE    X\.    —    ti>L.VTtONâ   DiFt-KREXTIELLEi?    LIXÊIIIIES. 

Ay^int  pris  pour  r  une  racine  de  celle  équation,  or»  pcfut  choisir  Cp  arb»- 
irairemfînl  ;  nous  prendrons  par  exemple  Cq^:.  Le  coefficieni  de  x''*P 
après  la  subsiituiion  est  de  iruVine  ^ 


^Ai^-^p^i^^^p 


D- 


ag(r  H-//)  -4-  /iy]  -^  F  —  €f,t)\r  -^ p)-^  F, 


Fêlant  un  polynouic  a  coefficients  enliers  en  co,  r,. 


-ti  «»♦  ^t,    "îV 


é»o,  bj,  ,  .  .^  bp.  Fai«-anl  successivement  />  =  i,  a,  3»  ...  *  on  pourra  calculer 
de  proche  en  proche  les  coefficients  successifs  e|.  e,,  ...,  c„,  ,.  ,^  à  moîn* 
que  D(r-f-/>)  ne  soit  nul  jjour  une  valeur  positive  de  l'entier /?.  c'e'^t- 
à-dirc  à  moins  que  IV-qualion  (jS)  n'admetle  uiïc  seconde  racine  r'  égale 
à  Ja  première  r,  augmculéc  tl"un  nomhrc  entier  positif.  Laissant  ce  cas  de 
cÔLé,  nous  obtiendrons  une  intégrale  particulière  représentée  par  une  férié 
de  la  forme  (70),  et  convergente  dans  un  cercle  ayant  pour  centre  î'ori- 
^rne  (*)»  Si  IV'quation  D(r)  =  o  admet  denit  racines  dîstineies  r,  r\  Jont 
la  ditTérence  nVst  jias  un  nombre  entiei,  la  méthode  précédente  permet 
d'obtenir  deuv  iniégrales  dîstinclesj  et  Tinlégraîe  générale  est  reprcscnice 
dans  le  du  mai  ne  île  Foriginc  par  la  forniuîe 


^  =  C,J"*f(:r)-hG,dr''^/(x), 


ircscniw^i 

m\ 


^(x)   et  *^ir)  étant    deux   fonclitjns  holomorphes  qui   ne  ««'annulent  pa* 
pour  ^r  =  *i. 

U  n'en  c^l  plus  de  même  si  les  deux  raeines  de  Féquatton  (7!)  sont 
êjïales  ou  si  leur  dilTéience  est  un  nombre  entier,  Soient  r  cl  r— jt>ce* 
deux  racines,  p  étant  un  nombre  entier  positif  ou  nul.  Nous  pouvons 
loiijours  obtenir  une  première  inté^^rale  de  la  forme  ^1  =  jr''ç(j*).  Uoe 
seconde  intégra  le  ^^i  est  donnée  par  la  formule  générale  (^3)  qui  devient  iti 


^Î  =  X'*3(X) 


7  ^=^[?(-^)P 


^SiH 


)' 


la  somme  des  racines  de  l'équation  (73),  ou  i  *-  a„,  est  égale  dans 
à  ar  — /»  :  on  a  donc  a„=  /)  -4- 1  —  ar  et,  par  suite. 


r/(5 


+rt|-t-fft,r-i-. 


■)-. 


j.îr-(/i^l)p(3,)^ 


P(:*r)  étant  une  fonction  rr^ulîére  dan&  le  domaine  de  l'origine  qui  n'f** 
pas  nulle  pour  jf  =  o.  La  seconde  intégrale  j^j  a  donc  pour  eï^pression 

Q(x)   élani   nue    fonction    holomorphe,    différente  de  zéro   pour  dr  =  *). 

(')  La  convergence  s'établit  par  ta  mclliode  habituelle  des  foiictlous  majorante 
€t  nous  renverrons  pour  ce  poiiil  aux  Ménioiifs  de  M.  Fuchs  ou  à  U  Tbci«  ^ 
M.  Tanncry. 


—    INTEGRALES    REGULIERES. 


4>3 

rinlc- 


I 


Soit   A   le   coeflicient  de  jcp  daiia  Q(x);   nous  voyons  encore  que 
grale  Xt  ^^^  ^'^  ^^  forme 

^■,  =  ^^9i.r  i|a  Logr -h  ^|-^  j 

4'i-r>  ilé^ignapl  une  uuuveîle  fonction  holomurphe  dans  le  domaine  de 
l'origioc.  Gc  résultat  est  bien  eon forme  à  la  ihéorie  géoérale.  Gomme  cas 
particulier,  il  peut  se  faire  que  Ton  ait  A  =;  o  ;  lifiléj^rale  générale  ne  ren- 
ferme p;is  alors  de  lo^arîtlitne  dans  le  «Inmaine  de  l'origine.  Mais  il  est  à 
remarquer  que  celle  circonstance  ne  se  prtVsente  jamais  lorsque  />  =  o 
[puisque  Q(o)  n'est  pas  nul],  c'est-à-dire  lorsque  Téquation  (73)  a  une 
racine  double. 


I 


410.  Équation  de  Qauss.  —  Appliquons  celle  méthode  à  l'êquaiion 

(75)  3?(t— x)y-h[Y-(ï  ^3 -f-n.7<]y-3t?^K  =  o, 

où  s,  p,  7  sont  de*»  canstantes.  Les  piiiiits  singuliers  à  distance  finie 
sont  J?  ^  a  el  *r  =  i.  L'équation  déterminante  relative  au  point  jt  ==  o 
est  r(r  -H  Y^ —  i)  —  o  et  admet  les  deu\  riicîne:*  r  ^  o^  r  =  t  —  j.  SI  y  i^'ebi 
ni  oui  ni  égal  à  un  nombre  entier  négatif,  il  rëtf>ulte  de  lu  méthode  précé* 
dente  que  Têquation  admet  une  Intégrale  holoraorpke  dans  le  domaine  de 
rorîgîne.  Pour  déterminer  cette  intégrale,  suliàtiiuons  dans  l'équation  la 
série 

et  égalons  à  zéro  le  coefficient  de  .a;'*-';  i*iius  obtenons  une  relation  de 
récurrence  entn.^  deii\  coefficients  consécutifs 

n(y  -h  n  "  i)n,,  ^  (jt  ^  n  ^  t){^  -h  n  ~i)c»~u 

ce  cjai  nous  donne  pour  Tintégrale  îinli*inorphe  la  série 

c.       a  ^   P  31(2  -h  i)B(Û  -f-u      , 

'  I  .-;  \  .i.y{^  -^-  i) 

ou  aérie  hxpergéamUrtfjttv,  qui  est  convergente  dans  le  cercle  F^  de 
rajon  an  ayant  pour  centre  Torigine.  Pour  avoir  une  seconde  intégrale, 
faisons  la  transformation  ^  =3  ^r'^T^^  ce  qui  conduit  h  une  équation  de 
même  fonne 


(  76  » 


ne  différant  de  la  première  qn*en  ce  que  i£,  p,  ^  ^^^^  remplacées  respec- 
tivement par  a  H-  r  ^  Yt  ?  '+*  *  ^ —  T»  ^  —  T-  Si  2  ^  y  ïi*«st  pas  nul,  ni  égal  à 
un  nombre  entier  négatif,  l'équation  (75)  admet  dune  la  seconde  inté- 
grale j7*-TF((I  H- (  —  Yî  P -fr- I  —  Y'  ^~T*  ^)'  ^^   lorsque  y  "csl  pas  un 


BQ DATIONS   DtrFKIieNTISLLBS   LLNEAIHES. 


4^4  i;U4l*ITRK   \lk. 

nombre  cfiiicr  l'ini^gralc  générale  e**t  reprcscnlrt"  dans  If  ccrcJc  F^ 
la  formttle 


177)  ^-^'tF(^ 


^}' 


'F/î 


? 


ït  ^). 


Lorsque  7  est  un  nombre  cniicr^  la  différence  des  deux,  racines  de  Téqos* 
lion  (lëtcrmînante  t'i^l  nulle  ou  égale  à  un  nombre  cnlicr,  et  rintrgraie 
coiUienl  en  général  un  leime  logai  îlhmîque  dans  le  domaine  de  Fongine, 
Nous  étudierons  seulement  le  ras  oè  y  =  i;  les  deux  intégrales 


F(a,  ^,y,T\    ^i-yF(aH-i  — Y.  ^  ^  , —y,  a  -  y.  :r) 


se  ruduiseni  alors  à  une  seule  F(«,  ^^  1,  x). 

Pour  trouver  une  «econdc  intégrale,  supposons  d'abord  y  t^n  peu  dilTerenr 
de  riinité  y  =ï^  h,  h  ratant  très  petit  ;  l'équalion  (75)  admet  les  drui 
intégrales 


et  par  «uite  fa  fraction 


.r''F(a-h  A^  3  H-  A,   l-h  A,  X), 


A.   r>—  FU.  p. 


A,  X) 


est  acssi  une  inicgrale.  Lorsque  h  tend  ver<i  zéro,  ee  rapport  a  poi^r 
limite  la  dérivée  dn  nnmérateur  par  rapport  a  A,  où  Ton  aurait  faiï  A^o. 
La  drrivê*!  du  ("a c tour  j^  nous  donne  un  terme  logarithmique  qui^  pour 
A  =  o,  se  réduit  à  F(«,  p,  1^  xi  Log^,  Pour  avoir  la  dérivée  d'un  cetld- 
rient  quelconque  iVr.»  les  deux   séries  p.ir  rapport  à  A,  tel  que  le  eocfli- 


r). 


A   i-  ff— ))fp  H-  AX^H-A-f-  r)..,(PH- A4>ff-n 


ï .  » , , .  rt  (  I  -t-  A  M  a  -^  A  ) . . ,  i  ft  -h  A  > 

il  est  eonimode  de  calculer  d'abord  la  dérivée  logarilbniique.  On  uoniy 
ainsi  une  nouvelle  intéf^rale  qui  a  pour  expression 


(7S) 


4^1  (t)^  F  (a,  3.  1,  j-)Log.r 


1  V, 


^-  n  -rVâ(  p  -»-  i  > . . .  i  3  -H  n  —  I) 


1 


où  Ton  a  posé 


i)- 


(t.'^.../0* 


p-Hn  — 


On  pourrait  étudier  de  la  même  façon  les  iniégraïes  de  IVquation 
Gaiiss  dans  le  domaine  du  point  jf  =  1,  mais  il  suffit  sîmpiemcnl  de  rcTi 
quer  qu^j  quand  on   rem  pi  are  a:  par  i  ^^ — ^,  l'équation  ne   change  pas  è% 
forme;  seulement  y  Cî^l   remjdaeé  par  a  -h  p  h-  1  —  y.  L'intégrale  génértk 


c*l  donc  reprc'sciitre,  dans  le  rnrcli"  Fj  de  rayon  un  drrt  k  du  poînl  t  =-  ï 
ftpour  rentre,  par  la  formule 


^  ^  C,  F(  «,   P,  3£  +  p  -H  t  -  Y,   I  -  ^) 


I 


pourvu  rjuc  Y  —  ^  —  ?  ^*^  ^^*^^  P**^  *'"  Tionibre  millier. 

Atîn  d'étudrcr  les  înlëgraleB  pour  \iif-  valours  fîe  j'  de  module  Irc5  ginnd^ 

on   pose  x=  -,  rt  Ton  csr  ramené  à  l'tudier  les  inrrgralejt  d'une   iiou\elle 

équation  lint'aiie  cLin**  ïv  voi«^inagr  de  Tc^rigine.  Les  intégrales  de  r*'iie 
équalTon  sont  é^alrrneut  régulières  dans  le  domaine  de  Torigine,  et  les 
mcines  de  l'équanon  dêïerminante  «^0111  préd.«Cïni*ui  a  ei  p,  Si  l'on  pose  à 

la  fois  JT  =  -  $  y  =  (*s,  l'équation   obtenue  esl  encore  de  la  forme  (7^)1 

maïs  p  est  remplacé  par  a  -^  t  —  y*  ^'^  7  P*^*'  ï  i-  i  -^  Jî-  L'équation  de  Gaiiss 
admel  dnfic  rintégrale 


k 


t  F  (  5t.  3t  H-  I  —  Y,  a  H-  i  —  |3,  —  ] ; 


I 


par  raison  de  symétrie  elle  admet  auspi  rii;léf;rale  qui  ?e  déduit  de  celle-fà 
en  permutant  a  ei  p,  et  llntégrale  générale  e-^t  représentée  à  J*e%tf rieur 
du  cercle  V^  par  la  formule 

j^  —  CiJr—^  l*  (1,2    I-  t  —  Yi  ^  -^  ^  —  ?*  -  ) 

-hC,js-.SF/fi>i-Y*  h  3  +  i-3t,  IV 

pourvu  que  a  —  p  ne  soit  pa*i  un  nombre  entier. 

Remarque,  —  Toute  équation  linéaire  de  la  forme 

(79)  (^  —  a)(T  —  ti )y -h  I  /j*  -f-  m  )y -h  ny  =  o, 

où  a,  ft,  /,  m^  n  sont  fies  constantes  quelconques  (a  ^  b),  se  ramène  à 
l'équation  de  Gauss  par  le  tbangemenl  de  variable  ^  =  a-h<6  —  a)i. 
Pour  identifier  Léquolion  obtenue 


/a- 


m 


I 


avec  réq  nation  (75)»  il  suffit  en  elTet  de  poser  y  =  —  ^-r »  cl  de  dé  le  r- 

miner  a  el  ^  par  les  dcu^  conditions  a  -i-  ^  -^  i  —  l^  x^  =  n. 

m.  Équation  de  BesseL  —  Considérons  en  particulier  Téquatlon 
(81)  .rii  ~  A'.r)y^ -t  (c — ba;)y  —  ajr  -  o 


456  ClIAlITftE   \\.   —   ÉQUATIONS  DlfFliftENTIELLES   LlNËAIRUS. 

qui   adijjel   les   deux   poinU  singuliers  :r  =  o,   ;r  =  tj  et    que  Vou  peut 

I  amener  à  rèqitation  de  Gauss  par  le  changemenl  de  variable  Xrx  =  t,  Sî 
l'on   fa  il  leiidre  If  pnramèiie  A  vers  zrro,  tandis  que  a^  h^  c  tendent  ver* 

des  limites  finies  A,  B»  G»  le  point  singulier  ^  =  t  s*éloigiie  îndéllnioieni, 
cl  l*on  obiîcnt  à  la  limite  une  cquali<ïn  linéaire 

(8-2)  xf  ^{C  —  hx)/  —  \y  ^  o, 

n'ayant  que  le  seul  point  ^singulier  jt  =  o  à  distance  Jinie.  Sî  B  n'est  pti 
nul,  en  iem|jlaç;MU  Bx  par  3t^  on  est  ramené  à  une  cqualion  de  même 
fwrme  où  B  =  i.  Si  B  ==  o,  et  A.  dîlTéreni  de  zérO|  on  peut  de  même  iup- 
poser  A  =  i.  En  définitive,  l'éijuation  (Sa)  peut  être  ramenée  à  l'une  àt> 
deux  formes  eî-dessous 

(  83  )  3py'-^  (Y  —  ^)y—  ^y  =  i>. 

(84)  3py^^^y-j^^o, 

Kn  eludiunt  les  intégrales  de  ces  deu\  équations  dans  le  doinainc  de 
l'origine,  comme  on  Ta  fait  pour  Téquatiou  de  Gauss^  on  esl  amenô  & 
introduire  les  deux  séries 

G(a,  Y,  ^)  —  I  -4- .rn x--\- ..,, 


Jt  Y^  jr)  —  i  H —  X  -i 

'        ^  7  i. 


■i.Y(YH-i) 


a?*- 


que  l'on  peut  considérer  comme  des  dégénérescences  de  la  série  hjp-er- 
géométriqut!.  Si  l'on  remplace,  dans  F  (a,  p,  y,  ar),  la  variable  x  p*r  kx 

et  p  par  71  le  coefficient  de  x^  dans  F  (  i,  v»  7,  ^arj  a  pour  limite  le 

coefficient  de  x'^  dans  0(2^  yi  ^)  lorsque  k  tend  vers  zéro.  De  même,  l* 

coefficient  de  x'^  dans  Ff  x*  *  ♦  Y?  A-*xJ  a  pour  limite  le  coefficient  de  t* 

dans  J{y»  ^)  lorsque  A-  tend  vers  siéro, 

Lorii^ue  y  nesl  pa^  un  nombre  entier,  Tintégrale  générale  de  féqui- 
tiou  (83)  esl  donnée  par  la  formule 

(S5)  y  =  GiG(x.  Y,  j-)  h- Cj  r^-TGt  a -h  i  —  7.  '^—7.  ^). 

cl  de  même  rintégrale  générale  de  l'équalion  (84)  est 

(86)  j>-=CiJ(Y.  ;r)H-GîJ'î-TJ(i  — 7.  Jr), 

et  ces  formules  sont  valables  dans  toute  l'étendue  du  plan.  Si  7  est  un 
nombre  enlier,  l'ialégrale  générale  de  l'équation  (84)  renferme  toujoun 
un  terme  logarithmique.  Far  exemplci  si  7  =  1,  on  obtiendra   une  inir- 


m.    —    INTEG RALES   HÈiitUKBK».  4^7 

grate  difTéreritc  de  J(i^  jr)  en  chercliant  la,  limilc  pour  h  —  o  du  rapport 
rf*  J (  r  -+-  A,  J-)  —  J  (  I  —  /i,  ;r  ) 


ce  qui  donne  pour  expression  de  ïlniégraïe  générale 

l 

On  peut  ramener  à  Téquation  (84)  une  êqualion  lint^aire  qui  se  présiînie 
dans  tin   grand  tioiubrc  d^  quci^uons  de  PhysLi|iie  malUématique.  Poson;^ 

dans  réquaiion(84)<3"  =  —  --;  en  remplaçant  -^  par  /i  -h  i,  Téquation  ob- 
tenue esl  identique  à  Téquation  déjà  étudiée  (n°  406), 


(87) 


dt 


ly  =  a; 


I 


si  dans  cette  nouvelle  équalioii  on  pose  encore^—  '"''*,  *>"  obtient  une 
nouvelle  forme  de  l'équation  de  Bessel 


(88) 


^*4  dz 


I 


Les  trois  équations  (84),  (ï*7)i  (88),  où  y  —  ^^  +  1 1  sont  donc  absolument 
équivalentes  Tune  à  Tautre.  Si  n  n'e^t  pas  un  nombre  entierp  Tinlrgr^le 
générale  de  Téquation  de  Bessel  (88)  e'ît  d'après  cela 

On  a  démontré  [plub  Laut  {n**  40(>)  que  si  ti  est  la  moitié  d'un  nombre 
impair  llniégrale  générale  de  1 '('quai ion  (87)  sVx prime  au  moyen  de 
transcendantes  élémentaires.  J^a  transcendante  J(Yi  ^)  se  ramène  donc 
à  ta  fonction  exponentielle  lorsque  ^  ^^^  ^^  moitié  d*un  nombre  impuir. 
Remarque.  —  I/équation  étudiée  par  Riccati 


{H) 


—. h  A  IL' 


tU'«=  o, 


oit  A,  B,  m  soai  des  constantes  donnée^^,  peut  aussi  ^e  ramener  à  l'une  des 
équations  équivalentes  (,84  )i  (87),  (88).  On  a  vu  plus  haut  en  elTet  (n"400) 

I    -^ 

que   l'intégrale  générale  de  réquation  (8g)  est  x  ""  '   "^  étant  llntégrale 

générale  de  l'équation  linéaire 

(90)  g-AU^'".-  =  o. 

Si  dans  cette  dernière  équation  on  fait  le  changement  de  variable  ^  =  Xfl^, 


458  CMAITTIIK   \Tt.     -    KOFATIOWS   niFFKRKNTlIMJÎS   UT^RAtRES. 

"k  l'i  |i  i-rani  deux  cot*ffirii!ni<i  indr  terminée,  elfe  il  e  vie  ni 

pour    qu'elle    ^<mI     hipntkjue    à    l'equalifin    (87)^    il    suffira     rîc    prendre 
IL—   1   **t  de  déterminer  X   nnr  Ln   rondition   ARX"*^*»**  —  — i.  U 

valeur  corrfsponilaiïfo  ilc  n  l"^l  —  —  ou  — •  On  peul  «lonc  c^prinvtr 

en  lermes  fini<;  l'inlêf^rïile  générale  t\t:  rëquatioii  de  Ricrati(89)  toutes!»      ' 
fnis  qui"  — est  ta  moitié  d\in  nuinhi  e  îiiipair  positif  r»ii  nt'gatif  1« -f- 1, 

c'e«^l-à-dire  touicîï  lesfoi^que  m  est  égal  à — .»  1  désignanï  un  nombre 

entier  positif  ou  ni^^alif,  ^H 

âi±.  Équations  de  M.  E.  Picard.  —  Élant  donnée  une  ér|uaiÎDn  diîTé- 
reiitîelle  linéaire  à  c:oe0icîcnt5  inérojnorphe5,  on  peut  rernnnnîlre,  d'après 
la  tnêlhode  de  ^1*  Fuehs,  si  rin*égralc  générale  est  elle-même  une  fonelion 
mëromorphe.  Il  faut  et  il  ^lïiTii  pour  cela  :  r  que  les  intégrales  soient 
régulières  dans  le  domaine  de  rl^acun  des  points  singuliers;  a*  que  tonf'S 
les  rat  in  es  de  réquaiion  ilëterminantc  relative  à  l'un  quelconque  de  ce< 
points  singuliers  «oient  des  nombres  entiers;  3*  enfin  que  tous  les  ternir* 
logai  itlimiques  di^iparinssent  ilans  l'euprcssion  de  Tintégrale  générale  an 
voisinage  d'un  point  singulier.  ^^ 

Suppnsons  toutes  ces  conditions  remplies.  L'intégrale  générale  est  alo^^ 
une  fonction  uniforme  mëromorphe  dans  tout  le  |dfîn.  Si  les  coefficients 
de   Téqualion    sont   des    fonctions   ryiionnelles^    les   points    singuliers  «i, 
af, j  rtfl  sont  en    numhre  limité.  F'oiir  que  rintégrale  générale  soît  une 

fonetîon  rationnelle^  il  suffira  que  réquaiion  obtenue  en  posant  J^  =^  - 

cïle-nr»éme  toutes  ses  intégrales  régulières  ilans  le  domaine  du  point  /  ^ 
car  rinlégrale  générale  étant  uniforme  ne  peut  renfermer  de  terme  loga- 
rithmique ni  de  puissance  fractionnaire  de  /.  Lorsque  cet  le  ilernière  con- 
dïlion  est  remplie,  on  peut  obtenir  l'intégrale  générale  par  un  calcul 
d'identification.  En  effet,  soit  —  m^la  plus  petite  racine  de  réqualîon  déter- 
minante relative  au  point  x  =  «/,  et  sV  la  plus  petite  racine  de  Téquatiot» 
déterminante  relative  an  point  f  =  o  |inur  l'équation  transformée.  Il  f»l 
clair  que  le  (troduit  d'une  intégrale  quelconque^'  par 


me 

1 


est  ime  fonetîon  rationnelle  n'ayant  plus  aucun  pâle  à  distance  finiep  c' 
à -dire  un  polynôme  F(r)  dont  le  degré  esl  au  plus  égal  à 

/rtj  H-  f/i 5  -K . . . -4-  m„^  N. 


1 


Connaissant  une  limite  !»iipéneure  du  degré  de  ce  polynôme,  il  suffira  pour 


lit.     —    tNTKfiK4LES    HKt*LUÉIÏ|iS*  (5^ 

délermincr  les  coefficients  tic  remplacer^  par  une  euprep^îon  telle  qu*:; 
P(ar)n(j- — ai}^"*!^  où  P(t)  est  le  polynôme  le  plus  gênerai  tle  ce  degré, 
dans  le  premier  membre  de  Téqualion  proposée,  et  d*ucnre  que  le  résultat 
est  ideriliquemenl  nul. 

M.  Émllc  Picard  a  fait  connaîtic  un  autre  cas  1res  ito portant  où  l*intc- 
grale  gén^^rale  s*cxprime  au  moyen  de  transcendaTiles  classiques  :  Lorsque 
tinté  g  raie  générait  d'une  équation  dijférenfieiie  iî né  aire  et  fiomo- 
gène^  dont  les  coeffirients  sont  des  fonctions  eîiipttques  de  ia  variait  ie 
indépendante  (admeiianî  ies  mêmes  périodes)^  rsl  une  fonction  niéro- 
morphe^  cette  intégrale  s'exprime  au  moyen  des  transcendantes  tie  ia 
théorie  des  fonctions  eliiptiques. 

Pour  simplifier  Ter  ri  tu  re^  je  développerai  la  demonsti  ation  pour  une 
équation  du  second  ordre  seulement.  Soient  /i(^), /ti^)  deux  intégrales 
dislrnctes  d'une  équation  linéaire  et  homogène  ^'h-  p{^}y  ^  9{^)y  ~  **» 
où  pix)  et  q{x)  sont  des  fonctions  elliptiques  de  périodes  7. ta  et  ^(u'. 
Par  hypothèse,  fi{T}exfx{x)  sont  des  fonctions  uniformes  méromorphcs. 
L'équation  proposée  ne  changeant  pas  quand  on  remplace  x  parx  +  atu, 
/i(x  H- ati*)  et/i(j:-l- îw)  sont  aussi  des  intégrales^  et  Ton  a  des  relations 


^ 


)  /i{3?'+-  Jim)  -  afi{x)-h  bf^(T),        /s(jr-hata)=  efi(x}^dftix), 

<a,  6,  c,  £/  étant  des  coefficicots  constants  dont  le  déterminant  ad — èc 
n'est  pas  nul  ;  car  si  Ton  a\ait  ftd —  le  =  o,  on  en  déduirait  entre/j  (x-f-am) 
eifi{x-^  aw)  une  relation  de  la  forme  G,y,  (x -h  auj)  H-  Ctft{^  -§- 1^^}  ~  o, 
C,  et  Cl  étant  des  coefficients  constants  dont  Tun  au  moins  est  différfut  de 
zéro,  ce  qui  est  inipos'iible  puisque/t  «"t/t  *ont  deu\  intégrales  dislinctcs. 
Pour  la  même  raison,  on  a  un  autre  système  de  relations 

<  93  )  /i  (^  -+-  ^i  ^')  ^  «7i  (r)  H-  i'/t  (^),        /î  (a:  -h  3  u>0  =  c'fi  (x)  -f-  d*ft  i^)f 

a'.,  b\  c\  d'  étant  des  coefficients  ronstauts,  et  ad' — b* c*  n'étant  pas 
nul.  Cherchons  comme  au  n"  407  une  intégrale  tp(jr)=:  X/|{x)  -h  [1/1(37) 
telle  que  f{x -i- ^w)  =  $^{3: ),  Nous  avons  pour  déterminer  X,  pi,  s  les 
deux  équations 

k  X  (  a  —  Jî )  -T-  jJtc  =  o,  X  A  -h  tji{  È^  —  5)  =  O1 

dViù  Ton  déduit  pour  s  réquation  du  second  degré 

M  F (  î  j  —  A-  —  ( «  "h  ^/)  1  -H  ad  —  èc  =  o. 

Si  celle  équation  a  deu\  racines  distinctes  jj,  jj,  il  e\iste  dcuit  intégrales 
distinctes  Çi(3*),  ?i(jr)  telles  que  l'on  ait 

(94)  t9x(x  -h  'i<o)  =  .f,9,(-F),         0,(^7  H-2n>)  ==  ^i«j(jrX 

et  les  relations  (gS)  sont  remplacées  par  deu\  relations  de  même  forme 

(gS)  f|{j:-+- atu')=  Âçi(:r)H- /^îfj-),  çi(37 -h  ati>')  -  m  f  i(jr)  H- nç,(^). 


4()o 


CUAI'ÏTRK    XX. 


«OUATIONS    DIFFERENTIELLES   LINÉ\1RKS. 


Gi-'ly 


jL'lii  posé,  nou5  pouvons^  au  moyen  iJc^  rêlaliûti!»  (g^)  cl  (95)^  obtenir 
deus  expressions  dilTérentes  pour  91  (^  -h  ity  -4-  atu')  et  ^«{-r  H-a<w-f-  iu»'i. 
Nou*%  avons  d*iine  pari 

nous  pouvonis,  en  prori'rlrUil  dans  Tordre?  inverse,  écrire  au^^t 

Y,(.r  H-  2t»j  -h  att)';  =  A:fj(a7  -h  2ca)  ^-  /fî(-r  -h  atw)  =  A-*|Çi(jrJ  -h  Is^if^^l 

Ces  «ïeii\  expressions  dt^vant  i^lre  identique*;,  on  a  ^  =  o,  puisrju*?  i^  — i^ 
n^e^l  pas  nul,  cl  Ton  prouverait  de  même  que  l*on  a  m  =0,  en  prenaDi 
les  *1l'U\  expressions  de  Çj(jr -^- jçro  h- ^«îj')-  Les  intégrales  ïpi(x),  ^t(') 
sonl  tJonc  da  f^Dnctions  rnéromnrpïies  qui  se  reproduisent  mukipliécs  par 
un  faet»?ur  constant  quand  la  variable  x  iiugniente  d'une  période;  ce  ««(MU 
des  ronctiuiis  doublemeui périodiques  de  seconde  efpèce,  rout**  fotu'iio:i 
tnéromorplie  9(x)  joubsanl  dr  eclte  propriété  s'exprime  au  mo^en  tia 

Iranicendantcs  p,  Ç,  t,  car  la  dérivée  logarithmique   *     -—  est  une  fonction 

elliptique,  rti  nous  avons  vu  que  linlégratiou  n'introduit  aucune  transcen- 
dante  nouvelle  (11"  3XS).  On  peul,  du  resle,  le  démontrer  sans  aucune  Inté- 
gra tion.  Soit  ^(^)  une  fo  lie  lion  méromorplie  telle  que  Ton  ail 

(p(a7  H-  luj)  =  {jLçp(.f  ),         i^ijT  -h  a  w')  =  |jl'«p(x); 

ij/  -y  —  ^1  \ 
considérons  la  fonction  auxiliaire  tl(  jr)  =  cp^" — '-^ ,  a  et  0  ét^nl  d^m 

con*.tantcs  quelconque*^.  D'après  les  propriétés  de  la  fonction  v(n*3lJÛj  on  a 
Pnur  que  le  quotient  T- — *  soit  une  fonction  elliptique,  îE  suffit  qu»:;  Ion 


au 


a  top  —  'Àar^  =  Logji,         îto'p  —  ^a  r^'  =  Log^\ 


relations  qui  déterminent  p  et  a  (U'hV  p.  19Î  )-  On  remaïqtiera  que  l'on  peut 
prendre  ^  =  0  h\  L<>gp.  et  Lo^vjx'  soûl  propoiaionnels  aux  pcrioil.^^  tnrrt*- 
pondantes  tï^u,  itti\ 

Arrivons  au  cas  où  l'équation  F(j)=  o  a  une  racine  double  .*.  On  p-'ui 
trouver  deux  înté^r.des  distincius  cp^  (jp)^  ^f  j(  jp)  telles  que  l'on  ait  (n'  4QS|* 


N 


si  G  :=  o.  toutes  les  intégrales  de  l'équation,  et  eu  piuticulior  f^ir) 
ct/i(-ï7),  sont  miiUi|diées  par  s  lorsque  -r  auîjm  'nte  de  l'-o.  On  c  h  Lâchera 
alors  une  combinaison  X/i(x)  h-  [jl/,(j*)  qui  se  reproduise  niulLipliée  pir»' 
lorsque  JT  augmente  de  ito'.  Ou  trouvera  ainsi,  en  partant  des  fornaulcs  (gS), 
deuv  intéj^rales  distinctes  ^i(  r),  ^^(jr)^  telles  que  Ton  ait 


C  n'élaîil  pas  nul.  Dans  le  prumicr  cas,  les  iiïtégrales  ^1(0? ),  ft(^)  soiil 
encore  des  fonctions  doublemcni  périodiques  de  stHonde  espèce.  Dans  le 
^ccoml  cas,  l'intégrale  if](:r)  est  seule  une  fonction  doublement  périodique 

de  deuxième  espèce.  Quant  â  Tintégrale  «pj(ar),  le  rapport  ^'      .  augraente 

d'une  constante  C  ïor*qne  x  augmente  de  atn'  et  ne  cliange  jias  lorsque  t 
augmente  de  2tt>,  Or  la  loncllMn  AÇ(jr)-hB^,  où  A  et  B  sont  deux  ruef- 
ficienis  mn^ianifi,  pos<édp  la  même  propriété  pourvu  que  Ton  ail 


a  A  T,  -^  jt  B  (D  ^  o^         a  A  r/  -1-  2  B  to'  =  C. 

A^(j:r)  —  Bjt  e^ît  doije  une  fiinction  elliptiqur. 


La  différence  ^- 
?i 
Lorsque  le  coefficient  C  n*est  pas  nul  dans  les  formules  (96 )}  on  a  entre 

les  intégrales  fi(j^),  ?s('^)f  9ï(j!^-H  2(11'),  Çj(arH-2w')  des  relations  de  la 
forme  {9^)»  et  l'on  peut  encore  en  déduire  deux  expressions  différentes 
pour  ^i(a? -t- 2U1 -H  am')  et  ^t(  j*-h -itu  h- acu).  lin  écrivant  f|u'cllcs  sont 
identiques,  on  obtient  les  conditions  i  —  o^  k  =  n.  L'intégrale  <^i(x) 
est  encore  doublement  périodique  de  seconde  espèce.  Quant  à  l'inté- 
grale Of(x).  on  a  les  deux  relations 


m 


Déterminons  conune  tout  à  flieure  les  *lcu\  roefficients  A  et  B  de  fyçori 
que  Ton  ait  2  A  t^  H-  2  B  w  ^  —  i  9.  A  r/ -h  2  B  tt»' rr  —  ;  la  dilïërence 

^  .ï  AT 


est  encore  une  foncliun  elliptique.  On  voit  donc  que  rintégrale  générale 
est  dans  tous  les  cas  réductible  aux  seules  transcendantes  c-^,  pT,  ^.r»  <7t. 
Prenons  par  exemple  l'tq nation  de  Lamé 


1(97) 


dont  rintégration  effectuée  par  M.  tlerniilc  a  été  !e  point  de  départ  de  la 
lliéorie  précédente  (n  est  un  nombre  entier,  h  une  constante  arbitraire). 
L'intégrale  générale  de  eette  équation  est  une  fonction  méromorpbe.  En 
effet  les  seuls  points  singuliers  sont  Torigine  et  les  points  'xmtù  -h  im^ui'. 
Dans  le  domaine  de  l'origine^  les  intégrales  sont  régulières,  et  les  racine^ 
de  l*équation  déterminante  sont  r'=  —  n^  r'=  n-hi.  Quoique  leur  diffé- 
rence soit  un  nombre  entier,  I  intégrale  générale  ne  renferme  pas  de  terme 


40*1  CHAPITRIÎ    XX,    —    i:QLAT!t>.\i5    UIITFÉhBXTIlîLLEH    LINÉ^HRK^* 

l<>^aritb!ixîqye.  En  elTei,  '^i  l%jri  pose  ^' = /^  Téquaiion  devient 
"^'^        a  ^  -[ni  n  -h  tjpisTt)  ^  fi]r  ^  o. 


ï) 


U 


dt^ 


di 


Le  coefficicnl  clt;  j-  daiis  la  nouvel  le  i-quatï  un  est  encurc  uiie  Imiclion  uni- 
f'Hdie,  et  lïi  dilîérencc  des  racines^  de  la  utiuvell*'  é<|iiation  déteiniînaiite 
u^si  pas  un  nombre  eniier.  Il  s*uiiàuît  que  rintégrale  générale  de  l'cqui- 
lion  (98)  ne  renferme  pas  de  lerine  logai  illimiqiic. 


IV.  -  SYSTÈ^IES  D'ÉQU\T1UNS  UNK  VIRES. 

413.  Propriétés  générales.  —  Lh  |i]ii|iy[i  Av-i  ihéorènie^  élablîi 
peïur  une  éi|  nation  linéaire  s*éler»dent  sans  dil  lien  lié  iinx  sysièmes 
iréqualioas  linéaires  ù  plusieurs  foiiclians  inronoties.  Ou  peut 
l  un  jours  siJ}>|>oser,  san?5  ruslreindrc  la  gi^néralit*},  que  ces  équa- 
lions  son!  du  premier  ordre  (n"  383);  c'esl  v.r  que  nous  ferons 
tlans  ce  paingraphe.  Soient  Ki,  l'a,  • .  . ,  y„  les  n  fonctions  iiicon- 
rjucs,  et  X  la  varîalite  indépendante.  Il  résulte  d'un  tliéorriDC 
ij^énéral  (u^' 397)  que  les  intégrules  u^atlmellenL  pijs  d'iiutres  point?. 
singuliers  que  ceux  des  coeflieicnts.  Si  Fou  se  donne  les  valeur^ 
ioiliales^J,y3*  .  *  -^y^t^  pour  nue  valeur  ^^  difTérentc  des  points 
-singuliers,  on  petil  poursuivre  le  prolongement  analvlique  di*  ces 
.  inlégrales  toul  le  long  d'un  cliemin  qoelconqtje  issu  du  point  jr^ 
el  lie  passant  par  aueuji  de  ces  poiuls  singuliers^  qui  sont  coutius 
a  priori. 

Nous  supposerons,  uuit|iïejueul  pour  simjdilier  réerilure,  que 
Ton  a  ixn  système  de  trois  équations  a  trois  inconnues.  Considé- 
rons d*abord  le  système  de  trois  équations  liomogènes 


'+9  * 


«O 


cx  a  =  o» 


du 

où  Ht  ^j  Cj  ,  -  ,  sont  des  fonctions  de  la  seule  variable  .r.  Si  Ton  con- 
naît un  système  particulier  d'intégrales  (>, ,  c,,  1/,)  les  fonctions 
{Oy^y  Cs,,  Ci/()  formeul  aussi  un  système  d'intégrales,  quelle 
que  soit  la  constante  C  De  même^  si  Ton  connaît  deux  sysleme;» 


IV*   —  SVSTÊMIÎS    [>  ËgUATIONS 

parlîculiers  d^iiilégiales  (j'i,  3,,  Wj)  el  (Va»  ^2^  '^2)1  **"  [jcuI  eu 
déduire  un  nuuveuu  système  d'inlégralcs  dépendaiil  de  deux  ctïii- 
Âlanle:^  arbilrahes  (C|j*,  H-  C,*j^.  C,  ::,  -r-  C^.^;,»  C,«|  +  CjM^). 
EtjQn,  51  Ton  counaîl  trois  systèmes  particiilieri  d'hilégrales 

(Vi*  -1.  «1),    <.>!.  ^t.  ''•►.    (Vit  -j.  «3^ 
les  foi  jiiules 


{lOO) 


f  «  —  C|  M|  H-  Ca  W3  -T-  C;j  u, 


re[Héseiilciil  aus>[  un  syslèaie  d'ijUèîrralcs,  c|uellcs  que  ^oîenl  les 
cunstanles  C|,  Ca,  Cj.  Pour  pouvoir  affirnicr  que  ces  formules  (t  00) 
rcprésentcuL  bien  Tiulégrale  géuérale  du  système  (99),  il  faul 
eocore  êlre  assuré  que  Tan  peul  disj)oser  des  consLanles  Ci,  Cj, 
(jj  de  façou  quf%  pour  une  valeur  douuée  u^  de  x,  difiereule  il'im 
(loint  singulier,  7%  5,  a  prejiuenl  des  valeurs ç«(?/co/i^wt'-s  données 
il  Tavance  >'û,  5^»  «o-  l^'Jur  qu*iî  eu  siiil  ainsi,  il  faut  eL  ilsuflil  que 
le  dcternniiaul  furuiéavee  les  neuf  fonctions  j>^/,  2/,  if,  (/ ^  1,  9.,  S) 


(lOl) 


A  = 


Jl 

-1 

II 

yt 

^t 

H 

Ji 

5;l 

H 

ne  soil  pa>  idenliqneincnl  nul.  Nous  dimn^»  encore  que  Tenseinhle 

Ides  trois  systèmes  particuliers  d'inlégrales  fonne  dans  ce  ca^  un 
iQ^stème  fonda  f}irn  (a  /. 
Lorsque  A  tt^t  identiquement  nul^  lis  trois  ^vsLéilïeî>  particuliers  d'intc- 
grales  se  rédujâctit  à  dcuii,  oy  niènio  à  un  seul,  Supposons  d'abord  que 
luus  les  itijjieur^  du  prejnier  ordre  de  A  ne  sout  pas  uu\^  à  lu  fois,  {»;ir 
i-\cmple  que  II'  iiiiiieur  t  ^=^  y%it— y^Z\  u'esl  pas  nul  idenliqiienient . 
buil  A  une  réjjioit  du  plan  où  ù  ne  i^'aiinule  \rà^\  noos  déterjtiioerons  deu\ 
foncttons  auxiliaires  Kj  et  Kj,  liLdoniorplies  daris  Taire  A,  de  telle  façon 
que  ToQ  aii 


iWA) 


^'^  =  K(^j -I- Ki^'j,         5i=K,^ 


K,; 


«1,  le  detet  tittuatil  A  étiiiil   nul,  ces  loncliooîi  K,  et   Kx  satisfoot  au!>?tj  à  l.i 
relation 


(jo3> 


«j  =  Kj  ai  H-  KiMj. 


Si  l'on  reiijplâjce,  daus  fea  dcax  premières  équaliujis  du  système  ^ijj), 
^,  z  Cl  I*  par  les  expressions  précédentes  de  y^^  ^j^  u^  en  ob*>crvanL 
que  iXxi  ^1»  W|  >  (*l  f  .1'!»  =1*»  *^j)  forment  deux  sy^tèuie'»  particuliers  d'in- 


464  CNAPITItË    XX.    —    ligUATIONS   DIFFélILNTlKLLES   UXÈAinES. 

tégrale^i  il  reste,  loul  ralcul  fail, 

ji  k;  -h  7,Ki  ^  o,      5i  k;  -+-  3,k;  =  o, 

d'où  Ton  tire  Kj  =  K',  =  o.  Les  fonctions  hj  et  Kj  5 ont  donc  dei  con- 
siaulcSi  et  les  rrlatton^  (lai)  et  (io3)  aubsblent  dans  loul  le  dom^tnc 
d'e\i8lencc  des  fonctions  j//,  z^^  ti(.  11  s^enauit  que  le  *vsTéme  dHnt^grales 
( y%',  ^is  "»)  est  une  combinai.mjn  »les  deux  autrrs. 

Si  lous  les  mineurs  du  piemier  ordre  de  A  sont  identiquement  nuls,  le* 
trois  svîïlémeB  d^int^'j^rales  se  ramèneDl  à  un  «»*uL  Comme  tous  les  clé- 
ments tle  A  ne  peuvent  être  nuls  à  la  fuie,  supposfjns  j-,  différent  de  téro, 
et  posons  /i=  Kji  ;  des  relations  Xi-^î  —  ^»Ji=o»  ^i^'î — Vftti^oon 
déduit  que  l'on  a  au^si  ^t=  K^i,  Hj=  Ktt|.  \in  remplaçant  y^  z,  u  par 
K^t,  K^ij  K«i  re*^pcetivemL'nt  dans  la  première  des  équations  (99).  it 
reste  ^iK'—  o;  K  e^t  donc  constant,  et  le  svî^h'llle  {j^,,  i,,  m,)  ne  ddfère 
du  système  (^'1,  ^i,  «j  )  que  par  un  facteur  ronslant*  On  \errait  de  niéme 
que  le  troisième  sy^'lèrae  d'intégrales  est  idr unique  au  premier. 

Quand  oq  coiiiiuîl  rinLL'|;rale  ^^éoérale  du  système  homo- 
gène (99)j  on  peut  eu  déduire  par  des  rjuadralures  Tïnlégrale  gé- 
nérale du  système  avec  des  seconds  memlires 


{toi) 


-hay   -h  ùz    -^- eu     =/iix)^ 


Si  Dous  faisons  en  LvITct  le  tliaagement  de  variables  défini  parles 
fortnules  (io4)j  Ci^  Cj,  G3  élant  considérées  comme  les  nouvelles 
fonclions  inconnues,  le  système  (io4)  est  remplacé  par  le  suivaDt 

dCt  dCj  dCi 


(H)5) 


rfC, 


rfC, 


rfr 


=/.(*). 


rfCf  ffCi  ^^Ci        ^ 

qui  s'inlégre  p^r  des  quadratures,  car  on  en  déduit 
dCt 


dx 


-X^  (/=t,2.    3>. 


Observons  aussi  que  celle  tiansformatiou  est  touille  louiez  k^ 
fois  que  Ton  peut  déterminer  directement  uu  sjslèine  particulier 


IV.    —   SV8TÈMES  l>*EQll4TrOXS   LINEAIRES*  ^tij 

trinlégrales  (Y,  Z,  U)  des  e4jualioiis  (io4).  Pour  avoir  Tînlégiiile 
grn era]e  de  ce^  éc|iialioiii»,  Î1  suffuîi  d'ajoirle:^r  n'SjiectivemenI  Y, 
Z,  U  aux  secotjds  iiiejnbres  des  formules  (loo)  qui  ropi'éseiileut 
rintegnile  générale  du  système  (cjy)  î>ans  seconds  membres. 

Quand  on  connaît  un  ou  deux  sysleines  particuliers  d'inlégrule.4 
des  équations  (9*)),  on  peut  abaisiser  d'une  ou  deux  uni  lés  Tordie 
du  sjslt^uie.  Supposons  d'abord  «jue  Ton  connaisse  un  seul  svs- 
téïue  d'intégrales  (yij  z^,  W|),  la  fonction  j\  nVHant  pas  nuTc.  Le 
chan<^emenl  de  fooctioas  laconuues 


J''=.>i'^i 


Z,        u  =  Ut\  -h  U 


conduil  à  un  système  linéaire  de  même  forme  qui  doit  admettre  le 

•système  parlîculier  d'iulé|L;ra1es  Y  ^^  1,  Z  ^^  o,  U  ==  o.  11  faut  pour 
cela  que  les  cocnicients  de  Y  soient  nuls  dans  ces  nouvelles  équa- 
P    lions.  On  lrou\e,  enell'et,  en  fai^iant  le  calcul,  que  le  nouveau  sys- 
tème est 

i  i     ■"  ^' 


«106) 


k 


ht. 

-^- 

r\ 

-  0, 

t„7. 

-^- 

c,V\ 

—  0, 

b:i. 

.  _ 

Cît 

—  4*. 

I 


/V 

Si   Ton  remplaci?,   dans  les  deux  dernières  équdlionSy  ^  par  >a 

valeur  déduite  de  la  première,  on  obtient  un  système  de  deux 
équations  linéaires  lU  homogènes  à  deux  inconnues  Z  et  U.  Ce 
«système  élaut  iulégré^  ou  aura  ensuite  Y  par  une  quadrature. 

Supposons  encore  i[ue  roii  connaisse  ileux  systèmes  distincts 
d'intégrales  (  r» ,  ^^  "i,)>  (rai  'j.  ''.»}.  Les  trois  ^léterminauts 
Vs^i  —  ^a^if  YKUi—yutxy  :iiit.^ —  Z2J(i  ne  pouvant  être  nuls  à 
la  fuis,  comme  on  vient  de  le  montrer  tout  à  !^ heure,  snpposous 
JU  ^i —  ^ij'j  dillerenl  de  zéro.  Lii  transformation 


j,Z. 


Zi  V  -h  ZfZ,         u  ^  //|  Y  -i   «j  Z  -i-  tî. 


où  \  ,  Z,  U  sont  les  noirvelles  inconnues,  conduit  à  un  système 
linéaire  de  même  forme  admellaul  les  deux  systèmes  particuliers 
d'intégrales  (Y,  ^  u  Z,  =  U,  ^  4>),  {Y.=  o,  Zj=i,  Vj-zo), 
Les  coefficients  de  Y  et  de  Z  duns  les  équations  du  nouveau  sys- 


3u 


466 


CilAPlTftK    X\.    —    K^UATIOXS  DtFFKIIEM  IKLLLîï    LlNÈAlHKî». 


lùiue  Joivonl  tïnoc   élre    nuls,   eL  cv  unir  vertu   système  est  de  la 
furjuc 


coiiiriie  «>ii  le  vihilie  ui>ctiieiil.  Il  e>L  rlair  que  ce  syslêiue  s^iiUèjîfe 
par  des  (|uadraUïrfs^  la  dcinieie  équiilinu  ne  reiileniiatil  »[iie  U. 
Les  raison  ueineiils  qui  [irécL'detiL  â'étendeiil  aux  s  v»  le  mes  de  // 
ét|ua lions  linéairetj  à  /i  incoituues.  Pour  avoir  l'inlegrale  géuénile 
d'un  |>ared  système  sans  seconds  jnendjn's,  il  suflit  de  conrraUre 
//  s^ bleuies  particuliers  ifrnli'^riilrsT  ionuiint  un  s\slcine  luntla- 
inenlal.  Si  Pou  connaît  p  svsièânes  distincts  d'intégrales  (//<C/i), 
rinté^ralïuu  se  raniène  à  celle  d'un  s\^lènie  de  méuie  rurtue 
ii  n  —  p  ineonnues  et  a  des  (jiunJralures.  En  lin  l'intégrale  géut'- 
rale  djin  système  avec  seconds  ineinbies  soljlieiU  par  des  quadrii- 
Lnros  quand  oji  eiiiiniiil  l'intégrale  générale  du  uiéuni  .système 
sans  secontls  ni  timbres. 


414.  Systèmes  linéaires  à  coeiÛcients  constants,  —  Si  tous  les 


coefiicîonïs  a,  fj,  r, 


u<^;) 


El 

lir 

titf 


des  ér|naUons 
-t-  tt  y    -i-  hz    -II-  en     —  n. 


âuul  consLanLs,  on  [lent  ulUenir  FinLéjjrale  générale  [»ar  la  résol 
lion  d'nne  éi|uation  algébrique,  (jherclïuiss,  en  ellel,  à  sah^l'aire 
à  ces  équations  eu   |*rerninl  |ionr  j',  z^    H  des  expression!»  de  la 
lurni e 


<  io8> 


Y  =  %e' 


^—*^e*''',         ff  =  Yr'--*^, 


I 


a.  ^,  •',  /'  étant  dus  païamèlres  à  dëtermioer.  En  substiluaiit  ces 
i'onctious  à  la  place  de  r,  :;,  ;/,  dans  les  premiers  luenibres  de* 

éqna lions  (107),  et  supprimant  le  facteur  euuinuiu  t''^,  on  trouve 
brs  conditions 


Ouij) 


l 


—    SYSTÈMES   D'ÉQCATIO^iS   LINÉAIRE***  i^i? 

(lui  devroiit  tire  vë  ri  liées  [iiir  des  viilctirs  tie  3t^  P»  V»  *i*^"  loiites 
nulles.  Il  faut  et  il  sufïil  pour  tu' la  qtic  r  soit  raciJie  de  réqualloti 
il  II  iroisif'MU»  ilegrr 

a  -^  I  ù  c 


Liu  équation  carficftlrisfif/ne.  Avant  pris  pour  r  une  lacin*:  de 
celle  é*jualioii,  les  relations  (log)  sont  eonijKitiljles  el  Tou  [>eul 
en  dtnltiiiH' .des  valeurs  de  a,  }ij  y,  doul  Tune  au  moins  n'eisl  pas 
oulle.  A  toute  racine  de  F^qualion  F (/■)  =  o correspond  d<jn(:  un  sys- 
tème parliculier  d*inl('grales  de  la  loriue  (jo8);  il  peut  inéiue  y  en 
avoir  [dusieurs,  eouinie  nous  allons  le  voir  loul  à  riieure.  Si  Téqua- 
lioii  caraclérîstique  a  trois  racines  dislincles  /",,  /•>,  /;,,  eliacuiie 
d'elles  fournil  un  système  |nirticuHer  d'intégrales.  Ces  trois  sys- 
tèmes sont  distiricls^  car,  s^il  n  va  élait  pas  ntnsij  un  en  détluircât 
que  ^''•^  est  iMie  inudonaison  linéaire  à  €oeflicients  con^tanls  de  f''"i^ 
el  de  e'"*'*',  ce  i|ui  est  absurde.  On  [ïetii  doue,  dans  ce  cas,  idjtenir 
rinléj^rale  générale  du  s  >  blé  me  ('O")  si  l'on  a  résolu  Féipia- 
lion  F(r)=  o.  lle»te  à  li-ailer  le  cas  où  Téquation  cai'actéri>lii|ue 
a  une  racijic  multiple.  Dési^tjOfïs  par/(/'},  ?(/'),  ^(f)  les  troié 
mineurs  ilu  premier  urdjc  du  délenninant  caraclérisli<]ue^  cor- 
ies[ioj«danl  au\  éléuïenls  d'une  même  tigne,  par  exemple  de  lapre* 
Miiçre.  Oji  salislait  luujuurs  aii\  deux  dernières  équations  (  1 09), 
f|uel  que  soit  /\  en  prenant  pour  a,  p^  v  des  quantités  proportion- 
^  iielies  à  ces  mineurs;  si  r  est  racine  de  F(/')  ^^  o,  ces  valeurs  de  x, 
If  ^fi^  ^  salisfonl  aussi  à  ta  [U'emiùre  des  é(pia lions  (tO(/).  It  x-u  lésulle 
nue,  si  /'est  riu-ine  de  Fi /' 1  =  u,  les  fonctions 

rorinenl  un  système  particulier  d'intégrales.  Cela  posé,  admettons 
d'abord  (|ue  Féqualion  F(r)^o  ait  deux  racines  très  voisines  /', 
et  r;i  ;  cliacune  d'elles  fournit  un  système  d'intégrales,  el  les  fonc- 
B    lions 

sont  aussi   des  Intégrales.    Imaginons   maintenant   que   /  j    tende 
vers  Ti  ;  en  passant  k  la  limite,  nous  en  concluons  que,  si  r^   est 


I 


EQUATIONS    OlFKl^HIlMttLLKï^    LINHURES. 


jf68  i;ilAIMlltK    \\. 

racine  double  de  F(/")  ==  o,  les  deux  groupes  de  fonctioiis 


(i> 


■-f(ri)t 


o  >i1e'" 


(")  /i=57.l/('-J^''-]r  n.     zt^ 


^[?(-K^ 


"î^  j^AMn'i'^l 


forment  deux  svslriues  iriiUrgrules.  On  dt'moiilre  cJe  la  mèan^ 
façon  (voir  ii"  fOi)  ffue,  ^i  iVquaLÎon  F(r)  =  o  admet  ta  mcin' 
triple  /'i,  on  jieiiL  ajouler  aux  il  eux  groupes  précédents  le  groupe 
des  trots  fonctions 


0^ 


-^=^;)7il?''^^^""^l'-.'    "^^"^.['i'^''»'?'"''!'- 


qui  ibrnicut  uu  tioï.sième  systriuc  d'iritr^iules. 

Cela  pnsi},  cousidcrous  d'iiljonl  le  ci\s  ou  IV^(| nation  F(^r)=Oii 
unerat:ine  double /'i  et  nue  niciue  siiuple  /%.  Si  la  racine  doulileri 
n'annule  pas  tous  les  mineur:?  du  premier  ordre  i\u  delrruiitimii 
caraclérislique,  nous  pouvons  5ii|ip<)ser  rjue  Tnn  au  mornsd*^ 
mineurs  y(r,  ),  '^(/i),  '^(''i)  nVst  pas  uirL  car  on  peut  évidcni- 
ment  remplacer  dans  le  raisonnemeut  4pjî  précède  la  nreuiièi*' 
ligne  par  la  seconde  on  la  Iroisirme.  Supposons  par  evemji!»' 
^'(r()^'o.  Les  deux  systèmes  d'intégrales  (I)  et  (II)  sont  di^' 
tinets,  car  j^2  ^^^  ^ga'  ati  produit  de  e''-^  par  un  binôme  du  piv- 
niier  degré  jr/"(/*i  ) +y  (/*,  ).  Quant  a  la  racine  ?iitnplc  /..,  ellt* 
fournît  un  trui^^icme  système  d'iulé^rales  qui,  pour  la  luémeraisoir 
c[uc  [>lushaut,  n*est  pas  uue  combinaison  linéaire  de  ces  deux-là. 

Le  raisonnement  esl  en  défaut  si  la  racine  double  r^  anniilf 
tous  les  mineurs  dii  premier  ordre  du  Jélermiuant,  car  le  sv?- 
lème  (1)  se  réduit  à  la  solulion  banale  j^^  =^  5,=  ^^^  =3  o.  Mat;» 
dans  ce  cas  les  trois  équations  (109)  se  réduisent  à  une  seule  nuao*! 
on  y  remplace  /*  par  /,.  Si  [>ar  exemple  c  u'est  pas  nul,  elles  h' 
réduisent  à  la  relation  unique  [a  -\-  f\)  x  -|-  6,'i  -h  CY  ^  o,  et  Toiï 
peut  prendre  arbitrairement  les  deux  constantes  a  et  p.  Si  IVn 
prend  dVmc  part  (x^  1,  j3  ^  c»),  puis  (3t=  o,  3=  j),  on  oblieal 
deux  systèmes  disliucls  d'intégrales  de  la  forme  (108),  Une  racine 
double  fie  F(r)  =^  o  fournit  donc  toujours  deux  systèmes  parti- 
eu  lie  f  'S  dis  tin  c  ts  d' in  tégra  les  * 

Supposons  enfin  que  F(/)  ^  o  admette  la  racine  triple  1  =r,. 
Si  cette  racine  /■,  u'annule  pas  tous  les  mineurs  du  jucMu«^r  ordr»* 


IV.    —    SÏSTÊMES    t>ï:gLATIONS    LINÉAIIVKS.  4O9 

du  délermtnaol,  nous  pouvons  adnieLUe  par  exemple  cyic  f{t\) 
n'est  pas  nuL  Les  trois  .systèmes  particuliers  d'inlégrales  (I),  (11), 
(III)  sont  dtstîncls^  car  les  coenicienls  de  £?'*«*'  dnns  j^,,  ;>'2r  j'j  sont 
respectivement  de  de^^rés  o,  i ,  'i  en  x, 

I  Lorsque  la  racine  trî|>le  ti  annule  tous  les  minenrâ  du  [>reïnicr 
ordre  du  détermiaaolj  uous  pouvons  d^ibord,  comme  on  vient  de 
rex|}licpier  à  propos  de  la  racine  dotible,  dcHerminer  deux  sys- 
tèmes diâlinets  d'intégrales  de  la  forme  (n»8)^  et  il  suflit,  potir 
^voir  rintégrale  générale,  de  découvrir  un  troisième  sjslènie  qui 
soîl  dislîncl  de  ces  deu\-lii.  Si  Ton  développe  les  forniules  (III), 
il  vient,  puisf|ue/(/-,)  — -^ (/-,)  = 'l(ri)  =  o, 


^l^x/Ur,)^  f\r^^l 


e'"t^[2J-o'(  rj^  -^'^^u\)i^ 


I  ce  systciïie  d'intégrales  est  cerlainement  distititt  des  Jeux  pre- 
iers,  si  Ton  n'a  pas  à  la  foh/^(ri  )  =:  ?'(''t  )  =^  ^^{f^i  )  ^=  o. 
Donc  nous  pourrons  obtenir  de  celle  façon   un  nouveau  sys- 
tème ilioLégrales  à  moins  que  la    racine   triple  fi  n^anriule  aussi 
les  dérivées  de  tous  les  mineurs  du  premier  ordre.  Or  ceci  ne  peiil 
voir  lien,  on  le  voit  îjnnïédîalement,  cpie  si  l'on  a 

h  =  c  ^  ai  —  c,  —  tt*  ^  6«  =^  o,  a  =  £»j  =  c^  ^  —  rj, 

ri  le  système  (hi^)  se  réduit  à  trois  éi|ualions  identiques 


dr  Hz 


/■|  ft    =:   tl. 


dx  '-  '         dr  '  '         ti 

[  Dims  ce  cas,  qtic  I  au  j*cul  considérer  comme  un  cas  limile« 
les  trois  équations  (ioç>)  sont  vérifiées  identiquement  quand  on 
remplace  /•  par  ri  dans  les  formules  (io8),  f[nelles  que  soient  les 
aleurs  des  paramètres  a,  [i,  y.  En  résumé,  à  une  racine  triple 
'e  V équation  ra racler islif/f te  correspondent  toujours  trois 
s  y  s  tèiit  es  /^  a  ri  ic  t  /  Hei  's  dis  (  in  r  t  s  d 'inl  eg  f  a  les . 


Généra  Usai  ion.  —  Uu  iniègri-    «le   même  un   système  de  n  cquaiîon*» 
Jiaéaircà  à  coefJtcicnls  oonâtants 


dn 


^tw^T'/i  —  Ot 


-y-p     -^«/llX|-^'*>'*7S-^"*-^    «/l«J«=    «T 


4^0  rHAriTRIC    XX.    —   KQUATFOXS    lïiFfr  KHKNTIEI.LK^    LINÉAIRES 

en  clieri  liant  ile*^  systrmr*  jiaii  ïrLil(i_*rs  frîiiU'gralrs  iir  la  fottiic 


ai^OLf^  , . .,  %,f,  r  étant  dt**  crtefficit^nH  i-*ui<lnnis  à  fii^ierinhior.  Ou  e«^t  flinsn 
conduit  à  /i  f'^quali^ins  de  rnndîtirin 


<m3) 

f     • 

d*oii  Von  di'«liiil  pour  l*iiirouniit'  r  réi[iiaiion  turactêrisliquc 


(ii4) 


P(r)- 


a^i-^r         17,5 


Si  celle  ri^inilioji  a  h  racines  disUncles  r^^  /-j,  ,.  .,  r^,  on  ohlienl  par 
pelle  métliodo  n  systèmes  particuliers  d'intéf^'rales  de  la  forme  (irji)( 
par  suite,  rinlégrale  fjénéralel  Lorf^qnll  y  a  des  racines  niuliipïe^,  la  diseuse 
»ion  est  uti  peu  plus  comjdi^uce.  ÏJoil  r,  une  racine  mnliiple  d'ordre  ^ 
Pour  déduire  de  celte  racine  des  sysiiènies  [larticuliers  d'inicgrales  dlâ 
équations  (ni)»  on  peut  procéder  de  deux  fiicons.  D'une  part,  en  appH 
quant  la  metliorfe  de  n'Aleniberl^  comme  nous  l'avons  fail  pour  le  ras  < 
l^roi*  éqiiaîi*MjSj  un  peut  faire  correspondre  à  celte  racine  p  «.ysièmes  d'ia 
légrales,  qui  ne  seront  distincts  que  si  rj  n'annule  pas  lou«  les  mineurs  < 
|»remier  onhe.  D'autre  part,  si  r,  annule  tous  les  mineurs  du  déterinitianf 
à  n  —  7  -+-  1  lignes,  sans  annuler  tous  les  mineurs  ii  n  —  q  lij'nes,  nn  peut 
défluirc  de  cette  racine  q  systèmes  d'inlê*;rales  de  la  forme  (tri),  car  Ic^ 
n  équations  (iiî)  se  réduisent  k  n  ^  q  équations  dislinclefi  quand  on  s 
rem|ïlaee  r  parr|.  En  eombinant  ces  deu\  mélhodes^  on  dcruontre  quVlle^ 
(burnisscnt  toujours  p  systèmes  distincts  dlnlégrales. 

Pratiquement^  on  peut  obtenir  tous  ces  systèmes  d^iniégrales  par  un 
calcul  iridentificalîon.  En  elTet.  en  les  combinant^  on  ob lient  un  systemi^ 
il'intég raies  dependiint   de  p  constantes  arbitraires,   qui   est  de  la    for«i«' 


y^  =  ery^^.ijT),        y^^e''^^\\{x\. 


j'^=e'-*-rp«(j'K 


Pi,  Pj,  ...,  P^,  étant  des  polynômes  de  degré /> —  i  ou  de  de;^*rc  inférieur. 
Si  on  laisse  iniléterminés  les  coefficients  de  ces  jioly nomes,  el  qu'on  sub- 
stitue dijMs  les  équsïiions  proposées,  on  obtiendra  un  certain  nombre  èr 
Fclalions  entre  ces  coefficients  qui  permettront  de  les  exprimer  tous  «u 
moyen  de/»  d'entre  eux  restant  arbitraires. 

He/natfjne.   ^    La   discussion    du   fvsténie  (iif)  revient  ait  fond  k  une 
question  déjà  traitée  (n""  -ilJS)»  comme  nous  allons  le  montrer  rapidement. 


IV.    —    SVîrTKMKî^    IMvOi;  \T10.\S    IJNKAItllvS. 

Ecrivons  ce  «yslènic  ^on^  lu  formtî  un  [jeu  dilTérente 


(i  U   ùis\ 


I  ;;.: 


Vn  -  f*fi\JU-'r-  «wtj'î 


yi  élan!  mh  à  la  pbec  de  ~j-^*  S"  1'*^^*  pi  en  il  n  inconnue?  V'j,  Y,.  ., .,  Y„^ 


qui  soient  ik^  fonctions  linéaires  à  coefficients  constant*;  ile^'i^X^' 
(ijV)  \i=  b^yi-^..  .^f/i,,r,t         il— 1,1, n). 


»  J^«» 


les  6/jt  étant  ilc>  constante^î  Jont  le  tlétei  iniit<inL  est  (liiïcrent  ûc  zcrot  le 
sysiémc  (mi  ùi's)  est  remplacé  par  un  système  Je  même  forme 


I 


Yi  =  Ait  ^  I  —  Atî Y*  -  —  t-  Af„  Y,,. 


que  l'on  ftluîeudiii  en  remplaçant  dan*?  i"e\ pression  tie  Y- 


Vi-6^,jl 


■«i^^>m)- 


r,rrt)i 


roneii^nis  )'|,j^,^  . . , ,  j'^  par  leurs  valeurs  tiiée?^  ties  formuler  (ii5). 
Or,  î*l  l'on  eonsidérait  les  formules  h  ri  tis\  comme  iléfinissant  nue  suh- 
*litulion  linéaire  eiïectuétî  «varies  variable^i  Vi,  r^.  ..**J^«,  et  Y(,  Yj,  ..., 
Yrt  comme  n  nouvel  les  variHlde**,  les  calcnls  précédents  sont  préei  sè- 
ment ccuv  (ju'il  faudrait  elfectuer  pour  trouver  la  nouvelle  substitution 
linéaire  sur  les  variables  ^^^  Yj,  .  ..,  Y,|,  f]ui  correspond  à  la  substilulioR 
linéaire  (  i  1 1  ùis  i.  Or  nous  avons  vu  (piVu  cîioi!<i<sanl  convenablement  les 
variables  Y|  (n*'44)8)  on  peut  rament^r  Ittale  substitution  linéaire  à  une 
forme  canonique  simple  (  '  )»  Dans  cette  forme  canonique,  les  variables  se 
partagent  en  un  certain  nombre  de  groupes  distincts,  la  substitution  que 
«obî^sent  les  ^  variables  Y^,  Y*.  ..,,  Y^^  d*un  même  groupe  étant  de  bi 
fbrme 

(117)  y;  ^  jY,,      y,  =  m  y, -h  Yj) y;,^  j(YV,-i- Y,,). 

On  peut  donc  toujours,  par  un  cliangeuicuL  d'inconnCrcs  convenable  tie  la 

I  * }  (hi  n  àiippoaé  pluâ  liîiut  que  le  délermiaanL  Je  lu  substitution  n'était  pas 
i»tit,  tandis  que  le  ilélcrmia^nt  formé  par  lei^  rucffirients  nj  peut  être  nuL  Atais 
ftî  Ton  change  y.  en  e^Zf^  les  coeïficicnls  /7,,»  fi,,,  ..,,  n^^  sont  diminués  de  X, 
landis  qac  les  a^^^  où  i  ^-  X',  ne  cUan^eat  pav.  On  peat  donr  toujours  choisir  X 
de  faeon  que  ïe  déterminaat  des  nouveaux  coefficiciils  soit  différent  de  zrro. 


47» 


r:iiAi>iTRK  x%» 


HOUATIONS   DIFFEREXTIRLLES  UM-UIREfï. 


fiirnir  (i  I  j),  rtinirncr  rinlégralion  «lu  système  (i  1 1  bis)  a  rinlégratton  d^uo 

riTiaiiï  nombre  de  systèmes  parliculiers  de  la  forme  (117),  où  Y^  —  -  —  - 

Llnlégratîon   de*   ce   système   n'olTre  miruiie  diffi^idié*  On    en    di-duii 
effet,  de  proclie  en  procLe, 

el  ;iîn*iî  de  *iyiK'. 

115.  Équation  de  Jacobi.  —  Reprenons  11  û  syslrme  de  iroi^ 
ï'(|ualiors   liii€aire?i  h   f  ocfticients   coiislanls,   que  nous  écrirons 


(118) 


/  désignant  la  variable  indi'pentlaiilc.  Ajuulons  ces  lroi>  é(|ua- 
tions,  après  les  avoir  multipliées  respeclivemenl  parj^e/^  —  ^^V* 
z  f}x  —  X  dz^  X  dy  —  v  de  ;  la  relation  obtenue 

i( rt jr  H-  by  '^C2){y  dz  —  z  dy  ) 
-h  (rti  X  -^  ù\y  H-  Cj  «)(;  dT  —  .r  f/s  ) 
H-  (  «s a"  -h  6*  K  -h  Ct  «  )(  JTf/r  —  ^v  r/jf  )  —  a 

e^t  homogène  eu  x,  j*,  r,  et  peut  par  cousét|uenL  être  remplacée 

[ïar   uue   relation   entre  ^  et  ^^  Si   fun    pose  en   ellel  .r^^X*, 

^^Y^j  ceUc  relation  devient,  en  divisant  par  z^^ 


i  Ï1.Q\ 


—  (a  \  +  A  Y  -^  e)  rfY  -4-  (fli  X  -h  6,  Y  4- 1?,  )  ^/X 


el  nous  retrouvons  Féquatlon  de  Jucobi  (n"  368). 

Soient  X  ^,/(t),  yi=^^{t)y  z^=*^{t)  un  système  d'intégrales 
des  équations  (118).  l^orsque  /  varie,  le  poiol  dont  les  coor- 
données homogènes  sont  jr",  y,  z  (el  dont  les  coordonnées  carté- 
siennes sont  por  conséquent  X  =  -»  \  =  *{  Ji  décrîl  une  courbr 

plane  T  qui  est,  diaprés  ce  calcul,  trne  courbe  intégrale  de  Téqui* 
lion  de  Jiicnlii  (120).  L*intég;ralion  de  Téquation  de  J.icol»!  se 
ramène  doue  u  Tintégration  du  syslènie  (m8),  c'est-à-dire  à  la 


^  résolution  d'une  équaliuii  du  3*^  degré,  comme  oo  Ta  déjà  leconnii 
(rune  autre  façon  (n"  368). 

ft  c^t  facile  d'en  tît-duiie  la  ftirme  dti  l'inlégnilc  ^.'lunalc.  ConsirlL*i-oii*i 
(Vabord  le  ca?  f^énéral  où  I  equalion  caraclérisiîque  a  trr>is  racines  tliî^tîijclcs 
'"ir  rj,  rt,  et  soîi 


(121) 


T  -  Caie'-.'^Csa,^^'  -^Ca^a^'  ', 


.  r  ^  C 1 3,  ^^'  +  Cj  3* <"^.' -r-  Cl 3, ^''^', 


l'intégrale  générale  du  système  (ni*),  Cj.  (ij,  C,t  étant  dc^  eori'^innte'^  arhi- 
traircs.  On  |jcul  encore  rcrin?  res  foiniulo,  t-n  ïcj>  résolvaiH  par  ra|iport 
à  C,l•^^  G^ff''.',  Ctp'*/. 


:-  G, 


i}  z=  Ce'-J, 


U  =  Cj  *•'-.', 


i\  Q,  R  éiant  troi**  fondions  liiu-aircs  et  homogènes  en  j*,  j\  z.  On  i n 
I  d/'doît  aisément  une  combioaî^on  Jiomogénc  el  de  degré  zéro^  ne  renfei  - 
niant  plus  la  variable  /, 


.(iaa) 


T',  r,0',  '•,  K^.  '-.  -  K: 


I 


i  crtlc  Tnimule  représente  Tiiïtégrale  générale,  en  coordonnées  homogènest 

de  réqiiation  de  Jaeobi  (M^ 

Considéfous  encore  le  cas  où  réqualion  raraeléristiqne  admet  une  racine 
[ifoubleri,  n'annulant  pa<^  tou«i  les  mineurs  du  premier  ordre,  et  une  racine 

fjiipie  /'..  L"iTilé;;rale  j^énéiale  du  système  (rt8)esi,  d'après  ee  qu'on  a  vu 
ipfus  baut^  de  la  forme 

j  =  (Cj  H-  G,/ )7, ^'i'  -4-  CiYt-?'''  -^-  CiYi'"'''  ; 
Tre  encore 

r.  Q,  ïi  ctanl  trois  formes  linéaires  en  jr,  j',  ^,  et  par  suite 

<i       C,'        Q       g/ 

Il  suTHra  d  éliminer  /  pour  avoir  une   combinaison   bomogcne   de   flej^ré 
i^éro.  On  traiterail  de  même  les  autres  cas  particuliers. 

(*f  Voir  un  impur  la  nt  !^lcnioire  de  M.  Darboux  Sur  les  équation.^  dijféren- 
iirtUê  algébriques  du  premier  ordre  et  du  premier  degré  {Hulletin  dtfs 
Sciences  mathématiques,  1878). 


474  CII%PIT«E   X\.    —   ÉQUATIONS    DIFFÉRENTIELLES  LINEAIRES. 

EXERCICB8. 

1.  Intégrer  les  équations  linéaires 

^iiv) —  •^y"^ y  —  Ac-^-h  B«-'-+-  C  sin T  -4-  D  cosa?,        y^^^-^ y  ~  J*» 

y — y-^y — y  =  '-^'^ —  4  cosar, 

y'"—  3^-4-  '?.y  =  (ax  -h  b)e^-^  re-*-^, 
x^y"* —  f^xy' -h  ç^y  =  I  -^  2X  -H  3  X*  Lofç x, 
x^y"  —  '^^xy' -+-  -2^  =  r^-\-  px  -^  q^ 
T^y"'  —  ^x-y-h  'jxy' —  Sy  =  ar^  —  -xx^ 

x^y"  —  Zxy' -^  .\  V  =  x^-ir-  l  '       » 

^*y"'  —  9''^'  "^  ^7'^y  —  ^^y  =  ^* [<«-+-  ^  \a>^x  -h  c(Logx)*]. 

2.  Intégrer  les  systèmes  d'équations  linéaires 

rfy        rfz  dz        ftx  ffx        rfy 

^    ^    dt         tU  dt        dt       •'  dt         dt 

d^x  d*  V 

<P)  -^ -+-  )jr-f-^  =  COS9./,         TTTT  ~ "^  "^ '^^^  =  ^' 

,    d*y        .  </y        </i 

1   d.r^  dx        d.r  ^ 

/fj^'*         </j:  dx 

,  > ,  <^^  dy  dz 

^    ^  dt        ^  dt  dt 

\  dx  ^  dx       -^ 

f  -r- 3  r  —  1 4 -3 —()/«  — c). 

3.  Trouver  l'intégrale  générale  de  l'équation 

sachant  que  l'équation  sans  second  membre  admet  une  intégrale  parliru 
lière  de  la  forme  e"'-',  m  étant  un  coefficient  constant. 

\  Licence  :  Caen,  1881] 


KXgnctciss. 
4*   Dcnioritrr?!'  qtit»  IVqnaliûn  difTt^renliellc 

où  n  est  un  nombre  en  lier  positif»  admel  }inur  [iTtt'i;ialt*  lui  polynôme  V(t), 
Km  ih^ilûîre  rju*?  la  mi>m<*  équation  admet  mie  seconde  inlêgrale 


ru,(J^).Q. 


OÙ  Q  esl  ausfi  un  polynôme* 

\/JceHCf  :  Pijri<,  1H90.] 

5.   f/éqiiation  dlJTerentielle  linéaire 

J'y'  —  C^  -T-  jA  H-  V  )  r'  -+-  [xr  -T  M, 

*>ù   fjL  et  '^   sont  deux  noinljrei*  entiers  posîlîf!^,  «dm et    pour  înU'-j^rale   un 
pdynome  j-'i  —  P{j').    En    déduire    quVIIc    iidm»H    «ne    seconde    inicjjralo 

»^j^  e^Q(x),  011  Q(.r)  est  a 0*5 si  un  polynôme. 
I  fjrt>rice  :  Paris»  igol.] 

0.   On  dernnnde  In  condition  nécessaire  et  jiufnsanle  pour  que  i'cquatîoii 
linéaire  y'-^ py*-^  qy  ~  o  admette  deu\  inréj^rales  dislinctes  yi^ytt  lices 

par  la  relation  j'iVj  ^  1.  En  supposant  que  Ton  iiit  p  —  —  -^  on  dennande 

«le  Irauver  le  coeflleienl  7,  et  l 'intégra le  généra ïe. 

I  Lire/ire  :  Paris,   rfjoA,] 

7.  Déduire  la  formule  (a3)  ilc  la  paj^e  4'^*  i^e  la  f<u'niule  (it)  qui  donne 
l'ctpression  du  déterminant  Af/n  Ji.  .*•,  Jn). 

8.  Etant    lionne    un    système    de    tt    équations    linéaires    à    coeffîcienl* 
quelconques 

—  -V-  «/,  Kl  -+-  «/ijf -^   .   -H  €ti,ty„  =  0         (  t  =  1 ,  2.  .  * . ,  /i  ), 

^Ic  déterminant  1  formé  a%'ee  n  ^ystèuies  diiiléj^ral^s  n  poiu'  expression 

\--Ce    »^-. 

ir.    LV'qiiati^io  de  lîes*ieî 

;r/'  -+-  îi  (  m  -<-  I )y'  -^  ry  —  o 

l«dmet   pour  intéfi^rale  particuMére  la   foneiion  repré-^eiihe  par  riiiiéf^nale 
[drJînie 


I 


yy=    j      {  {  —  z-)"^  COSJ^^  //«, 


47^)  CIIVPITRB  XX.   —   ÉQUATIONS   DIFFÉRENTIELLES   LINÉAIRES. 

pourvu  que  la  partie  réelle  de  m  soit  supérieure  à  — i.  Lorsque  m  est  un 
nombre  entier  positif,  cette  intégrale  est  de  la  forme  {voir  T.  1,  p.  281) 

2.4-^). . .  2m(U  sinx-+- V  cost), 

L'  et  V  étant  des   polynômes  en  -  dont  tous  les  coefficients  sont  de« 

nombres  entiers,  et  l'intégrale  générale  est 

V  =  C(U  sinjr  -h  Vcosx)  —  C'(  V  sinar  —  U  cosj?). 

[Hermite.] 

iO*.  Soient  ^  =  oC:r,  a,  b),  5=i!;(x,  a,  b)  les  formules  qui  donnent 
rintégrale  générale  d'un  système  d'équations  différentielles 

dr       „  dz        . 

Les  fi^rmules  Vi  =  Ci  ~  -4-  G»  -]* >  -si  =  Ci  --^  H-  G*  -^  représentent  lin- 
•^  *  da  ^  oh       ^  ^  âa  ^  ôb       ^ 

légrale  générale  du  système  linéaire 

Hy^        ôV  ù?  dzi        d*  <«> 

où  l'on  suppose  y  tl  z  remplacés  par  ©(a?,  a,  b)  et  ^(a?,  «,  A),  Ifs  con- 
stantes a  tl  b  ayant  reçu  des  valeurs  numériques  quelconques  aprè>  la 
différentiation. 

il.  l/intégration  du  système  d'équations  linéaires 

(ly  ,  dz  , 

— ^.  (ty -h  bz  —  t>,         — hrt|V-HOi3  — o. 

dx  -^  dx  -^ 

où  a,  6,  a,,  bi  sont  des  fonctions  quelconques  de  x,  se  ramène,  en  posant 
y  =z  tZy  à  l'intégration  de  l'équation  de  Riccati 

df        , 

-^ h  b  -r-(a  —  bi)i  —  ait^  =  o 

vl  au  calcul  de   /  {a  -^bi)dx.  (  foir  la  note  de  la  page  4^5.) 

12.  Le  rapport  z  de  deux  intégrales  distinctes  de  l'équation  linéaire 
r'-^  ry'-^gr  =  o 
satisfait  à  l'équation  différentielle  du  troisième  ordre 


mï' 


'^Q--  zP'-P' 


CHAPITRE  XXI. 

ÈQLIATIONS  DÏPFÉaK>STlKLLKS  NOX  LINÉAIRES. 


î.   -  VVLEURS  INITIALES  EXCEPTIONNELLES. 


La  tk'nionsLraLÎon  par  laf|iielle  on  a  |)nnj\r  l'tjxîstcnce  des  fani!- 
liun<  inli'f^riilrî^  (treriant  tics  valeurs  initiales  données  sNp[m>o 
cssenliellenienl  que  les  seconds  menilires  du  systènie  d'érjuation?» 
proposé  sont  lii>lofnorpli*?s  Jauâ  le  voisin ag^e  de  ces  valeurs  iui- 
Ijales  (li**  383).  Non  s  allons  examiner,  eu  nous  bornanl  a  nue 
seule  r-(|ualiun,  quelques  cas  simples  où  celte  condiliou  u'esl  [k*^ 
remplie. 


il(j.   Cas  où  le  coefflcient  diâTérentiel  devlexit  inûni. 
dcrons  une  r*(]ualion  du  preniier  ordre, 


Consi- 


»i) 


I 


on  le  Si  coud  nieniUre  /"{jc,  y)  devieiil  infini  pour  le  couple  iL* 
valcnis  X  r-i  x^^ y  ^^  y^^  de  telle  faron  que  l'inverse 


/<^'t  y) 


«ioil  lioloniorplie  dans  le  voisinage  de  ce  sjslèine  de  valeurs,  Noii;^ 
pouvons  encore  écrire  TëquaLion  précédente 


(a) 


en  regardant  >'  comme  la  variable  indépendante  et  x  comme  la 

roncLion  inconnue.  Mais  le  second  membre  y  i  (x,  j^)  étant  holo* 

morphe  par   hypothèse   pour   x  ^  x^^  y^^y^^^   le   théorème   de 

'  Caiicliy  s'applique  à  Téquation  (ii),   il   existe   une  intégrale,   eî 

,  une  seub^f  qui  lend  vers  x»,  lorsque  j"  tend  vcrsj'oi  ^^  cette  inlé- 


lie 


*:iiipiiftK  \\[ 
holc 


^Tule  esl  halomtirplic  clans  li^  domaine  du  |inuU  Ko»  Le  clévelop- 
pemt!iileri  st^ine  enlière  de  .r-^-r^  suivant  les  puissances  dey—y^i 
comuieijce  ((irrrnirriL  |iai'  un   lernie  (jui  est  an  moins  du  secood 

f/r 
degré,  |>ui<;que  -j-  ou/,  (,r,  j  }  est  nul  pour  jr  =^  a*o,  r  r==  Vo  [«an* 

<|uiït  y(jr,  r)  sérail  iiussi  iHiloniurplie].  SoiL 

i  î >  jT  —  j-o ^  A;„ { j'  —  y^ )'« -f-  A,,,^, t  j  — ju  )'« ^»  -+- . . .     (  w  J  -1.  A«  ?t o ) 

ce  développemeiiL;  de  la  formule  (A),  on  dcduÎL  iuversenieiil  un  de* 

I 
veloppejiienLdt\r— i\,  suivanL  les  pnissHiices  de(j?  —  .r<i)*"(n''î}57) 


M) 


y^  =  ai  (  ./•  —  ,ry  I  " ^  ri 5  (  ^  -"  jr^>  )"*  -- 


iUl  J^O}l 


tikjfiatifiti  II)  ffilififf  tfofic  encore  tua'  in  tè  ivraie,  et  un**  sculr, 
frïff/afit  vers  }\i  i  or  s  f pie  x  tc/tt/  vtTs  jc^,  cl  le  point  .r„  est  nn 
p  it  in  t  criiiqu  c  1 1  igèb  /  'itj  tt  *  "  p  otfr  ce  itc  in  (cg  t  a  le  \^  ), 

417.    Cas  où  le  coefficient  différentiel  est  indéterminé.   ~  L* 

rlîscussinn  (Mimpliîlr  Av  tous  le-.  t:a-s  un  le  çueflicuul  diÛrrealiel 
devreul  indétcrinine  est  Iit-tinriMip  (ïIus  conï|>lif|uée.  l*renoo> 
d*ubord   rf'(|Ufilion  rïudiée  par  Biîol  el  Bouqnel(-\ 


(  >)        Tf—  h  y  —  tfiu  r    -  *i4„^*H-  «ti  J^y  H'  «ot^= 


.^o(x,  ^'). 


un  le  sreniid  meniLie  esl  bulumnrphe  du  us  \c  doiiiaioe  du  poinl 
x:^y=^o^  el  |>roj>osuns-uoir>  de  reclicjclier  s'il  existe  une  iiilé- 
^rale  iiolujiiorplie  s'auuuhiiU  iivee  x,  A  cet  ellrl,  aubslîluouâ  à  U 
[>lace  de  j',  dans  les  denv  uienibres  de  ré([natiua  (5),  une  série 
eutièi'O 

uplTS  la  subsliluliuii.  le  coefficienl  ile  .r"  dans  le  pieuiier  ntenilire 

<■)  Eiï  langage  gcoiiitîUKpte,  on  |iciJt  dire  aussi  que,  par  le  point  {J:^.,^,)**^ 
p'd9sc  une  coufbt  iniéî^tuîe,  et  iiir-  srule,  ^it  laquelle  le  point  (jt,,  r#)c*l  m» 
point  (iiitiniiiic.  Pt  la  Lansjfiile  i»fi  te  pniiit  esL  lu  dmile  x  =  j-^.  L'énuncé  d» 
liiéoréiiie  suppose  ijue  la  lonrlion  f^{x.y)  ne  s'annule  pas  pour  x  ^  :r„  4«fl 
que  SiiiLjK;  diju>  re  rus,  en  ellVt,  Tinlégrale  de  réqnation  (i)  qui  prend  la  ^*kur 
^p  pour  K— .>'o  ri*i  rêduil  â  je  —  j^^,  el  Tiiquatiurt  (i)  n'admel  pan  d'îoies,nle 
lendânL  vers  r^  lorsque  j:  icn<l  ^cr^  j„. 

(')  Journal  de  rt'cole  Poiytechftique,  t.  X\l»  i85»ï. 


I 


—   VALKL'RS    rXlTIALKS   EXCEPTIONS ELLEiî.  4  71) 

est  (/i  —  ù)Cfi,  laiidis  fjiie  le  coefficieiil  de  x"  diins  le  second 
iiieviitMe  esl  un  polynôme 

dont  tons  les  coeffujenls  sont  des  nondjrfes  entiers  posliifs.  et  qiiî 
i»e  renferoie  que  les  euenirienLs  C|,  . . , ,  cv,_< ,  et  les  coefileieiilS€i/A« 
Oii  obtient  donc  pour  déleniiiner  de  proclie  en  [>n>clïc  les  eoefli- 
cieots  de  la  sêi'ie  (6)  une  rehilioii  de  réeiirrenee 


l7)  {n  —  ù\ c«  r^  r,|  ( a ,a,  rf  «,j,  ....  rto,i  ;  ^i ,  t^, t?„_i  )         {n  = 


t 

■  qiiî  jîerniel  de  cidciiler  suecessivemeiiL  tous  ces  cueflicients, 
l/»o^/%7/  qtie  ù  ne  soit  /mis  éi^ai  à  ttn  nombre  entier  positif. 
■tca rions  d'abord  iX'Ue  livpolhese;  la  relîiLion  (^)  noii*%  donne 


b 


C|  = 


^h 


''a  — 


el  il  in  si  de  suite.  Lu  sonin»e  de  la  série  ((i)  représente  certaine- 
nient  une  intégrale  de  Inéquation  (5)  s'annulant  avec  .r,  pourvu 
^4]  ne  celle  sérî*'  entière  ail  mette  un  ni  von  de  eonvergetjce  difTérent 
Hde  zéro.  Eu  ellet,  les  o[iératious  par  lesquelles  nous  avons  déler- 
Biiiiiié  lescoeflicienls  de  celte  série  sont  alors  légitimes  (1,  n"  I8<î). 
H  Pour  démontrer  bi  ci>nver^ei»ce  de  celte  série,  observons  d^ahiud 
"^quu,  lorsque  l'on  donne  a  n  toutes  les  valeurs  entièies  i,  -j,   .  .  ., 

I jusqu'à  riniijii,  la  IVacliui»  -^^*  <pi'  >"**  peut  devenvi;  iidinie,  leud 
!.vet^  zéro.  Le  module  de  cette  fracliou  a  donc  un  certain  maiii- 
lit 


luiii  n»  ^t  l*t*i*  "'^  tpiel  <|ue  Sdil  le   nombre  entier /f, 
iail  d'autre  part 

^{j-.  Y)  =  A,o.r-4-  Ato.rJ--  Au-^V    ^  A^^Y*^.  ..-^-  A/a./^Y*^..  . 


iUïV  fonction  inajoianle  pour  '^(^,  >'),  ne  présenlarït  pas  de  terme 
cousiaui  ni  de  terme  en  V;  on  peut  [>rendre,  par  exemple,  une 
roactioti  de  la  lorme 


i^is  tl  D*eât  pas  nécessaire  de  préciser  davaiila^'e  pour  la  suite  dii 


M 


-—.  -^  M  _  M 


i@o 


ciiapithe  x\u 


EQUATIONS   DIPPERENTlKLLbS   NON    LINEAIIIES. 


faîsofinemeiil.  L^én  nation  an  biliaire 


(8) 


BY  =  *(  r,  V) 


léral 


h 


cKJnieL,  d'apr^'Â  le  théon^me  général  sur  les  Jonclions  Hn|jlic 
(l,  u"  187),  une  racine  holomorplie  s'anrmlaal  avec  x*  Soil 


Iles 


{\}) 


Y  =  C,,r^  C,J"î 


.-H  C«x'*H- 


le  développemenl  en  série  entière  de  celle  racine.  Pour  cal  eu  In 
les  coefiicients  C,,  on  peut  subsiiluer  à  la  place  de  \  ce  dévclap- 
pemeul  dans  les  deo\  membres  de  la  relation  (8),  ce  qui  Iburnii 
la  relation  ile  récurrence 


(10) 


■*«^^Aiut  Ajo,  .»»,  Ao/i  ;  L|,  Lj,  ♦..,  G^^i  ), 


l*«élant  le  polvnouic  qui  ligure  dans  la  relalîon  (7),  011  l'on  aurait 
leniplacé  tftf,  [>;ir  A/jt  et  Cf  par  C/. 

Mais  on  a^  diaprés   la  l'a(;on  inéme  dont   on   a   clioîsî  la  coiK 
étante  B  el  la  fonction  *P(Xj  Y),  les  înégalile^ 


IflM'UA/A, 


lH  —  b\'  \i 


Il  sVnsuil  que  si  Ton  a 

un  aura  aussi  |C/,)<;Cfl,  puisque  tous  les  coenicienU  du  poU- 
iionie  Vft  sont  des  nombres  entiers  positifs!  Or.  on  a  |a,t,|^A|a. 
cl,  par  suite,  ]C|  |  <C  C|  ;  en  raisonnant  de  proche  en  proche,  on  en 
conclut  que  la  série  (9)  est  majorcinte  poiu'  la  série  (6)  :  celle-»:! 
est  donc  convergente  dans  le  Jornaîne  de  l'origine.  En  résumr, 
for.sqtie  le  eoeffteienl  b  de  y  clans  t équation  (5)  tiest  pas  égal 
à  un  nombre,  en  lier  positif,  cette  équation  admet  une  intégrai 
h  o  iomo  /  '/>  fi  e,  et  u  n  e  s  e  u  le ,  s' an  nu  la  n  £  a  v^e  ex,    /^ 

Pour  aclicver  l'étude  de*»  intégrales  holotiior|jlies  s'aunulanl  avec  jJI 
faut  encore  examiner  le  cas  où  b  est  égat  n  un  nombre  entier  |)ositîf.  Sup- 
|ïosoiis  trabord  ù  =  \  ;  la  première  des  relaiions  (7)  se  réduit  à  «»«  =  •*. 
Si  an,  n'est  pas  nul^  U  ny  a  donc  [mïs  d'intégrale  holomorphc  têpondani' 
ta  question.  Si  «nj  est  nul,  en  posiint  j'  =  X*r,  uii  est  conduit  à  une  cqu»- 
fmn 


Ui) 


V  —<^{J-^    ).)  =   rttû-h  ftii),  -h  €toi).*- 


la  fonrlion  ^(jr^h)  étant  Ijolomorpht'  pourvu  que  l'on  ait  \jp\  <  /%  |), |  <  A, 
/'  et  A  étant  deux  nombres  pasilîfs  eouveoaljlement  olioists»  Or  cette  é<ïii*»- 


lion  (il)  admet  une  infinité  d'intégrales  hotomorphes  dans  le  domaine  de 
l'on  gi  ne,  car  on  peut  choisir  arbïtrj  ire  ment  la  valeur  Iq  de  X  pour  t  =  u, 
(»ourvu  que  l'on  uit  |Xo|  <  A,  Dans  c€  cas,  l'équation  (5)  admet  donc  une 
iîiGnité  d*intêgrales  holomorplies  s'anntilant  avec  x* 

Lorsque  b  est  égal  à  un  nombre  entier  plus  grand  que  Tunîte,  le  coef- 
licteni  de  ^  dans  le  développeuit^nt  d^jne  intégrale  Ijulomorjdie  s'annulani 

pour  ir  =  o  doit  élrc  égal  à  "-  ~.  t  et  la  transformation  j'  —  — ~ 


I 


X  -+-  Xj 


conduit  à  une  équation  de  même  forme,  où  !e  coeftieîent  de  X  est  égal 
à   I  —  6, 


j^X '  —  iù  —  I  t X  ^  a j  <,  j*  -+-  if  j  jj  jr* 


I  A  .r  -4- . 


par  une  ^uite  de  transformations  analogues,  on  sera  d^oïc  ramené  au  cas 
ijui  vient  dVHre  traité.  Par  conséquent,  lorsque  le  coefficient  b  est  é^aï  à 
un  nombre  entier  posîtif»  réqualion  (:V)  n'admet  aucune  intégrale  liolo- 
irior|die  s'annulant  avec  x,  ou  elle  en  admet  une  infinité. 

Briot  cl  Bouquet  ont  rechercbé  aussi  s'il  e^istait  des  intêgiales  non 
holoiiioi  plies  tendant  vers  zéro  axec  3^  el  déuïonlré  que  Téquation  (j} 
Mdmet  une  infinité  d'intégrales  de  celle  espèce^  lorsque  la  partie  réelle 
de  ù  est  positive.  On  peut  établir  aisénteut  ce  théorème  au  raojen  de  la 
méthode  des  approitimations  successives,  ^ous  remarquerons  d'abord  que. 
*î  la  partie  réelle  de  ù  est  positive»  on  peut,  sans  dimiiïuer  la  généralité, 
"Upposer  cette  partie  réelle  ^(ù)  ^  \ .  Si  en  eiïet  on  fait  le  cbangemenl 
de  %ariable  j*^:*'",  n  étant  un  nombre  entier  positif,  l'équation  (5)  €<[ 
remplacée  par  une  équation  de  mênje  forme  où  ù  est  remplie  ce  par  nh. 
Nous  admi^ttrons  donc  que  Ton  a  ^(6)  >  i,  et  que  b  n'est  pas  un  nombn* 
entier.  L'équation  {5}  admet,  comme  on  vient  de  le  démontrer^  une  inté- 
grale boloniorpbc  yi,  nulle  pour  x  =  o,  et  en  posant  y  ==  j'i+  n  l'équa- 
lion  (5/  devient 

xti'  —  bit  —  ^ (  T,  Yi  -h  u)  —  o(-i',  y\  )  =  u *\(*^i  ff  h 

f.a  fonction  tp(j^  j  )  ne  renfermant  pas  de  terme  en  >%  la  foneiion  >^(.î:,  it  ) 
iic  renfermera  pas  de  terme  constant,  et  Von  peut  encore  écrire  réquatîoii 

précédente 

arn'—  btf  =  rt\^j:  -i-  fi  f/  -^ .  . ,  ]. 

Posons  encore  y  —-  lx^\  en  désignanl  par  X  la  nouvelle  fonction  inconnue; 
réqualion  prend  b  foi- me 


(la) 


a'  =  X[i^  ^SX.r'^-ï -+-,..]  =  F(X,  X,  xf'-i), 


F  désignant  une  série  enliére  par  rapport  ay\  trois  variables  X^  ^',  x^K 
Dans  le  plan  de  la  variable  x  menons  par  l'orij^ine  deux  demi-droites 
irargumenis  m^  et  (kJ|(  tyo<  ^^i  <  **Ju-^  'i~)  <îl  considérons  le  secteur  circu- 
laire A  limité  par  ces  deux  droites  et  un  arc  de  cercle  de  ra)on  r  décrit 
de  l'origitie  pour  centre.  Lorsque  x  reste  à  l'intérieur  de  A  et  que  d'autre 
Liart  |Xj  reste  înférieui  a  an  nombre  positif  /,  la  fonction  F(X,  x^  .W'-i  ) 
IL ^i 


4^2 


CHAPtTRE    XXI.    —    EQUATIONS   DlFFKREXTlKLLtS  XON    UNEAIAES. 


est  holomorplic  (  ^  ),  pourvu  que  le^  deux  immbiei^  r  cl  /  soient  assez  peliu. 
Joignons  rcirîgine  à  un  poini,  quelconque  jr  du  î^ccteur  A  par  un  segment 
(le  ligne  droite,  et  imaginons  qu'on  prenne  pour  valeur  inin'ale  de  1  uni- 
valeur  arbitraire  Xo,  de  module  tnféricur  à  L  On  peut  appliquer  à  l'cqua- 
lion(i2)fa  méthode  de?*  approximations  successives  (  n"  390),  qui  consislt- 
à  prendre  successivement  les  intc<;rale* 


et  d*une  manière  générale 


À,  =  X,H.  / 


MA,,  j-,  ar^ 


f     F(A„-,,  ^,  jr''-»)£/x, 


Coules  ces  inlég raies  étant  prises  suivant  la  li^^ne  droite.  Les  li^polhéîes 
fondaineniales  pour  la  validité  de  la  démonslratîon  sont  encore  réalisées 
ici^  toutes  les  fonctions  Xi(^),  )t(^)t  ••**  sont  holomorphcs  dans  h^ 
secteur  A,  et  la  fonction  X/g(x)  tend  vers  une  limite  Al  j*)  pourvu  q»ic  le 
rayon  /■  ail  été  jiris  assez  petit.  L'équation  (ri)  admet  donc  une  inl^^gral*.- 
Iioloinorphe  dans  le  secteur  A  tendant  vers  la  valeur  Ào  lorsque  jr  lcn<l 
vers  zéro,  et  par  suite  Téquation  (5)  admet  une  intinité  d'intégrales  non 
holomorplies  dans  le  voisinage  de  Torigine,  tendant  vers  zéro  lorsque  k 
point  X  se  rapproche  île  l  origine^  et  ilépendant  d'un  parauiélre  arbi- 
traire X«;  ce  qui  dénfconiie  le  ibéorénie  de  Uriot  et  Bouquet. 

La  condition  que  la  paiiîe  réelle  de  h  —  i  soit  positive  est  essentielle; 
eu  eiïel,  lorsque  j*  se  nipprocUe  de  l'origine  en  restant  dans  le  secteur  A, 
Sun  argument  reste  compris  entre  t»>,^  et  (*jj,  et  son  inoiiule  lend  vers  zéro. 
Soil  ^  —  pe'***,  6  — 1  ^  |j.  -h  vi";  on  a 


(tî) 


j'f*    ^  ^  g')i-|-vtHll»^p'^/l»)  =r  ^p:Jiifp-viit|^i'(vlo|^+(ll(i>| 


et  lorsque  p  tend  vers  zéro,  tu  restant  compris  entre  les  deux  limites  («• 
et  tiàit  ptlogp  — vta  augmente  indéfiniment  en  valeur  absolue  en  restant 
uégaiif,  et  le  module  de  x^-'  tend  vers  zéro.  On  voit  au  contraire  que,  *i 
la  pariie  eéclle  de  à —  i  est  négative^  le  module  de  j.**'*  augurcnle  indffi- 
itiment  lorsque  t  tend  vers  zéro  en  restant  dans  le  secteur  A.  La  fonc- 
tion F(X|  Tj  x*^^)  n'est  pas  continue  à  Torigine,  et  la  démonstration  pré- 
cédente ne  s'applique  ]dus. 

D'après  Briot  et  Bouquet^  lorsque  la  jiartie  réelle  de  b  e*t  ur^j;ativc, 
l'équation  ('>}  n'admet  pas  d'autre  inié;;rale  que  l'intégrale  bolomorpbc 
s'annulant  pour  x  ^  o.  Mais  leur  démonstration,  qui  est  iréâ  analogue  ^ 


(  ^ }  Lorsque  x  tend  vers  rorigjae  en  restant  dans  le  secteur  A,  bi  dérivée  de  U 
fijnctjon  l"  par  rapport  à  :r  peut  dcveoir  iuQuie  si  la  partie  réelle  de  6  —  j  est 
négative^  mai*  celte  dérivée  ne  figure  pas  duos  la  méthode  des  approxituatiûHi 
successives» 


celle  de  la  nule  de  la  page  35^,  suppose  que  la  variable  ^  teud  vers  1  origine 
suivant  un  chemin  de  longueur  finie,  avee  une  tangente  déterminée  à  l'ori- 
gine, et  la  couclusiun  a  bcsuin  d*ètre  preeisée.  Pour  donner  une  iilce  de 
la  diffrculté  de  la  tjuu^tion,  considémn^i  la  fonclioii  j^^  en  supposant  que 
la  parlic  réelle  jjl  de  Z?  est  ni\£r(tii\'e  tandis  que  le  toefficient  v  de  i  est 
différent  de  zéro;  le  module  de  jr*  est  t^gal  à  eM^^^fp"^^,  Si  nous  faisons 
décrire  à  la  variable  x  une  courbe  se  rapprochant  indénniment  de  Torigine, 
{îlogp  tend  bien  vers  -h  «t  «nais  §i  Ton  fait  croître  en  même  temps  TariSfu* 
ment  *u  en  valeur  absolue  de  telle  façon  que  la  diiri'rence  |z  logp  —  vui  soit 
négative  et  croisse  indélinimcnt  en  valeur  absolue,  le  module  de  x^*  tendra 
vers  jfcero  eu  même  temps  que  \jc\.  Si  v  >  o,  il  suflîra  de  faire  décrire  par 
ei^emple    à    la    variable  x    la   ^pirate    logarithmique    a^ant   pour    équa- 

l  lion  p  =  e*l^^  car  nous  avons  alors  jjr*|  =  e  *  ,  et  lorsque  l'argument  ii> 
tend  vers  -h  oc,  |^j  ^  o  et  |:ï'^|  tendent  eu  même  temps  vers  zéro. 

Lorsque   la   partie   réelle   de   ù  est   në^'alive,  sans   que  la   partie  réelle 

de  -.  soit  umIIct  il  lêsultedes  recli**rches  de  MM.  Picard  et  Puincaré  sur  ce 
I 

I  itijet  que  Téqualiun  (5)  admet  une  infinité  d'intégrales  non  holomorphcB, 
dépendant  d'une  t-onstiiiitt'  arbitraire,  et  teudant  vers  zéro  lorsque  l'on 
fait  décrire  à  la  varia  Idc  x  un  clie  ni  in  tel  que  le  précédent  le  long 
duquel  \jt^\  tend  vers  zcr*j*  La  contradiction  entre  ce  résultat  et  le  théo- 
rème énoncé  par  Briot  et  lîouquet  n'est  qu'apparente,  puisqu'on  se  jdace 
dans  les  deux  cas  dans  des  conditions*  tout  à  fait  diffère  ni  es.  Bemarquons 
en  particulier  que,  kusque  la  variable  j*  ne  prend  que  des  valeurs  réelles, 
elle  ne  peut  tourner  une  inlinîtéde  fois  autour  de  Toriglne,  et  par  suite  û 
oy  a  pas  d'autre  intégrale  que  rintégralf  bolomorpbe  tendant  vet^s  zéro 
avec  je  si  la  partie  réelle  de  à  est  négative. 

Les  résultats  de  celte  discussion  sont  faciles  à   vénTrer  sur  l'cquation 

4-  G-^^ 


élémentaire  jy'  =  ajr  -r-  by,  dont  l'intégrale  ;;énéiak»  est^'  = 
si  6  —  I  n'est  |)as  nuit  et  r  =  ^ X  LogJ*  -^  Cx,  i>\  b  —  [, 


*118-   Nous  duinierotis   ïieuleiiieiiL  qiielt|ties   iadicatioos  sur  le 
cas  général  d'uoe  équation  de  la  forme 


tiy  ^     ax  -^  hy 

d?  ~  ^ 


^b 


%d,ry  -H  €  y^^~ 


Y 
X' 


a  X  -r-  b' y  -1-  c* j'^  -v  à  d'j^y  h-  e'y^  -i-  .  . . 
\  et  Y  étant  des  séries  entières  convergentes  Uni  que  Ton  a 

[Nous  supposons,   ce  qui   tie  reslreitit  pas  la  généralité,   que  ^ 
devient  indéterntiné  pour  le  système  de  valeurs  a:  ^=y^o.  Pu- 


Hi^lATlO.NS   lïU'FiiRENTIELLES  XOX    LIXÉAIIIES. 


484  CIIAPITJVE   X\l. 

sons  dans  celte  équation  j*  :=:  r.r;  elle  devieiiL 


(i5) 


El 


sf(a  -k-  h'  V)  - 


TOi  X,   *'  J 


Er4/(^,  I'; 


ç(jr,  p)  et  '\{x^  r)  rUiU  dt'iix  siViies  enlières  qui  sonl  couver 
gentes  pourvu  que  Toii  «iL  à  la  lois  |  j:|  <;  /•,  |t*jr]'<;  t\  Si  Téqua- 
Lion  (t4)  admet  \u\^  intégrale  liolomorplie  s*annulant  avec  jr,  le 
coefficient  de  x  dans  le  drvcloppenienL  de  celte 
nécessairement  nicine  de  F^quatiou 


ntégrale  esl_ 


(t6) 


a  -\-  bv  —  r  (  a  h-  h  '  r  )  : 


puisque  le  premier  membre  de  Fi-qualion  (j  j)  est  nul  pourx: 
Soit  r,  une  racine  de  TéquRtioD  (r6).  Si  nous  posons  v  ^^  i\ - 
les  deux  fondions 

sont  encore  régulières  dans  le  voisinage  des  valeurs  x  ^^  n^  u  ^^  o» 
et  Téquation  (i3)  est  remplacée  par  une  équation  de  la  furjiie 
déjà  éludiée 

(17)  j:^  =  A«-^Bj*-k.,., 

pourvu  que  i»  n'annule  pas  «'-h  ^'r*  Comme  Téquation  (16 

en  général,  du  second  degré,  ou  voîl  que  l'on  peut  ramener 
réqualiou  (1  {)  à  la  forme  (5)  de  deux  façons  ditrérenles  el,  par 
suite»  qu*il  y  a  eu  général  deux  înlégrales  holomorphes  et  deux 
seulement  s^annulaut  pour  jr  rr:  o.  Mais  ces  cooclusions  ne  s*ap- 
pliquent  qu'aux  ci  reo  us  lances  les  plus  générales  où  les  coeffi- 
cients eï,  bj  cf\  1/  ne  saUsfonlà  aucune  relation  pariiculiére. 

La  recherche  générale  des  intégrales,  hotoraorphes  ou  non,  de 
Téq nation  (i  4)»  qoi  tendent  vers  zéro  lorsque  x  tend  vers  zéro  (X  ci 
\  L'iant  deuK  fonctions  régulières  (pi i  s*amuilt*nt  |)onr  .r  =^  r  :=  a). 
Il  fait  Fobjel,  depuis  ie  Mémoire  de  Briol  et  Bouquet,  tFun  grand- 
nombre  de  travaux.  Quoiqu'orj  ;jil  pu  traiter  des  cas  de  plus  eii 
plus  étendus,  la  question  iiVî^L  piis  encore  épuisée.  Je  signalerai 
*»eulcment  une  circonstance  remarquiihle  que  nous  n'a%iout3.  [»»» 
rencontrée  jusqu'à  préseul.  Prenons  Féqualion 


d») 


daos   Téquation  (iS),  on  arrive  à  une  îdenlllé,  on  aboutit  ntw 
relations 

d'où  ron  lire 


ei  =  —  T 


Â' 


«"1  = 


a 


<^»=-ïî' 


^«-»-t  =  ^ 


\  .%. . .  n,a 


^«-+-1 


On  oblienl  bien  ainsi  une  valeur  unique  pour  cbaque  coeflicienr, 
mais  la  série  à  laquelle  on  parvieni  est  dwergrnie  sauf  pour 
x^o>  L^orîgine  est  un  point  singulier  Iransceiidanl  pour  toutes 
les  intégrales,  comme  on  le  vérifie  par  l'inlégralinn  directe,  I^e 
point  x  =  o  est  de  même  un  point  singulier  transcendant  pour 
toutes  les  intégrales  de  Téquation  x^'-H^r""  =  o,  et  toutes  ces 
intég^rales  tendent  vers  zi'ro  avec  |  j:[. 

Quanrl  on  n'attriliiie  aux  variables  x  cl  y  que  des  valeurs  réelles  et  que 
Ton  clicrrhe  k  consfrtnre  les  courbes  inlcgrates  de  Féquation  (i4)  1  V  et  Y 
rtîirii,  par  exemple»  deux  polynômes  entiers  en  sr  et^),  il  est  très  impiM- 
tant  de  connaître  la  forme  de  ces  courbes  intégrales  dans  le  voi&jna;;c 
d'un  piiint  commun  aux  deux  courbes  X  ^  o,  Y  =  o,  Nous  allons  étudier, 
à  ce  |ïOjnl  lie  vue,  l'équation  «:impte 


lïfj» 


a  X  H-  b'  y 


qui  s'intègre  par  un  procédé  élémentaire  (n*'  365)  en  posant  j^' ~  tx.  On 
est  ainsi  conduit  à  Tequation 


X 


(ô'-h  b'i)dt 


b'l^~^(a''-b)i^a         ' 
Il  discussion  tlcpend  du  signe  de  (a'—  b  i^n-  ^ab'. 

Premier  cas,  —  Suit  (a*  —  bf-h  \b'fj  <  o.  On  a  forcé  ment  6'^o,  et 
fon  peut  encore  écrire  l'équation  prcccdenle 

dt         (i  H-  n)tlf     _ 


b  —  n'  ,. , 


aA' 


^ 


^m 


CïlVHTRE    \\t. 


I  QUATIONS   DIFFBREXT1Er.l.K5  ^OX   LlNEJiniES 


Le  nouveau  changement  de  variable  i  =  t  -h^u  eonrluU  à  rêquatî( 


djT 


:  du 


du 


cl   finalemenl j  on   trouve  ciu€  rinlégraïe  générale  de  l'équation  (19)  est 


donnée  par  lu  formule 


(uo) 


/r 


'2,r)» 


"T 


■rc  ttnr- 


Pour  voir  la  foi-me  «le  ces  courbes,  M  suffît  de  remarcjucr  que  la 
formation  bomo^rapliique  y  —  %t  =  Y\  pT  ^  X  remplace  réquatîofl 
cédente  par  Téquatiiiii  \i\n^  simple 


(«0)' 


/Xî 


Ce       F' 


et  ïes  courbes  représentées  par  les  équations  (ao)  et  (ao)'  ont  évidem- 
ment une  forme  analogue.  Si  a  h-  u  n'est  pa^  nuL  rèquîtlîon  (20)'  repré- 
sente di.^s  spirales  lo-^nrithiniques  ;  les  courbes  intéj^alcs  ont  donc  la 
forme  de  spirales  se  ra])[>roeliam  indcÉîniment  de  l'origine  qui  est  un 
poinl  asymptote.  On  dit  que  l'origine  est  un  yVi^'er. 

Comme  cas  parlicalier^  il  peut  arriver  que  «-Hfx  soil  nul.  Les  courbes 
intégrales  sont  des  courbes  fi-rmécs  entourant  rorîgine  qui  est  un  centre» 


DeuTÎème  cas.  —  Soït  (a* —  ^  ,'  t-  ^ab'^^  o,  t' ^^  o.  L*équatioD 
ù'  (^-\-(a—  b)t  —  a  —  Q 


a  deux  racines  disrincles  /|  el  t^.  ei    l'on  pnnr  écrire  Téquaiion  différcn- 
liclle  entre  t  et  /, 

djr         ik  dt         i  —  u    ,  ■ 

( — ï- 1- —  df  =  o.  m 

T        t  —  il       i  —  i.  ^ 

jx  étant  un  coeflieient  eonsLant  différent  de  zéro  et  de  Funîti''.  L'ijitégrale 
générale  est  donnée  pfir  la  formule 

Si  l'on  prend  pour  axes  de  coordonnées  les  deu\  droites  >^= /|j',v= 'î^- 
l'équation  des  courbes  intégrales  dans  ce  nouveau  système  d'axes  est 

^-> 

V  =  ex  t*  . 


I 


Si 


est  positif,  Y   tend  vers  îtéro  en  mèuie  temps   qne  \.  Toutes  le? 


courbes  intégrales  vont  passer  par  rorigine  qui  o-^t  un  nœud. 


Si  — est  négatif,  il  n'y  a  que  deu\  courbes  intégrales  passant  pir 

rorîgîne,  les  deux  droites  X  =  o,  Y  ^  o.  Les  autres  courbes  intégrales  sont 
asymp  10 tiques  à  ces  deux  droites.  On  dit  que  Torigiae  est  un  coi^ 


II.    —  ÉTUDE   DE   QLiELQtftS   ÉQUATIONS   DD    I^REMIBR   caOAE.  4^7 

Troisième  cas*  —  Soïl  {a  —  l*)-  -h  4^//=  o,  b'  à  o.  I  Arquât  ion 

a  une  racine  doubk'  ^t,  et  Ton  pcuLccrtre  l'équation  difTérenlielIc  entre  xct  t 
dx  iidt  fii 


(t  —  tif 


t  -i, 


=  o, 


I 


\i  rrélafit  pas  nul.  L'miêgrale  géaéralu  esL  représentée  par  t'équation 

X 

oti  X  =  \i.T^  Y=j*  — /ij*.  pour  construire  1p5  courbes  inlégrales,  m\  peut 
exprimer  X  et  Y  au  moyen  d'une  variable  auxiliaire  en  posant  \  —  Yf|,  rc 
qui  donne  Y  =  Ce®,  X^  Côc^,  Lorsque  6  tend  vers  ^œ,  \  cl  Y  ei  par 
suite  X  et  y  tendent  vers  atéro;  rorîgiiie  est  encore  un  foyer. 

Si  b*  est  nul^  sans  que  a  «sait  nul,  on  permutera  œ  ti y  dans  la  discussiou 
préccdenle.  Si  ^'  et  a  ?onr  nuN  à  la  fois,  Téquation  est  de  la  forme 

X  dy  =  ky  dx  ; 

Toriginc  est  encore  un  nceud  ou  un  col.  La  classification  précédente  est 
tluc  à  M.  l*oincarc,  qui  a  étendu  la  discussion  aux.  équations  de  la  forme 
générale  (i4)  dont  tes  coeflîcienls  sont  réels. 


n,  -  ÉTUDE  DE  QUELQUES  ÉQUATIONS  DU  PREMIER  ORDRE, 


I 


419*  Points  singuliers  des  intégrales.  —  l^s  développements  en 
série :>  par  lesquels  oo  a  f5labli  rexîslence  des  iiUég raies  d\in  sjs^ 
lème  d*ét|ualioiis  dinTérentielIcs  onaljliqiies  ne  permettent  de  raf- 
ciller  ces  inLégrales  qu*à  l'iiitérienr  dti  eerctc  de  convergence.  Mais 
la  coruiaissarice  de  ces  développeinents  suffît^  comine  on  i^a  re- 
marqué d'une  façon  générale  (n"  34-i),  pour  que  ces  fonctions 
«koient  virlueUenieni  délerminces  dans  tout  leur  domaine  d*exi?- 
tence.  Considérons,  pour  lixt-r  les  idées,  une  équation  difl'éren- 
lîelie  algébrique  du  pretnier  ordre 

F  étant  un  polynôme  entier  eu  x^y^  yK  Soit  (Xo,  )'o)  i'"  système 
de  valeurs  tel  que  Féquiilion  F(.ro, /o,  j^)  ==  o  ait  une  racine 
simple  ^v'^;  lorsque  x  et  y  tendent  respectivement  vers  x^  et  y^^ 
lY-quation  (21)  admet  une  racine  et  une  seule  teudanL  vers  i^'^,  et 


488  CHAPITRE   \\\.    —    1:QU.4TI0NS   différentielles  XOX  LIKKÂlRESa 

celle  racinej^'^/(  j:,  j^)  esl  une  fonction  rt^gnlîèrc  dans  le  voîsî- 

nag^e  des  valeurs  .r^,,  Vo-  LV-quâtion  (ai)  admet  donc  nue  înlégralc 
holoniorplie  se  réduisant  à  j^y  |Mmr  .r  ^^  Xj,  el  donl  la  dé»  ivéc  prend 
aussi  la  valeur  r|^  pour  ar^x^.  (jeïle  întégrale  n'est  définie  par 
un  dëveK>ppemeul  en  série  entière  qii*à  rînlérîeur  tVun  rercde  do 
de  centre  Xq^  donl  le  ravon  esl  en  j:;eni'ral  fini,  maïs  celle  [onc- 
tion, dont  on  peut  poursuivre  le  prolonjjeuienL  analytique  en 
dehors  du  cercle  C^,  salii^fait  à  Téqualion  (21)  dans  tout  son 
domaine  d'existence.  Remarquons  qi^on  peut  se  servir  de  IVqua- 
Ijon  (21)  elle-même  pour  le  calcul  des  coefficients  des  diverse- 
séries  que  l*on  emploie  dans  la  uïcthode  du  prolongemenl  ana* 
ljti(|ue.  Si  en  un  point  j:,  du  cercle  C»,  riulegrale  con sic! erre  e>i 
égale  à  y^^  sa  dérivée  csl  égale  à  Tune  des  racines  r^  de  Téqui»- 
lion  F(j:(,  j>'i,  ^')  =  o,  et  Fou  pourra  en  déduire  les  valeurs  de* 
autres  dérivées  au  point  :r,  par  des  dériva  lions  successives. 

Chaque  équation  diflerenlielle  tlu  premier  ordie  défi  rut  ainsi 
une  iulinilé  de  fouctiuus  arialytifHies  {^dépeudant  d'une  cori-^lante 
arbitraire);  ce  sont  en  général  des  fondions  tianscendantes  que 
Ton  ne  peut  exprimer  au  moyen  des  Irausceudanles  classiques,  cl 
il  en  est  de  uiéme  a  foriiori  des  fouet  ion  s  définie?  |)ar  des  équa- 
tions dilTérenlielles  algébriques  du  second  ordre  ou  d'ordre  su[)é- 
rieur.  L'étude  des  propriétés  de  ces  transcenda  nies  nouvelles  ei 
lenr  classification  constituent  l'objet  de  la  thétuie  analvliquedo 
équations  difrérentieïles. 

On  peut  encorCi  dans  ceJte  élude,  poursuivre  deux  buts  di IL- 
renls  ;  Ton  peut  chercher  des  conditions  nécessaires  et  suffisantes 
pour  que  des  équations  d\me  forme  déterminée  puissent  étrr 
intégrées  au  moyen  de  fonctions  déjà  connues,  ou  se  proposer  au 
contraire  de  découvrir  des  équations  difiércutielles  algébrique? 
définissant  des  transcendantes  irréductibles  aux  Iranseeudiintci 
classiques,  et  jouissant  de  qii€!(|ue  propriété  remarquable,  comnie 
d'être  uniforme,  ou  méromorphe,  etc.  Quel  que  soir  Fobjel  qur 
l'on  ait  surtout  en  vue,  la  recherche  des  singularités  possibles 
pour  les  fonctions  intégrales  est  une  question  essentielle.  Tandis 
(jue  les  points  singuliers  des  intégrales  d'une  équation  linéaire 
sont  fixcs^  les  points  singuliers  des  intégrales  d'une  équation  non 
linéaire  varient  en  général  avec  les  valeurs  initiales.  Par  exemple, 
rintégi^le    de   l'équation    x  't-yy^=^o   qui    prend    la    valeur  t'i 


H.    —   ETUDE    DE  QUELQUES   KQUATIOXS   DU   PREMIER   ORÛtlE. 


pour  X -- o  e^L  \-^^^y^  —  a:'^;  celte  fonclion  adniet  les  Jeux 
points  critiques  H-JK»,  — Vu  qïn  dcpendent  de  la  valeur  initiale. 
De   même,   rinlégrale  de   Tt-quation   r':^r'^  qui   esl  é^çalc  à  >'<, 

pour  jc  =^  o,  ou  — -^ — ,  admet  le  imlc  x  =  —  <  Nous  sommes  dnnc 

conduits  à  distinguer  deux  classes  de  points  singuliers  pour  une 
équation  diflTt'rcntielîe,  les  points  s\n^iïVtcvs  Jîxes  qui  ne  dépen- 
dent pas  des  valeurs  initiales  clioisies  (sans  êlre  nécessairement 
lies  points  singuliers  pour  lotîtes  les  intégrales),  et  les  points  sin- 
guliers mohiles,  pôles  ou  points  critiques,  qui  dépendent  des  va- 
leurs initiales.  Une  cqualion  diflerentielle  peut  avoir  à  la  Ibis  des 
points  singuliers  des  deux  espèces. 


4-20.  Fonctions  définies  par  ime  équation  différentielle  >'—  B(t.  j-i 
—  Nous  allons  étudier  en  particidier  réquation  difTérentielle 


(M) 


où  P(^,  )')  et  Q(x,  r)  sont  deux  |u>lvnomes  entiers  en  x  et  r, 
nVdnietlant  pour  diviseur  commun  aucun  poljnomc  de  même 
espèce.  Les  deux  équations  P(jp,  ^i*)  i^  o,  Q(.r,  jk)  =  <*  ont  un 
certain  nombre  de  svstemes  de  solutions  (<7|,  6,),  .  .  .,  f/î^,  /^«); 
nous  marquerons  dans  le  plan  des  x  les  points  a%^  a-j.^   *  *  «t  ^^n* 

La  transformation  y  ^=z  -  conduit  de  Téquation  (22)  à  une  équa- 
tion de  même  forme 


(a3) 


r/5                                 WiT.  s\ 
-T-  —  H|(x,  ;;)  =  -— , 


I 


cl  les  deux  équations  Pi  (x^  z)  ^  o,  Qf  (x,  ^)  ^  o  ont  encore  uu 
eertain  nombre  de  svstèmes  de  solutions  (a\f  b\)y  .  •  . ,  (^/),,,  6^)» 
Nous  marquerons  aussi  dans  le  [>lan  delà  variable  x  les  points  a[, 
a^^  ,  •  •^  a^.  Ces  points  ai^  a^  sont  en  général  des  points  singuliers 
pour  quelques-unes  des  intégrales  deTéquatlon  (22),  mais  ils  sont 
connus  a  priât  i  :  ce  sont  des  points  singuliers  /ix^j. 

Soit  maintenant  (x^^y^)  un  s^stèuje  t[uelcon(]ue  de  valeurs  tel 
que  Q(jFft,  >'<,)  ne  soit  pns  nul.  L^équation  {22)  admet  une  inté- 
grale holomorplic  dans  le  domaine  du  point  J^ni  prenant  la  va- 
leur ^>'i,  pour  x  =  X(>.  Imaginons  que  Ton  fasse  décrire  à  la  va- 


4tH» 


rilAPtTAiE  XXI. 

:  jf-  im  cUeinij 


iielconnne  L  issu  du   point  Xo  el 


rîuble  Jf'  im  l'heinin  qnelconqne  L  issu  du  [>o!(U  Xo  el  ne  passant 
par  aitciin  des  points  fit,  a^^.  On  peut  poursuivre  le  prolongemenl 
analjliqiïe  de  celle  intégrale  loul  le  long  de  L,  laoL  qu'on  m* 
renconlre  aucun  poinl  singulier^  mais  il  peiil  arriver  que  Tort 
soit  arrèïé  par  la  présence  d'im  point  singiilirr.  Soîl  z  le  pre- 
mier point  singnïierque  Ton  renconlre;  l'inlégriile  considérée  e>t 
liolomorphe  dans  te  voisinage  tic  loni  point  X  du  chemin  L  eorn- 
pris  entre  x,i  et  a,  mais  le  cercle  de  convergence  de  la  série  enlièrc 
qui  la  représente,  el  dont  le  centre  c»!  eu  \,  ne  rcitfernie  jamais 
le  poinl  a  à  l'inLérieiM*,  aussi  petit  que  ^oit  |X  —  a|.  L'érpia- 
Iron  Q(a,  y)  =  o  admet  un  certain  nombre  de  racines  ^i,  ^^^  *  •,, 
|î^;  nous  inari|nen>rïs  les  jioînts  Jî/  ^lans  le  |dan  de  la  variable  î> 
L'éqiialion  (^(a,  t)  =  o  n'a  (pi'un  nombre  (inl  de  racines,  car, 
pour  f|M'il  en  fiU  ;»uli'emeul,  il  famlriiit  qne  le  polynôme  Q(jr,v) 
fut  diviîîible  j>ar  (x  —  x)  cl  le  point  %  serait  compris  parmi  les 
points  «(,  oJ|,  Pour  la  même  raiscm,  les  denx  éipialions  P(  a,  v')^=  o, 
Q(a,  y)  =  o  n'ont  aucune  racine  commune.  Cela  pose,  plusieurs 
liypotlièses  sonl  à  examiner.  Soit  Y  la  valeur  de  Tinlégrale  en  X; 
nous  ne  pouvons  supposer  que  Y  tende  ver?î  une  valeur  finie  3 
difTérenle  de  ^i,  ^2r  ••  -i  !^.\^  lorsque  \  tcml  vers  a,  car  R(Xt^|  i 
est  une  fonction  régulière  pour  .r  ^  x,  y=^[i.  Or,  diaprés  le 
théorème  fondamental  de  Caocliy,  il  existe  une  seule  intégrale 
tendant  vers  ^lorsque  x  tend  vers  a,  el  celle  intégi^lc  est  bolo- 
morphe  au  poinl  a.  Supposons  en  second  lieu  que  Y  lendc  vers  b 
valeur  ^i  lorsque  |X  —  a|  lend  vers  zéro.  La  fonction  R(x,^)esi 
infinie  pour  x  =  a,  y  =  jï/,  mais  son  inverse  est  une  fonction  régu- 
lière,  puisqu^on  ne  penl  avoir  P(ût,  p^)  ==  o.  Nous  avons  vu  plus 
haut  (n*^  416)  que  Téquation  (22)  admet  niic  intégrale  el  une  sealc 
tendant  vers  ^i  lorsque  ]X —  %\  tend  vers  zéro,  el  le  poinl  at  est 
un  point  critique  algébrique  |»our  cette  intégrale.  De  même,  si  \\\ 
augmente  incléfinimenl  lorsque  (X  —  al  lend  vers  zéro,  Téqua- 
lion  (23)  admet  ujic  intégrale  qui  tend  vers  zéro  en  même  temps 
que|X  ^  a|.  On  ne  peut  avoir  à  la  fois  P»  («?  0)  =  o,  Q,(  x,  o)  =  Ot 
puisque  le  point  x  ne  fait  pn^  partie  des  points  a]^.  Si  Qi(aiT  ^*) 
n'est  pas  nul,  :;  est  boloinorpLe  dans  le  domaine  du  point  a^  qui 
est  un  pôle  |>our  Tintégrale  considérée.  Si  Q,  (a,  o)  =  o,  ce  poictli 
esl  un  point  critique  algébrique  pour  z  el  par  suite  pour  J% 
Nous  n'avons  pas  encore  épuisé  toutes  les  hypothèses;  ne  pour- 


I 


I 


II.    —    KTL'DE    Dt:  QIELOLES   LQUATIONS    Dl     PRLMlEa    OBDftE.  4U' 

raÎL-il  arriver  en  efleL  que  Y  ne  lentle  vers  aueuije  lirnile,  sans 
que  |Y|  aiif^menle  indeitiiinietU,  lorsi|iïe|X  —  %\  Icntl  vers  zéro? 
M.  Pain  levé  a  démon  tr*'-  connue  it  suit  que  eehi  ii*étail  jias  pos- 
sible, ce  qu'on  avail  admis  jiismie-là  sans  preuve  précise-  Du 
[voliit  OL  connue  eeiilre  avec  un  ravuu  très  pelil  /'  décrivons  im 
i-.^rclr  C.  Les  racines  de  l'ci[uatioii  Q(X,  j>^)^  o  cjiii  tendent  res- 
peclivernenL  vers  |5,,  Jj^,  .,.,  p^  lorsque  |\^-a|  lend  vers  zéro 
restent  coui prises  respectivement  à  rinlérieur  de  cercles  *-%, 
■^2,  •  .  . ,  Vjj  décrits  des  points  jï^ ,  jS^,  -  ■  - ,  fj,%  ponr  cenlres  avec  des 
ravons  p*,  p^,  *  .  .,  c^,  et  l'on  peut  prendre  le  ravon  r  assez  petit 
pour  que  tons  ces  ra>ons  p,  soient  eux-mêmes  plus  petits  (pje  tout 
nom  lire  donné  e.  Ci>nsidérons  eu  même  temps  un  cercle  1^  de  rayon 
1res  gr.md  R,  décrit  dans  le  |dan  de  la  variable  r  de  rorij^ine  pour 
rentre,  cl  soit{E)  la  portion  du  phn  des  i' extérieirre  aux  rf»rc!çs^% 
et  inlériMure  au  cercle  1\  Nous  allons  montrer  qne,  lorsque  IX  —  a| 
lend  veis  xéro,  le  poiiït  Y  corrrsj>ondant  finit  par  rester  constam- 
ment à  l'iutérietîr  de  Ton  des  cercles  y,  ou  à  l'extêrieui-  du  cercle  W 
S'il  n'en  était  pas  ainsi,  ou  trouverait  toujours  sur  le  chemin  L 
des  points  X  tels  tpie  |X  —  «|  soîl  inférieur  îi  tout  nombre  donné 
Cl  pour  lesquels  Y  serait  daus  la  région  (E).  Or  imaginons  que 
Ton   ail    |X  —  3t|  <  -   par  exemple,   tandis  que  Y  reste  dans  la 

r*«;ion  (E);  il  y  a  un  minimum  po!iii  if  pour  le  ravon  du  ccrcfc 
ff  ■*  ce  n  ce/  f^c  n  ce  de  l  *  in  t  ég  i  a  ie  de  i  '  éq  u  a  t  io  n  (  22)  q  u  i  es  i  égct  le 
à  Y  pour  j:  =  X.yEii  efi'etj  il  y  a  évidemment  un  maximum 
pour  |R{X,  Y')|  lorsque  les  points  X,  Y  restent  respectivement 
dans  les  domaines  précédents,  tandis  qu'il  y  a  un  minimum 
positif  pour  les  nombres  a  et  6  [voir  p.  35 2).  Soit  r,  le  minimum 
du  rayon  de  ce  cercle  de  convergence*  Ou  pourrait  trouver  [ïar 
Il vpo thèse  sur  le  chemin  L  un  point  X'  dont  la  distance  au  point  a 
serait  moindre  que  7^  et  tel  que  le  point  corresponilaut  \*  soit 
dans  la  région  (E).  Le  cercle  de  convergence  de  la  série  qui  repré- 
sente Tintégrale,  prenant  la  valeur  Y'  pour  :f  =  X',  ayant  un  ravon 
au  moins  é^al  à  t^,  le  point  at  serait  à  l'intérieur  de  ce  cercle,  ce 
qui  est  évidemment  im [possible  puisque  a  est  un  point  singulier. 
Le  point  Y  finit  donc  par  rester  conslamment  a  rinléiieur  dr 
Tun  des  cercles  v,  ou  à  Texh^rieur  du  cercle  V  lorsf[ue  |X  —  x| 
tend  vers  zéro*  Comnie  le  ravon  p;  peut  être  pris  aussi  petit  qu*on 


'•1^  CII.VPITIIK    \\l.    —    ÉQUATIOXS   UrFFfcnENTlKLLKS   NON    LINÊAIRI-IS. 

le  veut,  et  le  rayon  R  aussi  ^rand  i|ir'on  le  vt'ul,  cela  revîetil  à  dirr 
qtie  Y  Lend  vers  Tune  des  valeiiis  [j,  à  moiii^  <|i»e  | Y[  n'aii^mcnle 
indédiiimenU  Nous  venons  d'exiiniiner  Cf*  f[ui  arrive  dans  ces  deii\ 
cas;  Je  point  a  esl  donc  un  |>olc  ou  un  (inini  crllique  algébrique. 
On  peut  iilor!^,  en  remplaçant  la  porlion  dn  clieinîn  L  voisine  du 
point  a  [lar  im  arc  de  cercle  de  rayon  infininienl  pelît  décril  de  et* 
point  pour  centre,  éviter  le  point  >*nf;id[er  cl  l'on  pourra  coritiny^r 
le  prolongement  analytique  au  deUi,  jusqu'à  ce  qu^on  renconlrr 
un  nouveau  point  singulier.  Nous  allons  montrer  que.  sur  un 
cheniin  L  de  longueur  /Inie,  on  ne  trouve  jaurais  qu'un  nombrv 
fini  de  ptMes  ou  <le  points  critiques  a lj;é briques* /En  effet,  do 
chaque  point!  (f7|\  a'f^  comme  centre  décrivons  dans  le  plan  des  x 
un  cercle  ires  petit,  et  déerivons  en  ou  Ire  un  cercle  de  rayon  trè> 
grand  ayant  pour  centre  Torîginej  de  façon  (|ue  tout  le  chemin  L 
soit  dans  la  région  {E')  du  [>lan  des  x  lîniilce  par  ces  circonfi'- 
rences.  Soit  ./;,  un  point  quelconque  de  (E^);  Tîntégrale  don»  If 
module  augnieirle  indéfinimenl,  lorsque  |j"^X(|  tend  vers  zéro, 
est  égale  à  un  polynôme  entier  en  (x  —  J^i)"'?  augmenlée  d^unc 
série  entière  en  (.r  —  .r,),  converge  nie  dans  un  cercle  de  rayon  û,. 
De  même  les  diverses  intégrales  qui  admetleut  le  pointai  comme 
point  critique  algébrique  sont  représentées  par  des  séries  ordon- 
nées suivant  les  puissances  fractionnaires  de  jr  ^ — X|  ;  soît  pj^lc 
plus  petit  des  rayons  de  convergence  de  ces  didérerile^  séries.  Il 
est  clair  que  ces  nombres  p^  et  02  varient  d'une  manière  continue 
avec  la  position  du  [joint  Xy  ;  ils  ont  donc  un  minimum  /.  >o,  et 
la  distance  de  deux  points  singuliers  voisins  sur  le  chemin  L  e*t 
forcément  supérieure  à  X  (*)*  On  ne  peut  donc  rencontrer  sur  ce 


(')  Il  est  à  remarquer  qu'une  itilégralc  peut  avoir  une  InfinUé  de  point»  «î- 
Uqup<i,  et  mt!mc  eu  avoir  une  inliniLé  dans  le  voisinage  d^uuc  valeur  quclcoïi<l«c 
de  jr.  ConsidéronSj  par  exemple,  l'équation 

nii  H(x)  est  une  foucLion  raLiûûaelle,  dont  Tintcçrale  générale  e^t 

Supposons  que  Tintégrale  déHnie    /  It(jr)  dx  admetU?  le^  quatre  périodes  t.  1. 
I»  ^1,  a  et  3  étant  dey*  nombres   réels   iocommcusu râbles.    V  l*mlérieur  d'*ii» 


p 


I.   —   KTtOK    t»E   QUELQUES   EQUATIONS   DU    l>nEUrER   OIlOïlE,  ^9^ 

chemin  t|u'oii  nombre  fini  Je  pôles  on  de  points  critîqnes  algé- 
briques. Par  suite,  tes  sea/s points  singuliers  mobiles  des  inié- 
craies  de  l' équation  (-29.)  soui  des  pôles  ou  des  points  critiques 
algébriques.  Ces  inlégralcs  ne  peuvent  avoir  de  }>yints  singuliers 
cssenliels  mobiles,  ni  par  conséquent  de  coupures. 

Les  raisannements  qui  piéceclenl  s'elcndenl  sans  difficulté  aux 
équations  de  la  l'orme  (22),  où  P(j:,  j'),  Q(^i  y)  sont  des  poly- 
nômes entiers  eny,  dont  les  coefficients  sont  des  fonctions  analy- 
tiques de  J".  Il  faut  seulenientadjoindre  aux  points  «i,  a)^,  qui  sont 
définis  comme  plus  haut,  les  points  singuliers  de  ces  dtfrérents 
coeflicienls.  Lorsque  lecliemin  dijciil  |)ïir  la  variable  x  icsledans 
one  aire  ne  renfermant  aucun  des  points  rt/,  a)^^  ni  aucun  des  |)Oinls 
sîni;uliers  des  coeflicienls  des  dillérentes  puissances  de  7  ,  les  setrls 
poitils  singuliers  que  puissent  avoir  les  intégrales  sont  des  pùles 
itti  des  points  critiques  algébriques. 

Proposons-îjous,  comme  application,  de  trouver  les  équations 
de  la  f orm e  ( 2 2 )  n 'ad m e liant  pa s  d e  /? o in ts  critiq ues  m o biles,  1 1 
est  nécessaire  pour  cela  ipie  le  déimminaleur  ne  renlernje  pas  j\ 
Soient,  en  t^lî'el,  et  une  vu leui- quelconque  de  X,  et  ^  une  valeur  cor- 
respondiiute  de  j^  telle  que  Ton  aîl  Q(aj  p)  =  o,  le  numéraleur 
l*(a^  p)  n  élaut  pas  nui.  L'intégrale  de  Inéquation  (22)Jqui  tend 
vers  p  lorsque  [.r  —  %\  tend  vers  zéro,  admet  ce  point  comme  point 
critique,  et  il  est  clair  que  ce  n^esl  pas  un  point  crili<]ue  pour  toutes 
les  inlégriiles.  L'équation  proposée  doit  doue  être  de  la  forme 


dr 


-iT 


I*/MT   '*/ïi-»^    •'-    étant  des   fonctions  de  x.    D'ailleurs    réquatiou 

obtenue  en  posant  r=—  -  doit  être  de  la  môme  forme,  ce  qui  exige 

c|ue  tn  ne  suit  pas  supérieur  à  u,  et  Ter  [nation  la  jdus  générale 
n- pondant  à  la  c|ueslion  est  une  équation  de  Riccali.  M  est  facile 
de  vérilier  que  la  condition  est  satisfutte  pour  une  étjualiou  dr 


€t»rclc  c  décrit  d'un  point  quelconque  JC^  pour  rentre  avec  un  rayon  arbitraire, 
on  démontre  aisément  (l'oir  n«^  31 1, /(ft*/«ar<7«e  )  que  Ton  peut  trouver  une  intinité 
de   raciûcs  de  y-,  en  ctioi&issanL   convenablemeiil  les  cJiemins  d'intégration,    et 

[chacune  de  ces  racines  csl  un  point  critique.  Mais  un  cticuiin  de  longueur  Ji nie 

I  décrit  par  ta  variable  n'en  contient  j.iTnaiâ  une  intinité. 


49 1  CHAPITRE    \\l,    —    ÊOtATIONS  DIFrêftENTIELLES  NON   LINÉAIHES. 

Riccali  ;  si  nous  prenons  pur  eTcemjile  la  foriiiuîe  (26)  (p.  4^^ 
qui  rfprésenle  (■fntégrale  générale,  il  esl  clair  que  ccUe  intégrale 
ne  peut  a%'oir  pour  poinU  singuliers,  oulie  les  poînls  singuliers 
des  flmclions  T',,  y^t  que  des  pôle:*,  provenant  des  racines  du  de- 
nomiualeur  V(  H-  ^^X*^  pôles  qui  varient  avec  la  constante C.        ■ 


On  peut  également  se  proposer  de  dt'îeriujiier  lo^  équations  de  i» 
forme  (aa)  dont  les  intégrales  u*ùnt  pas  ûe  pôles  mobUes*  Soierit  m  vin 
les  degrés  de  l'<;r,  y)  eL  de  Q(j^,  J')  par  rapport  à  y;  Téquatiou  «bicrmc, 

en  posant  v  =  -  est  de  la  forme 


„^,_„.r'<-^'^' 


Q.(j-.  «j' 


I 


Pi  et  Qi  élHiit  deu\  iHiijvefiyx  polynômes  en  .;.  SoJt  j*  =  a  une  valeur 
t|uelconque  de  j*,  ne  faisant  p;is  paitie  des  points  singidier^  fi\es.  L'équa- 
tion i'^fi)  admet  une  uilé;»riile  tendant  vers  jtéro  Iciisque  [-r  —  %\  icnd  \et^ 
zéro;  il  seinlde  tlonc  que  réi|naUon  (ïa)  admet  toujours  une  intégrale  dont 
le  niL^dule  augmente  indélinimcnL  lorsque  |x — x|  lend  vers  séro^  nuisis 
conclusion  est  en  défaut  si  l'intégrale  en  question  de  l'équalion  (24)  5<; 
réduit  à  ^  =  o.  Il  faut  et  it  suffit  pour  cela  que  Ton  ait  m  <C  /i  -+-  1;  cV^l 
la  condition  pour  qu'il  n'y  ail  pas  de  p6les  moljileîî.  La  seule  équalîoii  qui 
n'ait  aucune  espèce  de  points  singuliers  mobiles  est  donc  Téquation  lîncair^^l 

Application.  —  Le  résultiiL  qui  précède  permet  de  reconnaître  si  rîmi.*- 
grale  générale  d'une  éijuation  dilTérentielle  *lu  piemier  onire  est  une 
fonction  rationneile  de  fa  constante  il' intégration,  en  eliuisissant  con- 
venablement celte  constanle.  Soit 


(A) 


y  =  R(x,  Cl  = 


Pt-r.  C) 
Q(:r,  C) 


une  fonction  rationnelle  d'un  |»aianiétre  C,  les  cocrficients  des  deui 
lynomes  en  C,  F*(j*,  G)  et  Q(-r,  C)  étant  des  fonetion*  quelconques  de 
Il  est  clair  que  la  dérivée  y  esl  aussi  une  fonction  rationnelle  de  C, 

y=H\x,  C), 

el    l'éliiuinaliou  du  paramclie  C  coniluli-<i  à  une  relation 

(E)  FO-,y;x)  =  o, 

F  étant  un  polynôme  entier  ^n  y^  y\  dunt  les  coefficients  [leuvenl  être  d6 
fonctions  quelconques  de  Jr«  D'après  la  façon  même  dont  cette  équuliofi  a 
été  obtenue,  quand  on  y  regarde  jf  comme  un  jvaramétre»  elle  est  de  genre 
iéro  en  y  et  y\ 

Inversement,    étant    donnée    une    équation    dilTérentielle    du     premn 


11.    —    tTLiJE    I>K    OUKI-OCES    HQyATtOXfi    DU    MlEMIER    OQDRE.  4g5 

onire  i  E  ï,  dont  lu  prernii^r  membre  est  un  pulyname  entier  en  y  el  j^, 
les  coefilcieni?  étant  <1l's  foticliuiis  aaalyLi^iueïi  quelconques  de  j-,  ptinr 
qu'elle  admette  une  îniégrale  générale  de  In  foime  (A),  il  faul  d'abord 
qu'elle  suit  dti  genre  zéro  t,\\ y  et^*.  S'il  en  est  ainsi,  on  peut  exprimer^ 
et  j'*  par  des  fonctions  rationnelles  frun  paramétre  «, 

y  =  rijr^  ti)^        y'  ^  rj(ar,  «), 

de  telle  façon  que  l'on  ait  inversemenl  u  =  s{x,  y,  y'),  les  fonctions  r  et  /'i 
étant  rationnelles  en  uet  #  étant  une  foncttoti  rationnelle  de  j%  ^''\  Lequa- 
lion  dilTérenLielle  proposée  (E)  est  remplacée  par  réqnalion 

ôf        àr  au 
àr       à  a  iij' 


I 


rj(^,  li  \, 


^ui  est  de  la  forme 


î 


F  étant   une  fonction   rationnelle  de  w.  Sr   Tînlégrale  jjénérale  de  l'équa- 
tion (E)   est  j^  =  R(ar,    C )^   l'intégrale    généiale   de   léqualiou   (Ej)   esl 

d'après  cela 

u^s[.v,  ^[T,  G),  R'(:r,  G)J, 


\ 


*esl-à-dire  une  fonction  ra-lionnelle  de  G.  Mais  les  seuls  ]ioint$  singuliers 
d'une  telle  expression,  qui  varient  avec  G»  sont  évîdemnjent  \ic>  pôles.  Il 
faut  donc  que  Ic^  seuls  [>ointï*  «-ingulier?  mobiles  dt:  Téquation  {My)  soient 
des  pôles;  par  conséfpient,  Téqualion  (  Ei  )  doit  être  une  équation  de 
Hiccati  (  '  ). 
1     Gonsidérons  par  exemjde  l'équation 

I  r '»  ^  <  IV  -^  Q  )'  ^  y  —  «  )  ^  .>'  —  ^ } ,      ' 

tbù  P  et  Q  sont  des  fonctions  de  x,  a  et  If  deux  eonslantes.  Geltt?  relation 

est  bîen  du  genre  zéro  en  y  et  y  et,  pour  cxpi  îm»M'^K  ^l  y*  p^r  des  fonc- 

y  —  h 
tîoos  rationnelles  d'un  iiarametre,  il  suffit  de  loiser-:^— — -  —  i*,  ce  qoi 

^y  —  a  ^ 

lonne  enfuîle 

f{i  -  t^y-—  iù  —  a)[P(l/l  —  a(^}  ^-  Q(/_p)]^ 
pt  l'équation  (Ei)  est  ici  une  équation  de  Riccali 

«F 


421 .  Foûctioas  uniformes  déduites  de  Féquation  y'™  ^  R  {y  ),  — 

(*)  La  réripro<iue  est  immcdiute.  Si  (  l£,  )  est  une  équalian  de  Riccati,  riuté- 
grale  géoéritle  u  e^t  une  functinn  linéaire  d'une  ci»nstaaLe  arbiirjire  C,  et  piir 
^tiite y  =  r{Xy  u)  est  une  fonction  rationnelle  de  C. 


4ij6         r.llAt»tTHE  XXI.    --   EQUATIONS   DlPPÉRE^rriELLES  NON    LCSÉAtaES. 

Nous  allous  encore  étudier  les  ioté^^ raies  de  réqualiou  dilTérenlielie 


(25) 


.— o-.=^^;. 


OÙ  m  est  un  nombre  entier  posilif,  P(^^)el  Q(y)  deux  polynômes 
^n  y  h  coeflicients  constants  et  [iremiers  entre  eux»  en  nons  pro- 
posant de  déterminer  toutes  les  équaUona  de  cette  espèce  dont 
riotégrale  générale  est  uue  fonction  imiforme.  Soît  Xo  une  valear 
quelconque  de  jl'  et  y^  une  valeur  arbitraire  trann niant  aucun 
des  polynômes  P(J').Q(jO*  L'éqitalion  (^a),  où  Ton  remplace/ 
par  l'o,  admc'l,  en  y^  m  racines  dislinctcs.  Choisissons  «ne  de 
CCS  racines  v^,;  TéqnaLlon  ('i5)  admet  nue  intégrale  liolomorpbe 
diins  le  d  limai  ne  du  point  jr^^  prenant  la  valeur  y^^  en  ce  poial, 
el  dont  la  dérivée  est  égale  à  y*^  pour  jr  =  x<,.  On  |>enl  pour* 
suivre  le  prolongement  analytique  de  celle  intégrale  lonl  le  long 
d'un  chemin  quelconf[nc  issu  du  point  Xo,  tant  que  l'on  ne  ren- 
conlre  pas  de  [Hjinl  singulier.  Soient  a  le  premier  point  singulier 
ipie  Ton  rencontre,  X  nn  |>oint  tin  clinnin  L  conquis  entre  jt^ 
el  a.  Y  la  valeur  corres|>ond:inte  de  Fin Légrale  au  point  X,  Les 
raisonnements  du  [ïrccédenl  puragiapliCj  que  Ton  peut  reprendit 
sans  modification  essentielle,  prouvent  que,  lorsque  ]X  ^-  a[  tend 
vers  zéro,  Y  tend  vers  nue  racine  de  Ftine  des  équations 

nu  ]Y|  augmente  indéfinijnt'nlj  mais  il  ne  [ïoot  pas  ;Mri\er  que  \ 
ne  lende  vers  aucune  linïite. 

Nons  allons  examiner  les  dilTérents  cas  possibles.  Soit  d'abord/' 
une  racine  d'ordre  ^  du  dénominaleur  Q{j^)^=o.  On  lire  de 
Téqualion  (25) 


(ïO) 


dx  =  (  j' 


i{r- //)H-...l<n 


Cy  ,^  o  : 


quand  on  lait  décrire  à  r  wn  chemin  allant  de  ro  à  b  dans  le  plan 
des^,  X  parlaol  de  .l'o  aboutit  à  un  point  a  distance  finie  du  plau 
des  jr,  point  que  nons  appellerons  a.  Inversement^  lorsque  .r  \à 
i le  .27,1  e n  a  s  n  i  va  n  t  ce  c  hem  i n  ^  y  v a  d e  j*o  en  ù ,  Mu  posa n  I  r  —  ù^^l***, 
on  déduit  de  Téquation  ('^G)  no  développement  de  .r  —  a  siii^ani 
les  puissances  de  i  commençanl  par  nn  terme  de  degré  nt-^q* 
ïn versement j    on    aura    pour    (    un    dévclupjïcmenl    suivant    le> 


p.. 


en  iiE 


î séances   (raction 


ilELQCBS   ÊQLATIONS    l>L'    PBEMtKH   ORURE,  497 

naires  de  jt  —  a  commerK^^ant    par   un    tenue 


;en   {x  —  a)'**'^^^ ^  el  par  siitlp   un   (l^veloppenimt  ûi^.   y  —  h  de   la 


forme 

IL  jr  —  b^iT  —  aj 

q  étant  pusilif,  m  -h  f/  est  ;;>  w,  et  le  point  j^  —  a  est  pour  l^intë- 
grale  CfHi^idèrée  \\%\  porni  ciilif^ue  ali^/'UrîqueJF^oiir  ipie  Tînté^rfale 
gt'iiérale  de   IVt^iiytion   (a5)   soit  une  ioncticin    n ni  forme,   il   faut 
on*'  (|iie  le  poljnome  Q(^)  se  réduise  à  une  constante,  ou  que 
^équation  soit  de  la  forme 

a?)  y'«=P(^), 

P(^)  étant  un  polynôme.  1^'équatîon  obtenue  par  la  transfornia- 

lion  j^^==*>   ou   :î''"=( — lY'* z'^**^  \^  i     \    devant    aussi    être   de   la 

lue  me  formCj  le  degré  ihi  polynôme  P(_k)  f^^  peut  être  supé- 
rieur à  a  m-  Nous  pouvons  supposer  pour  achever  b  discussion 
que  P(j^)  est  de  degré  a  m.  En  efFet  s'\  i^{y)  est  de  degré  2  m  —  q^ 

eu  poSfint  v  =  fi  H-  -1  a  n'étant  pa>  raeiue  de  l^(j',),  on  est  con- 
duit a  l'équiitioD 

OÙ  le  second  raenibre  est  un  polynôme  de  degré  2  m.  lu  versement, 

étaut  donnée  une  équation  de  la  forme  (^'27)  où  P(j^)  est  un  po- 
lynôme de  degré  \tniy  si  h  est  une  raeiue  de  ce  polynôme,  la  sub- 

ySlilulion  j' ^  t -h  -  conduira  k  une  érpiation  en   z  de   Ja  même 

espèce,  oh  le  second  membre  sera  un  polynôme  de  degré  infé- 
rieur à  2m. 

Supposons,  par  conséquent,  que  P(j^)  est  un  polynôme  de 
degré  2//*,  et  soit  a  le  premier  point  singulier  que  Ton  trouve  sur 
le  chenrin  L  à  partir  de  x^.  Si  \\\  au^^ruente  indéfiuinient  lorsque 

X  tend  vers  at,  Péquation  en  z^  olilenue  en  posant  ^>' =  ^*  adtnet 

une  intégrale  holonior[rhe  qui  est  nulle  pour  \  =  a;  le  point  a 
est  donc  un  pôle  [>our  j^.  Reste  à  examiner  le  cas  où  Y  tend  vers 
une  racine  b  de  V{y)  lorsque  X  tend  vers  a.  Ceci  ne  peut  avoir 
lieu  que  si  Tordre  de  multiplicité  de  cette  racine  est  irdé rieur 
G..  IL  3a 


49^ 


CHAPITREv    XXI. 


KOUATIONS    DlPPRARNTIRLLEg   NOV   LtNEAlllEfl. 


a  m.  bupfïosons,  en  etlel,  que  l  (j')  soil  divisible  par  {y^-b)^, 
q  étant  -^m.  De  réquiiLion  (^7)  c»n  lire,  d'aprf^s  les  condilious 
initiales, 


X  —  Xo  — 


/      ^^ 


!ffl(  y)  élritît  réjïiifière   dans   le  domaine   du   point   b^    et   l'an  voit^^ 
qne  [\|  an£;inente  Inrléliniineiil    lors<|ue   Y   lend    vers  h.   Il   faui 
donc  que  Ton  ail  q  <C  tn:  réquation  proposée  peut  s*écrire  encore 


(•a8)         dx^(y—b)    "*[c^-^  c^iy  —  h)-^. .  .]dy        (cç^ti^ 


et  Ton  en  lire,   pour  x  —  a,  un  developpemenl  suivant  les  [niis- 

sances  de  {y  —  6)'^,  commençant  par  un  terme  de  degré  m  —  «/. 

Inversement^  on  en  tirera,  pour  )^ —  b^  un  developpemenl  snivani 
les  puissances  frarlionnaires  de  x  ^ — il  commença  ut  par  un  lernie 

en  {x  —  3l)'"^'.  Le  point  a  est  donc,  en  i;éuerid,  \m  point  critique 
algébrique/  Pour  que  ce  soit  un  point  ordinaire,  il  faut  que 

soit  un  nombre  entier  f,  oti   que  Ton  ait  q^mii—  -.  )»  1  étant 

un  nombre  entier  supérieur  à  un.  *>etle  condition  est  d*aillinjr> 
syffis^inte,  car  on  déduit  alors  de  Téq nation  (28)  un  développe- 
ment 


i 


^^ktiy-hV^k^iy^  by 


{A'i^o), 


et  inversement,  on  aura  pour  (y  —  6)'  un  developpemenl  suivant 
les  puissances  entières  de  x  —  a. 

Pour  que  les   intégrales  de  Féquation   ('27},   où    P(v)  est  un 
polynôme  de  dej^^ré  a  m,  n'admettent  pas  de  poinis  criliques,  tL 
faut  et  il  sufiit,  d'après  cela,  que  V ordre  fie  multiplicité  de  iouk 
rncine  de  P(y)  ^  o  soit  égal  ou  supérieur  à  m^  ou  soif  de 

forme  m(% lU  i  étant  un  nombre  entier  supérieur  à  Tiinité. 

Lorsque  toutes  ces  conditions  sont  remédies,  Tiotégrale  générale 
de  Téqualion  (27)  est  une  fonction  uniforme  dont  les  poinls  sin- 
guliers à  distance  finie  ne  peuvent  être  que  des  pôles. 


ETI'Lll£    fi£   QL'ELQL'ES    EQUATIONS    [llT    PBEMIBft    OH|>llE. 


499 


-"our  achever 


h  d 


liïCUSSIOl»    DOU^ 


disli 


ogueroDS  plusieurs  cas 


Premier  cas,  —  ]l  y  a  un  facteur  binôme  dans  P(>')  dont 
Texposant  est  supérieur  à  m  (il  ne  peut  évideiniiienl  y  en  avoir 
qu'un).  S'il  y  a  en  outre y>  ("acleurîi  liuéaires  dislincls  de  celui-là, 
la  somme  des  exposants  de  ces  facteurs  est  inférieure  à  m, 

On  en  ûre p  —  i  <i  —  +  *  .  .  -h  ^  et,  commf  u^  t)^,  .  . .,  ip  sont  plus 

grunds  que  runité,  p  —  i  <C  7-»  ou  p  <C  à.   On  a  donc  p  7^  i^  et 

réquation  (  .ro  penl  .s'écrire,  en  extrayant  les  racines  m^"""'^^  des 
deux  iuenit>res^ 

le  cas  où  f  :=:  i  ne  doit  pas  être  exclu,  car  II  correspond  a  une 
Inpoihése  qui  n*a  pas  été  examinée^  celle  d'un  seul  facteur 
linéaire  dans  l^(^). 

Deuxième  Cfts.  —  L'équation  P(j^)=^o  admet  une  racine 
d'ordre  m  de  multiplicité.  Si  elle  en  admet  deux,  l'é(|ualion  (27) 
devient,  eu  extradant  les  racines  m'^"*"*  des  deu\  uieml>res, 

y  =  A<  >'"-  aiiy  —  b}. 

Si  réqiralioo  P(  i* )  ^  o  n'admet  (pi'unc  racine  d'ordre  m  de  mul- 
tiplicité,  elle  en  adrnel  pip^*i)  dont  Tordre  de  multiplicité  est 
inférieur  à  ///,  et  Ton  a  une  relation  de  la  lornie 


'('-i)^---^"'('-i)=' 


«u  17  ^  i  =  —  -h .  »  .  -f-  —  5  —  •  d  OU  1  ou  lire  //  2:  u.  Lomme  p  est 

fi  if,      'À 

supérieur  a  Tu  ni  té,  on  a  forcénïent/7  ^  2,  i'i  ^=  /a^=  "*-  î  ^*^  nom  lire  w 
e^t  un  nombre  [)air  et  réquati^in  ('■-'.7)  se  ramène  à  la  forme 

a,  fr,  c  étant  trois  nombres  difl'érents. 

Troisième  ras.    —  f/équah*>n  P(y)=:o  u*admet  que  des  ra- 
cines dont    Tordre  dr   m*il(i|dicité  est   intérieur  à  m.    Soit  p   le 


SOO  CMAPITRE   XXI.    —    ROtATJONS  DIFFÉRENTIELLES  NON    LINÉAIlieS. 

nombre   de   ces   racines;    la    somme   des   ordres    de   mullipUcit^ 
étant  Àm^  on  a  nne  relation  de  la  forme 


i'-T) 


-^  mi  î 


S—'  On  en  Lire/>^4?  et  comme /ï  est 


supérieur  à  2,  on  ne  peut  avoir  que  p  =  4  ou  p  1===  À,  Si  p 

T  doit  être  éi;ale  à  3^  chacun  des  c 


ta  somme 


I,  Is  I,  i^ 

m  in  a  leurs  étant  an  moins  t'gal  à  2,  on  a  nécessairemenl 


«1=^  fî—  **=  u  —  2. 

Si  /?  1=  3,  il  s'agit  de  trouver  trois  nombres  entiers  / , ,  i^y  l'i,  su- 
périeurs à  l^unité^  tels  que  ta  somme  de  leurs  inverses  soit  égale 
à  I.  Si  aocun  de  ces  nombres  n'est  égal  à  2^  chacun  d*eux  est 
forcémenl  égal  â  3,  Si  Tun  d'eux  /\  ==  2,  la  somme  des  inverses 

des  deux  autres  doit  être  -;  s'ils  sont  égaux,  chacun  d'eux  est  égal 

à  4-  S'ils  sont  inégaux,  le  plus  petit  doit  être  inférieur  â  4  î  »*  ^^^ 
donc  égal  à  3,  et  le  plus  grand  est  alors  égal  à  6.  On  na  donc  en 

tout  que  (plâtre  comliinaisons  possible;^  et  l'équation  (2^)  peul 
être  ramenée  à  Tune  des  formes  suivantes 

{V)  y^  =  Xi  y  _  a  }*(  j^  —  h)i{x  ^  c)^. 

(  VI  )  /*  =  Ai 7  —  «  \Hr  -  ^  )^(y  -  ^)** 

(  Vrt  )  y«  ^  A  (  j  -  a)*(  j  —  à)^ij  -^c)\ 

a,  A,  f,  //  étant  des  nombres  difr^rents.  Toutes  les  éqi ratio r»s  1 
OÙ  i*(^)  est  un  pol\in>jne  île  degré  '2  m,  et  doiil   T  intégrale  géné- 
rale est  une  fonction  nuiJ'oi  im  ,  oui  Tune  des  formes  que  Ton  vieut 
d'obtenir.  Inversement  toute  intégrale  tie  l'une  quelciir^que  decet^H 
équations   est   une  fcmclion    uniforme,   puisque,    sur   un    chemin^^ 
qneli^onque  décrit  [>ar  la  variable»  on  ne  peut  rencontrer  d'autres 
points  si tïgu tiers  que  des  potes* 

Alix  diIFérents  t\pes  que  nous  venons  d'énumérer,  il  convif^nt 
d^ajouler,   pour  avoir  toutes  les  équutions  de  la  forme  <  >^i  dont 


ETUDE    HK   gUELQVEâ   EQUATIONS    I>i:    PHKMIBK   ORIïRK, 


XJl 


Ir  intégra  le  gënenile  e^i  uni  ("orme,  les  lyi^e^  que  Ton  yblient  |^)ar 

ui*e    Irrinsfonnatiiiii    telle  nue  y — a=  - -»  7.  elaiil  une  racine  du 

polynôme  P(jk).  I^es  nouvelles  formes  auxquelles  on  parvient  son! 
les  suivantes 


(I)' 

<()' 
(II)' 

(III  y 
III  r 

V)' 
Yl) 

VU/ 
vil)' 

ïvrir 


y  ^  A(  y  —  a  )     S 

y'4  =  A  (  )-  —  a)^i  r  —  b  )*, 
y'«=r  A(^  —  «  )*(  r  —  A  )^, 

y*  =^  Al  ^r  --  rt  )* ( ^'  —  ^  )*' 


[jes  équfilions  (1),  (f)',  (I)'',  qui  se  ramèiï^nl  TiiTie  à  raulre.  ont 
pour  inlëf^rale  générale  une  foiiclion  rationnelle,  comme  ou  le 
voit  imméiiialemenl  sur  rë4|uation  (I)'  par  exemple.  Les  équa- 
tions (II),  (U)\  (IIl),  (Iliy,  (FM)''  ont  pour  intégrale  générale 
une  fonction  >]nipleinenl  péiiodiqne  ;  le  calcul  est  imméclial. 
En  (in  l'inl*''*^rrilf  ^'éinriilr  rl**s  éq  nation!»  (IV)  et  (  IV  )'  ej^t  une  foiie- 
ption  elliptique.  Il  ne  reste  ilonc,  comme  tvpes  nouveaux  iréqua- 
lion*  diHerentielles  de  la  forme  (a5)  dont  Tinté^rale  générale  est 
uniforme,  que  les  r-quatious  (V).  (VI),  (VII),  el  adies  qui  îîV 
ramènent.  Ces  équations  se  partagent  eu  trois  groupes»  et  il  suffit 
*întégrer  une  équation  de  chacun  des  groupes.  [>ar  exemf>le  les 

féquaiions  (V)\  /  vr'\  (virr. 

Si  dans  réquation  (Vif  on  pose  )'  =  a  -h  z-,  l'équation  devient, 
Q  e^trajaot  les  racines  carrées  des  deux  iiu^uibres^ 

j 


5o3 


CHAPITHK    X\1. 


K^^UATIONS    DIFFERENT! KLLKS   NON    LINEAIRES. 


el  rintf^^rale  g^éiiérale  de  F^quahoti  en  :;  esi  unr  fnnclioii  ellipJ 
tique*  De  même,  si  dans  rêt|iiation  (VU)"' on  f»ose  j' :=r  o  H- i\ 
réqiifïlion  devient,  en  e\h"ii\ani  les  raeîm's  cuhii^ues  des  deiu 
menibres, 


93'*=  A*(5»-ha- 


et  nous  relrouvoiis  unii  équalion  de  la  forme  (IV)', 

Potir  intégrer  l'équaliotï  (V/,  nous  reinarqueroH'^  que  celle 
relation  entre  r  eL^est  du  premier  ;4enre.  On  petit  dune  exprimer 
rdtianrïellt^rnenl  y  el  y  io*  moyen  des  *:oor^loijnées  d'un  point 
d'une  cubique,  Km  au  moyen  (Tun  juiranirlre  /  el  de  la  tarin*' 
carrée  d^in  poluiojne  du  Iroisième  degré»  Si  Ton  po 
eflety'^:  A^^,  on  lire  de  Féquation  (V  y 


I 


r  = 


-/(«  — «l)ïH-  j  A/», 


el  la  relation  liy  ^=iy' dx  condnil  a  la  nouvelle  équation 


Ht 


3_^/û^rMî: 


4A«S 


dont  1^'nlé^rale  générale  t  ^=^/{x  -^  (^)  est  une  fonelion  elliptique. 
On  en  déduit  potir  Tinlégrale  générale  de  rëquatioo  (V)' 


In- 


G). 


L'intégrale  générale  de  toute  étpiatiun  de  la  forme  (a5),  lorsq 
est  une  looelion  uniforme,  est  done  soit  une  roiictioii  rationnelle 
de  X  ou  de  rexfionenlielle  e*^^\  soit  une  fonelion  elliptique. 

En  de  II  ors  des  cas  qui  viennent  d*étre  énumérés,  Tintégrale 
générale  de  Téq nation  ('à^'}  n'esl  jamais  une  foni'hon  uniforiue. 
Par  exemple,  la  fonction  inverse  dune  intégrale  livperelliptique  dt' 
première  espèce  ne  peul  être  une  fonction  unîrorme.  Considérons 
en  eflét  un  polynôme  P(j')  premier  avec  sa  dérivée,  et  de  degrr 
supérieur  à  4î  l'équalion  difrérentielle  y*z^P(y)  ne  peu! 
admettre  d^intégrale  uniforme.  Soient  (jTj,^  y^)  les  valeurs  initiales 
des  deux  variables  x  et  y;  lorsque  |  >[  augmente  indéfiniment* 
T  tend  vers  une  valeur  (inie  a,  et  inversement  lorsque  ^  va  de  j*( 
en  a,   1^1  augmente   indétioimenl.  Le  poinl  x  —  a  e-^t  un   poinj 


KTlUiB    DE    yUfciLQl  KS    K^TATtO^îi    lU     l'HKMIKH    OIHmK. 


ùol 


I 


crîtiqu*!;  algébrique,  nous  venons  île  le  voir,  pour  ririlégrale  de 
Péqualion  z'^:=z  z^P(-^  t\n'\  rt'inl  vers  /.éro  lorsque  x  tend 
vers  a  puisque  le  de^^rt'  *le  V{X)  est  supérieur  à  4  (*  )- 

it^.  Existence  des  fonctions  elliptiques  déduite  de  Inéquation  d^Euier. 
—  Les  raisrinni^mcntH  du  précédenr  (laraji^iaphe  prouvera  en  piiriicuUer 
cjue  l'iii  té  lirait:  ;;ént*r'ale  de  IV'qualton  j''' =  H(j'),  où  Fl(j  )ei5l  un  polynimii' 
<iu  troisii-rue  ou  du  i[UHirii^iin;  de*;ri%  premier  avec  sa  dùriv^^e»  e^l  une 
fuuclion  uniforme  m('roFiiiir|ihi"  liansi  ti»ui  le  plan.  D'aulre  pari  la  loncttoii 
inverse,  qui  est  un(*  iiiU*|;rale  ellipLit|ue  de  première  espèce^  adiuet  deu\ 
périodes  donl  le  rapport  est  imaginaire  (  ii"  ;Hi).  Getie  ronciion  uniforme 
est  dofH!  duubltïnienl  pr'riodiqu«%  Cl  nous  diMiiontnm^  ainsi  IV\i^tence  des 
t'ont'tions  elliptîijue^  pai  le  Pidcul  intéj,'nil  seylemeni.  La  tl énn i ri «^t ration 
prt'cédenie  de  t'uniftiruiilé  de  la  four  lion  inverse  th;  rinlr^'iale  elliptique 
de  première  espèce  e-*!  di^lim  te  «ïr  eelle  i\uï  a  élé  dounre  plu:^  liaul,  in"  '4'dij). 
où  nous  faisons  appel  aux  proprirtés  di*  \n  fonction  pti.  \<vus  montreroiiî* 
encore  en  tpiekjues  mot?»  rommenl  on  f>eul  preiidr»'  pour  poini  dr  départ 
tie  Ifi  théorie  riuté|;ratian  de  IVquiitîou  d'Euler,  c«  <;|ui  pourra  donner  une 
idée  de  la  jnarclir  suivie  par  les  inventeurs. 

Gonsiilerons  tfabord  l'équaiion  dilTéreniielle 

flr  dy        _ 


rinléjçrale  générale  ejit  x  ^J \  — ^v'-J-^/i 


j'=^  G  (u"  375).  H  est 


(')  \\m\^  urn  (le  leurs  Méujoircs,  liriol  vX  linuquct  )*'tilaient  propuî-é  tle  d»^trr- 
mincr  tMUtes  \^s  i!^quiilioii«;  Viy.  y)  ~  o,  oh  V  est  un  jiolyimiue.  iloiil  l'intégratc 
gèncrak  est  un«"  faiictKoi  unifurmc  \  Journal  de  l'École  Pol y  technique^  l.  WIj. 
Des  cui»ditioiis  injnvt-fS  par  eux.  M.  Ileniote  a  ilêthiil  que  la  reLHioii  eu  Ire  y 
et  y'  e-il  du  genre  /rm  ou  nu  t  Courâ  lilhagraphie  de  i'A'vnle  Poirlechnique, 
1H73).  tle  sorte  que  l'on  pLnit  apphquer  pi>ur  tMitéi^ralioii  lu  uiétlonlc  du  u"  37.i. 
Si  lii  rcUtoui  est  du  ^enrc  /.én>,  ou  peiM  ex p rouer  y  et  y  pur  iJe>  (ouctton<»  rd<tiou- 
fielleâ  d'uii   paramèire  i\  \a  variiihle  jc,  qui   n'ohtjeut   pnr   010^  quadrature,  doit 


élre  é^ale  à  uur  (jum  tiun  linéaire  de  /,  JC  =     ^ -t  ou  au  to^a  rît  loue  f  l'une  frifi€- 

lion  de  relie:  es()i^ce  .£-  -   \  \A*%y  - — — -j  I»  \n\i\r  qui^  I  inlegraie  de  I  «:quatuoi  pro- 
posée Mot  une  fioirLioii  outlonne.  Si  l«i  relation  est  du  K**rire  uu,  ou  peut  ei^primer  j' 

dj^  f    dy    ^   r 

et  y    par  de^   ll>rMU|l>u■^  «:lliiJloTues   a  un    imi  .«m»  ire   m.   et   -^    =   —;  -"f    oûil  se 
-^     ^  du        y    du 

réduire  à  une  êuii-^uinti-.  I<e  prohiéme  d*î  lïrtoi  ti   Bouquet  a  été  gënêralïhé  par 

M*  K'urlis,  qui  a   Imiué  les  rioiditioos  néees^aires  et  suftisanles  pour  que  l'iule- 

grille   ?;eiiéra(e   d'une   équation    du    premier  ordre    F(j?,  jKi  JK  ,1  =  *n  alj^ebrique 

en  ^V  cl  ,v\  n'aduirlte  que  des  |ioiuH  critiques  fixes.  \\.  Piouearé  a  uooitré  depuis 

que,  loriii|ue  cei»  •'oiKtiLionâ  ^i»nt  rrnqilie^^  on  ei^l  ramené  ti  de;^  «(uadrature^  ou  â 

tics  équations  de  liircati  (  Acta  ninthetnuticu,  \.  Vil  ). 


Soi  riLIPiTRK   \\l.    —    ÊOtîATlONî^    l>IFI'KHK%TIKLLfcS   SOS    LI^'kAIRE^^ 

clair  que  celle  inléf;rale  i^éiiërule  e>i  d»iimée  mi>^\  \\itr  Irquatioii 

arc  siûx  H- arc.sin^  =  G', 

ei   par  511  il e  qur  Von  a  nm^  rt^^lalion  de  là  Inniie 

«rc  sijï  or  -+-  arc  ^iny  —  F(j?  /i — y^-^y  ^i  ^  x*)  ; 
(îour  déterrinner  la   foiiitinii  V^  supposons  ^  =  o,  nous  avons  en  définitîvf 

(io)  arc  ^lur  —  aiv  sîn/  —  arc  %\a(r  \/i  — J'*-»-/' v/i  —  ar*).  d 

Celle  relation   e?i   ei^uivalente  à  la   forniult?  d'addiiion.   Prenons  en  eUct 
deu\  arcs»  u  cl  i'  déterniinc^  par  le^  rondiiions 


;r  =  sin  «, 


/i  —  ^1=  COSM. 


J^  =   HHM-, 


^/i^vs  = 


cost-. 


lefî  radicaux  élant  pris  avec  le^  mêmes  valeurs  que  dans  les  fornaule»  pn 
cédente^.  La  relation  i'io)  donne 


OU 


^  /F— j'*-!-^  v/i  —  :r*=  î*in(M  -H  »•) 


sin(  M  -V-  t?  )  =  sin  m  co<.i'  h-  sin  t^  co«i  u. 


Mais  ce  serait  méconnaître  la  [M»rtée  de  celle  reoïarque  que  de  n'y  voir 
qu*itne  dëmonsiVation  in^'énieuse  de  la  formule  d'addilion  pour  5În  J".  ISrm* 
altmift  niojilrei  au  contraire  conimcnl  cm  pourrait  t-n  déduire  très  >implt'- 
nicnl  rexi^leiice  d'une  frtnction  uniforme  enlière  «^alisfaisanl  à  réquatiun 
dîHereniielle 


<3i) 


y   =    1     -   J*T 


et  se  réduisant  à  zéro  pour  x  =  o,  tandis  que  y' esl  égal  à  -t-  i  pour  x  =o. 
Le  ihcoréme  général  de  Cauchy  prouve  bien  qu'il  existe  une  fonction  Skn»- 
lylique  o(.t)  f^arisfai^anl  à  ce«t  condilionsi  el  holomi>rpbe  dan-s^  le  domain? 
de  Torii^îne,  mais  ne  fail  pas  connaître  le  rayon  de  converfçence  de  la  ^nt 
eutière  qui  représente  ^\x).  Soil  B  ce  rayon  de  conAcrgfcnce;  le  cerel**  ^- 
de  rayon  K»  ayant  (jour  centre  forigine,  est  le  plu*^  grand  cercle  décrîl  »lc 
l'origine  à  riniërieur  duquel  «f(.r)  est  lioloioorplie.  La  dérivée  çp'jjjé'-t 
holonïor|die  dans  le  même  cercîc  el  l'on  a  îp'*(  x)  =  i  —  t>*(.r).  Cela  p«*Ct 
reprenons  l'équation  {il%U  ^^  faisons-y  le  clian|îenieni  de  variables  ^  =  »(«k 
jf*  =  f^{%^)^  «  el  v  étanl  les  deux  nouvelles  variables  el  ^  la  fonction  qui 
vîenl  d'êlre  définie;  si  Ton  rlioisil  les  déieriuin-ilioris  des  radicaux  d'iinr 
façon  convenable,  non*  avons  aussi  /j — ^'=^'(it;,/r  —  y»=:o(v),cl 
Téquatiou  (29)  devient  du -^  dv  —  a,  L'inté|;rîile  générale  de  celte  équ 
tion  peut  donc  s'écrire  sous  deux  formes  dilîé rentes 

w  H-  V'  =  C.        X  \Ar 

OU 


Un  en  déduii  cuiiiine  tout  à  l/licure  que  Fun  a  une  rchitian  entre  u  ^- f 
et  c{  «  t&W  r)  H- <^'(  u  »(»(p);  on  achève  de  la  ik-terrainei  en  fâirsaiït  t»  =  o, 
ce  qui  donne 

{  il  )  ^  (  W  H-  t*  )  "  f  i  U  )  ^i'(  r  )  H-  ©'(  W  )q(  i*  J. 

r^ette  rplalroTi  est  vériti«^e  |K»ijr\u  que  l'un  ait  |  m  |<  R,  |t'  j  <  R, .  w-!~ï^|  <R» 

W  R 

re  qui  aura  lît-u  certinneiuetit  si  I'imi  a  |  tf  |  <  ~ï  [v(  <  — *  Supposons  p  =  «, 

Fi 
et  |a[  <  — ;  ï'écjutitioii  (3'2)  devienL 


(3^) 


5p(-Jl«)  ^   A0(«.)^'(  W). 


Soii  ©i(m)  la  fonclion  7J^\—y^*(—\\  celle  fonction  ©ifw)  est  holo- 

moTphe  dans  le  cercle  de  rayon  i  R  décrit  de  l'origine  comme  rentre,  et 
d'iipréis  la  reblion  {33»  elle  c^t  identique  à  la  fonction  liidomorplie  'f(«| 
tians  le  cercle  C  de  rayon  R.  Ces  dvvw  foijctions  gt  M  )i  îii(  u)  ne  formcnl 
donc  qu'une  même  fonclion  analytique^  qui  es^l  holf»niorplie  en  dehors  du 
cercle  C.  H  est  donc  impossible  que  le  rayon  R  de  ce  cercle  ait  une  valeur 
finie:  par  ^uite  la  fonction  o(  w  \  est  nixe  fonetian  entière  de  w. 
Cnnsidérons  maintenant  l'équation  dillrrenticllc 


<34) 


yt  =  n-^r^j(i--A'^»), 


en  adoptant  pour  le  second  membre  la  forme  normale  de  Legendre^  et 
proposous-nous  d'éiudier  Tintégrale  X(.r)  de  celte  équaiion  qui  ent  nulle 
paur  ^  =  o,  sa  dérivée  élant  égale  à  H- i .  Celle  fonction  \{x)  est  holn- 
niorphe  dans  le  domaine  de  l'origine.  Soient  G  le  plu&  grand  cercle  décrit 
de  rorigine  pour  centre  a  Tîntérieur  duquel  ta  f*inclion  \{x)  est  raéro- 
morphe»  el  R  le  rayon  de  ce  cercle.  Si  le  point  singulier  de  X(jr)  le  plus 
voisin  de  l'origine  n'était  pa*?  un  pôle,  on  prendrait  pour  G  le  cercle  pas- 
sant [lar  ce  pnint  singulier,  et  la  fonction  k{T)  serait  alors  Uolomorphe 
dans  ce  cercle»  Cela  posé,  reprenons  l'équalioii  d'Euler 


<3S) 


dxi 


dx^ 


\f{  \  —  x]){  i-  k^x]  )        )/{  \  —  x\){i-  k^x\) 


dont  l'intégrale  générale  peut  s'écrire,  en  multipliant  les  deux  termes  de 
la  formule  (66)  (p.  'i3G)  par  la  quantité  conjuguée  du  dénotninateufj  el 
supprimant  le  facteur  commun  x\ — x\. 


(36) 


3^1  /(  t  —  X\  ),   i  -   X'' JCf  t  ^  j^  /(  I  _  ^1  )(  t  ^  k^T\  )   _ 


t-  k''x\x\ 


=  G. 


LVauire  part^  en  choisissant  convcna blême jit  le  signe  des  radicaux,  le 
cliangetnenl  de  variables  Tî  ==  XO  )»  j?j^X(t*)  conduit  de  l'équation  (35) 
à  l'équalion  du  h-  dv  —  o,  dont  Tinlégrale  générale  est  u  -h  v  —  C\  Faisnn!* 


Iti  riN  mt*  *ub>lihilîrMi  tliiris  Li  fnrmule  (  3<i )  ;  n^nis  avon^  donc  une  rrlalioa 
de  iti  fi>nne 


I  — XrU*(u)XMt') 


=  F  (  «  ^  t*  ), 


et  ni)u^  délermîiH^rtm*  encortî  la  forme  de  la  fmn  tion  F  en  «upp*i-^i*nt  t»  =a, 
ce  qui  donne  F(m)  =  X(«J,  el  l'on  a  cîn  dt'liiiitivi^,  la  relalion 


(37) 


/  (  «  H-  t;  )  = 


>(«|V{r)^X(ir)>/(tt) 


Kn  supposant  t?  =  u^  i\  vient  enfin 


^38) 


1  j  a  //  )  = 


ftirniijir  qui  a 
la  IV» net  ion 


lieu  potirvu  qui*  l'on   idl  \u\ 


Gela  étant,  confid 


<**  (  M  )  = 


cette  fonclioM  e-^t  no*rfvnNir|dif  tlao^^  11-  cercle  de  rayon  iH  décrit  de Forigine 
pour  ccniie.  pai^qu^dle  csi  le  qiïotieni  de  deux  fondions  nu^romorphe* 
dans  ce  cercle.  D'ailleurs,  elle  coïruMe  avec  )j  «  j  à  rinlérieur  de  C,  <ra[>rèâ 
\n  relalion  (  >8  ).  Le;*-  deux  fonclion^i  A{u)  el  *(m)  fojiiient  floue  une  *riilc 
fonction  aniilytique,  et  \{u)  est  méroniorpUe  dans  un  cercle  plu?  grand 
que  C.  [I  est  donc  impossible  de  supposer  que  le  rayon  B  de  ce  cercle  ail 
une  %'aleur  Hnie^  et  par  suit*-  la  fonition  liu)  est  nicrornnrplic  dans  tou^^ 
te  plan,  ^H 

La  formule  (f;)  couç'liiue  la  formule  iraddiiion  ileiv  ar^unirnis  pour  la 
fonction  X(h}.  Loriique  X  lend   vers  ïéro,  on   retrouve  à   la  limite  la  for- 
mule d'addition  pour  sinu.  La  fonction  sîna  peut  en  effet  élre  considér 
comme  une  dé^énércficence  de  \  i  u  ),  obtenue  en  faisiinl  tendre  X  \cr*  z^n 


iâri.  Équations  d'ordre  supérieur,  —  L'èiutle  des  propriétés  des  fone 
lions  délinies  par  des  équations  flifférenlielles  d*orrlre  supérieur  prcï^enH 
des  difficultés»  bien  plus  grandes  que  celles  que  l'on  rencontre  pour  Id 
équations  du  premier  ordre.  Ces  difficultés  liennent  en  grande  partie  à  I 
présence  jiosfHible  de  *iinj.:ula rites  essentielles  mobiles.  Ces  «ingubritâ 
peuvent  être  en  même  leinps  des  points  essentitds  et  des  points  criti«ni€l 
transcendants,  comme  d.ius  l'exemple  suivant  dû  a  M*  Fainlevé.  La  f<mciioi 


m) 


K-p[Ug(A^^B);  gi,  gi]. 


où  A  et  B   sont   deux   conslantes   arbitraires^  est   rînléjirale   générale  «k, 


M.    —    ÉTl  DE   r>E  QtËLQirES   ÉQUATIONS   Dt:    PRIiiHlËn   OttDRK.  SqJ 

réquation  i\n  'yfvtnul  ordre 


) 


4r  •—-?».>'-#'.     /4^._^,^-^, 

À 


B 

Duns  le  voisinage  de  loule  valeur  de  a.\  il idr rente  de  —  -j*  celte  fonc- 


Ikon  (39)  est  lioloiiiiir^>lie  au  iiiéroumrphe. 

l,or<ique  j^  tourne  autour  «lu  |»iiini  —    -  ?  la  fointitui  iirlrneL  une  infinité 

de  valeur*  <lirtérentes,  pourvu  que  aiTr  ne  soit  pas  une  pHiiîe  aliquute 
fFune  pénodiî  de  la  fouclif>n  p{u;  ^^^  g^  ).  D'autre  part  Jorsque  la  varîalile  j: 
décrit  une  courbe  de  forme  quelconque  telle  tjuc  [  A  r  H-  K|  tende  vers  zéro, 
le  point  qui  repn-seiiie  la  quijutité  a=  Ln^iXx-^  B)  décrit  nue  courbe 
avec  une  biamlit;  intinie.  *  eUe  rôurbe  traverse  dune  une  inlinilt*  de  [>arnllê- 
lo^ ranimes  île  période"^  ilç  Ui  functinn  pw^et  pai'  suite ^]K  ne  ten*l  vers  aucune 
limite,  linie  ou  iuliuie.  Ainsi,  quoique  rintêj;;rale  i^tncrale  île  rtH[uaUou  \  40) 
fie  pré*<entc  ni  points  eritiqueîs  fi\es,  ni  points  critiques  aigèbrif^ue^  mo" 
hiies^  tju  ne  peut  en  conclure  qu'elle  est  uuiforuie.  Ceci  tient  â  la  |>réscnce 

d'un  puint  critique  trauscendant  nnohîle,  le  point  t  —  —  —- 

X  pai  tir  des  équations  ilu  i  roi  sic  me  ordre,  les  points  singuliers  trans- 
cendants mobtl+'s  peuvent  former  des  lignes.  Il  est  facile  de  coRiprendre 
fôniiBcut  uue  fonction  analviiquc  admettant  des  coupures  peut  n'avoir 
aucun  point  eri  tique  i\>ïn^  tout  si  m  domaine  d'e\isience,  sans  être  pour 
f-ela  ynifioinc.  Considérons  par  exeinple  une  fonction  analv tique  /(a*) 
holono»rphc  dans  la  couronne  comprise  entre  deuii  cercles  C  et  C  décrits 
du  point  a  pour  centre»  et  admettant  C  et  C  comme  coupures  essen- 
tielles (l'^SiS).  La  ftjiiction  F(  j")  —f{.r\  -h  hog{x  —  a)  admet  encore  les 
lignes  C  et  C  ciimiue  coupures;  elle  est  holomorpUe  dans  le  voisinage  de 
|o»ji  point  r  eonijois  entre  M  et  (7,  et  cependan!  elle  admet  une  infinité  de 
déteniiinations  pour  toute  valeur  de  x  dans  ce  domaine. 

Ces  diflicullés  ont  longtemps  arrêté  les  géomètres.  Ce  n'est  que  dans  des 
travaux  récents  que  M.  Painlevé  a  obtenu  des  équations  difTérentîelles 
a Isré briques  du  seeond  ordre,  qui  s'intègrent  au  moyen  de  transrendantes 
uniformi*^  es^eiilielleinent  nouvelles.  Parmi  les  équations  de  M.  Pionlrvé, 
je  eiteiai  «seulement  l'équation 

oà  s  et  ^  sont  ties  constantes  /ap  ^^  o  ),  dont  l'iiitéf^rale  générale  est 
une  transeendatile  ménonorpbc  (  ^  ).  (  ^H^/fV*/*  de  la  Société  Stafhf^m., 
t.  WVIII.) 

{*}  Il  est  faeîle,  en  partant  des  équations  linéaires,  de  former  de*  systèmes 
d'équations  différentiel  les  qui  Kénéraliseni  rèquatiun  de  Ricciiti»  et  dont  les  inté- 
grales  ii'onl   pkis  d'autres  pnmls  <inmili€rs   mobiles  i|ne  des   jh'jIiîs.  KtioU  donné. 


IIL  -  INTÉGRALES  SINGULIÈRES. 

va.    Intégrale  slng^ullère  d'une  équation  du  premier  ordre  — 

On  a  fléjù  rf*nii*n]Nr  a  pliiaiiHirs  re[>ri^e^  (n"*  372  et  376)  qu'une 
équaliûii  ditlereulielle  du  |iremîer  ordre  petil  admettre  cerLiinf!» 
iiilégrales  qu'il  serait  impossible  d'obtenir  en  donnant  une  valeur 
parliculière  à  la  couiitaiite  arbilrnîje  (jiii  tignre  dktns  Finté^riile 
f;énrrale.  (]e  résnilal  païak  en  cnn liiidieliiHi  avee  le  lliéort'm'' 
établi  plus  liant  (  n'*  387) t  d*on  nous  avons  dêdnil  nne  délinilion 
précise  de  Tînte^rale  générale,  (jeci  noos  amené  à  reprendre  le 
théorème  fonda  me  niai  de  Caucby,  en  examinant  de  plus  [irès  *t 
les  bypollièses  comprises  diins  Tenon  ce  st>nt  iiécessaii^einenl  véri- 
fiées ponr  tontes  les  intégrales.  Considérons»  pour  fixer  les  idées, 
une  rqitalion  du  premier  ordre 

(4i)  F(ar,  jr, /)  =o, 

V   étant    nn    polynôme    entier   indécomposahle  en  Jt^  y^  j^,  Ai 

degré  m  en  )  ^  A  tout  système  de  valeurs  (.r^,  r,, )  Téquation 

lait  correspondi*e   en  général   m   valeurs   distinctes  et  linîes  v,,"' 
7  ^,  .  ,  .  'f  y,f^  pour  I  '.  Plaçuns-ïious  d'abord  dans  cette  hypothèse. 


par  exemple,  un  M'stnme  de  tniîs  équation»  linéaireH  du  fireniier  ordre 
(  a  )  y'  -h  av-hùz  -h  c «  =  o,     *'  h-  «,^r  4-  &,  -  -4- f ^  a  —  o,     u'  -h  a^^r-^*^- 1  -f-c, m  =ai 
61  l'on   ptise^y  =  uV,  z  —  «Z,  Y  el  Z  stuit   le*   inlégiiile*  du   !iyât<^.ine  dVquMiioti 
\     Y'-f-aY'+-6Z   4- c  — Yra,Y -h  AjZ-hCj)  =o, 


(?) 


el  (I  f!it  cliiir  c|ur  tes  ^etih  poinis  singuliers  ninbites  dci»  inléj^rales  >ont  de5  | 
IMuis  il  esL  à  reniiint^'*^"*  '1*'*^  ****  '»*t^st    P^"*  It'  s}*i*^inp  d'èt|uation*  dilTérentielk» 
plus  |i<*>nér*il  de  lu  fi  truie 

(  r  )  Y   =  il  {  X,  Y.  Z  j.         Z'  =  \\,  {x.\ri\. 

\\  cl  Hj  rtkim  lies  funcLion?,  raliunnelle!i  di*  Y  el  de  Z,  qui  jouisîic  de  celle  pro- 
priété. Kn  ctTet,  sori^nl  Y  =  ^(  Y,,  Z,)*  Z  r^r  4'(  V,,  Z,)  «les  formules  déliiiîs^^nt  i»»f 
transformttiion  de  Cremonfi,  de!  telle  sorte  l'jue  l'on  puisse  en  ririT  in%rr«<^- 
nient  Y,  —  ?t(Y,  Z  ),  Z,  — *^,  (Y,  Z).  s.  ^,  f,,  '^,  éLwnt  de^  fimclious  r«lioftnelle^. 
Si  l'on  fippli(|ue  celle  lr<itisforindlion  au  système  (P)<  on  serii  cunduît  à  ua  %p- 
iéme  jtjiitrt^iint  île  ta  iiiéfiie  pn>priélé,  qui  ^er»  bien  de  Ih  funiie  iy)^  nisiis  noi 
pîi*  en  gifnerjil  de  la  fornie  O), 


I 
I 


llï.    —    17STKGRALES   SiNGULlÉBES.  609 

Lnr!>c|ue  |x  —  x^\  el  \y  —  yo\  lendenl  vers  zéro,  le^  m  raciues  do 
Inéquation  (4i)  lendenl  respectivement  veisy'j,  >'^*  .  .  .  J^i„»  et 
chacune  d^elles  est  une  foneiinii  lioloranrphe  dans  le  domaine  du 
poinl  (j^o,  Xii)'  La  racine  qui  tend  vers  >'^  par  exemple  esl  repré- 
sentée par  un  dévelo|)peiMenl  en  série  entière 

(4*)  y  =  X^2/(  x  — j:„)-+- P/(j^— jo)H-.    .; 

on  p'-iit  appliquer  le  théorème  de  Caiichj  à  réqualion  (42),  et  Ton 
en  conclut  que  cette  équation  admet  *ine  intégrale  et  une  seule 
lendanl  vers  r«  lorsque  |x  —  .r,i|  tend  vers  xero.  Cette  intesi;rHle 
est  holomorphe,  et  le  dévelo|»peuienl  dey — j'^  commence  par- 
le ternie  >'^(^r  ^ — x»),  A  chaque  racine  de  Féqualion  {^i  ùt's)  cor- 
respond  ainsi  une  intégrale. 

L'équation  diiréreutielle  (jt)  admet  donc  m  intégrales,  et  m 
seulenjent,  prenant  la  valeur  jo  pour  a:  =  Xq^  et  ces  m  intégrales 
sont  hnlomorphes  ânns  le  domaine  dti  point  J^t».  En  ïan^a^e  géo- 
ni«''lrîque^  on  peut  dire  encore  que,  par  le  point  M|,  du  plan,  de 
Cfiordonnées  (j7o,  r©),  passeni  m  courhe^i  intégrales,  avec  rtt  lan~ 
pentes  distinctes,  le  point  M(>  étant  un  point  ordinaire  sur  chacune 
déciles./ Lï'ailletns,  toutes  les  intégrales  de  Téqualion  (4'-^)  qo!, 
pour  x^^x^j  prennent  une  valeur  voisine  de  y^^  satisfont  à  une 
relation  de  la  forme  4>(x,  r;  Xq,  y^-h  C)  ^o  (n"  387)  et  rinté^ 
grale  considérée  correspond  à  la  valeur  C  =  o  de  la  cou  si  an  te 
a  ri  li  traire. 

Si,  pour  Jt  :=  JTo,  V  ^=jKoî  <'<it'  racine  de  l'équation  (4i  bis)  e>t 
infinie^  il  suffira  de  regarder  inversement  jcomnie  la  variahie  indé- 
j>endante  et  x  comme  la  fonction  inconnue.  L^équaliun  (4')  &sl 
remplacée  par  une  équation  de  même  forme  F,(.r,  j^-,  j:^)  ^=o^  qui, 
pour  *r  =^  j:„,  K  =^T'ii.  admet  une  racine  nulle  x'^o.  Si  c'est  une 
racine  simple,  on  en  déduit  pour  x  — ^  Xo  un  dévelopjjement  sui- 
vant les  puissances  de  j'  —  jo  commeuçaut  par  un  terme  du  second 
degré  au  moins.  Inversement,  le  point  Xo  est  un  point  critique 
algébrique  pour  T intégrale  qui  tend  vers  )  ,j  lorsque  |x  ^  X(,|  tend 
vers  iéro  (n"3aK).  Par  le  point  (x(,,  j^o)  i'  passe  une  courbe  iuh'- 
grale  dont  la  tangeule  est  la  droite  x  =:  x^./ 

I     Les  coordonnées  (^Xi^^  yi^)  d^u\i  potni  puurlequel  Téquation  (4i) 
a  une  racine  multiple  satislont  a  la  relation 
(43)  H(ar,  ^)  =  o, 


oblrniie  en  i'Iiriiiiianl  )'  eiilre  Ifîi  detix  relalions  F  ^=  f*. -r-,  ^o, 

L*é(jnaliiMi  (4-^)  représenle  une  certaine  cotjrbe  (y),  el  pour  tout 
[>oii»l  de  celte  courbe  réqiii»hoii  (4i)  tHJimH  une  ou  |)itjsieur> 
racines  nmtfi|ileâ.  Soient  (\r,j,  >"<,)  les  coiinlonnêes  d'iiu  poini 
ordinaire  Mu  pri*»  sur  eetle  courbe  alLrébrique;  nous  supposerons, 
pour  rester  ddus  le  eîis  le  plus  siiu|>le  possible,  que  TeqnalioD 

admet  une  racine  double  kJ^  a  van  l  uire  valeur  fi  oie;  si  celte  racine 
doul)le  était  infinie,  il  suffirait  de  permuter  x  el  r  pour  élrr 
ramené  au  cas  (ni  elle  est  nulle.  I^orsque  j  .r  —  ^*o|  et  |j' —  r*| 
Mjut  très  petite»  IV^jualion  (4')  admet  deux  raeines  qui  diffèrent 
très  peu  de  j  ^  ;  ces  deu\  racines  ne  son!  pas  en  général  des  fonc- 
tions holomor|î[ies  i\*^s  variables  x  el  y  dans  le  domaînc  du 
point  (xo,  >^(,),  mais  leur  somme  et  leur  produit  sont  des  fonction* 
bolomorpbes(  '  ),  de  sorte  que  ces  deux  racines  de  IVquation  (41), 
qui  tendent  vers  j}.'[^  lorsque  [jr— *Jû|  el  |j^— ,)'•[  tendeol  ver^ 
zéro,  sont  aussi  i*aciries  d*une  équation  du  second  degré 

\M)  y*— aP(,r,  Ji/h-  Q(^',^j=  a, 

P(»^,  y)  et  Q(x,  y)  étant  deux  fonctions  holomorphes  dans  Ir 
voisinage  de  Xo,  l'o-  On  tire  de  Téquatitm  (44) 


/ 


(4>; 


y^  P(x,^)rt  v/F«(x,  ^)- QU^^), 


^iijLKi 


et  les  deux  racines  soni  é^^ales  pour  tous  les  points  de  la  courltc(*'i  1 
qui  a  pour  équation  I*- — Qr=u;  cette  courbe  (Yi  )  lait  néce>- 
sa  ire  ment  partie  de  la  courl»e  (r)  et,  comme  elle  passe  au 
point  (jTo,  ^>^o),  elle  se  confond  avee  (y)  dans  le  voisinage  de  ee 
point.  Pour  étudier  la  courbe  intégrale  eorrespundante,  non* 
supposerons  qH%>n  a  transporté  roii^îne  au  point  M«.  ce  t|«J 
revient  h  poser  jr^^yt, ^o*  * 

LVirigine  étant  un  point  simple  de  la  courbe  (v)^  si  Ton  a  rhoi!»! 
les  axes  de  coordonnées  de  facoii  que  la  tangente  à  l'origine  Df 
soit  pas   Taxe  O^  lui-même,   Téquation  P=^ — Q  =:  o  admet  un* 


(')  Cg>  propriétés  s'étabtisseol  de  ta  nrn^mc  façon  que  les  tiicorêtiie!^  correspoo* 
dantSy  relâlifs  aux  foncttons  iinpiicitcs  d'une  seutc  variable  (n*  356 )« 


lNT£(iR\LE!<  SlNGrLIliRES. 


5ll 


racine  hnlomorphe  ^  =  J' «  (^*ï')  tendant  vers  zéro  hirMjye  j'  teml 
vers  zéro. 

En  général  l«*  coffficifnl  tin^^Lilaiie  de  ta  Un^^enle  à  la  coiirbt*(Y) 

à  I  origine  est  différent  de  la  racine  double  Vy^:  P(u,o)  de  Téi^na- 

■lion  (4^)  pour  j:  =;  V  =  o;  admettons  d'abord  ce  ptiint^  qui  e^i  h 

peu   pr^'S  êvidenl,   el   s  tir  lequel   on   reviendra  nn    peu   plus  foin. 

t^ela  étant,  pn^^ons  dans  Téqualion  (45)  i  =  jj'"!  H- 5  ;  elle  devient 


y\  -h  s*  =  V(t,  j'i  -h  5)  :+r  ^/^*t;r,  x  ), 

4>(.r,  5)etiinl  une  série  entière  en  x  el  ^.  Il  est  elair  en  effet  que  z 
doit  être  en  faeti-ui^  >mus  le  radical  af»rès  la  suhslftulion  r  ^Vi  -h  5, 
puisque  ;*(  e»l  rueirje  âv  rérpiation  P- — Q  =^  f>.  Si  nous  ordon- 
nons *I*i.r,  :;)  sui\ai»t  les  puissances  de  z^  nous  avons  un  dévelop- 
pement de  la  Inrme 

4*0'  *^ty  '^t  ét:ini  des  fr»netions  régulières  de  .r  dans  le  voisinage  de 
Torigine*  I^a  fonction  'J'tt(^)  ne  peut  être  nulle  pour  Jf  ^  o,  car 
le  dévelop[iement  de  z^(x^  z)  ne  renfermerait  pas  de  termes  du 
premier  degré  en  ;i\  z^  et  par  suite  le  développement  de  P- —  Q 
ne  renfermerait  pas  de  terme  du  [ireniicr  degié  en  .r»  i  ,  contrai- 
rement à  rii yjiolliésf^  De  inêuie.  si  nous  remplaçons  i|  par  son 
développenienl  dans  la  difrérence  P(  r,  j',  H-  ^)  — y\,  nous  a  von  s  ^ 
en  ordoiinant  suivant  les  puissances  de  z, 

la  première  fond  ion  f  i>(x)  n'étant  pas  nulle  j^our  x  ^=  o,  puisque 
K|iar  h}' pot bè se  la  dérivée  r*|  <*st  différente  de  P(u,o)  pou«^  Foi*!- 
•^giue.  L'éq nation  {4^)  est  donc  remplacée  par  une  équation  de  la 

forme 


J46) 


,.àz  s/^)/^i^{Jr)-h  s'^iir}- 


nés  fonctions  'foix)  et  i«(j:')  n%'tant  pas  nulles  pour  jr  ^  o. 

Posons  dans  cette  équation  z  ==  f/-;  il  vient,  en  adofïlnnt  dVbord 
une  détermination  du  radical  qui  est  au  second  memlire. 


Le  second  membre  est  liolomorplie  dans  le  diunaine  du  point 


CïfAl^lTBE    \\l 


KO  l  AT  ION  S    rilFPKRKNTlELI^S  NON  LINÉAIRES. 


x^o^  11^  (^  [Miis<|ue  'iu(o)  n'est  [Vàs  nul,  et  ce  second  membre 
n'est  pas  nul  pour  x  ^  o,  «  =  <>,  fMjistjue  '^o(c')  n^^^t  pas  nuL  Le 

coefficient  difï'érenliel  -r-  est  infini  pour  x=//  =  o.  L'équa- 
tion (47)  ad*net  donc  une  inlégrak^  et  une  ^^eule  tendant  vers  Eero 
iorsque.r  tend  vers  zéro  (n"  116)  el  Torigine  esl  un  point  critique 
*il|;ëbrit|ue  pour  cette  intégrale. 

L'équation  proposée  (44  }  admet  donc  une  intéi^^rale  y  ^^  y*  -^u 
tendant  vers  léra  lorsrjiie  j:  tend  vers  zéro;  si  Tiin  adoptait  puur 
le  radical  la  délerniinalioi]  opposée  dans  l'éf[ualïon  (47)?  cela  re- 
viendraii  à  changer  tf  en  —  a  dans  l'elte  équation,  et  Ton  obtient 
la  même  fonction  >',  -j-  if'^.  L^ origine  est  un  ]>onit  critique  algé- 
brique pour  cette  intégrale.  Soietït  «o  le  lenne  indépendant  de  z 
et  d«*  N  dans  le  développemeni  du  second  rnenibre  de  récpia- 
lioti  (47)  ^^  ^1*  '*^  coëflicient  de  it  dan>  te  inènic  dévelopfienieut. 
En  développant  x  suivant  les  puissances  de  Uy  on  trouve 

inversement,  on  en  déduii  pour  it  une  sérte  ordonnée  suivant  le» 
puissances  de  ^ 

U  =  /«s,  JT*  "h  Y  a?  -H.  ,  .  , 

-i 

et  le  développement  de  ^^,  H-  u-  renferme  un  terme  vï\  x' ,  L*ori- 
gine  est  donc  un  point  de  rebrousse  ment  jioiir  b  Ciuirbe  inté- 
grale i|uï  passe  en  ce  p<ïiiit,  et  nous  pouvons  dire  encore  que  fa 
courbe  (y),  représentée  par  t équation  (43),  est,  e«  atîit^kx.^ 
te  lien  des  points  de  reùroussemeni  des  courues  intégrales* 

Par  un  point  de  la  courbe  (y)  il  passe  donc  en  général  une  courbe 
intégrale  avant  un  rebroussemenl  de  première  espèce  en  ce  poini, 
la  tangente  de  rebroussement  ayant  pour  coefficient  anguldire  U 
racine  doublej^^.  Si  Téquation  (jt)  est  de  degré  supérieur  à  a,  il 
passe  par  le  même  point  d'autres  courbes  intégrales,  correspon- 
dant aux  racines  simples  de  l'équation  F(xo,  ^v»^  y*)  =  o,  sur 
lesquelles  ce  point  est  un  point  ordinaire, 

La  discussion  est  tout  à  fait  difierente  lorsque,  pour  U)ut 
point  1  jt'o,  Ko  )  de  la  courbe  (y),  la  racine  double  cor  respon  dan  le/, 
de  Téquation  (4i)  est  égale  au  coeflicienl  angulaire  de  la  langenie 


<n 


à  la  courbe  (v)  en  ce  poiiil-  tJïniâ  ce  cas,  nous  voyons  d' m  bord 
que  celle  courbe  (y)  est  une  courbe  inlé|çraie  de  Féquation  (4'}* 
De  plus,  c'est  une  intégrale  qui  échappe  complet ement  an  ihéo- 
rème  londamental  de  Caueliv,  quel  f[ue  soîlle  porjitqne  l'on  choi- 
sisse sur  eelte  courbe  pour  fixer  les  valeurs  initiales  de  jc  et  de  k» 
Si  Ton  (irenfl  en  eiïet  le  point  (^To^^o),  l'équiâtiou 

admet  deux  racines  tendant  vers  j^Jj  lorsque  |x  —  Xû|et|j^ — jKû| 
tendent  vers  iéro,  mais  ces  deux  racines  ne  sont  pas  en  général 
des  l'onction  s  régulières  des  variables  x  cl  y  dans  le  voisinage  des 
valeurs  x,i,  j'o,  et  nous  ne  pouvons  appliquer  le  ihéurrjne  de 
Caiiehv*  On  dit  que  rintégmle  aijjsi  obtenue  est  une  i  nié  if  raie 
singulière,  La  rci'berclie  des  intégrales  singulières  n'oftre  thëori- 
quemetit  aucune  dinicultt'%  puiscpril  suflit  évidemment  dVxamitier 
si  la  courbe  représentée  par  Tcq nation  (43)  satisfait  à  l'équation 
différentielle  (4<,K  ce  qui  n*e\if;e  qu  im  calcul  d'élimination.  Il 
peut  arriver  que  celte  équation  (4^)  représente  deux  courbes  dis- 
I  tînctes,  dont  l'une  est  une  itjtégrale  singulière  et  Tauti'e  le  lieu 
des  points  de  rebrousseinent  des  courbes  intégrales. 

Lorstpie  la  courbe  {^)  est  une  intégrale  singulière,  par  chaque 
point  de  cette  courbe,  il  passe  en  général  une  autre  courbe  tnlé- 
grate  langente  à  (y).  Prenons  poitr  origine  un  point  quelconque 
de  (y);  nous  connaissons  a  priori  une  intégrale  y^  de  féqua- 
tion (4S),  c'est  Pinlégrale  singulière  pour  la(|uelle  ou  a  à  la  fois 


(48) 


y\^V{s,yo,         9Hx,y^)  ^Qi^fyt)^ 


Ed  posant  comme  plus  baut  k  =  J'i  -h  s»  Péqualion  prend  encore 
la  forme  (46)^  mais  dans  ce  cas  la  fonction  y<,(j?)  est  uutle,  puisque 
5  ^=:  o  doit  être  une  intégrale  de  celte  nouvelle  équation.  Les  autres 
bypotbèses  étant  ctujservées,  la  fonction  '|'tt(^)  n  est  pas  nulle  pour 
jr  ^  G,  et  si  l'on  pose  ensuite  z  =  u''^  dans  Inéquation  (46)»  on  est 
conduit  à  une  équation  dont  tous  les  termes  sont  divisibles  par  u. 
En  divisant  par  u^  il  teste  une  équation  dilTérentielle 


à  laquelle  on  peut  iqqdiquei-  le  théorème  général  de  Cauehy.  La  fonc- 

lioii  *}l,(^/^)  n'étant  pas  nulle  pour  j:  =  o,  les  deu\  détenninations 

I.-,  tl.  ss 


À 


Si4 


CHAH  TA  E    XXh 


KQDATIONS   DIFFKRENTI KLLBS   !SOX    LlNKilRRS. 


du  rudical  sont  holomorphes  pour  jr  =  o»  u  ^=  o.  L'équation  (^ 
admet  donc  df^ux  iutégrales  liolomurphes  dans  U;  domaine  de  rort- 
gine,  S' annulant  poitr^-  =:  u,  et  l'on  voit  aisément  que  ces  deuv 
intégrales  se  déduisent  Tune  de  Taulre  en  chan^eaul  u  en 
L'équalion  en  y  admet  dûnc  uue  Liulre  courbe  intégrale 

qui  est  tangenle  à  l\>rigine  à  la  courbe  (y).  Mais  il  y  a  une 
renée  essenlielle  enire  ces  deux  intégrales.  En  cll'et,  on  peui  appT? 
quer  les  ihéoièmes  généraux  du  n"  387  à  l'équation  (  Î9  ),  et  Tin- 
légrale  de  cette  équation  qui  esl  imlle  |iour  x  ^  o  appartient  à  une 
famille  d'intégrales  dépend  a  ni  d'une  constante  arbilraire,  IJ  eu  esl 
donc  de  mente  de  rintégraie  (pii  est  tangente  à  l'origine  à  Tiuté- 
grale  singulière,  taudis  que  Tin  Légrale  singulière  est  elle-même  eo 
général  une  solution  isolée;  on  sVxplique  aisément  ce  faii, 
puisquVm  ne  peut  i^ppliquer  à  celte  inlégrale  les  raisonnements 
qui  prouvent  Fexislence  d'une  intégrale  générale  (  n"  383),  dont 
on  pourrait  la  déduire  en  lion riant  une  valeur  particulière  à  la  cons- 
tante qui  y  figure. 

L'intégrale  singulière  est  donc  eu  général  renvelopr>e  de*  autre* 
courbes  intégrales,  Lagrange  avait  déjà  remarqué  que  l'enveloppe 
des  courbes  refuésentées  par  l'intégrale  généi-ale  d'une  équatiou 
différentielle  du  premier  ordre  est  aussi  une  intégrale  de  la  même 
équation,  ce  qui  est  à  peu  près  évident  puisqu^en  un  poiot 
quelconque  de  la  courbe  envelop[>e  le  coefficient  angulaire  de  la 
tangente  est  le  même  pour  la  courbe  enveloppe  et  pour  Fenve- 
)oppée,On  peut  retrouver  aussi  de  cette  façon  la  règle  qui  permet 
de  déduire  Tintégrale  singulière  de  Téq nation  diHerentielle  elle- 
même*  En  effet,  prenons  d^abord  un  point  M  très  voisin  de  l*enve- 
lop[>e;  par  ce  point  M  passent  deux  courbes  intégrales^  tfè^ 
voisines  et  les  c*jcnicicnts  angulaires  des  tangentes  a  ces  deui 
courbes  sont  eux-mêmes  très  peu  différeuls.  Lorsque  le  poiot  H 
vient  sur  renvelo^jpe,  ces  tangentes  viennent  se  eonfundi^  à  U 
limite  et  Téquation  (4i)  admet  une  racine  double  en  y,  [Votr 
T.  I,  n**  202.) 

En  résumé,  nous  voyons  que,  pour  une  équation  du  premier 
ordre,  il  peut  se  présenter  deux  cas  tout  à  lait  dîslincts,  suivant 
que  la  courbe  (y)  est  un  lieu  de  points  de  rebroussement  ymt 


lU.    ^    iMKUkALKH   SÎNGULIBHK8.  5l5 

les  courbes  intégralets  ou  niio  inlé^iiile  ^iiif^uiièie.  il  esl  naturel  de 
se  demander  letjuel  de  ces  deux  cas  doit  êlre  considéré  comme  le 
cas  normtii.  Un  peu  d^alLenlion  siifr»!  pour  montrer  t|lu^  c'est  le 
premier.  En  eifet,  la  ciiurbe  (y)  est  aussi  l'enveloppe  des  courbes 
représentées  [>ar  réquHtion  F(.r,  y,  «)  =  o^  ou  a  est  le  paramètre 
varhibic.  S!  TéquaLion  difrérenlîelle  {^i)  admettait  une  intégrale 
singulière,  quel  que  fût  le  polynôme  F,  on  serait  conduit  à  énoncer 
un  rësuh^u  dont  riibsurdilé  est  manifeste,  à  savoir  que^  en  chaque 
poÎBl  de  Tr^nveloppe  d'unt^  famille  de  courbes  algébriques,  le  coef* 
ticienl  angulaire  de  la  tangenle  est  égal  à  la  valeur  du  paniuièlre 
correspondant  à  rerivelojipée  tangente  en  ce  point.  Si  cette  con- 
dition est  vériliée  pour  une  famille  de  courbes,  il  sulfitde  changer 
le  parauièlre  (en  posant  parexeniplc  a==^  a^ -\-  t)  pour  que  la  con- 
dition cesse  d'être  vérifiée.  On  voit  donc  que  y  si  Ton  part  d'une 
é<| nation  du  premier  ordre  où  les  coeflicients  de  F  sont  pris  au 
hasard  (et  non  d'une  équation  fournie  par  rélimination  dVme 
construite  arbitraire),  les  cas  où  il  existe  une  intégrale  singulière 
doivent  être  considérés  comnie  exception neis.  Si  ce  résultat  a  pu 
jadis  sembler  paradoxal  à  quelques  mathématiciens,  cela  tient 
sans  doute  à  ce  qu'on  avait  surtout  étudié^  jusqu'aux  travaux  de 
Cauchy,  des  équations  dont  Fintégrale  générale  se  compose  de 
courbes  a Igé Iniques.  Comme  une  famille  de  courbes  algébriques 
admet  en  générai  unf  i-ourbt!  enveloppe,  il  paraissait  luul  naturel 
d'étendre  la  conclusion  aux  courbes  intégrales  d'une  équation 
dillérenticlle  quelconque  du  premier  ordre;  cette  induction,  nous 
venons  de  le  voii\  ji^éiait  pas  justiliëe  (').  Du  reste,  it»éme  dans 
le   cas   où   une   famille   d*-   courhcs   [danes  dépendant   dVm   |>ara- 

t(*)  Dans  la  Lbéoric  des  eiîveh>p|Tes,  on  ^iippo^e  iniplicilmicrit  que  didni»  te  voi- 
page  «i'un  sy>t»^m<'  lie  sululion^  j,,,    >'^,  a,  des  dey\    équaliuns^ /{«r.  j',  a)  =  o, 

^  =:  n,  Itfs  fouet i4>iis  /  et  ^  vuiit  cou ti nues  din^i  que  leurs  dérivèt-s  païtjellc», 

de  fa<:i>n  qoe  Ion  puisse  appliquât  iiiJjt  fonetjous  x  et  ^v  de  a  delin^es  par  ce» 
di'ux  équation»  les  ri*is'iriucnienis  que  l'un  applique  iiujt  foocUons  iinpiicîtes. 
Or,  étanl  donnée  uni*  éiiUinLiMii  ililîércnlieile  du  |ireiiiier  ordre,  utjus  savuim  bien 
<|uelle  iidineL  une  intinitê  d'intrf! raies,  diipeiuiant  d'une  constante  arbitraire*  et 
représentées  dani»  un  certain  doîiiatne  par  une  équaliim  9(Xf  y^  C)  =  u^  mai^ 
rien  ne  prouve  a  priori  i\ue  celle  fonclion  ç(\r,  j'*  C)  saiisfail  au\  condtlionâ 
que  nousi  venons»  de  rappeler.  Nous  pouvons  même  affirmer  qu'il  n'en  esL  pas 
généralement  ainsi. 


5l6         CMACITHE    X\l.    —    Egt  ATIOT^S   DlPFERENTtKLLËS   NON   LlNàAlRES. 

int'lre  vnriâble  admet  une  eiiveluppe,  la  inélhode  qui  permet  de 
trouver  eette  enveloppe  donne  ausî»i,  on  ï'a  observé  (  u ''  !2tU 
et  202)^  le  lieu  des  points  *.in;(idiers. 


i^O,  Exemples.  Remarques  diverses.  — 

(5o)  j^'^-F-ax^'  — ,K  =  o. 


V 


l'équati 


Les  deux  valeurs  de  j^'  sorit  égales»  pour  tous  les  points  de  la  fia- 
rabole  j' H- .r^=  o,  et  la  raeiue  double  est  égale  à  —  j.%  taodi* 
que  le  coefticient angulaire  iie  la  tangerile  à  la  parabole  est  —  2X* 
Cette  courbe  n'est  donc  pas  nue  intégrale  isfrigulière;  nous  allons 
vérifier  que  c'est  le  lien  des  points  de  rebrousseuïenl  des  conil>t^> 
intégrales.  L'équalioii  (5o)  est  une  équation  de  Lagrajige;  en  lui 
appliquant  la  méthode  générale  (n'  *\ll)j  orj  trouve  que  les  coor- 
données ^  et^  d'un  point  d'une  courbe  intégrale  s'<'xpiiutent  9u 
moyen  d'un  [laranièlrc  yi  j^ar  ïes  f^u^^nnles 


4 


(5i) 


*r  =  — -  — 


p' 


Ce  sont  des  conrl>e>  nnicursales  du  4*"  degré;  poin*  les  valeurs  du 
paramétre    cpii    sont    laciiies   de    tV(|nation  /^^ -i- 3(  *  =  u,    on  ;< 

-7-  ^=  -7-  ^^  o.  Chacune  de  ces  courbes  a  donc  trois  001  ois  de  re- 
dp        dp  ' 

broussemeni,  et  Ton  t>btiendra  le  lien  de  ces  points  en  éliiniiiant/» 

et  C  entre  les  équations  (5ï)   et   la  relation  p'^  ^  —  3C,  le  qui 

donne  bien  la  parabole  j^ -j- x^=  o. 

a"  Reprenons  Téquation  d'Euler  Xy'-^Y;  les  deux  valeurs 
de^'  sont  égales  pour  tout  point  de  Tune  des  huit  d  roi  le»  repré* 
sentées  par  Téqualiim  XY  :=  o.  (^es  huit  droites  sont  des  solu- 
tions sin;;ulières,  et  lortnctit  hien  i*euveli»ppe  des  courbes  rejirê 
seutées  par  Tinlégrale  jLjéncrale, 

3"  On  peut  employer  la  méthode  suivante  pour  leclnrclier  s'il 
existe  des  intégrales  singulières.  D'après  ce  que  nous  avon§  VU| 
une  lelle  intégrale*  si  elle  existe,  satisfait  aux  ét[Utitions 


ù¥ 


(/F 


et  par  suite  aussi  â   la   r»  hilioti 1-  -^  y*  =1  o  obtrnnc  en  ditlr* 

rentiant  la  première.  Kêcjpru(|nement^  ^upposous  que  pour  touj 


MI,    —    INTÉGRA I.Kd   SINGUtIRRKS.  Si; 

lt?s  ^Hiints  d'une  courbe  (y)  les  trois  éciuii rions 

■^  dm  àx        ^- 

aient  une  «solution  commune  en  m.  Le  long^  de  la  courbe  (v)^  ^i  X 
et  m  sont  trois  fonctions  d'une  seule  variable  vérifiant  les  rela- 
lions  (Sa).  On  a  donc  entre  leurs  difFérentielles  la  relation 

qui  devient,  en  tenant  compte  des  relations  (^2)  elles-mêmes, 

àF  f  dy\ 

Sî  —  n'est  pas  nul  en  tous  les  points  cle  la  courbe  (y),  on  a  donc 
jk'^  m  et  cette  courbe  est  une  intégrale  singulière  (  '  ).  Si  —  =  o, 
an  doit  avoir  aussi  -:—  ^=0,  et  une  vérification  directe  est  néces- 

saire  pour  reconnaître  si  la  courbe  (y)  est  une  intégrale. 

Cette  remarque  s^applique  en  particulier  à  Tëquation  de  Clai- 

raul 

F(x,y,  y')  =f{y\y  —xy')  =  ty. 

En  posant  pour  abréger  u^=^y — J^y\  les  trois  équations  qui 
doivent  être  compatibles  sont  ici 

f{y\  r-^ry'>^o.         ^^^r^^^n,        ^(_^'  )  -^  v'  ^  =  o, 
■^    "^     -  -^  ây  eu  au        "^  "     eu         ' 

et  se  réduisent  à  deux  équations  seulenjenl*  Il  y  a  donc  une  inté- 
grale singulière  «ditenue  en  ébiuinanl  v"'  entre  ces  deux  relations. 


4*  Considérons  réqiiaiîon 

x^-^  y^—  'àt{w  -^ yy'  ) 


-ïO-Hj^j^')>-hK  =  o, 


dont  l'intégrale  générale  se  compose  des  ct^rcle**  doublement  langeots  à  (a 
€onique 

x'(i  —  mï^-f-^^-f-  K  =  o, 

et  ayaot  leur  centre  sur  Tame  des  x.  Cette  conique  est  une  solution  sin^u- 


(*)   Voir  un  article  de  M.  Durboux  daDâ  le  Bulletin  de*  Sciences  mathéma- 
iiçmê,  l.  IV,  1873,  p.  138-176. 


5i8 


1  HVPITHK    \\r.    —    KiilT \TI<J\'S    IMFFEBKXTrKLLES   NON    LfXKArRES. 


îièrt\  Mriis  en  outre,  (i*Mir  loni  poïnt  de  i'a\e  ries  x,  le»;  deux  valeui^  ^^ }' 
dévie  mit' ni  intimes.  CependanL  celle  drnîle  n'e<t  pas  un  Jien  Je  pùiot*  de 
rebrou*»semenl;  par  un  |joinl  <|uelcopjqne  \[  passe  deux  courbe*  îulégrale* 
tangente*^  l'une  à  l'autre»  la  lanj^enle  cfjmmune  êiaiit  parallèle  à  Taxe  des  i\ 
%°  Pour  qu'une  jnléj^ralt!  C  soit  une  iiitegiale  singulière,  il  ne  5uffil  pa* 
que  pour  tous  les  points  de  cette  courbe  Tèquiitiou  (4i)  ait  une  racine 
double;  il  faut  encore  que  cette  raciue  double  soil  précisément  le  coeffi^ 
cieni  an;^ylaire  lîe  la  tan  génie  è  G.  Considérons,  par  exemple,  les  cissoïdc* 
repnsentèe!!*  par  Téquai  iou  <  y  —  aa  )*(a:  —  a  )  —  j7>  =  «j;  la  droite  -r  =  o 
est  le  lieu  des  points  de  rebri>usserîienl  de  ceîi  courbes,  et  c'est  aussi  unr 
intégrale  particulière  obtenue  en  supposant  ft  =  «.  Pour  lout  pnini  de 
celte  intégrale  Téq nation  difterenlielle  correspondante  admet  la  raeiur 
double  >'"  ^=î  o,  et  une  racine  inlinie.  Ce  n'est  donc  pas  une  intégrale  singu- 
lière. 


AM.  Interprétation  géomètTique.  —  On  peut  [>résenter  la  diseu$»ioa 
précédente  sous  une  fnïine  un  peti  dilTéreiiu%  que  nous  indiquerons  rapi- 
dement; nous  ronliuuerons  à  crnpb^yer  le  tan«;a^e  de  la  géométrie,  quoi<jitc 
les  raisr^nneinenls  s'êlendeut  sans  difUciilté  au  duinaine  des  variables  eoui- 
ple\e5. 

On  a  déjà  fait  observer  Tn"*  370)  que  l'intégration  d'une  équation  diffé- 
rentielle du  premier  ordre  F(  jt,  j^,  j^*}  —o  revient  à  la  détermination  dc^ 
courbes  r  situées  sur  U  surface  S  ayant  fiour  équation 


(y'i) 


F(JF,  _^,  ^)  =  o, 


et  telles  que  l'on  ait  aussi  */v  —  ^  rfj- =  o.  La  projection  c  sur  le  plao 
des  xy  ri 'une  courbe  V  de  la  surface  S  saiisfai^sanl  aux  coud  i  lions  précé- 
dentes est  une  courbe  intégrale  fie  l'équaMou  dilïérentîeile  proposée,  et 
rrciproquemenl.  î\nus  ^uppfiserons  poui'  la  discussion  que  ceUe  surface  ^ 
n  a  pas  d'autres  sinj^ulariiés  que  des  courbes  doubles  suivant  lesquelles  se 
croisent  deux  nappes  de  la  surface  avec  des  plans  tangents  distincts.  %ii 
lieu  d'étudier  les  courbes  c  du  plan  des  j^k.  nous  allons  étudier  les  courbfsf 
de  Ja  surface  S. 

Considérons  d'abord  un  point  My(j:*o,  >'y,  «oM^**"  situé  sur  une  Çi>urbe 
(louble^  et  où  le  plan  lancent  n'esi  pas  parallèle  à  l'axe  des  z,  La  tangente 
à  la  coût  lie  P  qui  passe  en  Al  y  est  située  dans  le  plan  tangent  en  ce  point 

et  aussi,  ptiistpie  Ton  doit  avoir  riy  —  -5  ciT  =  o,  dans  le  plan 

(55)  V  —  ru— ^g<X  —  ar„)  =  o. 

Ces  deux  plan^  sont  distincts  puisque  (  -7  }  n'est  pas  nuL  et  se  coupent 
par  conséquent  suivant  une  droite  non  parallèle  à  Oz,  Par  le  point  U# 


(^4)        (X 


/àF\ 


H  plisse  fJnnc  une  enur  bc  T  el  yn«  *tîyle,  tlrmi  Ui  taniiente  n'est  \vd>  paral- 
lèle à  Taxe  Ae^  z\  la  |>rojecti(>n  c  de  celte  courbe  sur  li^  plan  «les  j"^  passe 
au  point  m^  piojertirin  de  Mo  t*t  /««  est  un  poini  onlinaire  [lour  c.  Si  \e 
pciini  Mo  ajiparlienl  à  une  courbe  double  de  S,  le  raisonnement  précédent 
^'applique  a  chacune  des  deux  nappes  pourvu  qu'aucun  des  plani*  tangents 
eu  Mu  ne  501 1  parallèle  â  Oz\  par  le  point  \lt,  il  passe  donc  deux  courbes  F, 
corrcsjHnidaut  aux  »îeu\  nap|ie?4  delà  surface  S  H  reste  â  examiner  ce  qui 
arrive  lorscpie  le  point  M^  est  situé  sur  la  courbe  D  de  S,  lieu  fle^  points 

4¥ 
pour  lesquels  nu  a  à  la  fois  F  =  o,  —  =  o.    Nous   supposeroui^  que  celte 

cotirbe   ï*  n*tisi  pas  uuc  courbe  dciuble  ;  c'cl  alors  le  lieu  de*,  points  de  S 
où  le  pJaii  lanj^eut  est  parallèle  à  0«,  et  Tune  au  moins  des  dérivées  par- 
tielles—»   —  est  différente  <b;  zéro  au  point  Mq,  Les  deux  plans  (  SA)  et  (  53  ) 
ifr     ày  IV  r 

som  alors  parallèles  à  Taxe  des  z,  et  leur  intersection  est  parallèle  à  O^t 
à  moin»  que  ces  deux  plans  ne  se  confondent,  c'est-à-dire  à  inoinî»  que 
Ton  n'ait 


♦  Su  ) 


I 


'(^),- 


Écartons  d^abord  le  cas  oit  cela  aurait  lieu.  La  lan);erite  à  la  courbe  F 
qui  passe  eu  Mw  e^^t  parallèle  à  O^.  mais  cette  courbe  elle-même  ne  pré- 
sente iiucune  singularité  au  point  M^.  Pour  nous  en  assurer,  nous  rem|>la- 
ccrons  le  système  des  deux  équations 

par  le  système  des  deux  équations  simultanées 


(5»; 


âz 


'  Oz 


âjt  ây 


avec  les  conditious  initiales  .t  -r^  :F(,,  y  —  yo»  -s  —  !„.  Les  deux  systèmes 

sont  équivalents;  i»n  lire  en  elTet  des  équations  I  3B )  la  combinaison  inlé- 

grable  <r/F  =  o,  et  par  !>uite  FiT,  y,  Z)  =  P{  j?,,»  y»^  Zq]  —  o. 

-^     ;  c^F  ,  />JF  ;       ,.  ,  ,  ,  ,  .       ,       , 

Or  (  3—  1   -1"  ^uf  T^  )     n  étant  pas  nul  par  hypothèse,  on  tire  des  equa- 

\  cr  j?  /  ^n  \  ày  /  Il 

lions  f  58)  des  développements  de  jc  —  ^^^  et  de  y  —  y^  suivant  les  puîs- 
!»aDces  de  z — z^y  commeuçant  par  de!;  termes  du  second  de^ré  au 
moins 

1  Le  point  M^j  est  done  nn  p^dnl  <HdiiiEiire  pour  la  courbe  F  qui  passe  en 
ce  point,  niais  le  point  wi^,  projection  de  M»  ^ur  le  plan  ^O  k.  est  \n\  point 
de  rcbrousseincnl  (eu  {général  de  première  espèce  i  pour  la  eouibe  c,  pro- 
jection lie  F.  Ceci  tieut  du  reste  à  une  propriété  générale  facile  à  vérifier, 

r    à  savoir  que  la  projection  d'une  courh*'  t'aucbe  sur  un  plan*  parallèlernent 


KOl'ATIOXS    rUFFHftl-MJKLI-KS   NON    LINEAIKES. 


û  la  raii^*»ul«^  en  im  [ï<Mrtt  M  »]♦»  cciifi  courbtv.  a  un  rebrou ssernent  nu 
poini  fftj  projeinion  de  M*  Soit  d  la  prnjeriion  sur  le  pbn  dcs^  *rK  de  la 
CLiiirlir^  F*  ;  nous  retrouvf»ns  le  réstiltiit  ftabîi  plu^  haut  :  la  courl>c  rf  «t 
le  lieu  ile>  jmini**  île  rtibiY>ys^enicfil  iles  courbes  intégrales  c,  La  rnëlhoil*' 
précédente  a  ravantage  fie  nuu^  iiMHiirer  roiiinicnr  cette  singiilarîle  dî^jta- 
rait  quand  nn  passe  du  plan  à  la  surface  S. 

Le  ré'Ullal  e*>i  loui  dillereni  lorst|ue  la  relation  (56)  e^t  vérifiée  en  tou* 
le?  point.*  dp  la  roui  lie  H.  Le>  deu\  plan^  (Sf)  et  (^^}  sont  alorç  con- 
/ondufi;  nous  >omniei>  dan»*  le  ry*^  ou  il  exist**  unv  inlêt^rale  *>irii:uljér«î,  P;ir 
tout  point  de  L>,  il  pas-^ie  alors  en  général  dcu\  courbes  F.  la  courbe  U 
elle-nnéme,  el  une  seconde  courbe  dont  la  projection  sur  Je  plan  des  tv 
est  tangente  à  rintéfirale  singulière  D. 


iiT.  Intégrales  singulières  des  systèmes  d*équations  difTérentiellet. 

—  La  théorie  clcj^  intégrales  «lingnljéres  s'étend  aux  sy»îtémeH  d'équ^ition* 
différentielles  du  premier  ordre  el,  par  suite,  aux  équation**  d'ordre  supé- 
rieur. Nous  étudierons  seulement  un  système  de  deux  équations  du  pre- 
mier ordre  (ce  qui  comprend  le  cas  ifuiie  seule  équation  du  «second  ordre  i. 
en  suivant  une  marche  iii\er&ç  iie  la  précédente,  c'est -à-dire  en  considé- 
rant tout  d'abord  un  système  obtenu  par  l'éliniination  des  constaoïes  (' l 
Soient 


* 


(59) 


F(a:,  j^,  z;  a,  è)  =  o,         *(^,  J^,  -c;  a,  t)  —  n. 


les  équations  d*une  famille  de  courbes  planes  ou  gauches  l\  dépendant  de 
deux  paramétres  arbitraires  a  et  b;  c'est  ce  qu'on  ap[>eïlc  aussi  une  coti- 
grîience  de  courbes,  ^ous  pouvons  supposer,  pour  fixer  les  idées,  que  le- 
fonctions  F  et  4>  soûl  des  polynômes;  les  courbes  de  la  con«i;rueace  *oi»l 
alors  algébriques.  Nous  allons  iTabord  généraliser  les  théorèmes  établi» 
pour  les  congruences  tîe  droites  (L  n"  2?45).  Si  Ton  établit  entre  n  tV  h 
une  relation  de  forme  arbitraire  ^^o(rt),  on  obtient  une  infrnité  df 
courbes  r  dépendant  d'un  seul  paramètre  variable  a.  En  uéiiéraL  €«'i 
courbes  n'admettent  pas  de  courbe  enveloppe;  pour  qu'il  y  ail  une  ei]%<** 
loppe,  il  faut  en  eiïet  que  les  quatre  équations  (  5^  i  et  ttio)  admettent  ufl 
système  de  solutions  communes  en  x^  y^  -5  (^  i2'{ > 


(6o) 


IL 

ùa 


ù¥  db 
7b  dâ 


d*  db_ 
db   da 


L'élimination  de  j*,  ^r,  *  entre  ces  quatre  équaiioiiH  onduii   i»  une  rcli- 


fib 
tnm  entre  «,  b  el  -j-t 
da 

(6r) 


ll(>,^g)=a. 


{  ')   Voir  niuij    Mt^niuire  Sur  les  solutions  sint^tiliéreif  des  équations  diferen* 
iieltes  simuitanées  {American  Journal  of   f  fat  hématies,  VoL  XI)» 


INTI<:GnAtË^    SIN61-UÉRB6. 


5ii 


C*l»t-à-dirf  à  iKie  rquiitioti  <lift"tM  ei*l  ït^llc  du  preriiier  orihe.  Si  l'uii  a  pris 
pour  b  =  ^{a  }  une  inl<'^iale  «le  cette  équaliôii.  les  rourbes  F  eri^exidrenl 
une  surface  —,  et  soirl  lauji^i^enleH  j;i  une  rouilte  il  ^îtiiée  sur  X:  iiou?  appel- 
leron*  encore  celle  euurbe  G  V  arête  de  ref*  rousse  ment,  de   1,  S\  Téqua- 

lion  Mil»  eM  de  tlej;ré  m  en  -7-^  lr>uïe  cnurhe  F  île  la   con^'ruence  appar- 

tieoi  en  général  à  m  surface*  aiialo^ue**  à  1  et,  sur  chacune  de  ce*»  surfaces, 
elle  touclie  Tare  te  de  rebrousse  nient  correspondante  en  un  point  déter- 
tnîné.  [1  e\i*ite  ainsi,  sur  cliaque  rourlie  F  de  la  conj^ruencCf  m  points 
particuliers  remarqunbles,  qu'on  appelle  les  points  focattj:.  Ces  poînt> 
focaux  peuvent  être  obtenus  «lans  avoir  intégré  l'équation  (61  )î  H  suffil 
en  elTei  de  résoudre  les  quatre  équations  nîg)  et  (60)  par  rapport  à  jr^  y, 

^.  -^     Un   trouve  d  abord  ta   relation  (ni>  quï  donne  -=—>   el,  en  ehmi- 

'/^■»  11'^  11         1     > 

oaiil  —r-  enîre  les  deux  eqoatojiis  Mm*  k  on  11  une  nouvelle  relation 


I 


i/fi 


(6a) 


D(F.  ^\ 


êâ  àù 


ùF  à^ 


àb   Oa 


qui,  jointe  au\  ileux  équations  i  ^f)  )  de  la  courbe  \\  jjerniet  de  calculer 
les  coordonnée**  des  point*!  focaux. 

Le  lieu  des  points  focaux  est  la  sur/ace  focale  de  la  congruence;  on 
obtient  l'équation  de  relte  surface  en  éliminant  a  et  b  entre  les  trois  rela- 
tions <  S9)el  (  6*1  L  La  surface  focale  est  aussi  le  lieu  des^  arêtes  de  rebrous- 
scment  C  des  surfaces  S.  Hn  effet,  un  point  quelconque  lie  la  courbe  C  est 
un  point  focal  jioui'  la  courbe  de  ta  cont;ruence  qui  est  tangente  à  C  en  ce 
point.  Il  «^'ensuit  que  toute  courbe  F  de  la  congruence  est  tangente  aux  m 
nappes  de  la  surface  focale  aux  m  points  focaux  correspofidanl*^,  puisqu'en 
chacun  de  ces  points  elle  est  tatigenie  à  une  courbe  C  située  sur  cette  sur- 
face focale,  Tiiutes  ee>  propriéti's  oïîVent  la  |>lus  grande  analogie  avec  les 
propriélés  «les  eongruences  de  droites  En  général,  si  les  polynômes  F  et  4» 
sont  quelconques,  les  m  najipes  de  la  surface  focale  sont  représentées  par 
une  équation  unique,  mais  il  peut  aussi  arriver  que  cette  équation  »e 
décom]fose  en  plusieurs  équations  distinctes.  Dans  certains  cas  particuliers, 
il  peut  aussi  se  faire  que  quelques-unes  des  nappe»i  de  la  sui  face  foeale  se 
rédui-icni  à  des  courbes;  les  arêtes  de  rebrouisement  C  correspondantes 
se  rédiiî>ent  alors  à  un  point. 

Voici  la  conclusion  que  Ton  peut  déduire  de  ces  jiropriétés  relativement 
lUX  équations  dilTérentielles.  Les  courbes  F  §ont  des  courbes  intégrales 
d'un  système  d'équatitms  difïVreii  lie  lies  que  l'on  obtient  en  éliminant  les 
constantes  a  et  b  entre  les  équations  ^3^1  et  les  équations  obtenue-^  en 
dilTérentiant 


d4> 

éz 


le  syslèmc  d'équalions  differenliellcs  aiii^i  obtenu.  Le*  formules  \'^) 
rtiprèst^ulenl  Vtnté^iaïe  générale  de  ce  <;vsttin»L\  piiisi^u'ûn  pieut  disposer 
par  liVjMjl  hrsc  de*^  const^'inles  a  et  It  île  fiiçnn  i[ue  là  courbe  F  [ja'iî'e  jiar 
un  pinnl  qnelronque  de  res|)aee  de  coordonnées -r^t  _yo»'Sû*  si,  ptirce  poinl* 
il  passe  rt  ccjuibc^  T,  les  équations  t  59  p  déterminent  n  avstémes  de  %alcurt 
pour  a  el  6.  Les  équaiioiis  (63)  déterminent  ensuite  y  et  s*  et  Tan  volt 
que,  pour  le  point  (  j",h  J^o^  ^0)%  l^^  équations  (64  )  déterminent  n  <v*lénie* 
de  valeurs  pour  r'  et  z'.  Mais  les  arêtes  de  rebroussemenl  C  *onl  au^^î  de< 
courbes  intégrales  des  équalioris  1  64  )t  puisqn'en  un  point  de  G  le»  valeurs 
de  a?»  j^»  <s»/'r  -5'  sont  \cs  mêmes  pour  C  et  pour  la  courbe  F  tangente  à  C 
en  ce  point.  Les  équations  (64)  admettent  donc^  en  dehors  des  courber  T. 
une  infinité  d*autres  inléj^rales,  non  comprises  dan^  les  formules  (59),  cl 
que  l'on  obtiendra  eu  intégrant  l'équation  du  premier  ordre  {ûî)  :  ce  sont 
des  inté^raies  sùt_£^'i Hères  du  système. 

A  y  regarder  de  prés^  on  voit  que  rexisiencc  des  .'su rfaces  focales  n'exige 
pas  en  réalité  que  les  courbes  T  soient  algébriques.  H  suffit  que,  dans  le 
voisinage  d'un  système  de  solutions  (j:ry,  Vn,  -Sot  "q^  ^0)  tles  trois  équatioo» 


^6'ï  )     Frr,  y,  ^,  «,  è)  —  o,     4*  (.T.  }\  z^  «,  éj  )  =  o, 


Di  a,  b\ 


o, 


4 


les  fonctions  implicites  x,  j^,  5  des  paraméln^s  a  el  6^  définies  par  ces  trois 
équations,  qui  se  réduisent  à  ^y»  >'t>,  z^  pnur  a  =  ct„,  /j  =  è^j,  soient  con- 
tinuels et  admettent  des  dérivées  continues  dans  le  voisinage.  Soient  en 
effet 


(66; 


jj—/\^a,  b),        y^f^ia,  b),         *  =  fj,ia,  h) 


M 


ces  trois  fonctions;  la  nappe  de  la  surface  focale  qui  passe  par  le  point  de 
coordonnées  ix^^y^^  -î^)  est  représentée  dans  le  voisinage  de  ce  point  pir 
les  formules  (66),  les  paramétres  a  et  b  ayant  des  valeurs  voisines  de  <!# 
et  de  biy.  Il  est  facile  d'en  déduire  l'équalion  du  plan  tancent  à  la  surfitce 
fiH'âle.  Ln  eiret,  lorsque  le  point  Jr^y^  z  décrit  une  courbe  quelconque ^«f 
cette  surface,  J?,  y^  -s,  a,  b  sont  des  fonctions  d'une  seule  variable  iiidé* 
pendante  qui  satisfoni  aux  équations  (65)  et  dont  les  diflérentielle*  %éri- 
6ent  par  conséquent   les  deux  relations 


àF  ^  ûF  ^  ûF   ^  dF  ,, 

dy    '^        dz  tJu  àb  ' 


—  njF  ' 
dr 


tfy    -^         Oz  ûa  '^A 


àb 


en    tenant   compte  de  la  dernière  des  équation^  (65},  ou    peut   éliminer  wi 


et  0^.  ce  qui  foruluil  ;i  la  nouvelle  ti'lalion 


I 


fl  suffit  d*v  reinplfi^er  o.r,  ^k.  ^3  par  X  —  :fo,  Y  —  j^y,  Z  —  3y  respeclive- 
nient  pour  avoir  lëquiilioii  du  pian  langenl  à  la  surface  fntale;  on  vcrifie 
ai^émcnL  que  ce  plan  passe  par  la  tangente  à  la  courbe  F.  Les  proprîclé» 
de  la  surface  focale  supposent  donc  seulenienl  que  l'on  peut  appliquer  au^ 
♦■qualîims  ((35)  la  théorie  des  foncticiii^  implicite**^  et  en  particulier  que  les 
fonctions  F,  *  <>oni  continues^  atn'^i  que  leurs  dérivées  partielles  dans  l« 
voisinage  d'un  sy>lèiue  de  solutions  j-ç,,  j^,,,  *»,  a^^  b^.  Jl  en  e^il  bien  ainsi 
lorsque  F  el  <f>  sont  des  pol^nomes^  mais  il  esl  clair  qii*il  en  est  rie  même 
pour  beauectup  d'autres  fondions.  Remarquons  aus5i  que,  si  les  courbes  P 
ont  lic^  points  singuliers»  le  lieu  de  ces  points  srngulierii  fait  partie  de  la 
surface  ff»€ale.  On  le  démontre  comme  la  proposition  analogue  relative 
'Auik  courhes  planes  {  I,  n"  âOI). 

B^aminons  maintenant  la  question  d'un  point  fie  vue  opposé.  Etant 
donné  un  système  de  deu\  équations  différenlielles  du  premier  ordre,  tel 
<|ue  le  système  (64)i  proposons-nous  île  reconnaître  si  ce  système  admet 
des  intégrales  sineubéi  es  ;  nous  supposerons  que  rf  et  4\  stoit  des  polynouies 
Sott  Wq  un  point  quelconque  de  Tespace  de  coordonnées  (.yy  J^o»  ^o)» 
quand  on  remplace  j:»  y^  s  par  ,Fo,  ^«^  ^u  respectivement  dans  les  équa- 
tion?. (64  h  e\le^  admettent  en  général  un  certain  nombre  de  systèmes  de 
solutions,  Soil  j'J.  z*q  un  de  ces  systèmes;  nous  admettrons  d'abord  quCt 

pour   ce    système    de  snlutions,  le   jacobien   ,^  ,  -; r-  n  est   pas   nul.   Des 

équations  (64  )^  t^n  tire  aKirs  pioir  y'  et  i'  des  fonctions  régulières  dans  le 
domaine  flu  point  (  j-o^  Vo^  ^o  )< 


■aL{T  —  x^)-^^  , 


Z*  —  si  -h  3t,  (X  —  X(i}  H~  .  - 


ij^uî  se  réduisent  a  y'^  et  ^I,  respectivement  pour  x  —  JTot  y  ^^ ye-  -s  =  ^o» 
équations  (fi.j  )  admettent  donc  une  courbe  intégrale  passant  au 
point  Mit  et  tan«îentc  à  la  droite  qui  a  pour  équations  Y  — y„  ^y^i  ^  —  ^o)» 
Z  —  ^0  =  5„(X--^o),  et  de  plus  t  n**  liHl  f  cette  courbe  fait  partie  d'une 
famille  d'intégrales  dépendant  de  deuv  païamélres  arbitraires.  Il   n'en  est 

plus  de  même  si  J  <>n  a  ~ — — : 7-  =0;  cec*  ne  oeui  avoir  lieu  que  si  les 

coordonnées  i:r^i,  y,t,  i„)  vérifient  la  relation 


(68) 


H{jr,y,  z}  =  o, 


obtenue  en  éliminant  ^'  et  5'  entre  les  troi*  équations 


<69J 


.?=< 


^1  =  o, 


D(y,z') 


5î4  CHAPITRE   \\U    —    KQIATÎONS   mrFÉaeNTlFXLBS   NON   LtNlîAtBl-lS. 

Cette  équation  t  68 )  lepn'^^ente  une  «urface  S,  et,  d'après  ce  que  nou< 
venons  de  \oîr,  toute  courbe  intrgniln.  qui  n'est  pas  Mtué«»  *ur  la  sur- 
face S|  ne  peul  être  une  intér^rate  singulière. 

Si  le  pr*ini  Mo  ****t  sur  la  surface  S,  \e^  Irois  équations  if^i  ont  pour  c? 
point  un  système  de  solutions  communes,  ^' =ri,  *' =  ^J,.  Lorfique  la 
droite  D  re|>résenlf*e  par  les  êqualîous 


(70) 


r^ 


n'est  pa^i  tani^ente  à  S  1  ce  qui  est  ie  cas  général  K  il  v  a  bien  une  courba 
inlégrale  [i^ssant  au  point  M^et  tf*nj^i?nle  à  la  ilroîic  D,  et  ri»n  a  démontr*- 
que  le  point  M^  est  en  générât  un  point  de  rebrou<isement  de  cette  courba. 
Ce  qui  est  ersentiel  pour  nous,  c'est  que  cette  intégrale  ne  peut  être  sur 
la  surface,  puisque  sa  tangente  n'est  pas  dans  le  plan  langent.  Pour  qu'il 
y  ait  des  intégrales  singulières,  tl  faut  donc  qu'en  rbaque  point  de  S  la 
droite  D  rorresporidantc  soit  située  dans  le  j»ïan  tangent  à  la  surface.  Cette 
condition  est  suffisante»  car  par  chaque  point  de  S  il  passe  alors  une 
courbe  située  sur  eeile  surface  et  tangente  à  la  droite  D,  Ce*  courbe^  sont 
déterminées  par  une  équation  dilTérentielle  du  premier  ordre,  et  ce  son! 
bien  des  intégrales  singulières,  car  en  ebaeun  de  leurs  points  les  valeur* 
àt  y  cl  de  -5'  forment  un  systèui*?  multiple  de  solutions  des  équations  (64). 


Exemples,  -=-  r"  Considérons  le  svstéme  d*équations  simultanées 

(71)  Y  —  yy  —  o^         a**  ^'*  =  jr>  H-  ^*  —  I . 

Les  deux  valeurs  de  s  sont  égales  pour  tous  les  point*  du  cylindre 
ar'H-^* — I  ^r  o*  et  la  direction  correspondante  à  cette  racine  double  est 
la  perpendieulairi"  abaissée  du  point  ir,  y)  sur  l'axe  des  z.  Cette  direc- 
tion n'étant  pas  située  dans  le  plan  tangent  au  cylindre,  il  ne  peut  y  avoir 
d'intégrales  singulières.  On  vérifie  aisément  sur  cet  exemple  que  le 
cylindre  est  le  lieu  des  points  de  rebroussement  des  rourbes  intégrale*. 
car  rintégrale  générale  du   système  (71  )  est  représentée   parles  formules 

jK  =  G|  a^,  ^  =  /a?* -k  ^'  —  I  —  are  tang  v^:r'  -+- y^  —  %  ^^  Gj. 

2"  Tout  systcrae  d'équations  différentielles  de  la  forme 

(  7^  ï  ¥i  y  —  :cy\  z  —  ,rz\  ^  ,  5'  1  —  o,         4>  (  y  —  Ty\  5  —  xz\  y,  z'  )  =  ù, 

qui  peut  être  considéré  comme  généralisant  l'équation  de  Clairaut,  s'in- 
té{:,'re  aisément  en  observant  que  l'on  déduit  des  relations^  précédentes 

où  u  ^^  y  — xy\  t'  =  4  -^  xz\  On  peut  satisfaire  à  ces  dejntéres  équations 


i 


DaD<i  la  première  hvpolhésir^  y'  tît  4*  **ont  des  con^^lante^  a  cl  è,  et  l'on 
voit  ainsi  qiif  les  courbes  qui  forment  Tintegrale  géoérale  sont  lt$  droites 
de  la  congTuence  représentée  par  les  «leux  équations 


F(^ —  ajTr  s  —  hx,  a,  b\ 


^i  y^  ax,  z  —  bx^  a^  à)  =  o. 


11  y  a  au^si  des  intégrale*»  singulières,  puisque  ]e^  droites  de  la  ron- 
gruenee  sont  tani^cntefe  aux  deu\  iiappe!^  d'une  surtnce  focale;  ces  inté- 
grale*' singulières  sont  les  arêl**s  de  rebronsseinent  des  ilevclapjiables  de 
la  congrue  née  ^  et  s'obiienneiit  par  Tin  téf^  ration  d'une  équation  diftéren- 
tit^lle  dn  premier  ordre.  On  obtiendra  l'équaiion  de  la  surface  focale  en 
élituijinnt  j^'  et  -s'  entre  les  relations  (72)  et  (73), 


EXERCICES. 

l*  Examiner  si  U*s  équation^  ditTérenlieUes  suivantes  admettent  de>  solu- 
tions singulières 


y 


j*3  \  ^k 


^y*y^ — y^y  -^  €ï*jr  =  o, 

y  —  ix  /py  H-  iy  s/y  ~  o, 

(  ^y — y)^  —  î*  ^^M I  H-  y*  )  —  o, 

•ix^(  1  -I- y*  I  —  ( xy'-i-yj-  —  o. 


[ScHLiiMlLCB]. 

[Boolk], 

flloi^Ki..) 

I  M(U«i>'t>.  1 


B        i*.    L'(*qi»Htioii    H\x,y)^:o^    ol>tenue    en   idimioaiit  y'   entre   leb   dctiv 

ùF       dF     , 
relations  Fi  t.  y,  y')  =  o,  —  -h  v  t'^o.  représente  le  lieu  des  pointî» 
^    -^  ^  itx       ôy^  '  ^ 

d'infleiiion  de<  courbes  intégrales. 

En  déduire  le  ihéitréine  du  u"  AtA,  sur  le  lieu  de^  points  de  rebrous«e- 
irurnl  de*»  c<iurbes  intê;j;rales,  au  moyen  d'une  Irauslornialion  |>ar  polaires 
réciproi|ije^. 

[D^BBotx.   Buliefiti  dt's  Sciettces  Mathématiques,  t.  1\';  1873.] 

3.    Déterminei'  les  intégrales  singulières  du  système  dVquations  didércn- 


'lit» 

ticflf 


CHiPlTHt    XXI. 


HOlATIOJîS   DlFrKRI::>TlELLEî^   yOS   Lir^BAIBES. 


^^y^y* 


[Seriiet.] 


4.  ExamiriLT  si  réquatioti  différtîntieHe  dti  second  ordre 


(fHr:r«)y« 


i^^y^Tp 


xy 


admet  des  intégrales  sinfjuliércs,  pt  trouver  ces  intégrales. 

I  Lagra>t.k.] 

jUri  remplace  c*^tie  tH|*jarKni  par  un  système  tle  deux  équations  du 
premier  ordre  |. 

5*,   Eliiftt  donnée  une  équation  diJleieulielle  du  seeoèid  ordre 
^{x,y,y,y):=i^, 
en  éliminant   v  entre  celte  equaUf»n  el  la  relation  —^  =  o,  on  obtient  noe 

équation   tïiffért'orielle  du   fueniier  ordit*  l'(:r^  >.  ^>'' )  =  o,   dont   lei!  tnlc- 
g raies   jio'^^édt^nt  en  général  la  propriété  suivante  :  Par  chaque  point  M 
d'tine  de  ces  courbes  intéf^rales  C,  il  passe  une  courbe  iotë^rnle  de  IVqua- 
tion  F  =  o*  ayant  un  rebroussenient  de  seconde  espèce  en  M  et  la  tanseai^^ 
en  ce  point  à  Ir  courbe  C  pour  lan^ïenle  de  rebrousse  ment.  ^H 

\  American  Jourtiaf  uf  Mafhemalics.  Vol.  \[,  p.  364»] 
B,  Établir   les   propriétés  d«  e'^^  en    partant  de  riniégrale   g  énergie  de 
réquaiion    différentielle h  -=^=0,    mise    sous    la    forme    algébrique 

Même  question  pour  la  fonction  tang-r,  en  cherr liant  d'abord  l'intégrale 
générale  sous  forme  al^iébrique  de  Inéquation  dilférentielïe 

fia"              dy 
;  H — ;  =  o. 

7*.  Soit  jr'=  R(jr,  7),  où  Rjjr,  y)  est  une  fonction  ratiotM>eHe  t\t  y 
dont  les  cocfllcienls  sont  des  fonctions  anid\ tiques  de  r,  une  équation  dillé- 
rentielle  du  premier  ordre  adaiettant   une  intégrale   générale  de  l»   fonne 


{») 


.  ^  q?«  (  :r  I 


=  Ffjr,  j^>  =  a 


^q{  X ) y  -^^  '!^i{ x)y^-'^ ^ .  ..-^^nix) 

Démontrer  que  cette  équation  peut  $e  ramener  â  une  équation  de  Riccati 

par  une  substitution  de  la  forme  u  —  Rtfx,  y)y  R|  étant  une  fonction  ra- 
tionnelle de  V,  I  P\i:^l^vv:.| 

R.   On  remarque  que  réquaiion  (i)  |ieut  s'écrire 
où  1/  =  ^^-^^ — ^  T    T  et  Ton  démontre  que  «  satisfait  à  une  équation  de  Bicrtti 

(Pu — (j^'O 

tandis  que  le?  fonctions  Aj^  B[  sont  dérerminées. 


CHAPITRE  XXII. 

ÉQUATIONS  AUX  DÉHIVÈES  PARTIELLES. 


Dans  ce  Chapitre,  consacré  à  la  théorie  des  équations  hux  dé- 
rivées partielles.,  on  a  surtoul  en  vue  de  ramener  F  intégration 
d\ine  équation  aux  dérivées  partielles  à  rintégration  d^iin  syslènie 
d^équîiltoiis  diirérentielleh  ordinaires.  Quoique  cette  réduction  ne 
puisse  être,  dans  bien  des  cas,  d'aucune  utililé  pratique,  elle  n'en 
offre  [*a!3  moins  un  grand  inlérél  théoiique,  car  elle  permet  de 
se  rendre  compte  du  degré  de  difliculté  du  problème.  Bien  que 
tous  les  raisonnements  n'exigent  pas  que  les  intégrales  eonsidé- 
rées  soient  analytiques,  c'est  à  celles-là  que  nous  nous  liiniterooîi^ 
à  moins  de  menlioo  expresse. 


I 


L  -  ÉQUATIONS  LINÉAIRES  DU  TREMIER  ORDRE. 

4!28*  Méthode  générale.  —  Nous  avons  déjà  vu  que  riulégra- 
liûD  de  l'équâlion  liMiuogène 


QÙ  X(,  Xa,   .  .  •,  X,|  sont  des  fonctions  de  x^  «''iit 
tégration  du  sjslème  d'équations  différentielles 


.,  Xft^  et  Tin- 


tÙTx 


x7 


sont  deux  problèmes  équivalents  (  n*'  392).  Si  A, /^j,  *m*^fn-\ 
»oni  (n  —  I)  inté^n^ales  premières  distinctes  du  système  (-ji),  Tin- 
légrale  générale  de  l'équaiion  (i)  est  une  fonction  arbitraire 

de  ces  {n  —  i)  intégrales. 


5%B 


CHAPITHB    XX  1 1. 


EQIATIONS    WX    UERIVI^ES    E»AWT1ELLES. 


Oïl  peiil  oblenir  coirjine  II  suit  l'inlégiafe  ^aiisfaisaoL  à  la  con- 
dkion  de  Cauchv.  Supposons  les  «^oefficieciU  X/holomorphes  dar»s 
le  domaine  d\iti  sj sterne  parliculler  de  valeurs  x^,  x!J.  . .  .  xj»  te 
premier  ooeflicient  (Xi)©  n'élanl   pas  nuL   L'équalioo    (i)   éUnl 

résolue   par  ra(>port   à   -^,    on    peut    lui   appliquer   le   théorème 

général  (n*'  380);  il  existe  donc  une  iult^grale  holomorplie  dans  le 
douifiine  considéré^  se  réduisant,  pour  jF|=x^,  à  une  fonction 
holomorphe  donnée  Cj^fx^,  Xj,  ...,  jr^)  des  (/!— i)  variables 
Xa,  <  .,  Xy|.  Pour  obtenir  celle  inlégrale.  écrivons  le  sj'stèn[ie(2) 
sous  la  forme 

dx^        Xi  dT\         Xj 


(î) 


les  seconds  membres  étant  liolomorphes  dans  le  voisinage  du 
âyslème  de  valeurs  x^,  a?J,  -*.,  xJJ,  if  existe  un  système  d^nlé- 
grales  holomorplies  se  réduisanl  pour  x^^xj  à  des  valeurs 
données  C^,  C3,  .  .  . ,  C^  pourvu  *.|ue  les  modules  |Ct  — x,?|  soient 
inférieurs  à  une  certaine  limite,  et  ces  intégrales  sont  deà  fonc- 
tions holomorplies  de  X|  el  des  paramètres  C^^  C»,  •••!  C^ 
(n'*387),  qui  sont  représentées  par  des  d^velof^penrents  de  U 
forme 

(4)  x/=  C/^  (xi— .i7Î)î\fx,,  Cj.  C.  ..,.  C«),        (I  - '1,  î.  ...,  m. 

En  résolvant  ces  (/i  ^  j)  équations  par  rajïpori  aux  (^,,  on  obtient 
UD  système  de  (rt  —  i)  intégrales  premières  des  équations  (a)»  re- 
présentées par  des  dfHeloppcments 

(5)  C(=Xi-h(j^t  —  ^l}Ql{^l.  J?,,   ...,  jr,,)  (i=2,  ^ /iK 

les  (ji  étant  des  fonctions  holomor plies.  Il  est  clair  que  la  (bnc- 
liun  '^(C^i  C:i,  ♦,•,  C/i  )  de  ces  (/?  —  1)  intégrales  premières  rsi 
holumorphe  dans  le  domaine  du  point  (x*\  ,..,  xj)  1,  et  se  réduit 
à  ç(x2,  Xs,   . .  .,  Xjî )  pour  ./  (  ^  x". 

Considérons  mainlenaut  une  équation  linéaire  quelconque 


(6) 


Pi  -T^  H-  ^î 


(^J% 


'    éjtm 


"■ê-"— 


r 


où  P|,  y 2^   .,.,  1*,|,   R  peuvent  dépendre  à  la   fois  des  variables 
indépendantes  x*,  Xj,  ,  ..,  u-n*  et  de  la  fonction  inconnue  z.  On 


on  cht'relie  â  1»  définir  nar  niu-  é<iiialH*ri  non  résnlue 


m  fond  i*  Ml  \  des  (n  -+-  \)  vari.il>li!s  3,  .r,,  .f\, /'^,  i-laiii  01a  in - 

h'jidnt   lii  funi  lion  incuiniiH',  De  l'tUle  reliihon  on  di'^doiî  en  dillé* 
rentiîint 


et  en  n*  m  plaça  m 

lions  |irëcédenles  ilans  rêc|Uîiliou  1,6  1,  tdle  dt'vîcnt 


La  ni>nveïle  t'cjiiiitïon  est  rîe  la  foinif^^^i),  et  son  inté^i'ation  est 
équhdlenle  à  celle  du  svslèrne 

ntius  non  von  s  dont  l'jionrer  la  [oojjoMhrtn  ^uivanle  ;  Si  tf^^ 
1/2,  ..»,  //„  jïu///  //  iniê^rale.K  /ftemirres  disiinrtrs  dit  svs- 
{i*m  e  (  i  »  )  >  ''  ^  '^  '  '^  ./  '  ^  "  ^  '  ^  '  ''>  /'  ^  '^'*^^  "  *^'  ^'ï  '^V^  h  (es  .  r  1 ,  x  y ,  .  . ,  jr  „ , 
définie  f m r  une  refftiîon  de  la  J orme 


(10; 


^/^/,   f'.V^   ^////' 


I 


ait  <t»  rfei  /  i'  fie  ttfie  ftift  <  '  /  /^  >  /  /  /  /  /  •  h  if  ra  ù  'e  de  « , ,  u-^, 
i  nié  fatale  de  l'éf/uatioa  ;  0  ►. 

On  ne  penl  en  conclnre  que  Ton  oUlient  ainsi  toutes  les  int»  - 
craies  de  rêquiition  (5l  En  eilt'l,  jionr  ijue  la  fonction  implicite 
dëiînîe  par  la  relation  (^)soiL  une  inlé^rale,  il  nVst  pas  Di'xessaire 
f|ue  Ton  ail  identiqurnit^ot  F^V}^o;  il  sullil  i|nf'  la  condilîon 
F(V):=:ro  soit  une  eonsétjuence  de  I  ripiation  \  =-0.  Si,  par 
eneinple.  Ton  prend  ponr  V  nrie  intégrale  A\îue  expiation  de  la 
forme  F(V)^  KV,  K  drsignant  on  fac*enr  ronstiinl  difléreot  di- 
it^ro,  la  relation  V  ^^  n  déliuit  bien  une  iolegi;de  de  ré<pialion  (t>j. 
Il  y  a  donc  lieu  d^exaniinei'  ^î  la  relalitm  1  10)  penl  donner  toutes 
G.,  IL  34 


53o 


CHAl'ITftK    XXII. 


KQÏ  AT»ONS   \V%    immVEBg   PARTIELLES. 


les  inlégrales  de  l*ét|Uriliori  proposée.  PouriHablh'  qu^il  en  est  bie 
ainsi,  sauf  «bn^  des  cas  exceptionnels  qui  ^.eronl  précisés,  imag 
nons  que  dans  les  n  lonctions  Ut^  u^^   *  .  •  i  ««^  on  remplace  z  }>»f 
une  irUégrale  de   l'équaiion   (6);   les  résultats  o!)leiius   sonl  de» 
fonctions  U|  *  U^,  .  *  . ,  U^^  des  fi  variables  .r»^  x-^^  -  -  . ,  ^«.  Si  ûon^l 
démontrons  cpie  le  jacohiei»  de  ces  n  fonctions  est  identiquement^ 
nul,  il  sera  prouve  pur  là  même  que  Ton  a  unr  relation 


^il-M 


i:.)  = 


et  par  suite  que  l'intégrait*  considérée  satistail  à  une  relation 
la  forme  (lo),   où  la  fonctiou  arbitraire  *î>  aurait  été  remplacé 
par  ([(.  Calculons  ce  jacobien 


A  = 


éUi 


âut 


àF.^P^TI 


du.. 


P^ 


an  X 


ôUi 


fin 


àJ-n 


ai 


P'  = 


c/^H 


le  développement  de  ce  déterminant  donne,  en  l<'nanl  compte  i 
déterminants  partiels  qui  on»  deux  colonnes  identiques. 


(II)    ^ 


Di  iti,  tii. 


Di  .r, 


0<  W,.   Wj Uh) 


.  .,  ^é-U   -t   ^i-«-|» 


M  ^n} 


Mriis  ^/i,  W.J.  .  .  .,  ;/^  élaut  n  inLégrales  pnvrnières  du  système  (91 

on  a 


J  j  —^  -H  r^  ■- — - 


P„  ^  ^  R  ^ 


\  l  —  l,  \k^ 


•  «    1  4« 


(I») 


et  Ton  etj  lire,  d'aj»rès  la  ibéorie  des  équations  linéaires  et  homo 
gènes, 

R  ^  P, 


D(Ui,  Mj, 


l^iUy*  «t. 


^h) 


^  \L 


14=  Ult 


\}{:r^.Xt,.-',^^t) 


D(:r, 


Tt-i,  Z,  :r/^j,...,^>) 


M  étant  une  Ibnclion  de  .r< ,  j-^i  ■  •  •  1  -^«i  ^t  4"^  Ton  [leul  toujours 
calculer  quand  on  connaît  les  inteij;:rales  premières*/,,  u^,  '^.yU^t 
En  portant  les  valeurs  des  délerminanls  déduites  des  équations (1 
dans  la  relation  (  1  i  mI  vieni 


(  1%  bis ) 


M  A  ^  K  --  Pj/>,  —  \\pt  -....-  P,,p„ 


t*    ^    EQL'ATtONS   LJXEAIRES    Dl'    PRtMlKM    OHDHE. 


5Hï 


Si  z  est  une  intég^rale  d*^  1  équation  (6)^  le  second  membre  esl 
nul,  ei   par  suite  celte  intégrale  salisfail  à  l'une  des  deux  condi- 

■lioDâ  A  ^=  o,  ou  M  =  o.  Dans  le  premier  cas,  comme  nous  venons 
de  le  démontrer,  celte  intégrale  est  délînie  par  une  relation  de  la 
formfî(  lo).  Quant  à  la  relation  M  ==  o,  elle  ne  peut  délinir  qu^une 

|ou  plusieurs  fonctions  implicite!*  paifaîtemenl  déterminées.  On 
voll  donc  qiTen  deliors  de  lerlaines  intégrales  exeeplionnelles, 
ne  dépendant  d'aucune  tons  tau  te  arbitraire,  toutes  les  inlégralci» 
de  rétj nation  (6)  satisfont  ii  une  relation  de  la  forme  (lo).  Nous 
diions  désormais  que  la  relation  (lo)  représente  Vinit^g raie  géné- 
rale de  récMiatioa  (6).     / 

r      ,     .     ^    .  . 

I  Pour  voir  ^i  une  intr ivraie  peut  saiî^fairt;  à  Ih  retatton  .M  —  o»  considérons 
fWn  point  (|ueleoiii|ue  de  cetlt-  iul<'«raie  (j-^,  j"J,  .*.,  jtJ^  z»)  et  su|jposons 
quii  Lous  le>  t'Ot^tficientr*  Pj,  P,,  .  .  .,  P».  Fi  st>irL  tiolujM<»rjjhe&  daii<4  le  voi- 
jjnage  de  ce  système  de  vsdeurî»  î»an*i  étr^  nuls  a  la  foi^  pour  x^  =  j^J,  ^  =  «q, 
Uidmeltonâ  par  exemple  qui'  h*t  n'est  pas  nul  pour  ee  ^ysiéine  de  valeurs. 

On  peut  alors  résomire  l'équaiioii  (H}  par  rapport  à  - —  et,  en  iipplii|ijant 

Lies  théoiêujes  de  Cauctiy  (  n"  i{*M>  )^  on  vi^ii  que  Ion  peut  prendre  pour  «i, 
|llf«  .  .«.  Hfi*  de*  fonctions  holoujorjdieiï  «tans  le  domaine  de  ce  ^yslênie  de 
liraleurs.  Or  Tune  des  équations  \  I'a^  peut  ^'écrire 


—  Pi=M 


.)' 


le  déterminant  qui  est  au  second  membre  étant  holomurphe,  et  Pj  n'étant 
pa%  nul  pour  x/  =  jtJ.  s  ^  ^^i,  il  s*ensuit  que  ce  système  de  valeurs  ne  peut 
annuler  M.  Comme  le  point  (^^,  ,..,  Tf^^  z»}  e^t  un  jioïjit  quelconque  de 
rinlégrale  cOTisidérée,  ou  voit  qu'il  ne  peut  exi&ler  iriiilc;;raie  ^saiisfnî^ant 
à  la  relation  lVI  ==  o  que  (Ihus  les  deu^  cas  suivant»  : 

I"   11  existe  une  fonction  V<:X|,  r^t  ...,  a^M,  -J  telle  que  tout  système  de 

-valeurs  des  variable*^  j^,,  *»  annulant  la  fonelioii  \,  annule  aussi  P,,  P^ 

et  R*  Tous  ces  coefficients  sont  alors  dn isibles  par  nn  même  faeleur 
Il  il  C5t  clair  qu'en  égalant  ce  facteur  à  zéru.  Ton  i>l>hent  une  intéj^ride. 
cas  banal  n^rlTre  pas  d'intérêt, 
»**  Le  I  aisoiniemeni  serait  eiirute  en  défaut  ï>i  rinlêgrale  définie  pwr  la 
ption  V  =  o  était  telle  que,  dans  le  voisinage  de  tout  système  de  valeuJs 
iâfaisiinl  à  cette  relation,  quelques-uns  des  coefficients  P/,  R  cessent 
ÉVire  liolomorpiies.  Ce  cas  peut  en  effet  se  présenter,  comme  on  réta- 
blira un  pru  plus  loin. 


429,    Interprétation  géométrique.  —   La   méthode  g«^nêiale  (|ui 
iprécède  est  susceptible  d'une   interprétation  géométrique  simple 


53jr  LllVi'JTHE   XXIU    —    KQIATIONS   XIH    DÉRJVKË^    l*%RTIIvU.eS. 

àiitiS'  let'Éis  lie  l'éi^aaUoti  à  lroi&  variables^  que  nous  écrirons,  ave 

li's  iiol.it ions  babituelleâ. 


(li) 


Pp-^nq  ^  H. 


àz 


ds 


P,  Q,  R  étaul  des  fniiclions  tirs  Lruis  variiilïlrs  ,r,  t%   '-.  Soil  3  mu 

sur/ace  iftiê^n'^ih  (|ur'U:oiif]u«.*  :  l\'*t|iiîilioii  tlti  plan  UngerU  a  celte 

surface  lUâiil 

l  —  z  =  p{  \  —  X)  -^  ti{\  — y\ 


la  relaliiui  (  i3)  expriine  qnt;  ce  plan  laD|>;enL  passe  par'  fd  ilroi 
rc|jn"scnlt'e  pur  1rs  écpialions 

X-^^  _  Y— r  _  Z— jt 


(M) 


M 


4 


de  sorte  <|ue  le  proljlr'ine  de  riiilt*f;rrtLinn  de  celle  équaLion  (|3) 
peiil  èlrr  posé  de  lii  fyroii  .sulviin Ir-,  si  l'on  Pinpioi»"  le  langage 
^éomêlrupie  :  ■ 

A  chiupte  pot  ni  M  dr  tesprtcr,  He  cfyordonn('t*s  (j^,  r,  -  ).  on 
fait  correspond rt*  une  finnle  i>  issue  de  ce  point,  représentée 
par  les  ét/t/afions  (i4)-  Déterminer  une  surface  S  telle  que  k 
plan  (aui:ent  à  cette  surface  S  en  chfttun  de  ses  points  pmst 
par  la  f If  o it e  D  relaf  /i  e  à  ce  p o in t . 

Si  Ton  eomiaît  loiiles  les  surfaces  jivuissaiiL  de  celle  propriété, 
on  ri   pur  la  même  l'intégrale  généra b-  de  Téq nation  Ihiéairc.  Liî 
trois  tuuchiois   V,    C^,    R  dtHei  miiienL  la    loi   suivant   laquelle  la 
droite  D  se  déplace  quand  un  fait  varier  le  point  M;  ces  trois fono^J 
lions  sont  le  plus  souvent  des  fonctions  analytiques  de  j*,  >% 
mais  il  sufiit  pour  le  raisonnement  qu'elles  vérUienl  les  conditioû 
énoncées  dans  réiudi-  des  équations  dirtVrentielles  (u"*388  els«iv.)J 

L'énoncé  |irécédent  ntuis  conduit  à  cliercher  les  courbes  F  4|Ui<J 
en  cliacun   de  leurs  points,  sont  langenles  à  la  droite  D  corres-J 
ptiodanie;  nous  les  a|>|)ellerno5.  courbes  caractéristiques.  Noitll 
allons  numlrer  d'abord  tpie  toute  surface  intégrale  est  en^'en- 
drée  par  des  courbes  car  tic  le  ris  tiques.  Considéions  en  cffcl  «ne 
telle  surface  S;  en  cUaque  point  M  de  cette  surface,  la  droite  D 
corres[ionda[ile  est  située  dans  le  plan  tangent.  Nous  pouvons  dotits 
nous  proposer  de  déteranner  les  courbes  de  cette  surfaCe  qui,  cal 


EgtATION.S    LINKUKES    DL;    l'Rt:MlliK    OJUlUE. 


5^ 


chacun  <le  leurs  [ïoidls,  sont  lyn^entes  à  la  droite  D  conrisfnMT- 
dante.  Ces  i^oiirbes  s'obtiendront  par  Tinti-gration  d'une  équation 
di(Fércnlielle  du  [ïrernier  ordre  (n*^  378);  par  chaqne  poini  df  S  il 
fpasse  donc  en  jt^^rronal  une  courbe  el  une  ^eiile,  située  louLenliete 
,6iir  celte  surface,  et  jouissant  di"  la  proiiriiHé  énoncée.  Il  estebir 
que  ces  courbes  sont  des  caraclérisliques,  ce  qui  démontre  la  pro- 
position. La  réciproque  est  à  peu  près  évidente  :  si  une  surface 
**st  un  lieu  de  caracléristiques,  le  plan  tangent  en  un  point  quel- 
conque de  celte  surface  contient  h  Laugi^nte  à  la  caractéristique 
située  sur  la  surface  qui  passe  par  ce  point,  c'csl-à-dire  la  tlroite  D. 
Le  problème  proposé  est  dor»c  ramené  à  la  déterurinalion  des 
courbes  caractéristiques. 

Les  équatiorjs  différentielles  de  ces  courbes  soûl,  d'après  leur 
définition  ni^me, 
^   ,  dx       dy       dz 

jiiir  L:!ia«|uc  point  de  l'espace  il  passe  donc  en  général  uue  carac- 
tériel iqur  et   une  seule,   laoi;enle  à   la  droite  D  corrr sponilanlt\ 
^Supposons  que  l'on  ait  inléj^rè  ces  équations  (i  5)  et  soient 


leîix   intégrales    premières   distinctes    de  ce  sjsième;    l'inlégrale 
jénéralt'  e?«l  représentée  par  les  formules 


(iti> 


u{:p,  y,  z)  =  a,         v( ^,  y,  -3  )  =  />, 


a  e\  h  étant  deux  constantrs  arbiliaires,  Les  caractérislîques,  qui 

dépendent  tic  deux    [>:iraniêtres,  foruieiil.  donc   une  congriience, 

•our  obtenir  une  surface  engendrée  par  les  courbes  de  cette  con- 


h 


par 


^ruence^  on  doit  établir  er»lre  les  deux  paramètres  €t  vX  b  une  re- 
ilalion  de  forme  arbitraire,  soit  '^(a*  h)  =^  o,  el  la  surface  intégrale 
lcurres[Njndante  a  pour  équatiioi  'z*{u^  t')^z=o.  C'est  bien  le  re- 
pu liât  (pje  fournil  la  méthode  générale  du  paragraphe  préeédenl^ 

car  u  et  r  sont  ici  i\^\y\  iulégralps  dislincte>  de  rétpialion 


ù.r 


*'  S<dt   \\i\i\a}\ou  p:j^  ^1-  qy  ^  m  Z.  Le?  équjilion**   «liffé- 


m 


CII4PtTRI-:   Wll.    —    KOtTATIONS    inV    I>ÉHIV£KB   PAKTIBLL£t<. 


reniielles  «les  caracieri^tniu 


à:r       dy 


dz 


y  -5 

aflmeltent   les    deux    iMh^^irRlc"*    imMuiêre^  —  =  fï.  —  =  h.    et    l'eqiiî'tlîfm 

gériëraJe  des  surfaces  mlégraies  e*t  5  =  r^/(^  \  .  Si  m  =s  i ,  lescè**rtetr* 

nstiques  »unt  des  ilroke-*  pa^^sanï  par  rori^iiie,  el  les  surfaces  îpiègnjc* 
s«mt  des  càiies  ayant  leur  sommet  à  rorigine.  Si  m  =  o.  les  ciiractêristii|ue* 
Bout  ile*i  droites  parai lèi*is  au  plan  dt*fi  .rr  et  reiiconirarn  l'a\e  Oz;  les 
surfaces  întégiak's  sout  Jes  ^uii'atîe^  i^onoïdes. 


2**  Soit  l'équation  py  —  q  j^  ~  u.  On  ajieiçoit  de  suite  d«'u\  roiu binai- 
sons  inlégrabli-"^  jH^tn  les  ê(|n;iitrjins  dilTiMvnt  îellcs  des  c^ractet  rslii|ue5 


I 


et  deu\  intej;rales  [ireinières  z  =  a,  r^-^y^  =  b.  Si  les  axes  de  coor- 
données sont  fei  iau*;uliiire'^,  les  rarariéi  i^iiqin's  siml  fies  cercles  ayant 
leur  rentre  sur  Taxe  Os  et  situés  tians  un  |>lao  (jarfillèle  au  plan  de*  jy. 
Les  surfaces  inlêgrales  s*»nt  des  surfrieesde  révolution  autour  de  0^ 

i"  Tra/ec foires  orthogonales.  —  î5oit 


(i7> 


F(a:,  j,  s)  =  C 


TcquaLion  d'une  lamille  de  ^^urfaces  Z^  dépendant  d'un  paramètre  arbi* 
traire  G,  de  telle  façon  que  par  tout  point  de  l'efipace  \  ou  tout  au  moiiu 
d  une  portii»n  de  Tespaee  )  il  pas*e  une  de  ces  surfaces  et  une  seule.  Pra- 
pusons-nous  de  trouver  une  autre  surface  S,  représentée  par  réqualtou 

z  -  ^{T,  y), 

qui  coupe  orthogonalenieni  en  chai  un  de  ces  points  la  surface  1  paf^ant 

parce  point.  Les  païamétres  directeurs  des  normales  aux  deux  surfaces 

ॠ   û?    ùF  ^  .^    .  1^ 

étant  resnecliveinent  ^i  — ^  —  pour  1  et  o,  o, — ^i  pour  a,  la  condition 
'  ù.r    ùy     0^  ^    ^  ' 

dVirtho-çonaliic  coniluil  à  l'équation  linéaire 


I 


(i8) 


Les  courbes  caractéristiques^  dont  les  équations  diO'érentîelles  sont 
dx  tiy  dz 

iix  Oy  as 


('9) 


sont  des  courbes  qui,  en  chacun  de  leurs  puintr.,  admettent   p^ur  tiiii^riiti 
la  normale  à  la  surface  31  passant  par  ce  point. 


KOL/^TIUNS    LÏNKAJHIS    Dt    J^ltKMlEM    OHOKK. 


53S 


Sijppo*^orfi>  jjiir  e\eru|jle   que   l\>ii  ail  Fur,   y,  z)  —  z/(jr^  r)»  la   fo 


jtion  ^/"t  *r^  ^K  ^  «itiifit  hoinoj^îéne  el  île  degré  7t.  Le<*  »*<]ii^rîorm  diflVrenlfelles 
les  caraclérisf itjiies  sont  ici 


t/j* 


/; 


/ 


'cri  tiirtanl  l'oiiipte  dt   la   relrttiou  crKyli't',  on  a  la  cotnliinfii«ion   îtite^rable 


d'au   TfMi   tîi 


dr 


'inli*i;iiil(!  première  .r* -i- ^-^  w  5*  =  a,   D*auirc   part^  -j^ 

e*l  «fil-  îonclian  ln>iiii>j;éne  et  de  fïejijré  têvo  des  v.iriabtes  J^t  JK;  on  âurii 
%l*»nc  une  nouvelle  i  ni  enraie  |n'eiiiïëie  pur  Ufie  qiifi>li  alure  (  n'  3ti5  ) 
♦  4"  Jl  «-"^t  quekpit'foïs  jMjHsible  de  doieitnjner  les  courbes  eararléi  istîc|ues 
Sans  aucun  c^deuL  J'après  leur  déJîriiiion  géuuiéti  ti[ue.  >i»jt«  par  evetnpie, 
ft  «lètenniiier  le*  surface*  S  telles  que  /<?  pian  tancent  en  un  point  (fuel- 
^onque  M  Je  i'une  de  ces  fiurfaees  rencontre  ttne  droife  fixe  A  en  un 
puini  T  égaie  me  ni  dis  la  ni  du  point  W  et  d'un  pidnt  Jixe  O  de  (a  droite  A. 
Soit  M  uïï  poinL  de  l'espace:  il  eviste  ^ur  la  dioile  A  un  (Nilnl  T^  el  un  seul, 
tel  que  TO  —  TiVl,  et  ee  point  est  à  Firitei^ection  île  A  avec  le  plan  mené 
perpendiculairement  au  &e;:nient  OM  en  son  milieu.  Soit  D  la  drutte  passaot 
|»ar  le>  cleux  points  M  et  T;  le  plan  tangent  à  toute  surface  répondant  à 
Tenoucé  pas^anl  au  point  M  eon tient  donc  cette  dioite  D,  et  par  suite  ces 
surfaces  s'nl>tien rient  par  riiitêgtatîun  rrune  ê(|uatiun  linéaire.  Les  tan- 
gentes aux  courbes  caractéristiques  rencontrant  toutes  ta  droite  A,  ces 
Courbe.^^ont  dune  descourbe^^  planes,  situées  dans  des  plans  passant  par  A. 
Les  caractéristiques  située»  dans  un  de  ces  plans  sont  les  courbes  inté- 
grales d'une  équation  différentielle  du  premier  ordre,  et  l'on  voit  aisénienl, 
d'après  la  proprieié  qui  les  définit,  que  ce  sont  des  cercles  tangents  en  O  à 
la  droite  A.  Les  surfaces  cherchées  sont  donc  engendrées  par  des  cercles 
langenls  en  O  à  la  droite  A. 

On  petil  disposer  de  la  fonctino  arbitraire  '^\(t,  i')  de  laçon  que 
la  surface  iiitéf^riiU?  pasM*  par  tiiie  roiirbe  donnée  F;  on  oblieiidra 
Celte  surlaee  en  prenant  le  Hcn  des  ertraclérislic|iies  passant  parles 
diU'éient^  fioifiis  de  crite  courbe.  Si  f  est  représentée  par  le  sjs- 
:èine  de  den\  éipiotion^i 

ao)  ^{T.y,  5)  —  o,        t^j(  j-,  r,  5)  —  o, 

tour  revient  à  rechrrrher  la  rL-lation  [|u'il  fciut  établir  entre  les 
deu\  parainèlres  fi  et  h  pour  qu'une  curaetéri^liqne  rt-ncoulre  lu 
courbe  T.  Il  ent  clair  qu'on  obtiendia  celle  relation  en  éliiiilnaril  ^ar^ 
^■,  z  entre  les  d^nx  équations  (  20  )  et  les  équMtion>  là  ^=  rt,  i' =  b 
de  la  caraelérisLitpte.  Le  proldcuie  n'admet  <pt'une  .nolniifin^  à  uioins 


qiir  lu  *:ûurbe  F  ne  soit  r)l«--méiii<'  une  canicterisliqiie. 


/an»  < 


cas  singulier,  it  suflït,  pour  avoir   mie  siirrace  intégrale  pdâsao 


F,   (I 


e   c'onsi 


i<^r   kl    su  ri  met'   rnt'e  narre  par  ime 


fa 


mille 


caractérlstitjues»  dépeiidaiiL  d'un  paramètre  arbihaire,  el  dont  laii 
partie  la  courbe  F.  ^ 


I 


i30.  Congruenoes  caractéristiques.  —Atonie  éqnalion  hnéair 
de  lu  forme  (i3)  correspond  une  cô//iT(/e//rt*  caractéristique 
formée  ptir  les  courbes  caractérisli(|ues  de  celle  èi] nation*  Inver- 
semenl  tonte  eongruence  de  courbes,  c'eslsj-dire  toule  famille  d^ 
courbes  dépeudarjt  de  deux  païamèlrcs  arbitrairesi  a  ej  ^.  esl  U 
congnience  carnctéristique  (Tune  équation  île  la  Tin  me  (i3)  (*|^| 
Supposons  en  efl'cl  les  équations  qui  dt'dnissent  «  eitb  coo^rnencf 
rés«dnes  par  rapporl  aux  deu\  prircimètres  a  et  />, 


tt i ;r,  y,  z )  =  « T        *' iJ^*  y*  z)=  ù: 


toute  surface  S, 


dr 


*r  les  courlies  de  celte  congruencf 


associées  snivant  une  loi  a rhi traire,  est  représentée  par  une  équi 
tîon  telle  que  r  =  7t(f/),  cl  Ton  en  déduil,  en  prenant  les  dérivée 
partielles  par  rapport  à  j"  et  à  )% 


àv         ài^              .         /au        âti       ,  âv 

__  -i 13  =  t:  (  «  )  ( \ /i    ,         — 


ùi> 


àx 


dz 


àx 


ùy 


TT  '/  =  ^  < 


Ou 


t  fju  vu        l 

V'H-        oz  ^  / 


L'élimination  de  t:'(//)  orinduit  ;•  une  équation  linéaire 


Dur,  5)  ' 


D  I  u.  r  ) 
t-î  I  ,r,  1'  ) 


dont  la  cong:ruenee  donnée  est  évidemment  la  con*:;^rnenre  Ci 
téris  tique. 

Considérons  maintenant  le  cas  général  ti  une  (ron^rncoee  déliu 
par  deux  équations  tle  forni*'  quelconque 

(ai  )  V{T^  }\  z,  a,  b)  —  t».  Via-,  )\  ;;,  tj,  h  )  -=  u. 

Si  l'on  établit  efHre  les  deux  [»aranièlres  a  et  b  nnu  relation  di* 
forme  arbitraire  o(a-,  6  )  ^^  o,  on  aura  FéqualioD  d  une  surface  5< 
enfiendrée  par  les  courbes  F  de  la  congruence  en  élîjuinanl  a  ci  6 

(  ' }  Noua  supp'^sons  en  outre  que  par  an  point  quelconque  de  Tespace  (ou  d't 
puiiion  (ic  IWpace)  il  pa^^e  une  de  re-  courbes,  ce  qui  ri'aur«il  pas  heu  *i  t\h 
ëUîeiit  silutïcs  sur  une  même  surface. 


re  les  équations  {•èi)  et  la  relalion  '^  ^  u.  Tu«iles  ces  surfaces 
sfont  encore,  quelle  quf  soi!  la  ftmclion  :p,  à  une  mènit?  équii- 

I  aux  dérivées  pîirLk'ltes  du  preuiH*r  (K'drr.  Pour  obïeuir  celle 
a  lion,  on  penl  prorcder  €onime  il  auH.  l^as  Lrois  équalioos 

\  U  =  o,         V  =  o,         o(fi,  à }  =  o, 

nisscnl  trois  fonelioiis  iinplicrle?»  z,  a,  h,  de»  variables  indr- 
danles  x  <^t  _l%  eU  la  dernière  ne  renferniiiiil  que  a  el  b^  ou  w 
eonsequeul 

litre  part,  si  Ton  diirerenlie  les  deux  ]»reniière>  éqtialions  {'AnL^ 
rapporta  :i' et  à  y\  on  |ieul  di-duirt*  de^  nldtious  obtenues  les 

,     f^a     àb     àa    àh  ,  , 

iressiious  cte  —  ♦  -—»  -^—^  ~-  au  jmïven  de  .r^  y,  z,  //,  fj,  ft,  h^  eu 
Ox     àT     ày     àr  ^  .  t       i 

remplaçant    ces   dérivées   p«r    leurs    valeurs   dans   le   délerini- 

It  (vi3),  on  ari'ive  à  unr  nouvelle  relation 

'  ^{  X,  K,  ^,  p.  *],  fi.  6  )  ^  »K 

l'y  aura  [>lus  ipi*â  éliminer  ft  et  h  en  Ire  celle  relation  et  les 
f^  relalions  ('-it)  pour  [uirvenir  à  une  équation  ne  i'enlernuir»l 
\x,y,  z,  p,  q 

juî  s'appliqut*  à  lonle>  les  surfaces  engendrées  [>ar  le»  courbes 
ia  eon*;rneni'e.  Il  se  rail  ai  si'  de  vérifier,  diaprés  la  iaçon  même 
M  celle  équation  a  élé  obtenue,  qu'elle  se  décompose  eu  un 
tème  d*équatious  linéaires  en  p  et  y;  luais  cela  résnite  aussi 
sa  signification.  Supposons,  pour  (îxer  les  idées,  que  par  nu 
ut  M  de  l'espace  il  passe  ni  courbes  de  la  cono^ruence,  el  soient 

Di,  •  ■  '.  Um  l*"^  ff*  tan^^enles  à  ces  tourbes  au  |iuinl  .M.  roule 
face  engendrer  pnr  les  courbes  de  la  eou^ruence  et  passant  au 
ni  iM  doit  conti^nir  nne  des  fit  courbes  de  eeJtr  coiïji^rnence  qui 
sent  an  point  M,  el  par^  cousêquent  le  plan  langent  au  point  IVI 
I  passer  par  nne  des  droites  D,,  1)^,  .  .  , ,  \Kh-  Soient  P|.  Q,,  Ki 
paramètres  directeurs  de  la  droite  D,.  TimHc  surface  engendrée 

les  courbes  de  la  conj^ruenre  doit  d(ïnc  satisfaire  à  Tune  des  m 


SIB 


<:hapitiie  \xii. 


èQi'ATiaNS    VL\    DbHtVEES    PAKTIKLLES. 


P-  /^  ^  Qr7 


m^ 


et  le  pr^niier  mrmlire  Je  l'équation  ['2.^)  est  iilentique  à  un  facteur 
près,  irulopt-n liant  de  p  e\  de  q^  au  prodinL  des  m  fadeurs  li- 
uf^aires  E,,  E.j,  ,  .  *.  E„i.  Hemarquons  d'aïUeurs  qu'il  sera  impos- 
ai l>  le  en  général  de  séparer  anaJ  vliquemeul  ces  m  facteurs. 

CerLains  proldèines  de  géomélrie  |>eiivpijt  égalenienl  couduirei 
des  équulioiï*  aux  dérivées  |Uirlîflles  du  preinier  ordre  qiii  se  dé- 
coiuposent  en  uu  [irodoil  de  l'riclenrs  Ifnêaiies.  Reprenous,  par 
exemple,  le  problème  des  Uajecloircs  orthogonales,  CD  considt- 
lanl  une  l'annlle  de  surfaces,  duul  l'équalion  F(x^  y^  z,  C)  =  o 
renferme  le  paramètie  arbitraire  C  au  degré  m.  Pour  obtenir 
l'équalion  aux  dérivées  partielles  des  surfaces  qui  le>  coupenl 
oilbo*iaQaleiHC'ot,  îl  faut  encore  éliiniuer  C  enlre  la  relation  F  =  o 
el  la  condition 


t/r 


àj 


dz 


Par  un  point  M  de  Tespace  il  passe,  par  hypothèse,  m  surlaces 
de  la  famille  considérée;  soient  D,,  D^,  ...,  Dm  les  noruiates  à 
ces  m  surfaces.  Le  phm  langent  â  une  surface  orthogonale  pas^anl 
en  M  doit  renfermer  une  de  ces  djoites;  Téquatioii  aux  dérivées 
|>arti elles  se  décompose  donc  en  un  système  de  m  équalioii» 
linéaires  en  p  el  q. 

Inversement  toute  équation  de  celte  espèce  fait  correspondre 
à  chaque  [>oint  de  Tespace  m  droites  i)|,  1*^,  ..  . ,  Dm,  cl  ellr 
exprime  que  le  plan  lancent  à  une  surface  intégrale  renfenne  une 
de  ces  d  roi  les.  Si  nous  appelons  caraclêrislùjite  toule  courbe 
telle  q^ien  chacun  de  ses  points  elle  soii  tangente  à  Tune  de*  m 
droites  e.oirespondiiules,  les  raisonnements  qui  ont  été  employé* 
plus  haut  monlrei]l  encoïc  que  toute  surfaee  intégrale  er»l  un  lii^u 
de  caractérislirpies*  Pour  obtenir  les  équations  dillérenlielle^  de 
ces  courbes,  il  n'est  pas  nécessaire  d'effectuer  la  découqjo^ilioi» 
du  premier  niemhn*  de  ré(pialiiui  eti  facteurs  linéaires.  En  elTei, 
en  expriraaul  t|ue  ce  premier  niejnhre  est  divisible  par  le  faeteur 
\* p  -h  Q'/  ^^  R,  ou  arrive  à  des  équations  de  condition  homtïgéiîe* 
en  P,  Q,  K,  qui,  pour  chaque  [>oiut  (-T,  .y,  5),  fournissent  m  svs- 
lèmes  de  valeurs  pour  les  rapports  mutuels  de  ces  coefiieients.  ta 


propor- 

lionnelles  rf.r,  dr,  dz^  on  oblîeiU  les  équalions  clitrért^nLielles  des 
caracU^risliijiies,  el  rinlëgialron  de  reqLiatron  îiu\  dérivées  par- 
tieHes  est  ejicoie  ramenée  à  riiilégraLion  d'un  svslènie  d'equatioas 
différentiel  les  ordinaires. 


La  iliértrie  précérlente  explique  1res  siinpleiuerii  coin  m  eut  utie  êqiialion 
linéaire  (i3)  peut  avoir  de*  int<}g;rales  qui  ne  sont  pas  compiiï^es  ditns  l'm- 
tégrale  générale.  Considérons  une  équation  aux  dérivées  partielles 


U6) 


fir.y,  z,  p,  q)^  iv 


dont  le   premier  membre  e^t  le   prodiiil  d'un  eertain   nombre  de  faeteurs 
linéaires  en /i  el  q.  non  analytiquemeut  flisiincLs,  et  soient 

^  /  dy     dz  \  „,  /'  dy     f/z  . 

les  équaiions  dilTêrentielleB  des  caracLérisliques  de  ce  s)  siéme. 

Les  courbes,  qui  représentent  rinlégi aie  générale  de  ee  svslèuje,  foi  nient 
une  congruence,  qui  est  la  ront;ruence  earac!ëiM>tique  de  l'équation  (26), 
et  l  intégrale  générale  se  compose  de*»  «surfaces  engendrées  par  les  courbes 
de  cette  con;^ruence  associées  sui\ant  une  loi  arbitraire. 

Mais  il  peut  se  faire  que  les  équations  (^27)  admettent  îles  integralefs 
singulières;  c'esl  ce  qui  aura  lieu  si  la  congruence  caractéristique  admet 
une  surface  focale  rS). 

Par  chaque  jioint  de  cette  surfiire  il  paisse  alors  une  courbe  de  la  con- 
gruence eaiactcristique  tan*;enle  â  L'etle  î>urface;  le  plan  tangent  à  (£) 
conlîcrii  donc  uiir  des  droites  Dj  relative  au  point  de  contact,  et  par 
suite  (S)  est  une  >urfacc  intégrale  de  l'équation  (26).  D'ailleurs,  elle  ne 
fait  pas  partie,  au  moins  en  général,  des  ^urface^  qui  forment  rintégraïe 
générale  :  c'est  une  intégraie  singulière^ 

Soit,  par  e\em}>le,  ï 'équation 


US; 


p{^ 


z*  )  -i-  q  {xy  :t  .s  /j"*H-_x*—  4*  )  = 


o* 


qui  équivaut  en  réalité  à  den\  «équations  linénires.  On  peut  écrire  les  équa- 
tions «liliêrentielles  de^  caractéristiques 


f/5 

dx 


{^ -'%)'- "['-{m 


L'intégration  est  immédiate,  et  la  congruence  caractéristique  est  formée 
par  les  lignes  droites 


I 


qui 


oit   parallèles  au   plan   des  .rv,  el  tangentes  au    cône  x^-h y^=  z'^* 


540 


CHU'Uia:    Wll.    —    KQITANONS   kV%    DKILl^'EK»    PARTI KLLf-:». 


L^intégtale  ^**iieralc  ^♦^  <oiti||(i*.('  Ho^  furtaces  c»JlloKit♦^  enj^endr***;^  parce» 
droites,  et  il  y  ri  uiïf  [riiéj;r;ile  ^jtjf;julïêr*',  le  irone  li»i-m«iin*?. 

Le  co«nicitfiii  tie  q  dan.^  rc<^iialion  i  i8  )  irest  pas^  liolomorplic  dans  U 
Vûisiniifj;e  cl'tiii  pi»iitt  tjiit^lcoriijiK'  <  jr„,  y».  -*«  )  de  ce  cijric:  ce  qui  ronfirroe 
y  ne  remarque  antêiieure  {  n"  i28  ^ 


L  —  HtH  vriO\S    VLl\  IMPFb:Ki:NTIELLES  TOTALES. 


131.   Étude  de   réquation    dz  =:  \  fij- -h  \^f(r*    —    L*exi?*tencc 

dfs  intr^^rales  d'un  syslrine  co/ftpièf*'mcfif  tnf*^grablr  d^ét|ua- 
lions  aux  ditrérenllelles  lolalt's  a  i'\v  éublie  pltis  haut  (ii"  383;, 
L  inléjdjialion  d'un  pdreil  sysl*^!^**^  >e  rwinène  ;i  ['iolrgraUon  dr 
phisieiiTs  systèmes  dVt|uations  din'éreiiti elles  ordinaires,  à  une 
seule  variable  indéjiendanle.  La  inrlhode,  que  nous  allons  déve- 
lopper dans  le  cas  le  |dus  simple,  s'élend  d'elle-inènie  au  ca^ 
i^énéral. 

Soil  l'équalion 

(  ly  )  dz  —  A  (  x^  y^  z  )  iLr  -^  ht  r,  y^  -  >  i/>% 

ou  z^  est  une  loncliou  à  déterminer  fies  deux  variable<^  iodépen» 
dan  les  x  vX  y.  Cette  éi|ualioo  est  équivalerjte  ii  deii\  relnliùu* 
dislincles 


(3o> 


ôx 


^  k{s,y.  z), 


Tiiule    intégrale    commune   à    cos  deux    ê<[uatinns    >ati>fatl   duuc 
au^ïai  aux  iieiix  nouvelles  étjiitUion^ 


â^i 


OiT  dy        Or        ifz 
et  par  suite  à  la  relation 


(3i) 


1 |j  — ^A» 

ay         ()z  Ojr        dz 


Si  celte  relation  ne  se  réduit  pas  à  une  identité,  les  iotégrale:»  vie 

Téqualion  proposée  (29)  ne  peuvent  èlre  prisses  que  paimi  b 
fooelions  implicile?!»  délinie»  par  Téquation  (3i);  un  peut  duac 
touiuurs  reconnaître,  j»ai"  des  calculs  d'éliminatiuu,  si  les  équa- 
tions (.jo)  ont  une  inlêj^rale  connnune,  Mais^  pour  que  ce> 
équations   admettent    une    inlinité    (Fin lé- raies   dépendant   d^uif 


Four  tihii'jiir  loiiles  les  iiHt'j^riili.^s,  faisons  d'alioril  abslractioii 
lie  la  -.eeonilo  (ii?s  ëi|uaLions  (3u),  el  considérons^  senleineiii  la 
prernirre.  Elle  constitue*  si  Ton  y  regarde  Ui  variable  y  comme 
un  paramètre,  nne  ê*]nalioïi  diilereiilielie  du  [>i'eaîier  ordre  entre 
Ja  variable  indénendante  j"  et  la  fonction  iiicûnnue  ;;  ;  elle  admet 
donc  une  inlinilé  d'intégrales  :;  ^  fi-^i  J%  ^'^)  dépendant  d*une 
constante  arbitraire  (>,  qtie  l'on  peut  re  tu  placer  par  une  fonction 

quelcoiH|ue  u{y)  de  la  variable  >^  car  l'expression  de—  reste  la 

même  t|ijand  on  remplace  C  par  une  fonction  de  v.  Tout  revient 
donc  à  délenniner  celte  fonction  nij)  de  telle  façon  t|ue  la 
dérivée  de  la  fonction  ^^^'^[j',  }',  ''IJ')]  P^*'  rapport  à  y  sott 
égale  à  B(X,^%  '^),  ce  qui  ciuiduil  à  fécptation 

^ût^        f}*^  tin 
Or        éa  fi  y 


=    *M-^7.>    J    Ç^-i'.J,    «    ^], 


que  Ton  peut  encore  écrire 


«/m 
dr 


bi,r,j,  ^ir,r,  "►I-^ 


7hi 


I 


Nous  allons  aioutrej'  que  le  secund  uietnbre  de  cette  relation  ne 
dépend  que  des  varialîle>  y  et  u;  il  sulfit  de  \  cri  lier  que  la  dérivée 
par  rapport  ù  x  est  nulle  identiquement,  c'est-à-dire  que  rojî  a 

D'après  la  façon  même  dont  bi  lonction  -^(jt^y^  ti)  a  été  oblciuic, 
nous  avons  la  relation 


4 


iM) 


qui  est  vérilîéej  tpieU  que  soient  ./•,>',  n:  on  en  dcdriit 


OjT  Oy 

(iy         &f   ùy 

"  â^   du' 

54^ 


«:H.VprrKh  \\i 


KQl.^TIf»^   \l\    DKRIVBES   PARTIELLES. 


Lu   n_'niiilii<;aoi  — î-»  - — ^t    ,     .      par   les  valeurs  précédentes,  h 
relation  à  vérttier  se  réduit  à 

0^  /*m     àh 


et  le  second  (acteur  est  identiqueriieiil  iriil^  en  vertu  de  la  condition 
d'inlégrabilitë  (i5i).  I/éi[tiAtio*j  (32)  e-^l  donc  d^*  la  forme 


(35) 


du        ^ 


soit  u-^*}^{y,  C)  riulégraïe  générale  de  cette  équation,  C  étaul 
une  constante  indépendante  d  la  fois  de  a:  et  de  y,  U  «^uftira  de 
remplacer  u  par  '{^(^>',  C)  dans,  la  fonrtron  »(j,  v,  u)  pour  avoir 
riutégrale  générale  de  Péipiation  complélement  intégrable  ('19), 
et  nous  voyons  que  lUnté fi  ration  de  cette  équation  se  ramène 
à  l'intégration  successive  de  deux  équations  différentielles 
o rdift a it -es  (  3 4  )  et  (  à 5  ) . 

Exemple.  —  Sait  ri-qualion  aux  diilV'r4^uïiellç^  lutale*' 


(56) 


dz  =.  — — :—  flU-  H —  — or, 

Ty  »  ^  .ry      -^ 


I 


qui  est  èqyivaltînte  au  &y>lèfiie 


(36/ 


■^>' 


^(4  — .x\ 


La  condition  rrintégrabililé  est  vérifiée^  ei  lu  première  des  équations  1 16it 

,»    >   .  as        .  .  I       .    .     , 

qui  est  linéaire  en  -5  et  —i  admet  pour  intégrale  générale 


r 


'^Jh 


u{^)  étant  une  fonction  arbitra  ire  de  k-  En  |>ortant  celle  valeur  de  ^  dan» 

■      •        ■  >  ,     .        f^«  ï  , ,  I        ^     .  .>     . 

Jii  deuxième,  il  vient  -, j-  — r  =  u>  et   l  on  en  lire  u{  r  ►  =  - — 1-  C.   L  inte- 

dy        yf  '  y 

grale  {générale  de  réquation  (36)  ei^t  donc^  C  désignant  une  constante  «rbi* 

tcaîre, 


(3?) 


S  =  T  -h  C<  i  -^  J^y). 


Le  problème  précédent  peut  aussi  élre  interprété  *;enmeinque* 
tnent.   Pour  faciliter  le  langage,  nous  appelleruns  encore  sttr/aci 


Il*    —    KQLATIOVS   Al  X    DtrPËRENTJBLLËS   TOTALES.  54 i 

intégrale  toute  surface  refH'ésenlée  par  une  équation  z  ^  f{x^  y), 
la  foiielïon  f(JO^  y)  ëlariL  nne  inté^rah-  de  l'équaLlon  ( 'Hj).  Les 
deux  coodi lions  (3o),  ou 


p  =  kir.  r,  ^K 


HO, r.  -^* 


expriment  que   le   plan   tangent   à    la  surface   intégrale   S   en   iin 

point  [j.\  Yy  z)  de  celte  surlace  coïncide  avec  le  plarj  P  ajaut  ponr 

équation 

(38)  Z  — 5  =  A<X  _^)^B(y  —  J^.), 

de  sorte  que   le  problème  de  Fîntégration  de  Téquation  (ag)  ei>t 
équivalent  au  prolilénie  de  géométrie  suivant  : 

A  tout  point  {Xy  y,  2)  de  l'espace  on  fait  correspondre  le 
plan  P  pcLSsant  par  ce  point,  r/iti  est  représenté  par  C équa- 
tion (38),  Ttùiti^er  tes  sur/aces  S  dont  le  plan  tangent  en 
chaque  point  [JL%  y  y  z)  est  le  plan  P  vorrespnndftnt  à  ce  point. 

L'énoncé  est  analogue  k  celui  du  n  '  429,  Mais,  dans  le  cas  actuel, 
le  problème  n'est  pas  toujours  possible.  Lorsque  la  t'ondition  d*in- 
tég^ralïililé  (.^8)  est  vé.riliée^  il  existe  en  général  une  intégrale  et 
une  seule  de  IVquatioD  (ag)  prenant  une  valeur  donnée  ^g  pour  un 
système  de  valeurs  données  (x©,  j^o)  des  variabfes  x,  y.  Par  tout 
point  de  Pespace  il  prisse  donc  en  général  une  surface  intégrale  et 
une  seule. 

Considérions  par  exemple  une  famille  de  courbes  gauches  F, 
flépendant  de  deux  paratn êtres  arbitraires  «  et  A,  représentées  par 
ua  système  de  lieux  équations 


O9) 


u{x,  y^  z)— a^         v(x^y,^)  —  b^ 


de  telle  sorte  que  par  tout  point  de  Fespaoe  (ou  d*une  région  de 
Fespare)  il  passe  nue  courbe  de  cette  fainilie  et  une  seule.  Il 
n^e liste  f>as  toujours  une  lamille  de  surfaces  S  admettant  ces 
courbes  F  pour  trajeriuires  ortlio;40uales.  En  effet,  le  plan  tangent 
à  la  surface  S  passant  giar  un  point  doit  coïncider  avec  le  |>lan 
normal  à  la  courbe  F  passant  par  te  même  point,  ^ous  sommes 
donc  conduits  à  un  cas  particulier  du  problème  précédent,  ce  qui 
prouve  qu'une  congruence  de  courbes  donnée  arbitrairement  n'est 
>8S   formée   en    général   par  les»    trajectoires    orthogonales    d'une 


541  CJIUMTHE    Wll.    —    K(Jl  \TIO^S    \l  \    HÈBIVKE.S   PAltTlKLLES. 

ImiïiMi"  de  ^ii  ri  aces.  Le  [îLiri  lc*iii;eiil  à  hi  surface  S  pa^ïâiliil  an 
jjoiiit  [j.\  y^  z)  fJoil  èlve  perjiendri  iilair*?  aux  pldiis  la»i;enls  èHt 
deux  î>tirfrices  (3t^)  qui  passent  juir  lii  tan^eiile  à  !;i  courije  F.  On 
a  donc  les  deux  condition!» 


ûu  au  fhi 


à%'  û%*  àv 


ds 


en  supposant  les  axes»  de  cnordonnées  reetangulaires.  On  rlédiiil 
de  ces  éi|uations  Itîs  valeurs  de  p  el  d«^  tf 

ft  ==  A{j?,  y,  z),        7  =  B(x,  ^.  z), 

et  ta  cundiliiin  (  .i  i  }  doit  éire  vérifiée  iJeDti(|neiiieot  pour  que  le 
prolilèiiie  Sidl  possilile./ 

X,  Y.  Z  dt'sij;nant  des  fonctionïi  des  variable*  x,  j^,  5  re^ipectiveitiiîtiL  b 
tiit^ttn>de  pri'cëilenle  (fonijc  tes  valeurs  -uivantesi  de  />  et  de  ^^ 


XZ 


*ï  =  - 


vz 


et  réquatinn  jiia  dilt/'rt_'irlit:llt:>ï  tniale^  peut  s'i'rme 
Zdz        Xdr        Ydy 

Il  est  eiair  ijiie  cette  cqutitîiiii  ir>l  e»miplè(*^iiienl   nitègrable,  et  r'irUé|;r-ile 
générale  s^obtienl  pai'  des  quadratures 


fl^.^f^,,r^Jljy^C. 


432.  Méthode  de  Mayer.  —  La  mêilnHle  prècrdi'iiiL- c\ij;e  deux  i»lèa;ja- 
lions  suLCt^Sî^ivt'H  ;  un  petil  ii'iïipbjrer  re>  deux  iiilé;;i  niions  par  une  *e«ilf. 
erï  r>|iériirit  r*iiiime  il  suit-  f^upposoiis,  puiti  fi\er  le*»  idée*,  le*  coefiicieiil) 
A(  si\  f^  z)  et  B|^*i',  f,  z  )  hobniiurphes  dans  le  ilnuiaine  du  point  (j*,,,  \\.  s^)\ 
il  exisie  alois  une  surface  iiuéf;rale  et  une  ^t?ule  Sy  prtssaiii  piir  le  point 
(  j-ii,  y,>,  iti),  li>rsque  la  cnndïUon  (  il  f  est  satisfaite  La  inethodff  cie  M»y<*r> 
pour  i>ljtenîr  cetle  su  i  lace,  iiîvieui  à  deteiminer  daiionl  le?  *ieelk*iis  fiiit*^ 
dans  ee(»e  sur6nM*  par  des  plans  |itfrallèles  à  Oz  passant  pai  le  ptJtfli 
(■'o  y»*  ^lO-  i^o'l  1^  l^  sec  lion  de  So  p  .r  le  plan 

(  40  )  y  —  y»  =  m  i  .r  ~  .r„  ), 

où  m  a  uiif  valeur  donnée;  le  long  île  retti^  courbe  T,  Ton   a  dy  —  m<h. 


IJ.     —    KQr^TïON>^    \t\    lïJFFKREMlELLfùS    TOTALES. 

Il  en  remplaçani  >*  ei  fiy  par  les  vak*ur«i  précédenles  dans  l'équalion 
\kn  ob lient  ta  rclaiiim 


545 


'AD 


qui  est  vrrîlié*'  aussi  tout  le  Imij^  de  ia  courbe  F.  Mais  cette  relatinn  ne 
renferme  que  le^  deii\  variables  jr  ei  z\  e'esi  une  éqiiali«m  dinereutieile 
du  premier  ordre,  dont  l'intt"j;raUon  fera  cimnaitre  la  courbe  F,  Soit 


(40 


5  =   ^(t:  JCo,  Jû,  ^0,   '«  ) 


l*inieî;rale  île  cette  t-ijualinn  qui  *e  réiluit  à  Zq  pnur  :r  =  jtu-  La  courbe  F 
est  représentée  par  \e  système  de$  deux  équation»  (4^)  cl  (4^)f  ^^  surface 
rherchée  Sy  élairl  le  lieu  de  la  courbe  f  qiianil  on  fait  varier  le  parauièlre  m, 
réquation   de   cette  surface   *i  obtiendra    en    élinjinanl    m    entre   \c^   ëqua- 

Itîons    1 4o  )   et    {^%)\    il    «suffit    pour    cela    fie    remplacer    m    par ï— 

j"  • —  .ï'p 

dans    l'équation    {\i\>   Cetie   métbnde   offre   une   analogie   évidente   avec 

celle    qui    a    été    indiquée    poiii     rinlégralinn    rJeg    différentielles   totales 

P{.r,   Y  )dj*  -^  (^{T,  Y  )fiy  (I*  p.  3k^k  On   pourrait  encore  la  g:énéraliser 

en   reu»  plaça  ni    les  plans    (farallèJes  a   O^  |tar   des   cylindres   ayant    leurs 

généralrice*  parallèle*»  à  i} z  et  pas^anl  au  point  donné  (j-p,  k,m  *o )• 

Reprenon*  par  exemple  l'équation  (36),  et  supposons  xo  ==^'u  =  »•   l-n 

posant^'  =  mx^  dy  =  m  dx,  cette  équation  devient 


dx 


mx^ 


j  -h  m  x^  ' 


c'est   une  équation  linéaire  dont  l'intégration  n'offre  aucune  dif^culté,  et 
l'intégrale  q^ji  pour  r  ^  o  se  réduit  à  Zn  a  pour  expression 


La  surface  S^  a  donc  pour  <  quatiim  -3  ~  x  -h  z^ii  i  - 
vons  le  résultat  obtenu  par  la  joemiére  inetbode. 


■  xy),  et  nous  rétro u- 


433*  Etude  d€  1  équation  P  dx  -h  i>  dv  -^  li  dz  =  o.  —  Li'  pro- 
blème <ïe  ritilf'graliim  du  ne  cqualicHj  anx  dtfiei^entielles  totales 
Lient  élre  posé  sou»  une  fortiie  plus  ^^éuérale  et  ]tliis  syai*'trN)iie. 

Soient  P{>r,  y^  ^),  Q(>^.  JK^  ^)^  R(x,  >%  z)  trois  fonctiun.s  des 
varia  Ides  x,y,  s;  ioté^Mer  Féqu^ilion 

;<4S;  Pix.y,  3)dx  ^  Q{x.  y,  z)dy  ->r  Ï{{t,  y,  z)dz  =  o, 

c'est  Irouver  une  relation  F'(:r,  r,  ^)  ^=  o  entre  x,  y,  z,  ([iii  entraîne 
entre  ces  trois  va  ri  a  hl  es  <  i  leurs  diUViretiiielles  dx^  dy^  dz  la  rela- 
tion  proposée.  Si  la  fontrlion  F  con lient  la  variable  z,  on  peut  y 

ô.,  IL  as 


545  CHAPïTHK    VXÏT.    ~    HQCATfONS   \V\   D^IIIVÊBâ   PARTIELLES. 

regarder  x  et  y  connue  deux  variables  indépendantes  el  :;  vomn 
une  fonction  de  ces  deux  variables,  el  Ton  voil  que  celle  fonction 
doit  satisfaire  à  l'équation 


<j 


f|iiî  est  de  la  forme  (29).  La  condition  d'intégrahiîité  (3i)  devient, 
en  remplaçant  Â  par 

calculSf 


p  Q 

—  TT  et  B  jiar-^  -^,  et  en  développant  l-> 


H 


(44) 


KS-.?)-Qe-'^h«(?-S)=- 


é 


Cette  condition  reste  la  même  quand  on  permute  circulaire- 
ment.r,  IS  s,  et  P,  Q,  R;  on  l^aiirait  donc  obtenue  aii^si  si,  au  lieu 
de  regarder  z  comme  la  fonction  inconnue,  i*n  avait  pris  Tune  des 
Variables  j^^  ou  r  pour  inconnue.  Le  prolJeme  dt*  rjnli'gration  de 
l'équation  (4^^)  ne  diflere  dtmc  pas  au  f<»nd  du  probiéme  déjà 
traité,  mai»,  en  écrivant  ainsi  une  équation  aux  diflTérentielles 
totales,  il  n^esl  pas  néce^i^aire  de  i^péciUer  quelles  sont  les  variable!^ 
indépendantes  clioisies,  ^| 

La  condition  (44)  intervient  dans  une  question  qui  offre  un  lien 
étroit  avec  la  précédente.  Étant  donnée  une  expression 


P(2r,  X)  àœ  H-  Q(x,  y)  dy. 


4 

iHnit^     I 


nous  avon-î  vu  (n"*  374  el  387)  qu*il  existe  toujours  une  10 
de  facteurs  [Jl(x,  y)  tels  que  le  produit  ^{V  dx  -k-^dy)  soit  b 
dilierentielle  totale  d^une  fonction  des  deux  variables  x^y*  Quand 
on  passe  de  deux  à  trois  variables^  il  ûVn  est  plus  ainsi  en  géuéral. 
Considérons  en  effet  trois  fonctions  P,  Q,  R,  des  variables  .r»  v,  5; 
pour  que  le  produit  a  ( P  i-Zj:  4- Q  ^^K  H- K  f/5 )  soit  ur»e  difiVreo- 
lielle  exacte,  le  facteur  fji(.r,j^^  z)  doit  satisfaire  aux  trois  condi* 
tions 


éz  ày  àx  éz 


ày       ""       ÔT 


1 


Si  Ton  ajoute  ces  trois  équations,  après  les  avoir  multiplié**^ 
par  P,  Q,  R,  on  retrouve,  en  divisant  par  ui,  la  condition  d'întê- 

grabililé  (44)^  Cette  condition  est  donc  nécessaire  pour  que  le 
trinôme  \^  dx  ^  (^  dy -\- K  dz  admette  un  facteur  intégrant.  Elle 


'esl  aussi  suffisante.  En  efFel,  si  elle  est  vérifiée,  IVqiiation  (43) 
est  coinplèteinerit  întégrable.  Suil 


(45) 


¥(x,y,  5)^C 


rinl^grale  générale  de  celle  équation*  Les  valeurs  de -^  et  de  ^ 

déduites  de   réqualioo   (45)  doivent  être  identiques  aux  valeurs 

PO. 
—  -5*  et  —  ^  tirées  de  Téquation  (43)i  puisqu'on  peut  disposer  de 

la  constante  <iri>itrâire  C  de  façon  que  la  surface  intégrale  passe 
par  un  point  quelconque  de  l^espace.  Il  faut  pour  cela  que  l^on  ait 

F'         F'        F' 


ou  fiF  i^  u  (  P  ir/^  -h  Q  dy  -^Wdz);  le  fadeur  jjl^  qui  est  égal  à  la 
valeur  commune  des  rapports  précédents,  est  donc  un  facteur 
tntégranl*  En  reprenant  les  raisonnements  du  n"  374,  on  verrait 
de  même  qii  il  existe  une  infinité  de  facteurs  inlégrantSj  qui  sont 
de  la  forme  uirfF),  tt  étant  une  fonclion  arbitraire, 

La  conditioïi  d'iaté^^rabiliié  {  44)  ^-'^t  un  invariant,  relativement  à  toul 
ctiangernenl  de  variables.  Coiisitlérons  en  effet  une  transfonnalion  délinie 
par  tes  foniiules 


U6) 


^  = /(  tt,  ç,  w >,         y  ==  ^(  u,  t%  w  )^         z  =  ^{  «,  1',  w  ), 


[•le  jacobien  dts  fonctions  /,  f,  «^  par  rapport  à  u,  p,  w  n*êtanl   pas  nul 
'  îdentîquement.  Le  trinôme  P  dsr  -¥•  (^  dy  -r  ^  ds  ce  change  en  une  expres- 
sion de  iiirme  foi  me  Tj  fA/ h-  Q»  rfp -h  R,  dw^  P,,  Qj^   R|  étant  des  foac- 
tions  de  m,  v,  w.   Cela   posé,   si   la    lelaiion  (44)  ^^t  vérifiée,  la  relatioi» 
analogue 

au^sî  vérin  èe  identiquement.  On  pou  ri  ait  s'en  asfurer  par  un  calcul 
CCI  (Gbap,  [1,  ex.  lîl  ),  mais  cela  résulte  au^sî  de  la  signilicalion  de 
cette  comlitîoii.  Kn  ellet»  si  la  relation  (44)  e*t  vérifiée,  il  existe  deux 
Coudions  \i.{jr,  y<^  s)el  F(jp,  ^,  z)  telles  que  l'on  ait 

[tiPdT-hQdy-^Hdz)^  dF, 

Sî  l'on  effectue  le  changement  de  variables  défini  par  les  formules  i  46), 
'  les  fonctions  {x  et  F  se  changent  en  deux  fonctions  p.|(  u^  i^,  w  )^  F|(u,  v,  w) 
des  nouvelles  variables,  et  l'on  a  identiquement  dF  =  ^i.  L'identité  pré» 


548  iiuprrRu  \\\t.  —  Kt^i'VTKiNs  MX  t>t:nivi-:i:$  i'\HriKixt':â. 

cédenlt^  de  vie  m  rlrnir 

ji,  i  P,  du  -^  Qj  fA>  -^  R ,  div)  =  rfF, , 

et  (îîir  suile  le  (ri nom*?  Pi  du  -<-  <^(  r/v  -l-  K,  f/tv  adnii'l  nn  faolcur  intégrant: 
ce  qui  nuMilrL"  i\u*^  Pj,  Q|,  H|  saltsfonl  au>sî  à  la  lelaliou  \  17  ». 
^.^  CetK*  remarque  pcrurel  de  prr?>enter  la  méthode  d'iiiN'grnlion  du  n"  431 
sous  une  forme  plus  géuc'*rale.  Suppo-^ons  en  elfel  que»  par  ud  cha«ge- 
menl  de  variables,  on  ail  mis  le  trinôme  P  dx  -h  O  dy  -+-  R  rfr  sous  forwic 
d*urt  binôme  P^  */«  n-  Qi  dv,  ne  renfermant  plu?  que  deux  difTi-renticlIesi/tf 
et  dw  Dans  la  relation  (47),  on   d*d(  ^uppost'r  R^  =  o,  et  cette  relation  se 

réduit  a  Pi  — ^  =  U»  — — *  ce  qui  montre  que  le  ra|j|)orl  des  deun  coelfi- 

f-'ients  P|  et  Qi  est  indépemlatit  de  w.  L'intégration  de  IVquation  aui 
diiTérentîelleH  totales  proposée  est  dune  ramenée  à  rinté^ration  d*aoc 
équation  de  In  forme  dv-k-~<u^  ^•\du—o^  r'est-iï-dii  e  à  une  équation 
difî'ei  eiilielle  ordinaire. 

Ti>ut  trinôme  tel  que  P  dx -h  i)  dy -^  R  dz  peut  être  ramené  à  on 
binôme  P|  df>/ H-  Qidi^  iTiine  infinité  de  manierez.  On  peu»  par  exemple  pro- 
céder comme  il  *iuit.  Un  détermine  d'abord  deuv  ronclfuns  ii(t,  }\  si 
et  F{\r.  y.  S},  telles  que  Vnu  air,  quels  que  soîeut  dr  et  dy^ 

*)F  c/F 

cela  revient  en  rt'alité  à  iiilé^ier  Féquiition  ilîll'érentielle  P  </*r  —  QV^*=Ov 
z  étant  considérée  eouiuie  un  paraniélre.  On  éttit  encore  l'équiitioii  preeé- 
dente 


dF 


.  ("^  H  —  !^  U/-  =  ^(  P  f/x  -H  Q  dy^Hdz  K 


Cl  si  Ton  prenrl  un  nouveau  ^yi^Lême  de  variables  indépendantes,  F(x,  r, i> 
et  z  étant  deux  de  ces  variables,  on  voit  que  P  dj:  h-  Q  tiy  -r-  H  ds  e^t  bien 
remplacé  par  une  expression  où  ne  ligure  ni  plus  que  les  deux  dilTineii- 
tielles  dF  et  ds.  Ce  procédé  peut  être  varié  de  bien  des  façons.  Il  e§t  cUir, 
par  exemple^  que  l'on  peut  commencer  par  intégrer  Péq nation 


ou  l'équation 


q  dr  -+-  H  d&  -  o, 
P  rf;r  -h  R  c/â  =  o  ; 


cette  dernière  méthode  est  en  nalité  identique  à  la  méthode  du  ti"  i3i 
On  |ieul  auîisi  rattacher  à  la  remarque  qui  précède  une  élégante  méibodf 
d'intégration  i\uG  à  M.  Joseph  Bertrand.  LV^ualion  (4^)  i^tant  «luppoff^ 
complètement  intéj^rablc,  on  coninience  par  intégrer  réqudtîim  lîrn*aire 
aux  dérivées  partielle'^ 


' \  dr        f^s )  ày  ~^\ày        &r)  âs^^' 


ce  qui  r^MiânU  à  Vi'*ia\i{v 


W  existe  donc  rioiix  fonction^;  X  el  jx  telles  que  Ton  ait  à  \n  fois 

Q 


(49)     P  =  '^  +  f^5:i: 


I 


et  noiJ!§  pntjvnn**  €*rrire  1  rrjuaiton  |iriip<*sée 


Or.  nous  avniis  vu  que  le  rapport  —  ne  doil  défieirdt e  que  des  variable*»*  «,  fr\ 

et  Ton  eîit  ramené  à  une  équation  difTérenlielle  entre  u  el  ^. 

Cette  inéllitifle  paraît  plus  roni|iliquée  que  la  précédente  pu  inique  Tinté- 
g  rat  ion  de  l'équcilinn  (  i8)evi;;e  (raliord  riiUéjjralion  d'un  système  de  deux 
équations  diUrrentielle'*  du  premier  ordri'.  Mais  eJïe  est  plus  symétrique, 
el  peut  être  avanta^îcnse  lorsque  l'équation  proposée  est  elle-même  svuié- 
trique  en  x^  }\  s.  Considérons  par  e\einple  Téquation 

{y* -h yz  -H  s*  )  dT  ^  (  ^- ^~  iT  -H  X*  )  iV K  -h  (  x5  -f-  ,Ty  -hy"^  )ds  —  o. 

f.a  condition  i  \fi  )  est  vi^iliée  et  l'éqiiîiii^m  linéaire  (  4^}  est  ici 

^     ÔT  Oy         "^  Os 

le  système  d'équa lions  dilîéreniielles  correspondant 

dr     _     dy     _      dz 

;  —  r       .7"  —  -      y  —  ^' 

'donne  facileroeni  fe*^  deuv  roitibïnaî**ons  inté|;rables 

</( T  -f- ^  -t-  5  )  =  f »,  T  dj'  H-  >'  r/j.'  —  z  dz  —  o. 

.  Nous  pouvons  rïonc  prendre 


550  I  HAPITRK    XXll.    —    Ë0l'*TIO?ÎS  ÂtX    DéBlVBES   P.4RT1E1,LCS. 

et  le*  valeurs  des  f^cienrs  a  et  jjt  tirées  des  relalions  (  49  »  ^onl 

^  ,         .  ,  «•-*-*>  T  -h  y  -^  z  u 

A  =r  ^*H- r^-h  «*H-x>'-+-r* -h  ^•ï' —  »     H- = ■- -= 

L'<^qiiattoT)  irarisforniée  en  «  et  v  est  donc 

(  u^-r  v}du  —  udi?  =^  a, 


oa 


du 


a  dv  —  I'  du 


L'tntrgrale   générafe   est   donc    «  —   —   =  C,   ou,    en    revenant    aux   v>-* 


rîables  ;r,  y,  z. 


434.  I^es  pareûthèses  {tu  t)  et  les  crocheti  \u^  i].  —  Une 
équaliori  aui  dillt^renlielle!^  Lolales  éqtjivaiil  en  réalilé  à  dent 
équations  ^imuUmiees  p  ^  A(jf,  j^,  ^),  q  =  B(x,  i\  ^).  Considé- 
rons niaînlenarU  tleux  équalions  de  form^  quelconque 


(5o) 


F{x,  j,  z,  p,  q)  =  o,  ^(^»  J^,  ^,  P^9^-  o» 


entre    les    deux   variables    indépendantes   x   et    >-,    une    foriclron 
inconnue  z  el  ses  deux  dt*j'îvées  parti  elles  p  ei  q. 

Si  t*OD  peul  résoudre  ces  deux  relations  par  rapport  à  p  eik  q, 
on  est  ramené  à  deux  équations/?  -^f[Xj  J%  5),  y  =  ç(x,  >',  5)»  de 
la  forme  qui  a  été  étudiée  et  Ton  pourra  examiner  si  ces  deux  rela- 
tions sont  compatibles.  Mais  on  peul  reconnallre  si  la  condiliou 
d'intégrabililé  est  vériHée  sans  qt^il  soit  nécessaire  d^avoir  d^âbord 
résolu  les  équations  (  jo)  par  rapport  k  p  el  k  q\  il  suffît  d'appli* 
quer  les  règles  qui  permelleni  de  calculer  les  dérivées  des  fonction* 
implicites.  Considércms  en  eU'et  les  relations  (5o)  comme  définis- 
sant deux  fonctions  implicites  p  ^2 /(x,  >%  3),  q  =  f{x^y^  3)  de* 
trois  variables  jr,  y  y  z.  En  dilïerentiant  par  rapport  à  x^  il  %'ienl 

éF        àF  dp       àF  Oti  (^<t»        à^  àp        ci4>  àg 

dx        Op  éx        àq  àx  d^        d/?  Ox        dy  do? 


et  pai^  suite 


D(F,  ^}  âq 

lUp,  q)  éx 


DrF,  ») 
Bip.  jr) 


=:  o. 


,  U.  ^  EQUATIONS  \V\    DÎKKÉHENTI ELLES  TOTALES. 

On  trouve  de  même 


55 1 


Ui  P.  »)  ^        lu  F.  ^) 

D(/7,  q  )  dy        t)(  ^.  q  } 


IMF,  ^}  Op        D(F,  ») 
D(  p,  g  )  ^^5        TM  5,  7  ) 


D(  F,  <t>)  ^  ^  IMF,  *P}  _ 
îl (  ^,  ^  I   (/c    '     Dtp.  ^}  '~ 


En  porlaiU  les  valeurs  de  ^»  ^»  ^i  -^  dans  la  condilion  d'in- 

f  âjr     ÔM     àx     t)z 

légrabililé 


:>i^/  =  d;  ^iï3^^ 


celle  coiidîtion  développée  devient 

t//î  ',  */jr  "*"  ^  t/i  /        êq  \  ày^^  ùz  ) 
àp  \âjr  ^  ^  tiz  /        àq  {  Oy 


—     "  o. 


i^osons,    d'une    façon    générale,    a    et    v    étant   des    fonctions 


dx        ùx       *    as 


dy      Oy      ^  tU 


j.  au   dv        éif  fiu        du    dv        âv  du  ^ 

^  ^  èp  dx       dp  dx       àq  dy       àq  dy* 

reupressioD  [a^  i']  est  appelée  un  crochet  et  la  condition  précé- 
dente peut  alors  s'écrire,  sous  forme  abrégée, 


(5i) 


[F,  *]  =  o. 


Pour  que  les  deux  équiïtioos  (5o)  forment  un  système  complè- 
temeiU  inlégral>le^  il  faut  d^abord  que  ceâ  deux  équations  puissent 
être  résolues  par  rapport  à  p  et  à  qr,  c'est-à-dire  qu'on  ne  puisse 
pas  en  déduire  une  relation  entre  a:,  ^,  ^,  indépendante  àe  p  et 
de  ry,  et  de  plus  que  la  condition  [F,  4*]  :^  o  soit  une  consé- 
quence des  deux  relations  (5o).  Si  le  cntchel  [F,  4»]  est  nul  iden- 
liquement,  les  deux  équations  F  =  a,  <î»  ^  ^  forment  un  système 
compli^-tement  intégrable,  quelles  que  soient  les  constantes  a  été. 
Si  la  relation  [F,  4>]  =:  o  est  une  cojiséquenoc  de  la  seule  équa- 
tion F  =  o,  5ansqu^il  soit  nécessaire  de  tenir  compte  de  la  seconde 
relation  4»  =^  o,  les  deux  équations  F  =:  o,  4*  :=  6  forraeiit  un  sys- 
tème complètement  inlégrable  quelle  que  soit  fa  constante  b* 


55a 


€HAI»1TBK    X\ll.    —    ¥.QlATHiSS    MlX    OKRIVKRS    |»IHTIëLLES. 


Lorsque  les  ilt^ix  fiiTirhnnïi  F  et  <1>  (le  rrnftMiiienr  [las  ^,  Teipri;* 
sioD  du  croctiel  [F,  <t>]  s^  sinipIidV.  On  appelle  parentlir^e  (£i.  i'J 
rexiiressifin  îsuï vaille»  on  (t  et   r  ï^<int  des  ronchons  quelconques 


ex|iressmn  su 
ie  x,y.  p.  i{  : 


(  W,    i>)  = 


Ou  à%' 

tip    d.T 


dv  au        du   ô%' 


<*i*  au 


dp   fit 


dq  dy        dq  dr 


kIJL 


a  conuitioii  pour  que 


les  dr 


*'ux  e(:|uatlOlI^ 


¥(t,  y,  p.  q\  ^ 


soient  €fimp;i 


itiUlf 


>ld^ 


^(  T^  y\  />.  q  )  =L  ^ 


af*res  eela  que  I  ou  ^\\ 


(F,  i»)  =  ir, 


soit  idpnhquemenl,  soit  en  tenant  compte  de  ces  rplah<»ns  elle*- 


IIL  -  ÉQtJATIO.NS  DU  PREMIER  OHDRH   V  THôIS  VAUIAHLES 


435.    Intégrales   complètes.    —   Nous   tdlnus    enaîn tenant    nom 

occu[>er  de  rintégrafion  d'une  é(pialiou  anv  <!érivêes  parlielles  Jii 
preuiier  ordre,   de  forme   qnelroni|ue,   mais  avec   deux    variable» 
indépendanles   seulement.    Lagrange   a    obleoii    >>nr    ce   stijet   d< 
résultats  très  importants  (jue  nous  yllons  (fabord   exposer.  S( 


le» 

I 


Inéquation  proposée;  le  résultat  fondamental  obtenu  par  Lagrau^;^ 
est  le  suivant  :  si  Ton  connaît  une  (amîMe  d'intégrales,  d*q>endui 
de  deux   paramètres   arlïilraires,  on    [>eul   en   déduire   ton  le*  M 
autres  intégrales  par  des  difrérentiations  el  de^  éliiuinations.  So 
en  effel 

(/î3^  N{3t,  y^  z,  a^  b)  ^  %y 

une  relation,   renfermant  deux  constantes  a  et  é,  et  déBni$<»i] 
quelles  f[ue   soient    les   \aleurs   attrilïuées   à  ces  eon^tanles, 
intégrale   de   Téquation   (52).    De    cette   relation,    on    déduit 
valeurs  des  dérivées  partielles/?  et  q  de  celte  intégrale 


(54) 


èV 


é\ 


*^v        *   dz 


KgUATJÛNS    [ïl     IMîKMlER    OlidRE    A    THDI-'*    WRtABLKS, 


553 


Uivpothèse,  Ui  fond  ion  z-  >iinsl'ail  l^injour^  A  rrqiinlion  (5ii), 
|iielâ  que  soienl  fi  el  //;  r<?lîmination  des  deux  iiaramètres  a  el  b 
tMiIre  len  irois  rela lions  (53)  et  (54)  conduira  donc  k  IVqtia- 
lion  (5'^)  el  à  Cflle-là  sf^alement  (').  Il  s'ensuii  qne  celte  t*qna- 
tioiî  (5a)  exprime  la  condÎLion  nécesîiaîre  el  sunîsunlê  pour  que 
les  trois  éqnalions  (53)  el  (5^)  soient  véiîfit^es  par  un  système  de 
trois  fonctions  :;,  /ï,  ù  des  deux  %'ariables  x  el  y,  p  cl  q  désignant 
les  dérivées  pari iel les  dr  z.  Le  [vroblèrne  de  rinlégration  de 
réqualîoa  unique  (5'-%)  est  donc  t'quivuleiil  au  |irol>lème  suivanl  : 
Troiner  trois  /on  ri  ion  s  z,  a.  h  fies  dtuix  variable  fi  indépen- 
danies  x  et  y^  satisfaisant  aux  trois  équations  (53)  et  (dJ). 
I  Si  z  =/i(j:j  y)y  n  ^^f'xixj  y),  h^=i  f^y^x^  y)  formetil  un  sys- 
lèiiie  de  soliilions  de  ces  trois  équalious,  la  fonction  f%{^^  y) 
satisfait  anssi  à  récjualion  (5*2),  qui  est  une  conséquence  de  ces 
Irois  relalions.  Invi-rsementi  si  f\\X^  y)  esl  une  intéi^rale  de 
l'équation  (5'>i),  les  trois  rtdations  (53)  et  (54)  sool  com  pâli  blés 
ipiand  oi»  y  ieiTi|dace  z  par  f^ix^  r),  p  cl  q  [var  les  dérivées  par- 
lielles  de  y^i  {^y,  y).  On  en  dédiiira  donc  pour  a  el  b  deux  aulres 
fonctions  a  ^^/ii{*^,  y)r  b^/:i(x^  y)^  qui  formenl  îivec/i{x,  y) 
in  sysléme  de  solutions  des  relations  (53)  et  (54). 

Le  nouveau  problème,  quoique  d'une  apparence  pln«  compli- 
iiéê  que  le  premier,  se  résout  aisénienl.  hin  efFet,  si  l'on  dilTé* 
rentie  la  relation  (53)  par  rapport  a  .r  et  à  y^  en  considérant 
maintenant  z,  a^  b  comnn*  des  fondions  in  connues  de  .r  et  de  j^, 
les  relatiorjs  obtenues  se  réduisent,  en  tenant  compte  des  équa- 
tions (34  )»  aux  deux  suivantes 


1  le  syslèrne  Coriné*  par  les  érjuations  (53)  et  (55)  est  équivalent 
u  système  fortné  pai*  les  lîquations  (53)  et  f  5î). 
On    voit    imniédialement   tpie    fou    satisfait    à    ce    système    en 
tjrfiisiul    pour    îrs    fonrlîons    inconnues  a  et   b   deux    couslanles 


55) 


àa  èx 


à\_  àb_ 
éb  àr 


0\_  an 
àa  fiy 


àV  àb 

otf  à  y 


f*)  En  elTet*  !ii  rélîminaiion  de*  rf  et  de  è  condui^âîi  ^  une  autre  rcla- 
lon  *t»(jr,  y»  £j  p^  q)  =  0,  dilTiîireiîte  ée.  P  =  o,  Ips  deux  ét|Uiilit»ns  siinulU- 
p  r=  o,  <t»  =  o  snlmctlraionl  uni'  intt^gral*»  comniuiif?  V  —  o.  dt^pr^ndatil  de 
\tvk\  confiantes  arbitraire*  a  et  6,  rr  qui  est  i*upns*^jl)Ie  f  u"  431).  L'iulégrale 
Kïn^idérée  ne  dèpcndritii  d<>iic  rn  réalité  que  dun  $€ut  paramAuc. 


554  CNAPITAË    \X11.    —   ÛQV Allons   AUX    DKAIVÊES    PARTIELLES. 

quelconques.  Nous  retrouvons  ainsi  pour  z  Fîntégrale  coanne 
a  priori,  que  Lagrange  appelle  intégrale  comptète.  Pour  traiter 
ta  question  d'une  façon  générale,  remarquons  que  les  équa- 
tions (55)  sont  linéaires  et  homogènes  en  — .  ^-  On  satisfait 
donc  an  système  des  trois  équations  (33)  et  (55)  en  posant 

à\  dV 

Si  ces  trois  équations  sont  compati  Mes,  elles  définissent  trois  fonc- 
tions s,  a,  6  des  deux  variables  x  ei  y,  [^intégrale  z^=fi{x^y) 
de  IVq  liai  ion  (02)  ainsi  oblenue  ne  dépend  d'aucnn  paramètre 
arbitraire;   o  f  1   T a  p  p e 1 1  e   a  u j  o  u  r d  '  li  u  i   /  '  in  (èg  ra  le   s ing filière .  îii 

3—  et  -TT  ne  sont  pas  nuls  à  la  l'ois,  00  doit  avoir,  d'après  les  équa- 
tions (55)> 

DU,  b) 


Dfj",  J^) 


=  o, 


ce  qui  prouve  qu'il  existe  entre  les  fonctions  a  et  ^  au  moins  wnt 
relation  indépendante  de  x  et  de  j'.  S'il  existe  deux  relations  île 
cette  espèce,  a  et  b  se  réduisent  à  des  constantes;  nous  retrou- 
vons l'intégrale  complète.  S'il  existe  une  seule  relation  entre  a 
et  b^  l'une  au  moins  des  fonctions  €i  el  b  ne  se  réduit  pas  à  m\t 
constante.  Supposons  que  ce  soil  a\  nous  pouvons  alors  écrire  ïi 
relation  entre  a  ei  b 
(57)  b^fiau 

et  les  deux  formules  (55)  deviennent 

Comme  a  n'est  pas  constant  par  hypothèse,  ces  deux  relations  se 
réduisent  à  une  seule,  el  les  trois  équations 

f58)      Vfx,  y,  5, /ï,  6  )  =  o,         6  — ç(a), h  — r  ç'*  «»  )  —  o 

définissent  un  nouveau  système  de  solutions  des  équations  \h'i) 
et  (54)-  En  particulier,  la  fonction  z  ^fx  [x^  y)  ainsi  obtenue  e*t 
une  intégrale  de  l'équation  proposée  (5a);  celte  intégrale  dépend 


ni. 


EOIUTIONS    DU    PftKAÏÏKft    ORDRE    A    TROIS    VARIABLES. 


5S5 


évidemmenl  de  la   fonction   arbitraire  f(ât);    nous   rappellerons 
I  *  in  té  g  ta  le  gén  éra  te , 

Pour  avoir  Jd  relation  entre  J^*y*  :;,  il  Tandrait  éliminer  le  para- 
lïiètre  arbitraire  a  entre  les  deux  eqirations 


(58  hiâ)     \\T.y,  s,  a,  fia)]  =  o, 


dV 


?{a)  ' 


^'(a}:=  O] 


cette  éliininaLion  ne  pent  être  faite  que  si  Ton  a  choisi  la  fonction 
l^(a),  mais  les  équations»  (58  bis)  permetlein  toujours  d'exprimer 
deux  des  coordonnées  trim  point  d'une  surface  in  té;;  raie  eu  fonc- 
tion de  la  Iroisièine  coordonnée  et  du  paramètre  a. 

La  méthode  précédente  se  rattache  très  simplement  à  la  théorie 
des  surfaces  enveloppes.  Considérons,  en  elVet,  la  famille  de  sui'- 
faces  S,  dépendant  de  deux  constantes  a  et  b^  qui  l'or  ment  l'inté- 
grale complète  (53).  Si  Ton  établit  entre  les  deux  paramètres  a 
et  b  une  relation  de  forme  arbitraire  b  ^^  f(a)j  on  obtient  une 
famille  de  surfaces  ne  dépendiuU  [»Iijs  que  d'un  paramètre  arbi- 
traire a,  et  renvcloppe  de  cette  Camille  de  surfaces  s'obtient  préci- 
giëment  en  éliminant  a  entre  les  deux  équations  (58  bis).  Le  pro- 
cédé qui  permet  de  déduire  Tintégnile  générale  de  l'intéi;ra!e 
complète  consiste  don*:  à  prendre  Fenveloppe  d'une  suite  sim- 
plement infînie  d^rntégrales  complètes,  obtenue  en  établissant 
entre  les  deux  paramètres  a  et  b  une  relation  de  forme  arbitraire. 
L*inléj^rale  singulière  s'obtient  de  même  en  prenant  Tenveloppe 
de  toutes  les  intégriilcs  complètes,  quîiud  ou  fait  varier  les  deux 
paramètres  a  ei  6,  de  toutes  les  manières  possibles  (')  (1?  n'*  220), 
Il  semblerait,  d'après  ce  qui  précède,  que  Ton  doit  distinguer 


ï 


(*)  On  ë  vu  plu&  haut  (  n**  424)  combien  $<iiit  délicates  louiez  ces  considéra- 
tion» fondécfi  sur  la  tliét>rie  des  enveloppes  dans  t'élude  des  équation»  difTèren- 
ticllcà.  Toiite^'  Ic^  diflkullés  si goa I ècs  dan<^  l'étude  des  solutitms  siugutiéres  d'une 
équation  ddfcrenLietIr*  du  premier  i»rdre  se  relrouvent  pour  les  équiitionA  aux 
dérivées  partielles  du  prennier  ordre,  et  t*on  est  arrivé  à  une  conclusion  iden- 
lique  :  une  équalion  aux  dérivées  partielles  du  prennier  ordre,  donnée  a  priori, 
n'admet  pas  d'une  f^içon  normale  d'intégrale  singulière.  Ct^tte  conclusion  n'est 
pas  eo  Cuntriidictiuri  avei:  les  raisonnements  du  teiite,  car  nou!!  avons  «idriiis  que 
l'rvn  pouvait  appliquer  au  isystèrne  des  trois  équations  (56)  la  tliéorie  des  fonc- 
tions itnptirites^  et  les  conclusions  ne  sont  exactes  qu^autant  que  cette  condition 
I  satisraile*  [  Voirie  Mémoire  de  M.  Darbou*  Sur  fes  sohtlioti^  sinffufiéres  dei 
tiaiiom  auj:  dérivées  partiefles  du  premier  ordre  {Mémoires  des  Sai*ants 
yg^rs,  U  WVII).] 


556 


(jtlitMTltf*;    xxiu 


ÉaLATJONS    AIX    UfcmVéES  PARTIELLES. 


Irois  ealé^ories  d'intégrales  :  l'inlégralr  coniplèle,  rînlêgralegé 
nérule  et  l'intégrale  siogiilière.  Mais  la  théorie  même  de  Lagraogf 
prouve  qu'il  existe  une  inlinilé  d'inlrgni le**  complètes.  Si,  en  eflV». 
on  t^tablit  entre  les  deux  paramètres  a  et  b  une  relation  d'une 
forme  déterminée  b  ^^7Z\a^ci\  6'),  renfennanl  deux  constantes 
el  6\  Finlégrale  générale  tu>rres|KHidcin(p  dé|rendni  de  ces  deui 
constantes  ci'^  b\  el  pourra  jouer  le  rôle  d'ml/*grale  complète 
L^ancienne  intégrale  complète  sera  maintenant  comprise  dan 
l'intégrdle  générale,  el  correspondra  à  la  relation  i  =  T.\a^a\l/i 
établie  entre  les  deux  [iaranièlrcs  a'  cl  b\  Il  n'j  a  dnnr  pas  de  i\h- 
linclion  es*if ntiflle  entre  l'intégrale  générale  et  Tinlégi'ale  com- 
plète. Au  contraire^  l'intégrale  singnlière,  d'après  sa  sigoifieatior} 
géométrique,  ne  dt'pend  pas  du  choix  de  Tinlégralc  complète. 


I 


-i 


Exemptes,  —  i"  Soil  récpi-itton  de  Claijaul  générali*ée 

on  véiifie  aiséuieni  qu*elle  admet  rinlégralc  complèle 

(>ette  intégrale  ciun[*lèle  se  compose  dune  famille  de  (ilan^ 
dépendant  de  deux  paramètres  arbitraires  ^7  el  b\  ces  plans  enve- 
loppent uue  surface  non  développahle  5Jj  qui  esl  rinlégrale  ^(0- 
guliére  de  Féqualion  jjruposée.  Four  avoir  rinlégrale  génénile, 
nous  devuns  étal>lîr  entre  a  et  b  une  rclalion  de  forme  arbitraire, 
sc»it  b  ^  'f  (<7),  et  chercher  l'ejneloppe  dn  plan  ainsi  obtenu;  cetle 
enveloppe,  ijiii  esi  représenlé*?  par  le  >vstènie  des  deux  équations 


%  =r  ax  —  y^{a  j  -^  f\  n,  'JK  a  ij. 


àf  èf 

^  H-  >'  «&  {  rt  1  H-  -7—  -K 


esl  irne  sur  lace  développable  tangente  à  la  surface  X  tout  le  long 
d'un  courbe  l\  el  Ton  peut  éviilemnient  choisir  la  Tonclion  arbi- 
traire 'f{ff)  de  lacon  que   la  courbe  de  confact  F  soil  une  courbe 
donnée  à  Tavauce  de  D. 
2**  Soil  encore  Téquation 

qui  adtneî  Tinlégrale  complèle 

^  —  ax  ^/i  '?  )  }■  -*-  b. 
Celle  équalion  représejile  cncojc  un  jiïan,  et  l'rnlégrale  |:éû<* 


I 


se  rompose  de  surfaces  développable^,  que  Ton  peut  définir  ^éo- 
m»Hritjiieineril  d'une  faruii  très  simple.  Eii  effet,  si,  par  un  poioL 
iixe  de  Fespace.  l'origine  par  exemple,  on  mène  des  plans  paml- 
Irde»  aux  plans  qui  forment  rîntéj^rale  romplote^  ces  plans  ne 
dépendent  tjue  d'un  pirrainètre  variable  a,  et  enveloppent  par 
conséqueni  un  rône  (ï)  avant  son  sommet  à  Torigine.  L*aréte  de 
rebroiJSseiTîent  de  la  ^surface  developpable  (5y)  a  doue  son  (»lan 
osculateur  (pli  reste  con^tauitueiu  paralltle  à  un  plati  tangent  au 
cône  (T)^  et  par  suite  les  génératrices  de  cette  surface  sont  paral- 
lèles aux  gi'nèratrices  du  même  cône  (I^  n*'  224). 

Les  équations  (5f>),  qui  déterminent  Tintégrale  singulière,  sont 
dans  ce  cas  înconipatibles,  car  la  dernière  se  réduit  à  i  =  o.  Il  n^y 
d  donc  pas  d'inlégrale  singulière. 

.V'  (Considérons,  une  fajuîlle  de  sphères  de  rayorï  douné  H,  dont 
le  centre  reste  dans  un  plan  tixe.  Ces  sphères  dépendenl  bien  de 
tleiix  paramètres  arbitraires,  etj  ^i  nous  prenons  un  système  d'axes 
rectangulaires  avec  le  plan  fixe  pour  plan  des  xy,  elles  sont  repré- 
sentées par  réquattor» 

L'é(piation  an#L  dérivées  partielles  coiresprindante  s'ol>tient  en 
éliminant  a  et  ù  entre  cette  équation  el  les  deux  suivantes 


ce  qui 


luuiie  la  rf'Iation 


r 


y  —  b-^qz^yi. 


)-î_  ir=o, 


dont  la  âi^nificatiim  géométrique  est  la  suivante.  Elle  exprime  que 
la  portion  de  normale,  comprise  entre  un  point  quelconque  de  la 
surface  et  le  plan  des  xy^  est  con «étante  et  égale  à  R,  L*inlégrale 
générale  est  uur  surface  canal,  enveloppe  d*une  sphère  de  ra jon  R 
dont  le  centre  décrit  une  courbe  arbitraire  dans  le  plan  des  jcy,  H 
V  a  une  intégrale  singulière  formée  des  deux  plans  5  =:  rt  R*  Il 
esl  évident  que  ces  deux  plans  sont  tangents  à  toutes  les  autres 
surfaces  intégrales. 


i 


SStf 


CHAPITRK    XXII 


EQl  iTIO^S   At\    DRIIIVEES   PARTI  EU.  BS. 


436. 


Méthodô  de  Jùagrange  et  Gharpit.  —  Eu   résumé, 

pouvoir  détermint^r  ton  les  le»  intégrales  d'une  équalioD  du  pre- 
mier ordre 


(60) 


¥{r,y,  z,  p,  q)  —  o, 


il  suffu  de  connaître  une  intéi;rale  coinplèle,  cVsl-à-dire  une  inté- 
grale dépendiiîU  de  deux  coiislaiites  arbitraires,  f^oiir  détermioer 
une  intégrale  complète,  supposons  que,  par  un  moyen  quelconque, 
on  ait  obtenu  une  autre  fond  ion  <ï>(j?,  y^  z,  p,  q)  telle  que  les 
deux  équations 


I 


(61) 


F  =  o, 


^  ^  a 


puissent  être  résolues  par  rapport  à  />  et  à  ^jr  et  Ibrnienl  un  sys- 
tème complélement  intégrable^  quelle  que  soit  la  valeur  de  la  cun- 
stante  a.  S'il  en  est  ainsi,  en  résolvant  les  deux  équations  précé- 
dentes par  rappoit  à  p  et  à  q,  et  en  portant  ces  valeurs  de />  «t 
de  ^  dans  l'équation  dz  =^ p  ilx  -\-  q  dy\  ou  obtient  une  équalioa 
aux  diflérenli elles  totales  cotnplèlemenl  inlégrable 


À 


<«•) 


iiz  =Lf{j^,  y,  z,  a)dT  *^  ^i^*  y^  ^»  o)dy. 


LHnlégration  de  cette  équation  introduit  une  nouvelle  constante 
arbitraire  6,  et  nous  avons  ainsi  une  intégrale  de  Téqualion  prû* 
posée,  dépendant  de  deux  eonstantes  arbitraires  a  ei  b. 

La  méthode  d'intégration  de  Lagrange  et  Charpit  consiste  pré-1 
cisément  à  adjoindre  à  Téqualion  F  =  o  une  autre  équation  <^  =  rt 
telle  que  le  système  (61)  formé  par  ces  deux  équations  soit  coni- 
plètemenl  intégrable.  Il  faut  et  il  suffi!  pour  cela  (n"434)  que  Fon 
ait  [F,  <I*]  =  0,  é<|uation  que  Tou  peut  écrire 


-(X 


en  posaotj  pour  abréger  récriture» 


p  = 


àF 

^7' 


La  loticlion  auxiliaire  *(x,  ^v,  5,  p,  q)  doit  donc  satisfaire  à  uoe 
t^quation  linéaire  aux  dérivées  partielles  à  cinq  variables  inrié- 
peudantes.  L'intégralion   de  cette  t't|iiation  linéaire  »e  ramène  » 


m,    —    ÉQUATIONS    nV    PBEMJHH    OHDHK   A    IROIS   VAKIABLKS,  559 

tour  à  celle  du  sjstt'me  d'ëqualions  difTëreiitt elles  ordioaire!» 


,i^4> 


fix 


-^P 


dq 


maïs,  pour  robjel  f]ue  nous  avons  en  vue,  il  u^esl  pas  nécessaire 
d*avoir  obleuu  l'intégrale  générale  de  ce  système  (64)  :  il  sullil 
■de  connaître  une  inlégrale  première  de  ce  système  4>  ==  a,  telle 
t|ue  Ton  puisse  résoudre  les  deux  équîitions  F  :=  o,  4*  ^:  iï  par 
rapport  à  /?  et  à  y. 

Nous  pouvons  donc  énoncer  la  règle  |4énérale  survante  : 

Pour  civoir  une  intégrale  complète  de  i*équalion  (6ii),  on 
nherche   ci* abord  une  intégrale  première  <|>  =  «  du  système 

Muxiliaire  (H/{  )     telle  que  lejacobien  ^^  — — -  ne  soit  pas  nul   , 

puis  on  résout  les  deux  équations  F  =  o,  ^  z=  a  par  rapport 

à  p  et  à  q.  En  portant  les  expressions  obtenues  pour  p  et  q 
dans  réquatiofi  d z  ^=  pdx  -{-  (/  dy^  on  arrive  à  une  équation 
mcomplètement  intégrable  aux  différentielles  totales.  L'inté- 
grale générale  de  cette  équation  renferme  une  seconde  con- 
stante arbitraire  b;  c^esl  une  intégrale  complète  de  l'équa- 
tion (do). 

P  On  connaît  a  priori  nna  intégrale  de  féqnation  (63),  la  fonc- 
tion F  elle-même.  Cette  intégrale  ne  peut  nous  être  d  au  eu  ne 
utilité  à  elle  seule^  mais  cela  nous  montre  que  rinlégralîon  du 
système  (64)  se  ramène  à  Fintégration  d'un  système  de  trois 
équations  difl'érenlielles  du  premier  ordre,  La  difliculté  du  pro- 
blème est  ainsi  précisée. 

Lorsque  la  fonction  F  ne  dépend  pas  delà  forjction  inconnue  z^ 
on  peut  supposer  aussi  que  la  fonction  4*  ne  déjiend  pas  de  5,  et 
la  condition  pour  que  le  système  (tii)  soit  complètement  inté» 
grable  est  alors 


(F;  *)  =0, 


ou 

(63  6u) 


P  ^^  ^  Q  ^ 


(/*!> 
df 


système  auxiliaire  (64)  devient  de  même 


djT       dy       —  dp 


d^^ 


â6o 


nUf'lTRE    XXIÏ,    —    Ki^l  4THi\»^    U\    l«KiVlVKh>i    I^MïTlKLLhS, 


Si   riin  i'»MJiiaîl  iiîie  inléL;rak"   [H'i;rnH''ie  <t*  ==  </  de  ce   système, 

,,              D<  P;  *l*i  ,  ,  ,  1         . 

UMle  fiue  rr ne  soit   ikis  ntiL  on  est   conduil  a  iinr  etiutiltim 

il  MX  (lidéreiuielle!*  tolairs  île  hi  loraie 

dz  =f(Xi  y,  ai  (Ln  -i-  ^(  r,  ^,  a  )  d}% 


4 


ijui  s'iiilù^re  |jar  tiiii^  quiiilraliJrt*.  La  ilrKirnlU'  île  la  secrM»t]«î 
parlie  du  problème  esL  donc  drniinuée  à^u^  c<-*  cas.  Il  en  esl  de 
même  pour  la  première  [laiiie,  car  orj  connaU  encore  une  inlr- 
grale  premiùre  F^C  du  îiysU'me  (6}  6/5);  on  peut  donc:  rem- 
placer ce  sjsténîe  par  un  syslènje  d«^  *ieiiX  équations  ditlVren- 
lielles   du   premier  ordre. 

Exemples.  —  r  Ccmsîd^-rons  une  é(|uation  ne  renftMmanl  que  l'une  des 
trois  variables  JT,  y^  ^,  pur  excnijjlt'  la  variable  y^  UdU*  que  F(  k,  p^  q  )  =  o. 
On  a  ici  X  =  Z  =  o,  et  par  «uilt:  U"*  t^i|uaiiotis(64)  admettent  la  roniLinrtÎMin 
inlé^rable  Jp  :=  o.  Les  deu\  équiition?  ï^<  J'-  /^'  ^  ;  =  o,  p  z^  a  forment 
flonc  un  sy&i<>iTie  complèieinent  inu-^iiablc  ;  ce  ijti'il  e^t  ai^é  de  vt'ritier,  Ciir, 
si  Ton  résout  rêquation  iirojirjsèe  par  ra[»p*irl  â  y,  i'équatiun  aux  dilît'- 
reiilielles  lo laies  â  intL't;rer  prend  la  forme 

dz  =  a  dx  H- /(.>',  a)  dy, 

el  Ton  a  une  intégrale  <<nn|dète  prir  une  qtiadralure 

s  =  air-^  f  /{y,  a)dy  -^  b. 

i,"  Une  éqyatiftn  de  la  fornie  F(  z^  p^  9)  —  ^*  p^">it  ^<*  ranienei  à  la  iVirnu* 
préeédeuie  en  f>renanl  y  tU  ^  pour  varia  ble>  indépendant  en.  tuai»  on  peut 
se  dispenser  d^.  ce  chan^enienL  de  variablej».  On  a  ici  en  ed'et  X  =  Y  =^  o, 
et  les.  équaLii>ns  (lli  ;  donnent  l'égalité 

dp  _  dq^ 
et  par  suite  l'i  ni  effraie  première  fj  =  ap.  Des  deu\  éqintioiis 

on  tire  ensuite 

p  ^fiz,  a),         (/  =  a/(^,  a). 

et  réq nation  aux  dillérentielles  totales 

d^  —  /(  J,  ajidj'  -h  a  fly) 


l 


Soit  par   exemple   l'équation  ^y  — ^  ^  =  o.   Eu   lui  acijoi*(nani  ta    relalir>n 
q  =  ap,  on  en  lire /?  ^  ^/|,  q  ^  ^  [/ ^^^ 

ei  Ton  a  l'intégrale  cum|iléie 

4  a  5  =  (  J?  -h  a  y  4-  h  )' 

formée  de  cvlindres  paraboliques  tangenis  dU  plan  *les  Ty  tout  le  ton ^  d'une 
génératrice.  Le  plan  des  Tf  est  une  intégrale  singulière. 

Le*  équations  (64  )i  dan*^  le  cas»  où  F  =  pq  —  z^  admettent  aussi  l'intégrale 
première  p — y  =  a.  En  parlant  de  cette  intégrale,  on  est  conduit  à  lequa- 
tinn  aux  dtirérentielle*^  totales 

£  iiy 

dz  ^  (  y  -h  a)d3r  -h  —^ — 
y  -h  a 

que  l  on  peut  écrire  aussi  dx-  =  d( J  i  ce  qui  fournil  une  mtuvelJe 

intégrale  conipléle  s  =  ( y  -h  a){x  -^  b),  formée  de  paraboloïdes  tangents 
au  pian  des  xy. 

3'*  Soit  une  équation  de  la  forme /(^,  p) — /i(j',  ^)  =^  o.  Les  équations 
difTèrentieiles  (64  ^*5  ) 


dT    _     dy     _  —  dp  _    dq 
4p  dq  ùx  ày 

ailmetteni  rjnl<*grale  |ireniière/{  j-,  p)  t^  a.  ^\  Ton  adjoint  celte  équation 
à  Téquaiiôu  proposée,  ou  tire  des  deux  relations 

f{3^,  p)  =  a,        f^iy,  q)  =  a, 

ies  valeurs  de  p  et  de  t^,  p  =  ^{^^  «)♦  ^  —  ^i(/t  <*)»  et  l'équation  au\ 
différentielles  totales 

ds  —  t^(x,  a)dx  -h  ^liy,  a)  dy 

s'intégre  par  deu\  quadratures 

z  ^  /  çC-Tj  a}dx  -^  I  ^iiyi  a)  dy  -¥-  à. 
Lorsqu'une  équation  du  premier  ordre  e^t  de  la  forme   précédente,  on 

G..  IL  m 


56a  CHAPITRE   WIJ.    —    KgUATloNS    AUX    DKKIVBES    RIHTIELLES, 

dit  que  les  variabtex  iont  séparées.  Soil  jjar  e\cm|)le   l'équation 


P'F 


J'Y  ^  ii; 


rlou^  pou  von «f  aussi  l'écrire  —  ==  —  -  En  égalant  ces  deuv   rapjjort'i  à  une 

constante  rt.  nous,  avons  Téquation  au\  diffcrenlielles  totales 

Y 

a     -^ 

et  par  suile  rinii'crale  romplète  z  — h  ^^— 

'^  '  à  la 

4"  Proposons-nous  du  trouver  lt;s  fonctions  Fia:,  y.  /?,  ^)  telles  que  les 

équations   (.04)  arlm^ttent  l'inh'^grale  première/»/  —  qx  =  a.  Il  faut  ei  il 

snfiit   pour  cela  que  la    reUiti^Mi  pdy-¥-y  dp  —  tj  dx — t  €tif  ^o   soil  unr 

côiisëquenee  des  relations  (64  bîs)^  c'est-à-dire  que  la  fonctirm  F  soil  ellc- 

inihiie  une  intégrale  de  Têquation  linéaire 


h. 


i}¥ 


t/F 


*jF 


ô? 


^  ùq       -^    âx  àjr        ^   ép 

Le  sysièîiie  d'ëquatiims  flillérentielles  correspondantes 

dx   _    dy    ^    dp    _  dq 

—  y  ^  ^T'  ~^  —*!~    p 

admet  les  trois  intégrales  premières 

et  la  fonction  F  est  donc  de  b  forme  Fi/ir  —  qx^  x^-^y*,  p^-h  ff*l  L« 
reclicrcbc  il'une  inttVeralc  complète  de  l'équalion  F  =  o  est  ramenée  à  Tin- 
tëgration  de  deux  équations  simultanées  de  la  forme 

/>»-h  q^  =/(^sh^j>,  py--  qx),        py  —  qs;  ^  a. 

En  tenant  compte  de  ridentité 

ip^-^q^){'^^-^  y"^)—  \  py  —  q^y-^ip^-^qy)*^ 

on  déduit  des  riens,  équations  précédentes 

px  H-  (fy  =  /(âf«H-^*)/(dr»-i-  y»,  a)  —  a^=  ^(jr^-^yi^  «j, 
ce  qui  nou*  donne  les  valeurs  suivante*^  de />  et  de  q, 


ay  -¥•  xo{X'-T-y*r  a  ) 

et  l'on  a  une  intégrale  complète  par  une  quadrature 

^  —  —  «  arc  tan^;  (  -      -t-  / tlu 

^  X  /      J        a  M 

uù  u  —  x^-k-  y^. 


^  —  ax -^y^{x^-^y^^  a) 


m. 


EQlT4TtOXS   D{'    PKËMIKII   ôEDRK   A   TROIS   VARIABLfiS, 


Remarque,  —  J1  c>l  h  reiiiHrquer  qu'il  nVst  |ias  néce^*aire  que  la  rela 
Ion  (63)  suit  vérifiée  identiqij*_Miieiit  pour  que  le  sy9ièfne(fit>  soit  coui 


plelL^m**ril  inlegraltle;  il  -iiiltil  i|u  ("lie  soil  vrntiee  en  teuant  compte  de  la 
rclaiion  F  =  o  elle-même  On  peiil  qiielqrierui*  "^e  seivtr  île  celte  ctieori- 
«laïK'e  tlan^  I;i  recîierrhe  de  Ifi  fanrtian  'fr.  En  t*ftet,  t mu  ver  une  combi- 
naison intégrable  des  equiilious  (i'i4^  revient  au  fond  à  tnHi%er  cinq  fonc- 
tions Axi  ^v»  ^st  ^/'^  ^ff  *'^^  variables  >r,  y\  z.  p,  q^  telle;*  que 
K^iix  -^  À^  (ly  -^  K^dz  -^  \ftfip  ^  Kfiifj 

t>ïi  «ne  difTérentielle  exacte  d*^  et  que  l'on  ait  en  outre 
l*X^H^QX^.H-«  r>  -^  Qf/  )>,.^(\  -h/ïZïX;,  —  ^  Y  H-  yZ|X^=  o. 
Si  celle  ilei  uiére  relatinji  nVsr  vérifiée  qu'en  leihint  compte  de  l'équa- 
on  F  —  o,  la  fiinctiou  l*  n'e^t  plu-  k  proprement  parler  une  intégrale 
première  du  système  if\\),  Cei^icndjat^  le*i  multiplicateurs  Xjri  X^^  .♦., 
élant  è»;nii\  aux  derivèen  partielles  de  «Iî,  le>  tleu\  équations  F  =  n,  *t>  =^  a 
forment  encore  un   s^sïéiue  compl élément  integrable,  car  réquatioji  (6'i  ) 

Icsl  alor§  une  eon.Héqueiice  de  F  =  o  (  ^  ).  Une  remarque  analogue  ^'applique 
■u  système  ^64  bis). 


437.   Problème  de  Gauchy.  —  Et»nl  données  iitie  équation 
dont  |r  ^rctind  meniliro  est  holoinorphe  dans  le  voisinage  d'un  s^s- 


ii 


(M  Lorsque  requaiion  F  =  «>  peut  ^Ire  résolue  par  lapport  à  l*unc  des  va- 
rirfble^  .r,  r,  5,  p^  q.  on  peut  ^uppu^er  que  la  f«>u«  tion  *fr  ue  rrii ferme  pas  cette 
variable,  el  elle  ne  llsiure  pds  lum  plus  dan*i  le^  «uclTicicnts  \,  V,  Z,  F^  Q.  Pour 
VwcT  les  niées»  prcriun*  une  équation  de  ta  fi>rnie 

/>  -+-/(  J,  y,  -,  ^  1  =  o: 

pour  en  Iniuver  une  *nléKf<iil^  coraplèlc,  il  sufrU  de  lui  adji>irnlre  une  autre  équa- 
lian  ç(Xt  y,  z.  q  )  —  a^  formant  avec  la  première  un  systêuie  coiuplctemeiU 
inlé§rrable,  La  L'ondilioti  [p-^/t  'i]  =  f*  devient  ici 

ôx        âq  ÔY 

et  la  lettre  p  ny  (i^nre  pas. 

Plus  çénéralement,   supposniis   qtj\jn    pui-sse  Stiti^faire  ii  la    relation  F  =  o  en 

rsartl 
p^/{^,y,  z,  X),        q  =  9(x,  y.  z,  X), 

\  désignant  un  paramètre  au\di.*ïre.  Il  «■uflit  de  remplacer  'K  pai  une  lonction 
de  X.  ^v,  z,  telle  que  lequatifui  iJz  -  fdx  -r-  ^  dy  'j'tit  eompirtemtnit  inlégrablc, 
ce  qui  conduU  eticiue  à  tine  étpiatmn  litièaire  piuir  déterminer  A (Xt^Ki  >*) 

dy       ôz  ^       dk\  t)y       àz  ^  j      àj;       tiz  ^       ê\\dx       àz''  I 

{  \î(TgïiARi,  Bulletin  de  ht  Soviete   Uat/tt/itaii*/tie,  i.  \l\,  p*   l'i}.) 


564  CIIAPÏTBE    \XII,   —  ÉQUATIONS  ÂlX    BEBIVÉES    PARTIELLES. 

Ipme  Je  valeurs  (Xo,  Fy,  Sq,  ry,,),  el  une  ibfiction  '«^(j^)  lioloniorpbe 
dans  If;  tlotnaine  du  poinl  y^,  lelle  que  Ton  ait  o{ya):=z^, 
m'{^y^)^=.q^^  on  a  dHinoalré  plus  liaul  (n"*  386)  que  celle  équation 
admet  une  l'ntéf^rale  holoniorphe  dans  le  domaine  du  poîiil  (x^,,  k»)i 
et  îio  rédiïisaul  à  la  fonrlion  d(»uuée  '^{y)-  y^our  x  :=  x^.  Soit  C  la 
courbe  plaue  représenlée  par  les  deux  équaiiousa*  =^  x„,  r  =:  is(  v); 
en  langage  gf'nmélricpie*  le  rësullat  qui  vient  d'être  rappelé  |>€ul 
s^énoncer  cm  un  me  il  suit  :  il  existe  une  surface  intégrale  ana- 
(ylique  de  l'équation  (65),  et  une  seule ,  passant  par  ta  courbe  C, 
Nous  pouvons  généraliser  cet  énoncé.  Considérons  d^aUord  uot* 
équaLion  de  forme  quelconque 


im) 


ï*'{>'  y^  *t  P*  q)  ■=  o. 


4 


el  proposons-nous  encore  de  délermfner  une  surface  intégrale  pas- 
sant ()ar  une  courbe  plane  lelle  que  G,  située  dans  un  planx^  J<> 
parallèle  au  plan  des  y;.  Soil  z  r=^  'f  (jf)  Téqualion  du  cylindre  pru- 
jelanl  C  parallèlement  à  O^.  La  fonction  '^  tlaril  liolomorfdicdans 
le  domaine  du  point  j*^^  réqualion 


(67) 


F(xo,  j^o,  -s«. /?,  ?o)=o 


où  Z(i^y(^ro),  Çg=:'j'(^o),  Cl  OÙ  Ton  regarde  p  comme  l'in- 
ronnue,  admet  un  certain  uombn^  de  racines.  Soil  po  Tune  d'elle?». 
Si  la  fonction  F  est  bolomorphe  dans   le  voisinage  du  système  àt 

valeurs  (xo,  >^u,  ^«t/'ût  Ça)^  *^t  si  en  outre  la  dérivée  partielle  (  --) 

n'est  pas  nulle  pour  ce  système  de  valeurs,  Téquation  ((>6)  admfl 
nne  racine /?  =/(-r,  y^  5,  q)  qui  est  holoniorpbe  dans  le  vaisi- 
nage  des  valeurs  Xq^  y»,  5o,  ^^  (I»  n°  188),  et  nous  sommes 
ramenés  à  une  équation  de  la  forme  (65),  ce  qiri  montre  bien  q»f 
l'équation  (66)  admet  une  surface  intégrale  passant  par  C.  Le  rai* 
sonnement  prouve  inêmfï  que  celte  équation  admet //»  surfaces  inté- 
grales répondaul  k  la  question  si  l'équalion  (6y)  est  de  degré  m 
par  ra|iportà/>.  Il  u\  a  d*cxce|ïiJon  possible  que  si  Tune  des  raciiieà 

de  Inéquation  (67)  satisfait  en  même  temps  à  la  relation  —  =  o* 

tous  les  points  de  C,  puisque  Xo,  j"o?  -0  sont  les  coordonuéesd^i 
point  quelconque  de  cette  courlis. 

(Considérons  enfin  une  courbe  quelcompie  F,  représentéepar  ui  ' 


EQUATIONS    1)1 

sjstrme  de  deux  équations 
(m)  ir^livi^ 

et  soîL  à  d^'ierniiner  unv  surfaoe  intégrale  de  l'i-quation  (66)  pas- 
sdnl  fjijr  r.  Cu  problème  peut  à  son  tour  se  rameiier  au  prc^cédenl 
au  OUI  yen  «run  cliartgemeol  de  variables.  Si  Ton  pose  eo  effet 

la  relation  dz  ^  p  dx  -h  tj  dy  rie  vient 

dz  ^  p  d\  ^  pVi\  }dY  ^  qd\^ 


el  Ton  en  tire 


^équation  (f^%)  est  alors  remplwc^e  par  la  suivante 


I 


<66  bis) 


F[x^X,y),Y,.,g.^ 


Â'<Y, 


j=.„ 


I 


I 
I 


el  nous  aurons  à  recherrber  une  intég;rale  de  cette  nouvelle  équa- 
tion se  réduisant  à  |a(Y)  pour  X  ==  o.  Non*  vojons  donc  qu'en 
général  tine  surface  intégrale  d'une  équation  du  premier  ordre 
est  déterminée  si  i^on  se  donne  une  courbe  située  sur  ce  lie  sur- 
fact.  Il  peut  V  avoir  plusieurs  surfaces  intégrales  corres[ïOndant  à 
la  question,  si  Té*] nation  analofi^ne  à  (67)  a  plusieurs  racines  dis- 
tinctes,  de  même  t^n'une  équation  dîllerenlielîe  du  premier  ordre 
el  de  degré  m  en  ^'  admet  en  générai  m  courbes  intégrales  passant 
pîir  nu  ptiinl  donné.  Nous  reviendrons  plus  loin  sur  le  cas  excep- 
tionnel, où  les  raisounemenls  sont  en  défanl. 

Ou  a  donné  le  nom  de  problème  de  Canchy  au  pnïbb'^me  qui 
consiîite  â  déterminer  une  surfaet^  inlé^^rale  d^une  équation  aux 
ilérivées  partielles  du  premier  ordre,  passant  pjrr  une  courbe 
donnée.  Le  eboix  de  re  nrnn  a  pour  but  de  rappeler  le  lien  et  m  il 
qui  unit  ce  problème  an  théiu'ème  ^^énéral  de  Canchv,  eumnie  on 
vient  de  l'expliquer.  Nous  allons  montrer  niainlenant  comment  ou 
peut  résoudre  le  [>roblème  ait'  (lanrhy  par  des  calculs  d'élimination, 
quand  on  coonaîl  une  intégrale  ct>nq>lète»  ce  qui  nous  fourni  m 
une  véri  beat  ion  des  résultats  précédents. 

S'uent 

\{x,y,  z,  a,  b)  —  Q 


une  intëgrak  complète  el  F  une  cmrrlir  tlnrinée.  n'ëlani  pas  située 
sur   riïit*^|;rale   siugiilîère   ni    sur  une  des  inlt'"i^ralf*s   obtenues  en 
dnn liant  a  ^/  el  ;*  f*  des  vatcurs  eoni^lautes.    Le  jirolilrnie  proposé  J 
revient   n    r^'lerniiner    \h    funeliun    '^(a)   de   lelle   faeon    que  Cfttf^| 
cou  ri  te  r  soit  située  sur  la  su»  fiiee  S  définie  p.jr  les  deux  équation* 


(69) 


V[  j',  y,  5.  a,  Qia^]  =  o. 


0\  ù\ 


SupposoiTiï  les  coordonnées  r,  r»  ^  d'no  [«oint  de  T  e\\ir\tï\éfi< 
en  fonclioD  d'nn  paramètre  auxiliaire  X, 


(7«) 


T^/td),        y=f^{li         X  =/,(>), 


et  soit  U(X,  ft^  b)  le  résultat  obtenu  en  reniplaçniil  X.  r,  z  [»ar  le 
expressions  précédenles  ilans  V(a%  r,  s,  «,  ^).  Le^  deux  équa 
lions  simultanées 


(70  U|X,  a,  <p(a)]  =  o.        ^— 


d\5 
do  (a 


-«?  f^)- < 


déterminent  les  valeurs  de  ).  et  de  a  qui  corresponderil  îoix  point- 
d'inlerseclion  de  la  conrhe  V  et  <le  la  surlace  S*  Si  la  surfacr  S 
naîsse  par  la  courbe  F.  ces  deux  équalions  doiveul  former  un  sys- 
tème indéterminé,  el  par  suite,  en  éliminiin*  A  mire  ces  di'ux  rela- 
tions, on  doit  arriver  i\  une  idenlité,  (lelle  élimination  condiiil  «« 
une  re  la  lion  entre  a^  'f  (/')•  '^'{<^) 


(7^) 


llftï,  9(<i;,  f*(a)\  =0, 


c'e^t-à-dire  a  une  éqoMtion  dilïVreMiirlIe  f)o  premier  ordre  pour 
déterminer  '^(a).  Il  sembleriiil  donc  fpie  le  problème  adinel  une 
in  11  ni  té  de  solutions^  eonhHiivineul  au  résultat  de  Canchy.  Mais  il 
est  facile  de  déduire  des  équations  ("i)  nne  autre  relalron  ne  ren- 
fermant pas  f'(</)-  En  efîét,  supposons  la  tourbe  F  située  loiM 
entière  sur  la  surface  S;  quand  on  se  déplace  sur  F,  a  esl  une 
fonction  de  \  qui  satisfail  à  la  fois  aux  deux  équations  (71),  eU  *i 
r^m  ditlérenlie  1:ï  première  de  ces  deux  équations  |»ar  rappctrl  à)., 
il  vient,  en  tenant  coniple  de  la  seconde, 


<73) 


Celte  relation  ne  contient  que  /,  a,  ç{€ï),  el,  en  éliminant  î. 


i 


j 


tît. 


EOtlATlONS    I>r    PREMIER    OHDRE    A    TROIS    VARIABLKS. 


56: 


àV 


entre  U  ==  o,  t^  ^  o,  on  aboiilii  à  une  ^^quation  qui  détermine  la 

fonction  f(ci).  La  mélliode  à  laquelle  on  est  conduit  a  une  sigoi- 
(icahoti  ^éoniélrique  évidente.  En  effet ^  rérjualion  U(Xj  a^  b)  ^^  o 
détermine  les  valeurs  de  X/qui  correspondent  aux  points  d'în- 
lerseelion   de   la   €oiirl>e  F   avec   Tiniégrale  complète;  si   Ton   a 

aussi  -^  ^  o,  celle  équation  a   une  racine  double^  el  I  inlegrale 

complète  est  tangente  à  F.  Kn  r  II  minant  X  entre  les  deuï  rela- 

ItODS  li()v,  a,  b)  ^  o,  -^  ==  o,  la  condition  obtenue  <ti{a,  6)  ^  o 

exprime  donc  que  Tïnté^rale  comjdète  est  tangente  à  Vj  et  i'inté- 
g  raie  cherchée  pussafH  par  V  peut  être  déjînie  comme  te/n*e- 
(ûppe  des  intégrfdes  complètes  tangentes  à  cette  courbe  V\ 
résultat  qne  la  géométrie  rend  presque  intuitif  ("), 

438.  Oaraetéristiques.  Méthode  de  Cauchy.  —  La  méthode  de 
Canchy  est  indépendante  de  la  théorie  de  Tintégrale  complète; 
nous  l'exposerons  sous  forme  géomélrique.  Pour  cela,  cherchons 
d'abord  la  signification  d'une  équation  aux  dérivées  parlieltes  mm 
linéaire 


i(74) 


F(jr,  y^  5,  p,  q  )  —  o. 


Les  coefficients  angulaires  du  plan  tangent  a  une  surface  inté- 
grale S  passant  |>ar  un  point  donné  {x^  y<,  s)  de  l'espace  sont 
liés  par  l«<  relation  [vrécédente.  f^e  plan  langent  ne  peut  donc 
être  un  pian  quelconque  |ïa?isai»t  par  le  [joint  {x^  y^  z)\  puisque 


(^)  Il  est  facile  d'avoir  l'iniéf^ratc  géïK^rale  df  t'équdtiofi  didérentielle  (73).  En 
effet,  si  î'nti  rem|>lare  \  par  une  ron^ianic  arbitraire  >.^,  Jh  foi\ctiim  9(0)  di^fiiirc 
par  l'éqiidtioii 


i^) 

0[X,,  a,  ?» 

«atisfait  aussi  à 

IVquatiori 

(e)' 

9'(a)  =  o, 


et  (»arsuileà  t'équatiuri  obtenue  en  éliniiiianl  >.„  entre  (e)  et  (e)',quî  n'est  autre 
que  réqualioo  (7a),  La  reliiCion  (  e)  représente  dimc  J'intéj^ra le  générale  de  l'équa- 
tion (7a);  il  y  a  en  outre  une  inlégralc  singulière,  qui  donne  précisémeoi  la 
solution  du  probltfHie  proposé. 


'jG»  TH  a  pitre    \XU.    —    ÊQl  AXIONS   AIX    l»KA]véKS    PARTIELLES. 

ta  posilïon  de  <  e  [)l;in  ne  dépend  tjue  tl Un  ^eid  paramètre  arbi- 
iraire,  il  enveloppa  en  f^fvnéral  un  cùne  (T)  ayant  son  sommer  au 
point  (x,  >%  2),  e{  l'éqnaîion  ('j,^)  exprime  que  le  plan  tangent 
en  un  point  quelconque  M  de  r espace  à  toute  surface  inté' 
grale  S  passant  par  ce  point  est  aussi  tangent  à  un  certain 
cAne  (1  )  ayant  son  sommet  en  ce  point. 

Le  cône  ( ï)  dépend  ii;itnrel1enient  de  la  fo ne. lion  F,  el  aii*si  de 
la  position  de  son  sommet.  Pour  avoir  re.<]tialion  du  cône  (T)  de 
soinniel  (^,  j^,  z),  il  faut,  d'après  sa  définition»  chercher  Teuve- 
loppe  dn  plan 

(75 )  Z  -  4  =  ;*(  X  -  r )  -h  ç(  Y  -j), 

les  paramètres  p  el  q  étant  liés  |>ar  la  relation  (74)*  ^^^  d*^*t  pour 

cela  éliminer  jo  el  q  enlre  ces  deux  éqnalions  el  la  nouvelle  rela» 
tion  (!,  n  '  20âj  Hemarque) 


I 


(76) 


<  Y  —y  )  —  -{\  —  ^)  1-  =  «• 


Les  deux  équations  (75)  et  (76)  représenlenl  ta  caractérislique, 
c'esl-à-dîre  la  génératrice  de  contacl  du  plan  tangent  avec  lej 
cône  (T).  Si  Ton  suppose  les  axes  de  coordonnées  rectangulaire»,] 
on  a  immédialemenl  Técpialioa  du  cône  (N  ),  supplémentaire  dai 
cône  (T),  qui  est  engendir  [lar  les  normales  aux  diverses  surfaces* 
intégrales  passant  par  le  point  M.  [^es  équations  de  la  normak 
étant  en  effet 

X  —  :r  H-  /î  (  Z  —  j  )  =  o,  V  —y  -h  g»  (  Z  —  .s  )  =  o, 

on  obtient,  en  élimina  ni  /;  el  q,  Téq  nation  du  cône  (N) 

(77) 


F(^.ri 


^t 


z 


*r  i  —  V  \ 


Lorsque  Péqualion  proposée  (7^)  est  linéaire  en  p  et  q^  If 
cône  (N)  est  on  plan,  et  le  cône  (ï)  se  réduit  à  une  droite 
Nous  avons  vu  (n**  429)  que  l'intégra tion  se  ramène  dans  ce  cas! 
la  recherclie  des  courbes,  qui  sont  tangentes  en  chacun  de  leur 
points  à  la  droite  A  correspondante.  On  est  conduit  à  la  méthod 
de  (janchj  en  étendant  ce  procédé  aux  éqnaiitvns  non  linéairei 

Soit  S  nue  surface  intégrale,  représenlée  par  réquation 


I 

I 

I 
I 


En  chîiC|i»e  [loint  M  de  cette  stirface,  le  pl^n  taugent  est  aussi  tan- 
gent ai»  cône  ^^T)  suivïml  une  génératrice  (G).  Nous  appellerons 
eourlïê  rarariéristiqtn*  touti*  cou  ri K'  C  de  la  surfdce  S  qiu,  en 
ctiaeitn  de  ses  poÎTits,  est  laugente  à  la  généra ttiee  G  corre;* pon- 
dante. Var  chaque  point  de  S  (exception  faite  pour  les  points  sin- 
guliers, s'il  en  existe),  il  passe  nne  courbe  de  cette  espèce  et  une 
seule.  Le  nom  de  cfirae.îêristiqttes  donné  à  ces  courbes  sera  jus- 
tilié  plus  loin  (n'  i39).  Nous  allons  d*abord  montrer,  ce  qui  est 
la  clef  de  la  rnélhode  de  Cauchy,  que  ces  courbes  peuvent  être 
déterminées  par  un  s\sLéme  d'équations  dîHérentieifes  ordinaires, 
sans  qu'il  soit  uécessaire  de  <:onnaître  la  fonction /(^.r^  y).  Nous 
savons  d'alïord  que  la  tangente  à  la  courbe  G  coïncide  avec  la 
droite  G  représentée  par  les  detix  équations  (75)  et  (7CV),  que  Ton 
peut  encore  écrire 


X  =  , 


Y  ^  r 


Z  =  ^ 


avec  les  notations  du  u"  i3(i.  Le  long  d  une  caractéristique  x, y, 
s,  /?,  fjr  sont  des  fonctions  d'une  seule  variable  indépendante,  et 
nous  pouvons  déjà  écrire  entre  les  diiVérenlielles  clx^  dy^  dz  les 
relations 


dx 
P 


O 


y^P^Oq 


=  du^ 


a  étant  une  va  ri  al  île  auxiliaire  fictive,  qui  est  introduite  unique- 
ment pour  [dus  de  swiiétrie  dans  les  raisonnements.  Le  long  de 
cette  courbe  C,  l'on  a  aussi 

dfi  =  r  dx  -h  5  dy%  dq  =  s  dr  -h  t  dy, 

r^s,  t  étant  les  dérivées  du  second  ordre  de  la  fonction /(jî,  _jr), 
t>*autre  [»art,  puisque  z  =  /"(x,  y)  est  une  intégrale  de  l'équation 
proposée  <, 74)1  ^^^  dérivées  partielles  r,  s^  t  satisfont  aussi  aux 
deux  relations 


X-f-/>ZH-  Pr-4-  Qf  =  TK 


pj^Qf  =  o, 


obtenues  en  ditléreutiant  cetle  équation  (*ar  ra)qjort  à  j?  et  par  rap- 
port à  y.  En  rem  plaçai  ni,  dans  dp  et  d(f,  les  diUerentielles  lix 
et  dy  par  P  dn  et  O  du,  il  vient 

dp  —  s  P  r  H-  (^  J  ;  du,         dq  =  iP  s  -h  Q  l  )  du. 


570 


CHAPITRE    \Xll. 


ÉOrATtONS  Al\    PERIVSBS    PARTIBLLES 


cVsl-à-<lire,  d'après  les  rr  la  lions  précédentes» 


dp 


(X  -^'  pZ\du, 


,1^ 


qZ)  (in 


En  ajoutant  ces  éipialions  aux  equalions  (78).  no  ni  parvenons  à 
lin  sjrslème  d'équations  dilFéren  lie  Iles  ordinaires 


<79)  -5-  =  IT  = 


dz 


_     —  </p     _      —  dq     _ 


Vp  -h  Qq        X  -h  pZ 


du, 


qoi  est  identique  au  système  (64)  auquel  on  est  conduit  av^»c  la      1 
mélbode  de   La  grange.  ■ 

Ce  système  dVV|ua  lions  diOéreiilielles  e^t  absolu  me  ni  indé|»t*n- 
dant  de  rintéj^rale  considérée.  <_)n  en  déduii  les  enuclusions  lUi- 
vautes.  Soient  {Xq^  y^i  ^u )  l<?s  coordonnées  d'un  point  M,)  de  S. 
/j„  el  q^  les  coefficienls  ati^irlaires  du  plan  Langent  en  ce  point.  Si 
la  fonction  F  est  holomorplie  dans  le  voisinai^e  dece  système  dr  va- 
leurs, et  si  tous  les  dênouiinateurs  des  rapports  (79)  ue  sonl  pa* 
nuls  à  la  fois  pour  x»,  r^,  Zn^  p»^  Ça^  les  équations  (79)  admettent 
un  système  d'intégrales  et  un  seul  prenani  les  valeurs  -jTo,  J^»,,  s^,/?*. 
qPo  pour  li  =  ô.  Il  n'eusuil  (pie  sî  detu'  sttr/aœs  intégrales  sorti 
tangentes  en  un  point  (a'o,  y^,  z^),  elles  sont  tangentes  tout  it 
long  d'une  courbe  carartéristifjue  commune  passant  par  ce 
point.  Pour  la  commodité  du  langage  nous  appellerons  élémeni 
tout  système  de  valeurs  attribuées  aux  cinq  variables  x,  y^  z^  p.  (fl 
un  élémeni  se  eompnse,  si  Fou  veul,  de  l'ensemble  d'un  poini  de 
coordonnées  (.r.  v%  z)  et  du  plan  de  coerfieients  angulaires^,  g, 
passant  par  ce  point.  Toul  le  lonj;  d'une  conrlie  caraclérîstiqoc^i 
x,y,  z,  p  el  q  sont  des  fonctions  d'une  variable  indépendante  I^H 
A  cfiacpie  poirit  d'une  courbe  caracléristique  corres(jond  donc  uiî  ' 
élément  composé  de  ce  point  el  du  plan  de  coeflicients  anpi- 
laires  /?,  q,  passant  par  ee  point.  Mais  on  a,  d'après  les  équa- 
tions (79),  Zf-  ^^ P  -f-  -^  ^l  ^ ^  ^^  sorte  que  ce  plan  contient  U 

tangente  à  la  courbe  au  point  {x^y^  z)*  Lorsque  le  point  (^r. 
décrit  la  courbe  caractérlsliqtie,  le  plan  correspondant  envelort 
une  surface  dévelop[>able  pa?sanl  par  cette  courbe:  c^esl  la  c/éiij 
ktppable  caractéristique.  A  chaque  cou  ri  je  caractéristique  rij 
respond  ainsi  une  développa ble  caractéristique  passant  par  ced 
courbe  ;  nous  ii|>|iellerous  désormais  caractéristique  rensernM<* 
de  la  courbe  el  de  la  déveloiq^able,  ou  la  courbe  seule,  quand  il 


1 


I 


III,    —    EQt   \TJO\S    m     riŒ.MIKH    OBDttK    A    TROJI?    V.\ElJ\BLES.  :>7l 

Ti'v  aura  i^Hictiiie  ijuibi^Liïté  il  rniindre.  Llne  cara€l«^ri*'tiq»ie  >e  com- 
pose, li'apivs  cela,  d'une  infuiiré  d^élëriients,  dépeadaiU  d'une 
varia!  rie  iudé  petit  la  nie,  les  variai  tons  iiiliiiîmenl  petites  tie  x^  y, 
z^  p^  q  élanl  lii^i's  par  les  relaLïOi*'^  (79  J-  Uue  cHniclenslique  esi 
done  complètement  délinie  si  l'otj  îie  donne  un  de  ses  éléments, 
et  le  ihéoi'ème  énoncé  lutjt  à  [heure  peut  encore  s'énoncer  sous 
la  forme  suivante  absolunienl  équi  va  lente  : 

5/  deux  surfaces  intégrales  ont  un  élément  commun,  e//es 
ont  en  commun  tous  les  éféments  de  la  caractéristique  issue 
de  cet  élément. 

Lfs  caractéristiques  dépendeut  de  trois  [nirsimèlres  arbitraires. 
En  effet,  une  caractérique  est  déterminée  si  l'on  -^e  donne  les 
coordonnées  («To,  j^^o,  ^n,  /?,h  ^o  )  d'im  de  ses  éléments;  on  peut 
regarder  Tune  de  ces  coonlonnëe>,  x^  par  exenr[jb\  comme  avant 
wne  valeur  niiinéric|ue  donnée^  et,  d*autrr  |)arl^  d'après  la  défini- 
lion  même  des  caraetéristiqnes,  on  a,  entre  les  coordonnées  duu 
élément  quelconque,  la  relation  F(jr4,,  y^^  Zq^  /7,j,  f/o)  =^  ^*  " 
reste  donc  seiilemeol  trois  piiranuUres  arbitraires. 

Pour  déterminer  ces  carat^érisliqueN,  remajquons  d'abord  que 
les  équations  (79)  admettent  l*iul<'^rale  première  F^consl.j 
de  sorte  que  si  F(x,  y,  3,  />,  f{)  est  nul  pour  les  coordonnées 
(xo,  >'o?  ^or  /^fli  9o)  de  Télément  iniliaU  F  est  nul  tout  le  long  de 
ia  caractérislicpie  issue  de  rei  éli'meni,  ce  qu^il  était  aisé  de  pré- 
voir» d'après  la  laçon  même  dont  on  a  ul)tenu  les  équations  (79). 
Pour  trouver  les  caraetéristîqtjes  de  It-quaiion  proposée,  on  peut 
K  donc  adjoindre  au  système  (79)  la  relation  F^o  elle-même,  ce 
"qui  ramène  ce  système  a  tin  système  de  trois  équations  dfÛ\'ren' 
lie  Iles  du  premier  ordre, 

(Supposons  qu'on  ait  tditenu  les  équations  en  termes  finis  des 
caractéristiques:  soient,  pour  fixer  les  idées, 


^  =/l(^t  ^0»  yti,  >So»  /?«.  qn)n 


les  équations  de  la  caractéristique  issue  de  Pélément 

Les  deu\  |>renir€n'S  èf|iiations  (Ho)  représeutcnl  la  courbe  carac- 


5j%  CHAPITRE    \Xll,    —   ÊOlATHïV!*   AI  X    UKRlVéES   PARTIELLE. 

térisLÎque  elle-même,  et  toiile  >tirrfice  intégrale,  élanl  un  lieu  de 
courber  caracléiUliqiips,  s'obLifrKlr»  nri  j^iipposiuil  ()ue  .r„j  v^,,  z^, 
/?ih  '/o  sonl  foiïcliuns  d'un  [ïiiidmèlre  iiuxiliaire  t\jNons  sommes 
donc  conduits  à  rechercher  comment  on  doit  prendre  ces  cinq 
fonctions  de  Vj  pour  qne  la  surface  en^^endiée  par  les  courhe* 
caractérislîques  soit  unt*  surface  intejt;nile.  Ponr  traiter  celle  qne^- 
lîon  d^une  fai;ou  pins  s  v  me  trique,  uous  introduirons  avec  M.  Dar- 
honx  la  variable  auxiliaire  u. 
Soient 

(  8i  )  '  j  =  G,(  w,  .r„,  Ko,  5o,  po,  f  0  ). 


(Ha) 


J  /»  =  <pU  «,  JTo,  J^a,  «<»,  fiu  qn\, 
i   q  ^  fi(  U,  jtq,  ^o,  «ot  Po.  7o  ), 


les  foruuiles  qui  représentent  les  intégrales  du  svstème  (79)  pre- 
nant pour  «^o  les  valeurs  .r^,  >'o,  3^,,  />^,  ^„  respectivetneni. 
Quand  on  rem|ilace  dans  ces  formules  Xq^  Vu,  ^q,  />«*  <7o  par  des 
foncticins  dune  seconde  variable  auxiliaire  t\  les  équations  (8h 
représentent  en  général  une  surface  S,  a  et  v  étant  re^ardé*jî 
comme  deux  variables  indépendantes.  l*onr  que  «jette  surface  S 
soit  une  surface  intégrale»  dont  les  courbes  l'^const.  soient  le$ 
caraclérisliques,  il  faut  que  les  formules  (82)  donnent  précisément 
les  coefficients  angulaires  ibi  plan  tangeut  à  celle  surface,  et  e» 
outre  que  Ton  ait^  en  tout  point  de  S,  la  relation  F  ^  o.  Les 
cinq  fonctions  .r,  y^  z^  p,  q  des  deux  variables  //  et  i^*  doivenl  doue 
satisfaire  aux  trois  conditions 


¥{3C,y,  s,  p.  q)  =  o, 


Os 


àjt 


—  ^  p '/  -=- 

du       *    t)u        '  ou 


II 


=  0, 


(H5) 


i>5  éT  ày 

— ^  —  p  — «7-=^  —  0. 


Les  cinq  fonctions  '^1  «''lant  des  intégrales  du  sj'8téme  (79)t  on  >«. 
comme  on  La  déjà  remarqué,  F(j?,  >%  z^p^q)^  F(.ro,^Ko.  Z^.p^^q^ 
et  par  suite  la  relation  (83)  sera  satisfaite  pourvu  que  1*011  ait 


(86) 


P(-riH  >"0*    -o.  />n*    r/„)^CJ. 


—    ÉOUATIONS    DL"    l»nKMlER    OROftE    A    TROIS    VARIABLES.  67 i 

La  relalion  (84)  esl  saiisfaite  d'elle-iiiême,  car  cVst  une  consé- 
quence ties  équations  dilTt^rentienes('jg)*  Quajilà  la  condition  (85), 
C^aiichv  la  Ininsforme  cunime  il  suil. 

Kn  désig^naTit  par  H  le  premier  membre  de  eeUe  relation,  nous 
avons,  en  4iiirérei*tiant  par  nipporl  à  u. 


au 


O^y         àr  dp       ùy  dq 


tfff  dv 


Ôi    ûtt 


Oif  Ou 


H||^||!9l!ililre  [larl,  en  ditlérentiunt  \tnr  nipport  à  i'  la  relation  (84 )i 
^  nous  avons  aussi 


d-^z 


l)^T 


d^y         àp  ÙT        ùq  dy 
"        dit  êv       ^'  du  d%'        ^  du  dv        éi^  du         di^  du 

En  retraorhant  niemijee  à  membre,  il  vient  encore 

dl\        ùp  dx        dq  r^y        dx  dp        dy  dq 
au         dv  du  dv  au         (>t'  du         dv  dit 

OU,  en  remplaçant  les  dérivées  [»ar  rappori  à  a  par  leurs  valeurs 
tirées  des  formules  (79), 

^►H        .,  àx       _.  dy       ^  dp       ^éq       _  /     ôx  èy  \ 

du  di>  dv  dv         ^   év  y     dv        ^    dv  / 

Nous  effertuerons   une  dernière   Iransfortnation,  en  observant 
que  les  tînq  fonctions  x^  y^  z^  p,  q  de  v  satislont  à  Ja  relation 

F(x,  y,  s,  p,  q)  =  o, 

et  que,  par  suite,  Ton  a  aussi 

OP  0v  dp  dv  fi- 

la valeur  précédente  de  —  (leul  donc  s'écrire 
c?H  /     dx  ây        âz\ 

Ou  lire  de  cette  relalion  \h  valeur  suivante  de  H, 


(88) 


H©  désîj^nant  la  valeur  de  H  pour  tt  =  o,  c'esl-à-di*  e  quand  r,  y,  3, 


5ji  CHAPITRE    XXII.    —    F.gl'VTlONS    Al\    DKRIVÉES    PARTIELLKS. 

Pi  q  se  rt^duisent  respect ivcitM'iii  à  .z^,  y^^  z^.  po^  «/o*  Lîi  fone- 
lion  F,  el  par  siuLe  la  dérivée  partielle  Z,  éLnit  supposées  liolo- 
morplies  dsins  le  Vdisinagp  des  valeurs  x^.  r,».  -^o»  /^©«  ?or  p*"»""' 
4)i*e  H  soit    nul,  il  faut  el   il   suffil  (pie  Hq  soil  nul,  c'esl-à-dire 

que  1  fin  ait  — —  ^  />«  -: h  <7<i  ^ — ' 

En  rèsuroé,  />o///'  obtenir  une  surface  intégrale  ('),  fY  snJU 
de  remplacer,  dans  les  formules  (80)  ou  (81),  ^©5  j^^f  ^ot  /?•»  y* 
par  des  fâncdons  d'une  variable  auxiliaire  i^,  salisfaisani  aii^ 

de  u  X  eo  n  dit  in  n  s 


KH)  V{3Cq,  70 1  -so,  /?!*.  70)  =  o. 


^/'o 


7" 


<>ro 


Lii  ïuélhode  conduit  1res  facilemeul  à  la  solution  du  problèiue 
de  i>auchy.  En  eil'et,  si  Tou  veut  délerniiuei'  une  surface  inlé|i;rale 
passant  par  une  euurbe  dcnjuiT  F,  on  peut  prendre  pour  x»,  ytt*  ^% 
les  eot^rdouuées  d  ini  puini  df  eellt*  courbe  ijupposée^  expriitiées 
en  runction  d'un  |icjranièlre  variable  f,  et  les  équations  (89)  deter- 
niinenl  />[,  el  (/u*  La  sûlution  peut  aussi  s'énoncer  en  fauj^^age 
^éomélri([iie;  en  elFel,  \a  première  des  relations  «^9)  expriuie 
que  le  [dau  de  cueflicierjtîi  angulaires  p^^  *■/,,♦  passant  par  le 
point  (jTfl,  j^oi  ^o)*  ^^l  lanf;ejU  au  cône  (T)  avjut  soir  sonimel  eii 
ce  poinl,  vA  la  seconde  *jue  ce  plan  passe  par  la  tangente  à  Is 
courbe  F.  La  marche  à  suivre  peiil  dune  être  brnmilee  ain?>i  :  l*ar 
ta  tangente  à  la  courbe  F  eu  au  puint  M  de  cette  courbe^  on 
fait  passer  un  plan  tangent  au  cône  (ï)  de  sont  m  et  M;  soit  C 
la  caractéristique  issue  de  l'élément  ainsi  déterminé  :  la  sur- 
face engendrée  par  cette  caractéristique,  lorsque  le  point  M 


(^)  Le  raisonnement  suppose  loulefoîs  que  tes  dénomioiiteur»  F,  Q^  \ -^ pt^ 
Y  -^  qZ  ne  sont  pas  tous  nul*»  fjout-  les  Viiteurs  înitîules  ^^,  r,,  5^,  Ptt*i%*  l>*t» 
cas,   les  fûriiniles  (Hi)  cl  (t^a)   se  rédiiiiecl  â  ar  =  x^»   y^y^,   s  =  ^^^  P  —  ^0* 
q  =r  q^^  laudiî^  que,  ^l  t'oi»  syp{irime   id  variable  auxiliaire  a»  les  équnLiaus  (7^^; 
peuvent   iiciuieUre  des  inlé^riile  pieiiiiùL   les   viileiirs   ru ili«il<*5  données   (  u* 
B^tHiirque).  Le$  iiitégrateH  de  l'éijiitiLioo  propos<!'C  qoî  ^ali'^foiil  en  même 
ûu\  quiÉlre  éq  041  Lion  a 


^ 

f»..^ 


t>^o, 


0  =  1 


X  -h  jo  Z  —  0, 


échiippeat  dnnc  à  la  rnèttiode  générale.  De  telles  inlégr»le$,  s'il  y  en  m,  »tifil  i 
ifitégr^ie^ sîngiitiétes ,■  il  n'en  c%isie  pds  d'une  façuii  nonuîile,  pour  une  équ^tid 
donnée  a  priori^  et  non  formée  par  l'éJiiiiiticUioti  des  couâtaiites. 


I 


I 


courbe  T\  Il  t*st  clair  que  l  ^>ii  doit  asMUtit-T  les  jilîins  luii^jenls 
formant  ri  ne  !»iiiLe  4:uiilimie. 

(lonnidérDiis  d'aboiil  le  cas  géuëral  où  la  tair^enLe  ii  la  courbe  F 
n'est  pas  une  génératrice  du  cône  (T);  p^  e.i  f/y  étaul  [e*<  coefli* 
cieiiU  dogulaireâ  du  plan  Lancent  au  cône  (T),  les  cosinus  direc- 
teurs de  îa  général  ri ee  de  conlacl  sont  |iroporlionnels  à  ï*»,  Qo, 

l*û/?o-t-  Qo'/o  (Ibrmules  ^5  et  "jft),  La  différence  P^  -^  —  Qo  "^ 

n'est  donc  pus  nulle,  et  par  suite  les  valeurs  de  //„  et  de  q^  tirées 
des  relations  (89)  sont  des  fonctions  holornorphes  de  v'  dans  le  voi- 
sinage du  point  considéré  de  F.  D'un  antre  coté  un  peiH  répondre 
les  deux   premières  équations  (81)   par  rappojt  à    u  et  û  i%  car 

le  déterminant  fonctionnel  —  ~- 7 se  réduit  pour  «  =^  o  à 

(-:-)   -T^  — (t-)   -t-»  c  est-a-direa  Po-f-^  Qo  — -'  brj  lïurlantles 

valeurs  de  ti  el  de  c  dans  la  troisième  fornurle  i,  81  ),  on  voit  que  z 
est  une  fonction  livdomorpUe  de  x  el  de  j'  dans  le  voisinage  du 
point  considéré  (voir  n^  i37). 

Lorsque  la  tangente  à  la  courbe  I^  se  eoiifùndl  avec  ia  yenératiice  de 
contact  du  plan  fie  ooefficienîs  angulaîrea  /)o,  70  i»vec  le  c6iie  i  T  )  en  un 
point  parficultef  Je  celte  cimibe,  te  |jahit  est  en  général  un  point  ^tn- 
guli<*r  ptiyr  rinlé^rale  cf»rrespand:inLe.  Lorstjue  cela  a  lieu  en  (ous  tes 
points  tic  l\  nou*  a  von?  deux  cas  a  tlistiiii;uer  saix^nt  i|ne  la  courbe  V  e*>t 
une  courbe  caraclrrisiî^jm*,  ou  non. 

Si  la  l'ourbe  Test  une  courbe  caractéristique»  elte  e^l  lan*;cnte  en  eliaeun 
de  ses  ptuiit'i  a  une  généra  tri  ce  G  du  cône  l  T|  ayant  ce  pf>int  pour  soniniel, 
«l  Id  développa lile  caraeleri^lique  e*t  JVnveloppe  du  plan  langent  uu 
cône  (T)  <«iâ\anl  la  ^énèralrice  G.  lorsque  le  soniniel  M  décrit  V,  La 
courbe  caraciérislique  issue  de  obacun  ties  etéments  ainsi  déterminés  !*e 
confond  avec  la  courbe  f  elle-rnéfne,  et  les  formules  i  81)  ne  dëlinissent 
pas  une  surl'nee.  Mais  il  est  clair  que  dans  ce  vds  le  problème  est  indéler- 
tniiié.  Soient  en  elTet  M  un  point  de  1',  F  le  fdan  langenl  au  c6ne  (T»  de 
sommet  M  suivant  la  ian}*en(e  G  h  T,  el  F'  une  autre  courbe  passant 
par  M  dont  la  tangente  en  M  ^oit  une  droite  du  plan  P  dilTerente  de  G» 
|>'apré«  ce  que  nou^i  venons  de  déniuntrer,  ta  surface  intt^ ivraie  passant 
par  r'  rc  II  fer  me  la  courbe  W 


576  CHAI'ITKE    XXri.    —    KOIATIONS   AIX    DÉHIVÈES    PARTiKLLEâ. 

Si  ri'(]ujiliftii  |»r«>|>o!!*ée  (71)  n*est  pa*»  linéaire  eo /?  et  ^»  comtoe  nou»  ie 
sup|ju*on^,  la  ctnjrbe  V  |»piiI  *Hre  tangente  eti  chacun  dt?  si?*  (joints  »»  une 
géni*tairïce  G  du  côi>e  (Tl  t'«ritrs(>oijdiinU  ?aii!*  être  une  caractéristique. 
Les  courbe?»  los  |)lys  ^èiierale^  jouiissaiU  de  cette  propriété  dépcDd»»ni  en 
elfet  tV une  /onction  arbitraire.  Soit 


réquatîori  du  cône  (T)  de  sommet  {x<^y^  z\.  Pour  qu'une  courbe  F  soit 
tangente  en  chaïun  de  ses  paint«%  à  une  génératrice  de  <  T  ),  les  coor- 
douiiées  x^  y,  z  d'un  poitil  de  cette  courbe  doivent  être  des  fonctioDi 
d'une  variable  v  salisfaisant  à  la  conditioti 


(90) 


Si  l'on  preud  par  exempl**  x  i^tour  vaiialdr  indepeudaiite,  on  peut  choisir 
arbitrairemenl  y^=^f{3r)^  et  en  reniptaçanl  y  pary(;r)  dans^  la  relation 
précédente  on  a  une  équation  dilléreniielle  du  premier  ordre  pour  déter- 
miner J  en  fonction  de  jr.  On  appelle  courbe  inté^rnte  toute  courbe  sa- 
tisfaisant à  la  condition  (90).  ^an*^  être  une  courbe  rariictéri«lique. 

Gela  pu<ïé,  supposons  que  la  courbe  F,  pour  laquelle  on  veut  résoudre 
le  problème  de  Caucby,  soit  une  courbe  intéj;rale.  De  cliaquç  point  M 
de  F  part  unt  courbe  caractérislique  tangente  à  F.  et  ij  résulte  du  calcul 
fait  plus  haut  que  la  surface  S  engendrée  par  ce^  caractéristiques  e«l  une 
surface  intégrale;  il  suffit  en  effet  de  prendre  pour  Xy^  yo*  *o  les^  coordoti- 
aées  d'un  point  de  F  et  pour  /j„,  q^  les  coefficients  angulaires  du  pbn 
langent  au  cône  (T)  le  long  de  la  taui;eiite  à  T\  Mais  cette  courbe  P  est 
une  ligne  singulière  de  la  surface  S.  Kn  elTeL,  s'il  n'en  était  pa$  ainsi,  lef 
dérivées  r,  *,  t  auraient  des  valeurs  finies  en  un  point  de  f  et,  comme  l'on 
a  déjà  Qa^J*o=  ï^^dy^^  les  calculs  fails  à  la  (tage  SGy  pour  établir  les  equi- 
tions  (79)  s'appliqueraient  sans  niodilicaiirm,  et  l'on  en  conclurait  qti** 
la  courbe  F  es^t  une  «caractéristique,  ce  qui  est  contraire  a  Fhipothe*f 
Celte  courbe  F,  qui  est  Fenveloppe  des  caractéristiques  de  la  surface  $. 
est  analogue  à  Faréte  de  rebrousseroent  d'une  surface  développable. 

Retnarque,  —  La  mélliode  de  Cauchy  donne  aus.sî  facilement 
une  intégrale  complète.  On  âatisfait  en  eflet  au%  cotidilions  ($9) 
en  posatït  jf^j  ^:  a^  ^Ko==  fe,  z^^^c^  «♦  6,  c  étant  trois  coa^Unle§ 
quelconque!*, /Jo  etf/o  t^li^nt  liés  par  la  relalionF(a»  /?,  c,/>5»  ^^)=o. 
La  surface  intégrale  ainsi  obtenue  est  le  lieu  des  courbes  rame- 
lérisliqnes  issues  dn  point  (a,  6,  c)*  qui  fsl  évidemmeiil  tin  point 
conique  (jour  cette  surface.  Si  Ton  regurde  une  des  cutirdonn»'eî*a^ 
è,  C  comme  une  constante  numérique,  on  a  une  intégrale  complète. 


I 


3tu,  >'y,  fù,  ^ù  étant  lies  par  la  relation  p^q^^  ^lj^o.  Pour  avoir  l'intégrale 
qui,  pour  J?  =  J'or  se  réduit  à  ^i  v),  nous  jioseroiis,  conforméincnl  à  la  nié- 
tbodc  générale,  J'y  =^  w,  Su=  ^(u).  et  les  équations  (89)  donnent  ici 


g^-^'(uh 


P^' 


f  CO 


I 


L*inlétcrale  demandée  e;»!:  donc  représentée  par  le  système  des  deu\  équa- 
tions simultanées 

qui  d/ finissent  ti  et  j  comme  fonctions  de  a:  et  de  j^.  Ces  deuit  équations 
peuvent  être  remplacées  par  les  deux  suivantes, 

«lont   la  seconde  se  déduit  de  la   première  en  dilTérentiant  par  rapport  au 
parèinièinï  u*  On  aura  l'intci^rHle  cherchée  en  éliminant  tiy  et  nous  pouvons 
observer  que  ce  résultat  ei^t  bien  d'accord  avec  la  théorie  de  Lagrange< 
%*  Reprenons  Téquation  de  ta  page  5^7 


qui  e\[»rime  que  la  longueur  du  segment  de  normale  limité  au  plan  des  Ty 
est  ejjal  ;i  H.  Pour  avoir  le  cône  des  normales  (N)  relatif  à  un  point  M  de 
l'espace,  il  suffira  donc  de  décrire  du  point  M  pour  centre  une  sphère  de 
rayon  R,  et  de  prendre  le  cône  de  révolution  de  sommet  S  passant  par  le 
cercle  d'intersection  du  plan  des  j-y  avec  celte  sphrie.  Le  cône  (T|  est  Ir 
cône  de  révolution  de  sommet  M,  supplémentaire  du  premier.  Nous  c*m- 
natsaons  ici  une  intégrale  complète^  les  sphères  de  rayon  R  ayant  leur 
centre  dans  le  plan  des  jt^  ;  les  courbes  caractéristiques,  intersection  de 
deuit  sphères  infiniment  voisines  {voir  n*  4^i9  ),  sont  donc  des  cercles  de 
G.,  11.  37 


5yH  cnxmTM:  \\u.        éqiation's  aux  dkhivêks  partielles. 

rayon  R,  iJotH  [e>  plans  sunt  parallèles  à  Ta^e  des  i  vX  ilunt  les  centres 
sonl  ilans  lo  [ilan  fl«s  jr^.  Toute  rourbe  inlè^iale,  imus  ravons  vu,  peut 
êlrc  Cimsidérée  cotiime  l'en\eloppe  des  courlies  caractéristiques  siluêc* 
sur  une  surface  intégrale.  Ce^  courbes  saut  dune  représentées  par  le  sys- 
tème des  trois  équations 

la  fonction  ç(a)  étant  arbitraire. 

4311.  La  notion  de  caractéristique  peut  se  défi u ire,  d'une  façon  1res  na- 
turelle, de  la  tbéorie  de  Lagrange»  lSous  avuns  vu^  en  eïfet.  que,  si  V  —  o 
est  une  inlégrale  complète  tle  réquaiiou  du  jireniier  ordre  propo^^ce^  on 
obtient  une  surface  intégrale  en  élimiuaiii  fi  entre  les  deux  relations 


(9.)  V|.r,j.,^,  a.  =.«)]  =  o.         ^  +  -^^ç'(a,  =  o. 


dl 


fia)  étant  une  fonction  arbitraire.  Lorsque  l'on  donne  tiu  pcir^niéur  a 
une  valeur  constante,  ces  deu\  équations  représentent  une  courbe*  dont 
le  lieu  est  la  surface  intégrale.  Les  érjuaiions  de  cette  courbe  sont  de  ti 
lornie 


(3*) 


V(>,  JS  ^,  a.  ù) 


à\ 


à\ 


o»         ' h  —r  c  =  o, 

un         do 


a  y  b^  e  étant  des  para  m  êtres  arbitraires.  Ces  courbes  forment  un  c^m- 
plere,  et  nous  voyons  que  les  surfaces  intégrale*  sont  engendrées  par  If* 
courbes  de  ce  complexe,  associées  suivant  une  loi  convenable.  Le  nom  de 
caractéristiques  donné  ù  ces  courbes  s'explique  de  lui-même»  puisque  rt! 
sont  les  courbes  de  contact  de  l'intégrale  complète  avec  son  enveloppe. 
Les  dé\âloppables  caractéristiques  s'introduisent  tout  aussi  natureUemeni.^ 
Considérons  une  courbe  caractéristique  eorrcsp" aidant  aux  valcuis  fi^»  ^»t^ 
Ca  des  paramétres  a,  h,  c;  toutes  les  surface»  intégrales  obtenues  au 
moyen  de  fonctions  9,  telles  que  Ton  ait  éy  ==  ffi^a^^)^  c©  =  o'(ci,»K  pusscnl 
par  cette  courbe  et  sont  tangentes  entre  elles  tout  le  long  du  celte  cciurb*?. 
car  les  valeurs  de  p  et  de  q  quî,  pour  un  point  quelconque  «Vune  surface 
intégrale^  sont  données  par  les  formules 


tgi) 


_H-/.~=0, 


^A 

éj 


sont  les  mêmes  pour  toutes  ces  surfaces,  11  est  donc  naturel  d'tissociei  «1 
cbatpie  courbe  caractéi  istique  une  ilé\clo|ipable  caractéristique  pa^^s^nt 
par  cette  courbe.  Les  quatre  équation^  t  y">' M*t  (  yi  )  permettent  d'expriaiff 
quatre  oes  variables  x,  y^  s,  p,  q  au  moyen  de  Tune  d'elles  et  des  trui^ 


I 


IV.    —    E^ït'ATlnNS    IlOlUtHR   Stin-IBIKIR   AU 

constantes  arbitraires  a^  b^  c.  Vour  df^m outrer  rîdentilé  de«^  nnulli|iJîcîtés 
aifi^^i  définies  avec  les  caractéristiques  déduite!;  de  la  méiliode  de  Caitchyt 
il  suffit  de  prouver  que  ces  nouvelU^s  mulliplicitcs  satisfr*tit  aux  équaiion* 
dilTérenliclles  (79)1  Je  renverrai  pour  ct^  calcul  au\  Ouvrages  spéciaux. 
{Leçons  sur  l'intégration  des  équalions  du  premier  ordre,  p,  î7a-iiS.} 

Remarque^  —  La  théorie  ile  l'iiiLé«^rale  complète  s'applique  aussi  bien 
aux  équations  linéaires  qu'aux  équations  non  linéaires.  Il  semble  au  con- 
Iraire,  à  première  vue,  que  la  méthode  de  Cauchy  se  présente  d*une  façon 
tout  a  fait  dilîérentc  pour  les  équalions  linéaires  et  pour  les  équalions  non 
linéaires.  En  etTct,  les  caractéristiques  d'une  équation  linéaire^  ou  d'une* 
équation  qui  «e  décompose  en  |dusieiirs  équalions  linéaires.  fnrmeTil  une 
cojigruence,  rt  non  un  complexe.  Mais,  si  Ton  associe  à  chaque  courbe 
caractéristique  une  développable  caracléristîque,  l'anomalie  disparait. 
Chaque  courbe  caractéristique  appartient  en  etTet  à  une  infinité  de  déve- 
loppables  caractéristiques»  dépendant  d'une  constante  arbitraire,  de  sorle 
que  cet  en^cnihlc  dépend  bien  de  trois  consianles  arbitraires.  Re|>renons 
pnr  exemple  Téqualion  des  surfaces  coniques  /i,r  h- ç^ — z  ^  u.  L^équa- 
lîon  z  ^  aj- -^  by  représente  une  intégrale  complète  fornu-e  de  plans  P 
passant  ^»r  l'orii^ine.  Les  courbes  caractéristiques  sont  des  droites  passant 
par  rori|*ine,  et  les  développables  caracléi^Ssliques  sont  les  plans  P  eux- 
mêmes.  On  obtiendra  donc  une  caractéristique  en  associant  à  une  droite 
passant  par  l'origine  un  plan  passant  par  cette  droite  :  cet  ensemble  dépend 
bien  de  trois  constantes  arbitraires. 


P 


IV.  -  EQUATIONS  D'ORDEE  SUPERIEUR  AU  PREMIER. 


440.  Généralités*  —  La  méthode  d'intégration  de  Lagrange  et  celle  de 
Caucfiv  s*étend<*nt  Tune  et  l'autre  aux  équalions  aux  dérivées  porliellcs 
du  premier  unlre  a  un  nomhre  quelc<iO(|ije  de  variables  indépendantes,  et 
même  aux  systèmes  d'équations  siniultiinées  du  ]o'cmier  ordre  avec  une 
?icule  fonction  inconnue.  Le  problème  parait  beaucoup  plus  difficile 
quand  on  passe  aux  équations  dVirdre  supérieur  au  premier,  et  ce  n'est 
que  flans  des  cas  particulier'*  que  l'on  peut  ramener  rintégraiion  d'une 
équation  aux  dérivées  parlielles  d'ordre  n  (/î  >  1)  à  l'intégialion  d'un  ou 
de  plusieurs  systèmes  d'équations  ililTéienliclles  ordinaires.  Il  en  esi  ainsi. 
par  exemple,  lorsqu'une  équation  ne  renferme  que  les  dérivées  par  rap- 
port à  nue  seule  iles  VE*riahles:  considérons,  p(»ur  ïwrr  les  idée^,  Téqua- 
tion 

0**^         ./                  àz                d«-'^\ 
(ai)  ":^  =  j\  T,  y,  z,  --',"*  t I  * 

^Ai  le  second  membre  ne  renferme  que  les  dérivées  par  ra|q>ort  à  a\  Si 
l'on  suppose  que  y  ail  une  valeur  con-^tante^  celte  équation  est  en  réalité 
une  équation  différentielle  ordinaire  d^ordrt-  n  entre  les  deux  variabtes  z 


mo 


CHAPITIIK    XXJI. 


fegiATlOXS    WX    DÊBIVKES    l'A  HT  ri:  LIES, 


•el  ^»  et  toute  intégrale  de  cette  équation  s^F(a\y),  quand  on  v  altribuc 
à  y  une  valeur  constante,  e^l  aussi  unt;  inlé;:rale  de  la  même  ëqiiatia(^| 
«onsMlëréc  comme  une  équaiion  différentielle  ordinaire.  Inversement,  so^" 
^  =  t>(^»  y,  Gj,  Gj,  -.  .,  C^i)  Tintéji^riile  générale  de  cette  équation  difTe- 
Tentielle;  toute  foncliou  de^  deux  vaiifiLles  j*,  j^,  obtenue  en  reir)|daç#iiit  C|. 
<Lj»  ....  G/f  par  des  fonetion?»  arbitraires  de  >%  e^l  une  inié*;rale  *le  iVqua- 
tîon  proposée,  el  l'on  obtient  toutes  ces  intégrales  en  donuiint  aij\  fonction? 
arbitraires  toutes  le^  formes  ]*ossibles.  Mais  ce  ii'esl  pas  là  le  seul  cas  où 
Tîniéprale  générale  d'une  équation  aux  dérivées  partieKes  d*ordrc  n  jicm 
élre  obtenue  par  rintég^ration  d*(jii  si,  stéme  d'équations  différenlieilcs  ordi- 
«naires. 

Les  ibcorémes  d*extstence  de  Caucby  s'élendent  aussi  aux  équations 
d'ordre  supérieur.  Bornons-nous^  pour  plus  de  précision,  aux  équatioaj 
du  second  ordre 

<95)  r  ^/{Jr,  r,  z,  p,  tj,  s,  / 1; 

lie  théorème  d'existence  peut  alors  s'énoncer  aiii>i  :  Lft  fonction 

f{T,  y,  z,  p.  q.  s,  n 

étant  holomorphe  dans  le  voisinage  des  valeurs  j*o»  Xn^  Suf  p^,  q^^  *,, 
fifî  soient  f^^iy)  et  ^%(y)  de {i:r  fondions  dey,  holomorphes  au  voisi- 
jiage  de  y^^  et  telles  que  ron  ait 

?a(j^o)  =  -oi     ^UX^)  =  q^*      ?ï(j^o)  =  'u.      ^\(yM^=Pi>y      9',  i>o)  =  i,; 

*7  existe  une  fonction  z  des  deux  variables  jt  et  y^  satisfaisant  à 
l'équation  proposée  (i>5)»  holomorphe  au  voisinage  de  x^,  y^^  et  telle 

içuCf  pour  T  =  aTy,  z  se  réduise  à  "^wi y\  et  — ^  à  fi( y  ). 

La  démonslralion  est  toute  pareille  à  celle  qui  a  été  dévelti|»pée  |duj 
ftiaut  <  n"  386)  pour  les  équations  du  premier  ordre  (*), 

Les  condilions  qui  déterminent  la  surface  intégrale  peuvent  s'érionctr 
-'géométriquenienL  d*uïie  façon  très  simple.  Soit  C  la  courbe  plane  repré* 
■'Sentée  par  tes  deux  équations 


:r  =  j?„. 


^'^Ay); 


*retle  courbe  G  appartient  a  une  infinité  de  suifaecs  inlé|^raîeç,  dépefidanl 
d'une  fonction  arbitraire  ^liy}.  Si  celle  fonction  ^i(y)  est  donnée  aussi 
le  plan   tancent  à   la  surface  est  connu   par  là  même  tout  le   Ion»  de 
<'ourbe  C.  Par  une  généralisation   toute  semblable  à  celle  du   n"  13T,  ôi 
démontre   qu'une   surface   intégrale   d'une   équation   du   second    ordre  dr 


M 


(  ^)  1-;.  (f  JUiiSATt  Siiri>j:Î!iteftce  tft's  ffnctious  intégrâtes  d'un  srxtt^me  d'équit* 
Jionâ  aux  déri^fées  partieites  {iiniietin  de  la  Société  Aia/ hé  ma  tique,  t  "2G, 
p.  iay-i34). 


JV.    —    KgUATIOKS    l*'llltl>lii:    SI  l'KHIKl  R    Ai:    PREMIER.  58 1 

forme  quelconque  est  rn  gëni'ral  fléhjrfninëc  jiar  la  condition  de  passicr 
par  une  courbe  donnée  \\  plane  ou  ^aurhe^  et  d'admettre  un  plan  langent 
donne,  en  chaque  pciînl  de  celle  courlie.  La  reeJjercUe  de  celle  surface 
inlégraic  constitue  le  problème  de  Canchy  pour  les  équations  aux  dérivées 
parliePes  du  second  urdre  à  deux  variabJe?.  indépendantes. 

4iL  Équations  de  Monge-Ampèr©.  —  La  picmiére  niélliode  générale 
d'i migration  |>i>tir  le*^  é(|utiiii>ns  du  second  oidre  est  duc  à  Alonge;  elle  a 
été  ensuite  étendue  par  Auipèie  è  de^  éf|tiations  d'une  forme  plu^  générale.^ 
c|ue  l'on  appelle  iiiijourti'liui  équations  de  Mong^e-Ampère. 

Soient  u{x^y^  z,  p^  q)y  v(Xy  y^  5,  /?»  q)  deux  fonctions  de  x^y^  ^\  pf 
q\  considérons  une  équation  du  premier  ordre  de  In  forme 


(96} 


iL{x,  y.  z,p,  q)  -T\v{x^y,  z,  p,  q)\. 


la  fonction  Tt  étant  quelconque,  En  faisant  varier  la  forme  île  celle  fonc- 
tion T.{v')y  on  ohlient  une  infituté  d'équations  du  premier  ordre;  mais, 
quelle  que  ^oit  la  fonction  it((/),  toutes  le^  intégrales  de  l'équation  {96}' 
satisfont  à  une  même  éqnalion  du  second  ordre^  indépendante  de  tt.  Il 
vient  en  effet,  en  différentiant  Téqualion  (gt*)  par  rapport  à  x  et  par  rap- 
port k  y. 


(97) 


!    dit          àft               Oit 
i r-   -—  /?  H /' 


ày       ifz  '       ftp  ik/  ^.fJr       àz  '       Op  Oq    / 


rélimination  de  7:'(i')  entre  ces  deux  relations  conduit  à  une  équation  di* 
second  ordre 


(98) 


{ri  —  5»  )  -+-  A  r  T'  B  j  H-  C  /  H-  D  —  o, 


I 


A,  B,  G,  D  étant  des  fonction;»  de  x,  y,  z,  />,  q^  dont  il  serait  facile  d'écrire 
Pexpres^ion  au  moyen  des  dérivées  partielles  de  m  et  de  v.  Diaprés  la  façout 
même  dont  on  obtient  cette  équatiuu,  srni  premier  membi'e  est  identique 
au  j'acobien  des  deu\  fonctions  u(x^  y,  z,  p^  y)  et  »'(ar,  ^,  -5»/'»  q)  par 
rap|>orl  au\  deu\  variables  x  et  y^  ce  jacobieii  étant  calculé  en  regar- 
danl  z  cofnnie  une  fonctiou  de  ^  el  de  j'^  p  ei  q  comme  ses  dérivées  par- 
tielles. L*équation  du  second  4rrdre  (981  cit  donc  équivalente  à  l'éqnalion 
du  premier  ordrr  (96),  avec  une  foncliou  arbitraire  -(v|.  Cette  équatioit 
du  premier  ordre  s'appelle  une  intégrale  intermédiaire  de  réquulion  du 
second  ordre  (98);  nous  pouvons  encore  l'écrire,  sous  une  forme  équiva- 
lente mais  plus  symétriqtie. 


(99) 


f^iUj  ç)  ;=r  O, 


désignant  une  fonction  arbitraire. 

Les  équations  du  second  ordre  auxquelles  on  est  ainsi  conduit  rentrent 


58>t 


CUAPlTKk;    %\IU 


ËQtlATlOXS  AUX    tJi;iUV|-Ki^   PARTIBLLKS- 


dan$  le  tvj»e  su i  va  ut 
(icm)  M /' 


i  K  s 


M  "h  M  ri- 


H,  K»  L,  M,  N  étajil  des  fonctions  de  ^,  j^,  -5, /ï,  7.  Toute  éqiiauon  de. 
cette  forme  est  une  équation  de  Monge-Ampère,  utais  elle  ne  provienl 
(*as  eu  général  de  rélimination  <l'urie  fonction  arbitraire  ttU'i,  si  le*  coef- 
ficients Ht  K»  L,  m,  ÎN  sont  qurli'onqucH.  Pour  t|u'î]  eu  soit  ainsi,  ce«  eoef- 
ficierils  iloîvenl  satisfaire  «  cerlîuntîs  condition*  que  jïou*.  nous  proj>o*»«n*^ 
de  rechercher. 

Généralisant   un   peu   \c  problème^   nous    diroiiï»   que  loutc  é<|uatioo  du 
premier  ordre 


(ÏOI) 


/(^»^t  z.  p,q)=  C, 


OLi  G  esl  une  constante  arbitraire,  est  une  intégrale  intermédiaire  de 
Téquation  (100),  si  toutes  les  intégrales  de  cette  équation  du  premier 
ordre  {  sauf  peut-être  les  intégrales  sin;;uHére$)  satisfont  au.^sî  à  l'équa- 
tion (iooj,  quelle  que  soit  la  constante  C*  De  réquation  (i*H)  on  déduit, 
en  dilTérentiant  pnv  rapport  à  r  el  à  y. 


<^f  ,  if 


t/r 


of 

—  J 

07 


'V     ''/' 


r//' 


(/y 


t  =  a; 


si  de  ces  relations  on  tire  deu\  des  dérivées  du  fK-u\iéme  ordre,  r  et  f  par 
e\ein|jlc,  et  qu'on  le!^  porte  *lans  l'équation  (loo),  le  résultai  doit  se  ré- 
duire à  une  identité.  En  elVet,  si  ce  résultat  n'était  pas  indépendant  de  t, 
on  en  tirerait  la  \ateur  de  t,  et  par  suite  on  aurait  les  trois  dérivées  an 
ï^econd  ordre  exprimées  ou  moyen  de  r,  y  y  -î,  /î,  q.  Des  ditférenttations 
successives  pçrniettraienl  d*<'x primer  de  proche  en  proche  toutes  lc<  dé- 
rivées partielles  de  z  au  moyen  de  »r,  y^  ^, />,  q*  tH  les  intégrales  cooi- 
luuoes  aux  équations  (  looj  et  i  toi  )  ne  pourraient  dépendre  que  d'un 
nombre  y? /h"  de  constantes  ailiitraires.  Si  le  résultat  de  In  substitution  est 
indépendant  de  ^,  comme  ce  résultai  BIj:-^  j^,  z^p^q)  est  indépendant  ^UC, 
l'équation  (loo)  ne  peut  admettre  toutes  les  intégrales  de  Ti-qualion  nuii 
à  moins  que  H  ne  soit  ideutiqnenicnt  11  uL  En  résumé,  pour  que  I  équation 
du  premier  ordre  (ioi)8oil  une  intégrale  inleruiédiaiie  de  Féquation  (100). 
il  faut  et  il  suffit  que  la  lelatton  (  100  >  entre  les  \ariables  r,  s^  f  sott  unr 
conséquence  des  relations  (102)  entre  les  mêmes  quantités,  S*ii  en  e*l 
ainsi,  toutes  {^)  les  intégrales  de  Téquatio*!  ilu  [premier  ordre  (lOI)  véxi- 
fient  bien  les  relations  (lo'i)  et  par  suite  l'équation  (too). 

Pour  e\primer  que   réqu^ilion  (loc^j  e«^t   iine  conséqucnre  atgébriqut 


(')  Exception  doit  cependant  éti-e  faite   pour  les  intégrales  qui  Siitisfonti  U 

,  âf  àf  ôf  ôf  d/*  df  ,      ^ 

fuis  auit  relations  ^-^  7=  o,  -^  =  o.  ^^  -*-  /?  -^  =  o*  -f f-  a  -r-  =  «^  car  les  éaua- 

àp  ùq  xïx       '    Oz  ày       ^  àz  ^ 

tions  {io'2}  deviennent  alors  illusoires. 

Ces  intégrales*  s'il  en  existe,  sont  des  intégrales  singiifièreg  de  réqualiou  (mh^ 


IV. 


EQUATIONS   D  ORDRE   SL'PERICLH    AU    E'nF.lllt:il. 


383 


cjes  relaiioris  (\m),  il  est  commode  de  se  servir  d'une  répréçentalion  géo- 
métrique.  Regardons  ^*  y%  z,  />,  ç  comme  des  constantes  données,  et  r, 
s^  t  cotnme  les  coordonnées  rarlésienoes  d'un  point  dan. s  J'empare  à  trois 
dimensions.  Avec  ces  conventions,  Téquation  (loo)  représente  une  «lurfaee 
du  second  degré  Z  (si  N  n*esi  pas  nul),  ou  un  plan  P  (si  N  est  nul);  les 
équaiious  (107  )  représenlenl  une  droite  Dj  et  inut  revient  à  exprimer  que 
e«lte  droite  D  appartient  à  la  surface  S  ou  au  plan   P. 

Supposons  N  5^0;  il  faut  alors  que  la  droite  D  se  confonde  avec  une 
génératrice  rectilîgne  G  de  la  surface  £.  Pour  obtenir  ces  génératriceSf 
nous  pouvons  écrire  Téquation  (100),  en  multi[ïlianL  tous  les  termes  par  fV, 


♦  io3) 


[\r^  L)(Nf  ^  II)-^(Njf-HX,  hN^h-  It)  ^o, 


X|  et  Xi  étant  les  deu%  racines  de  l'équation  du  secon^l  degré 
Oo4)  X*H-2KÀ  -^  lU.  -  VIN  =^0. 

Toute  génératrice  rectiligne  est  donc  représentée  par  Tun  des  deu\  s^'s- 
témes  d'équations 


(A) 


t  Ns  -+-X,=  (A(N(-+-H), 


(FJ) 


Nr-K  L 

— 

ll(N^ 

^ 

hl 

N:i 

^V. 

^ 

lA{^i 

-K 

H), 

le  paramètre  jx  étant  indéterminé.  Pour  que  î'équation /*  —  C  soit  une  Inté- 
grale intermédiaire,  il  faut  et  il  suffit  que  le  système  des  équations  (joa) 
soit  iNjuivalent  à  Tun  des  systèmes  (A)  ou  (B).  Kcrivnns,  pnir  evenipic, 
que  les  systèmes  (loa)  et  (V)  représentent  la  même  droite j  nous  avons 
trois  conditions  seulement 


if 
"p  _ 

àf         <if 

"y     "=  ' 

N   ~ 

-     L-pÀ, 

-   x,-^.lI 

l 


cl,  en  éliminant  le  paramétre  \x,  nous  voyons  en  définitive  que  la  fonc- 
tion/(j",  y^  j,  p^  q)  doit  satisfaire  aux  deux  équations  simultanées 


<io5) 


^   es  /  dp  dq 


De  méme^  pour  que  ta  droile  D  représentée  par  les  équations  (toi)  soit 
une  génératrice  du  système  (B  ),  il  faut  et  tt  suffît  que  la  fonction  /  vérifie 


*4^  riUPITtlK   XXIÏ.    —   ÉOCATIOXS  AtX    UÉRIVÉES   PAATIBLLES. 

les  ri  eux  équations 


(io5  hîs  ) 


de   MoQ^ 


qui  se  déduisent  des  précédentes  en  permutant  Xi  cl  Xi, 

La  recherche  des  intégrales  intermédiaires  de  l'équalion 
Ampère  est  donc  ramenée  à  la  rcclverchc  des  intégrales  communes  à  dfU\ 
équations  simultanée**  de  la  forme  (loS).  C'est  là  une  question  bren  connue 
que  je  ne  puis  développer  ici  (J).  Si  les  coefficienis  H^  K,  L,  M.  N 
sont  quelconques^  Jes  équaiions  (io5)  n^ailmetienl  pas  d'autre  intégrale 
quey=G;  il  en  est  de  même  des  équations  (io5  bls)^  et  l'équation  iiii^_ 
second  ordre  ifa  pas  d'intégrale  intermédiaire.  D'une  façon  générale,  ll^^| 
cas  particuliers  qui  peuvent  se  présenter  sont  les  suivants;  ce  qu^on  dîrn 
du  système  (  hj5  )  s'applique  également  hu  système  (io5  bis).  Les  équi- 
lions  (loj)  peuvent  n'admettre  aucune  intégrale  autre  que/*  =  C  <»st 
cas  général  ),  ou  admettre  une,  deux,  ou  trois  intégrales  distinctes;  i 
dit  que  plusieurs  intégrales  sont  distinctes  lorsqu'il  n'existe  entre  ces  inl 
grales  aucune  relation  indépendanle  de  a\  y^  «,  /J,  q*  On  peut  toujou 
trouver  le  nombre  des  intégrales  distinctes  par  des  dilTércntiaiions  et  d 
éliminations,  et  ces  intégrales  elles-mêmes  s'obtiennent  par  rintégraij* 
d'un  système  d'équations  diderentielles  ordinaires* 

Si  Tun  des  systèmes  (io5)  ou  (io5  bis)  admet  deux  intégrales  distinctes 

w(>,  y,  z,  /K  q  }  et  t>(.r,  y,  z,  p.  y), 

le  même  système  admet  llntégrale  (p(«,  p)^  quelle  que  soit  la  fonction  ©, 
et  l'équation  de  Monge-Ampère  (loo)  admet  une  intégrale  intermédiaire 
déjiendant  d'une  fonction  arbitraire 


(106) 


'J,(  M,   V)  =  O. 


11  est  facile  de  vérilier  que  l'équation  (98)  obtenue  plus  liaut  par  I'cHJ 
mînation  de  la  fonction  arbitraire 

(eu        au  au  du  \  /  àç        ûv  àv  rh 

à:r        àz  "        Op  ûq  j  \  ày        ùz  *        ùp  Oq    j 

/  09  àv  êv  dv  \/èu  au  au  au    \ 

\â3r  ffz*^  ôp  ôq  /\ày  tiz  ^  tip  àq    j 

est  ideniique  à  Téquation  (too)  si  les  deux  fonctions  m  et  t»  satisfont  à  li 
fois  à  l'un  des  systèmes  (io5)  ou  fio5  bis).  Prenons  par  ei^emplc  le  prc- 


Koi.'vnoNs  tiVinDRR  srpihiniËrti  au  kheiiikr. 


5H5 


mier  cas;  inullîplions  tous  \c^  termes  de  réquntion   piH'cédeiitc  par  IN'  cl 

,  ^,  fàu  ùu\  ,  .  .    ,        .       . 

remplnçon*  \\  — -  — P  ~r]^  *  *    '  V^^^  It^tirs  expressions  tirées  ues  imjuîi- 

tion^  (  loi!  ^'  E"  doveïoppaiit  les  produits  intliqués»  on   retrouve  réqiialîon 

.,  \y^  n,  iM 


|i> 


Wir 


fKs  ^  Lt 


M 


Nf/f  — *»V)^. 


En  rcsuinê,  ponr  que  l'équation  de  Mon  ^e- Ampère  a  fi  me  lie  une 
I  intégrale  intermédiaire  dépendant  d'une  fonction  arbitraire  f  il  faut 
et  il  suffit  que  Vun  des  systèmes  (io5)  ou  f]o5  his)  possède  deust  inté- 
grales distinctes,  Lor^iju'iï  en  est  ainsi^  rintégratiori  fJe  r<r*quaiion  de 
.\1  on gc- Ampère  est  rametiée  à  l'întégratîon  de  IVquatton  ilu  premit^r 
*îrdre  o(w.  t")  =  o,  ou  fr*"-(M).  En  gcnéraU  on  ne  peut  effectuer  l'iiué- 
gratîoti  de  cetle  équation  du  premier  ordre  qu*aprés  avoir  pris  pour  la 
fonction  arbitraire  tî(m)  une  forme  déterminée.  La  solution  du  problème 
de  Cauchy  pour  l'équation  de  Monge-Ampère  se  ramène  dans  ce  cas  à 
rinlégralion  d'un  système  d'équations  dilTérenlielbis  ordinaires.  Supposons 
en  effet  que  l'on  %i-t  donne  une  courbe  P  et  une  surface  développable  pas- 
sant par  relie  même  courbe;  les  coordonnées  x^  y^  ^  d'un  point  de  F  et 
Jcs  coefficients  angulaires/?,  q  du  plan  tangent  au  point  \t^  y^  s)  à  cette 
développable  sont  des  fonctions  d'un  paramétre  variable  %.  En  rempla- 
çant jr,  y^  5,  /î,  q  par  leur§  valeurs  dans  u  et  t\  les  résultats  sont  des 
fonctions  U(a)  et  V(a)  de  at*  Pour  que  l'cquiiiiou  du  premier  ordre  t'  —  7î(ii) 
admette  une  intégrale  tan^^enle  à  la  développable  donnée  le  lon^  de  la 
courbe  Ti  ta  fonction  tr  doit  satisfaire  à  la  relation  V(a)  =s  7r[tJ(at)J,  qui 
détermine  en  général  cette  fonction.  La  fonction  i^iu)  étant  connue,  on 
.est  ramené  à  trouver  une  intéffrale  de  l'équation  i»  =  ir(«)  passant  par  la 
'  courbe  F;  c'est-à-dire  au  problème  de  Gaucliy  pour  une  équation  du  pre- 
mier ordre. 


Rembarque.  —  Nous  avons  supposé  jusqu'ici  N  ?^  o.  Si  N  est  nul,  Féqua- 
lîon  (too)  représente  un  plan.  On  pourrait  refaire  une  théorie  analogue 
k  la  précédente,  mais  il  est  facile  de  ramener  ce  cas  à  celui  qui  a  été 
traité.  En  effet,  si  le  coefficient  M  n*est  (*as  nul,  la  transformai  ion  de 
Legendre  a|)pliquée  à  l'équation  (  mio  )  conduira  à  une  équation  de  même 
[espèce  où  le  coefficient  de  rt  —  j*  ne  sera  pas  nul(  I,  n"  41  ),  Si  Ton  a  à  la 
fois  M  =  o,  N  ==  o,  une  transformation  z  =  *^(t,  y)  -hZ  conduira  à  une 
équation  de  mér^c  forme  où  le  t«'rme  indépendant  des  dérivées  tlu  second 
ordre  aht  Z  ne  *era  pas  nul,  pourvu  qu'on  prenne  pour  la  fonction  '^^(^^y) 
une  fonction  qui  ne  soit  pas  une  intégrale  de  l'équation  (too). 

I 

exemples.  —  i°  Soit  Téquation  s^  —  r/ =  o.   Les  deu\  svstêmes  (io"i) 
et  (loS  his)  se  réduisent  à  un  seul 


<i/ 


>i.r 


KQlIAriONS   kVX    DimiVBes   PARTiBtLBS. 


586  CHAPITRE    XXll. 

L'intégrale  grnérale  île  la  première  équation  est  F(tt,  r,  />,  q)  ai 
i£=^2 — px;  en  t^crivunl  que  F{u,y,  p^  q)  satisfait  aussi  d  la  senmdf 
équation,  on  nbtient  la  relation 


ÔF 


àF 


dy       ^  Ou 

dont  Tîntégrale  générale  est  une  fonction  arbitraire  de />,  g  et  <Ie 

n-qy  ^  z-px  --  qy. 

Le  8}«itéme  (107)  admet  donc  trois  intégrales  dislincies.  et  toute  équation 
ilu  premier  orrire  de  la  forme  çf/?,  ^,  s  —  pjr  —  qy)  =  0  e*t  une  intè- 
grnîe  intermédiaire.  En  particulier,  prenons  rîntégrale  intermédiaire 
q  =z  ^(p)y  dont  une  intégrate  complète 

z  ■=  ax  -h yoia)^'  b 

se  compose  de  plans;  Tinlégrale  générale  est  f<*rniée  de  surface*  dévclop- 
pables,  <*t  nous  retrouvons  un  résultat  déjà  obtenu  (  *  )  (  ï,  n**  4i  et  îtîu 
a"  Soit  Téquation  (i -4- q^)s  —  pqt  ^  o^  qui  e^piîme  que  les  seciioc»* 
de  la  «.urface  ^  =/{x,y\  par  les  plans  pariiitéles  au  plan  or  =  o  sont  «le* 
lignes  de  courbure.  On  fieut  trouver  aisément  une  intégrale  intcrniédiiiifr 
sans  avoir  recours  à  la  métbode   générale;  si  Ton  écrit  en  effet  JVqua- 

tion  —  =  — ^— 1  les  deu\  membres  sont  les  dérivées  partielles  par  rapport 

â  y  de  log/set  de  -  logfi  -h  q'].  L'équation  proposée  admet  donc  une  inté- 
grale intermédiaire  que  l'on  peut  écrire 

(108)  p=  v/i-./VV^), 

/(x)  étant  une  fonction  nrîiitraire  de  t.  Celte  équation  du  premier  ordrf 
admet  rintéj;rale  complète 

z  =  |/i  ^  a*/(  -r)^  ay-hbt 

et  l'intégrale  générale  est  représentée  par  le  système  des  deux  équations 

y^o'(a)^  ^  /i  X  )  =  .>, 


5  =  /ï-T-rt*/('^)  -+-  ity-^f(n). 


qui   peruïettent  d'exprimer  y  et  ;;  an  moyen  de  jr  et  du   paramétre  aiiiî- 
liatre  a.  Le  lecteur  vérilîera   sans  peine  que  cette  solution  ne  diiïère  qu« 
par  les  notations  de  celle  qui  a  été  donnée  (I,  »**  252)* 
3"  Considérons    encore    l'équation    s^Aps^o.    que    Ton    peut    au«§i 


(^)  Cet  eiLempte  nous  fournit  une  eonliriitdtiofi  d'une  remarque  faite  plus  bant 
(  note  de  la  page  S8j).  On  sait  en  effet  que  l'équation  ^{p,q^z  — /ijr  —  qy\^^% 
contenant  z  —  px  —  qy^  admet  une  intégrale  singulière  S,  qui  est  une  surlioe 
non  dévetoppabief  et  uni  par  conséquent  ne  satisfait  pas  à  l'équation  s'  — r^  =  «. 


EXERCICES. 


I 


ecnrc  — ^  —  -  a:  -—  =  o,  el  qui  admet  par  consequeni  1  inle»ra!e  interni«- 

diaire 

(iog> 


if 


kz^ 


—  Ç(  v)' 


ç  étani  une  fontlion  arbilraire.  On  peut  prend it:  (>our  cette  fonction  r^  une 
forme  telle  que  Ton  puisse  obtenir  sous  forme  eiipliclte  l' intégrale  fîéné^ 
raie  de  l'équation  de  Biccali  (109).  Nous  savons,  en  eiïel,  que  celle  inlé- 
graie  gén*-'rale  est  une  fonction  linéaire  de  la  constante  d'intégration  qui 
est  ici  une  fonction  arbitraire  de  ,r;  elle  est  donc  de  la  forme 


=  e3(jn- 


^if  ^ft  ®*  étant  des  fonctions  déterminées  de  y  et  \  nne  fonction  arbi- 
traire de  7,  il  suffira  de  cbûlsîr  les  fonctions  Bj,   Bj,  B^  de  façon  que 

as  z- 

—  ^X' —  ne  renfeiine  pas  X  pour  que  ^  soit  l'intégrale  générale  d'une 

èquati«>n  de  la  forme  (109}.  On  trouve  ainsi  tes  conditions 
ei  —  kSiQs  ^  tr,  'iBiBa  -+-  ^'6}  =:  o, 

qui  permettent  d'exprimer  81  et  Bt  au  moyen  de  63,  ë,,  9j» 

îi  '  1   Y* 

Posons  63  =  Y,  il  vie  ni  Sf^  —  j  Y',  puis  t*i  =  y  -^rr»  et  l'intégrale  gêne- 
nt fk    i 

riJe  de  l'équation  s  —  kpz  ~  o  est  par  conséquent 


(110) 


1  L' 


a  Y' 


X  étant  une  fonction  arbitraire  de  j^.  et  Y  une  fonction  arbitraire  de  j'» 


EXERCICES. 

t.  Intégrer  les  équations  an\  dérivées  partielles 

aw^p  H-(  jr^*  -T-  a 3^ y  —  ax^y^)q  =  'lax^yz  —  za'^y^^ 

î.  Trouver  l'équation  générale  des  surfaces  qui  coupent  à  angle  droit 
[les  sphères  représentées  par  l'équation 

j^t^yt^  - 2 „  j^a-  —  o, 
toù  a  est  un  paramètre  variable. 


588  Clt\('ITRE    \\U.     -    ICQUATIONS  AUX    DÉftlVÉES    PARTIFXLIÎS. 

Déduire  rlu  résultat  obLciiu  quelques  sys^lcmcs  formés  de  trois  famillei 
de  siirraces  orthogonales. 

3*  Trouver  Téquation  aux  dérivées  partielles  de*  «urfaces  décrites  par 
une  droite  qui  se  meut  en  rencontrant  une  Hrohe  fi\e  sous  un  angle  dontu- 
fntL'j^rer  cette  équation  auv  il é rivées  partielles* 

[Licence t'  Paris,  juillet  187I-] 

4.  Étant  donnés  un  plan  V  et  un  point  O  dan*^  1<'  plan,  trouver  Téqua- 
tîon  générale  de  toutes  les  surfare^^  telles  que  si,  par  un  point  quelconqtio  m 
de  Tune  d'elle»^  on  mène  la  nnrmidt'  mn  qui  rencontre  en  n  le  plan  P. 
puis  la  perpend(cul;nrc  mp  à  ce  plan,  l'aire  rlu  triangle  0/t/>  soit  égalf  a 
une  constante  tlonnèe. 

[  L  tW  n  ce:  P  .1  r  i  s ,  n  o  ve  m  b  re  1 87 1 .] 


ti.  iM(?me  question,  en  supposant  qut*  ranj;le  itOp  est  constant. 

[Licence;  Rennes,  i8S3»] 

il.  Déterminer  toutes  les  surfaces  qui  satisfont  à  la  conilitiOD 

dans  laquelle  X  désii^uc  une  constante  donnéL',  O  Torigine  des  coordon- 
nées, /n  un  point  quelconque  île  Tune  <]c  ces  surfaces,  p  le  pied  de  ta  pcr- 
pcniliculaire  abaissée  de  0  sur  le  plan  tangent  en  m,  et  n  la  trace  de  h 
normale  sur  le  pliin  j^Oy, 

[/.£*ee«re;  Paris,  1875.) 

7.  Trotiver  l'équation  générali*  dt'%  surfaces  telle!;,  que  si,  par  un  point  m 
de  l'une  *rcîli:<,  on  mène  la  mu  uiale  mn  terminée  au  plan  des  xjr^  la  lon- 
gueur mn  soil  é«;ale  à  la  distance  On, 

[Licence;  Poitiers,  i883.| 

8.  On  demanile  les  surfaces  intégrales  de  Téquation 

jry*p  -h  :r^yq  ■=■  5(^F'-4-^y*  ); 

déterminer  la  fonction  arbitraire  de  façon  que  les  caractéristiques  forment 
une  famille  de  lignes  asymplotîqucs  des  •surfaces  intégrales,  ei  trouver  les 
trajectoires  orthogonales  des  surfaces  ainsi  obtenues. 

[Licence;  Paris ^  juillet  1904.) 

î).  (Jn  considère  une  famille  de  courbes  gauches  {F)  représentées  \u( 
le»;  dcu%  équations 


où  a  et  b  sont  deuii  paramétres  variables. 


='=6^, 


iteri 


I 


i"  Dê[ji*jnt.r<jr  qite  res  c«>urbes  ^otii  if>  (rajectoircs  ortliogonales  d'une 
fiimilte  de  sut'faces{S)  à  un  païamélre: 

2"  Trouver  les  lignes  de  courbure  de  ces  surfaces  (S); 

i"  Montrer  que  ces  surfaces  font  partie  d*un  sy oléine  ti  iple  uribogonal 
et  trouver  les  deux  antres  familleiî  de  ce  système, 

[Licence;  F*ari&,  juilbn  tgoi.] 

10.  Former  Téquation  aux  dérivées  partielles  admettant  l'intégrale  com- 
plète ^*(j-' —  CI)  =  (z  —  ù)*^  et  intégrer  cette  équation* 

tl.  Délermincr  les  surfaces  telles  que  le  segment  mn  de  la  normale, 
conj|iris,  entre  la  surface  et  le  point  d'iotcrsection  n  avec  un  plan  lixe  \*, 
se  projette  sur  ce  plan  P  suivant  un  serment  de  longueur  constante» 

ÏÈ.  Soit  n  le  point  où  ta  normale  en  m  a  une  surface  rencoiitro  le  plan 
des  jpj".  Trouver  le;^  surfaces  telles  (^ue  la  droite  On  f^oit  parallèle  nu 
plan  tangent  en  m.  [Licence;  Poitiers,  juillet  1884»] 

13.  On  denjande  tic  déterminer  les  surfaces  ijui  coupent  sous  un  angle 
ilonné  V  Ions  les  plans  passant  par  une  droite  fixe.  Monlrer  que  les  earac- 
téristiques  sont  des  lignes  de  courbure  des  surfaces  intégrales. 

ii.  Les  courbes  intégrales  de  Téquation  aux  dérivées  parliclles  qui  admet 
rinlêgrale  complète 

où  a  et  h  sont  deux  constantes  arbitrsiircS)  satisfont  à  la  relation 

15'.  Toute  courbe  intégrale  d'une  équation  aux  tlcrivccs  jiartïelles 
F(*r,  y^  z^  p,  ^  )  —  o»  tan;[;ente  en  un  p<Hnt  iM  à  une  géncralrice  G  du 
cùne  (T)de  sommet  M,  a  un  contact  ilu  second  ordre  avec  toute  surface  in- 
tégrale tangente  en  M  au  plan  tangent  au  cône/T  )  suivant  la  génératrice  G. 

[SofHUS  LiK,] 

16,  L'intégrale  générale  de  Téquation  de  Liouville  jf  —  c^-  est  donnée  par 
la  formule 


A-^X^  V;* 


*>5 


[On  rantène  celte  équation  à  l'équation  de  la  page  Î87  en  posant  j-  ~  ti.\ 

t7.  Intégrer  les  équations 

rf —  «•-»-/'(  J' )/>/  =  o,         r/ —  **-T- fr*  =  o,  rf  —  a^^pqt. 


CHAPITRE  XXI 11. 

ÉLÉMliNTS  DU  CALCUL  DES  VAUl AXIONS. 


Les  problênnes  qui  font  F  objet  du  calcul  des  varialioiu  sont 
dos  problèmes  de  maœifnutn  uw  de  minimum  de  nature  1res  va  rire. 
dans  lesquels  il  s'agit  de  déleroiiner  la  forme  d'une  ou  de  |jlu*ieut> 
IbnetioDâ  inconnues.  Ne  pouvant  consacrer  à  ce  sujet  f[u*un  peiii 
nombre  de  pages,  je  me  borne  à  éUidîer  en  délati  le  plus  simple 
de  ces  prol>lèmf'S^  pour  bien  metlre  eti  évidence  les  dîfticyltés  sp^ 
ciales  à  ce  genre  de  questions^  et  pour  lâcher  en  mèuie  temps  é^ 
donner  une  idée  de  quelques  progrès  récents  de  celte  théorie.  It  e$l 
presque  superflu  d'ajouler  qu'il  ne  sera  question  dans  ce  Chapitre 
qtie  de  variables  réelles. 


L  -  t»UKMlèRK  ET  SECONDE  VAIUATIONS. 

44^.   Défini tions.  Objet  du  problèiae.  —  Soit  F(x%   v,  y*)  ud 
fonction  des  trois  variables  x,  y^  y\  qui  est  continue,  ainsi  quese> 
dérivées  partielles  jusqu'à  celles  du  troisième  ordre,  tant  que  le 
point  de  coordonnées  \x\  y)  reste  dans  une  région  connexe  i 
plan  A,  et  pour  toutes   les   valeurs   finies  de  y^ .  Dans  ions 
exemptes  que  nous  traiterons,  cette  fouclion  F  est  analytique;! 
région  i^^  qui  est  déterminée  pour  clinque  cas  par  les  condilialj 
i\\\  problème,  peut  emhrasser  luut  le  plan  ou  être  limitée  pa 
ou  plusieurs  courbes  fronlières, 

Soil/(x)  une  fonction  continue  et  admettant  une  dérivée  CG 
tinue  dans  un  intervalle  {Tq,  t^)\  nous  dirons  que  celle  fon 
tien  /(x)  apiïartifml  à  la  classe  (1)  dans  Tintr-rvalle  (jt,,,  x,),  LVqo 
liony«— /(^),  quand  on  fait  varier  .r  i\Q  x^^  à  j:-,,  reprësenli*  \À 
certaine  courbe  V:  nous  dirons  aussi  ipie  celte  courbe  V  appartic 
à  la  classe  (1).  Si  celte  courbe  V  est  située  dans  la  ré-iun  .K. 


I.  —    I^IVUMIBHK    ET   SBCOWD£   VABIATIOPIS.  ^91 

fijiiclioii  V[j\  /{jc),  f*{^)]  obtenue  en  remptaçaiit  y  jjar/(x) 
el  ^>'  par  /'(-*?)  dans  ^(jr,  y^  y)  esl  conLîiiLie  dans  l^iuLer- 
valle  (JTft,  JTi)  et  l'iulégrale 

r '•■""■7 "■■'"" 

en  indiquant  la  courbe  I  le  lon^j  de  laquelle  elle  esl  prise.  Soient  A 
et  B  deux  points  c|uelcanques  de  la  région  âX^  de  coordonnées 
(jT^,  jKt,)  et  (a7( ,  J^*)?  nous  supposerons  toujours  Xq  <C^i^  On  peul 
joindre  ceî%  deux  points  A  et  B  jjar  une  injinité  d«^  courbes  F  de 
la  classe  (I),  situées  tout  entières  dans  la  région  ai.  Une  cpielcouqut» 
Bdie  ces  courbes  F  est  re[>résenlée  par  une  équation  de  ia  forniL- 
y  =.  f{a;).  la  fonclion  y"(*ï')  étant  une  fonction  de  la  classe  ^1)^ 
iléiinie  dans  riotervalle  (x©,  x^)^  satisfaisant  aux  deux  conditions 


1 


ro  =f(^^)^      v,=/(j*,), 


et  telle  en  outre  que  le  point  de  coordonnées  [j:,  J{x)^  reste  dans 
la  ré*;ion  A  lorsque  x  varie  de  x^y  à  x,.  A  ctiaqne  fonction /'(j^) 
satisfaisant  à  ces  conditions  correspond  une  valeur  déterminée  de 
rinlé^rale  J*  Le  problème  dont  uous  allons  nous  oce^iiper  peut  être 
formulé  ainsi  :  Pttrmi  les  c*^urbes  F  de  fa  cltîsse  {l)^  Joignant  les 
ux  points  A  ei  Li  et  siluées  dans  la  région  A^  en  existe-t-il 
une  y  telle  fjue  r  intégrale  \  correspondante  *nt  une  va  leur  plus 
rantle  ou  plus  peiite  que  pour  toute  autre  courue  satisfaisant 
ux  mêmes  conditions  ? 
Il  n'est  nullement  certain  a  priori  quMI  existe  une  courbe  F  ré- 
pondant à  la  quesliun,  Snpposous  par  exemjïle,  que  la  fonction 
¥{Xy  y^  y)  soit  tonjnurs   positive  pour  toutes  les  valeurs   finies 
Kde  j^'',  lorsque  le  pi>int  {x^y)  reste  dans  la  région  A.  L'iotégi*ale  J 
a  évidemnifnl  unt'  valeur  positive  pour  tonte  uuurbe  F  joignant  les 

»deux  points  A  et  B*  la  valfiir  de  cette  intr^grale  a  donc  une  bniili.' 
înférii*ure  #?tçO|  mais  un  ne  peut  [tas  eu  cnnclure  qu'il  existe  un*' 
courbe  F  de  Fespéee  considérée  pour  laquelle  J  a  cette  valeur  m\ 
nous  verrons  plus  loin  qu'il  n'en  est  pas  toujours  ainsi.   11  v  a  là 


:>(|^ 


CHAHrilE    WIIJ 


ELEMENTS   DU    CALC[  L    DES    VARIATIONS- 


une  dilFéretice  essenliclle  entre  les  problèmes  dïi  calcul  des  varia- 
tions el  les  problèmes  de  niaxiiimm  et  de  mintinuni  traités  ddns  le 
calcul  <liiïererïtiel  ;   noii^  snvoiis  en   effet   qu^une   fonction  d'une 


jU 


Mt 


Af 


ixem\\[ej  t\iii  esl  continue  dans  un  inter- 
valle {a,  b)  passe  par  une  valeur  maximnm  et  par  tiiie  valeur  uji- 
ni  m  uni  dnn^  cet  întervijlle  (I,  n"  70). 

Mous  ne  nous  occuperons  que  de  la  rechercbc  de>  uja\inia  et 
des  mininia  relatifs^  c'est -à-dire  que  nous  ne  cotii  parerons  la 
valeur  de  l'intégrale  J  le  long  d^une  courbe  F  joignant  les  deux 
points  A  et  lî  qu'aux  valeurs  de  la  nu'^me  inlé^^'^rale  pour  de* 
courbes  inHninieul  vuisines  satisfaisant  aux  nicuïes  condilion*. 
l^our  lixer  le>  idées,  nous  ne  rechercherons  que  les  valeurs  mi- 
nima,  le  cas  des  niaxinia  se  ramenant  au  premier  par  le  cbange- 
inenl  de  F  en  —  F. 

1-e  problème  que  nous  nous  proposons  pi-ul  èlre  formulé  ana- 
lytiquement  d'une  façon  précise.  Soit  >^  =/(^)  une  fonction  df 
la  classe  (I)  dans  rir*|prv»dlc  (x,j,  x,),  prenant  les  valeurs y^  pour 
jr  z:^  x^  ^l  y\  pour  ,/"  =  :ic,,  et  telle  que  la  courbe  V  représmlér 
par  Tcquation  y=if(j;j  s«>it  à  i'inléf  iettr  de  la  région  ai.  So'iii 
un  nombre  positif;  nous  ap|>ellerHns  At  la  région  fermée  du  plan 
limitée  par  les  deux,  parallèles  x  ^^x,,,  x:u::  x,  à  Taxe  Oy,  et  p^u 
les  deux  courbes 

et  nous  supposerons  le  nombre  £  asse^  petit  pour  que  ^^  soit  tout 
entière  à  rint:érieur  de  .-ft.  Toute  courbe  de  la  classe  (I),  joi^;inl 
les  deux  paiuls  A  et  B,  et  située  tout  entière  dans  la  régional* 
est  représentée  par  une  équation  de  la  forme  j' =y(dr)  4- oj(x  it 
la  fonction  ci>(x)  étant  continue  et  admettant  une  dérivée  cou- 
liuue  dyris  rrnlervalle  (xo,  Xi}^  et  satisfaisant  en  outre  aux  con- 
ditiorts 


(I)  tii(x^,)  =  (ï,         (o(arjt^  o, 


|(^(^M<£» 


|»<*ur         i'^<4r<jri. 

Mous  diiojis  que  la  fane  lion  /{j:  )  doit  ne  ttn  minimum  de  l'in- 
tégrale J,  s* il  est  possible  de  trouver  un  nombre  positif  i  ié 
que  la  valfirr  de  l^ intégrale 


J=  /     '¥\x,f[xuf\x)\djr 


ÉtfMri 


I.    —    PHRMIEHE    ET   SECONDE    VARL\TïONS. 

\soit  plus  petite  que  la  valeur  de  t intégrale 


593 


s: 


¥[T,f{T)^i^(x),f{x}-\-m(:r)\djr, 


I 


aî(j)  étant  une  fonction  quelconque  de  la  classe  (I)  dans  V  in- 
tervalle (^0,  X|),  satisfaisant  aux  conditions  (1),  et  n^ étant  pas 
n  u  l  le  ide  n  t  iq  ue  ni  en  t . 

Il  est  clair  que  Ton  petit  trouver  trune  infinUé  de  façons  des 
fonclioiiîi  w(^),  satisfaisant  à  ces  conditioos,  el  dépendant  d*au tant 
de  pa rame  1res  arbitraires  f:|  11*011  le  voudra.  Nous  prendrons  d'abord 
des  fonctions  w(.r)  oe  dépendant  qne  d'un  seul  paramètre  variable, 
et  d^une  ibrme  très  simple.  Nous  désignerons  d'une  manière  gé- 
nérale par  7^{x)  une  fonction  continue,  admettant  une  dérivée 
continue  dans  Fintervalle  (a*,>,  jC|)j  et  s'annukmt  pour  les  deux 
limites  j^o  et  ^t-  Il  est  clair  que  la  fonction  ar, (x)  sera  en  valeur 
absolue  moindre  que  £  dans  tout  l'intervalle  (xo,  Xi)  pourvu 
que  |3t|  soit  assez  petit.  En  renqdaranl /(x)  par /(x) -|- arj(^) 
dans  F[jr,  f{^)^  /'i-^)]^  rintégrale  J  devient  une  fonction  du 
paramètre  7. 


H) 


J(>;  =    /       ?\x,f{x)-^  ir^{x },  f  {x)  -^  'xr^  {x)\dx, 


et  cette  fonction  J(x)  doit  être  mininjum  jiour  la  valeur  a  ^=r  o  du 
parannèlre,  quelle  que  soit  la  (onction  'r^{x). 

Si  Ton  dévclo|q>e  celte  fonction  J(a)  par  la  formule  de  ïa^'lor 
suivant  les  puissances  de  a,  on  a 


J(a)-J(u)H--- J| 


J,-^... 


J^H-:t«A(at), 


A(ct)  tendant  vois  zéro  avec  a.  Les  quantités  aJ|,  ^t-J^^^  *.*  sont 
appelées  première,  seconde,  .  .  .  variation  de  J  ;  on  les  repré- 
seote,  d'après  une  notation  duc  à  Lagrange^  par  oJ,  0^  J,  ,  . , ,  o'' J. 
Remarquons  que  S"J  est  égal  au  produit  de  a''  par  la  valeur  de  la 

dérivée  /i**"**    i-^  pour  la  valeur  ot  =  o.  On  voit  donc,  en  employant 

la  Dolatiou  de  Lagrange,  t^u'il  est  nc^ccssairCf  pour  que  la  fonc- 
tion f{x)  rende  V intégrale  \  minimum,  que  l'on  ait 


ûj  =  0,        ô'J  ^0, 


i 


G.,  ih 


38 


5^i  i:HAI^ITHE    \\\U,   —  ELÉUR^TS   du    CL^UUL   DKS  VAIllATtOlfS. 

el  ces  conditioiiâ  doivent  élre  vérifiées,  (|uelle  que  soît  la  foDc- 
Ltoji  r^ix),  pourvu  seulement  que  cette  foncLiou  sait  continue 
ainsî  (|ue  sa  dérivée  r/{x)  dans  rinlervalle  (Xq,  x,),  et  soît  aiilk 
pour  les  deux  Hiiiiles  jc^  et  x,. 

4i3.    Première    variation    Équatioa    d'Euler.    —    De    la    fdi 
mule  (a),  ou  déduÎL,  en  ap|>HcfiiauL  la  forniuk-  habituelle  de  dil- 
rérenliaUon   sous  le  signe  intégral,   fexpression   de   la   preniicn- 
variation 


(3) 


8J  =  ^  /' 


ûF 


^T^M-)-^ 


Or 


r/(x)    rfj. 


y  et  y  devant  être  remplacés  par/(./J  eL/'(x)  d:ius  —  et  — ?*  Si 

\<\  fonctiou  y'(  j:)  admet  une  dérivée  seconde  coiitîinie  y'^^j?),  ou 
peut  appliquer  la   formule  d'inté^ratîoD  par  pailies  à  T intégrait- 


ùV 


J.      Or* 


Or* 


\djr. 


ce  qui  donne 

Le  premier  terme  du  second  memLre  est  nul  piii?>que  la  (ouc- 
lion  ri{x)  est  nulle  aux  deux  limites»  et  nous  avons  une  nouvelle 
f«irme  de  51 


(4) 


f^  (  ^  ) 


[5!;-^(^.j]''- 


Pour  que  Ton  ait  5J  =:r  u,  pour  toutes  les  formes  po^stbtel 
fonclion  ti(j"),  it  est  nécessairi/  que  le  coettieient  de  r^fjt:)  sou*l 
st^ne  intégral  soil  nul   dans  tout   Tintervalle  (x^»  ^,  ;.   Kti  ell 
supjjosons  par  exentple  que  ce  coefiicieui  soit  positif  pour 
valeur  Xj  comprise  entre  «r^  et  x^  ;  on  peut  alors  trouver  un  ititi 
V»lle(So,  ç,)  renfermant:Fj(x<><  ç,»<./2<5i<X,)  tel  que 

Oy       dx\éy*) 

soit   positif  dans  tout  Tinlervadr   (Ç^^  ;,),  Gimsidérons  alor 
fo.  ctioQ     (x)  définie  de  la  manière  suivante  :  i*"  t,(j?)  =i  d^Ji 


I,    —   KAEMIKRE    KT   SECONDE    VAHIATIONS.  S^J 

pour  Ç,  5x^X|.  Cette  fonction  est  continue^  ainsi  que  sa  dérivée j 
dans  rintervalle  (jtoj  X|  ),  el  il  est  ctair  que  lu  valeur  coiTespon- 
dante  de  oJ  eM  positive. 

Duiic,  pour  f/ae  la  fonction  /{x)  rende  minima  l'inté^raie 
drJinieJ.  ii  est  nècessfdre  que  cette  fonction  f{x)  vérifie  Vé(f  na- 
tion différentielle  (  *  ; 

Celte  équation  a  été  trouvée  pour  la  première  fois  pur  Etder; 
elle  s'écrit,  en  développant  la  dérivée  -j-  [-— j  \  • 

roi  — r  y  H- î  y  -^ -,  —  —  =  o. 

*    '  e)>/'S''         iïyôy"         éxùy         ùy 

L^iuLég^ale  générale  de  celte  équation  difTéientielle  du  second 
ordre  est  une  fonction  y^^ff^t^  Uj  b)  qui  dépend  de  deux  con- 
siiintes  arbitraires  a  et  6»  Si   Ton   veut  que   la  courbe  intégrale 
passe   par  les  deux  jjoiuts  A  el  B,  on  doit  ctioisir  ces  deux  eon- 
slanle-^  de  farun  k  satisfaire  aux  deux  conditions  j'<j  =^f[x^^  a,  6), 
ïv,  =^y*(jri,  a,  ù);  ces  deniE   équations  admettent  en  général   un 
f  certain  nombre  de  sj-slèmes  de  solutions  eoaimunes,  et  la  foiiclion 
cherchée  y  (x)  ne  peut  élre  cpie  ruoe  des  fonctions  ainsi  déter- 
minées.  Nous   dirons   avfr   iM.   Kneser   tpie   louie  fonction  y{x) 
H  satisfaisant  à  Téquation  (6)  est  une  foncLiun  catrémale,  el  aussi 
que  la  courbe  correspondante  est  une  courbe  €.ctréniaie.  De  tout 

(point  (^„,^>'ft}de  la  région  .^L,  il  pAvl  nnt  intinité  de  courbes  de 
celle  espèce,  mais  il  en  part  une  seule  tangente  à  la  droite  de  coef- 
ficient angnlairt?^^',^  pourvu  que  lu  dérivée  seconde  FJ'«(x^,^4,,^,'j) 
ne  soit  pas  nulle*  I^orsque  cette  dérivée  seconde  est  di  lié  rente  de 
ziiri3  pour  les  coordonnées  d'un  point  (pielconque  de    il,  et  pour 


('  ;  0«  a  siipposcj  |ïoi*r  (jusâer  de  td  funiiulc  {'à)  it  \n  formuli'  {  ^  k  que!  la  fonc- 

\\ion  fl  j:  i  .idiiicllait  une  déiivée  seconde  roritiuuc.  Un  autre  mode  év  dt^iuons- 

[tralion    pertnel  d'étatdtr  rexistcnre  de   celle  dérivée  seconde  {voir  O.  Hqlza^ 

"     î  Qn  the  Calcuitii  of  variations,  p.  n).  Je  me  suis  souvent  ^ïervi  de  Ocl 

Cicellcnt  Ouvrage  pour  lii  rédncttuû  de  ee  ChapUre. 


596  CUAi*lTRE   XXIM-    —   ÊLKMIîNTS   DU   CALCUL   DES   VAftiATlONS, 

loule  valeur  liiiie  dey',  le  problème  du  culcu!  des  varialîons  esl 
dit  régulier, 

444.  Hemarques  diverses.  —  Lorsijue  ta  fonction  F(-f,  >%y) 
ne  dé|)end  que  àe y\  l'équation  (6)  se  réduit  à  y^^  n,  el  toutes 
les  courbes  eKlréiiiales  sont  des  lignes  droites. 

Lorsque  la  foncliau  F(jf,  .»  »y';  ne  renlenne  pas  j  ,  uu  a  immé- 
diatement  une  intégrale  première  de  réquai  i*»n  JEuIit,  En  effet, 
si  Ton  pari  de  la  première  forme  (5)  sous  laquelle  on  a  obtenu 
cette  équation,   ou   voit  qu'elle  est  équivaleote   à   réqualion  du 

premier  ordre  —,  =^  C,  d'où  l'on  tire  encore  y' =^  'f  (-^i  C),  el  Tod 

achèvera  l'inté^i  iition  par  nue  quadrature. 

On  a  nue  siuiplificalion  équivalente  quand  la  fonction  F  ne 
ren ternie  par  x.  Mous  pouvons  en  eflet  écrire  alors  réquation  (6), 
en  la  considérant  comme  une  équatitui  diirérentielle  du  premier 
ordre  entre  y  eiy  =  p  (n"  380), 

f}F         à^V  t>-F      <///  à    /     ()V  \       à?  dp 


éy0p 


OU 


^(k-,^;  =  o, 


on  a  donc  une  intégrale  pvreniière,  ne  i-enfermant  que  _y  et  y. 


(7) 


F(7,y)-y^,  =  G. 


et  il  suffira  encore  d%rne  quadrature  pour  achever  rintégralmn 
de  l'équation  J'Kuler  (n'-  301). 

Cherchons  comment  on  doit  [ïrendrc  la  fanctîon  F(J"t  k,  y*)  i^otir  cj»i« 
i'iiUt';jriile  J  ne  dépende  pas  de  la  courlje  T.  U  faut  pour  cela  que  iè  pfc- 
micre  varialioii  oJ  soit  nulle,  i]uelle  que  f*riii  celte  courbe,  et  par  suite  (jn* 
réquation  d'Euler  se  réduise  à  une  idenlité.  On  doit  donc  avoir  F^»  ^  0» 
et  par  suite  F  est  une  fonclion  linéaire  de^' 

Si  la  fonction  F  est  de  celle  forme,  t  intégrale  J  est  une  intégrale  cum'- 
lipje 


I.  —  phemiére  kt  seconde  variations.  597 

landis  que  réquation  (6)  se  réduit  h 

La  condnlon  ain^i  trouvée  est  nt^cessaiie  et  suffisante  pour  que  l'inli-grale 
curviligne  soit  intlépendante  du  chemin  <rintt!gratiou  (I,  n"  15'â). 

r 

tllS.  Seconda  variation.  Condition  de  Legendre.  ^  Sort  /(x) 
ne  intëj^rale  de  réqiialioû  d'Eiiler,  continue  ainsi  (|ue  sa  dérivée 
ans  rinlervalle  (Xj^yXi)^  prenant  les  valeurs  7^  et  1  ,  pour  :r  ^  x^ 
et  x^Xif  telle  enfin  que  la  courbe  F  représentée  par  IVqualîon 
y  ^J(x)soil  à  l^inlérieur  de  la  région  A-  Pour  que  celte  courbe  F 
rende  mini  ma  Fintégrale  J,  il  faut  encore  que  la  seconde  varia- 
lion  3*J  soit  positive  ou  nulle  pour  toutes  les  formes  possibles  de 
la  fonction  vj( jr). 

En  appliquant  de  nouveau  la  formule  de  differenlialion  sous  le 
Iflîgne  intégrai,  nous  avons 


{«) 


S>J 


[Pr, 


«(j')-h2Qrj(^)Ti;(jr)-f-  RT/»{ar)ld:r, 


P,  Q,  R  déî^ignant  les  fonctions  de  x  que  l'on  obtient  en  rempla- 
çant y  par  /(x)  et  y  pary(.r)  dans  les  dérivées  partielles  F^, , 
F^.,  Vyt^  D'après  les  bypo  thèses  qui  ont  été  liai  tes,  ces  irois  fonc- 
lioQS  P,  Q,  R  sont  continues  dans  Pintervalle  {Xqj  Xi).  Legendre 
Iransformc  cette  expression  de  S- J  comme  il  suit.  Soit  iv{x}  une 
iclion  de  la  cl 


soit  celle  fonction. 


(i) 


0 


.); 


tque 


/' 


( 2 T|T/ tr  -h  r^ t»  '  )dx  —  [r^^  w ] 


puisque  ri{Xti)  ^  r^(x^)  ^=:  o,  et  Ton  peut  encore  écrire  Fexpres- 
ijoii  de  ô^J 


W 


5*J 


r 


[(P 


')T;»'+-a(Q  -h  w}rj,'-h  RTri'*]cf^. 


Choisissons  maintenant   la  fonction  «r  de  façon  que  le  coeffi- 
cient de  dx  soit  un  carré  parfait^  c^esl-a^ire  de  façon  que  Ton 


(  Q  4.  «,)!_  R  f  P  -+-  «.')  ==  o, 


sij  =  3t*y  'R^r/^.5__i!:^y^^, 


Pi  l'on  voit  que  le  signe  de  R  doîl  jouer  irii  rnfe  î  m  portant  dans  la 
discussion. 

Nous  déduirons  d'abord  de  celln  expression  de  o^.l  une  condi- 
tion nf'ressaire  obtenue  par  Legendre  :  Pour  que  la  seconde  va- 
riation o^J  soif  positive  on  nulle  pour  toutes  les  /ormes  pos- 
sibfes  de  la  /on  cl  ion  r^(T),  il  est  nécessaire  que  l^{jc)  ne  soii 
n4galf/ pour  aucune  valeur  de  a;  dans  P intervalle  (jr©,  ^i). 

Supposons,  en  eiïelj  que  Ton  ait  R(c)  ■<  cj^  r  elanl  compris 
entre  x^  et  jt^;  on  peut  prendre  un  nombre  posilif  h  a^^sei  pelil 
pour  que  R(jr)  soit  négatif  |>ourc  —  h^x^c  •{-  h.  L*éqnalion  {(\\ 
montre  que  la  dérivée  seconde  /^ix)  est  continue  daus  f inter- 
valle (f  —  A,  c  -h  /*)î  *^^  P^"^  suite,  les  fonclionîî  P,  Q,  R  admet- 
lent  anssi  des  dérivées  continues  dans  le  même  intervalle.  On  peut 
donc  appliquer  à  Téquation  diflérenlielle  (îo)  le  théorème  génén*! 
de  Ganchy  (n''*  388,  391),  et  l'on  en  conclut  qu'elle  admet  ime 
infinité  dlnlrgrales  continues  dans  levoisinag^e  de  la  valeur.r  =rr. 
Soit  ir(.r)  une  de  ces  intégrales,  et  soil  (Ç^,  ç,)  un  intervalle  com- 
prenant c  et  assez  petit  pour  quf?  R(j*)  soit  négatif  et  iv(j:)  con- 
tinue dans  tout  cet  intervalle  ;  (xo  <;  So<l  c  <C  St -< -^i)-  Considé- 
rons la  fonction  ^^(x)  définie  de  la  manière  suivante  :  i"Tj(jr^  :=o» 
pour  J^o^  J^SÇoî  2** 


r^(T)  =  {T  —  l^)nT 


pour  Ç,|^.T*£Ç,;  3"7i(j?)=r()  pour  $»£j!rSj*,.  On  voit  facilemcnl 
que  la  valeur  correspondante  de  5^J  est  du  sijscne  de  R(x)  dans 
Tinter  val  le  (io.  5()t  c'est-à-dire  négative.  La  condition  de  l.egeodrf 
est  donc  nécessaire,  el  Ton  doit  avoir  R(\r)^o  dans  tout  Finler- 
valle  (Tft,  x^).  Laissant  de  c6té  le  cas  où  Téqualion  R(x)=<i 
nurait  des  racines  dans  cet  intervalle,  nous  supposerons  désonn 
que  l'on  a 


(il)  R(a^)>o  pnur         Xf^^T^Ti* 

Il  semble  évident,  d'après  la  formule  (i  i  ),  que  la  seconde  vari 


I 


I 


I 


1.    —    PREMIÈRK   ET    SHCOMïi;    VARIATIOXS.  5^ 

lion  o-^J  est  jiosilive  ou  mille  pour  loutes  les  formes  possibles  île 
la  fonchofi  r,  (x),  lorsque  la  condition  de  Legendre  est  remplie. 
Mais  il  est  à  remarL|iier  fjiie  ta  Iransfonnalion  elïeetuée  sur  o^J 
n'est  «ppliciihle  i|ue  si  la  fonction  n'(^)  est  continue  dans  Tinter- 
valle  (j?o»  ^t)'  I^  ïai**-  donc  être  assuré  que  Téquatiozi  différen- 
lielle  (lo)  admet  une  intégrale  continue  dans  tout  cet  intervalle 
potir  que  la  eonclusion  soit  légitime. 

Remarquons  que  Tintêgrale  y(^)  peut  être  prolongée  dans  un 
ifilervalle  (X»,  Xq),  Xo  étant  <  jtot  puisque  R(*fo)  n'est  pas  nuL 
Cette  intégrale  peut  de  même  élre  prolongée  dans  un  intervalle 
iJTi,  X|),  X,  étant  >jri.  Les  fonctions  P,  Q^  R  sont  continues 
Pt  admellent  lies  dérivées  continues  dans  Tintervalle  (Xd  X<),  et 
Ton  peut  supposer  aussi  R(,r)^o  dans  cet  intervalle. 

iiO.  Condition  ûb  Jacobî.  —  L'équation  (lo)  est  une  ëqualion 
de  Riccati;  ou  peut  doïjc  la  ramener'  à  une  équalion  linéaire  du 
seeond  ordre  (n"  4CMJ),  Posons  d'abord  Q -h  (v -^^  —  R-^;  rétpia- 
lion  (lo)  est  remj>lacée  par  une  équation  de  même  forme 

dont  rintégrale  générale  est  comme  on  Ta  vu  (p.  4^4)  ^  =  —  * 
ti  étant  Tintégrale  générale  de  Féq nation  linéaire  introduite  par 
Jîicobi,  qui  n'est  autre  que  Téqualion  d'Euler  correspondant  à  la 
liinclion  F  =  V n^-h '^Quit'  -h  Ru'\ 


(i3) 


L'intégrale  générale  de  Téquation  (lo)  est  donc 


Mil 


w  =  _  Q  —  R 


Toutes  les  intégrales  de  l'équation  de  Jacobi  sont  continues 
dans  l'intervalle  (^n,  x,),  et,  pour  que  réqnalion  (lo)  admette 
une  intégrale  *r  continue  dans  cet  intervalle,  il  faut  et  il  suffit  que 
l'équation  {i3)  admette  une  intégrale  ttix)  ne  s'annulant  pas  dans 
ce  même  intervalle. 

Cette  condition  est  suffisante  pour  que  la  seconde  variation  5*J 
soil  positive  pour  toutes  les  formes  possibles  de  la  fonction  rjjr). 


600  {MIAriTïUv    XXI 11.    —    ÉLÉMENTS    DT    CALCIL    DIS    VARUTtOMS. 

En  effet,  so!t  u{x)  irrae  iutégrale  pi^rlîcylière  de  IVu|i]alion  de  h- 
cobi  ne  s'annulant  pas  pour  jr^^jr^Xi*  Prenons  pour  w{x)  lu 
fonclîon  correspondante  (if);  ^expression  (i  i)  de  o^J  dcvicnl 


/*  ''  \u  f^  li  —  r,  u  )* 


ti^ 


i(T. 


Il  esL  t:lair  que  o-J  ne  pcul  elrc  négatif  ;  pour  que  o-J  fût  nul, 
il  faudrait  que  Ton  aitr/w  —  r^ii^o  en  tous  les  points  de  l'in* 
lervalle  (^o,  J?|),  ou  t^  =  Ce/,  ce  qui  est  impossible  puisque  T^{jr) 
doit  être  nul  aux  deux  limitas  de  l'intervalle,  tandis  que  u{x)  m 
Test  pas*  Ou  peut  doiiiier  une  forme  plus  preeîse  a  cette  nouvellr 
condition,  an  moyen  d'irn  théorème  împorlant  dô  à  Slurni  >iir  le> 
équations  linéaires.  Soit 

(i5)  w'-h/*! 


-h  flU  tiz  o 


une  équBtion  dillérentielle  linéaire  dont  les  coenicients  sont  de!* 
fonctions  continues  de  la  variable  réelle  x  dans  un  intervalle 
(X(,,  X,);  soient  u^{x)  et  u^{x)  deux  intégrales  distinctes  quel- 
conques de  cette  équation.  Entre  deux  racines  consértitives  de 
Véqualion  «,  (;r)  =  o,  il  y  rr  une  rcicine  et  une  scu/e  de  l'équa- 
tion «j(x)  =  o. 

Nous  ne  considérons,  bien  entendu,  que  les  racines  comprises 
-dans  l'intervalle  (Xq,  X|  Y-  Soient  a  et  b  dtnix  racines  consécu- 
tives de  l'équation  U'i[x)  =o:  nous  allons  montrer  qu'on  ne  peul 
admettre  que  la  seconde  inlé<;rale  ne  s*annule  pour  nueune  valeur 
de  X  comprise  dans  l'intervalle  (cr,  6).  On  a,  d'après  une  formule 
générale  (p.  4*8), 

A(  Wh  Wî)  =  f'i  Wj  —  ^\  ^^3  =  ^^        "  f 

ce  qui  prouve  que  les  deux  intégrales  Ui  et  u^  ne  peuveol 
s'annuler  pour  une  même  valeur  de  x  entre  Xo  et  X, ,  car  ou 
aurait  C  :=  o  et  les  deux  intégrales  ne  seraient  pas  distinctes.  Ou 
voit  de  même  qu'une  intégrale  ne  peut  avoir  de  racine  doubk 
entre  Xq  et  X».  De  la  formule  précédente,  on  lire  aussi  (i 
jp,  424)1  puisque  par  hvpf>lhcse  u^io  ^  =  o^ 

r^  f/r    -/    /**'' 


i^Aitk^jsnl       ' 


I 
I 


I.    —    PHEWIKBE    ET    SFXONDE   VARIATIONS.  6oi 

st  l'intégrale  iu{^)  ne  s^annulail  pas  pour  a^jc^è,  Tintégrale  du 
second  merabrc  aiirail  tous  ses  éfémenls  finis  et  positifs  lorsque  x 
varie  de  «  à  é,  et  par  suite  u^ib)  ne  pourrait  être  nul.  L'équation 
«,(^)  :==  o  a  donc  au  moins  une  racine  entre  a  et  6;  elle  ne  peut 
en  avoir  drux,  car  le  même  raisonnement  prouve  que  Féquation 
«^(j?)  =  o  devrait  avoir  aussi  uoe  racine  entre  a  et  b. 

Appliquons  ce  résultat  a  l'équation  linéaire  de  Jacolïi  dont  les 
coetficienls  sont  des  fonctions  continues  dans  Tintervalle  (  Xo,  X^  ). 
Soit  iii(j:)  une  intégrale  s'annniant  pour  x^.rfl;  toutes  les  inté- 
grales qui  satisfont  i\  cette  condition  ne  diffèrent  que  par  un  facteur 
constant^  de  sorte  que  les  autres  racines  de  l'éqLiatioJi  ;/,  (x)  ==  o 
sont  déterminées  cl  ne  dépendent  que  de  J:^^.  Soit  .rj^  la  racine 
la  plus  rapprochée  de  vr^,  et  comprise  entre  Xq  et  X(  ;  nous  pose- 
rons Xy  1=  X|  si  l'intégrale  qui  est  nulle  ptiur  x^x^  ne  s^annule 
plus  entre  Xq  et  X|.  Cela  posé,  pour  que  Inéquation  de  Jacobi 
afimeiie  une  intégrale  parlicuh'ère  ne  s* annulant  pas  pour 
^»  =  ^S*^*t  il  faut  et  il  suffit  qm*  Von  ait  x^  <i  x^. 

La  ciinclition  est  nécessaire.  Eu  elle t,  si  Von  a  x'^<Z  x^^  tonte 
intégrale  de  T équation  (ï3)  a  urie  racine  comprise  entre  J'o  ^1^  -^^qi 
et  celte  racine  est  forcémcut  comprise  eutre  Xq  et  x,. 

La  condilion  est  suffisante.  Supposons  en  eilel  Xx  <i  xj,,  et  soit 
^Tj  un  nombre  compris  eutre  x^  et  x^^{x%  <  J:a<C'^o)*  l^'*^^égrale 
U'g{x)  qui  est  nulle  pourx  =  :Fa  ne  peut  s'annuler  entre  x^  et  x^^ 
puisque  dans  ce  cas  Ux{x)  devrait  s'annuler  aussi  enire  x^  et  jrjj; 
elle  ne  s'annule  pas  non  plus  pour  x^^^x^^  puisqu'elle  est  dis- 
tincte de  Ux{x). 

Nous  laissons  de  côté  le  cas  où  .Ci  :=  x\^  dont  la  discussion  est 
un  peu  plus  délicate. 

En  résumé^  lorsque  les  deux  conditions  de  Le  gendre  et  de 
Jacobi  sont  vérifiées  à  ia  fois  :  i**  R(x)  >  o,  pour  Xi^^x^^x^^ 
a"  Xi  ■<  '/'ot  l^t  seconde  variation  5- J  est  positive  pour  toutes  les 
fo  rm  es  p  ossib  les  de  la  fonct  io  n  >i  (  ar  ) , 

On  a  démontré  plus  haut  que  la  condition  de  Legendre  était 
une  condition  nécessaire  |ïO ur  que  S*J  soit  toujours  positif*  On 
démontre  aussi  que,  lorstpie  l\>u  a  x»  ]>  j:rjj,  on  peut  rendre  o^  J  <Z  o 
par  un  choix  convenable  de  la  fonction  7i(x),  (Voir  Bolza,  loc. 
cil,,  p,  5i-6^).  La  condilion  de  Jacobi  est  donc  aussi  nécessaire. 
On  verra  plus  loin  sa  signification  géométrique. 


a  et  b  iHanl  les  roiii-iaiitc!*  arbilraires.  Les  roorbes  extrêmales  foni 
CL*rrle5  dont   te  tii^nirc  est  sur  0:r;  ri  pst  clair  que,  par  deux  poînl*>  quel- 
conques  A  el   B  fltî  Aj  il  passe  un  de  ecs  cercles  et  un  feuL  Si  Ton  a  priî 
le?  axes  de  cortnionncos  île  façon  que  Torigine  suit  le  centre  de  ce  cerclc^i 
on  â  /(t)  =  \/a*  —  -r^i  et  les  absctsfîes  j^<>  el  j*i  des  points  A  et  lî  50nl  com- 
prises entre   —  a  ei-{-a( — a  <  j-,i  <  J?(  <  rt).   La   comlilion   de   Legendre 


est  vérifiée,  caria  dérivée secomlc  F!.«  ^  —  (j 

y 


-y*)    *  est  positive  51^ en 


positif.  En  développant  les  calculs^  ou  trouve  pour  l'équaliôn  de  Jacobfl 
réquBtion  linéaire 


(ar«- 


')*«'-h  'AJ*(J'«—  «')«' 


O, 


dont  l'intégrale  générale  est  (/  =  fC-K  G'a?)(fl*  —  j*)    *. 

îl  est  clair  que  la  condition  cie  Jacobl  est  satisfaite^  car  l'intégrale  parii-1 


cul 


iére  i  / ^  prtr  exemple  ne  s'annule  pas  dans  l'intervalle  (j-^^^i  )»  L» 

seconde  variation  o^J  est  donc  toujours  posiïive.  I/intégrale  J  est  mlninau 
pour  cet  arc  de  cercle  (voir  n*  453). 

a*  Étant  donnés  dcu\  points  A  et  B  ilans  le  demi-plan  au -de?  «us  de  Ox, 
soit  à  trouver  la  courbe  joi jouant  ces  deux  points  (et  «ituée  au-des*ui 
de  0:r)^  qui  en  tournant  autour  du  0;r  en^^cndrc  la  surLire  d'aire  minimum. 
Si  nous  admettons  que  la  courbe  qui  répond  à  la  question  est  de  la  classe  (1  •» 
nous  sommes  conduits  à  prendre  pour  F(a7,  ^,  y*)  la  fonction  jr  ^i  -^ y'-. 
la  région  A  étant  toujours  le  demi-plan  au-dessus  de  Otr,  I/équatiou 
d'Ëuler  admet  Tintégrale  première  y  =  (t  ^ \  n-^r'*»  d'où  Ton  déduit  aisé-^ 
ment  l'intégrale  générale 

y  =  —  \e  ''    -H  e      ^    ), 


1 


Les  courbes  ex  tréma  les  sont  ties  c  bai  net  tes  ayant  pour  base  Oj-,  cl  I 
aura  d'abord  à  déterminer  a  et  b  par  les  conditions  au\  limites,  ce  ( 
conduit  à  une  équation  transcendante  que  nous  discuterons  tout  à  TUc 
dans   un  cas  particulier.  Supposons  que  l'on   ail  obtenu   une  cbaînctle  i 
cette  famille  passant  par  deux  points  A  et  B;  la  condition  de  Lcgcndre  ( 

toujours  satisfaite,  car  la  dérivée  seconde  F!J.j  —  y^i-k-y"^)    «  est  toujours 
positive  dans  b  région  iR.  En  ce  qui  concerne  la  condition  de  Jacobi»  là 


I-    —    MhEMlKHE   ET   SKCONDiv    VARIATIONS. 


fîo3 


discussion  conduit  à  un  résuliat  que  je  me  borne  à  énoncer  :  pour  que  la 
condition  de  Jacob i  soii  satisfaife,  il  fftttt  et  il  suffit  que  le  point  de 
rencottfre  des  tangentes  fi  la  chaînette  aux  points  A  et  B  sott  au-dessus 
de  Ojt.  (LiNOELÔF-MorcNo;  Calcul  des  variations.) 

Sii|ipri5ons  les  ordonnées  des  deux  points  A  el  B  éfçales,  ^j  =yo\  nous 
choi^'irnns  l'oiigine  de  façon  que  ï'on  ait  j-j -*- ^o  ~  f»-  Jl  *?st  clair  que 
Taxe  i^y  don  être  Taxe  rie  symétrie  de  la  chaînette,  el  le  paramétre  a  esl 
dcierminê  par  Téquation  transcendante 


(ifi> 


a  (  ^        -^^ 


pour  discuter  celle  équation,  remarquons  que,  si  Ton  y  remplace  ^r^  et  y^ 
par  r  et  y,  touics  les  chaînettes  qu'elle  représente,  quand  on  fait  varier  <ï, 
sont  homotli  cliques  de  la  chaîne  lie  ^f  qui  a  pour  équation 


y  =  r^  (^'-^«î" 


relativement  à  l'orif^ine.  Le  problème  revient  donc  à  faire  passer  par  les 
fl /u\  points  A  el  B  une  chaînette  homothétique  a  *^,  relativement  à  l'ori- 
•jine.  Soient  OT  et  OT'  le**  tangentes  menées  de  l'origine  à  y;  toutes  les 
chaineltes  homoihétiques  sont  situées  dans  Tangle  TOT'  (Jig'*  ga).  Si  le 


coefficient  angulaire  de  \b  droite  OB  esl  supérieur  au  coefllcieitl  angulaire 
de  la  tangente  OT,  qui  est  égal  à  ï,5o88,  ,..,  la  droite  OB  rencontre  la 
cliaîncue  en  fleux  pnint*  M  el  M'.  Nous  avons  rlcux  courbes  eitrémales 
rcpoofianl  a  la  question;  on  les  obtient  en  prenant  pour  rapport  triiotno- 

thétie  ^^rrr  ou  rrru'  ï-a  comlilion  rlc  Jacobi  n*est  vérifiL-e  que  pour  la  pre- 
UM        Oi\i 

miére  de  ces  cliaînelles;  c'est  elle  qui  donne  le  minimum  de  la  surf^ice 

{voir  n"  4*i:i). 


6o4  cHAPixaE  \\m.  —  éléments  uv  calcll  des  variations. 

Lorsque  le  coefficient  angulaire  lit'  OR  est  inf»^rîeui  a  i,5o8î*.  ,..,  la 
(Iroîtt'  OB  ne  rencontre  pas  y,  et  il  n*e%iste  pas  de  courbe  eiitrémalt»  pas- 
sant par  Ig^  fieii\  points  A  et  B.  Dans  re  cas,  la  li^ne  join:nant  A  et  B  qui 
entendre  îa  surface  d'aîre  mifiinnuni  est  la  ligne  brisée  AÏ'QB  fornurc  par 
les  deux  ordonnées  AP,  BQ  des  points  A  et  B^  et  le  segment  PQ  dt 
Taxe  O^.  On  peut  évidemment  trouver  des  courbes  F  de  la  classe  il 
joignant  les  deux  points  A  et  B,  aussi  voisines  qu'on  le  voudra  de  la  ligne 
brisi-e  APQB,  cl  l'aire  de  la  surface  engendrée  par  Fune  de  ces  courbas 
(lidÏM'e  eile-nnênie  d'aussi  peu  qu'on  b^  veut  de  l*.iire  engendrée  par  la  ligne 
brisée,  sans  jamais  atteindre  cette  valeur  minimum. 

3"^'  Prenons  encore  l'exempte  suivant  dû  à  M.  Weierstrass.  Soit  à  trouver 
la  valeur  minimum  de  l'intégrale 


I 


J   =    f       (T-î-h  A*)yîrfjr, 


prise  le  long  d'une  courbe  f  de  classe (  I  ),  joignant  les  deu\  points  A  ei  ; 
de  coordonnées  ( — i,  «  ),  et  (i»  b).  L'équation  d'Euler  admet  l'inlégrai^ 
première  (a-' ^  X*)y=  C  (n"  Wi),  et  rîntêgrale  générale  est,  en  supp 
saat  d'abord  X  ^  o, 

y  =  Cl  -+-  Cj  are  tangy  * 


Les  constantes  Ci  et  Ci  étant  déterminées  par  les  conditions  aux  limite*» 
on  trouve  pour  la  four t ion  cberebée/lx), 

îi  Vf  t  ^nt 


(•7) 


J-=/(r)  = 


aie  tang- 


are  lang  j 


On  voit  aisément  que  les  enndilions  de  Legendre  et  de  Jacobî  sont 
vérifiées.  Rn  effet  R  =  2(jr*—  X*),  et  l'équation  linéaire  de  Jacobi  admet 
rintégrale  partie uliêre  ££  —  u 

Les  conclusions  sont  tout  a  fait  différentes  si  X  =  o.  L'intégrale  générale 
de  l'équation  d'Euler  est  dans  ce  cas 


—  H- Ci; 


4 


il  n'cTiiste  donc  aucune  courbe  extréniale  de  la  cla5se(l)  joignant  les  dfw% 
points  A  et  B,  sauf  dans  le  cas  banal  où  Ton  aurait  b  ^  a.  Dan*  le  cas  tjui 
nous  occupCj  la  limite  inférieure  de  l'intégrale 

est  égale  à  zéro.  Il  est  clair  que  cette  limite  inférieure  ne  peut  él 
atteinte  pour  aucune  fonction /(a*)  de  la  classe  ([)j  prenant  la  \alcur 
pour  ^  =  ^  I,  et  la  valeur  b  pour  x  —  i.  Mais  on  peut  trouver  dc5  foo< 


PiŒMlEHE    ET    SECOXDK    VAHIATIOXS. 


(jo5 


Uns  de  celle  espèce  pour  lesquelles  J  u  urie  valeur  positive  moindre  que 
Loul  nombre  donné*  Si  l'on  remplace  en  effet /(jr)  par  la  fonction  (17)» 
il  %ienL 


J  = 


X*i  fj 


iUrc  tangr-  ) 


hi 


r'  d.r 


Li      {-^'-^l^)'' 


rintégraie  du  second  membre  est  pluâ  petite  que 


l 


ï-;  =  r-arclani;-* 


On  a  donc 


J< 


A  t  h €1  >« 


I 


I 

l 


uarc  langY 

et  le  î^econd  membre  de  celle  inégalité  tend  vers  ïéro  a  ver  X.  Il  est  facile 
de  vérifier  que  la  courbe  représentée  par  Téqualion  (17)  diffère  de  moins 
en  nïoins  d'une  lij^ne  brisée  lorsque  À  tend  vers  zéro* 

f  i8.  Insuffisance  des  conditions  précédentes.  —  Les  conditions 
de  LegeiH-lri'  et  de  Jocobi  ne  s  uniment  jjas  pour  assurer  U:  minîmuni 
de  rinlé^riile  J.  En  efFel,  no  115  n'avnri>  comparé  la  valeur  de  l'in- 
tégrale qui  correspond  à  la  fonction  y=^/(^j:)  q»i*aux  valeurs  de 
la  même  intégrale  correspondant  aux  fonctions  d^iue  famille 

dépendant  d'un  seul  paramètre  arbitraire,  tandis  que^  dans  le  pro- 
blème tel  qu'il  a  été  pose  (n"  442)  on  doit  comparer  la  valeur  de  J 
pour  K:=/(x)  à  la  valeur  de  J  pour  l'ensemble  des  foncLionis  de 
lu  forme  y  ^=/[x)  -f-  oi(^),  w(x)  étant  une  fonction  quelconque 
de  la  classe  (I),  assujettie  seuletnenl  à  vérifier  les  conditions  (  1  ). 
La  seule  couclusion  que  l'on  puisse  déduire  de  rélude  qui  |irécéde 
est  Ici  suivante.  Soit  tùij)  ujie  fonclioo  quelconque  de  classe  (I), 
vértlianl  les  conditions  (  1).  L'équalion 

rejirësente  nn  faisceau  de  courbes  F  qui  restent  dans  la  région  ^^Rg 
quand  ou  fait  varier  ot  de  o  à  i.  Pour  at  ==  o,  on  u  la  courbe  Fq  qui 
a  pour  ëqualion  ^' =y"(jc),  et  pour  a  =r  1  la  courbe  F,  qui  a  pour 
équation  J/  :^y(x)  -f  tù{x)*  La  valeur  J  (a)  de  Tinlégrale  J  corres- 
pondant à   la   fonetion  y*(j7) -h  ati>(j:)  est  une  fonction  de  a  qui 


<k*6 


CIJAPITKS    XXnU    —   KLfiMENTS    nU    lALCri.    lïKS    VAHlATIONh. 


cuiiHinMJce  par  croître  lorsque  Fou  friil  varier  a  à  partir  de  zéro^ 
mais  rien  ne  permet  cl*afflrmer  que  celle   fonclion  J(a,i  va  con* 

slamiiient  en  crolhsiint  lorsque  a  croil  de  o  à  i,  aussi  pelit  que  soil  ^ 
le  fuifubre  e  qui  dénuiL  la  région  Ai. 

Voici  un  exemple  qui  montre  bien  iieLtejtie^il  l'insunisance  de»  condi* 
lions  oJ  =  o,  5'J  >o  pour  ai'>urt;r  Je  niinimuni,  Soit  F  i=; j/*-+-j^'*;  ^ti-t- 
non**  xo  =  >'o=  o,  ^,  =  I,  >'t  =  o.  Les  courbes  extrémales  sont  des  dniitr^, 
el  la  fonction  extrémale  répondant  aux  couditions  aux  limiies  esiy(jr|— o» 
On  peut  voir  directement  que  la  seconde  variation  esi  positive^  car  i 
daos  ce  cas 


'ir^'^dx\ 


pour  que  l'on  eût  S*J  —  o,  îl  fauiliait  avoir  r/(^f  —  r»,  et  par  buite  tJj)  — o. 
Pour  la  fonction  /(a^)  =  o,  on  a  J  =  o,  et  nous  allons  montrer  qoe  Ion 
peut  trouver  une  fonction  tofjrj  de  classe  (I),,  satisfaisant  aux  conditions 

ti>  {  iï  )  =  (u  (  1  )  =  o,  )  ti>  (  ,d?  )  I   <  £ 

pour  o  <  X  <  I ,  el  telle  que  rintégrale 

(lit  une  valeur  né^-^ative.  Considérons  Ja  lignr  brisée  APB^  les  coordonnées 
du  point  P  étant  i  —  p  et^to<C/'<C  i»o<Cy<C£)- 

Fig.  93, 


1-p 


La  valeur  de  Tintégrale  suivant  ceili»  lig;ne  brisée  est  égale  à 


Jr 


jPf  I  —p) 


V       \  ^p      pi' 


H 


ayant  choisi  pour  q  un  nombre  positif  quelconque  <  t,  on  |»ei*l  prendre 
pour  p  un  iionibre  pi>silif  assi-?.  \\eûi  pour  que  Jt  soit  nétfalif.  RrTU|jta- 
çons  maintenant  la  ligne  briséi^  APB  par  Éa  li^oe  Aa6H.  former  «le* 
deux  segments  rectiJi^nes  A  a,  \\b  et  d'un  arc  de  cercle  ah  de  myr^n  r 
langent  aux  deux  droites  PA,  PB.  On  peut  choisir  le  rayon  r  «sseî  pct»I 


lIKTaOI»!-:    f>E:    WKIKHSTHASfi. 


t>07 


(itjijr  que  l'intégrale  J  le  Jon^  de  Aabli  diflcre  d'au5«*î  peu  qu'oji  Je  veut 
de  la  valeur  de  rintégrale  Jt  ïe  loug  de  APB^  et  |>ar  suite  pour  <|uV!lie 
ail  une  vakur  négative.  Or,  t'urdounce  d'un  poïnl  de  ta  ligne  AabU  est 
une  fontiiun  de  l'abscisse  de  la  classe  (  \}. 


H    -  MÉTHODE  ÙK  WElliHSTRASS. 


i49.  Condition  de  Weierstrass.  La  fonction  E.  —  Une  uouvelte 
condition  nécessaire  pour  le  minimum  a  ëlé  obleniie  par  Weier- 
stt^ass  en  comparant  ta  valeur  de  FintégraleJ  suivant  Tare  de  courbe 
extréniale  AB  à  rinlégrale  prise  le  long  d\me  courbe  lafiiiiment 
voisine,  mais  coupant  Tare  AB  sous  un  aii^le  fini.  Conservons  les 
jnéiiies  notaliiuis  et  les  mêmes  hjpotlirses  cpie  dans  les  |>ara- 
^raphes  précédents.  Prenons  nn  point  P  de  r;jrc  AB,  de  coordon- 
nées (j:'2»  y2)i  ^^  ^^^^  y  ^^/i{^)  résiliation  d%ine  courlie  C,  p;*?^- 
jiant  au  point  P,  la  fonclîoii  J\  étant  conli nue  et  admettant  des 
dérivées  du  pieuiier  et  du  deuxième  ordre  continues  dans  Tînter- 
valie  (xj  —  X,  x-^-i^k);  soit  Q  un  point  de  C»  d'ahseiss^r  X2  —  /*, 
h  étant  un  nombre  positif  inlérieur  à  Â'  (^  i><C  -^i  —  A  <[  Cj  <;  -Ti  ), 
Posons 

et  considérons  l^arc  de  courbe  ÂQ  {Jilf.  94)  ^^*  ^  P^J^i^  é<|uyiiun 

Lorsque  A  tend  versîtéro,  il  est  clair  que  la  ligne  AQP  a  pour  limile 
l'arc  A  P.  Soit  J  (A)  la  son»  me  des  valeurs  de  Tinté^rule  /  F{x,y,y)  dx 
te  long  de  l'arc  AQ  et  de  I  arc  Q[*, 


(iH) 


j(/.,=/ 


FIj:,/(jr)-h  m{:r^  /jj,/V|^)^  "i^i-^r  ^)]eLi: 


îl  résulte  des  hjpothéses  que  cette  funetion  ii  h)  est  une  fonction 
cunliuue  de  Aqut  a  pour  limite  la  valeur  de  rintrf,n'ale  prisse  stiivanl 
Tare  AP  lorsque  h  tejid  vers  zéro. 


«^iC-^î— /'t  ^»1 


en  appliqua]) l  comme  plus  haut  la  formule  d'inlégralion  par  par- 
ties à  riolégrale  /  — ;  —p  dx^  on  peiil  encore  écrire  Piulégraie  du 
second  membre 

Celte  dernière  intégrale  disparaît  si  Ton  sup[>ose  h  ==:  o,  puisque 
f{x)  est  une  intégrale  de  l'ëq nation  d'Eu  1er,  et  il  reste,  en  eflecluant 

le  calcul  de  -_..  % 
àh 


y^  étaiil  le  coefficient  angulaire  de  la  tangente  à  Tare  AP  au 
poinl  P,  el  p^  le  coeffîcienl  angulaii-e  tie  la  tangente  à  la  courbe  C|. 
Le  second  membre  de  cette  formule  est  une  fonction  des  quatre 
variables  x^y^y^  p^  qui  joue  un  lôle  essentiel  dans  la  tbéorie  de 
Weierslrass;  on  la  représente  par  la  lettre  E, 

(jg)  E(jr,>';  y,  p  )  =  ¥{x,  y,  p)  -  V{^x,  y,  f  \  --  (p  — y  )F;,  (^,  y,  /) 


i 


r 


îl.    —    MÉTHODE    liE    WEIEBSTKASS. 

et  la  fonnule  précédeiUe  |ïeut  s'écrire 


t>o9 


i'àÙ) 


De  celle  relu  ti  on,  on  dédiiil  aïséaient  uiw  nouvel  le  condîltan 
nt'L'essaire  pour  le  m  in  i  nui  m  ;  unn^  rri|j|ienenins  ta  roiidition  de 
Weierstruss.  Pour  que  la  eourbe  cou  sidérée  AB  rende  fîniè- 
gi  a  le  J  m  in  im  luft,  îl  es  f  n  écessa  ire  q  ue  la  /on  et  io  f } 

E[it,/(jt};f(:rhp] 

ne  soi  i  négative  pour  ait  cane  valeur  fin  te  de  /ï,  lorsque  jc  varie 
de  JTij  à  Xi,  Nous  expiimerons  cette  condition  d'une  façon  abréf<^e 
en  disant  que  la  fonction  Ei\r,  y\  y\  p)  ne  peut  devenir  négative 
en  aucun  point  de  Tare  AH»  puurnne  valeur  finie  de  p. 

En  eUet»  supposons  (jue  pu  m"  un  jKjinl  P  de  Tare  AB,  de  coor- 
données {-T-2^y2)y  ^^  pour  une  valeur  linie  m  de  p^  on  ait 

Prenons  pour  la  eourbe  C|  la  courbe  ajanl  pour  équation 

I  y  =/i^}  -r-  { m  — 7i  ){x  -  ar,  ), 

t|uî  est  tangente  au  point  P  à  la  droite  de  coelliclent  angulaire  ///. 
La  fonction  J(A)  délinie  par  ta  formule  (i8)  qui  correspond  à 
celle  foruit;  de  la  fonction  /,  (x)  a  sa  dérivée  négative  pour  h  ^  o. 
On  peut  donc  tniuver  ojt  nombre  positif  /  suffisamment  petit 
pour  que  l'un  ait  J(/)-<J(o),  el  par  conséquent  on  aura  urj 
cbemin  AQPB  {fig*  94)  ^^'  ^[^^^  '^  sojnme  des  inlé^rales 

•^•(Agi  *^\MP\  *'pii) 

Suit  inférieure  a  ki  valeur  de  rinlé^rale  J  le  lon^  de  Tare  AB  de  la 
courbe  eKlrémale,  <^e  chemin  présente  deux  points  anguleux  en  i^ 
et  Pi  jnais  011  peut  le  rejnpiac*  r  par  un  chemin  ne  présentant  plus 
de  point  anguleux  et  donnant  aussi  jiyur  J  une  valeur  ijtfL-rieuœ 
a    celle  que   lournit   l'arc  AB.  Soit  iù{x)  la  funcliou   déliuie  de 

la    manière   suivante    :     r*    cu(.r)  == /(x  —  jr^)    — — ^ — ^    |>oiir 

J?tijrl^a—  /;  2"ca(j?)^  (>/rf  ^y[^){x  ^Xi)  pour  j-^—  /Sj7<j?j,; 

3"*  iu(j?)==u    (njur  x^^^^^-^^'   ^^   courbe  A<^PB  a  pour  équa- 

G.,  IL  39 


'Wft  CHAPlTftE    WIII-    —    EtKJiENTS    l»U    CiLuLL    DES   VARIATIONS. 

tion  r  ^/(x)  -\-  tujx),  et  rétjualion  auxiliaire  Y  ^^  mj(x)  repr 
sente  une  ligne  brisée^  formée  de  trois  cAlés,  joignanl  les  dem 
points  d'abscisses  Xq  el  j*i  de  l'axe  Ox.  Substituons  à  celte  li^'oe 
brisée  une  ligue  sans  point  ang^uletix  (n  '  448)  en  rem  plaçant  le* 
parties  voisines  des  suniinets  par  deux  arcs  de  cercle  de  ravon  très 
pelil  f\  Celte  nairvelle  ligne  est  représentée  par  u\)c  équation 
Y(^to»(;r),  la  fonction  tij,(x)  élaiit  continue  et  admeilanl  une 
dérivée  continue  de  x<,  à  Xi.  On  peut  toujours  prendre  le  rajonr 
asse/>  petit  pour  que  la  val'eur  de  Tintég^rale 


.r)  ^  t«>i(x)^  /'{^)  -*-  «Jj'i  {J^)\dr 


diflTère  d'aussi  peu  t|irou  le  veut  de  l'intégrale  le  long  de  AQPB, 
et  par  suite  soit  moindre  que  Fintvgrale   le  long  de  Tare  AB  lie^^^j 
la  courbe  extrétnale.  ^H 

Nous    pouvons    donc    ajouter   aux.    conditions    déjà    obtenues  ^ 
(n"*4t3-446)  la  condition  suivante  :  on  doit  ai'oir 

pour  toute  valeur  finie  de  p^  tout  le  long  de  /%?rc  AB. 
Hemarque.  —  On  a,  d*apiès  la  formule  de  Tajlor, 


(  /i  —  y'  )-      ,, 
{•11}    K\x,  y;  y\  p)  =  -^ • Fv4-^'  X^  y' ^^^  P  — }'  ^\^ 


o<6^ 


et  il  est  clair  d'aprcs  cela  que  ia  condition  de  Weierslrass  est  cer 

tai  ne  ruent  vériliée  si  la  dérivée  j»ceonde  F*.,(a:,  j^,  u)  ri^e>t  jamai 

négative   pour  un   point  quelconque  de  l'arc  Ali  et   pour  tou 

valeur  linie  de  w.  Mais  cette  dernière  condition  n^est  pas  néce: 

saire  pour  que  la  condition  (ai)  ^oit  satislaite, 

On  |n'ul  remarquer  que  la  condition  de  WeiersLrass  donne 

condition  de  Legendre  comme  cas  particulier.  En  ellel  le  rapport 

a,E(^,  y\  y\  f*)  i-     •         j?        i    i     j-  i     /  i^-    ^  t^ 

— - — j^ — — ^ — -  a  pour  limite»  d  après  la  lormule  (2^j,  ^ y^K'^iX^}  i 

lorsque  p  tead  vers  y'.  Si  la  condition  (21)  est  vérifiée  pou] 
toute  valeur  linic  de />,  on  a  donc  aussi  FJ.i  ^  o  tout  le  long  de 
rare  AB. 

La   condition   (21)  de  WeiersLrass  est  elle-même   iusallisanie] 
pour  assurer  It^  muiiniuin,  comine  le  montre  Tevemple  suivant  d# 


1â 


îr,    —    UKTHOllK    lïE    WEtliiHSTHASS.  I>(  I 

M.    BulKa.   Soit   F  =1  ay*^  ^by^y^^  -\-  •^ùxy\   a  ei    b  étant   des 
consLanLe$  positives,  LVquiition  il'Eiiîr*r  eorresfiondante  esl 

yi%a  —  ^^  byy* h-  i  \  bxy  '  )  =;  o, 

et  les  lignes  droites  scint  tjes  courber  eîtl repaies.  Considérons  les 
dei«\  jjoirïls  A (0,0)  et  B(i  ,0);  la  ligne  droile  >'  =:  o  qui  joinï  ces 
deux  poinis  est  njit^  cu>iirbf  extrétnale,  poin  laquelle  les  conditions* 
de  Le^endre  et  de  Jacobi  soiii  satislaites.^ll  en  est  de  même  de  la 
roodilion  dr  Weier^lrass,  car  la  ronclion  E(^,  y\  y\  />),  qui  a 
pour  4;vpre>sion 

Knjr,y\  y\p)  —  iy — /?)»[«  — 8 èvy' -h  66rv''H-  \hiTY*  —  Y)p  -k  'ibxp^], 

se  rëdnit  à  p'^^ci  H-  ibxp-)  pour  v  ^  o,  el  reste  positivr  quand  x 
varie  de  o  à  1 .  Cependant  cette  droite  ne  donne  pns  on  mînimiiin 
de  J,  En  elFet,  si  l'on  prend  l'inté*;rale  le  loo^^  d  une  ligne 
briser  AI*B,  les  coordonnâmes  dn  point  V  élarit  deux  nombres  po- 
sitifs A  el  A%  tiu  voit  aist'menl  que  Ton  peut  prendr»-  pour  h  un 
nombre  positif  Bssex  petit  pour  que  la  Vtdeur  de  rinté»^j'ale  le  long 
de  la  ligne  l*risée  soit  n*^galive,  iiiissi  [vetit  que  soit  A\  On  en 
concdut  cuninie  au  n"  ilH  que  la  droite  AB  ne  peut  louroir  un 
minimum. 

Nous  «illorïs  jnaintenanl  établir  un  système  de  enndîtîons  suffi- 
santes pour  dssurer  le  miniïnuni*  Ces  cotidiliojis  ont  d'abord  été 
obtenues  par  Weierstrass;  nous  adopterons  la  marche  suivie  par 
M.   Hilbert. 


4o0«   Déâ&itloxi  d'un  champ  de  courbes  extrémales.    —   Nous 
désignerons  pour  abréger  par  {{  toirle  ituiibe  extrémale,  et  nous 

dirons  tpie  l*jut  systrnie  de  cour  lies  ij,  dépendant  d*un  pctramèlre 
arbitraire,  foi  me  uji  Jaisceatt.  Une  portion  eonnixe  et  (inie  du 
plan  L*t>,  située  (ïaus  la  région  .-R,  forme  un  champ  de  courbes 
exirémaieSj  ou  plus  simplement  un  champ,  s'il  existe  un  faisceau 
de  courbt's  ex  Irt' maies,  tel  qu'il  passe  une  courbe  du  fat  sceau  el 
une  seule  par  ehai|ue  point  de  cù,  le  coefficient  angulaire  ui^x^y) 
de  la  t.iugente  an  point  [x^y)  à  la  courbe  tj  du  faisceau  qui  passe 
par  ce  point  et  a  ni  ur»e  fonction  continue,  et  admettant  des  déri- 
vées parlielles  conlinues  o^.  et  w^.  dans  lO.  Les  courbes  du  (aisceau 


CHAPITRE    XXtIl» 


ELKIIENTS   OU    ClïiïJÏÏL   DKS    VAHIATIONS. 


sont  alors  \es  courbes  inlt^j^fale^  de   réf|ïjalioïj   difïeredhell»*  du 
premier  ordre 

(23)  y=«(ar,j); 

de  celle  équation  on  déduit 

j       au        du      ,       au        âu 

En  poi'lîiiii  les  valeurs  de  ^  el  àti  V*  dans  l'éijualion  d'I^uItT, 
on  oblienl  la  retation 


124; 


fi»3F 


à^¥ 


dF 


dx  tiu        ôy  ' 


Ou-  \  Ox        ffy      /        ûy  Ou 

y  étant  remplacée  par«  dans  F(jr,  J^*  J^')»  ^t  celte  canditioii  (a^J 
dent  être  vérifiée^  pour  le»  coordonnées  d'un  |>oint  f|ueîconc|ue  du 
champ  lO.  La  lune  lion  f/(  JT,  y)  "^^oïL  dune  être  une  intégrale  àe 
Téqnatinn  aux  dérivées  partielles  ('24)1  couliniie  ain^i  que  ^^^ 
dérivées  parliçlles  du  premier  urrire,  dans  <t>, 

Inverseni<:ut,  si  réc|uaLiun  (24)  admet  nne  intégrale  coiilinue, 
et  adniellant  des  dérivées  partielles  continues  i/^.  el  fiy,  dans  une 
région  dO,  cette  région  est  un  elnimp,  car  Téquation  différen- 
tielle (a3)  définit  une  fiimiile  de  enurbes  exlréujcilt-s»  el  il  en  passe 
nne  et  une  seule  par  ehatuie  point  de  it). 

Quand  cm  a  obieiiu  riatégrale  générale  iU*  l'équation  d'Euler,  il  c*l  ea 
général  facile  de  reconnaître  si  une  région  (JÛ  esi  un  chaiii|K  Ain^î  dan» 
Texemple  1  1  n"  iiT),  nous  avons  vu  que  touie  courbe  es^trémale  c*t  un 
cercle  ayant  son  centre  sur  Ox,  Tout  domaine  fini  c£)  situé  dans  le  dcaii- 
plan  au-dessus  de  Ox  est  un  rhamp:  ci»  effet,  si  nou*»  Cimsidérons  par 
exemple  les  cercles  a\anl   rori;»i»iL'  pour  cenire,  par  ctiaque  point  de  i.Q 

il  passe  un  de  ces  cercles  et  un  seul,  et  la  tour  lion  a(.r,  y  1  est  égale  à 

Dans  Texeinple  !£  (  11"  147)^  les  courbes  exlrémales  sont  des  chaînettes  doot 
la  base  coïncide  avec  Or,  Soit  f^Q  un  arc  d'tiue  de  ces  chaînettes,  tel  qwc 
les  tangentes  aux  ileux  points  1*  et  Q  sectiupeui  en  un  potut  T  de  l*avr  Oi". 
Toute  région  Ot)  située  dans  l'angle  lurmé  par  les  ilemi'-droiies  Tl*.  T<^* 
esi  un  champ;  en  effet»  si  nous  prenons  les  arcs  de  chaînette  homothc' 
tiques  à  l'arc  PQ  relativement  au  sommet  T  de  Tangle»  il  est  clair  <\ûî\ 
passe  un  de  cc^  arcs  et  un  seul  par  cliaque  point  deuE».  La  fonction  u(x,f\ 
est  dans  ce  cas  racine  d'une  équatinii  qu'il  serait  facile  de  foruier,  mân 
dont  niHi'^  n  aurons  pas  besoin  pour  la  suite. 

Snity^  un  lire  de  courbe  exirémale»  joignant  le  point  A(Xt«/ij| 


I 


tu    —    MÉTHODE    DE    WKÏEHSTHA98.  6i3 

au  point  B(jrH  k,),  eL  rtî|irésenïêp  [Kir  l'équation  y  ^ /(.r)»  la 
fonction  y*!, >r)  appartenunt  ii  \ii  cliissf  (  I  )  dfins  l'iniervalle  (x^j-^  JC|). 
Considérons  comme  plus  iiaut  le  doiiiaino  ,A,  compris  colre  les 
deux  dr<MLe."i  x  ^^  x^^  x  ^  Xi,^  et  ies  deux  r'oiirbes  Y,  ^  f{x)  -4-  e, 
\^=z  f{x)  —  £.  Nous  dirons  que  /V/rt?  tj^  appartient  à  un  champ, 
s'il  eî^L  possible  de  prendre  le  uoiiibre  positif  e  tissez  petit  pourf|ue 
la  rejiîion  .'♦Ij  soit  un  champ  de  eo*irlies  extrémales,  eojn|>renant 
en  (trirticiilier  la  courbe  (/».  Pour  (ju'il  en  stïit  ainsi,  il  faut  et  il 
suffit  f pie  requcitiou  lirjéaire  (  .i4  )  admette  iiriê  intégrale  a{x,y)^ 
continue  ainsi  4pre  *i^e3^  dérivi-eî*  partielles  du  premier  oui  ru  ^  daniït'Rc*^ 
et  se  réduisant  a /\x)  quand  on  v  remphue  j' jiiir  /'(.r)  ('). 

Reprenons  les  deux  i^xemjilcs  tr^ilé?*  plii''  liant  (  n"  447).  Dan?  le  jjre- 
mier.  on  voif  imniéflialement  que  tout  rtc  r|**  rercle  AH  joignant  deux 
points  A  lîl  fi  au-dessus  Hc  O.r  et  ayant  sou  centre  sur  Ox  appartient  à 
un  cliatiip.  De  même  dans  Texeinple  !*,  un  arc  de  eliai nette  AB  ayant  pour 
ba^c  <_>*r  appartîfut  à  un  etiamp  si  le  point  de  rencontre  ries  tangentes  â 
la  chaineiie  aux  jKjints  A  et  B  est  au-dessus  de  Ox.  Dans  ee  cas,  on  peut 
en  eiïei  in>uver  deux  points  P  et  (^  «ur  la  rhainetie,  teU  <jue  les  points  A 
el  B  soient  compris  entie  F*  et  Q  et  que  les  tangentes  aux  points  P  et  Q 
fte  coupent  en  un  point  T  de  0^'.  Il  est  elaîr  que  le  domarue  t^^  sera  tout 
entier  dans  Tan^le  PQT  pourvu  que  t  «oïl  as^e/L  jietit,  et  par  suite  sera  un 
rKanip. 

i«^L  Existence  d'un  champ.  —  L^ét|ualion  d'Kuler  ailruet  une 
infini ti'  de  systèmes  dinlén rides,  dépendant  d'un  paraïuèlre  va- 
riable Xn  et  se  réduisatit  poirr  une  valerir  [tartietiliére  de  À  à  Tin- 
légrale  /"(.f  ).  Soil  ^>^  ^ '^  { .r^  X)  réquation  cTime  de  ces  familles 
d*  interna  les  ;  nous  supposerouïs  que  celle  (onction  '^satisfait  aux 
conditions  stiîvantes  : 

r'Elle  est  continue,  eladmel  des  dérivées  partiedes  du  premier 
fît  du  second  «jrdre  continites  lorsque  x  varie  de  x^  à  J",,  et  X 
de  —  A-  à  +  A",  k  étant  un  nombre  positif; 

2"  Elle  se  réduit  à  f{x)  pour  A  ^  o  ; 

Cl  Ce  problème  est  iodètcrrnuiét  car  Icj*  équations  y  —  /{x).  u  —  f  {x)  repré- 
scoicntT  cumine  il  est  aisé  de  le  vérilicr,  une  caru€léri*tiquc  (te  réqualiMn  ii- 
néiiire  (^4)^  Suieot  (^^,^>%)  les  cuordunnées  it'un  point  île  t,'^.  Si  la  luuction  K 
>  e»t  aniilytique,  il  en  est  de  inèuie  de/{xi,et  réquiition  linéaire  (^4)  •<dmet  une 
infinité  d'intégrales  buluinorpbe^  dans  le  ditmiiine  du  point  {*t,n  }\]^  se  t'éduisîini 
kf'ix)  pour  ^  =/(;f),  tl  faut  de  plus  quu  l'une  d'elles  soit  régulière  dan>  Loule 
la  région  iK^*  pour  que  lette  région  sait  un  cliainp. 


6i4 


CUiPlTRi:    XXIIK 


I^LKMKIVTî^    Dl    CAI-CIL    DRS    VArilATIO.NS. 


i^  La  fji^rivée  '^{{^^  o)  esl  iliff treille  de  zéro  jjoiir  Xn^XÏ 


Ni 


eus  al  km  s  montrer  que  cette  fonction  '^(  jr.  )»)  déOnit  un  cKam|> 
an(|iiel  ;i|î|îi*ruent  1»  coiirhe  exlrëntàîe  AB*  ^^ 

En  olVrl,  'f>(  J'i  tj)  n^  i>'arimiliint  |îa>  i]|tiaiHi  x  varie  de  j'û  à  X|^^ 
an  peiilj  ptiisqtj**  la  dérivée  çv(jr,  X)  est  inir  fonclion  contînuedei» 
deux  vari«lïl<^s  jr  el  1,  assigner  un  nombre  positif  :i  ttvl  <]iie  '^'^  (jr.  >  I 
ne  s^arinnle  p^ts  ni>n  plus  dan!$  Le  domaine  1  défini  par  les  iné^ii- 
lilés  .ro^Jc^.r,,   — p5X^p.  Quand  on    fait   varier  j"  de  jtq  à  x, 
et  ).  de  —  p  à  -h  ?t  '^  |»oiiit  m  de  coordonnées  [  jr,  >-  ^  q  (jr,  X)]    | 
décrit  une  certaine   région    ^^'  entoura  ni   (jV    et    liniilée  par  Its 
droites  .r  =  Xn,  x^  J*(^el  par  les  deux  cou rhes  i' = '^(x^  — SK 
j-^î5(x,  H-p)*  Nous  allons  montrer  ipie  (»ar  tout   piiitit  de  celle 
région  /»\'  il  passe  une  courlie  et  une  seule  de  la  faruî Ile  considérée,     i 
En  eÏÏeU  i* opposons  pour  fixer  les  idées  ^x(*^%  ^*)  >  ^  dans  .il';  ?»i 
Ton  donne  à  ^Mine  valeur  fixe  jr2,  comprise  entre  x^  el  ^, ,  et  qu'on 
fasse  varier  A  de  —  p  à  -4-  p,  »(xa,^)  va  en  croissant  deç(xa,  —  ?^ 
àç(x^,  p),  et   le  pt)inl  de  coordiiroiées  [x.j,  'f(Xj,  X)]  décril  un 
segment  de  a  note  P*  Pa?  parallèle  à  Or,  A  chaque  valeur  de  -Tj 
comprise  enlve  Xq  et  x,   correspond  jjînsi  un  sej^menl  de  droitr 
Pi  Pa,  et  quand  x^  croît  de  x^  à  x,,  le  segment  P|  Pj  décrit  une 
certaine  région  du   plan  qui  est  la  région  ,'♦1',  On  voit  imniédii*- 
temenl,  d'après  ce   mode  de  génératiim,  qu'à   tout  point  I  x,  y) 
de  r^'  correspond  une  valeur  déterminée  de  X,  oom|>riâe  entre  —  p 
el  -h  p  ;  soil  ).  =  i(x,  r)  cette  racine.  I^a  dérivée  o\(u.\  X)  n'étant 
pas  nulle   pour  la    valeui^    A^*l(x,  y),    il    résulte   de    la    théorie 
générale   des    foncticois   iniplieiïes  (I,   n"21),  et  des  hypothèses 
qui  ont  été  faite?^  sur  hi  fumiiou  w(X^  A),  que  celte  fonction  i(x,/) 
est  continue,  et  admet  des  dérivée>  [>artielles  continuer  dans  U 
région  A\    D'antre  part,  le  coefiicienl  angulaire  £/(x.    r)  de  U 
tangente  à  la  courbe  du  faisceau  considéré  qui  passe  eu   un  paint 
(x,  y)  de  r^'  est  égal  à  'f^x,  a)  =  ^^x,  'i(x,  y)].  Puisque  le> 
dérivées  du  seeond  ordre  de  ^  sont  continues»  el  que  i  admet  de* 
dérivées  du  premier  ordre  qui  sont  elles-nièmes  ciuitinues,  il  s'en- 
suit que  «{x,  y)  admet  aussi  des  déii\ées   partielles,  u'^  et  U^. 
cou ti nues  dans  A'.  Cette  région  A'  est  donc  un  champ. 
Soit  maintenant  £  le  minimum  des  deux  fonctions 


ÇfO,  p)  —  «(  jr,   O),       t5(X,   O)  —  fiJ^.    —  p) 


n.    —    IIETHODK    DE    WE1KRSTR4SS. 


6iS 


lorsi|ue  X  varie  de  .r,i  à  x^*  Ce  nombre  £  esl  posili(,  puiscjue  les 
tieux  foDcLions  précédentes  sodL  coati lui es  el  ne  peuvent  s^annuler 
dans  rintervalle  (xq,  jCi),  Le  domaine  J{g  délini  par  les  inéga- 
lités Xi^'^Jt^JT^y/lx)  —  £^v£/(-r)-hs  est  donc  compris  tout 
entier  dans  le  domaine  A\  et  par  suite  Ag  est  un  clianip  entourant 
Tare  t,'o. 

On  peut  trouver  une  iaïuille  d'inLég;rales  y  ^=  ^(  J,  7.)  de  l'éipja- 
tioii  d'Euler,  sai îsfaisaul  aux  condil  ions  énonrées  |ilus  fiauL,  lorsc|ue 
les  conditions  de  Legendre  et  de  Jacobi  sont  véritiées  piinr  l'inté- 
grale parhculière  y(x)  dans  l'intervalle  (;r(,,  J^i)-  Nous  suppose- 
rons piinr  la  déni  oust  ration  t|ne  la  Ion  cl  ion  F  esl  analytique.  Si  la 
condition  de  Le^^endre  esl  vériliée,  c'est-à-dire  si 

resre  positif  c]uand  x  varie  de  .r„  à  ^i,  la  font-lion  /(x)  est  liolo- 
morphe  le  long  du  segment  {xq^  x^)  de  lïkxe  réel  dans  le  pian 
de  la  variable  conjplcxe  x.  D'après  un  important  ibéor^me  dû  à 
M.  Pûincaré  (*),  Tét]  nation  d'En  1er  admet  une  in  lin  lié  *l'inlégrales 
dépendant  d*un  paramètre  variable  A^  que  Ton  peut  représenter  par 
une  série  entière  ordonnée  suivant  les  puissances  de  ce  paramètre 

et  convergente  pourvu  que  Ton  ail  x^^^r  Sx^,  |A|  <;  k,  La  dérivée 
^x{x^  o)  se  réduit  ici  à  J\{x)^  et  l'intégrale  îp(x,  a)  satisf;Ht  aux 
conditions  voulues  pourvu  que  la  fonction  /i(x)  ne  s'<innule  pas 
pour  Xo  £  .r  ^  J?^ .  (îr,  si  l'on  remplace  y  par  gfj?,  X)  dans  Téqua- 
tion  d'Euler, 

âF ^/^\_ 

ày        d3c  \  ùy'  /  ~ 

et.  qu'on  dilférentie  le  premier  membre  de  cette  relalion  par  rap- 
port à  A,  il  vient 


(')  PoiMCAHE,  Les  âféihùdeâ  nottveiies  de  la  Mécanique  cëleëte^l.  I,  chap,  II, 
p.  S3-6o.  l*c  théorème  de  M.  Poiiicaré  exi^t:  seiiJemtril  que  Id  funcLiuii  F{x^  y,  y') 
ftoit  analytique  en  y  et  r\  mctiâ  n'eni^e  pîjs  i|u'eJte  soit  imalytique  en  x.  Quand 
cette  fonctJun  n'est  paà  anitl^Lique  en  x^  les  fonctjori«>  f,  /,^  /,,  »..  ne  sont  pas 
non  plus  analytique»,  tiiai^  dle^i  âoni  i^onùnues  eL  admettent  év%  dérivées  du 
premier  et  du  îïecund  *>rdre  Luutuiues  dans  l'inlerviilte  (  J"j,t  x,  ), 


6] 6  CHAPITRB    Wlll.    —    HLK\Jt-:NTS    IH     CAUUL    PKS    VARtATÎOM*. 

Faisons  A  ^  o  clans  cette  équation;  il  resle 

ou,  en  développïint, 

(26)         H{r)/l{r)-h  R'{>>/,  (x)-t-  I  Q'(J-^  -  IN  j*  )  j /^i  .r  >  =  ik 

Noii'^  re(roiivi>rii?  |îrei:isi'menl  l*éi|yHluHi  lineiiîre  Je  J.icnbi  j^<), 
Si  la  conilitic3n  tie  JciloIji  e>l  vérilit'e,  on  |ï*'uI  piendre  vour /i(x) 
une  inlf'i^ralt^  de  cette  équation  ne  ^'annulant  pn^  pHur^r^Sx^XM 
et  la  fvKïction  'f(x.  X)  saiisl^iil  anx  Cfuidrlionsi  voulues.  L'arc  tj', 
à(î  courbe  f^x  tréma  te  nppariiertt  donc  à  un  champ  lorsque 
conditions  de  Le  gendre  et  de  Jacohi  sont  vérifiées. 


On  ptîut  par  exejiipïe  (JéteriniiitT  la  fonclion  *^{x,  X)  de  la  manière  ^uj 
vante.  La  condition  de  Legendre  li(j:')>o  étant  vérifier  le  long  de  C|^, 
on  peut  trouver  (n"  446)  un  intervalle  <\oi  ^1)  rompreaani  Je  premier 
( Xg <C  Xo  *C  ^1  <C  X f  )^  tel  que  y(:r)soit  aussi  liolon»*irphe  dans  cet  inter- 
valle. Prenons  sur  la  courbe  C/o  prolonfjjée  un  point  ri»,  à  gauctie  d^  A, 
d'abscisse  jr^f  X^  <  .ra<  ^y),  et  f'onsidt-rons  le  faisceau  des  evtréinalc* 
issues  de  ce  point  rA..  Soit  c  le  coefficient  uniçidaire  de  ta  tangente  en  «^ 
à  l'une  de  ces  courbes;  si  Ton  prend  pour  le  paramétre  X  b  difFêrcnce 
c  ^y^Xj)!  toutes  ces  courbes  sont  rcprésenlêrs  par  une  équation  de  li 
forme  ('i5),  la  série  du  second  membre  élani  convergente  dans  l'iiiti^rvalle 
(  jt'a,  Xi)  puât  vu  que|X|  re<^le  plii>  petit  qu'un  uombre  positif  af<^e£  petJt  it*. 
Toutes  les  courbes  représentées  par  cette  équation  doivent  passer  par  le 
point  ei>;  il  faui  tionc  que  toutes  les  fonctions /"li  j-^^  yi<x  ),  ..,  s'aiiniH 
îenl  pour  x  =  jtj.  t^n  particulier yi(jr)  représente  une  intégrale  de  l'èqua* 
lion  de  iacoiii  qui  est  nulle  pour  J7  =  jr,.  Si  la  condition  do  Jacobi  est  «a- 
tisfaite,  on  peut  prendre  le  point  pI*  assez  voisin  de  A  puui  que  cette 
intégrale  ne  s'annule  pas  pour  a^i<  .2*  1  .rj;  les  courbes  exirémaies  issues 
du  point  0.^  formeront  doue  un  cbamp  limité  par  deu\  d'entre  elles 
y  =  9(a7,  p), _^  =  ®(x»  —  p)  et  par  la  droite  et  =  Xj.  On  en  déduira  encore 
un  champ  ;flj  entourant  l'arc  y^  en  pretiaul  pour  £  la  valeur  minimum 
des  deu\  fonctions  o(x,  p) — ^(x^o)  et  ^(x»  o)^ — o(x,  —  _;,t  lorsque  J 
varie  de  x<>  a  xi. 


^tti^H 


(^)  l^liis  généraleuienl.  soit  y  —  f{x^  a,  P)  rinlégtidc  générale  de  rèquatioii 
d'Euler^  et  soit  3(x*  2^,  i(,)  =/{dCr),  L'intégrale  générale  de  Tcquation  lioeatrc 
de  Jurobi  corrcspoodauL  à  la  courbe  extrémalc  y  ^ /{x)  est,  d'après  ce  catoti. 


'•'Ma).- 


m.- 


où  IVm  doit  rempLcer  j.  par  n^  et  ^  par  fl,,  «iprés  ta  différentiatitin. 


11.   —   METHODE   DE    WEIERSTBAfi?. 

Remarque.  —  On  déduil  aisément  de  ce  qui  j>récède  ta  si^'oificiilion 
géométrique  du  la  condilion  de  Jacobi>  Si  la  fcumule  (a5)  rcprèîiente  le 
faî^cetiu  des  couibes  \y  isswe*^  du  poinl  A»  le**  fonction*  /*i  (j' ), /jCj- ),  .,, 
s'annulent  pour  x  —  t^^  tlfyix)  €^K  une  inl<*grale  de  Téquatirm  de  Jacobi 
s'aitnulatit  pour  a^  =  ^o*  SupposoDs  que  celle  intégrale  ait  d'aulres  zéros 
dan^  l'intervalle  (  Xo,  X^  )  et  soit  x*^  le  zéro  le  plu<*  rapproclié  de  ^u*  Les 
points  de  rencunirc  de  la  tombe  t,'jj  avec  la  combe  {{i^  qui  correspond  à 
la  valeur  X  du  |iaranir>lrc,  ?ont  racines  de  l'équatinn 


(57) 


D*aprè^  t^e  que  nous  venons  de  voir,  cette  équattiMi  ne  peut  avoir  ancune 
racine  entre  j'y  cl  x^^  pourvu  que  |X  soil  inférieur  à  un  nombre  pa«iiiif  p 
convenablement  choisi.  Pour  X  =  o,  cette  équation  adnnet  la  racine  simple 
X  —  J^i  ;  par  cnni^équenl,  lorsque  X  tend  vers  /.éro,  Tequalion  (^17)  adujet 
une  racine  qui  lend  vers  j-J,,  On  peut  énoncer  ce  résultat  cotunic  il  suit, 
i^oit  A'  le  point  d'abscisse  x'^  de  la  courbe  {j o  ;  lorsque  |X|  est  très  petit, 
la  courbe  tj'x  renconlie  la  courbe  (j^  en  un  ou  plu^^ieurs  points  dont  Tabs- 
cisse  est  comprise  entre  .r<>  et  \\,  Celui  des  points  dlnierseclion  qui  est  le 
plus  rappmchc  du  poini  A  a  pour  limite  le  point  A'  lorque  X  lend  vers 
jtéro,  Les  points  V  tt  A'  sont  dit-  coftjti^'-ués^  ei  ta  condition  de  Jacobi 
•^ignifie  que  le  point  \\  vanjugué  de  A»  ne  doit  pas  être  situé  entre  les 
points  A  et  B. 


i*>2»   Formule  de  M.  Hilbert.  —  Soit  (t>  un  champ  de  courbes 

eitlrériiale^  ;  si  w(.i*,  r)  est  la  iVmcMon  t|in  correspond  à  ce  champ, 
/  *  in  té  g  ra  le  cnr  r  /  lign  e 

(38)       1  =  Af(x,7,  u)  —  u¥\,ix,y,  u)]dx^f*,,{x,y.  u)ày, 

prise  ie  lo  n  g  d'u  n  #r  co  u  r  be  fer  m  ée  q  tte  le  o  tt  (/  tt  e  a  it  ft  ér  dti  tt  s  te 
chatttp,  est  égale  à  zéro. 

En  elTcl,  hi  coiidilitin  |iour  que  celle  irilétçri^le  soil  nulle  est 
exprimée  par  la  l'ornirile 

àF        OF  ûti        iiu  àF  à^  F    _      du  iP_F  _    é-F  O^F  au 

0y        Ou  Oy       Oy  au  ày  Ou  ày  àu^        éJt  Ou        fiu-  àx 

et  i'cUe  condition  est  identique  a  T équation  (a,f)  a  laquelle  satis- 
fait la  fonction  it{X,y), 

Le  long  d'un  arc  de  courbe  F  située  dans  le  champ  et  repré- 
sentée par  l'éq nation  y^^^ix).  la  fonction  'f{X}  riant  de  la 
cla^^e  (I),  r  intégrale  cui  vili^ne  de  liilbçj  t  est  identique  à  rijjté- 


6i8 


CUAflTAE   XXllI. 


ELKM&NT&   DU    CALCiL   tlKS   VARIATIONS. 


0 


tï^iy—tiyFlJjT.y.  u}]dx. 


Si  en  parliculier  la  courbe  V  est  une  courbe  ex  Ir^^  m  aie  Cf,  faisant 
partie  du  faisceau  coosidéré,  le  long  de  celle  courbe  y'  est  épi  à 
ii(j;^  y)^  et  l'intégrale  curviligne  1  se  réduit  à  Tinlégrale  J  quf 
l^ou  étudie  prise  le  lon^^  de  Çj. 


ques-^l 


453.   Conditions  suffisanteB.  —  Revenons  maintenant  â  la 

tion  qui  lait  l'objet  ilu  calcul  des  variations.  Les  conditions  de 
Lc^endre  el  de  Juiubi  étant  vériifées  pour  un  arc  (^^  de  courba 
extréinale,  h  rég;îon  Ai  est  un  champ  entourant  l'are  {io,  pourvfl^Ê 
que  le  nombre  positif  s  ail  été  pris  assez  jielit.  Soit  it(jc,y)  la  fonc- 
tion cories[>oudanie  qui  satisfait  à  la  condition  «[x,  y"(jF)]^y'(jr). 
Toute  courbe  F  de  classe  (1),  située  dans  le  champ  Mj  et  joi- 
gnant les  deux  points  A  el  B,  est  représentée  [>ar  une  équa^ 
tiun  y^f{x)  -\-  to(.r),  la  fonction  i^{x)  étant  de  classe  \\\  dao 
riutervalle  (j^u,  .^i }  et  satisfaisant  aux  conditions 


t'ù{x^)—o,         i^{Ti)  =  o,         \ui\jr)\<i 


pour 


a'o<3r<Xi, 


Pour  comparer  les  valeurs  des  deux  inlé«^rales  J(J^  et  Jf ,  applî- 
quims  la  formule  de  Hilberl  au  contour  fermé,  formé  par  les  deux 
courbes  tj\i  et  f.  Puisque  (jo  est  une  extrémale,  cette  formule  nous 
donne 

r  ¥ix,y,y)dx=    f{¥(x,y.  u)  ^  {y'— u\¥'^{x,  y.  u)]dx, 
Ai  '  r 

les  deux  intég^rales  étant  prises  dans  le  sens  voulu.  On  en  dédu 


^r-hj^=f[¥{x,y,y^^ 


c^est-à-dire,  d'après  la  déllnilion  de  la  fonction  E  (n**  449), 

(ag)  Ji-—  hj^  =^   f,^^^^  -^'  ^^  y  '  '^^' 

Dans  cette  formule^  k'  désigne  le  coefficient  angulaire  de  la  tan- 
gente à  r,  tandis  que  «{x,  y)  est  le  coefJicient  angulaire  de  U 
tangente  à  la  courbe  y  du  champ  qui  passe  au  point  ^^\  y). 


â 


METHODE    UE    WKtEnSTRASS. 


B19 


I 


[^  diir^érence  Ji — iij^  sera  donc  positive  si  la  fonclioii 

K(t^  y:  u,  p) 

des  trois  variables  rnHéjjendunles  x^  y,  p  est  posilive  pour  les 
coordonnées  (.r,  y)  à\\u  point  r|ir€lcoiique  Hii  tloniaine /Rj  et  pour 
tonte  valeur  finie  Ae  p\  u  est  supposée  remplacée  clans  E  par  la 
fonrlion  îii x^  y\  i\i\\  convient  an  charnp  considéré.  Nous  pouvons 
par  conséquent  énonetT  \n  |iro|Hïsitinn  suivante  :  La  cottfhe 
e  rt  nbîta  le  t,\,  /  /o  n  n  e  n  n  m  in  îm  n  n  i  de  /  *  in  t  rg  /  yï  (e  i  si  la  /o  n  c- 
lion  E(x,  )-;  w,  p)  est  positive  pour  foui,  point  (x,  y)  du  do- 
m  ni  ne  .Ai  et  pour  toute  valeur  /in  te  de  p. 

Pour  leeonnaîlre  si  *  etie  condition  est  satisfaite^  il  faut  d'aliord 
avoir  ealcnlé  la  fonction  u{x^y)  i\n\  convreot  à  un  charnp  parti- 
culier d^extrémales^  eomprenanl  (('„.  On  pt*nl  remplacer  cette  con- 
dition par  une  autre,  qui  est  nitiins  générr*le.  mais  d*une  a [ip li- 
ra t  ion  plus  co  mm  ode,  car  elle  n'evij^e  pas  le  cal  t- ni  de  la  fonction 
u{x^y).  Ntjus  avons  en  eflet,  d'après  la  formule  de  Ta}'lor, 

<3o)  Eix.y;  u,p)  =  ^  ^~  "  ^    Fyi[x,y,  u^^ip^ujl       t»<ft<i, 


I 


et   la   fonction  E(x^  y;  w,  p)  sera  certainement  positive,   si   la 

dérivée  seconde  Fy^{Xy  y^  p)  est  pcjsitive  pour  tout  point  (x^  y) 
du  domaine  Ai  el  |>onr  tonte  valeur  finie  i\e p.  On  en  déduit  aisé- 
ment un  syslèrae  de  conditions  suffisantes  potir  que  la  courbe 
extrëmale  ^n  donne  uu  minimum  de  Tiulégrale  J. 

Soit  C  une  courbe  fermée  qneleoiMjue  en  î  oui  an  t  ^'o  ^^  n'ayant 
avec  t|'(,  aucun  point  commun;  la  région  du  plan  intérieure  à  (j 
constitue  un  domaine  de  Tare  (|V  et  il  est  clair  que  le  domaine  .A^ 
sera  intérieur  a  celui-là  pourvu  que  Ton  prenne  t  assex  petit.  Si 
une  certaine  condition  est  vériliée  po  rr  le  domairje  intérieur  à  C, 
elle  Test  donc  a  fortiori  pour  A^,^  Cela  posé,  la  courbe  tj'i,  rend 
minimum  f  intégrale  J  si  la  dérivée  seconde  F^'t(x,  v>  p)  est 
positive  dans  un  eertfiin  domaine  de  l'arc  (j\^  pour  toute  valeur 
Jinie  de  p,  et  si  l'on  a  x»  <;  x^. 

En  eflel,  F'r»[j^,  fi^)'  /'(•^)]  ^  R{*^)  ^^t  alors  positif  de  Xq 
à  X(  ;  la  condition  de  Le^encfre  est  doiu^  satisfaite,  La  eundilion  rie 
Jacobi  lest  aussi  par  bvpothése,  et  l'on  peut  trouver  un  champ  Aj 


6io 


CIIAJMTBE    WllI. 


ELEMENTS    lïl^    CALCl  L    l»KS   VARIATIONS. 


entourant  ij^^  où  la  foncuimi  E  esl  positive  juMir  lonti*  valeur  iiniej 
de/ï,  d^a)irè5  la  furniule  (3lï).  On  a  donc  lonjours  J(,"^<<  Ji% 


Remarquons  qne  le^  condilions  précédentes  ne  fornif^nl  pas 


un 


système  de  condilions  nécessaires*  Il  peut  arriver  eo  tdFel  que 
E{Xyy;  u,  p)soh  positif  dao?.  loiil  le  champ.'^£  pour  loute  valeur 
(înic  dey;  sans  qu'il  l'D  Hoit  de  ménic  de  F^..(jr,  y^  p)  {voir  p.  6a4|«j 

Exemple.  —  Suppo^ion*;  en  particulirr  que  F  <*oit  «le  bi  forme 

On  a  ici  Vyt^  g^ir,  y)i  i -^  y'*)  *»  de  sorte  que  F^.,  est  du  même  signe 
que  ffiT^  y).  Si  les  conflitions  île  Legendr*.*  ei  de  Jacohi  «oui  vérilîécs,  I 
fonction  ^(t,  Y\  est  positive  tout  le  long  de  Tare  (/u  :  elle  cji  donc  sum 
positive  dan*  un  certain  fj<)rniïine  d«»  cet  arc,  et  par  suite  FJ^,  c«t  p^^i^itif 
dans  tout  ce  domaine  pour  loute  valeur  finie  de  >''.  La  courbe  {{a  donne 
donc  un  aiinimum  de  l  intégrale.  Celle  remarque  s'applique  immcdiaie-  j 
meut  aux  exemples  traités  plus  kiaut  (  n*'  447).  MÊ 

Remarque.  —  Lorsque  le  poinî  i  j\  y  )  est  un  point  de  lare  Ç»V,  la  fonc- 
tion «(j-^  >')est  égale  au  coefficient  angulaire  ^r'  d<»  la  tangente  à  tt«  an 
point  (^r^y).  Si  b  fonction  E{^,y;  «»/>)  est  positive  dan«  tout  le  do- 
maine M.it  pour  toute  valeur  linie  de  /?,  la  fonction  E(>,  ^;  y\  p)  est 
aussi  positive  tout  le  long  de  Tare  f/o  *>  c'e^t  la  condition  nëce?^sairc  de 
Weierstrass  pour  qu'il  y  ait  minimum  (ii"  419), 

Mais  la  réciproque  nVsl  jias  exacte*  Il  peut  arriver  que  la  fonction 
}ë*{x,  y\  u{T^y}^  p]  soit  positive  pour  toute  valeur  finie  de  p  toul  le  long 
de  Tare  {jo  sa»&  que  celle  fonction  soit  positive  pour  loule  valeur  finie 
de/?  dans  ta  région  A^t  aussi  petit  que  soit  le  nombre  posilifc.  Hepreoons 
en  etfel  l'exemple  de  M  Boha  (  n"  4iU,  p.  6i  i  ),  et  la  courbe  extréma le^>^  =^o 
joignant  les  deux  points  A(o,  o)  el  B(i,  o).  Lc^  para  11  clés  à  Taxe  Oj*  for- 
ment iiu  cliamp,  et  la  valeur  cori  espuiidaote  de  uix^  y)  e§i  «  —  o.  On  a 
donc  ici  K(3^,yi  u^  p}  =  p^{a  —  ^hpy  -^^ihxp^)^  et  cette  fonction  esl 
positive  pour  toute  valeur  finie  de/?  lout  le  long  du  segment  A 6.  11  n'en 
est  pas  de  même  dans  le  rcclaugle  Aï,  limité  par  les  droites  jr  =  ci^  a*  =  i, 
y  —  ^  i^  y  ^  t.  aussi  petit  que  soit  le  nombre  positif  i.  En  effet,  si  Ton 

£  y  1  *  .      .    ^.  .  ,  .Al* 

prend  v  =  - ,  p  —  -  »  j^  ayant  une  valeur  nosittve  ïnlerieure  a  i  el  a  — » 
^  ^        'à.    ^       X  "^  *  ta 

la  fonction  E  a  une  valeur  négative. 


454.  Mmimum  fort  et  minimum  faible»  —  Si  en  tm  point  d*al)- 

scisse  jr  de  lu  courbe  F,  la  valeur  de  y  dilîére  1res  peu  de  f\3£ 
comme  ui^x^y)  est  lui-même  très  peu  diflérent  dey'(xi,  \\%t\ 


i 


I 


II.    —    minUïUK    [lE    WKIKKSTHASS.  Cil 

suit  (pie  la  dilférence  u  -\-  ^Uy'  —  a) — fi»^)  ^^'  eile-méme  très 
pelile,  et  iTaprès  la  formule  (3o)  E(wr,  yi  u,  y')  aura  le  niéiue 
îii^cnp  niiL'  F,,  [x.  /(.^),  /'(*r)].  Olïe  reuiârf|Uf  curHltiîl  lout 
iiHlurflleuH^nl  a  inlrudtiire  une  nouvelle  distiucliuiï. 

Soit  (rtinp  lijf'oii  grnrr^iîe  io(jr,  x)  une  fonctinu  eunliiiue  ainsi 
que  $a  dérivée  preinif're  w^(x,  a),  dans  Tifilervaile  (x©,  j?,),  s'an- 
nulanl  qnel  c|ue  îiuil  a  puur  .r  ===  jr^,  el  pour  .r  :=  -r^^  eî  se  redui- 
âanl  idf^ntiqnejnent  à  zéro  ponr  a^  =  o, 

Nou*  dirons  cpre  to(x,  a)  est  nne  varûttion  fathie  si  à  tuuL 
Qoinlire  positif  i  t*u  [ïênt  faire  correspondre  nu  autre  nombre 
positif  0  lel  que  l'orj  ail^  [lour  x^'^x'^x^^ 

{l\i  |wtjf,  xd<£.     \m_^{T,  ^)\<ii, 

ptjiirvn  tpie  |x|  ?i(»il  inférieur  îi  8,  Par  opposition,  on  dit  que  ot>(a\  a) 
esl  une  variation  forte  f  si  la  première  de  ces  condilionssenlemeiit 

est  vérifiée,  c'esl-à-dire  si  à  lonl  nombre  positif  i  on  pent  luire 
correspondre  un  autre  nombre  posild  o  tel  qne  l'on  ait 


(**(x,  xH 


j*„£jr  1  jTi. 


pourvu  que  |aj  <C  S,  la  valenr  de  |w^(jt,  a)|  n'étant  assujettie  à 
aucnne  condition  lorsqne  x  tend  vers  zéro. 

Les  variations  considérées  pins  baut,  qui  sont  de  la  forme  %7,(x) 
sont  des  variations  faibles,  quelle  que  s*>it  rjx):  il  suffit  en  eiret 
que  l'on  ait  M|a|<C«,  M  désign;inl  la  vïdenr  niaxinuini  deJT,(.r)| 
et  de  \r/{x)  dans  Tintervalle  (x^,  x^),  pour  que  les  deux  itiéga* 
H  tés  (il)  soient  vérifiées. 

Au  contraire  la  variation 


tiiij-,  3>  =  asm 


(  ;r  —  Ta ) {.r  —t~ 


■■]• 


OÙ  //  >  I ,  est  une  variation  forte,  car  on  a 


iM)'jr{T,  n)  = 


! 


OL^i 


(-23-— ,rtt  — â?,) 


et  Ton  pent  toujours  l  ion  ver  des  valeurs  de  %  moindres  en  valeur 
absolue  que  tout  nombre  positif  p,  pour  lesquelles  |t*ij(^x,  x)|  esl 
plus  grand  que  tout  nombre  donné. 

Cetle  distinction  est  facile  à  saisir  sur  les  courbes  elles-mêmes. 
Considéroiiis  en  clFet  les  deux  courbes  {{  et  F  re|nésentées  par  It's 


622  CHAPITRE    WHI.    —    ÉLÉMENTS    DU    C4LGDL    DKS    VARIATIONS. 

deux  éi]  Il  il  Lions 

€l  faisons  correspondre  les  poijils  de  ce$  deux  conrbes  c|ni  onH 
mêiiie  abîïcîsse.  La  distance  de  deux  poiriLs  correspnndanlî»  sur  lei> 
deux  courbes  esl  inlVrieure  à  £  pourvu  t|ne  |a|  soil  <I  o,  saas 
fpril  y  »îl  lien  de  disLinj^iier  si  la  varîalion  est  f.iiLle  ou  forlc.^ 
Mais.^  lor>fiiie  lu  variation  tij(^,  ol)  c^lfaiùle,  non  seiilenienl  deux 
points  correspondant??  sur  les  deox  courbes  sonl  iulinMiieiit  voisiuSj 
niiiiâ  l'angle  des  Lan^enle!^  aux  deux  courbes  en  ces  points  est 
infiniinenl  petit.  Il  n'en  esl  |duii  de  uiéme  si  la  variation  {j>(x^s) 
esl  forle  ;  dans  ce  cas,  Tanj^le  des  (angenles  aux  deux  courbes  aux 
points  correspondants  ne  lend  pas  en  général  vers  zéro,  comme  on 
peut  le  véritier  sur  l^exemple  précédenl. 

{)n  iailntie  distinction  analogue  pour  le  niiuinium.  Nous  dirons' 
que  la  courbe  extréniaîe  (^  donne  tin  rnifiùnam  faible  pour  l'in- 
tégrale J,  s'il  existe  un  nombre  positif  i  tel  que  lUntégrale 


i 


V[:rJ{xuf{x)\dx 
soit  moindre  que  tinté  g  raie 


/ 


pour  toaies  les  for/nus  possibles  de  la  fonction  t*i(.r),  qui  e$ii 
(le  classe  (I)  élans  l'inter^'alle  (x„,  x^)  et  assujettie  a  vérifierl 
les  conditions 

tu(^t^)  =  o,         uj(x,;=o,         [wCarjKt,     |ui'(^)|<t, 

pour  x^^x'ixi. 

Par  opposiliiin,  on  dit  cpie  la  courbe  extrémale  jv' =y*(x)  donne* 
un  minimum  fort f  si  elle  5alislaiià  la  condition  énoncée  au  débuU 
de  ce   Chapitre   (n"    442).    On   comprend    aisénieui    d'après  cela' 
pourquoi   les  conditions  de   Legentlre  et  de  Jacobi  sorjr   iosufli* 
sautes  pour  assurer  le  miniuiuin  fort,  puisqu'on  obtient  ces  con- 
ditions en  raisonnant  uniquement  sur  des  variations  faibles.  An  \ 
coutriiire,  ta  condilion  de  WeiersLrass  {n^  449)  a  été  oblenue  en 
considérant  une  variation  forte. 


11.    —  HÉtBdBE   DE   WKfmnSTRASâ.  62 i 

TuÉoitkME.  —  Un  arc  d^exirémaie  tj'o,  pour  lequel  les  coti- 
ditions  de  Le  gendre  et  de  Jacùbi  sont  vtîrijiées,  fournit  au 
moins  un  minimum  faible  poi^r  V intégrale  i . 

En  efTet,  par  hypothèse,  la  l'oDCtioD  R(j^)  =  Fy.[j:, /(^),/'(x)] 
a  iioe  valeur  positive  lorsque  x  croît  de  Xo  à  X|.  La  fonction 
V*y.%{x^  y^  y)  ëtanl  continue,  on  peut  donc  trouver  un  nombre 
posilifo  let  que  Ton  ait 


F;,,[jr.  fvx )  -h  A, /'(^}  -r  A]  >  o, 


po» 


1^%'f^U 


pourvu  que  \h\  et  |^[  soient  inférieurs  k  0.  Soit  F  une  courbe  voi- 
I  ftioe  de  y^  représentée  par  IVqnalion  y  =:y\a"  ) -h  w(jc)  ;  nous 
[devons  prendre,  dans  la  formule  (3o),  en  y  reinpiaçant /?  par)^\ 

u-^^iy  —u)—  a  \x,  /{T)  -h  tu  (x^ J  -i-  6  |/' iT)  -^  w'  (JF )  —  li  [jF,  y  ix)  -^  <o (a:)]  | , 

ce  que  l'on  peut  écrire,  en  observant  que  «[^i',    /*(./")]  ^=  y  (x), 
el  en  désignant  par  H^  un  o ombre  compris  entre  zéro  eL  un, 

/'(:r)-t-Otu'(:r)H-(ï— ^);«(j-. /{jr)-ntu(.r)]--«[x./(^)][ 

Soit  [JL  une  liniile  supérieure  de  \u'\  dans  un  certain  domaine 
de  Ço'  Preofîns  un  nombre  positif  £  leï  que  ê(i  -h  jjl)  <  S  ;  si  1oj(.ï:)| 
[cl  |w'(j?)|  sont  inférieurs  à  £de.r^,  à  x*,  on  a 

\r—fi  x)\  <  0,     \ii  Hr  ^iy^u)  -fi^r)\  <  Ô, 

tout  le  long  de  la  courbe  Vy  el  par  conséquent  la  louetion 

Mât  positive  tout  le  long  de  cette  courbe.  La  diH'erence  Ji^  —  ia  est 
ïlic  positive,  d'après  la  formule  (^29). 

La  ])ropasitiou  établie  à  la  lin  du  para|;raphe  précédeiïl  peut  de 
inéme  être  énoncée  comme  il  suit. 


Tiï^:oiikME.  —  Un  arc  d'extrémcsJe  y^,  pour  lequel  les  condi- 
tions de  Le  gendre  et  de  Jacohi  sont  vérifiées  ^  fournit  un   mi- 
[  niM^  M  rowT  pour  l'intégrale  J,  si  la  dérivée  seconde  FJ..,(a:,  r,//) 


6a^  i:iiAPiiHi-:  wiir.  —  klkmknts  ùd  i;ALf:tL  des  variations. 

reste  /^osiià-e  f*ntu   toute  valeur  finie  de  p  dans  un  certain  do- 
maine entounuiî  (n,. 

Exempie,  —  Suit  F  ^ y^iy'—  r)'.  On  a 


à/ 


4^  a  _  ^y"i  ^  xy  =  '^y'yy  -- 1  )  (  \y' 


tK 


ày 


^  =  l'Ay"^  —  ri^'  ^  a  =  i'i(  J^' —  '"  X  >"  —  '"')» 


/«     elant    c<MJi|iris    entif    o 


t!t  -r  el   m     l'tant    cuiiipiis   entre  —  el   i.  Le- 


courbes  extréma  les  sont  des  tignes  droiies,  el  loule  rourhe  entrènialc 
y  =1  mx  -h  p  a|>jidrlieiit  à  un  cliarup  furjné  |*ai'  les  droites  de  coeflicienl 
angulaire  tn;  la  valeur  correspundaiite  «II'  hi  fonction  uijr^  y)  es! 
w(Xï  y  )  =^  /'ï-  Etant  donnes  deu\  points  A  et  B  du  plan  de>  :ry,  la  ligue 
droite  AB  est  lâ  seule  combe  t^Miemale  jûîgnaiil  ees  dei*x  point*:  celle 
courbe  satisfait  toujours  a  la  eriudiiioii  de  Jaci*bi.  mais  la  ronditioii  *1«? 
Leijeiidre  n'es*  vérifii'e  que  si  le  coefJicienl  angulaire  m  de  la  dioite  AB 
est  inférieur  à  m*  on  supérieur  à  m*. 

Soit  As  le  domaine  défini  plus  haut,  relatif  à  la  courbe  e\lrématr  \B; 
ce  domaine  est  un  cltajup  pour  lequel  un  a  u{.r^y)  ^  «i.  La  fonctiaû 
E(jf,  ^;  itt^  pï  de  Weierstni>s  a  pour  e\preï*sion 

E{3;,y;  m,  p);=^(p^  m)^\p^^^Ap{m  —  n-f-Oi  — iH3w  —  n], 
—  (  /?  —  /w  )'  [  (  /m-  m  —  1  >'  -H  a  m  <  /Il  —  t  j  I  ; 

cette  fonction  est  positive  pour  toute  valeur  linie  de /i,  pourvu  que  m  ^oit 
négatif  ou  supérieur  a  i,  et  dant^  ces  deux  cas  seulement.  Nou^  sommes 
donc  conduits  aux  résultats  suivants  : 

I"    Si   Ton  a  m  <;  o,  ou   //t  ]>  i ,   la  droite  AH  d^oine   un   miniimiii]  fort 


pour  l'iulégrale  J  =    /      j'*(^''— i  )*t/x. 


Il  en  est  encore  de  même  ^\  m  =  i>»  ou  si  m  =  j,  car  la  valeur  de  Tin» 
tégrale  J  le  long  de  la  droite  A 6  e^t  nulle  dans  ces  deux  cas,  tandis  qu'eUf 
est  positive  pour  toute  autre  courbe  de  c!as.^e  (II.  joignant  les  de 
points  A  et  B, 

il"  Si   Ton   a  o  <  //^  <  m\  ou  m"  <  m  <  i,  la  droite  AB  donne  u«  loh" 
niniuia  faible  pour  Tin  tégrale  i. 

T  Enlin*  si  INiit  a  m' -m  S  m",  la  droite  AB  ne  donne  ai  un  minimum 
fort,  ni  un  minimum  faible,  puisfjue  la  condition  de  Legendre  n'est  (m* 
satisfaite. 

Cet  exemple,  du  aussi  à  >L  Boka,  conduit  a  des  remarques  Jnlére*- 
santes.  Ainsi  nous  voyons  que  la  fonction  EiT^y;  m,y' }  esi  positive  p*n*f 
toute  valeur  finie  de  y\  lorsque  m  est  négatif  ou  supérieur  à  i,  quoique 
la  dérivée  seconde  ^y^  —  i'A{y  —  m' )(y'—m''}  ne  soit  pas  positive  poor 


II.   —   METHODE    DE   WEIERSTRASS. 


fïy 


toute  valeur  finie  fie  >''.  La  condition  Fï->  >>  o  n'est  donc  (>a*j  nue  cunililion 
nécessaire  pour  <ju*îl  y  ait  un  minimum  fort  (  n"  453). 

Consiitéion^i  en  particulier  le  cas  où  le  roerficienl  anj^ulairc  de  la  ri  roi  te 

\B  e^t  coinpriîi  entre  zéro  et  un.  On  peut  prouver  ilireclemonl  qu'aucune 

courbe  cle  clas*^e  il)  joignanl   le^f  «leu^   points   \  et   B,  et   située  dans  la 

région  ."Rç,  ne  peut  fournir  un  minimum  fort  pour  Hniêgrale  J.  En  effet, 

il  est  évident  que,  quelle  que  soit  cette  courbe,  la  valeur  correspontlante 

de  rintégraleJ  est  positive*  Lu  limite  inférieure  de  cette  intégrale  est  donc 

positive  ou  nulle.  Or  on  peut  joindre  les  deu"x  points  A  el  B  (  et  cela  d'une 

infinité  de  manières)  par  une  ligne  polyj(**nale  située  tout  entière  dang  il-, 

et  dont  le^  cùiés  sont  alternativement  para  II  êtes  à  la  droite  ^^  —  o  el  à  la 

droite    y  =  .r,    La    valeur   de    Tinté^rale   J,   prise    le   long  de   cette   ligne 

brisée,  c'eet-à-dire  la  «.omme  des  valeurs  de  J  le  long  de  chacun  des  cAtès 

de  celle  lij^ne,  est  évidemment  zéro.  Or  on   peut,   en  procédant    comme 

[plus   baiit  (  n**  4i8|,   remplacer  celte    ligne   brisée   par    une   courbe   ï  de 

classe  (I)  joij^nant  les  deu\  points  A  et  B,  de  telle  façon  que  rîntégrale  Ji^' 

hil  une  valeur  positive  moindre  que  tout  nombre  positif  donné.  La  limite 

rînférienre  de   Tintégrale  J   est  donc  zéro,  et  cette  lin»ile  inférieure  n'est 

latteinle   pour  aucune  courbe   V  de  la  classe  (  1 1  joignant  les  deux  points 

[A  et  B. 

Ceci  nous  conduit  à  élargir  un  peu  l'énoncé  du  problème  qui  a  été  posé 
[au  début  de  ce  Chapitre,  de  façon  à  pouvoir  admettre  des  solutions  plus 
l  gêné  rates  que  celles  qui  ont  été  admises  jusqu'ici.  Nous  dirons  qu'une  fonc- 
rtion  /(t)  est  de  la  classe  { l  f  dans  Tmlervalle  (  j-»,  jfj  )  si  elle  satisfait  aun 
[conditions  sniviintes  :  i^'/ix)  est  continue  pour  Xo^^rl  jti  ;  'i"  fijr)  est 
l  également  continue  dans  Tintervalle  ix»,  -Ti),  sauf  pour  un  nombre  fini  de 
[valeurs  de  t  entre  jt^  et  j^i  ;  'i°  si  c  est  une  valeur  de  ,r  pour  laquelle ^'(jf) 
lest  discontinue,  /'(0-+-0)  el  /'(c — o)  ont  des  valeurs  finies.  L'équation 
zf{x}^  ùùfix)  est  une  fonction  de  classe  (  I  )'  dans  Tint*  rvalle  (  jr^,  xj  ), 
[vérifiant  les  deux  relation» 

[représente   une   cotirbe   T\  qui  est  dite  de  classe  (I/,  joignant  les  deu\ 
{poinis  A  el  B  de  coordonnées  (jtoi/o)  et  (^ïi^'i)!  et  présentant  un  cer- 
tain nombre  de  points  anguleux.  Une  courbe  F'  de  classe  (  I)'  se  compose 
d*après  r ela  d'un  certain  nombre  d*arc5  de  courbes  F  de  la  classe  (I),  qui 
forment  on  trait  continu  sans  se  raccorder  à  leurs  extrémités. 
L'intégrale  i  prise  le  long  de  Y* 


^r--f^i^.y,y)dx 


[est  égale,  par  définition,  à  la  somme  des  intégrales  prises  le  long  de  chacun 
[des  arcs  de  courbe  de  classe  {I  K  dont  se  compose  la  courbe  F. 

tl  est  clair  qu'une  courbe  de  la  classe  [l]  peut  être  considérée  comme 
[un  cas  particulier  d'une  courbe  cle  la  classe  (1)'.  Si  l'on  remplace  la 
telssse  (1  )  par  la  classe  ^[)'dans  l'énoncé  du  problème  qui  fait  Tobjetde  ce 
G.,  il.  40 


626  CIUPITHK    Wni,    —    ÉLÉMENT»    DU    CALCLL   DES    VABÎATIUNg. 

Chapilrf  (  n"4iâ),  le  }jrobIéme  auquel  on  eti  conduil  e*l  évîdeiiinienl  [iliiî. 
génériil  fjUf  celui  qui  a  (•lé  irailé.  Lorsque  la  solution  de  ce  nouveau  fno- 
blénie  est  fournie  par  une  courbe  de  classe  {\)\  admettani  des  ^M>hii« 
an;i;uleu\  entre  A  el  B,  une  LelJe  solution  est  dite  discttniiniÂe,  U  est  clmt 
qu'une  solution  dii^coiilinue  ne  peut  se  ro  m  poser  que  d'iiii  certain  nombre 
d'arcs  de  roiitbes  extréinales.  Il  faut^  en  *>uire,  qu'au \  points  anguleui^  Je 
nouvelles  eunJiiionsi  supplt'meni aires  'soient  vérifiées*  D:ins  l'exemple  Iraii'?» 
lor'^que  le  coefficient  angulaire  de  la  droite  AB  est  compris  entre  iéro  et 
un,  nous  pouvons  dire  que  le  problème  admet  une  infinité  de  solution* 
discontinues. 

155,  Cas  des  extrémités  variables,  —  Nous  Lraiterons  encore  le 
cas  où  les  deux  points  A  et  B,  au  lieti  d'être  deux  points  fiites 
donnés  »  sont  assujeltis  seult^ment  à  rester  sur  deux  courbes 
données. 

Su|)|)osons  d'abord  que  le  |>oinl  A  est  lixe,  tandis  i|ue  le  point  B 
est  UD  point  inconnu  d'une  courbe  (.],  sitiu'^e  diuis  la  région  M.  Il 
s'agit  de  trouver  une  courbe  de  classe  (I)  joiûrnant  le  point  Ad 
un  point  inconnu  B  de  la  courbe  (^,  telle  que  la  %al<Hjr  de  l'ioK'î- 

grnle    /     F(jr,  y,  y)fix  soit  moindre  qnr  la  valeur  de  la  même 

intégrale  le  lonj^^  de  toute  autre  courbe  voisine  joignant  le  point  A 
à  un  point  B' de  C.  Supposons  que  l'arc  \B{/ig,  çp  )  satisfasses 


Fig.  tp. 


cette  condition  ;  il  est  clair  d'abord  que  cette  courbe  AB  doit  élr? 
une  eour(>e  extrémalç,  puiî^quVn  pârtîrulîer  on  peut  supposer  (|U< 
le  point  B'  coïncide  avec  le  poiai  B.  Il  faut  en  outre  que  cel  arctjf 
satisfasse  aux  conditions  qui    uni   été  reconnues  nécessaires  poar 


ft,    —    MKTIIO^K    DE    WEIERSTR\«?S.  ©5^ 

assurer  le  iiiinimurn,  en  |iar<  ion  lier  aux  conditicms  de  Le^^^endre 
el  d«  Jacol>i.  Lcirsqu^il  eu  esi  aitisi,  les  cnuj'bes  extréniiiles  issues 
de  A  et  voisine^  de  A  d  é  terrai  ne  nt  un  champ  eutoiiranl  l'arc  BA 
dVxlrénicile,  b  élanl  un  point  de  l'arc  AB  ansst  voisin  *|u'on  le 
veut  de  A  (  n"  toi),  Soierjl  (j^^i  J^-i)  '^*  coordonnées  du  poinl  B» 
el  >oil  y  =  ^(x)  l'ëquaLioo  de  la  courbe  C.  Une  e\tréraale  issue 
de  A,  inliuiment  voisine  de  AB,  reni-ontre  la  courbe  C  en  un 
poinl  B'  de  coordonnées  [x^-hA,  '^..r^-j-A)]  qui  lend  vers  B 
lorsque  A  lend  vers  zéro.  Nous  désigueroos  par  SfjCa-h  A)  la  va- 
leur de  rinlégrale  J  prise  le  long;  de  Tare  dVxlrémale  AB'.  Pour 
que  Tare  d'exlréniale  AB  donne  un  ininitnurji  pour  Tinté^rale  J, 
il  faut  évideniinent  *pie  la  touctiou  S^^x^H- A  )  de  h  soîl  mijïimum 
ponr  k  =^  o. 

Soient  b  el  b'  deux  points  infini menl  voisins  du  point  A  pris 
sur  AB  et  AB'  respectivement.  La  ri^giou  limitée  par  Je  con- 
tour £rBB7/  est  un  champ  pour  les  extréuiales  rs^ue^  du  poinl  A, 
t-l  pai'  suite  riiitéjj;rale  curvilij^ne  de  M.  Hilberl 

/  [  F(  ;r,  j,  H  j  —  «  F^  O,  y,  u  }  ]  ttr  h-  F«( x,  y,  u  I  dy, 
*■' 

prise    le  Ic^ng  du  contour  total    bHB^b^b,   est   nulle.    Lorsque  les 

poiJiis  b,  b*  >e  rap[)roelient  indéliuimi^ut  â%\   point  A,  Tintégrale 

le   Ion;;  de  bb'  tend   \^vs  zéro,   Tiuréj^rale  le   loujj;   de  6B  y   pour 

lijuitf-  S  (.ru),  r  intégrale  le  long  de  ^^B'  a  pour  limite  S^-raH- A), 

el  it  vient 

*  ^i 

y  ei y  devaiit  être  remplacés  par  t5(x)  el  *f\^)  sous  le  signe  d'jn- 
légralion.  On  déduit  de  cette  formule  la  valeur  suivante  de  la 
dérivée  S^(j:*a-h  A)  pour  A  =  m, 

S'(jr,)  =  FCxi,^„  Ki)-^(j^i— "î)Pi(^ît7tt  1*1  ), 

en  ivos-Aui  y^^—^Ur.^,  y,,  =  r^\x.i).  n.=  u{x^i^  y.)\  y\,  est  le 
coeffieienl  angulaire  de  la  tangente  à  la  coiirbe  C  ati  point  B,  et  u^ 
le  coeflicieul  angulaire  de  la  tangente  a  la  courlie  extrémale  AB  en 
ce  même  puiut  B.  Pour  <juê  Tare  AB  donn*^  un  minimum  pcnir 
rinlégrale  J,  il  faut  donc  que  Ton  ail,  entre  les  coeflicients  atïgu- 
laires  des  tangeutcs  aux  deux  courbes  au  point  B^  la  relation 


M 


6a8  CHAPITRE    WllU    —   ÉLÉMENTS    DLi    CALCUL    DBS    VARIATIONS. 

Si  cette  coodilion  esl  «*atistaile,  nous  dirons  pnur  abréger 
l'arc  AB  coupe  trans^^ersalemenf  la  coorbe  C  au  jioinl  B. 

Soit  y==y(jr,  a)  réqijylion  £;éiiërale  des  ccHirbes  exlremalrs" 
issues  du  point  A,  a  désignant  un  parauirtre  arbitraire.  On  détei 
minera  ce  paramètre  en  écrivant  que  la  courbe  exlr«*niale  <'.0U| 
transversalement  la  courbe  C  au  point  de  rencontre-  Si  Ton  a 
déterminé  un  arc  AB  de  i  ourbc  eitrémale  salisfaisanl  à  cette  coq* 
ditiûîi,  il  iaudi'a  d'abord,  pour  qu'elle  rép<Hidc  à  la  fiueslioiij 
tju'elle  rende  uiiuioiiHii  Tintét^rale  J,  parmi  toutes  le^  cnurbes 
joignant  les  dt  u%  puinls  A  et  B,  el  en  outre  que  la  dérivée  seconde 
de  lu  fonction  S(jr2+  à)  soi*  positive  ou  nulle  pour  h  :=  u.  Sujh 
posons  par  exemple  F  =  y/i  H- r'-;  les  extréruales  sont  des  li^'ne^ 
droites,  et  la  condition  (32)  se  rédiril  ici  a  i-|-y^ii,  =  u.  La 
droite  AB  doit  dor»e  être  normab*  à  bi  coni'be  C  au  poinl  B>  Pour 
que  cette  dnule  AB  douite  uu  juinimum  de  la  distance  du  point  A 
à  un  point  âv  la  courbe  (Z,  il  faut  en  outre  que  le  cercle  décrit  iln 
point  A  pour  centre  avec  AB  pour  rayon  laisse  la  courbe  Cà  Teité- 
rieur  dans  le  voisinage  du  poinl  B,  et  par  suite  que  les  deux  points 
A  el  B  soient  du  même  côlé  par  rapport  au  ceirlre  de  courbure  de 
C  au  point  B. 

Lorsque  les  deux  points  A  et  B  siml  assujettis  a  rester  sur  deux 
courbes  données  (Jl,   et  C^i   la  courbe   AB  doit  élre    une   eourlie     j 
eittrémale  coupant  transversalement  la  courbe  C,  au  point  A  ci 
la  courbe  C^  au  point  B.  On  a  ainsi  deux  çiuulitions  pour  dëlei- 
niiner  les  deux  parauirlres  dont  dépend  la  courbe  extréinale. 

in6.  Extension  aux  intégrales  doubles-  —  Soit  FCj-,  y,  ^.  p,  ^)uoe 
funcLJan    des  cinq   va  natales  iiidèpeiiitanies  J?,  >*,  *,  pj  (j  continue  iiosi 
que  9e.%  dérivée»  partielles  jusqu'à  celles  du  troisième  ordre.  lor54|ue  le 
point  {T^  yy  z)  reste  dans  une  région  ^^fl  de  Te^iiace,  el  pour  toui  sy^èm* 
do  valeurs  finies  de  p  et  de  q.  Considérons  une  courbe  fermt*e  \\  *ii«ée 
dans  A.,  donl  la  projeetion  sur  le  plan  des  xy  est  une  courbe   fermée  *aft* 
poinl  double  C.  Soïl  z  —/{J^^y     Téquaiion  d'une  surface  5  Mïuéc  dios 
la  région  A;  pour  que  cette  surface  S  passe  par  la  courbe  F,  il  faut  ft  il 
îiufru  que  la  ronclion /(  j:*,  j^)  soit  as^s^ujeltie  à  prendre  uire  si»rcc>sîoil  < 
valeurfi  donnée**,  lorsque  te  point  (r,  >)  décrit  la  courbe  C.  Si  en  oeil 
celte  fonction  esi  eonlinue.  ainî^i  que  ses  dérivées  partielles  du  pn^mi^ 
ordre,  lorsque  le  point  (^,y)  décrit  la  région  A  du  plan  des  ry^  iïwAxi 
parla  courbe  C,  et  sur  cette  courbe  elle-même,  nous  dirons  que  In  feu 
tion/(^, /),  el  la  surface  S^  sont  de  Ih  classe  (I)  dans  A.  BemplA 


Il,    —    MKTHUllE    Div    VVFJHRSTRASS. 


I>a9 


ré-itiltrti  est  iint*  fonction  continue  ilans  A,  et  Tinlé^iriile  doulile 


{33) 


J  —   /    /    F(t,  y,  z,  p,  q)  dx  dy 


H  une  vîileur  finie  pour  toute  surfar**  S  tie  classe  (  ï  ».  Un  peut  se  proposer 
ponr  cette  intégrale  double  un  problème  absotnirient.  nnalogue  à  celui  que 
nous  avons  étudié  pour  les  courbes^  en  cherchant  si,  parmi  les  surfaces  S 
de  classe  (J  j,  passant  par  la  courbe  T,  el  située>  dwn>  A,  W  en  existe  une 
pour  laquelle  Tiniégrale  f  33  )  a  une  valeur  plus  pclitr  ijue  pour  toute  autre 
surface  satisfaisant  aux  mentes  conditions. 

Désij^'nons  d*une  manière  générale  par  r^tj'»^)  une  fonction  de  classe  (ï) 
dans  A,  et  s*arinuiaut  tout  ïe  long  de  la  courbe  C.  Si  5  —fi'jt^  y)  est 
réquation  d'une  surface  de  classe  (I)  passant  par  F,  l'équation 

^  ^fi^yy^-^^-Tii^jy) 

est  l'équation  tWw  faj>rcau  d*^  surfaces  passant  pEir  P,  et  la  fonction 
(%l)  U^)  -  f   I    y[r.y,  fi  ^,  Y  )  ■+-  aTj  (  jp,  y),  /^  -h  ar^.  /;  H-  it^;  |  fix  dy 

du  paramétre  ot  doit  être  rniuirna  (*our  a  =  o,  quelle  que  soit  la  forme  rie 
la  fonction  iTjCJ',  j^).  Il  faut  donc  que  la  première  variation  oj  soit  nulle. 
La  formule  habituelle  de  tlifféren  lia  lion  *ous  le  signe  intégral,  qui  s'étend 
sans  difficullc  riux  intégrales  doubles,  donne 

(35)  ^^J-^^/    /^[^V(^,J^')^-r,:,^-Tî,J./,r<K, 

-»,/>,  ^  devant  être  remplacées  par /(jr.  ^), /^,  y^'  respectivement  après 
la  différentiation.  Supposons  que  ta  fnnctîrïn /(  r,^)  arlmette  des  dérivées 
paitielles  du  i*ec(md  ordre,  continues  à  1  in  te  rieur  de  C;  la  formule  de 
Grcen  nous  donne  alors  {  I,  n"  125) 

et  puisque'  la  fonction  ipi(^,  ^)  est  nulle  tout  le  lon^j  de  C,  i»n  peut  rem- 
placer  rînlégrale  double  de  r^'j.  -r—  par  Tîntéi^rale  double  du  produit 

chanifée  de  si^^ne.  En  opérant  de  même  avec  la  dernière  intégrale  doubU'  de 
bi   formule  (3i>K    on    voit   que  Ton    a  encore 


6^ 


nupiTRE  Wil 


KLEMHNTS    fH    r\LrrL    UKS    V  \RUTI()\S. 


r'*mr  que  0.1  *'ûtt  nul,  |>otir  iciules  le«^  fi»rnitî5  possibles  de  II  foiic- 
ilitn  Tj  (  j%  K  ),  il  faut  cl  il  suflh  que  le  çoenicienl  de  ri{x,y)  sous  la  signe 
inlétjial  Miii  nul.  En  elTei,  supposons  par  exemple  i-e  coeflicient  positif 
diin^  le  voisinage  d'un  point  irt,  b)  (iilérieur  au  caiitciur  C;  soit  p  un 
nombre  positif  ïissex  peiii  puur  que  le  cerele  C^  de  rayon  p,  décrit  du 
point  (a,  h)  camnu*.  centre,  *i>it  ^  rintêrieur  de  G,  et  que  le  coefficifiil 
de  i^(.r,  j^)  soit  lui-même  positif  à  l'intérieur  de  Ca.  Si  l'on  prend 
pour  T^(x.  y)  ta   fonction   di^finie   de  la   manière   suivante   :    i"  t^  =  o,  à 


rexii' 


de  C 


P» 


I  intérieur  de  C#i 


r^ix,  y)  —  [(  J-  — rt)«— I  K  —  ^  '-—  ?M* 


il  e?t  évident  que  ^J  sera  positif.  Pour  que  la  fond  ion /(jr,  v  )  donne  ui 
niinimnm  de  riniêgrale  J,  il  faul  donc  que  celle  fonction  /'<x,  j^)  soil  une 
intégrale  de  réquaiion  au\  dérivées  [ïarliellf*'^  du  s^ronil  oidre 


le       I 


(37) 


analogue  à  l'équation  d*Euler  (5  ). 

On  e$l  ainsi  conduit  à  rechercher  si  celte  équation  (37  r  admet  uncinié- 
grale.  prenant  une  suite  de  valeurs  donnée??  le  loog  d'un  contour  fermé  G, 
continue  et  admettant  des  dérivées  partielles  du  premier  et  du  deu\iétti<î 
ordre  continues  dans  la  région  du  plan  limitée  parC*  C'est  là  un  problème 
de  nature  tout  â  fait  diiïercnte  du  problème  de  Cauchy  { n"  440  },  et  qui  ï\f 
peut  être  traité  que  (tardes  méthodes  en  dehors  du  cadre  de  cet  Ouvrage. 

Exemptes.  —  i"  Soit  F  —  p^  ^  q^.  I /équation  iiu\  dérivées  partielles (I7) 
est  identique  à  réqiirïiinn  de  Laphjce 


(  3h  ) 


ôy^ 


=  o; 


4 


on  est  ainsi  conduit  au  célèbre  problème  de  Dirichiet,  qui  consiste  à 
déterminer  une  intégrale  de  l'équation  de  La  pi  ace,  continue  ainsi  que  i« 
dérivées  partielles  à  rintéricur  d*un  contour  fermé  C^  et  prenant  une  suite 
de  valeurs  donnée  le  hin^  de  ce  contour.  SorL^(.r.  y)  une  soUiiiou  de  ce 
problème:  la  fonction  z  =fi,T^  y)  donne  bien  no  minimum  de  I  intt-gralc 

iléfinie  /  /  (/>*-»- ^ M f/xî/r;  en  elfet ,  K^fx,  ^)  désignant  une  fonetioo 
qui  «^'annule  tout  le  long  de  C,  l'on  a 

/  /    [  i  fx  ^  <r  )*  ^  (  /;  H-  T,V  )*  )  Jx  Uy 

=  f  f  \(fx  )'  -^  <  />  }^  I  ^^  <iy  ^  ^  (  f    if'x^x  -^/rTi',  \ttr  dy 
-^jj    {irU)^^{riyf\dxdy. 


e\kh*;h:ks. 


63 1 


La  foncLioTi /(.r,  K)  étant  utu*  <nlutioii  de  Féquiiticiii  de  Lafdiire.  rimé- 


grale  double 


JT 


i/x^'x'^/r'^'y)^'^  ^J^   ^^^  iiuliL%    |Mnirvu    ijue    la    fonc- 


tion r^i:r^  y)  soit  nulle  tout  le  long  de  C,  diaprés  le  calcul  fait  tout  à 
rheure  La  nouvelle  intégrale  double  est  donc  plus  grande  que  la  preniîêreT 
à  moins  que  Ton  n'ait  à  la  fois  tj  r  =  o,  r/y^^  o^  ce  qui  exi^e  que  la  fonc- 
tion TiiJ%y)  soit  nulle.  Le  calcul  prouve  au«i?i  que  le  problème  de  Diri- 
clilel  ne  peut  admettre  plus  d'une  »^olution» 

RieniHiin  ilémonlrait  précisément  Te^islence  d'une  solution  du  pnddéme 
de  Diïicblet,  en  admettant  comme  évident  qu*il  evistaii  une  fonction 
satisfaisant   au\   conditions    aux    limites,   et   rendant    n^inima   Fintégrale 

double    /   I  { p'^'^  q^)dxdy. 

On  a  fait  remarquer  plus  liaui  pourquoi  ce  raisonnement  est  insuf- 
fisant (  n"  44iK  Dans  des  travaux  récente»  M,  Hilbert  a  uionlré  qu'on 
pouvait  compléter  la  méthode  de  Riemann,  de  façon  à  rendre  sa  démons- 
lin  lion  entière ui eut  ri^ouienst;. 

'i**  La  reclieicbe  de  b  surfaee  d'aire  mini  ma,  paà-^ant  par  un  contour 
donné,  conduit  à  citer  eher  le  minimum  de  l'intégrale  ilonble 


// 


l/i-h/î^H-  q^dT  dy. 


L'équation  aux  dérivées  partielles  correspondante  est 

d   i  p  \         d  /  g  \_ 

ou,  en  développant, 

(39)  r(i  H-  ç*)H-  (\\  -H/ï*) —  ipqs  =  o. 

Cette  équation  evprime  que  la  somme  des  rayons  de  courbure  principaux 
est  nulle.  Le*«  surfaces  intégrales  sonl  les  surfaces  à  courbure  movenne 
nnlle,  ou  surfaces  mini  ma. 


EXERCICES. 

1.   Déterminer  les  courbes  qui  rendent  mini  ai  u  m  l'intégrale 

J  =   j       ¥{x,y,y)dx, 
la  fonction  F  avant  Tune  des  formes  suivantes 


F  =  ^j^(i-y^j 


V 


/ ^-=^ .         F  =  (  je:  -  :r,)«  /TT/*, 


F  =  (a-'^j'*)Vï-ry'\ 


632  EXERCICKS. 

2*.  L'équalion  d'Euler  admet  le  multiplicateur  t-?^»  lorsque  F  est  indé- 
pendant de  X  (JAdoBi). 

3'.  Étant  donnée  une  équation  différentielle  du  second  ordre 

(E)  y=0(x,y,y), 

il  existe  une  infinité  de  problèmes  du  calcul  des  variations  qui  conduisent 
à  cette  équation.  On  obtient  toutes  les  formes  correspondantes  de  la 
fonction  F(a:,  ^,  ^')  par  des  quadratures,  si  l'on  a  intégré  Téquation  (E). 

[Darboux,  Théorie  des  sur/aces,  t.  lïl,  n"'  604-605.] 

Remarque,  —  On  remarque  que  la  fonction  F(ar,  ^,  ^')  doit  satisfaire 
à  Téquation  aux  dérivées  partielles 

^  d« F  ,    d^F  d^F         dF 

dy^  àyoy        àx  ày        ôy 

d'où  l'on  déduit  une  équation  linéaire  du  premier  ordre, 

(^M  ,  dM       ^  (^M       „  dG 

ox  oy  oy  ôy 

à^F 
pour  déterminer   M=   y- r;;  cette   dernière   équation   s'intègre   par  une 

quadrature,  si  l'on  a  intégré  l'équation  (E). 

4*.  Déduire  de  l'exercice  précédent  que  l'on  obtient  tous  les  problèmes 
du  calcul  des  variations  pour  lesquels  les  extrémales  sont  des  lignes 
droites,  en  prenant  pour  F  la  fonction  suivante 

P=     /      iy—t)^^t.y^xt)dt^y—-^—y 

^  étant  une  fonction  arbitraire  de  x  et  de  y.  et  4>  une  fonction  arbitraire 
de  i  et  de^  —  xi. 


FIN    Dl    TOME    II. 


—  GBfîKHALm  »,  —  Ponctions  monoq  t':NEs ,  *  *  * *  ♦ .  i 

25y.  Défini  lion  s i 

260.  Konctions  rxHitiniie»  d*une  viiriablc  complexe 5 

2bl.  Fonctions  niunuyène:^.. 6 

2BÎ*  Ft>nctioii?^  bulonimphcs» , . . .    .  lo 

253.  FonclioMs  rathaifielte^. *. ii 

26i,   Fmdt"  de  <|iiclqiifs  ff^iciion-?.  irraltonnelle^ i3 

265.  Kùnelioris  iitiifuniK-s  el  mu Iti formes.. i^ 

—  Séries  fntùireb  a  termes  imaqihairk!^.  —  TiiANifCENDANTKs  elemen- 

TAtREH  ,  .  .  . . .  .    , 19 

266.  Cercle  de  convergence ,...,..., ti\ 

267.  Séries  de  séries aa 

268.  Lai  fonction  exponenlielle a3 

259.   Fooctions  circulaire*.. ...,...,, .,    ..  a6 

270.  Logarithmes ,  , i-j 

271.  Fonctions  inverse*»  :  arc  sin  ;,  arc  tang  « ..,,,.. ,..,  3o 

272.  Appticîilion  iiu  Ccilrul   intégral 3l 

273*  Décomposition  en  élénjenls  simple*  d'un*!  fnnrUrm  rationnelle 

de  si  n  z  et  de  co^  z ......  3â 

271.  Dévi^loopement  de  Log(i-+-  s) 3ë 

275.  Extension  de  la  formule  du  binôme ,  ♦ .  ^o 

,  —  Notions  sur  la  bkphhsextation  conforme 43 

276.  Imerpréiation  géométrique  de  fa  dérivée. ^3 

277*  llecheielie  généra  te  d*'s  transforfualians  conformes 

278.  KeprèsenUaiflui  ronforme  d'un  plaji  sur  un  plan 5o 

279.  Théorème  de  KieniiÉnn Si 

280-  Caries  géograpliH|ueT* 54 

28 1 .  Courbes  isothermes , . , 56 

—  PROmJlTS  INKINJa . 5iJ 

*?82.   Dériniiions  et  sénéiiilttés -  58 

283.  Prod u i ts  il bsoî n nient  cou vergen U ....... 60 

284.  Produits  uniformémenl  convergents ♦...,.♦ 63 

285.  Produits  inli  ni*,  réel* ..,. 64 

28t>.   Développeiuenl  en  série  entière  d'un  produit  infini 68 

Exercices - , 70 


634 


TVB1  K     tH-:^     MATIEftKS. 


CHAFITKE  \IV. 


ii^««* 


L    —   INTEGHALK8   IJRFISIKH   l"l|[SK8    KVTRK    IIKS    LLMiTKî*   iH^aiMAltlKS *,.        ^ 

287.   L>i?fiiiiij*>n'<i  el  iÇi-*n.t'TaliLé*i   «,»,,.. *..*..    .,,...*.,     <& 

*288.  CliHo^emciils  de  v^iriables * 

lÈiK  Formuler  àf  Weicrsira^s  et  de  M,  Darbouk  - 

"IW.  liiiègiale*^  le  long  d'un  cnnloiir  ffrinê. ,      Si 

*2Î*U  EMension  (Icîï  fnrmute*  du  ciijcol  îiiléfçrat ^ 

*29'2»  Autre  déinunslratinii  dc^  ré!»ult«il$  précédents* ,,. . 

II.  —  Ihsthuhalk  dk  Cauchy.    —  Skimes   ok  Taylou  et   de   Laubiêwt.   — 

PoiîiTi^  Sl?fGt"lJKR!*.   —  IlEStOUS 91 

Î93*  Formule  fonda rncnti» le  . 

294-  Série  de  TiivU*r 

^295.  Tliéorènif  de  Liduvîtk. 
^%.  Série  de  Laurent 

297.  Séries  diverses, .,.,,,. 

298.  Série  de  forirtioiis  hoUniiorpbes ...,,*..,*...,     té 

299.  Pôles.  J'onctïtiii'^  mérunni'rpljeïi  .  -  .,.,.. ,     vr^ 

30(K  Points  singuliers  essentiels ,.     m 

301.  Résidus. ..*..«.^.4 u<- 

UI.   —   AtM'lJCATIOSS   DES  THHOMKMKH  OENKIIAUX itS 

302,  Hemiirqurs  di verses 1  j5 

^303.  Calcul  d'jntéjSTiiles  définies  élémentnin^s .....*  ,-îît^ 

^01.  luténrales  défîmes  diverses ,  ^*1?"^"| 

3\)h.  Caicni  dt:  r i  p }  V  (i  -  p  ) _, rn 

3f>fi.  Apphcatioti  an\  fuiictJtin«<»  rnéroiuurplies  , , *..,.,.,....     tîS 

'MYi^  Appliratiou  à  la  théorie  def*.  étjuatiuns.  --    ,. 

308.  Forinuie  île  \f .  Jensen  .....      ......      . _-_ 

309.  Formule  île  Lagrao^e    ...................        ........    

310.  Étude  d'une  fonction  pour  leâ  valeurs  infintuient  grandes  de  11 

rariable*... 

IV.  —  Périodes  des  intégrales  dkpitjirs ....-,,* 

311.  Périodes  po  I  a  i  r es. . . 

312.  Étude  de  I  mtei;rale 


./* 


313.  Périodes  des  intégrales  nltra-eltipiiques ,. 

314.  Périodes  de  rintêgrale  elUplit|ue  de  première  espéct:. 
Exercice* . « . . . 


CHAlMTiiE  \V. 

FUNCTïONS     tMFiJMMKS. 


1.  —  Facteurs  primaires  ok  Weikrstraîjs,  —  Tukorbmk  dh  MiTTA&-LErrL£ii. 

3 lu.  Expression  d*uue  fonction   enliêrc  par  mu  produit  de  factrurs 

primaires. 


TAWI.K    DES    M4TT£ilKS. 


635 


paie», 

316.  Genre  d'tine  fonchtm  t^ninTC i6i 

I               3t7.  Fonolioûs  uniformes  Jïvec  nn  nombre  tini  âe  pn\nH  sini^uliers.  i6i 

318.  P**ni"tions  uniformes  avec  une  inllnilé  de  points  singuliers....  ï63 

3I1K  Théorème  de  Mitlt*|>-LefQer.. \6\ 

3*20,   Ëtufle  de  ijuelque^  ciis  perlîculier^ , i66 

3ÎL  Vléthode  de  Caurhy .  .  . , i^ 

3*2*2.  Développement  de  cot jî  et  de  siii M 17a 

II.    -^  FoSCTIOÎfa  ÛOtfBLEMlîNT   PERIODIQUES,   —   FOKCTlONa  ELLIPTIQUES 1 76 

3?3.  ponctions  périodiques.   Développements  en  séries. 17^?» 

3*24.  l(Tipo:i«sibilîLé  d'une  foiiclioii  oiitri»rme  à  trois  périotles 179 

325,   Fonctions  doid>lemeiH  péi  Midiques i8i 

3*26,   Fonctions  elliptiques.  Propriétés  fçéii étales j83 

32T.  La  fonction  pu  .,, .. , , .  « , 187 

3*28.  Relation  algébrique  entre  pu  ei  p' u , 191 

32y.  Li*  foïictiuri  ;« 193 

33!0.  Lii  foiietioii  ru 19(6 

331.  Kxpressions  ^érièraJes  des  fonctions  elliptiques 198 

33'2.  Formules  d'addition .,.,...... 201 

333.  Intégriilion  des  fonctions  elliptiques. 3o3 

334.  La  fonction  ft ,  307 

ÎIL    —    iN'VKÏtslO^.    —   CoUllBKEi  £»t]    PHKMIKfl    a^'MlK... SOg 

335.  Relations  entre  les  péri<*des  et  le*  invarianU aoy 

L              336.  La  f<mi'tinpi  inverse  île  riiité;g;r:ile  elliptique  de  première  espèce.  Jii 

I             337.  Nouvelle  iléfinition  de  pu  iiu  moyen  des  in  variante 320 

I             338.    Xpplication  aux  cubique-i  planes.. ,   ,....,. 223 

^^^       33y.  Formules  générales  d  inversion ij-j 

^^H      310,  Ciïurbes  du  premier  ^enre ...^ 33i 

^^B      Exercices .  ..........  a34 

^^  CHAPITRE  XVI. 

■  LE    PHfïlJiMiKJIË^ir    ANALYIKjLe. 

L   —   DePINITIÛN   d'une  rOVCTION   ANALYTtliUK  PAW   US   DE  SES   FLKMBNT8. .  .  .  .. .  337 

3U.  Première  idée  du  prolongement  analytique ^37 

34'2.  Nouvelle  délinition  des  fonctions  analytiques 34** 

.343.  Points  singuliers 347 

344.  Problème  général. 349 

—    lisPACtH    LAi:LÎ^UHES.    —   CoiTPUKKS.. ....  sSl 

345.  Lij;nc-<  smguliéres.  l^^^paees  liieunaircs. 35l 

346.  Exemples , , aSS 

3i7.  Siaf(ularilé§  des  expressions  iinalytiques., .......  3S8 

348.  Formu le  de  M .  Itctni  1  te 35^ 

Exercices 3#î« 


616 


TABLK:      des      UATIEMBS. 


CIUPITHE  WIL 


I.    —    PnOPHIfTEfi    OENERALRS , 

349.   Définition* 

35(K  Cercles  de  convergence  ii^sociés 

Toi.   Intégrales  double» ^^â. ..». 

35*2-  Eslensioii  des  théorêines  de  Caunhy*. tjê 

353,  Fonctions  rcprescnlées  par  de*  inlégrales  définies 17Î 

354,  Application  à  la  fonction  P. ..* .*.  J^ 

355,  Prolongement  analytique  d'une  fonction  de  deux  variibles....  37I 

IL    —    FuNGTIONS   IMrLICITES.    —    FoNCTJON^   ALGKBRIQCEâ tH 

356,  Théorème  de  Weicrstrass sSû 

357,  Points  cniiques »I*S 

35s.  Fonciiun»  algébriques. ii^ 

359.  Intcgraleà  abélienf»cs 19I 

360.  Théort'nje  d'Abel .  19$ 

3^31.   Appliciition  unxi  intégralrâ  ullra-etliptique^. * sgl^ 

36'^.  K;Lten«ion  ^e  1.4  formule  de  La  g^range.. <......  3«>l 

Exercices. ...... , «,..«.»«* 3o5 


fJIAPFTRK  WIIL 

ÉQUATIONS    UlFFÊRENrïKLLKS.    —    HÈTHOlïKS    fiLËMIiïVTAinES    D'l?(TÊ6RATtO^ 


L   —    FORMATt«?f  lïES    EQUATIONS  DlFPÉMKMltLLKa 

363.  Élimination  des  ci»n.4Untc»  ..... 

IL   —    ÉqIUTLûSs   BL'   Y\\  KMIKil   OHDflK 

364.  Sépardtfon  de»»  variables. 

365.  Équditions  homog^'iiCâ 

366.  LquatioiiM   linéaire^* 

367.  Êquaiioii  de  Btriiiiulli. . . . . ^„. 

36K.  Équation  de  .lartibi * 

369.  Étiuation  de  Hiccali 

Application.. 

370.  Équaiion?*  non  résolues  par  rapport  à  v*. 

371.  Équation  de  L^agrao^e ,..,,. 

372.  Équaliou  de  Clairaul.. 

-•    373.  IiUègralion  des  équation!»  F(a7,  ^'')  =  o,  F{^,  ^')=o. 

374.  Facteur  intégrant. 

375.  Application  à  la  représentation  conforme.... 

376.  Équation  d'Eu  1er 

377.  Méthode  déduite  du  théorème  d  Abel 

378.  Applii^ations  . . , 


TAHLK    llKs!    5IATIÈRHS.  6^7 

IlL  —  Équations  D*i>nDnE  snpKiiiKUR* * 3^9 

d"y 

379.  Irilrgration  île  réqiialii*ri  —f^  =^  fi^) 339 

380.  Cas  divers  d^ubdisseuieiit .  * 34î 

3>t1 .   ApplicctiJc^ns ; 344 

Exercices 34? 


Clf AJMTHE   \I\. 

thêorCîues  d'kxi&tbncs. 

1.  —  Calcul  des  hmitês 35o 

382.  Géfiératités 35o 

363*  Exhtcnce  des  intégrale*^  d*un  sysiéme  d*ê(|uatioas  difTèrentiches.  35o 

384.  Systèmes  dViquatiuns  linéairef* . . 356 

3H5.    É<{uatîoii^  aux  dilTtTcntktles  lu4alcs 357 

H86.  A|)filiraliufi  du   calcul  des  Jin»it*?s  aux  équations  aux  dérivées 

jMrtielIcs.  -  - .. 36o 

387.  Iiitc^iale  générale  d'un  système  d'équations  difTérentielles .  ...  354 

JI.    —    MKTKODIi    UKS    APPROXIMATIONS   StlCCKtiSlVEtJ.  —    METltODt    I>K    CAfCHY- 

LiPsnriT^ , 369 

388.  Approximations  successive! , 369 

38U.  Cus  def^  équations  linéaires ...,. S^a 

3îWK   Ev tension  iiux  foitciions  anutyliques. ............*...  3'^4 

3yi-   Métbode  de  Caurliy-Lipsrhiiz. ,,,,.»..,..    .  3*^6 

lil,  —  lNTï•ùIiAL^:^  tBi.^ïiiHKs.  —  Multiï^licatel^R 384 

'Mi'l .   I n légra les  pre m ière-- 384 

3B3»  Muluplitdieur iya 

IV.  —  Tra7«sfommati(j:vs  inpinitesixalkb 395 

39 i.  Groupes  il  un  paramétre. . . , 39S 

395-  Applicaiion  iiux  é'.|uaLiun§  ilifTérentielles    * 399 

^^.iê.  TraiisruniiaUuds  inlinilési maies. 4<ii 

Exercices 4<^ 


CHAPITRE  \\. 

EQUATIONS    L>lifFÊH£nTlELLES    LIMÊAIRES. 


PROPHIETKB  n^NEUALkS,   —  SYsiTKMlia  FONDAMENTAUX.. .  _      4*1 

397.  Points  sitii^uliers  d'une  équalioti  difTércntielle  linéaire 4" 

398.  Syàteiiics  fijudauicntaux 4*3 


6S8 


TABLE    UËS    >1ATJeill£S. 


39U*  Équation*^  linéaires  qiielct»ni|ues  ..... .    .., *^.^ 4it9 

4fMJ.  Abais^eiiieni  île  Tordre  d'une  ét^uation  linéaire .....*»..  ^îï 

4(M.  Aiialo^icî»  avec  les  équations  algébriques 4^ 

402.   Ei]uaLi*.*n  adjoiule    ... ,,,  \f$ 

ÎI.   —   ÉtUDK  lïE  QltLQUKS  EQUATfONS  PAUTinULIKRES * ^^Q 

MVà.  Kijualiolis  à  coefficicnls  cunstants ifln 

4U4,  MctIitHk-  dû  d'\it;iiilM?rt _ V^T 

405.   Kqûiitions  linéaire»  d'Eu  1er . 4II 

4lMi.  Équation  de  Laplace , 

m.    —    iNTKOhALKS    RKOUI.IKHKS 454 

407.  Permutation  des  intégrales  dutour  d  un  point  crtlique 44^ 

Kl8.  Kx  iiaien  d  u  ca  s  ^én  éral 44* 

10î>.  TU.oi t" me  de  Sï ,  Fucbs. .,......,,...-  {5o 

ilO.  Équatiuri  de  Gauss .    4^ 

4  ï  l .  Ëq  uatiif n  de  Bessel , ,  4& 

41'2.  Équâti^ms  de  M.  E.  Picard 

H'.   —   SYSTKMKS   UKQDATfONS    LIXEAtHES j^l" 

\V,i.  Pii>priêtés  générales J6î 

414.  Systèmes  linéaires  à  coeflidenls  constants.. .., .. j66 

415.  Equatiao  de  Jacftbi. , ,....,»..  ^T* 

Exercices .......  4li 


CHAPITRE  \XI. 

ÉQUATIONS    l>IFPr.RK.'<«riKUES    NON    LIPrftAltCS. 


I.  —  VaLEUBS  initiai. Ks  E>ingPTtO?<NKLt.Ka 4| 

41ti.  Cas  où  le  eoeOirieûl  dilTt^rentiel  devient  infini .,  477' 

417.  Cai  tiû  le  coefficient  dilTCientiel  est  indéterminé, ....,,..,,,..  4«:é 

IL   —  ËTÛDK  DE  QL'ELQL'ES  KQUATJONS'   Dlf   fnK^tKR  OHDRK 4^7 

419.  Points  singuliers  des  intégrales . ,......,.  4^; 

420.  Fonctions  définie*  par  une  équation  différentielle  y*  —H(x,y)^  4^ 

421.  Fonctions  uniformes  déiluites  de  l'équation  r'"*  =  R(j^ )......  \^ 

422.  EitisieiuT  des  fon^Hions  elliptique*  déduite  de  l'équation  d'Euler.  5*3 

423.  Équations  dW'di'i^  supérieur. âo^i 

lîL  —  Intk«bai.ks  NisartjKitE^ M_ 

424.  Intr|;rak  singulière  d'une  équation  du  premier  ordre.....,*. 

425.  Exemples.  Heuiarques  diverses , , 

426.  Interprétation  géoruélrique 

4'27.  Intégrale»  Miigu lierez  des  systèmes  d*éq nations  dilTéi'ealieiies.» 
Exercices — . . . .  - *..... 


TABLE      [IRS      MAïlKHES. 


639 


cn\i>nHK  wiL 

-     E^ïlATlONî*   Ll>fKAl«Ea   DU   PlIEMIKH  OltDltK *..*..  5l7 

\2ii.  MiHUode  générale 6^7 

42U,   [ntei'prcialiim  ^éfMtii'iriqyc  ...*. *.....,...,  53 1 

130.  Cungrucni-f  s  cartÉOterisiiques *  536 

,  |l<»   -^  ÉoUATlOt^S  AUX  lïIFFKIIJ'lNTiELLES  TOTALKS 54© 

i31.  ÉUide  de  réqualjon  d^  =  A  c?:r  h-  B  dy 5^o 

43Î.  Mt-lhode  de  Mayer. 5^4 

433.  Elu  lie  <\e  réquai  ion  P  dj;  -h  Q  dy  -h  H  dz  =  o 5^5 

^                 ijli.   Les  fjiirentiièses  {Uy  v)  et  le*  crochets  \Uy  i*] .............. .,  âSo 

||l      —  EQUATiONf*  tic   PBKMIEK    UIIDRE   A  TÏIOIS   VAHIABLKH 532 

4  i5.  Iiïlégratt'^s  cucnpicleâ 55^ 

43B.  iMétliodi"  de  Laifirange  et  CliarpU. 558 

437.  Prohlriue  de  Ciiucliy 56J 

438.  Caraclériïitiques.  Méthode  de  Cauchy.. 067 

EqLîATIOXîs   l/iïMLHU;  Si'PEnJEUR   AIT   PnEMlEB. .  .  . 579 

4 1(K  Généralilés » . . .  379 

441.  ÉquuUoiis  de  Moiige-Ampùre 58i 

Exercices ♦ 587 


CÏÏAPITUE  Win. 

ÉLÉMENTS    OIT   CALCUL    DKS    VAHlATlOÎ<S. 

fRhMtKHE   ET  SKCONOK  VAHIATIOW» SgO 

442.  DéfmUmiis.  Objet  du  problème 5^ 

443.  Première  Vèirbiion.  Équation  d'Eulcr» , 594 

444.  Rciiiai"L|ue*  dî verset» b^ 

445.  Seconde  viiriation.  Coiidition  de  Legendre. , 597 

44r».  t^ofldittoii  ilc  Jat'obi 599 

447.  Exemples 60a 

448.  Inàtjftisance  de»  conditions  précédentes , 6o5 

LMeTUODK  de   WElKRsTHAîiï* 6*17 

449.  GoiiiliLion  de  Weietsitass.  La  funcLion  E ^fj 

4Ô0.  DcJliniLjon  d'un  rbamp  de  courbes  eitréiuakh. 6ir 

45t.  Existence  d'un  chamii 6i3 

452.  Formule  de  M.  Ililhcrt 617 

453.  Condilioiii«h  sufli?^anLe-^ <âi8 

454^  xMitiifiiyrn  fuit  ei  niitiitnum  faible ^2ù 

455.  Caa  des  extréniités  variable*,. , , . .  6a6 

456.  Eiktension  aux  intè^ralcà  doubles «......«....,.  ëatf 

Exercices *...,. * 63i 


FIN    DE    LA   TABLE    DKS    MATIÈRES    DU'TOMF    II. 


64  o 


ToMJ-;  I. 


Page    38,  Exercice  9^  au  lieu  de  :  -t»-^  ,  itt^  .-  ^^^ 

Page    97,  Exercice  !î,  au  lieu  de  :  (x  — ^')y''^  Hfe  .  (  jt—  ^)y''- 

Page  3o6»  ligne  ii  en  remontant,  au  lieu  de  :  o,o8856<»33,  Ure  :  o,8554ioJ2- 

Page  aa3,  ligne  a  en  remonianl.  au  Heu  c^e  .•  «  =  ^,  Hrc  :  n  —  3. 

Page  aî<,  ligne  i,  au  Heu  de  :  n  —  5,  tire  :  n  —  \. 

Page  a56,  ligne  8,  ctm  /lew  </c  ;  Wix),  tire  .  P(x). 

Page  267,  ligne  11,  au  Heu  de  ./{sinj:^  cosjr).  /*>«  ;  R(sinx',  cos^). 

Page  378.  Exercice  \^  au  Heu  de  :  ^^^tangx,  ttre  :  x^arv  taiipjr. 

Page  ijo4,  lignes  i3  et  i\  en  leinonlanl,  ««  /tew  de  :  pauivu  que   ,  . ,   >'nt.   /<>«  : 

lorsque  . , .  est. 
Page  40*^1  lî*inc  12  en  remontaiiL  au  Heu  de  :  <,  tire  '  %, 

Page  /|i5,  ligne  i,  aw  //e^f  de  :  pourvu  quL-  la  série  soii.  tire:  kirtque  la  série  est, 
Page  433»  lignes  8  el  9,  au  Heu  de  ;  h  A„  si   ,..,  Hre  :  à  \,.   Si    ....  et  âufh- 

primer  :  Lorsqu'il  en  csl  ainsi. 
Page  437,  ligne  7  en  remaniant,  supprimer  :  tf^. 
Page  44^1  ligne  10  en  remoiiLanl,  au  tieu  de  :  a%,  tir^  :  ap* 
Pige  %3,  lignes  îfi  et  io,  aù  Heu  de  :  F' (5),  Hre  :  K. 


1 

I 


TaïUE  II. 


Pape  B. 
Page    4^* 

Page  t-ln, 
Page  i4y* 
Page  t5o, 
Patîe  ilVi, 
Page  a6B, 
Page  261), 
Pages  370 

Piige  371, 

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ligne  5  en  remontant^  au  Heu  de  :  /{x,  lire  :  /fx)» 

ligne  ^  en  remontant,   ««  /i"cr«  de  :  est  cimstamment  supérieur,  tire  : 

n'est  jamîii:^  inft^rienr. 
ligne  1  en  remontunt.  a«  Heu  de  :  {/4x'{*  -x),  /ire  ,-  v^V^^Tt^-"?)^ 
dernii?rc  ligne,  au  Heu  de  :  sinux  —  sin6x,  Aire  *  ccisajr  —  cos^^* 
ligne  I,  uu  /*>«  ^e  ;  e**"— e=*"S  /ire  /  e»"—  c**'. 
ligne  3  de  rexercicc  12,  au  Heu  de  :  et  OA,  tire  :  avec  OA, 
ligne  3  en  remontant,  au  tien  de  :  s^^  ...,  Z,   /îre  /  5^,   ...,  -**.  ■  ^ 
ligne  j  en  remoniant^  att  tieu  de  :  Of,  lire  :  O' t, 
el  â-ji,  au  tieu  de  :  F(5,  *'),  /iVe  ■" /(  ^?  *')- 

ligne  3,  aii  /£«(/  de  :    f   Y  c/w,  tire  :    I       Y  dw. 

équation    (43)t    «"   Heu    de  :   ^{x)  =  P{x)  —  H-^yx  )  ^  i>^    Hte  ^' 

ligne  5  en  remontant,  au  tieu  de  :  C^  tire  :  C". 
il  3 19,  au  lieu  de  :  Riccatli,  Hre  :  Rîccati. 
ligne  ti  en  reniotiiunl^  au  Heu  de  .'  ou^  Hr^  :  el* 
ligne  II,  au  Heu  de  :  q unirent  Hre  :  quatre* 


ôq 

iipnc  if*,  au  Heu  de  :  génératrice,  Hre  :  gén<ïnilrice. 


ligne  10  en  reiti^Miianl,  au  lieu  de  *  —  -^  » 

dq 


Pt^rii.    -  Juiprltu«rl«  GACTHIEIHVILLAU!)   quai  {!«■  tir«a(t*  Aufuvtint»  >>. 


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